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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:44

On ne saurait définir la société Française ou son histoire à partir de la Révolution.

Quiconque arrive depuis des siècles en France se voit absorbé plus ou moins lentement par ce caractère si particulier. N'est on pas véritablement Français lorsque l'on devient râleur, (comme les grognards de Napoléon) ç'est déjà l'un des traits, l'autre est la tare de la division déjà décrite dans la guerre des Gaules de Jules César et autres auteurs anciens.

Dans d'autres traits il y a comme une sorte de rémanence d'attitudes notamment d'action et réactions plus ou moins acquises :

- la centralisation, c'est l'un des points tout a fait signifiant de l'histoire Française (ç'est le premier occidental)

- la décentralisation ou la délégation de pouvoirs centraux par des vassaux, des féodaux d'abord temporaire,

- l'aristocratisation des vassaux, ç'est à dire la transformation d'un statut temporaire en un statut permanent, puis transmissible dans une même famille, plus ou moins interchangeable en fonction des voies offertes dans la société.

- la reprise du pouvoir central par l'un des vassaux, ce qui inclus auparavant des guerres intestines de coteries et de clans.

- la dette (maladie congénitale Française depuis des siècles (Henri IV épouse Marie de Médicis pour éponger les dettes de la France auprès de la banque des Médicis en 1600) bien avant Philippe IV le bel (vers 1300 fait rajouter du plomb dans la monnaie d'argent)

- les impossibles réformes autre maladie héréditaire

- les révoltes a plus ou moins grandes dimensions, voire de renversements la plupart du temps dus aux augmentations de taxes, impôts dont l'origine est la dette puis retour à la case départ.

Avant le XVIIIème siècle, le changement de pouvoir du point de vue dynastique se fait par coup d'état des grands vassaux ayant recueillis l'accord des autres grands vassaux via les distributions de nouveaux privilèges et prébendes,

A la fin du XVIIIème le cercle dynastique est brisé pour une démocratisation des élites, ou du moins l'accessibilité à ces élites.

La Dette :

LEGAY Marie-Laure

- La banqueroute de l’État royal : la gestion des finances publiques de Colbert à la Révolution française

Paris : Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2011, 323 P. Collection En temps et lieux ; 26 ISBN 978-2-7132-2292-4

« Les interrogations actuelles sur le fonctionnement de l’État, dont les impératifs de gestion semblent reléguer au second plan le projet politique, inviteront peut-être le lecteur à faire le détour par l’histoire. Il existe en effet des précédents fameux au cours desquels l’opinion publique a mis en cause tout à la fois l’emballement de la dette, les intermédiaires financiers et jusqu’aux outils de gestion adoptés, pour solliciter des gouvernants une refonte générale de l’organisation financière qui, au vue de tous, prenait la société en otage »(M-L Legay)

"On vit après la mort de Louis XIII, qui ne survécut guère à son ministre, que les grands seigneurs n'avaient point plié sous l'obéissance : c'est Henri IV qui a commencé cet ouvrage, c'est Louis XIV qui l'a fini. Au reste, je ne sais si d'avoir attiré les grands seigneurs à la cour est vraiment un si grand bien pour le Roi et pour le royaume : le revenu des terres, qui devrait circuler dans les provinces, vient se perdre dans le gouffre de la capitale ; la multiplication des courtisans multiplie aussi les intrigues, embarrasse et fatigue les ministres, et multiplie aux dépens du trésor royal, et par conséquent du peuple, les inobéissances, les exemptions de toute espèce, les grades, les distinctions et les grâces. »

Sources : Mémoires du Cardinal de Bernis - éditions du Mercure de France (1986) p. 145

La cour sous Louis XIV :

"Ses ministres, ses généraux, ses courtisans s'aperçurent, bientôt après qu'il fut le maître, de son faible plutôt que de son goût pour la gloire. Ils le louèrent à l'envie et le gâtèrent. Les louanges, disons mieux, la flatterie lui plaisait à tel point, que les plus grossières étaient bien reçues, les plus basses encore mieux savourées..."

"Les fêtes fréquentes, les promenades particulières à Versailles, les voyages furent des moyens que le roi saisit pour distinguer et pour mortifier en nommant les personnes qui à chaque fois en devaient être, et pour tenir chacun assidu et attentif à lui plaire..."

Sources : Mémoires du Duc de Saint Simon - année 1715 - (1675-1755)

Ainsi l'on voit les prébendes, les privilèges les revenus, les émargements au trésor royal se multiplier en fonction de la richesse du pays et de ce que le pouvoir à besoin d'assurer sa position par une clientèle, des zélateurs.

Rapidement l'esprit de cour s'installe et l'art de plaire est porté à son zénith. le Budget vient a décroitre en fonction des dépenses, des subsides des façons dispendieuses de gestion, des octrois plus ou moins justifiés, de ces faits les privilèges s'amenuisent et les guerres de clans se ravivent tels des incendies que nulle eaux ne pourraient éteindre

Tant est si bien que ces clans à force de roueries et cabales en viennent a alterner au pouvoir sans vraiment pouvoir se résoudre a abandonner un instant ne serait ce qu'une once de privilèges.

il ne reste qu'une solution : la levée d'impôts.

Toute tentative désespérée de réforme s'avère impossible parce que trop tardive les clans bloquent la situation et s'y opposent, dès lors le pire est a craindre.

Parfois le climat s'en mêle :

le 8 juin 1783 le l'éruption du volcan islandais Laki accélère le processus de détérioration générale par le climat

les années 1787 1788 :

1787 1788 1789 Inondations, sécheresse, grêle, ouragans, grand froid,

1787 : en Automne la pluie tombe sans discontinuer sur la plupart des régions de France, les semailles pourrissent, on a peine a réensemencer les terres,

1788 : orages, grêle et sécheresse réduisent à néant la récolte du blé,

1788 -1789 : un Hivers d'une froidure sans pareille

Notons quelques minimales : moins 37 à Belfort, - 31 en Alsace, - 26 en Lorraine, -25 en Touraine, -24 en Bourgogne et dans le Jura, -23 dans les Ardennes, en Picardie, la vallée de la Saône et Orléans, -22 à Paris, Lyon, Rouen, Alençon, en Vendée... Le Midi est également touché avec - 18 dans la Drôme, -16 à Bordeaux, -15 à Pau, -14 à Toulouse, -13 à Marseille...

La capitale connaît 86 jours de gelée nécessitant un approvisionnement en bois de chauffage largement insuffisant.

en 1789 le pain est hors de prix.

Dans ce rappel du passé la préoccupation des évènements climatiques semble prémonitoire. Serait ce de l'extralucidité faute de mieux

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Published by Henry
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