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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 17:34
Fort Detrick, USA, la vraie origine du Covid-19 ?

La République populaire de Chine a débuté une campagne médiatique pour obtenir des informations sur les activités du laboratoire militaire états-unien de Fort Detrick.

Compte tenu l’affaire de la contamination volontaire à l’anthrax, en 2001, et au vu des accusations lancées contre le laboratoire chinois P4 de Wuhan, Beijing estime qu’une fuite de Fort Detrick pourrait être à l’origine de l’épidémie de Covid-19.

Il a actuellement été établi que le laboratoire chinois P4 de Wuhan avait contracté indirectement avec le directeur de l’Institut national US des maladies allergiques et infectieuses (US National Institute of Allergy and Infectious Diseases — NIAID), le docteur Anthony Fauci. Cet ancien collaborateur du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait payé avec de l’argent public détourné des recherches sur les gains de fonction sur des virus de chauve-souris. Ce type de recherche est illégal aux États-Unis en raison de son exceptionnelle dangerosité. La transaction était passée par l’intermédiaire d’EcoHealth Alliance, dont le directeur Peter Daszak, avait publié un article fallacieux dans The Lancet affirmant que la Covid-19 avait une origine naturelle. Les co-auteurs de cette étude sont tous revenus sur leur affirmation et ont dénoncé les liens de subordination de Peter Daszak. Ce dernier était par ailleurs membres de la Commission d’enquête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a conclu à l’innocence du laboratoire de Wuhan.

Aussi choquante que soit cette affaire, elle ne prouve pas du tout que le laboratoire de Wuhan soit impliqué dans l’épidémie de Covid-19.

Le laboratoire militaire US de Fort Detrick était responsable de la fabrication des spores d’anthrax qui ont été envoyés par voie postale à des hommes politiques et des médias US dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. Les recherches qu’il poursuit sont illégales aux États-Unis. Cependant le laboratoire dispose d’antennes hors du territoire US, notamment le Richard Lugar Center for Public Health Research en Géorgie [1]. Fort Detrick a été contraint de fermer temporairement son laboratoire à l’été 2019 sur injonction de l’autorité sanitaire US (CDC). En décembre 2020, une mystérieuse infection respiratoire a atteint les voisins de Fort Detrick. C’est au même moment que la Covid-19 a fait son apparition à Wuhan.

Traduction d'une interview menée par Mike Whitney sur l'origine du Sras-CoV-2, dans laquelle Ron Unz répond à ses questions.
« [...] Il reste la forte probabilité que le Covid [Sras-CoV-2 - NdT] provienne d'un laboratoire et qu'il ait était conçu pour servir d'arme biologique [...] La Chine était sûrement la cible visée [et] les États-Unis semblent être la source probable de l'attaque [...] Les suspects les plus plausibles seraient des éléments malveillants de notre appareil de sécurité nationale [...] Le virus et ses dispositifs de dispersion pourraient avoir été obtenus à Fort Detrick et des agents de la CIA [...] auraient été envoyés à Wuhan pour le propager. »

~ Ron Unz, rédacteur en chef de The Unz Review ; extrait de ce qui suit.
Bio Weapon
© Inconnu

Question 1 — Ce qui rend votre théorie sur les origines du Sras-CoV-2 si controversée, ce n'est pas qu'elle suggère que l'agent pathogène a été créé dans un laboratoire, mais qu'il s'agit en fait d'une arme biologique volontairement libérée par des agents étatsuniens menant une guerre secrète contre les ennemis présumés des États-Unis. Voici la « citation clé » de votre article intitulé « La machine de propagande des États-Unis et le récit orwellien d'un virus échappé d'un laboratoire » [publié en anglais par The Unz Review sous le titre « American Pravda: George Orwell's Virus Lab-Leak » - NdT] :

« [...] Il reste la forte probabilité que le Covid provienne d'un laboratoire et qu'il ait était conçu pour servir d'arme biologique, mais nous ne disposons pourtant d'aucune indication sérieuse quant à l'existence d'une fuite provenant d'un laboratoire. Donc, si l'épidémie initiale de Wuhan était due au déploiement d'une puissante arme biologique, mais pas à une fuite accidentelle d'un laboratoire, alors la Chine était sûrement la cible visée, victime plutôt que coupable [...]

Étant donné notre actuelle confrontation militaire et géopolitique avec la Chine, les États-Unis semblent être la source probable de l'attaque [...] Les suspects les plus plausibles seraient des éléments malveillants de notre appareil de sécurité nationale, probablement certains des néoconservateurs de l'État profond que Trump a placés au sommet de son administration.

Cette petite poignée de comploteurs de haut vol aurait alors fait appel aux ressources de l'appareil de sécurité nationale des États-Unis pour mener à bien l'opération. Le virus et ses dispositifs de dispersion pourraient avoir été obtenus à Fort Detrick et des agents de la CIA ou des membres des forces spéciales auraient été envoyés à Wuhan pour le libérer [...] En fait, ce qui s'est passé est un scénario du type Dr Folamour, mais transposé dans la réalité. »

Alors, voici la question : Pensez-vous que les récents développements donnent plus de crédit à votre théorie explosive ou croyez-vous maintenant que le Covid-19 a simplement été « accidentellement » répandu à la suite d'une erreur humaine ?

Ron Unz — Comme chacun le sait, au cours du mois dernier, l'ensemble du « discours dominant » relatif à l'épidémie de Covid a été complètement bouleversé. Il y a quelques semaines à peine, quiconque suggérait que le virus était d'origine artificielle était dénoncé et ridiculisé comme un « adepte de la théorie du complot », et toute déclaration de ce type était automatiquement interdite par Facebook.

Mais ces mêmes idées précisément jusqu'alors interdites sont désormais largement acceptées et promues par des figures de proue du monde médiatique et politique. Le vétéran de 45 ans du New York Times qui a été le fer de lance pour ce qui est de couvrir le sujet du Covid a maintenant admis qu'il s'était complètement trompé et que le virus provenait probablement d'un laboratoire. Les trois milliards d'utilisateurs de Facebook peuvent désormais discuter ouvertement de cette possibilité.

Cette bulle de propagande sur le « virus d'origine naturelle » s'est effondrée grâce à un article de 11 000 mots publié à compte d'auteur par Nicholas Wade, journaliste scientifique chevronné. Pourtant, ce qui ne lasse pas d'étonner, c'est que presque aucun des faits cruciaux présentés dans son article n'était nouveau. La quasi totalité des preuves importantes présentées par Wade étaient disponibles publiquement depuis une année entière, mais ils ont tout simplement été ignorées par l'ensemble de notre establishment politico-médiatique, en partie parce que Trump avait adopté cette position et qu'ils détestaient tous Trump.

Donc, le virus venait probablement d'un laboratoire. Mais la question devient maintenant « de quel laboratoire ? » Tout comme les médias mainstream avaient favorisé la croyance totalement infondée selon laquelle le Sras-CoV-2 était d'origine naturelle, les mêmes médias mainstream ont maintenant commencé à promouvoir celle tout aussi infondée selon laquelle le Sras-CoV-2 a été libéré de manière accidentelle de l'Institut de virologie de Wuhan en Chine. Cependant, les preuves qui pointent dans cette direction sont si minces qu'elles sont presque invisibles.

Il est vrai que les chercheurs chinois de ce laboratoire menaient des expériences sur des virus apparentés à ceux des chauves-souris, mais de nombreux chercheurs aux États-Unis menaient des expériences très similaires et, pendant des décennies, les virus des chauves-souris ont également été au cœur de l'énorme programme de guerre biologique des États-Unis.

Wuhan est une énorme métropole de 11 millions d'habitants, bien plus grande que la ville de New York, et le laboratoire de Wuhan est situé à 30 km (!) du marché de gros des fruits de mer de Huanan, qui fut le premier épicentre de l'épidémie de Wuhan. Une distance de 30 km semble assez éloignée pour une libération accidentelle d'un laboratoire.

Immédiatement après l'épidémie initiale de Wuhan, le virus a commencé à infecter les élites politiques iraniennes et à en tuer un certain nombre. N'est-il pas invraisemblable qu'une libération fortuite d'un laboratoire à Wuhan se propage si rapidement à la ville sainte de Qom, à l'autre bout du monde ?

De nombreux autres aspects de la chronologie de l'épidémie ne semblent pas compatibles avec une libération accidentelle d'un laboratoire.

Jusqu'à il y a quelques semaines, les médias mainstream et Facebook ont bloqué toute personne en désaccord avec la théorie du « virus d'origine naturelle », même si les preuves d'un virus d'origine artificielle ont toujours été bien plus solides. Maintenant, ils disent « Oups ! Nous avions tort. Le virus venait probablement d'un laboratoire. » Je pense donc qu'il leur sera désormais beaucoup plus difficile de mettre un terme à tout débat sur le laboratoire en question.

Une fois que les gens ont pris conscience des faits fondamentaux sur le virus, les croyances quant à son origine naturelle se sont rapidement effondrées. Et une fois que les gens auront pris conscience des faits fondamentaux sur l'épidémie initiale de Covid, je pense que la croyance en une libération fortuite d'un laboratoire commencera également à s'effondrer.

Question 2 — Vous semblez avoir anticipé ma prochaine question, mais je vais quand même la poser. Dans un autre de vos articles, vous dites ceci :

« Alors que le coronavirus commençait progressivement à se propager au-delà des frontières de la Chine, un autre événement est venu renforcer mes soupçons. La plupart de ces premiers cas étaient survenus exactement là où on pouvait s'y attendre, dans les pays d'Asie de l'Est limitrophes de la Chine. Mais fin février, l'Iran est devenu le deuxième épicentre de l'épidémie mondiale. De manière encore plus surprenante, ses élites politiques ont été particulièrement touchées, puisque 10 pour cent de l'ensemble du parlement iranien a été infecté et qu'au moins une douzaine de ses fonctionnaires et hommes politiques, dont certains de haut rang, en sont morts. En effet, les activistes néoconservateurs sur Twitter ont commencé à noter avec joie que leurs ennemis iraniens qu'ils ont en aversion tombaient désormais comme des mouches.

Examinons les implications de ces faits. Les seules élites politiques qui, dans le monde entier, ont subi des pertes humaines significatives sont celles de l'Iran, et elles sont mortes à un stade très précoce, avant même que des épidémies significatives ne se soient produites presque partout ailleurs dans le monde, en dehors de la Chine. Ainsi, les États-Unis ont assassiné le plus haut commandant militaire iranien le 2 janvier et, quelques semaines plus tard, une grande partie des élites dirigeantes iraniennes a été infectée par un nouveau virus mystérieux et mortel, qui a entraîné le décès de nombre d'entre elles. Un individu rationnel pourrait-il considérer cela comme une simple coïncidence ? »

Ma question est la suivante : S'agit-il d'une preuve irréfutable ? En d'autres termes, ces deux « attaques » contre des ennemis des États-Unis suggèrent-elles fortement l'implication de Washington ?

Ron Unz — En tout cas, il s'agit d'une coïncidence *extrêmement* étrange pour ceux qui prétendent que l'épidémie mondiale de Covid a été causée par une libération toute fortuite d'un virus provenant du laboratoire de Wuhan en Chine.

L'Iran se situe à l'autre bout du monde par rapport à la Chine, et très peu de Chinois visitent la ville sainte de Qom. Il est donc extrêmement étrange que le virus du Covid soit passé si rapidement d'une libération accidentelle du laboratoire de Wuhan à la direction politique de l'Iran, qui a été victime de la deuxième flambée épidémique majeure.

Quelques semaines plus tard, la troisième flambée épidémique majeure a commencé dans le nord de l'Italie, mais 200 000 Chinois vivent et travaillent dans cette région, et nombre d'entre eux venaient de rentrer de leurs vacances du Nouvel An lunaire en Chine. La population chinoise de Qom est absolument négligeable en comparaison. L'épidémie italienne est parfaitement logique, alors que celle de Qom ne l'est pas.

Ces éléments ne constituent pas une preuve, mais ils soulèvent d'énormes doutes quant à la vraisemblance de l'hypothèse d'une libération accidentelle depuis un laboratoire. En revanche, la dissémination délibérée d'une arme biologique virale représente une explication bien plus plausible de ces deux épidémies.

Les États-Unis disposent du programme de guerre biologique le plus important et le plus complet au monde, et ses deux principaux adversaires internationaux — la Chine et l'Iran — ont été touchés presque simultanément par un virus mystérieux et mortel. Les soupçons semblent pointer dans une direction assez évidente.

Si la famille criminelle Colombo de New York est en proie à une querelle acharnée avec les Genovese, et qu'en l'espace de 24 heures deux capos de cette dernière sont retrouvés abattus, peut-être ont-ils tous deux soudainement décidé de se suicider. Mais les observateurs les plus sensés auraient tendance à envisager d'autres possibilités.

Question 3 — Peu après la publication de votre article explosif suggérant que des agents du renseignement des États-Unis auraient été impliqués dans la diffusion du Covid-19 parmi les Chinois et les Iraniens, votre site Web a été déclassé par Google et interdit sur Facebook. Pouvez-vous nous expliquer brièvement ce qui s'est passé et nous dire également si vous pensez que le délit que vous avez commis était :

  1. de suggérer que le Sras-CoV-2 a été créé dans un laboratoire, ou
  2. de suggérer que Washington aurait pu utiliser le Sras-CoV-2 comme une arme biologique dirigée contre ses rivaux géopolitiques.

Et à mon avis, les élites dirigeantes ne se soucient pas vraiment de savoir si les gens pensent que le virus du Covid est d'origine humaine. Ce qui les inquiète, c'est que les gens pensent qu'il a été libéré intentionnellement. C'est précisément cette idée-là qu'elles ne veulent pas que l'on retienne.

Ron Unz — Évidemment, tout ceci est entièrement spéculatif. Mais pendant six ans, notre site Web a publié une grande variété d'articles extrêmement controversés sur toutes sortes de sujets différents, et nous n'avions jamais eu de problèmes ni avec Facebook ni avec Google.
Puis, à la fin du mois d'avril 2020, j'ai publié mon premier long article exposant les preuves substantielles indiquant que l'épidémie mondiale de Covid pourrait être le résultat d'une attaque biologique menée par les États-Unis contre la Chine (et l'Iran), et cet article a dès le début bénéficié d'un très fort trafic, avec plus de « J'aime » sur Facebook au cours des premiers jours que la totalité de ce que j'avais publié auparavant.

Mais une dizaine de jours après la publication de l'article, notre site Web a été soudainement banni par Facebook. Quelques jours plus tard, l'ensemble de notre site Web a été déclassé par Google, de sorte que toutes nos pages Web apparaissaient tout en bas des recherches Google et que presque personne ne les voyait. La coïncidence de ces actions semble très suspecte.

À ce moment-là, je pense que nous étions l'un des sites Web les plus populaires à avoir été bannis par Facebook. Par exemple, notre trafic dépassait de loin celui de la vénérable New Republic, une publication centenaire qui avait pendant des décennies été le magazine d'opinion le plus influent des États-Unis. Bien que Facebook ait publié un rapport officiel expliquant les mesures de bannissement prises ce mois-là, notre nom était à peine mentionné, la quasi-totalité des pages de discussion étant consacrée à d'obscurs sites Web étrangers en Géorgie, en Mauritanie ou en Birmanie, ou à ceux situés chez les principaux adversaires géopolitiques des États-Unis, comme la Russie ou l'Iran. Le rapport explique les raisons de l'interdiction de VDARE, « un site Web connu pour ses contenus anti-immigration », puis le pourquoi du bannissement de notre propre site Web au motif qu'il était « assimilé » au précédent.

Cette explication semblait très étrange. Nous republions régulièrement des articles VDARE, mais depuis le début de l'année 2020, ils ne représentent que 41 de nos 1 751 articles et publications, soit à peine 0,2 pour cent de notre contenu, et peu de ces articles VDARE ont un rapport avec l'immigration. Pendant ce temps, Google n'a fourni aucune explication à notre purge soudaine de leurs résultats de recherche.

Il semble probable que ces purges soudaines de Facebook et de Google soient dues à notre très large couverture médiatique sur le sujet du Covid au cours des deux mois précédents, avec en point d'orgue mon article majeur. Sur les sites Web anglophones, la grande majorité des médias mainstream affirmaient que le virus était manifestement d'origine naturelle et dénonçaient tous ceux qui suggéraient qu'il provenait d'un laboratoire comme autant de fous « adeptes de la théorie du complot ».

 

Pendant ce temps, un grand nombre de sites Web de droite, anti-Chine ou pro-Trump affirmaient régulièrement que l'épidémie de Covid était due à la libération fortuite du virus depuis le laboratoire de Wuhan, et suggéraient parfois même que le virus était une arme biologique chinoise. Je pense que nous sommes presque les seuls à nous concentrer sur l'énorme programme de guerre biologique des États-Unis, par ailleurs largement documenté, à publier parfois des articles importants qui avaient été rejetés ailleurs, et à orienter les soupçons dans cette direction.

Comme nous avons été bannis par Facebook et Google, ce qui aurait dû devenir un débat portant sur les trois possibilités quant à l'origine du Covid — un virus d'origine naturelle, un virus créé par les chinois ou un virus créé par les États-Unis — s'est transformé en un long débat d'un an qui n'a porté que sur les deux premières.

Compte tenu de l'énorme impact négatif de l'épidémie de Covid sur les États-Unis et le reste du monde, il est facile de comprendre pourquoi nos dirigeants politiques seraient extrêmement inquiets si les gens commençaient ne serait-ce qu'à envisager la possibilité que le virus ait pu être produit par un laboratoire du gouvernement des États-Unis, sans parler de sa diffusion délibérée. Et persuader Facebook et Google de bloquer de telles théories serait [de leur point de vue - NdT] parfaitement logique.


 

Question 4 — Un aspect mineur de votre théorie me pose problème. Vous dites : « Des agents de la CIA ou des membres des forces spéciales [pourraient] avoir été envoyés à Wuhan pour propager » [le virus]. Cela pourrait être exact, mais pourquoi exclure la possibilité que des scientifiques chinois aient pu travailler secrètement avec leurs homologues étatsuniens (Baric, Fauci ?) ou que les dirigeants chinois coopèrent avec des élites étrangères et des agences de renseignement pour les aider à mettre en œuvre des politiques autoritaires dans leur propre pays ? Est-ce trop tiré par les cheveux pour que vous puissiez l'envisager ?

Ron Unz — Eh bien, tout est possible, mais il n'existe tout simplement aucune preuve de cela.

Compte tenu de l'extrême hostilité récente entre les gouvernements des États-Unis et de la Chine, je pense qu'il est très improbable que des hauts fonctionnaires des deux pays coopèrent secrètement en coulisses pour propager le virus du Sras-CoV-2.

Comme l'administration Trump a passé une grande partie du printemps à prétendre que les Chinois avaient « dissimulé » l'épidémie, de grandes équipes de journalistes d'investigation parmi nos principaux médias ont passé de nombreuses semaines à rechercher les faits. Sur la base de toutes les preuves disponibles, le gouvernement chinois n'a découvert l'existence de ce nouveau virus mystérieux et soudain que vers la fin décembre [2019 - NdT], et en a presque immédiatement informé l'Organisation mondiale de la santé.

Dès que les Chinois ont réalisé que le Covid était hautement contagieux et se propageait dans la ville de Wuhan, ils ont réagi très rapidement. Certains responsables locaux ont tenté d'ignorer ou de minimiser le problème, ce qui leur a fait perdre environ une semaine, mais dès que le gouvernement national a découvert le danger, il a rapidement ordonné des mesures de santé publique massives en confinant la ville de 11 millions d'habitants, et en élargissant peu après les mesures de confinement à la région, puis à une grande partie du pays, ce qui a contraint 700 millions de Chinois à rester chez eux pendant plusieurs semaines. Ces mesures leur ont permis d'éradiquer le virus, et en quelques mois, le pays était presque revenu à la normale.

Pendant ce temps, le gouvernement des États-Unis a surtout ignoré l'ensemble de l'éventuel problème tout comme la possibilité que le virus revienne dans le pays. Notre CDC a bâclé la production de kits de test, si bien que pendant de nombreuses semaines, nous n'avions aucun moyen de savoir si le virus commençait à se propager ici. Trump et ses partisans ont pris leurs désirs pour des réalités, affirmant que le virus n'était pas dangereux et qu'il pourrait disparaître « comme par magie ». Le gouvernement des États-Unis n'a commencé à prendre le problème au sérieux qu'après l'effroyable épidémie survenue dans le nord de l'Italie.

Étant donné que pendant toute cette période le gouvernement des États-Unis a sévèrement critiqué la Chine et a réagi de manière à ce point différente à sa propre épidémie de Covid, je pense qu'il est très peu probable que les dirigeants étatsuniens et chinois aient planifié ensemble l'épidémie de Covid ou aient coopéré secrètement de quelque manière que ce soit.

En revanche, il est certainement vrai que pendant de nombreuses années, des scientifiques chinois et étatsuniens ont travaillé ensemble sur des recherches concernant les virus et ont conjointement publié des articles. Mais c'est le cas des scientifiques du monde entier et, jusqu'à ces dernières années, la Chine et les États-Unis ont généralement entretenu des relations plutôt cordiales. Je ne pense pas qu'il soit particulièrement surprenant que le NIH des États-Unis ait en partie financé la recherche virale du laboratoire de Wuhan, et jusqu'à ce que l'épidémie de Covid se déclare, personne ne s'en serait soucié. Pour autant que je sache, les États-Unis accordent des subventions de recherche aux scientifiques du monde entier et d'autres pays, dont la Chine, font de même avec la recherche étatsunienne.

Et en dépit de tout le battage médiatique, je n'ai rien vu de particulièrement surprenant dans les courriels de Fauci qui ont été récemment publiés. Le soutien financier des États-Unis accordé à la recherche sur les virus du laboratoire de Wuhan n'ont jamais été un secret, et je l'ai lu depuis plus d'un an. Cependant, la situation a évidemment changé une fois que Trump et Pompeo ont commencé à prétendre que l'épidémie dévastatrice de Covid avait été causée par une libération accidentelle depuis le laboratoire de Wuhan. S'ils avaient raison, alors tout le monde aux États-Unis, même ceux qui ne sont que vaguement associés au laboratoire de Wuhan, pourrait être en partie tenus pour responsables, y compris Fauci. Il n'est donc guère surprenant que ce dernier et tous les autres aient commencé à cacher leur lien et à user de leur influence pour tenter — de façon malhonnête — de persuader les médias que le virus était d'origine naturelle, protégeant ainsi le laboratoire de Wuhan et eux-mêmes au passage.

Cela a fonctionné pendant environ un an, et personne ne s'est ému de la question. Mais maintenant que les médias considèrent que le virus est d'origine artificielle, le laboratoire de Wuhan est devenu le principal suspect, ce qui remet Fauci et les autres sur la sellette. Il semble bien que Fauci soit un bureaucrate fédéral malhonnête, mais notre gouvernement tout entier regorge de tels individus, et l'accent mis sur Fauci semble ridicule. Je pense qu'il est tout à fait improbable que le Sras-CoV-2 ait été fabriqué à Wuhan ou qu'il ait fait l'objet d'une libération accidentelle, de sorte que la malhonnêteté de Fauci était sans importance aucune [pour cet aspect seulement - NdT].

En définitive, s'il est vaguement possible que les agences de renseignement des États-Unis aient eu des espions à Wuhan ou même dans le laboratoire de Wuhan, rien ne semble le prouver. En fait, les seuls renseignements secrets que nous aurions reçus sur les événements de Wuhan proviennent d'une source d'un pays tiers, ce qui démontre notre propre manque total d'informations et d'agents. Si nous [les États-Unis - NdT] avons effectivement libéré l'arme biologique Sras-CoV-2 à Wuhan, il est assez peu probable que nous ayons pu recruter des agents chinois locaux pour mener à bien cette opération.

Depuis environ un an, la plupart des experts s'accordaient à dire que l'épidémie de Covid à Wuhan avait probablement commencé fin octobre ou début novembre 2019. Par une coïncidence remarquable, en visite à Wuhan pour les Jeux militaires mondiaux qui se sont terminés fin octobre, il y avait 300 militaires étatsuniens. Cette visite aurait fourni une couverture parfaite pour que les États-Unis glisse un couple d'agents dans le groupe, et qu'ils libèrent le virus dans la ville. Avec des milliers de militaires étrangers se déplaçant et faisant du tourisme, tout risque de détection aurait été minime. Cela semble beaucoup plus plausible que le risque de trouver et d'utiliser des agents chinois locaux.

Que penseraient les citoyens des États-Unis si 300 officiers militaires chinois effectuaient une visite prolongée à Chicago et qu'immédiatement après, une mystérieuse épidémie virale mortelle se déclarait soudainement dans cette ville ?

Question 5 — Parmi ceux qui liront cette interview, beaucoup vont penser : « Les États-Unis ne sont pas capables d'un tel crime ». Mais, au fil des années, des laboratoires financés par les États-Unis ont créé, modifié et stocké toutes sortes d'agents toxiques, dont « six armes biologiques produites en masse et opérationnelles », à savoir l'anthrax, la tularémie, la brucellose, la fièvre Q [ou coxiellose - NdT], le virus de l'encéphalite équine vénézuelienne, le botulisme et Dieu sait quoi encore. Les États-Unis ont également autorisé des programmes très controversés de recherche sur l'homme impliquant des personnes et des groupes qui n'ont jamais été informés qu'ils étaient utilisés comme cobayes dans une expérience de laboratoire gouvernemental. Comme l'a dit Jeanne Guillemin il y a plus de trois décennies :

« L'ensemble de l'héritage expérimental est consternant, depuis les centaines de singes morts à Fort Detrick [...] jusqu'aux volontaires vaccinés dans le cadre du projet Whitecoat, tous ligotés à des chaises au milieu de cages d'animaux sous le soleil de l'Utah pendant qu'on leur projette des aérosols de fièvre Q. Les scénarios fictifs réalisés en milieu urbain donnent froid dans le dos : des ampoules remplies d'agents biologiques factices sont lâchées dans le métro de New York, des hommes à l'aéroport national de Washington pulvérisent des pseudo agents biologiques à partir de porte-documents, et des tests similaires sont effectués en Californie, au Texas et au-dessus des Florida Keys. »

Bien que les preuves ne soient pas concluantes, des armes biologiques créées aux États-Unis auraient été utilisées en Corée, au Vietnam et à Cuba. L'histoire de ces armes accroît la probabilité que des éléments malveillants de l'État de sécurité nationale puissent les utiliser s'ils pensent pouvoir en tirer un avantage quelconque.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que les États-Unis n'utiliseront jamais une arme biologique, comme le Sras-CoV-2, contre un ennemi ?

Ron Unz — Bien sûr, de nombreux citoyens aux États-Unis peuvent considérer comme « impensable » que leur pays ait pu utiliser une arme biologique contre la Chine. Mais il est très largement reconnu que, pendant des décennies, les mêmes États-Unis ont disposé du premier programme de guerre biologique au monde, et qu'ils ont en fait bénéficié, dans les années 1950, de ressources gouvernementales comparables à celles nécessaires au développement des armes nucléaires.

De nombreuses preuves semblent indiquer que ces armes biologiques étatsuniennes ont bien été utilisées pendant la guerre de Corée, bien que ces affirmations aient été contestées et que ces armes biologiques se soient avérées plutôt inefficaces par rapport aux armes conventionnelles. Certains affirment également que des armes biologiques ont été utilisées contre Cuba et peut-être contre le Vietnam.

Quoi qu'il en soit, notre capacité de guerre biologique existe bien et l'installation de Fort Detrick en constitue le laboratoire phare. La réponse laxiste de Trump une fois le retour avéré du Covid aux États-Unis plaide en faveur de son ignorance des faits et suggère qu'il était loin de penser qu'il s'agissait d'une arme biologique dangereuse. Par conséquent, l'attaque contre la Chine — et l'Iran — a très certainement été mise en œuvre par des éléments malveillants, probablement menée par des membres des services de la sécurité nationale associés aux néoconservateurs de l'État profond au sommet de l'administration des États-Unis.

Si quelqu'un de suffisamment haut placé avait été à l'origine du complot, je pense qu'il aurait été facile pour les conspirateurs de faire appel aux ressources militaires des États-Unis pour mener à bien l'opération. Tous les participants de rang inférieur auraient facilement pu croire qu'ils faisaient partie d'une frappe pleinement autorisée contre les principaux adversaires géopolitiques des États-Unis, tout comme notre gouvernement a assassiné peu après le plus haut commandant militaire iranien. Il est probable que quelqu'un comme le secrétaire d'État — et ancien directeur de la CIA — Mike Pompeo ou le conseiller à la sécurité nationale John Bolton auraient été en mesure d'orchestrer l'attaque.

De tels individus avaient les moyens, le motif et l'opportunité, et que les médias ignorent si totalement cette possibilité semble donc absurde.

Il convient de considérer ce qui suit. Les pires attaques de guerre biologique de l'histoire des États-Unis se sont produites juste après le 11-Septembre, avec des envois d'anthrax à des personnalités politiques et médiatiques importantes, lesquelles ont incité le Congrès à adopter le Patriot Act. En dépit des tentatives de l'auteur des attentats à l'anthrax d'y impliquer des terroristes islamiques, le FBI a rapidement déterminé que l'anthrax provenait de nos propres installations situées à Fort Detrick, avant de déclarer qu'un scientifique gouvernemental nommé Bruce Ivins et spécialisé dans la recherches sur les armes biologiques en était le responsable, et de classer l'affaire, juste après son prétendu suicide. On peut contester la réelle culpabilité d'Ivins, mais il est presque certain que l'attaque a été menée par des éléments malveillants issus de nos services de sécurité nationale. Que l'épidémie de Covid ait eu des origines quelque peu similaires ne semble donc pas impossible.

Dans le cadre d'une opération malveillante, les attaques Covid auraient pu être organisées par une très petite poignée d'individus, sans qu'aucune ou presque des procédures bureaucratiques exhaustives habituellement nécessaires n'aient été suivies. Dans de telles circonstances, les auteurs du complot auraient pu minimiser le risque d'une propagation de la maladie aux États-Unis ou chez nos alliés de l'Otan, une minimisation qui aurait finalement entraîné le désastre que l'on connaît. Après tout, les États-Unis et l'Europe étaient sortis presque totalement indemnes des précédentes épidémies de coronavirus Sras et Mers.

Les médias mainstream et alternatifs ont quasiment tous ignoré un indice pourtant particulièrement révélateur. La plupart des experts estiment que l'épidémie de Covid à Wuhan a probablement commencé fin octobre ou début novembre [2019 - NdT], mais comme les infections ont mis du temps à se propager et que le virus était initialement indétectable, personne au sein du gouvernement chinois n'était au courant de l'épidémie avant la fin décembre. Cependant, plusieurs sources du gouvernement des États-Unis ont par la suite révélé à ABC News que, dès novembre 2019, notre Defense Intelligence Agency avait distribué aux responsables gouvernementaux un rapport secret les avertissant qu'une épidémie « cataclysmique » était en cours à Wuhan. Le Pentagone a ensuite démenti le récit, mais la télévision israélienne a confirmé de manière indépendante que le rapport existait bel et bien et qu'il avait été distribué à nos alliés de l'Otan et à Israël. Le rapport secret de la DIA a été préparé au cours de « la deuxième semaine de novembre », à un moment où à Wuhan — une ville de 11 millions d'habitants — quelques dizaines de personnes seulement commençaient sans doute à se sentir un peu malades, et plus d'un mois avant que quiconque au sein du gouvernement chinois ne découvre l'épidémie. Ces faits semblent presque impossibles à expliquer si le virus était d'origine naturelle ou s'il s'était accidentellement échappé du laboratoire de Wuhan.

Note du traducteur : ce qui précède est à mettre en lien avec cette récente information : Moderna travaillait déjà sur son « vaccin » anti-Covid dès... décembre 2019 ! On en a les preuves :
« Un accord de confidentialité montre que des candidats vaccins potentiels contre le coronavirus ont été transférés de Moderna à l'Université de Caroline du Nord en 2019, dix-neuf jours avant l'émergence du prétendu virus du Covid-19 annoncé à Wuhan, en Chine. »

À mon avis, la combinaison de toutes ces preuves, ajoutées à d'autres éléments, soutient fortement l'hypothèse selon laquelle l'épidémie de Covid a résulté d'une attaque biologique menée par les États-Unis contre la Chine — et l'Iran — et que cette opération fut probablement orchestrée par les néoconservateurs de l'État profond de l'administration Trump et menée par des individus malveillants.

Peu importe que d'autres soient d'accord ou pas avec mon analyse ; que cette possibilité très sérieuse soit à ce point exclue de la quasi-totalité des médias mainstream et alternatifs semble absurde et ridicule. Je soupçonne que la raison de ce silence [quasi - NdT] total tient au fait que les preuves qui soutiennent cette théorie sont suffisamment convaincantes pour que le simple fait de les présenter persuade rapidement une grande partie du public occidental qu'une attaque biologique est le scénario le plus probable. Et c'est précisément pour cette raison que ces faits ont été totalement occultés et qu'ils demeurent tabous.

Les néoconservateurs de Biden ont maintenant remplacé les néoconservateurs de Trump à la tête de notre gouvernement, mais la politique étrangère dangereusement anti-chinoise a très peu changé. Et comme les médias mainstream sont de tout cœur dans le camp de Biden, ils ont intensifié leurs attaques contre la Chine pour toutes sortes de motifs douteux. En effet, l'énorme vague de soutien apportée actuellement par les médias à l'hypothèse que le virus a été mis au point dans le laboratoire de Wuhan — hypothèse qui soutient que le Sras-CoV-2 a été secrètement développé par les Chinois, peut-être en tant qu'arme biologique — n'est devenue possible qu'après le départ de leur ennemi détesté, Trump.

Les États-Unis disposent du plus grand programme de guerre biologique au monde, l'administration Trump s'est concentrée sur la Chine au prétexte qu'elle constituait notre plus grande menace géopolitique, et les néoconservateurs de l'État profond que Trump a engagés étaient des individus notoirement irresponsables. Pourtant, la réflexion nécessaire pour que les médias établissent un lien entre tous ces points et commencent au moins à envisager la possibilité évidente qu'ils suggèrent est minime.

Note du traducteur : Voir aussi notre Focus Les preuves irréfutables de l'origine humaine du Sras-Cov-2 dans lequel l'auteur développait dès juin 2020 ce qui est décrit dans cet article, notamment sur l'origine humaine du Sras-CoV-2, les raisons de sa « création » et sa provenance : Fort Detrick dans le Maryland, États-Unis.

Les lecteurs voudront peut-être aussi en savoir plus sur Fort-Detrick : 
L'histoire secrète de Fort Detrick, la base de la CIA dédiée aux expériences de manipulation mentale et de guerre biologique.

Et si vous l'avez manqué : 
Le Magicien d'Oz — La sombre réalité que l'État profond cache au monde entier

Source de l'article initialement publié en anglais le 15 juin 2021 : The Unz Review
Traduction : Sott.net

Coronavirus – Des preuves que le Covid-19 trouverait son origine aux États-Unis

Des épidémiologistes et pharmaciens japonais et taïwanais ont déterminé que le nouveau coronavirus trouve presque certainement son origine aux États-Unis, étant donné que ce pays est le seul à disposer de tous les cinq pathogènes types, qu’on peut considérer par analogie comme une sorte de « branche » qui ne peut exister d’elle-même mais a du être reliée à un « arbre » (un tronc commun).

 

Le médecin taïwanais a remarqué qu’en août 2019, les États-Unis ont connu une vague de pneumonies pulmonaires ou pathologies similaires, que les Étasuniens ont attribué au « vapotage » des cigarettes électroniques, mais dont, selon le scientifique, les symptômes et les caractéristiques ne peuvent être attribués aux cigarettes électroniques. Il a dit avoir écrit aux autorités sanitaires des États-Unis en leur disant qu’il soupçonnait que ces morts étaient probablement dus au coronavirus. Il assure que ses avertissements ont été ignorés.

Immédiatement avant, le CDC avait totalement fermé le principal laboratoire biologique militaire de Fort Detrick dans le Maryland, en raison de l’absence de précautions contre des fuites de substances pathogènes, en adressant une mise en demeure aux militaires de cesser toute activité. C’est immédiatement après que l’épidémie des « cigarettes électroniques » a surgi.

Une unité de recherche sur les germes mortels est fermée dans un laboratoire de l’armée en raison de problèmes de sécurité
Des problèmes de traitements de substances dangereuses ont conduit le gouvernement à suspendre la recherche dans le principal centre de défense bactériologique militaire.
Extrait du The New York Times du 8 août 2019

Nous avons également eu des citoyens japonais infectés en septembre 2019 à Hawaï, des gens qui ne s’étaient jamais rendus en Chine, ces infections se sont produites sur le sol étasunien bien avant l’éruption à Wuhan, mais seulement peu après la fermeture de Fort Detrick.

Puis, sur les réseaux sociaux chinois, un autre article a été publié tenant compte de ce qui précède, mais comportant des précisions supplémentaires. Il déclarait notamment que cinq athlètes « étrangers » ou d’autres personnes en visite à Wuhan pour les Jeux militaires mondiaux (du 18 au 27 octobre 2019) avaient été hospitalisées à Wuhan pour une infection indéterminée.

L’article explique plus clairement que la version de Wuhan du virus n’aurait pu provenir que des États-Unis parce qu’il s’agit de ce qu’ils appellent une « branche » qui n’aurait pu être créée en premier lieu parce qu’elle n’aurait pas eu de « germe ». Cela ne peut provenir que d’une nouvelle variété dérivée du « tronc » d’origine, et ce tronc n’existe qu’aux États-Unis.

Il y a eu beaucoup d’hypothèses dans l’opinion publique selon laquelle le coronavirus aurait été délibérément transmis en Chine, mais selon l’article chinois, il existe une alternative bien moins sinistre.

Si certains membres de l’équipe étasunienne des Jeux militaires mondiaux (18-27 octobre) avaient été infectés par le virus en raison d’une éruption accidentelle à Fort Detrick, il est possible que, compte-tenu d’une longue période d’incubation, leurs symptômes aient été bénins, et ces personnes auraient facilement pu « faire une visite touristique » de la ville de Wuhan au cours de leur séjour, infectant potentiellement des milliers de résidents dans différents endroits, dont beaucoup allaient par la suite se rendre au marché de gros de fruits de mer d’où le virus se serait répandu comme un incendie de forêt (et cela a été le cas).

Cela expliquerait également l’impossibilité pratique de localiser le célèbre « patient zéro » qui en l’occurrence n’a jamais été découvert parce qu’il y en aurait eu plusieurs.

Ensuite, Daniel Lucey, un expert en maladie contagieuse de l’université de Georgetown à Washington, a déclaré dans Science que la première infection humaine a été confirmée comme s’étant produite en novembre 2019 (pas à Wuhan), en suggérant que le virus provenait d’ailleurs et s’est ensuite répandu vers le marché aux fruits de mer et de poissons. « Un groupe situe l’origine de l’éruption au 18 septembre 2019 ».

Le marché aux fruits de mer et poissons de Wuhan pourrait ne pas être la source d’où le nouveau virus s’est répandu dans le monde.

La description des premiers cas laisse entendre que l’éruption s’est produite ailleurs.

L’article dit :

« Comme des cas confirmés d’un nouveau virus émergent dans le monde entier à une vitesse préoccupante, tous les regards se sont tournés sur un marché aux poissons de Wuhan en Chine, comme étant l’épicentre de l’éruption. Mais une description des premiers cas cliniques publiée dans The Lancet vendredi, remettent en question cette hypothèse ».

L’article, écrit par un grand groupe de chercheurs chinois appartenant à plusieurs institutions, donne des précisions sur les 41 premiers patients hospitalisés qui ont eu des infections confirmées de ce qu’on a appelé le nouveau coronavirus 2019 (2019-nCoV).

Dans le premier cas, le patient est tombé malade le 1er décembre 2019 et n’avait aucun lien avec le marché aux poissons, selon les auteurs du rapport.

« On n’a pas découvert de lien épidémiologique entre le premier patient et les cas suivants », déclarent-ils. Leurs données montrent également qu’au total, 13 des 41 cas n’avaient aucun lien avec le marché. « C’est un nombre important, 13 cas, sans lien », affirme Daniel Lucey…

Des rapports précédents des autorités sanitaires chinoises et de l’Organisation mondiale de la santé avaient affirmé que le premier patient présentait des symptômes le 8 décembre 2019 – et ces rapports se contentaient de déclarer que la « plupart » des cas étaient liés au marché aux poissons, qui a été fermé le 1er janvier. (7)

« Lucey affirme que les nouvelles données sont exactes, les premières infections sur l’homme ont dû avoir lieu en novembre 2019 – sinon plus tôt – parce qu’il y a une période d’incubation entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes ». Si tel est le cas, le virus s’est répandu en silence chez les habitants de Wuhan – et peut-être ailleurs – avant que l’ensemble des cas provenant de cet infâme marché en gros aux poissons de Huanan soit découvert fin décembre. « Le virus est arrivé au marché avant de se répandre en-dehors dudit marché », selon Lucey.

« La Chine doit avoir compris que l’épidémie ne trouve pas son origine au marché aux poissons de Wuhan Huanan », a déclaré Lucey au Science Insider.

Kristian Andersen est un biologiste évolutionniste à l’Institut de recherche Scripps qui a analysé les séquences de 2019-nCoV pour essayer de clarifier son origine. Il a dit que le scénario était « tout à fait plausible » que des personnes infectées venant de l’extérieur aient propagé le virus dans le marché aux poissons. Selon l’article de la revue Science : « Andersen a publié sur un site de recherche de virologie son analyse des 27 génomes disponibles du 2019-nCoV le 25 janvier. Celle-ci suggère qu’ils avaient un "ancêtre commun très récent" – ce qui signifie une source commune – datant du 1er octobre 2019 ».

Il est intéressant que Lucey ait également remarqué que l’on croyait à l’origine que le MERS (SRMO) provenait d’un patient d’Arabie Saoudite en juin 2012, mais que des études ultérieures plus précises avaient pu remonter jusqu’à une éruption antérieure inexpliquée de pneumonie dans un hôpital Jordanien en avril de la même année. Lucey a affirmé qu’à partir des échantillons conservés des personnes décédées en Jordanie, les autorités médicales avaient confirmé qu’elles avaient été infectées par le virus MERS.

• Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une maladie respiratoire virale due à un nouveau coronavirus (Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient – MERS‐CoV) détecté pour la première fois en 2012 en Arabie saoudite.
• Les coronavirus constituent une vaste famille de virus pouvant provoquer des maladies diverses, allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
• Parmi les symptômes habituels du MERS figurent la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. La présence d’une pneumonie est fréquente, mais pas systématique. Des symptômes gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés. Certains cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV sont notifiés comme asymptomatiques, ce qui signifie qu’ils ne présentent pas de symptômes cliniques tout en donnant un résultat positif à un test de laboratoire mettant le MERS en évidence.
• Environ 35 % des cas notifiés d’infection par le MERS-CoV ont abouti au décès du patient.
• Bien que la majorité des cas de MERS chez l’homme soient attribuables à une transmission interhumaine dans les établissements de soins, les données scientifiques actuelles semblent indiquer que le dromadaire est un hôte réservoir majeur du MERS-CoV et une source animale de l’infection chez l’homme. Toutefois, le rôle précis que jouent ces animaux dans la transmission du virus et le mode exact de transmission ne sont pas connus.
• Le virus ne semble pas se propager aisément d’une personne à l’autre, à moins d’un contact étroit avec une personne infectée, par exemple lorsque des soins sont prodigués sans protection à un patient. Des irruptions liées aux soins de santé se sont produites dans plusieurs pays, les plus importantes ayant été observées en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en république de Corée.

Cela pourrait inciter le public à être prudent avant d’accepter « la version officielle de base » que les médias occidentaux veulent toujours propager – comme ils l’ont fait avec le SRAS, le MERS, et ZIKA, dont toutes les « versions officielles » se sont plus tard avérées entièrement fausses.

Dans ce cas, les médias occidentaux ont inondé leurs pages pendant des mois sur l’hypothèse que le virus COVID-19 trouvait son origine au marché aux poissons de Wuhan, provoqué par des gens ayant mangé des chauves-souris et des animaux sauvages. Tout cela s’est révélé faux.

Non seulement le virus ne trouve pas son origine au marché aux fruits de mer et poissons, mais il n’est pas du tout originaire de Wuhan, et il a désormais été prouvé qu’il ne provient pas de Chine non plus, mais a été apporté en Chine venant d’un autre pays. Une partie de la preuve de cette assertion, réside dans le fait que les variétés du génome du virus en Iran et en Italie ont été séquencées et ne faisaient pas partie de la variété qui a infecté la Chine et doit, par définition, provenir d’ailleurs.

Il semblerait donc que la seule possibilité soit que son origine se trouve aux États-Unis parce que c’est le seul pays à disposer du « tronc commun » à toutes ces variétés. Et il est donc vraisemblable que la source originale du virus du COVID-19 soit le laboratoire de guerre biologique de Fort Detrick. Ce ne serait pas une surprise, étant donné que le CDC a complètement fermé Fort Detrick, mais également parce que, comme je l’ai mentionné dans un article précédent, entre 2005 et 2012, les États-Unis avaient connu 1059 cas où des agents pathogènes avaient été volés, ou s’étaient échappés des laboratoires biologiques étasuniens au cours des dix années précédentes – une moyenne d’un cas tous les trois jours.

Source

L’histoire secrète de Fort Detrick, la base de la CIA pour les expériences de contrôle de l’esprit

20 septembre 2019 – Aujourd’hui, c’est un laboratoire de pointe. Dans les années 1950 et 1960, il a été le centre des expériences les plus sombres du gouvernement américain.

En 1954, un médecin de prison au Kentucky a isolé sept détenus noirs et leur a administré des doses « doubles, triples et quadruples » de LSD pendant 77 jours d’affilée. Personne ne sait ce qu’il est advenu des victimes. Elles sont peut-être mortes sans savoir qu’elles faisaient partie du programme très secret de la CIA visant à développer des moyens de contrôler les esprits – un programme élaboré à partir d’une base militaire peu connue au passé sombre, Fort Detrick.

L’expansion des banlieues a englouti Fort Detrick, une base militaire située à 80 km de Washington, dans la ville de Frederick, dans le Maryland. Il y a 73 ans, cependant, lorsque l’armée a choisi Detrick pour développer ses plans super-secrets de guerre bactériologique, la zone autour de la base était bien différente. En fait, elle a été choisie pour son isolement. La raison en est que Detrick, toujours florissante aujourd’hui en tant que base principale de l’armée pour la recherche biologique et comprenant maintenant près de 600 bâtiments sur 13 000 acres, a été pendant des années le centre nerveux de l’empire caché de la CIA pour les armes chimiques et le contrôle des esprits.

 

Detrick est aujourd’hui un des laboratoires de pointe pour la recherche sur les toxines et les antitoxines, le lieu où sont développées des défenses contre tous les fléaux, du champignon tueur de cultures à l’Ebola. Son rôle de leader dans ce domaine est largement reconnu. Pendant des décennies, cependant, une grande partie de ce qui se passait à la base était un secret bien gardé. Les directeurs du programme de contrôle mental MK-ULTRA de la CIA, qui utilisait Detrick comme base clé, ont détruit la plupart de leurs archives en 1973. Certains de ses secrets ont été révélés dans des documents déclassifiés, lors d’entretiens et à la suite d’enquêtes du Congrès. Ensemble, ces sources révèlent le rôle central de Detrick dans MK-ULTRA et dans la fabrication de poisons destinés à tuer des dirigeants étrangers.

En 1942, alarmée par des rapports indiquant que les forces japonaises menaient une guerre bactériologique en Chine, l’Armée Américaine a décidé de lancer un programme secret pour développer des armes biologiques. Elle a engagé un biochimiste de l’Université du Wisconsin, Ira Baldwin, pour diriger le programme et lui a demandé de trouver un site pour un nouveau complexe de recherche biologique. Baldwin a choisi une base de la Garde Nationale, pour la plupart abandonnée, sous la montagne Catoctin, appelée Detrick Field. Le 9 mars 1943, l’armée a annoncé qu’elle l’avait rebaptisée Camp Detrick, l’a désigné comme quartier général des Laboratoires de Guerre Biologique de l’Armée et a acheté plusieurs fermes adjacentes afin de fournir plus d’espace et d’intimité.

Après la Seconde Guerre Mondiale, Detrick a perdu de son importance. La raison en était simple : Les États-Unis possédaient des armes nucléaires, il ne semblait donc plus urgent de développer des armes biologiques. Cependant, au début de la Guerre Froide, deux événements apparemment sans rapport entre eux, survenus dans des parties opposées du monde, ont stupéfié la jeune Central Intelligence Agency et ont donné à Detrick une nouvelle mission.

Le premier était le procès pour trahison du primat catholique romain de Hongrie, le Cardinal Joseph Mindszenty, en 1949. Lors de ce procès, le cardinal est apparu désorienté, a parlé d’un ton monotone et a avoué des crimes qu’il n’avait manifestement pas commis. Puis, après la fin de la Guerre de Corée, il a été révélé que de nombreux prisonniers américains avaient signé des déclarations critiquant les États-Unis et, dans certains cas, confessant des crimes de guerre. La CIA a fourni la même explication pour les deux cas : le lavage de cerveau. Les communistes, a conclu la CIA, ont dû développer une drogue ou une technique qui leur a permis de contrôler les esprits humains. Aucune preuve de cela n’est jamais apparue, mais la CIA s’est laissée prendre au jeu de la fantaisie.

Au printemps 1949, l’armée a créé une petite équipe super-secrète de chimistes au Camp Detrick, appelée la Division des Opérations Spéciales. Sa mission était de trouver des utilisations militaires aux bactéries toxiques. L’utilisation coercitive des toxines était un nouveau domaine, et les chimistes de la Division des Opérations Spéciales devaient décider comment commencer leurs recherches.

Au même moment, la CIA venait de créer son propre corps de magiciens de la chimie. Les agents de la CIA en Europe et en Asie capturaient régulièrement des agents ennemis présumés et voulaient développer de nouveaux moyens pour soustraire les prisonniers à leur identité lors des interrogatoires, les inciter à révéler des secrets et même éventuellement les programmer pour qu’ils commettent des actes contre leur volonté. Allen Dulles, à la tête de la direction des opérations secrètes de la CIA et bientôt promu à la tête de l’agence, considérait son projet de contrôle des esprits – d’abord appelé Bluebird, puis Artichoke, puis MK-ULTRA – comme étant d’une importance suprême, la différence entre la survie et l’extinction des États-Unis.

En 1951, Dulles a engagé un chimiste pour concevoir et superviser une recherche systématique de la clé du contrôle de l’esprit. L’homme qu’il a choisi, Sidney Gottlieb, ne faisait pas partie de l’aristocratie à la cuillère d’argent dans laquelle la plupart des officiers de la jeune CIA ont été recrutés, c’était un Juif de 33 ans qui boitait et bégayait, issu d’une famille d’immigrants. Il méditait également, vivait dans une cabane isolée sans eau courante et se levait avant l’aube pour traire ses chèvres.

Gottlieb voulait utiliser les ressources de Detrick pour propulser son projet de contrôle de l’esprit vers de nouveaux sommets. Il a demandé à Dulles de négocier un accord qui officialiserait le lien entre l’armée et la CIA dans cette démarche. Selon un rapport ultérieur, les dispositions de l’accord prévoient que « la CIA a acquis les connaissances, les compétences et les installations de l’armée pour développer des armes biologiques adaptées à l’usage de la CIA ».

Profitant de cet arrangement, Gottlieb a créé une enclave cachée de la CIA à l’intérieur de Camp Detrick. Sa poignée de chimistes de la CIA a travaillé si étroitement avec leurs camarades de la Division des Opérations Spéciales qu’ils sont devenus une seule et même unité.

Certains scientifiques en dehors de ce groupe soudé soupçonnaient ce qui se passait. « Savez-vous ce qu’est une ‘opération indépendante standard’ ? » demanda l’un d’entre eux des années plus tard. « La CIA en menait une dans mon laboratoire. Ils testaient des produits psychochimiques et faisaient des expériences dans mes laboratoires mais ne m’en parlaient pas ».

Gottlieb a cherché sans relâche un moyen de faire exploser les esprits humains afin d’en implanter de nouveaux à leur place. Il a testé une étonnante variété de combinaisons de médicaments, souvent en conjonction avec d’autres tortures comme les électrochocs ou la privation sensorielle. Aux États-Unis, ses victimes étaient des sujets involontaires dans des prisons et des hôpitaux, notamment une prison fédérale à Atlanta et un centre de recherche sur la toxicomanie à Lexington, dans le Kentucky.

En Europe et en Asie de l’Est, des victimes de Gottlieb étaient emprisonnées dans des centres de détention secrets. L’un de ces centres, construit dans le sous-sol d’une ancienne villa de la ville allemande de Kronberg, pourrait avoir été la première prison secrète de la CIA. Pendant que les scientifiques de la CIA et leurs anciens camarades nazis étaient assis devant une cheminée de pierre pour discuter des techniques de contrôle de l’esprit, les prisonniers des cellules du sous-sol étaient préparés comme sujets d’expériences brutales et parfois fatales.

Il s’agissait des expériences les plus macabres que le gouvernement américain ait jamais menées sur des êtres humains. Dans l’une d’entre elles, sept prisonniers de Lexington, dans le Kentucky, ont reçu de multiples doses de LSD pendant 77 jours d’affilée. Dans une autre, des Nord-Coréens capturés ont reçu des médicaments dépresseurs, puis des doses de puissants stimulants et ont été exposés à une chaleur intense et à des électrochocs alors qu’ils étaient dans un état affaibli. Ces expériences ont détruit de nombreux esprits et causé un nombre inconnu de morts. Nombre des potions, pilules et aérosols administrés aux victimes ont été créés à Detrick.

L’une des victimes les plus connues des expériences MK-ULTRA était Frank Olson. Olson était un officier de la CIA qui avait passé toute sa carrière à Detrick et connaissait ses plus profonds secrets. Lorsqu’il a commencé à réfléchir à la possibilité de quitter la CIA, ses camarades ont vu une menace pour la sécurité. Gottlieb a convoqué l’équipe à une retraite et s’est arrangé pour qu’Olson soit drogué au LSD. Une semaine plus tard, Olson est mort dans un plongeon d’une fenêtre d’hôtel à New York. La CIA a appelé cela un suicide. La famille d’Olson pense qu’on l’a jeté de la fenêtre pour l’empêcher de révéler ce qui se préparait à l’intérieur de Camp Detrick.

Une décennie d’expériences intenses a appris à Gottlieb qu’il existe effectivement des moyens de détruire un esprit humain. Il n’a cependant jamais trouvé le moyen d’implanter un nouvel esprit dans le vide qui en résulte. Le Graal qu’il cherchait lui a échappé. MK-ULTRA s’est soldé par un échec au début des années 1960. « La conclusion de toutes ces activités », admit-il après coup, « était qu’il était très difficile de manipuler le comportement humain de cette façon ».

Néanmoins, Fort Detrick, tel qu’il a été rebaptisé en 1956, est resté la base d’armes chimiques de Gottlieb. Après la fin de MK-ULTRA, il l’a utilisée pour développer et stocker l’arsenal de poisons de la CIA. Dans ses congélateurs, il conservait des agents biologiques susceptibles de provoquer des maladies comme la variole, la tuberculose et l’anthrax, ainsi qu’un certain nombre de toxines organiques, notamment du venin de serpent et du poison paralysant pour crustacés. Il a développé des poisons destinés à tuer le leader cubain Fidel Castro et le leader congolais Patrice Lumumba.

Durant cette période, le profil public de Fort Detrick s’est étoffé de façon inconfortable. Personne ne savait que la CIA y fabriquait des poisons, mais son rôle en tant que principal centre de recherche du pays dans le domaine de la guerre biologique et de la lutte contre les cultures devenait évident. De la mi-1959 à la mi-1960, les manifestants se réunissaient une fois par semaine aux portes. « Aucune rationalisation de la « défense » ne peut justifier le mal de la destruction massive et des maladies », avaient-ils écrit dans une déclaration.

En 1970, le Président Richard Nixon a ordonné à toutes les agences gouvernementales de détruire leurs réserves de toxines biologiques. Les scientifiques de l’armée s’y sont conformés. Gottlieb hésitait. Il avait passé des années à rassembler cette pharmacopée mortelle et ne voulait pas la détruire. Après avoir rencontré le directeur de la CIA Richard Helms, il a reconnu à contrecœur qu’il n’avait pas le choix.

Un poison extrêmement puissant pour les mollusques, connu sous le nom de saxitoxine, a cependant échappé à la destruction. Deux bidons contenant près de 11 grammes de saxitoxine – assez pour tuer 55 000 personnes – se trouvaient dans le dépôt de Gottlieb à Fort Detrick. Avant que les techniciens de l’armée ne puissent les retirer, deux officiers de la Division des Opérations Spéciales les ont mis dans le coffre d’une voiture et les ont conduits au Bureau de Médecine et de Chirurgie de la Marine à Washington, où la CIA entretenait un petit entrepôt de produits chimiques. Un des assistants de Gottlieb a témoigné plus tard qu’il avait ordonné cette opération sans en informer son patron. Au moment où la saxitoxine a été découverte et détruite en 1975, Gottlieb avait pris sa retraite.

Gottlieb était l’Américain inconnu le plus puissant du 20e siècle – à moins que quelqu’un d’autre n’ait mené des expériences brutales sur trois continents et n’ait obtenu un permis de tuer délivré par le gouvernement américain. Detrick, sa base indispensable, contient encore des histoires inédites sur la cruauté qui a commencé là – à seulement 80 km du centre du gouvernement qui les a maintenues scellées pendant des décennies.

source : https://www.politico.com

L’histoire étonnante de Fort Detrick

par Ceng Jing.

Depuis que l’administration Trump a déclaré l’urgence nationale à la mi-mars au sujet de la propagation rapide du COVID-19, la tâche de développer un vaccin est tombée sur le principal laboratoire de recherche sur les virus de l’Armée Américaine à Fort Detrick, situé dans la banlieue du Maryland à quelque 80 km de Washington, D.C.

Au cours des dernières décennies, des recherches de pointe sur un large éventail de virus et de bactéries ont été menées à l’intérieur de ce complexe tentaculaire. Ses installations de pointe stockent également certaines des toxines les plus dangereuses connues de l’humanité, notamment le virus Ebola, l’anthrax et le coronavirus du SRAS.

L’obscure base militaire a été mise sous les feux de la rampe en 2008 après qu’un de ses scientifiques ait été soupçonné d’avoir perpétré l’attaque à l’anthrax de 2001, où plusieurs lettres contenant le germe mortel ont été envoyées aux médias et aux bureaux gouvernementaux américains.

L’année dernière, l’un des plus importants laboratoires de haute sécurité à l’intérieur du campus a été fermé par les autorités sanitaires en raison de violations de la sécurité. Outre quelques incidents ici et là, Fort Detrick semble être un lieu ordinaire pour la science médicale moderne. Mais en remontant un peu plus loin dans l’histoire, une période de l’histoire purement effrayante commence à émerger.

Après la Seconde Guerre Mondiale, Fort Detrick est devenu un site d’expériences scientifiques horribles menées dans le cadre d’une quête top-secrète de la CIA pour contrôler l’esprit humain, connue sous le nom de « Project MK Ultra ». Après plus de 20 ans, le projet s’est soldé par un échec lamentable et a entraîné un nombre inconnu de morts, dont un scientifique qui a participé au projet, et au moins des centaines de victimes américaines et canadiennes soumises à des tortures mentales et physiques. Les expériences ont non seulement violé le droit international, mais aussi la propre charte de l’agence qui interdit toute activité sur le plan national.

Le projet MK Ultra a été mis sur pied par le parrain de l’empire du renseignement américain, le directeur de la CIA Allen Dulles, dont la rhétorique toujours aussi effrénée sur la menace soviétique l’a aidé à mettre en place un appareil de sécurité nationale omnipotent qui allait définir la politique américaine. En 1953, après avoir capturé des pilotes américains qui ont admis avoir déployé de l’anthrax pendant la Guerre de Corée, Dulles a commencé à vanter les théories selon lesquelles ils avaient subi un lavage de cerveau par les Communistes de la République Populaire Démocratique de Corée de l’époque. Pour assurer la sécurité nationale, a-t-il soutenu, les États-Unis doivent concevoir leur propre programme de lavage de cerveau.

La revendication de Dulles s’est avérée n’être basée sur rien d’autre qu’une pure fantaisie de la Guerre Froide, car un rapport qu’il a commandé plus tard a rejeté les revendications de lavage de cerveau par les Communistes. Pourtant, le rusé maître espion Dulles, qui était connu pour avoir activement sauvé plusieurs hauts fonctionnaires nazis contre la volonté de son propre gouvernement, a poursuivi le programme pour une raison bien plus néfaste.

Comme l’explique David Talbot dans son livre « L’Échiquier du Diable », de nombreux espions recrutés au début de la Guerre Froide étaient des personnages sommaires et peu fiables, motivés par des vulnérabilités intérieures telles que l’avidité, la luxure ou la vengeance. Pendant ce temps, l’agence cherchait des moyens d’éliminer ces variables psychologiques en créant des machines humaines qui agiraient sur commande, même contre leur propre conscience.

Le 19 mars 2020, Andrea Luquette, scientifique de laboratoire, cultive des coronavirus pour préparer des tests au Commandement de la Recherche et du Développement Médical de l’Armée AZéricaine à Fort Detrick. /AP

En termes officiels, l’objectif principal du programme était « la recherche et le développement de matériaux chimiques, biologiques et radiologiques pouvant être utilisés dans des opérations clandestines pour contrôler le comportement humain », selon un mémo déclassifié produit par l’Inspecteur Général de la CIA. Il a rapidement pris de l’ampleur, se ramifiant en 149 sous-projets impliquant au moins 80 institutions dont des universités, des hôpitaux, des prisons et des compagnies pharmaceutiques à travers les États-Unis et le Canada.

Pour maîtriser le contrôle des esprits, un groupe de scientifiques malhonnêtes a testé librement des méthodes extrêmes sur des humains qui auraient fait atterrir n’importe qui en prison si ce n’était pas dans les paramètres de Fort Dertrick. Ces méthodes comprennent l’administration forcée de drogues psychoactives, des électrochocs forcés, des abus physiques et sexuels, ainsi qu’une myriade d’autres tortures, toutes effectuées en silence derrière les hauts murs de la « sécurité nationale ».

Dulles tenait particulièrement à savoir si des hallucinogènes comme le LSD pouvaient inciter certaines personnes à commettre « des actes de sabotage importants ou des actes de violence, notamment des meurtres », a rappelé Sidney Gottlieb, le principal expert en poisons de l’agence qui a dirigé le programme.

Des documents déclassifiés examinés par CGTN ont montré que les expériences dans le cadre du programme, allaient du bizarre aux extrêmes de la science-fiction : Des drogues qui « provoquent une confusion mentale », « procurent un maximum d’amnésie », « produisent une euphorie pure sans déception ultérieure », « abaissent l’ambition et l’efficacité générale du travail des hommes », et bien d’autres encore.

Tout au long de ses deux décennies d’existence, MK Ultra a été mené dans le plus grand secret, car l’agence s’attendait à un contrecoup politique important si le projet était porté à la connaissance du public. En fait, il était si secret que seuls quelques hauts responsables de l’agence étaient au courant de son existence.

À l’insu de la Maison Blanche et du Congrès, les habitants des quartiers oubliés des États-Unis – les prisonniers, les prostituées et les sans-abri – ont été enlevés dans les rues pour participer involontairement à la science folle de Fort Derrick : « Des gens qui ne pouvaient pas se défendre », selon les mots de Gottlieb. Cependant, le programme s’appuyait également sur des personnes qui le pouvaient, y compris des soldats américains et des patients sans méfiance qui sont tombés par inadvertance dans les hôpitaux et cliniques associés à MK Ultra à travers l’Amérique du Nord.

En juillet 1954, l’aviateur Jimmy Shaver, de la base aérienne de Lackland, a été accusé d’avoir violé et tué une fillette de trois ans à San Antonio. Tout au long de l’épisode, il était souvent dans un état d’étourdissement et de transe. Lors de son arrestation, Shaver semble également avoir perdu une grande partie de ses souvenirs, y compris ceux concernant sa femme. Quatre ans plus tard, il a été exécuté le jour de son 33e anniversaire. Ce n’est que plus tard que le public a appris que Shaver, qui n’avait pas de casier judiciaire, était l’un des cobayes utilisés par MK Ultra. Selon The Intercept, le projet de contrôle de l’esprit avait joué un rôle important dans l’envoi de Shaver à la chaise électrique.

D’autres personnes ayant survécu aux expériences brutales ont révélé les terribles conséquences du lavage de cerveau pratiqué par la CIA. Linda McDonald, 25 ans, mère de cinq jeunes enfants, a déclaré qu’elle s’était pratiquement transformée en enfant après avoir subi les fameuses expériences de la Sleep Room, dont on lui avait dit qu’elles permettraient de traiter sa schizophrénie aiguë inexistante. Pendant 86 jours, McDonald est restée dans un coma provoqué par de puissants narcotiques et des électrochocs qui lui ont fait frire le cerveau 102 fois.

L’ancien Président américain Gerald Ford présente ses excuses en 1975 à la famille de Frank Olson, qui est mort en 1953 après que la CIA lui ait administré une dose de LSD. /AP

« Il fallait que je sois aidé pour les toilettes », a déclaré McDonald. « J’étais un légume. Je n’avais pas d’identité, pas de souvenir. Je n’avais jamais existé dans le monde auparavant. Comme un bébé ».

Pourtant, parmi les 180 médecins et chercheurs qui ont participé à ces expériences illégales, peu avaient exprimé des doutes ou des remords. Le seul qui l’ait fait est mort.

Frank Olson était un biochimiste et père de trois enfants qui travaillait dans les laboratoires de guerre biologique de Fort Detrick. Il était l’un des scientifiques de MK Ultra qui voyageait régulièrement entre les « sites noirs » d’Europe pour observer différentes expériences humaines. Après une visite en 1952 au Camp King, un célèbre refuge de la CIA en Allemagne, il a été particulièrement secoué par la cruauté dont les prisonniers soviétiques étaient victimes, selon Talbot.

« Il a eu beaucoup de mal après l’Allemagne … la drogue, la torture, le lavage de cerveau », aurait déclaré l’ancien collègue d’Olson à Detrick, le chercheur Norman Cournoyer. À son retour d’Allemagne, Olson a subi une « crise morale » et était prêt à abandonner sa carrière scientifique pour devenir dentiste, selon la famille d’Olson. Pourtant, avant qu’il ne puisse changer de vie, le scientifique lui-même était devenu, sans le savoir, l’une des nombreuses victimes involontaires de MK Ultra.

Une semaine avant Thanksgiving, Olson a été invité à un week-end de retraite dans une installation isolée de la CIA à Deep Creek Lake dans le Maryland. Un soir après le dîner, Olson et d’autres scientifiques sans méfiance ont reçu des boissons contenant du LSD, après quoi il a commencé à avoir de fortes hallucinations. L’épreuve s’est terminée une semaine plus tard, lorsqu’il s’est défenestré du 10ème étage de l’hôtel Statler à Manhattan. Les responsables de la CIA ont conclu à la hâte que la mort du scientifique était un suicide. Cependant, les enfants d’Olson ont eu du mal à accepter ce « récit » et ont commencé leur propre enquête sur la fin tragique de leur père.

Après des décennies de procédures avec le gouvernement américain et l’enquête menée par Eric et Nils Olson, les fils de Frank, et après une exhumation pour autopsie, des preuves substantielles ont été mises en place pour déterminer l’éventualité du meurtre du scientifique. Après avoir examiné la dépouille d’Olson, le médecin légiste James Starrs a relevé plusieurs incohérences importantes qui contredisent le récit officiel du suicide. Bien qu’il ait atterri sur le dos, le crâne au-dessus de l’œil d’Olson s’était fissuré, ce qui suggère qu’il a reçu un coup violent à la tête avant de traverser la fenêtre.

« La mort de Frank Olson le 28 novembre 1953 est un meurtre, pas un suicide », a déclaré Eric Olson. « Ce n’est pas une histoire d’expérience sur la drogue LSD, telle qu’elle a été représentée en 1975. C’est une histoire de guerre biologique. Frank Olson n’est pas mort parce qu’il était un cobaye expérimental qui a vécu un « bad trip ». Il est mort parce qu’on craignait qu’il ne divulgue des informations concernant un programme d’interrogatoire très secret de la CIA au début des années 1950, et concernant l’utilisation d’armes biologiques par les États-Unis pendant la Guerre de Corée ».

source : https://news.cgtn.com

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