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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 11:26
Généalogie en ligne Assalit, Pouget, Popian, Melgueil, Aniort, Mirepoix, Laurac,

Bonjour,

Vous pourrez trouver en ligne un arbre généalogique plus complet et plus compréhensible indiquant les sources sur les noms cités ci dessus entre 750 et 1250

sur une base de travail sources :

Mme Duhamel Amado, Laurent Schneider, Michel Roquebert, cartulaires abbayes et enquêtes inquisitoriales

http://gw.geneanet.org/henrydass?n=assailly&oc=&p=guillaume+ii

Vous pouvez remonter dans les arbres ou descendre selon

merci

Published by Henry
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:28

Les cathares, des origines contestataires.

Une très intéressante vidéo sur « Les cathares et leurs héritiers » sur Europe 1

Emission « Au cœur de l’Histoire » de Franck Ferrand

Avec la participation de   Julien Théry-Astruc, Professeur d’Histoire de l’Occident médièval au Centre d'Études Médiévales de Montpellier (Professeur en Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, univ. Lyon 2)

Un échange détaillé sur la montée du catharisme en Languedoc, son appellation exacte, et le combat entre les féodaux, le pouvoir intemporel (la papauté) et le pouvoir temporel (le roi)

 

Franck Ferrand fait un bon résumé de l’hérésie albigeoise en Languedoc, assez pour évoquer rapidement les intérêts en jeu.

Le débat qui suit évoque notamment au vue des recherches récentes de  Julien Théry-Astruc  les raisons de l’hérésie.

Mark G. Pegg  « essai historiographique ». Professeur-assistant à l’Université

Washington de Saint-Louis aux États-unis (Missouri)

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00624456/document

 

Raisons de l’hérésie qui tiennent plus d’un mouvement contestataire lié a la montée en puissance de l’église, ou du moins l’interprétation du régime théocratique qu’en fait Innocent III.

Si déjà et depuis longtemps l’église ou plutôt les représentants ecclésiastiques se conduisent de façon de moins en moins cléricales et ceci même sur propos même du fameux pape Innocent III  (1198-1216) qui fustigeaient les évêchés de Narbonne et Beziers pour différentes raisons toutes aussi valables les unes que les autres.  Malversations, abus de pouvoir, détournements, simonie, concubinage, corruption. Dès lors qu’il avait abandonné la manière cistercienne de gérer l’affaire « cathare » plus proche disons de l’architecture aristocratique et de l’approche diplomatique.

La nouvelle vision est une appréhension plus pragmatique pour s’attirer la faveur des foules, un mode opératoire plus proche de celle des premiers chrétiens un peu à l’image de vie des bons hommes, simplicité, chasteté et pauvreté, incarné à cet effet par Saint Dominique.

Il destitue donc les évêques de Narbonne Beziers et  Toulouse.

Tout le développement de la croisade albigeoise tient plus de la personnalité d’Innocent III que quiconque, lui qui se fait le parangon de l’église théocratique

extrait d'une lettre écrite

quelques jours après le sacre triomphal d’Innocent III  :

« Qui suis-je, moi, ou qu'était la maison de

mon père, pour que je sois admis à siéger au-dessus des rois, à posséder le trône

de gloire ? car c'est à moi que s'applique la parole du prophète : « Je t'ai établi au-dessus

des peuples et des royaumes pour que tu arraches et que tu détruises, et

aussi pour que tu bâtisses et que tu plantes. » C'est à moi qu'il a été dit : « Je te

donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terra sera lié

dans le ciel. »

 

et il ne s’en privera pas !

  1. Il jette l'interdit sur le royaume de France pour contraindre Philippe II à répudier Agnès de Méranie et rendre à son épouse Ingeburge de Danemark sa place de reine

Il excommunie et dépose Jean sans Terre roi d’Angleterre

1208 : il jette l'interdit sur le royaume d'Angleterre après son conflit avec Jean sans Terre sur la nomination de l'archevêque de Cantorbéry

1210 : il excommunie Otton IV du Saint-Empire tout en soutenant Frédéric II de Hohenstaufen.

1211 : il demande à l'évêque de Metz de s'opposer à ceux qui possèdent des Bibles en français ; des abbés missionnaires prêchent contre les traductions françaises et brûlent les Bibles en français.

C’est-à-dire le maintien total de la bible entre la  main des clercs, l’interprétation et la diffusion, contrairement aux cathares qui eux ont l’évangile de Jean en langue vulgaire (courante)

1213 : il obtient la soumission de Jean sans Terre.

 

D’autre part il assimile l’hérésie ou les hérésies a un crime de lèse majesté, (droit romain)

  • bulle pontificale Vergentis in senium (25 mars 1199), il assimile l’« aberration dans la foi » à un crime de lèse-majesté, concept romain redécouvert à cette époque par les autorités laïques30. En 1205, dans sa bulle Si adversus vos, il condamne ceux qui viennent à la défense des hérétiques, leur interdisant de fait le secours d'un avocat, voire de témoins à décharge. La procédure inquisitoire, destinée à la répression de tous les méfaits (et pas seulement des hérésies) est complétée et codifiée par une série de décrétales, en particulier Licet Heli (1199) et Qualiter et quando (1206). Toutes les dispositions relatives à la procédure inquisitoriale seront reprises et mises en ordre par le même Innocent III en novembre 1215 à l'occasion du IVe concile du Latran, au 8e canon, lui aussi nommé Qualiter et quando31.

Ce qui évidemment est souligné dans les procédures inquisitoriales ou parfois, dans le cas de d’Helis de Fanjeaux il est évoqué des liens familiaux qui sont absolument faux et invérifiés. Donc il est évoqué des liens familiaux factices à charge.

Et l’on s’aperçoit que ces procédures la plupart du temps sont uniquement à charge, car il n’y a pas de défense, ç’est un mode accusatoire, mais aussi diffamatoire.

Cela relève plus d’un procédé de propagande pour justifier de la main-mise du pape sur les territoires investigués. Il faut une hérésie constituée, hiérarchisée,  ordonnée, codifiée.

Mais quel est le but, Innocent qui portait mal son nom a eut certainement l’ambition de pouvoir asseoir ses pleins pouvoirs intemporels et temporels sur les domaines infectés par l’hérésie.

N’oublions par une chose le domaine des Trencavels, puis le royaume d’Aragon.

 

Le Royaume d’Aragon est inféodé aux rois de France sur la Marche d’Espagne (Marquisat de Gothie) ce depuis les carolingiens du moins en théorie, puis qu’a son tour l’Aragon est inféodé depuis 1068 au pape (vassaux du pape) sur sa partie espagnole.  De l’autre les Trencavels autrefois inféodés au Comte de Toulouse le quittent pour s’inféoder au roi d’Aragon, donc ils ne dépendent plus directement du Comte de Toulouse et par là si l’on veut du roi de France, puisque le comte de Toulouse est son vassal.

De ce fait, on peut penser qu’Innocent III par le biais du roi d’Aragon jette un œil sur ce qui en principe lui appartient, notamment sur les terres des Trencavels. Et ce sont biens ceux-ci qui sont les premiers attaqués lors de la croisade, attaqués et annexés. Enfin destitués, comme hérétiques, et leurs biens saisis et remis a Simon de Montfort.

 

Quant à Philippe Auguste, il ne tient pas a s’investir dans une croisade sur ses féodaux, d’autant plus que le comté de Toulouse est aussi un apanage théorique revendiqué par les Plantagenêts avec lesquels il est en conflit. Donc se serait ouvrir deux fronts.

Lettre de Philippe auguste au Pape Innocent III 1208

« Quant au fait que vous livrez la terre du comte à ceux qui voudront s'en emparer, nous avons appris d'hommes émi- nents et instruits que vous n'avez pas le droit d'agir ainsi, tant que vous ne l'aurez pas condamné comme hérétique. Quand bien même il serait vous devriez nous en avertir et nous demander d'exposer sa terre, car c'est de nous qu'il la tient » Histoire générale de Languedoc (HGL), VII, 558

Cependant la tournure des évènements va le forcer par intermédiaire à agir. C’est Simon de Montfort chargé des basses œuvres, lui-même vassal des Plantagenêts ( pour ce qui concerne le baronnage anglo normand de Leceister tenu en moitié par sa mère Amicie de Beaumont)

La mort de Pierre II d’Aragon règle ce qui aurait pu s’avérer (en cas de victoire à Muret (1213)) une possibilité de reconstitution de la Septimanie, via l’ancien royaume Wisigoth. Et affaiblit le pouvoir papale puisqu’ils en sont les vassaux, mais dès lors libère le champs pour un temps pour reconstituer la vassalité à la couronne via Simon de Montfort (reconstitution de la Marche d’Espagne)

De ce fait sur l’échiquier manque un roi, un cavalier, et nombre de pions, reste les autres pièces, Simon à son tour tombe tué lors du siège de Toulouse en 1218. Ici tout est chambouler retour à zéro.

Colère du Pape, soutien du roi de France, il faut en finir. La saignée dans les troupes méridionales a considérablement affaiblit les languedociens.

Louis VIII affaiblira les Montfort, mais rattachera à la couronne leurs terres  les vicomtés de Béziers, d’Albi et de Carcassonne, le comté de Toulouse en 1249 en apanage par mariage du frère de saint Louis à la fille du comte de Toulouse et rattaché à la couronne en 1271.

Les soulèvements contre l’autorité royale sont loins d’être locaux, Hugues de Lusignan seigneur de la Marche du Poitou dans le même temps renie son inféodation au roi de France Louis IX :

« J’avais été déçu et circonvenu quand je me proposais de te faire hommage ; aujourd’hui j’ai changé d’avis et je viens te jurer et t affirmer que jamais je ne me tiendrai pour ton homme. » dit il à Alphonse comte de Poitiers et frère de saint Louis, en parlant de son futur suzerain Henri III d’Angleterre.

Les Lusignan famille illustre (dont Guy de Lusignan roi de Jérusalem (hélàs !) jouie d’un lustre immense auprès de la grande aristocratie médiévale, elle soulève par alliance le comté de Provence et s’accorde le soutien des rois d’Aragon, d’Angleterre et de Navarre.

Mais on sait bien que les Lusignan s’ils furent bien des grands féodaux n’étaient pas très avisés en stratégie. Hugues de Lusignan perd Saintes puis est défait à Taillebourg. Henri III n’ayant pu intervenir avec ses barons, lui-même en quête d’autorité sur son royaume. C’était tenté le coup, Louis IX semblait novice, mais pas temps que ça.

 

De ces faits on voit s’effondrer en peu de temps sur une période courte, toute contestation féodale vis-à-vis de la couronne.  Sur une période de quarante ans, les rois successifs de France se débarrassent des grands féodaux et de la papauté.

 

Pour ce qui concerne le Midi, on voit les méfaits qu’ont pu engendrer les abus ecclésiastique et monastiques. Déjà vers 1100 les conflits étaient ouverts entre les anciens alleutiers (propriétaires en pleins droits de terres libres) et les nouveaux suzerains proclamés ou autoproclamés.

Le serment vassalique de guillaume assalit  toujours nommé comme modèle :

 Ainsi, en 1114, Adalaïs du Pouget fait-elle serment à l’abbé de Gellone mais demande

à son époux, Guilhem Assalit, de prêter lui aussi un serment qui sera accompagné d’un

hommage ; en 1170, Vierne de Brissac fait serment et hommage pour son fief, mais engage

son fils à prêter serment dès qu’il sera armé chevalier5

 

mais aussi :

En 1122, l’abbé de Gellone est en

litige avec Guilhem Assalit à cause du fief du château de Brissac. Guilhem reconnaissait

devoir l’hommage pour le château mais refusait de prêter serment. L’abbé

l’y contraint après avoir entendu des témoins, dont le propre frère de Guilhem. La

définition énonce que « Guilhem Assalit, reconnaissant alors la vérité, jura de sa propre

main fi délité audit abbé Guilhem » (ALAUS, CASSAN et MEYNIAL, Cartulaires des abbayes,

p. 297, n° 364 ; trad. DÉBAX, La féodalité languedocienne, p. 141).

 

 

Ce serment ou ces serments dénotent deux choses si l’on voit la suite des évènements, le catharisme ou l’hérésie renie totalement tout serment, et de ce fait tout lien de vassalité.

On sait donc que ç’est l’une des pierres d’achoppement de ce principe, le second ç’est sur document que les dons aux abbayes notamment ceux de Narbonne à la même période diminuent à un point que les biens tenus en vassalité sont remis définitivement a leur propriétaire ce qui est le cas pour le domaine de Popian. Donc l’aristocratie ne donne plus à certains monastères ou abbayes et notamment dans la Narbonnaise. D’autre part, ce ne sont pas des familles issus de noblesse campagnardes qui intègre le mouvement contestataire, se sont bien des familles soit issus d’une aristocratie plus ancienne, notamment installée par les carolingiens, (carolingiens déposés par le pape d’alors) et l’on sait le sentiment légitimiste que saint Fulcran à vis-à-vis des carolingiens.

Mais ce sont et je tiens bien à le souligner des familles aux revenus monétaires importants, soit par l’entremise du commerce, mais aussi par la propriété de mines, notamment les mines de la montagne Noire non loin du Lauragais, puis des mines du Razes. N’oublions pas la dernière mine d’or de France Salsigne. C’est donc bien des revenus importants et conséquents qui alimentent cette contestation, même si le l’âme duelliste entre locaux est toujours présente, elle vient à s’effacer dans l’adversité.

D'autre part le Lauragais se trouve être a une limite entre le comté de Toulouse et les vicomtés des Trencavel, donc une sorte notamment à Fanjeaux de ville (castrum) fortifiée frontière, un lieu de passage entre les domaines.

On peut donc retenir deux choses, la contestation, par abus féodal ou accaparement de revenus, via l’entremise d’abbayes qui pour certaines sont liées à des familles montantes. Et de l’autre la mise en forme de la contestation d'une manière théologique ceci dans des territoires plus cosmopolites et souples dans la diversité, par exemple, les mêmes hérésies ou prétendues telles au Nord sont immédiatement interrompues par la fureur publique, une mise au bucher systématique, le plus souvent sans l’accord du pouvoir temporel ou intemporel.

On parle de propagande, outil récent du XXème siècle inventé avant –guerre.  Ici on a la démonstration d’une propagande, d’un mise en scène, d’une politique systématique de procédés diffamatoires simplement dans le seul but d’avidité, de cupidité, d’hégémonie et bien sûr de renflouement des caisses… justifiés par ces moyens uniquement à charge.

Bref rien de nouveau sous le Soleil !!

 

 

 

Exemple :

http://www.archive.org/stream/cartulairedenotr01prouuoft#page/cclvi/mode/2up

les Aniort

Je propose un autre lien sur une enquête ou une contre enquête menée par Anne Brenon Historienne de l'école des Chartes, donc sur les documents de l'époque, notamment inquisitoriaux, les codex cathares sur leur religion, les différentes recherches concernant le sujet. Le livre n'est pas récent 2008 mais il a le mérite de s'appuyer sur recherches très étayées, qui mettent en valeur plutôt la structuration d'une église cathare, notamment par le document de saint félix en Lauragais. Les autres documents corroborent ce texte. C'est une approche primordiale si l'on veut s'intéresser à cette période :

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/cathares-la-contre-enquete-9782226220516 

 

Ce point de vue est un point de vue qui ne tend pas à minimiser ce mouvement mais a en évoquer la structuration et la hierarchisation. Il y a l'autre point de vue qui est celui de la minimisation du mouvement pour des raisons pas très claires.

 

 

 

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:03

Deux livres viennent de finaliser deux séries indépendantes l'une de l'autre, par deux auteurs également indépendants l'un de l'autre

Marc Dugain dernier tome de la trilogie "L'emprise", - L'ultime partie chez Gallimard

M. Dugain y décrit sous forme de roman l'infiltration du milieu politique par les services secrets et les liens entre la finance, les grandes multinationales, ou les lobby des industries de pointe française.

Philippe Pascot : sur la série Pilleurs d'Etat, et la nouvelle "Délits d'élus", - Du goudron et des plumes" chez Max Milo éditions

« Tous les élus ne sont pas pourris, Mais il y en a moins qu’on ne le dit et plus qu’on ne le sait ! »

« J’ai répertorié depuis trois ans entre 1 000 et 1 200 élus (ils sont un peu plus de 600 dans le présent volume) dont j’ai réussi à trouver une trace de turpitude judiciaire, fiscale ou autres… »

Philppe Pascot

sans commentaires supplémentaires.

Ce sentiment d'impunité est souligné, dans les deux ouvrages, l'un décrit les mécanismes de la corruption et de la connivence, l'autre les résultats visibles, enfin ceux qui sont connus.

La république de la concussion

Sens du droit romain : "La concussion serait le crime d'extorsion sans violence commis par un particulier ou un fonctionnaire, usant d'intimidation ou prétextant des pouvoirs fictifs, ou abusant de pouvoirs réels."

sens actuel ex : " Par exemple, un agent public qui favorise un concurrent lors d'un marché public en échange d'une contrepartie financière commet un acte de concussion, tandis que le concurrent commet un acte de corruption." Autrement dit : "Le corrupteur propose et l'administrateur public dispose"

La corruption est assez courante, mais la concussion n'est pas encore générale (~on est passé de 10 % de cas à a peu près 30 % en a peine une décennie selon Phlippe Pascot) enfin pour ce qui est connu. ; cependant bon nombres de candidats ou d'administrateurs aux vues d'une crise qui tend à s'allonger et se durcir, à laminer l'économie française, sentent de plus en plus la précarité des mandats ; d'où le fait que la politique attire de plus en plus d'arrivistes, ou d'affairistes . La notion d'Etat n'est plus qu'accessoire dans une société ou le culte de la réussite matérielle provoque l'admiration des masses, culte relayé insidieusement par les médias.

La fonction étatique présuppose certaines qualités morales au départ, et non une volonté sans vergogne d'y accéder par tous les stratagèmes possibles ou inimaginables.

L'électorat épouse cependant l'idée ou a épousé, qu'un homme adroit dans les affaires louches ou supposées scabreuses financièrement pourrait apporter au pays des bénéfices pour ce dernier, et de ce fait aux citoyens ou une corporation de citoyens, par l'usage de ressorts et calculs par un homme expérimenté dans ce genre de pratiques

qui parfois donne : « Plus tu es un truand, plus tu as de chances d’être réélu… » Philippe Pascot

Enfin il faut raisonner correctement, on ne fait pas entrer un loup dans une bergerie.

Ensuite, si le cas n'est pas général, il faut penser que l'antinomie totale entre les systèmes corporatistes (crées par la société ou qu'on crée volontairement les élus pour des questions que clientélisme) et les lobby industriels et ou économico - financiers poussent les politiques soit à mentir, ou a éviter d'arbitrer ou de gérer ces intérêts contradictoires.

les uns cherchent à conserver des privilèges ou les accroitre, les autres tendent à ramener vers eux plus de parts de marchés, situation délicate en période de déficits. Le désengagement de l'état vers les régions en est un exemple, comme celui de la loi travail vers les accords en entreprise.

Une forme d'Etat super régisseur, mais irresponsable dans ses actions.

Ce qui a pour autre conséquence, une déstructuration sociale, due à art du jonglage des arrangements ou pars (dans toute négociation il y a toujours un perdant). Cette déstructuration amène des conflits, et ces conflits une forme au départ de violences sporadiques qui tendra a s'étendre.

De ceci découle inévitablement, puisque personne n'assume ses responsabilités, un renforcement de l'encadrement de la société, autrement dit, un accroissement de la sécurité, la surveillance, et du big data, ç'est à dire le contrôle de tous les moyens de communications sous prétexte (sérieux aussi) de belligérance extérieure ; ça arrange bien les choses.

De l'autre pour conserver les acquis extra territoriaux on augmente ou oriente l'armée vers des points stratégiques d'intérêts financiers soit disant de priorité nationale sous parfois prétexte de conservation de régimes démocratie ou d'indications de mouvances terroristes. Ce qui a pour effet de dégarnir la défense de la métropole.

Et encore à l'intérieur d'augmenter la pression sécuritaire, jusqu'à épuisement, au burn out des concernés, n'exprimant plus ainsi plus aucun sentiment ou réflexion possibles en cas de durcissement pour contrecarrer des mouvements sociaux de plus en plus incontrôlables.

Mais aussi, le contrôle total des communications, la suppression de l'argent liquide pour raisons de rentrées fiscales (espérant compenser la dette, mais qui ne fera qu'accroitre la contestation).

Tous ces calculs, (car cela devient une maladie chronique dans les états ou une forme de méta administration aux allures de république bananière), se multiplient motivés par la précarité du mandat électif entre compétiteurs en place ou espérant accéder parfois à certaines sinécures.

Ces calculs et manipulations se multiplient sous la forme d'écoutes, de chausses trappes, d'usage de transfuges et d'utilisation des services secrets à des fins privées soit sur fonds publics ou privés.

Mais entre les story telling politiques montés par des spin doctors de ce même milieu pour des intérêts qui n'ont rien à voir avec l'Etat, sa pérennité et sa sécurité, on est loin de se douter que le big data exponentiel va anéantir une bonne partie de ces méthodes, mais aussi de ses représentants publics, résidus d'un ancien monde politique aux méthodes surannés. car ç'est là que résidera le vrai pouvoir.

Dès lors il sera possible de mettre en place, le bon produit au bon instant, correspondant aux désirs des électeurs, un acteur choisit avec soin, tout à fait soumis aux nécessités du temps (évidemment pas toujours les bonnes).

C'est ainsi que les républiques se meurent, l'absentionnisme provoqué par une sorte de dégoût, sera conspué par toute la classe politique mais en vérité les arrangera profondément. La démocratie ne sera juste qu'histoire de gouvernance d'élites, qui naturellement souhaitent tendre a une aristocratisation de leur situation. Les partis étant déjà eux mêmes des machines à sélectionner les candidats bien formatés. De l'autre la candidature à la présidentielle est suffisamment sélective par l'apport ou non des signatures d'élus : le système est complètement bloqués dans sa représentation. D'ailleurs ou sont les représentants public ayant des fonctions privées dans les secteurs de l'industrie, de l'agriculture, mais aussi des chomeurs, les artisans, les artistes.

Il n'y aura donc pas d'émergence de candidats de la société civile, (sinon issus de groupes financiers ou d'autres - eux même sélectionnés durant leur apprentissage dans les grandes écoles)

Il n'y aura pas de paix sociale, sinon achetée par clientélisme et de manière ponctuelle (souvent avant les élections), les autres plus virulents seront menés au pilori public.

Mais il y aura une abdication du peuple souverain, car s'il est souverain dans le principe il n'a plus aucun pouvoir. pour ce qui concerne les élections et les décisions.

Il y aura un coup d'état technologique via le biais et les moyens à disposition pour un état totalitaire et sécuritaire, ou un méta état regroupant plusieurs nations.

Cependant ces calculs semblent vains, même si l'on tend statistiquement a réduire le risque, le risque zéro n'existe pas.

Une des multiple raison est que la France s'est orientée depuis plusieurs décennies vers le tertiaire, ce qui la coupe d'un certain pragmatisme, de ce fait elle a également rompue le lien de reconnaissance entre le travail manuel et la production industrielle, valable aussi pour l'agriculture. Le système est façonné de manière à ce que cette éducation intrinsèque à une société équilibrée induise un manque total de discernement du qualitatif, valable aussi pour ce qui est artistique.

Tout cet ensemble a cependant induit des raisonnements comptables, statistiques, procéduriers et légalistes dus à cette croissance du tertiaire.

Au delà de ce que certains estimerait être un pamphlet , il s'agit bien de montrer les mécanismes qui sont à l'origine du blocage de la société française, mais aussi la démonstration du blocage de l'ascenseur social

Published by Henry
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 22:06

Je viens de remettre en ordre la généalogie des Assailly, Assalit, Assalti, Assalitus, d'Assailly

sur http://www.geneanet.org/

taper assailly avant 1300

plusieurs noms vont apparaitre choisissez l'arbre fait par henrydass

donc les éléments sont plus clairs, plus nets, mais l'arbre est très complexe,

il recoupe beaucoup d'informations dont des recherches récentes sur les lignées méridionales au Moyen Age, notamment par Helene Debax, Claudie Duhamel Amado (CNRS), Laurent Schneider (CNRS), et quelques autres, complété par les cartulaires de Gellone et Aniane

Mais aussi quelques relevé d'interrogatoires de l'inquisition durant la croisade Albigeoise

donc on y retrouvera les assailly évidemment, les Mirepoix, Les l'Isles Jourdain, les Roumengoux,

les Laurac, les Mazerolles, les Fanjeaux, les Hunaud de Lanta (seigneur de Montségur) les Pereilhe,

sur des périodes plus anciennes les Pouget, et les Popians, issus de pour les uns de Blitgarde de Melgueil, des Montpellier, de guillemette d'Aquitaine; de Guillaume duc d'aquitaine et de Pépin le Bref, Pour l'autre part d'Ermengarde du Poitou, et de Roussillon

Une histoire qui commence assez bien au moment des carolingiens pour se terminer en partie dans un bain de sang le 16 mars 1244 à Montségur sous les capétiens

PS : consultez les arbres ascendants pour les conjoints voir leurs parents

ces recoupements et informations montrent le tissage des liens familiaux au Moyen Age, qui étaient courants dans toutes les classes de la société.

Pour ce qui concerne la période Cathare il y a une contraction aristocratique des grandes familles issues des carolingiens et des wisigoths. Je pense a une contraction face aux capétiens, la région étant restée assez légitimiste vis à vis des carolingiens (Saint Fulcran).

Les liens avec les pépinides sont la plupart du temps familiaux, les fondations d'abbayes conséquentes. C'est une région riche héritière des anciennes colonies romaines, voies et lieux de commerce qui contrôlent tout une partie du sud de la France, mais aussi le passage vers la Catalogne.

cette structure constituée avant l'an 800 s'est faite avec quelques heurts (grande guerre méridionale), mais tout s'équilibrait au final.

Les duc d'aquitaine et de Poitou avaient des légitimités aussi sur ces terres, les Méridionaux aussi mais on en était resté là.

le choc de la croisade albigeoise fait voler en éclat toute la structure, mais aussi le modèle de gestion communal.

La reprise en main des capétiens est brutale est sanglante,

C'est une éradication totale de la structure, via la religion, les biens et titres sont spoliés.

Plusieurs familles s'éteindront définitivement les Trencavels, les Mirepoix, les comtes de Toulouse entre autre.

En 1240 déjà tout est consommé, le comté de Toulouse tombe via Alphonse de Poitiers dans l'escarcelle royale, le Poitou en 1271 a la mort d'Alphonse frère de saint Louis,

le contrat de mariage avec la fille du comte du Toulouse et Alphonse de Poitiers stipulait que sans enfants les biens retourneraient à la couronne. Ce qui pris cette tournure

Bon courage

Published by Henry
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:37

excellent improvisation sur du Purcell, par l'ensemble Arpeggiata dirigé par Christina Pluhar

Published by Henry
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 13:02

Au préalable je voudrais souligner les propos de M. François Saint-Bonnet, professeur d’histoire du droit à Panthéon ASSAS, spécialiste des périodes de crise, de l’histoire des libertés et des droits fondamentaux. dans cet interview :

Grand Angle, du jeudi 3 décembre 2015, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV

Cet interview d'un professeur d'Histoire du droit et une avocate viennent bien corroborer les propos de mon article sur la possible tentation des pleins pouvoirs, ce que j'avance n'est pas une invention de l'esprit ou une divagation quelconque.

L'argument juridique et constitutionnel est le manque de contrôle de cette mesure que tout le monde souhaite exceptionnelle et non reconductible à moins de changer la constitution elle même.

Le vice de cette mesure est une mise en suspension de la Constitution, elle devient donc Constitutionnelle. La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire est alors trop mince puisque l'exécutif empiète sur les autres pouvoirs.

Le pouvoir du juge, du judiciaire peut être réduit et l'utilité à son recours écarté selon la nature des motifs d'accusation.

A souligner également que cet état d'urgence serait appliqué de manière préventive et non curative, ce qui peut exclure la preuve mais inclure la simple présomption de faits a venir.

Toutes les nuances sont désormais exposées, tout en sachant que : Par AFP, Politis.fr - 27 novembre 2015 État d’urgence

"La France a informé le Conseil de l’Europe « de sa décision de déroger à la convention européenne des droits de l’homme », du fait de l’adoption de l’état d’urgence après les attentats de Paris, a annoncé l’organisation paneuropéenne dans un communiqué"

Le gouvernement sur cette mesure ne souhaite pas avoir recours au référendum.

En France ces mesures sur l'urgence ont historiquement été fort dangereuses et à double tranchant.

C'est quand même un comble ! On va pas quand même avoir un nouvel empereur !

Published by Henry
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 10:47
Descente dans les ateleirs de la Liberté de la Presse

Descente dans les ateleirs de la Liberté de la Presse

Etat d'urgence: l'exécutif veut inscrire dans la Constitution une durée maximum de 6 mois

Serait ce le préalable aux pleins pouvoirs

Les inquiétudes sont légitimes et non dénuées de fondements historiques :

"Une réforme constitutionnelle proposée par le président de la République peut être adoptée soit par un vote favorable des 3/5e du parlement réuni en congrès, soit par référendum, mais cette deuxième option est a priori exclue par l'exécutif"

Sans éluder véritablement les problèmes de conflits et d'attentats, est-on vraiment certain que cette mesure n'est pas attentatoire justement aux libertés, si l'on suit les différents processus de contrôle des messageries et communications on peut se poser quelques questions.

Hier le 2 décembre 2015 "Le gouvernement présentera bientôt une nouvelle réforme législative pour étendre les pouvoirs de police en dehors de la période d'état d'urgence, et réduire un peu plus le droit à la vie privée. Le point sur les principales mesures attendues..... En savoir plus sur http://www.numerama.com/politique/133397-vers-une-nouvelle-loi-securitaire-menacant-la-vie-privee.html#cyScVePKPqv1pc74.99

Mais voyons historiquement quels régimes employaient ces dispositions :

Pour la 5ème République il y a cette notion d'Etat de siège adopté en 1955, puis durant la guerre d'Algérie, en 1984 en Calédonie, et en 2005 pour les émeutes de banlieue.

La première durant un conflit, les autres pour des troubles locaux.

Ici on veut inscrire un Etat d'urgence ou un régime civil de crise, pour un nouveau genre de conflit, qui n'est ni une guerre traditionnelle, ni des troubles localisés. Il est vrai que sur la forme la nuance peut prêter à un ajout de vocabulaire, mais cela est il nécessaire, car la nuance va jusqu'à une mesure de prolongation de 6 mois, soit 3 mois initiaux + ces 6 mois, cette mesure prendrait terme après les grandes vacances 2016.

Donc 9 mois d'état d'urgence non reconductible, à priori, puisque les 3 mois ne semblent pas suffire.

Sur d'autres points on a vu les mesures de contrôles des messageries et des communications s'appliquer bien avant, et dans ce même courant des mesures d'investigations supplémentaires présentées au parlement.

La France est dans une position assez délicate : financièrement, économiquement, politiquement et socialement.

Il est fort probable que l'on demande à la France de rendre compte sur ses réformes qui à priori n'ont pas eues lieu, la France est débitrice vis à vis de ses multiples prêteurs et ne semble pas en mesure de réduire ses dépenses. En décembre 2015 le déficit du PIB de la France est de 4,1 % bien en deçà des 3 % préconisés par l'Europe. La France elle même ayant demandée à repousser le délai de réduction du déficit en deçà des 3% plusieurs fois. Donc nos prêteurs s'impatientent et la note de la France se dégrade. LES REFORMES DEVIENNENT OBLIGATOIRES.

Hors contester une ou des réformes se fait en général par les moyens de grèves et ou manifestations, moyens interdits dans un état d'urgence ou un régime civil de crise (qui aurait du être conjugué au pluriel d'ailleurs)

D'autre part la presse devrait elle aussi prendre la mesure en subissant une censure, au cas ou la gestion des crises deviendrait pénible. Ce serait une ironie du sort après les attentats de Charlie Hebdo que de voir ce qui a été adoré, mis sous censure quelques mois plus tard.

Ce SCENARIO reste dans l'ordre du probable évidemment !

Tout cela ne semble pas affoler les élus, du moins ceux qui espèrent d'un côté comme de l'autre conserver ou obtenir les places dans un parlement qui n'aurait plus alors qu'a servir que de chambre d'enregistrement. C'est fou ce que les crises engendrent !

"Ah ! Mauvais esprit !" diront certains haranguant de leur verbe hypocrite ou ignorant.

"Ah ! Insondable bêtise !", répondrais je fermement.

LA FRANCE A CONNU D'AUTRES CAS SIMILAIRES DANS L'HISTOIRE :

Sous l'ancien régime François 1er promulgue un édit contre les imprimeurs en 1535 suite au début des guerres de religions, Richelieu instaure en 1629 les censeurs royaux.

Sous la Révolution les comités de salut public de Robespierre ne s'embarrassent guère des principes de liberté de la presse, pour instituer un régime de terreur.

Sous Napoléon 1er la censure est réinstaurée, puis sous la Restauration, Charles X, puis sous Napoléon III, ainsi que toute la cohorte de lois concernant la sécurité nationale...

En outre il est intéressant de regarder la censure durant la guerre 1914 - 1918, les raisons notamment 1870

- Un souvenir de la guerre de 1870 :

la presse a révélée les positions des 12e et 13è corps d’armée du Maréchal de Mac-Mahon, ce qui évidemment n'a rien d'anodin surtout quand on connait la défaite cuisante de 1870.

ce qui donne en résultat la législation suivante en 1914 :

LA LOI SUR LES INDISCRETIONS de la presse : 5 août 1914 •

« Art. 1er - Il est interdit de publier (…)

des informations et renseignements, autres que ceux qui seraient communiqués par le Gouvernement ou le commandement, sur les points suivants :

•Les mouvements des troupes

•Les pertes militaires

•Les effectifs

•Les renseignements stratégiques

Et, en général, toute information ou article concernant les opérations militaires ou diplomatiques de nature à favoriser l'ennemi et à exercer une influence fâcheuse sur l'esprit de l'armée et des populations

•« Art. 2. - Toute infraction aux dispositions de l'article précédent sera punie d'un emprisonnement de un à cinq ans et d'une amende de 1 000 à 5000 fr. »

CENSURE et ENTRETIEN DU MORAL CIVIL

~Censure du 5 août 1914 au 13 octobre 1919

•Censure = le contrôle par le gouvernement des informations, des articles, des images. . .

•But :

•Eviter d’informer l’ennemi

•Entretenir le moral des Français

•Eviter le défaitisme

•Souder la population autour du gouvernement

•Interdit de donner des informations militaires, diplomatiques...

•Interdit de crier les nouvelles.

•Interdit de donner des informations dramatiques, démoralisantes : plus de couvertures de journaux avec des meurtres, des accidents, des catastrophes. .

à ceci se rajoute un système de propagande, qui ne date pas évidemment du IIIème Reich, (la TSF n'existait pas encore mais le principe est le même)

- Il ne faut pas hésiter à « donner un système d’informations inexactes et retardées » dit Paul Meunier, député radical de Bar-sur-Seine.

Clemenceau quand à lui, d'abord contre une certaine forme de censure puisqu'il dirige un journal la valide en 1917 lorsqu'il est premier ministre, évidemment !

« Une censure sera maintenue des informations diplomatiques et militaires aussi bien que celles qui seraient susceptibles de troubler la paix civile » Mouvements sur les bancs des socialistes, applaudissements à gauche, au centre et à droite.

Discours de Clemenceau devant l’Assemblée, 20 nov. 1917

Dans tous les aléas politiques et militaires de 14-18 il est vrai que les circonstances peuvent disons donner raison à ces pratiques, bien qu'il y ait des émeutes sur le front.

Ne parlons pas de Pierre Laval radical socialiste sur lequel j'ai fait plusieurs articles, ayant été président du conseil, en 1934 déjà il s'aligne discrètement vers les dictateurs européens, Hitler vient juste de faire son coup d'état. Dans cet étonnant ministère on retrouve bon nombre de futur collabos du régime de Vichy. Le vers était déjà dans le fruit.

Là aussi durant la guerre la censure et sa cohorte de lois iniques revêtent un jour nouveau celui de la collaboration avec un régime qui instaure l'horreur, et l'industrie du crime, celui des nazis.

De 1789 à nos jours il y aura eu plus d'interdictions de que libertés et ou du respect des droits de l'homme, accompagnées, de celle d'interdiction de manifester, grêves, de réunion, de presse ou de contrôle de celle-ci, voire de dissolution de partis susceptibles de créer des troubles.

La France est le pays des droits de l'homme, ou me suis je trompé, certainement, car dernière en son nom on a prévenu la cour européenne des droits de ce dernier qu'elle ne les respecterait pas !

Voyons bien le terme de telles procédures, et voyons en les prémices.

Serions assez masochistes ou assez lâches pour épouser de telles situations , nul ne le sait,

cependant si déjà certains se placent sur cette ligne par cynisme et ambition, d'autres le font par naïveté et surtout par ignorance (ce qui est moins condamnable). Il y a toujours des cercles dans les cercles. Le cercle des initiés périphériques ne sait pas ce que fait celui proche du centre, qui lui aussi ignore plus ou moins les buts du cercle central

Le paradoxe entre le XIXème et le XXème ç'est l'instruction et l'information publique. Plus l'instruction est publique plus les cercles tendent à rajouter de l'opacité, pour préserver cette assise du savoir qu'est le pouvoir. Le paradoxe du XXIème siècle ç'est la divulgation de tout, et par conséquence l'information et la désinformation, delà impossible de discerner la vérité du mensonge alors que l'instruction des populations s'effondre en partie

, en France une autre est plus instruite mais sans emploi, donc un savoir qui ne sert à rien

après spin doctor, il y a greenwashing, on peut dire désormais républicwashing. je n'ai pas dit démocraty

je ne saurais toujours prendre le risque d'alerter sur tel ou tel sujet, tant et si bien que cela m'en coûte, Je ne crois pas que mon agissement aille l'encontre de ma morale bien au contraire, je souhaite me regarder le matin dans la glace sans aucun remord, comme ceux qui m'ont précédés. En ce sens je reste toujours fidèle à l'esprit des droits de l'homme et du citoyen, sans en galvauder le sens son essence.

Que chacun agisse en son âme et conscience, l'heure des choix n'est pas encore d'actualité, mais elle ne saurait tarder !

Ce qui semble donner des indices troublants, ç'est la conjonction de crises, notamment en priorité celles qui touche à la finance, de l'autre les déstabilisations géopolitiques dues a l'effondrement du pétrole (qui va initier de nouvelles grandes secousses), celles énergétiques, celles climatiques, celles migratoires

Un tel chaos peut engendrer un conflit général et l'on peut envisager là peut-être une anticipation de ce dernier par toute une séries de lois et de mesures répressives ( à vrai dire si ç'est le cas ç'est une nouvelle ligne Maginot au final) La France n'est plus le cercle central et n'est plus en mesure de l'être du moins seule!

Alors pleins pouvoirs ou pas !

voir absolument liens sur la censure en 1914-1918

"N'oubliez pas quand même! La flagellation ça fait mal"

Merci de votre attention

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:44

On ne saurait définir la société Française ou son histoire à partir de la Révolution.

Quiconque arrive depuis des siècles en France se voit absorbé plus ou moins lentement par ce caractère si particulier. N'est on pas véritablement Français lorsque l'on devient râleur, (comme les grognards de Napoléon) ç'est déjà l'un des traits, l'autre est la tare de la division déjà décrite dans la guerre des Gaules de Jules César et autres auteurs anciens.

Dans d'autres traits il y a comme une sorte de rémanence d'attitudes notamment d'action et réactions plus ou moins acquises :

- la centralisation, c'est l'un des points tout a fait signifiant de l'histoire Française (ç'est le premier occidental)

- la décentralisation ou la délégation de pouvoirs centraux par des vassaux, des féodaux d'abord temporaire,

- l'aristocratisation des vassaux, ç'est à dire la transformation d'un statut temporaire en un statut permanent, puis transmissible dans une même famille, plus ou moins interchangeable en fonction des voies offertes dans la société.

- la reprise du pouvoir central par l'un des vassaux, ce qui inclus auparavant des guerres intestines de coteries et de clans.

- la dette (maladie congénitale Française depuis des siècles (Henri IV épouse Marie de Médicis pour éponger les dettes de la France auprès de la banque des Médicis en 1600) bien avant Philippe IV le bel (vers 1300 fait rajouter du plomb dans la monnaie d'argent)

- les impossibles réformes autre maladie héréditaire

- les révoltes a plus ou moins grandes dimensions, voire de renversements la plupart du temps dus aux augmentations de taxes, impôts dont l'origine est la dette puis retour à la case départ.

Avant le XVIIIème siècle, le changement de pouvoir du point de vue dynastique se fait par coup d'état des grands vassaux ayant recueillis l'accord des autres grands vassaux via les distributions de nouveaux privilèges et prébendes,

A la fin du XVIIIème le cercle dynastique est brisé pour une démocratisation des élites, ou du moins l'accessibilité à ces élites.

La Dette :

LEGAY Marie-Laure

- La banqueroute de l’État royal : la gestion des finances publiques de Colbert à la Révolution française

Paris : Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2011, 323 P. Collection En temps et lieux ; 26 ISBN 978-2-7132-2292-4

« Les interrogations actuelles sur le fonctionnement de l’État, dont les impératifs de gestion semblent reléguer au second plan le projet politique, inviteront peut-être le lecteur à faire le détour par l’histoire. Il existe en effet des précédents fameux au cours desquels l’opinion publique a mis en cause tout à la fois l’emballement de la dette, les intermédiaires financiers et jusqu’aux outils de gestion adoptés, pour solliciter des gouvernants une refonte générale de l’organisation financière qui, au vue de tous, prenait la société en otage »(M-L Legay)

"On vit après la mort de Louis XIII, qui ne survécut guère à son ministre, que les grands seigneurs n'avaient point plié sous l'obéissance : c'est Henri IV qui a commencé cet ouvrage, c'est Louis XIV qui l'a fini. Au reste, je ne sais si d'avoir attiré les grands seigneurs à la cour est vraiment un si grand bien pour le Roi et pour le royaume : le revenu des terres, qui devrait circuler dans les provinces, vient se perdre dans le gouffre de la capitale ; la multiplication des courtisans multiplie aussi les intrigues, embarrasse et fatigue les ministres, et multiplie aux dépens du trésor royal, et par conséquent du peuple, les inobéissances, les exemptions de toute espèce, les grades, les distinctions et les grâces. »

Sources : Mémoires du Cardinal de Bernis - éditions du Mercure de France (1986) p. 145

La cour sous Louis XIV :

"Ses ministres, ses généraux, ses courtisans s'aperçurent, bientôt après qu'il fut le maître, de son faible plutôt que de son goût pour la gloire. Ils le louèrent à l'envie et le gâtèrent. Les louanges, disons mieux, la flatterie lui plaisait à tel point, que les plus grossières étaient bien reçues, les plus basses encore mieux savourées..."

"Les fêtes fréquentes, les promenades particulières à Versailles, les voyages furent des moyens que le roi saisit pour distinguer et pour mortifier en nommant les personnes qui à chaque fois en devaient être, et pour tenir chacun assidu et attentif à lui plaire..."

Sources : Mémoires du Duc de Saint Simon - année 1715 - (1675-1755)

Ainsi l'on voit les prébendes, les privilèges les revenus, les émargements au trésor royal se multiplier en fonction de la richesse du pays et de ce que le pouvoir à besoin d'assurer sa position par une clientèle, des zélateurs.

Rapidement l'esprit de cour s'installe et l'art de plaire est porté à son zénith. le Budget vient a décroitre en fonction des dépenses, des subsides des façons dispendieuses de gestion, des octrois plus ou moins justifiés, de ces faits les privilèges s'amenuisent et les guerres de clans se ravivent tels des incendies que nulle eaux ne pourraient éteindre

Tant est si bien que ces clans à force de roueries et cabales en viennent a alterner au pouvoir sans vraiment pouvoir se résoudre a abandonner un instant ne serait ce qu'une once de privilèges.

il ne reste qu'une solution : la levée d'impôts.

Toute tentative désespérée de réforme s'avère impossible parce que trop tardive les clans bloquent la situation et s'y opposent, dès lors le pire est a craindre.

Parfois le climat s'en mêle :

le 8 juin 1783 le l'éruption du volcan islandais Laki accélère le processus de détérioration générale par le climat

les années 1787 1788 :

1787 1788 1789 Inondations, sécheresse, grêle, ouragans, grand froid,

1787 : en Automne la pluie tombe sans discontinuer sur la plupart des régions de France, les semailles pourrissent, on a peine a réensemencer les terres,

1788 : orages, grêle et sécheresse réduisent à néant la récolte du blé,

1788 -1789 : un Hivers d'une froidure sans pareille

Notons quelques minimales : moins 37 à Belfort, - 31 en Alsace, - 26 en Lorraine, -25 en Touraine, -24 en Bourgogne et dans le Jura, -23 dans les Ardennes, en Picardie, la vallée de la Saône et Orléans, -22 à Paris, Lyon, Rouen, Alençon, en Vendée... Le Midi est également touché avec - 18 dans la Drôme, -16 à Bordeaux, -15 à Pau, -14 à Toulouse, -13 à Marseille...

La capitale connaît 86 jours de gelée nécessitant un approvisionnement en bois de chauffage largement insuffisant.

en 1789 le pain est hors de prix.

Dans ce rappel du passé la préoccupation des évènements climatiques semble prémonitoire. Serait ce de l'extralucidité faute de mieux

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 15:07
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 11:03

Rappel la France a bien autorisé le 20 août 2015 par ordonnance ç'est à dire sans passer par l'appareil législatif un dispositif permettant le ponctionnement des comptes bancaires des clients au delà de la somme de 100 000 euros en cas de défaut de solvabilité de l'organisme bancaire dans lequel ces dépôts sont effectués. (est ce simplement dépôts bancaires ou l'ensemble des dépôts et investissements soit compte bancaire et placements divers et variés)

(le 15 novembre 2015, je viens d'avoir les infos,

"~~Les mots clés à retenir, que l’on retrouve tout au long de ce texte, sont « comptes couverts » et « comptes éligibles ». Ils sont explicités dans le considérant 111 : « Si les dépôts couverts sont protégés des pertes en cas de résolution, d’autres dépôts éligibles sont potentiellement disponibles aux fins de l’absorption des pertes. » Les « comptes couverts » sont les comptes protégés de toute ponction, ceux comptant moins de 100.000 euros. Nous avons déjà expliqué ici l’aspect illusoire de cette garantie, n’y revenons pas. Les « comptes éligibles » sont précisément ceux dépassant cette somme et qui seront donc soumis à des ponctions plus ou moins importantes. Voici pour le vocabulaire. ADVERTISEMENT Ensuite, quels types de placements sont concernés ? L’article 44 (« Champ d’application de l’instrument de renflouement interne »), dans son point 2, exclut, si on lit bien, les OPCVM. Cela semble logique : vendre massivement les portefeuilles d’actions ferait chuter les cours de bourse, ce n’est pas la peine de rajouter une crise à une autre ! De plus, vendre les actions de ses clients se révèle, pour une banque, une opération plus complexe qu’une simple ponction de leurs comptes, elle s’expose à des recours juridiques (il s’agit d’une vente forcée). Dans la même logique, même si nous n’en avons pas trouvé explicitement mention, l’assurance-vie semble exempte de cette menace. La vente massive de ce produit affecterait le marché des obligations souveraines, ce qui ne manquerait pas de mécontenter l’Etat. Ce sont donc bien les comptes courants et les livrets qui sont concernés. "

source goldbroker.fr

donc il s'agit bien des comptes éligibles (courants et livrets de toutes natures)

Pour ce qui est de la crise Chypriote le montant avait été fixé à 100 000 euros au delà la ponction était fixée à 47, 5 % (juillet 2013) alors qu'en mars le dispositif était "~~Chypre recevra certes 10 milliards d'euros de prêts pour sauver ses banques, mais la plupart des citoyens seront aussi mis à contribution, par le biais d'une taxe à effet immédiat de 6,75 % sur les dépôts bancaires pour les sommes inférieures à 100 000 euros et de 9,9 % au-delà En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/18/la-colere-des-epargnants-chypriotes_1849872_3234.html#xehDB2iVsgFssrGT.99

ce sont plusieurs mécanismes complexes qui sont mis en œuvre (notamment celle de mise en faillite bancaire) sans que l'on ai bien évalué les conséquences de telles décisions, qui de toute façon seront réajustables au dernier moment comme on a pu le constater pour la crise chypriote. Il y a des cadres des règlements, des accords trouvés lors d'un moment x mais qui peuvent être dénoncés sur un moment x + n. Il n'y a pas de certitude d'une fixité d'un accord.

La commission européenne a assignée six pays (République tchèque, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie et la Suède) fin octobre 2015 pour la non transposition dans leur droit national de la BRRD ç'est à dire Bank Recovery and Resolution Directive soit en Français : "Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances"

Qu'est ce donc que le BRRD : en cas d'une faillite bancaire, cette dernière sera autorisée en vertu de cette directive à faire appel pour renflouer ses déficits aux :

- actionnaires (détenteurs d'actions de cette même banque)

- obligataires (également détenteur d'obligation de cette même banque)

- détenteurs de comptes est ce bien compte seul ou et produits d'investissement (à mon humble avis c'est plutôt l'ensemble des placements qui devrait être touché en toutes logique), soit rentes, placement divers financiers

Effectivement les Etats ou certains Etats ne sont plus à même de garantir les fonds globaux d'une faillite bancaire en cas de crack. Vu l'état de leur surendettement.

Une petite parenthèse, une étude (tendance libérale) faite par l'institut économique Molinari montre que la plupart des grands pays européens ont déjà épuisés leur recettes annuelles depuis novembre, alors ne vous étonnez pas ! ç'est peut être une coïncidence que vos demandes d'aides sociales ou professionnelles soient reportées ou qu'elles mettent un temps invraisemblable dans leur traitement, On peut également faire une corrélation assez aisée entre vos demandes et la lenteur et le niveau procédurier atteints en fonction de la dette publique, et l'épuisement des recettes annuelles, sous le fallacieux prétexte assez éculé d'élections proches, comme si tout l'appareil semblait tétanisé !

à ce sujet il serait peut être bon de donner vos témoignages , vous pouvez les afficher en commentaire, sans que cela soit nominatif, essayez de vous auto contrôler dans ceux ci.

D'une manière générale sur le net ( attention les paroles s'envolent les écrits restent notamment avec vos adresses IP et le Cloud) pour ma part je n'ai pas accès aux informations concernant une adresse IP puisque je suis un particulier et que cela est tout a fait illégal.

l'accaparement des dépôts bancaires s'approche tout à fait d'une politique générale d'empiètement sur le privé, il y a les lois d'exception sur la violation de la correspondance, des communications et ici celui des dépôts.

donc pour en revenir à nos moutons, cette étude bien que libérale semble assez réaliste quand aux projections, on pourra noter que la France est assez mal placée en nombre de jours de découvert (si l'on peut dire) 53 jours soit environ 2 mois sur 12 pas mal quand même !

Pour ce qui est du BRRD je vous propose également plusieurs liens dont :

- l'ordonnance du 20 août 2015

- celui de la commission européenne pour les plus excités d'entre vous (mais aussi les plus patients)

- le graphique de la projection de la dette publique française

- étude de l'institut économique Molinari sur l'épuisement des recettes.

GARGANTUA, UN APPETIT SANS FAIM

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