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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 11:39

Grexit et de l'Europe aux querelles Byzantines :

En premier lieu qu'est ce qu'une querelle Byzantine :

Discussions animées aussi interminables qu'inutiles, cela proviendrait du fait que Byzance (Constantinople) fût le lieu de débats théologiques interminables entre moines et érudits en 1453 alors que le sultan Mehmet II le Conquérant assiégeait la ville, (qui finit d'ailleurs par tomber, pour la seconde fois (le première en 1204) sur une période de plus de mille ans), ainsi l'Empire romain d'Orient s'écroula alors que l'on palabrait sur le sexe des anges.

Il y a avant tout plusieurs problèmes comportementaux des antagonistes, les uns une certaine légèreté et un manque de continuité dans le débat (voire d' incohérence), avec revirements tout à fait révélateurs d'une certaine inconséquence (mais avait il le choix) de l'autre une attitude psycho rigide, une peur du débordement des partis néo démocratiques, d'une contamination vers les autres pays d'Europe.

Les grecs seront les premiers desservis évidemment, leur gouvernants seront complétement discrédités à leur yeux, comme ils le sont déjà aux yeux des décideurs financiers et états.

L'Europe, quelque soit sa décision, sera perdante également, pour n'avoir pas su trouver un compromis tolérable, pour avoir voulu a tout prix imposer ses vues et sa politique d'épurement des dettes, sans alternative de relances des systèmes.

Voyez ce qu'en pense M. Joseph Stiglitz prix nobel d'économie.

En quelque sorte le modèle de pression fiscale et de gestion administrative pesante a pour ancêtre l'empire Byzantin. On pouvait à l'époque lors des multiples invasions ou tremblements de terre (détruisant les fortifications de la ville) lever jusqu'à ce que le peuple soit exsangue des impôts de plus en plus insoutenables, sans que des révoltes entamées.

Ces évènements ont été soulignés par l'éminent spécialiste en stratégie et géopolitique Edward Luttwak, (Centre d'études stratégiques et internationales de Washington) dans son livre "La grande stratégie de l'empire Byzantin".

On peut dire que ç'est un peu la genèse de la politique d'austérité fiscale (quand cela devait avoir lieu), mais aussi la gestion des pays satellites, pour tous moyens possibles et inimaginables. Cette gestion des Empires est assez appréciée au USA.

Pour ce qui nous concerne, évidemment tout le monde est plus ou moins au courant de ces études en haut lieu, puisque la plupart des dirigeants européens ont ou sont conseillés par des personnes ayant fait leurs études aux USA dans de prestigieuses facultés.

Si cette évocation de gestion d'empire est adaptable aux USA, elle ne l'est pas en Europe, pour la simple raison que l'empire romain d'Occident s'est délité bien avant celui d'Orient (le premier environ 600 ans et le second plus de 1000)

La durée demeure un gage de solidité et sert pour preuve d'efficacité, mais il dépend surtout de sa genèse propre. Ainsi on peut dire que la Turquie semble plus héritière de l'empire romain d'Orient.

Pour l'Europe nous sommes les dignes successeurs de l'empire d'Occident. pour les raisons suivantes. Il n'y pas d'unité de langage administratif (même si sous Rome on parlait le latin, on pouvait aussi parler le germain, le grec, l'araméen... ailleurs), de centralisation administrative, fiscale, même s'il y a une même monnaie, et il n'y a pas non plus un Sénat unique et un pouvoir exécutif unique.

Donc en tant qu'héritiers de cet empire disparu nous portons en nos gènes les racines de la division, une compétition historique difficile a éluder, sinon effacée dans les moments de douleurs.

Donc il est bien difficile de trouver un arrangement sinon revenir aux fondamentaux de la doctrine, la doctrine de la rigueur budgétaire sans relance, pourquoi par ce que les appareils administratifs sont gérés par des technocrates. On ne peut demander à un comptable, ou un administrateur de prendre le risque d'échafauder un nouveau système, d'imaginer d'arranger. Un comptable gère dans un cadre donné, remettre en cause son apprentissage, sa formation, ç'est remettre en cause ses formateurs, l'appartenance à son élite, sa vie enfin. prendre le risque le l'inconnu en abandonnant ses certitudes et son statut social. En ce sens psychologiquement il ne peut y avoir de compromis avec des personnes ou représentants de personnes susceptibles de remettre en cause tout cet appareillage, même s'ils sont issus des aspirations des plus légitimes de populations souffrants des restriction budgétaires.

Quitte en plus à ce que cela serve d'exemple aux autres tentatives ou ambitions d'alternance économique

dans un second lieu, le rôle de la France.

La France dans cette affaire ne pouvait que jouer les arbitres pour quelles raisons.

de déficit des 3 % autorisés par Bruxelles demandé depuis 2013 a été prorogé jusqu'à 2017 actuellement la France dépasse les 4,1 %. Nous sommes le seul pays européen à bénéficier de ce privilège. C'est à dire que la France à jusqu'en 2017 pour faire ses réformes structurelles. Alors si l'on refuse à la Grèce des atermoiements pourquoi l'accepterait on de la France. Situation scabreuse évidemment dans le futur...

dans un troisième lieu, les pays européens.

On voit que les pays nordiques sont plus sur une ligne rigoureuse, de politique drastique, alors qu'au sud, ayant vécu les vicissitudes du début de dépression on est plus sensible a des politiques d'allègements et de relance économique.

dans un quatrième lieu les pays voisins de l'Europe et autres,

L'image affichée de ces querelles byzantines montre une faille dans le système européen voire plusieurs . surtout quand l'Europe participe a des embargos envers la Russie, que de l'autre des tensions existent en Ukraine. Il y a évidemment là une brèche ouverte a exploiter. Comme elle put l'être pour l'alliance franco polonaise de 1921 avec extension avec l'alliance franco tchécoslovaque de 1924 (dans une autre forme stratégique évidemment) et surtout pour le résultat qui en est advenu.

La France n'a pas respecté ses engagements pour ces deux traités, pour garder une position attentiste et rigide (qui rappelle celle que l'on observe actuellement)

de ce fait ou de ces faits tout le monde conclura que le bloc monolithique européen n'est qu'un colosse aux pieds d'argile qui sait très bien renouer avec ses démons historiques :

1) La Russie, pour des raisons stratégiques, politiques et financières (la Grèce est en position arrière sur la ligne de front ukrainienne), un pont financier voire militaire peut anéantir tout espoir de conserver la marche Ukrainienne en Europe.

2) les financiers pour des raisons spéculatives, la Grèce affaiblie, ouvre une période d'instabilité, toujours propice aux affaires, notamment pour les complexes militaro industriels en dernier lieu. d'autre part, la France maillon faible européen entrera dans l'œil du cyclone par la remontée de ses taux d'intérêts sur la dette, plombant ainsi déficits et aggravant la pression fiscale (budgets plombés aussi par la multiplication des conflits externes et possibles problèmes sociaux internes). de l'autre les pays du sud de l'Europe qui demanderaient peut être a l'instigation de la France de diviser la zone euro en deux parties, une Nord l'autre Sud, (tout est possible, ç'est envisager tous les cas de figures)

3) Les pays bellicistes et mouvements terroristes qui verront là le moyen d'accentuer la déstabilisation alors que les tensions sociales apparaitront suite à l'entrée en dépression.

Quoiqu'il en soit, d'une manière ou d'une autre le crédit Européen est bien entamé, ON sait désormais, mais ne le savait on pas déjà avant, (ç'est aujourd'hui une certitude) - tout l'édifice européen est château de carte qu'un courant d'air peut abattre.

Pour ce qui est d'une instabilité boursière : voir la chute de 25 % de la bourse de Shanghai puis sa contamination à celle de Tokyo et Hong Kong

Pour toutes ces raisons invoquées il y a plus dans la balance d'inquiétudes de que quoi se rassurer.

Les gouvernants aujourd'hui n'ont pas pris et ne prennent pas la mesure des enjeux qui se profilent, surtout des dangers tant préoccupés par leurs super épaulettes que par leur forteresse et les moyens d'entretenir les fortifications, les moyens de l'alimenter, de former des troupes, de lever des régiments, de produire une logistique et de maintenir une paix sociale.

En un certain sens, ç'est cet ensemble tendance "guerre en dentelles" type défilé de mode que va se terminer cette tragico comédie européo européenne.

Trois énigmes seront alors résolues :

Alexis Tsipras est il un transfuge tel l'Alcibiade antique !

Qui a utilisé les subterfuges de restrictions budgétaires et pour quelles finalités !

Mais pour la troisième on a déjà une réponse :

Nous aurons le Vermifuge !

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Published by Henry
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