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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 14:28

La situation financière vue des USA, avec certainement moins de parti pris :

Les déséquilibres s'accroissent entre les pays de la zone Euro de manière significative, notamment entre la BCE et les banques centrales nationales TARGET 2.

"Le membre de l'Eurosystème qui a le plus gros problème est la Bundesbank allemande, qui doit désormais près d'un billion d'euros via Target2. Et le risque de pertes s'accélère maintenant à la fois dans leur quantité, et étant donné les conséquences économiques de Covid-19, la qualité des actifs de prêt sous-jacents se détériore également rapidement. Les principaux coupables, les banques centrales nationales d'Italie et d'Espagne, voient en même temps leurs déficits s'accroître rapidement. La Bundesbank devrait être très préoccupée. Ses dirigeants seront conscients du problème, d'autant plus qu'il est désormais du domaine public."

Les banques commerciales sont en grande difficulté

La position des banques commerciales dans la zone euro, c'est le moins qu'on puisse dire, est extrêmement fragile. Pendant des années, ils opèrent dans la camisole de force des taux d'intérêt négatifs imposés par la BCE, qui fonctionnent comme une taxe sur la liquidité des banques commerciales. Ils ne peuvent le compenser qu'en achetant des obligations d'État et autres avec un rendement moins négatif ou un rendement positif. Alternativement, ils peuvent prêter du capital renouvelable aux clients commerciaux et aux consommateurs pour obtenir une marge positive. Enfin, ils peuvent déployer des bilans à des fins purement financières, ce qui, compte tenu des fondamentaux sous-jacents, devient une source probable de contraction du crédit.

On aurait pensé que prêter des crédits bancaires à l'économie réelle serait l'objectif le plus urgent de la politique monétaire, mais comme nous l'avons vu, le soutien croissant aux sociétés zombies pour empêcher les radiations nationales exclut d'autres prêts à des fins économiques. Et les objectifs politiques de la BCE sont dissociés de ce problème, qui relève de la responsabilité des banques centrales nationales.

 

Pour résumer les problèmes auxquels est aujourd'hui confrontée la création de l'Eurosystème:

  • Les banques centrales nationales du PIIGS utilisent désormais le système de règlement Target2 comme moyen de financement de leur propre bilan au-delà de leur clé de capital, ce qui a pour effet de surcharger les banques centrales d'Allemagne, du Luxembourg, de Finlande et des Pays-Bas. responsabilité civile en cas de défaillance systémique partielle ou totale.

  • Au lieu de traiter les prêts improductifs au niveau national, les banques sont encouragées à les financer en permanence et à les inscrire à leur bilan comme solvables. Ces prêts sont ensuite utilisés comme garantie pour le financement des banques centrales italienne et espagnole ainsi que celles du Portugal et de la Grèce, qui sont à leur tour financées par les déséquilibres Target2.

  • Cette situation ne devrait certainement pas être tolérée par la Bundesbank en particulier, exposée à près de mille milliards d'euros dans un système de règlement progressivement corrompu par ses utilisateurs.

  • Le financement des déficits publics, qui est l'objectif principal et désormais exclusif de la BCE, a conduit à des niveaux extrêmes d'endettement opérationnel pour les banques commerciales de la zone euro, ce qui ne peut qu'entraîner un effondrement éventuel de l'ensemble du système. Les cours des actions des GSIB de la région tentent en fait de ne pas tenir compte de ce résultat.

  • L'Eurosystème n'est pas en mesure de faire face à un choc systémique de l'ampleur à laquelle il est actuellement confronté et, à sa réalisation, on peut s'attendre à ce qu'il s'effondre.

 

Problèmes de solvabilité nationaux

Le problème sous-jacent pour la zone euro et la BCE est que les déficits des dépenses publiques continueront de croître et aucune tentative n'est faite pour résoudre ce problème. Dans le processus, les événements ont corrompu les systèmes bancaires et de règlement, opposant les banques centrales nationales les unes aux autres en tant que débiteurs et créanciers, et encourageant les banques commerciales à adopter des pratiques douteuses en n'annulant pas les créances douteuses. Il ne fait aucun doute que le système financier de la zone euro se dirige vers une éventuelle crise qui la détruira...

 

Les conséquences de la dislocation financière

La situation évolutive incarnée dans le système de règlement Target2 a masqué le noyau pourri de l'Eurosystème. Les conséquences des déséquilibres, toujours écartées par les autorités, sont mal comprises et donc ignorées des commentateurs financiers. Mais comme nous l'avons vu, l'Eurosystème et sa structure de règlement Target2 ont favorisé la dissimulation des créances douteuses au niveau national, en les transférant dans le réseau des banques centrales nationales.

 

La fin de l'euro ne sera pas pleurée. Ceux qu'il disciplinait par sa force regrettaient la perte d'un argent qu'ils pouvaient imprimer pour eux-mêmes. Et ceux qui finissent par payer pour son échec auront sacrifié toutes les économies durement acquises de leurs peuples.

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