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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 17:38
 
 

 

Généraux français qui s’OTANisent. Généraux italiens qui protestent.

Dans un court fil twitter posté ce jour, le Colonel Jacques Hogard, que les lecteurs du Courrier des Stratèges connaissent par l’entretien qu’il a accordé à notre titre, écrit:

 

“#Ukraine️ On me rapporte que lors d’une inspection récente du 5ème RD à Mailly, le général #Collet IAT aurait déclaré que « l’armée devait être convaincue que non seulement il fallait se préparer au combat mais que la guerre était inévitable avec la Russie » !

 

Si ces propos sont exacts, il s’agit là d’une déclaration aussi grave qu’irresponsable. Le rôle des chefs militaires n’est pas d’être de dociles va-t-en-guerre inféodés à l’@NATO! Ces déclarations sont inadmissibles.

 

 

Ce général aurait également déclaré que les Russes auraient perdu 20000h en 2 mois d’opérations en Ukraine! De 2 choses l’une, soit ce général a de très mauvaises sources, soit il agit comme un agent de propagande de l’OTAN et du régime de #Zelensky. Ça manque de sérieux tout ca!”

 

Nous avions déjà signalé hier l’Ordre du Jour du Chef d’Etat Major des Armées, le Général Thierry Burkhard, daté du 22 avril dernier, où l’on peut lire: “Ce que nous apprend la guerre en Ukraine, c’est que nous avons changé d’époque, d’échelle et d’enjeux. Chacun doit faire le nécessaire pour s’y préparer. Le moment venu, nous n’aurons pas le droit de ne pas être au rendez-vous.” Et nous demandions: Simple posture ou bien évocation d’un potentiel engagement français plus marqué? La déclaration du Général Collet fait pencher la balance du côté d’un engagement français plus marqué.

 

Alors, y a-t-il une politique officielle qu’on nous cacherait? Le Président de la République qui briguait encore, il y a quelques jours, sa réélection, aurait-il oublié d’avertir les Français qu’il voulait les entraîner dans une guerre contre la Russie sans les avoir prévenus quand il en avait l’occasion?

 

On imagine bien, en effet, que le résultat de l’élection n’aurait pas été le même dans ce cas !

 

Il y a malgré tout une grosse incohérence dans les propos rapportés du Général Collet. Le chiffre de 20 000 soldats russes blessés graves et tués représenteraient des pertes absolument gigantesques puisqu’on peut estimer que les Russes ont massés 200 000 hommes aux frontières de l’Ukraine avant le 24 février mais n’en ont utilisé qu’entre 80 et 100 000 pour la bataille elle-même (hors troupes des deux républiques sécessionnistes de Lougansk et de Donetsk).  On serait donc à plus de 20% de pertes. C’est un taux d’attrition que l’armée russe ne pourrait pas soutenir sans que l’on ait observé des mouvements de troupes et de recrutement beaucoup plus importants. Et l’on pense bien que les Occidentaux ne se seraient pas privés de montrer des images satellites.  Par conséquent, de deux choses l’une, soit le chiffre avancé par le Général Collet est exact et l’armée russe ne représente pas un danger pour le reste de l’Europe. Soit le chiffre est pris à la propagande ukrainienne et OTANienne et il contribue à un aveuglement général sur l’armée russe. Et dans ce cas, il est pour le moins imprudent de lancer l’armée française dans une aventure à l’issue incertaine contre une armée russe redoutablement efficace, (une fois effectués les ajustements tactiques du début de la guerre, comme Scott Ritter l’explique dans l’article récent que nous citions hier).

 

En tout cas, on opposera aux déclarations de certains hauts gradés français, celles de ces généraux italiens qui ont pris position ces derniers jours. Comme le rapportent plusieurs médias:

 

Le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne et actuel président de la fondation ICSA, a déclaré à propos du conflit en Ukraine : « La neutralité ? Je suis tout à fait d’accord avec cela. Et je pense qu’avant de mettre à exécution les menaces d’extension du conflit à l’OTAN de part et d’autre, nous devons faire en sorte que ce conflit se termine. Et de ce point de vue, je ne vois personne qui s’engage, au contraire, je vois toute une série de pyromanes qui font exactement le contraire ».

 

Il a ajouté : « Tout d’abord, notre pays devrait tout faire, et je ne vois pas qu’il le fait, pour que le conflit puisse se terminer. Quand je dis « tout faire », je veux dire que nous devons nous mettre d’accord avec d’autres pays européens, notamment la France et l’Allemagne, sur une position commune vis-à-vis des pays belligérants menés par les États-Unis, pour qu’ils cessent leurs manoeuvres, pour qu’ils favorisent un cessez-le-feu et des négociations, même au risque de perturber nos relations avec les États-Unis ».

 

 C’est un conflit dont nous devons essayer de nous tenir à l’écart le plus longtemps possible », a déclaré Marco Bertolini, lieutenant général de l’armée italienne à la retraite (…)  « Dans le milieu catholique, il y a toujours eu un débat pour savoir si une guerre est juste ou non. Beaucoup de théologiens en ont discuté, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, et ont dit quels étaient les critères d’une guerre juste ou injuste. – se souvient le lieutenant-général qui commandait les forces spéciales. – Je pense que pour qu’une guerre soit considérée comme juste, elle doit avant tout être « notre » guerre. Et celle-ci ne l’est pas ».”

 

 

 

La bataille d’Ukraine

En nous appuyant sur la synthèse de Soutfront.org:

 

Le principal événement des opérations militaires en Ukraine au cours de la journée écoulée a été le bombardement massif d’installations militaires et d’infrastructures d’importance stratégique en Ukraine. Dans la soirée du 3 mai, des missiles de croisière russes ont frappé des cibles dans diverses régions de l’ouest et du centre de l’Ukraine, où étaient envoyées des fournitures militaires étrangères. Au moins six sous-stations ferroviaires et d’autres objets d’importance stratégique ont fait l’objet de frappes de missiles dans la soirée. Selon le directeur des chemins de fer ukrainiens, les dégâts sont importants. En conséquence, 14 trains ont été retardés. Il n’y a pas eu de victimes parmi les cheminots et les passagers à la suite des frappes.

 

L’un des missiles russes a endommagé la gare de Volovets en Transcarpathie. Les voies ferrées de la région sont utilisées pour le ravitaillement militaire de la Pologne et de la Roumanie. Il s’agit de la première attaque dans la région depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine. L’infrastructure ferroviaire de la région de Lviv a beaucoup souffert. Les forces armées de la Fédération de Russie ont frappé en même temps plusieurs stations de traction et sous-stations électriques près de la ville. Le maire local a confirmé les dommages causés à deux sous-stations électriques, à la suite desquels l’électricité a été partiellement coupée dans la ville. Selon diverses informations, les cibles étaient les sous-stations “Sknilov-transit”, “Kleparov-transit” et “Podbortsy-T”.

 

Dans le sud de l’Ukraine, dans la région d’Odessa, le maire de la ville d’Artsyz a confirmé une frappe de missile sur la ville. La cible était probablement la gare ferroviaire locale.

 

Des tirs de missiles ont également été signalés dans d’autres régions ukrainiennes. La défense aérienne fonctionnait à Kiev, des attaques ont été signalées dans les régions de Dnepropetrovsk, Kirovograd, Cherkasy et Ternopil, des explosions ont été entendues à Vinnitsa. Certains des missiles ont été interceptés.

 

Sur les lignes de front de l’est et du sud de l’Ukraine, la situation reste quasiment inchangée.

 

Dans la région de Kharkov, l’armée ukrainienne continue de renforcer son groupement, rassemblant davantage d’armes et de forces. Après une tentative infructueuse d’attaque du village de Cosaque Lopan, l’armée ukrainienne poursuit le bombardement massif de cette localité. Au nord-est de la ville de Kharkiv, l’armée ukrainienne poursuit ses tentatives de briser la défense russe et d’éloigner les forces russes des autoroutes, ce qui constitue une menace pour les arrières et les approvisionnements russes.

 

Dans la zone située au sud d’Izioum, la bataille se poursuit à la périphérie de Liman, que les forces de la République de Lougansk ont récemment atteint par l’est. Le village est bloqué par les troupes russes et les unités des forces armées des républiques sécessionnistes depuis l’est et le sud-est. La bataille pour le contrôle du village approche. Dans les zones des villages de Iatskovka et Roubtsi, près du réservoir d’Oskol, environ un millier de militaires de l’armée ukrainienne restent encerclés.

 

Aucun changement n’a été signalé dans la région de Severodonetsk. Les combats se poursuivent dans la zone industrielle de la périphérie sud de Rubejnoïe.. À Popasnaïa, les alliés russes continuent de repousser l’ennemi hors des rues de la ville et de sa périphérie au prix de violents combats.

 

Dans la région de Donetsk, les fronts d’Avdiivka et de Marïinka restent inchangés. La même situation est signalée dans la région d’Ougledar. Les forces armées de la République de Donetsk n’ont pas encore pénétré dans la ville elle-même.

 

Le matin du 4 mai, une explosion a eu lieu à la suite du bombardement du dépôt pétrolier de Makeïevka. 

 

À Marioupol, plus de 126 civils ont pu quitter les installations d’Azovstal jusqu’à présent. Les assiégés ne veulent toujours pas se rendre. 

 

Le 3 mai, une autre attaque terroriste contre le centre de télévision et de radio de Mayak a été empêchée en Transnistrie. Un quadrocoptère équipé de deux kilos d’explosifs a été abattu. La situation dans la région reste tendue. La menace d’une invasion de la Transnistrie par des forces ukrainiennes, moldaves ou d’autres forces étrangères persiste et le restera jusqu’à la percée des troupes russes dans la région.

 

 

 

Redressement spectaculaire du rouble face à l’euro

 

 

 

 

+ Explication intéressante des insultes proférées par le gouvernement ukrainien vis-à-vis du Chancelier allemand Scholz, qu’ils ont traité de “pâté de foie inconsistant”: lors de la rencontre de Ramstein autour du secrétaire américain à la Défense, “la partie allemande a exprimé des doutes quant à l’opportunité de fournir des armes à l’Ukraine, arguant que les armes occidentales modernes risquent très probablement de tomber entre les mains non seulement de l’armée russe et de ses alliés, mais aussi de terroristes, et même de refaire surface plus tard dans une autre partie du monde.Selon les représentants allemands, cela est dû au fait que l’armée ukrainienne est incapable de contenir les troupes russes et qu’elle est rongée par la corruption. En outre, les Allemands ont soudainement commencé à différencier les troupes régulières ukrainiennes de l’armée des volontaires, considérant ces derniers comme des formations peu fiables et douteuses“. Cela a provoqué la colère du président ukrainien, histrion enivré de son succès médiatique en Occident et qui fait un caprice à la moindre contrariété.

 

+ Autre exemple du déchirement de l’Union Européenne entre idéologie et principe de réalité:selon les propositions de la Commission, l’UE sanctionnerait le pétrole russe, en interdisant les importations de brut dans les six mois et de produits raffinés d’ici la fin de l’année 2022. Une dérogation spéciale a été élaborée pour la Slovaquie et la Hongrie, leur donnant jusqu’à la fin de 2023 pour “se mettre en conformité”, en raison deleur dépendance vis-à-vis du pétrole russe. “Ce n’est malheureusement pas suffisant”, a déclaré  Karol Galek, vice-ministre slovaque de l’économie en charge de l’énergie. “Nous attendons au moins trois ans”.Une raffinerie clé nécessite du pétrole russe lourd et les approvisionnements alternatifs ne seront pas viables selon le calendrier proposé, a-t-il expliqué. D’ici à la fin de 2025, l’abandon du pétrole russe devrait être possible : “C’est à ce moment-là que nous pourrons rendre l’oléoduc plus solide. Et de changer la technologie”. Mais même ce délai serait serré, a-t-il ajouté. M. Galek a souligné que la proposition actuelle ne nuirait pas seulement à l’approvisionnement énergétique de la Slovaquie, mais aussi à celui de l’Autriche, de la République tchèque et de l’Ukraine. “Cela va détruire notre économie européenne”, a-t-il déclaré.

 

+ François Asselineau jubile sur son compte twitter. lui qui a toujours dénoncé à la fois l’OTAN et l’UE, constate que le rouble est à son plus haut face à l’euro: ‘EURO EST PASSÉ SOUS LA BARRE DES 70 ROUBLES La chute de l’euro vis-à-vis du rouble se poursuit de jour en jour. Ce 4 mai 2022 à 18h00 GMT il cotait : 1 EUR”= 69,9758 RUB Il a même atteint un plus bas à 67,89 RUB à 16h00 GMT LE ROUBLE EST AU PLUS HAUT/€ DEPUIS PLUS D’UN AN” 

 

Pourquoi croyez-vous que Vladimir Poutine tienne autant à ce que les euros d’achat du gaz soient changés en roubles?

 

 

 

Les Américains sont en train de perdre des pièces importantes sur le “Grand échiquier” eurasiatique

 

 

 

 Extraits d’un article de Matthew Ehret paru dans The Cradle. Il est urgent de commencer à comprendre le basculement géopolitique en cours:

 

Alors qu’il est facile de se perdre dans l’essaim de faits chaotiques, de clips sonores, d’interprétations narratives et d’autres bruits, il est vital de garder à l’esprit les forces historiques plus larges qui façonnent notre époque en crise.

 

Il y a deux semaines, dans une importante interview exclusive pour The Cradle, l’influent économiste russe Sergey Glaziev a exposé les termes et les principes de fonctionnement rapidement mis en ligne par les principaux États membres du Grand Partenariat Eurasien.

 

Glaziev a exposé les principes fondamentaux sur lesquels reposera le nouveau système économique post-dollar américain. Bien qu’une unité commune soit convenue, elle ne sera pas basée sur une monnaie particulière comme dans l’ordre de Bretton Woods, mais plutôt sur un panier de monnaies locales liées plus profondément à un ensemble de produits réels tels que l’or et d’autres métaux précieux, les céréales, les hydrocarbures, le sucre, etc.

 

La vraie science, pas l’économie de casino ! 

 

La différence entre ce système et les défuntes structures économiques anglo-américaines est que la conception de Glaziev est basée sur des processus réels, tangibles et mesurables définissant la valeur économique entre les participants de l’alliance multipolaire.

 

Ce nouveau paradigme de la valeur contraste fortement avec le système de taux de change flottants de l’après-1971, caractérisé par une spéculation effrénée et une augmentation hyperbolique des dettes impayables, qui ont soutenu des décennies de malversations économiques occidentales.

 

Alors qu’un système justifie l’augmentation des flux monétaires en son sein par une logique de casinos spéculatifs dépourvue de toute amélioration mesurable des pouvoirs productifs du travail, le système eurasien opposé décrit par Glaziev est très différent. Ce système multipolaire justifie la croissance économique, l’investissement et le profit par des activités liées à l’amélioration des conditions de vie des populations par des pratiques liées au progrès agro-industriel et scientifique.

 

Ceux qui sont prêts à faire des recherches noteront que c’est ironiquement ainsi que l’Occident s’est comporté lorsqu’il était encore en croissance industrielle au cours du 19e siècle et de la première moitié du 20e siècle. Malheureusement, deux générations d’une logique de société de consommation post-industrielle ont détruit cet héritage antérieur. (C’est nous qui soulignons. CdS)

 

Glaziev n’est pas n’importe quel théoricien. Il est le ministre russe chargé de l’intégration et de la macroéconomie de l’Union économique eurasiatique (UEE) et l’un des principaux stratèges de la commission Union économique eurasiatique-Chine pour une nouvelle architecture financière. En tant que tel, ses propos ne sont pas purement académiques, mais constituent une force active de la grande stratégie qui empêche même les idéologues monétaristes de la Banque centrale russe de dormir la nuit.

 

Dans tous ses entretiens et écrits récents, M. Glaziev a également indiqué clairement que les principes de ce nouveau système sont déjà opérationnels sous la forme de l’approche unique de la Chine en matière de finance et de relations internationales, décrivant récemment la Chine dans les termes suivants :

 

“L’ensemble du système bancaire chinois appartient à l’État, il fonctionne comme une seule institution de développement, orientant les flux de trésorerie pour accroître la production et développer de nouvelles technologies. Aux États-Unis, la masse monétaire est utilisée pour financer le déficit budgétaire et est réaffectée aux bulles financières. En conséquence, l’efficacité du système financier et économique américain est de 20 % – là, seul un dollar sur cinq atteint le secteur réel, et en Chine, près de 90 % (c’est-à-dire la quasi-totalité des yuans créés par la Banque centrale de la RPC) alimentent les contours de l’expansion de la production et assurent une croissance économique ultra-haute”.

 

À travers l’Asie du Sud et l’Asie centrale, l’alliance sino-russe a été transformatrice, Moscou fournissant une assistance militaire et de renseignement stratégique pour empêcher les changements de régime dirigés par l’Occident au cours des sept dernières années, comme nous l’avons vu dans le cas de la Syrie depuis 2015, de la Turquie en 2016, et plus récemment du Kazakhstan en 2022.

 

Cependant, la Russie ne dispose pas de la liberté économique nécessaire pour mener à bien la construction de mégaprojets en raison de l’emprise persistante (pour l’instant) du FMI sur son économie – c’est là que la Chine intervient. Pékin a pu utiliser son vaste appareil bancaire d’État pour fournir des investissements à long terme pour la reconstruction de toutes les nations malmenées par la mondialisation depuis des générations.

 

Le “Tunxi” va transformer l’Asie occidentale ! 

 

Alors que l’initiative phare de la Chine, Belt and Road (BRI), évolue à un rythme rapide depuis qu’elle a été dévoilée en 2013, elle n’offre nulle part autant d’espoir que dans les régions de l’Asie de l’Ouest et du Sud-Ouest qui ont souffert de la manipulation anglo-américaine pendant des générations et dont les populations ont soif de progrès économique.

 

Avec l’accord global de Tunxi du 1er avril 2022 signé par les ministres des affaires étrangères de la Russie, du Pakistan, de la Chine, de l’Afghanistan, de l’Iran, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, les projets BRI d’Asie du Sud-Ouest et d’Asie centrale ont pris une nouvelle énergie.

 

Parmi les nombreuses initiatives du Tunxi visant à intégrer l’Afghanistan dans la BRI tout en amplifiant l’influence de la BRI dans les régions environnantes, nous constatons qu’une priorité élevée est accordée aux projets énergétiques, aux transports/à la connectivité, à l’intégration, à l’agriculture, aux télécommunications et à l’intégration avec les nations environnantes. Parmi ses 72 points, l’accord stipule

 

“La Chine soutient l’extension du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) et du Corridor économique Chine-Asie centrale-Asie occidentale à l’Afghanistan, et est prête à promouvoir la synergie entre l’initiative “la Ceinture et la Route” et les stratégies de développement de l’Afghanistan, et à soutenir le bon fonctionnement des services de trains de marchandises Chine-Afghanistan, afin d’aider l’Afghanistan à mieux s’intégrer dans le processus d’intégration économique régionale”.

 

Les principaux projets comprendront le chemin de fer Khaf-Herat, qui sera achevé et prolongé vers les pays d’Asie centrale via la ligne ferroviaire Mazar-e-Sharif, ainsi que le port de Chabahar en Iran.

 

Le vice-ministre iranien des transports, Abbas Khatibi, a souligné que ce projet sera bientôt relié à la Chine et à d’autres nations régionales en déclarant : “En plus de relier le réseau ferroviaire iranien à l’Europe, le nouveau chemin de fer Khaf-Herat reliera les ports du sud du pays aux pays d’Asie centrale, au Caucase, à l’Irak et même à la Chine.” (…)

 

 

Si l’alliance Russie-Chine est solide, d’autres nations parmi les 148 qui ont jusqu’à présent signé des accords de coopération avec la BRI sont sur un terrain plus fragile. C’est dans ces zones plus faibles que des efforts sont déployés pour desserrer le tissu de l’alliance eurasienne par tous les moyens possibles.

 

Tel a été le cas au Pakistan, où le Premier ministre Imran Khan a été renversé le 10 avril par le Département d’État américain. Cela a jeté le doute sur le niveau d’engagement du nouveau gouvernement envers les projets CPEC et BRI, tels qu’ils ont été décrits à Tunxi et dans d’autres endroits, ainsi qu’envers les accords de sécurité pro-eurasiens plus larges conclus par l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ces dernières années. Au moins pour l’instant, le nouveau gouvernement pakistanais de Shehbaz Sharif a promis de maintenir le CPEC au rang de priorité nationale.

 

Quelle que soit l’issue du conflit qui se déroule en Ukraine, des manœuvres militaires des États-Unis en Asie-Pacifique ou des efforts plus larges visant à déstabiliser les alliés de la Russie, de l’Iran et de la Chine (RIC), le fait est que l’ordre actuel tel que nous le connaissons est en phase terminale de déclin, tandis qu’un nouveau système économique émergera d’une manière ou d’une autre...”

 

Si nous bouclons notre réflexion du jour, nous comprenons que ce qui fait le plus défaut à Paris, c’est une vision d’ensemble. On peut bien laisser des généraux français s’emballer et imaginer une implication beaucoup plus forte de la France dans la bataille d’Ukraine. Dans tous les cas cela signifie qu’à l’Elysée on n’a pas la vision globale de ce qui se passe en Eurasie avec l’émergence d’un couple sino-russe – que cela nous plaise ou non, nous l’avons bien cherché.

 

La puissance militaire russe avec la puissance économique chinoise: le cauchemar de Henry Kissinger réalisé ! Sans oublier l’Inde, le Pakistan, le Kazakhstan….Au coeur de l’Eurasie, surtout depuis le retrait américain d’Afghanistan, on profite du grand basculement provoqué par la guerre pour faire émerger une nouvelle réalité géopolitique.

Source

 

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La révolte de généraux italiens : « ce n’est pas notre guerre, disons NON aux USA »

Le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne

Des voix s’élèvent en Italie pour dénoncer les incendiaires et appeler à la paix.

On pense évidemment chez nous aux déclarations de l’opportuniste Bruno Lemaire ou à Macron qui déverse SANS CONSULTER LE PEUPLE des moyens considérables (armes, argent, hommes…) sur le champ de bataille, démontrant par là-même qu’il est tout sauf un agent de la paix.

Quel Français, de Bretagne, d’Auvergne ou de Corse a un problème personnel avec les Russes au point de vouloir que la France entre en guerre contre ce pays ?

Les pacifistes de tous horizons doivent s’entendre et ne pas attendre passivement comme des lapins pris dans les phares d’une voiture.

La Russie est un état souverain et surtout une puissance NUCLEAIRE : cette guerre n’est pas la nôtre.

Résumé des positions de trois intervenants dans le débat :

Le général Leonardo Tricarico (photo), ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne et actuel président de la fondation Icsa, déclare à propos du conflit ukrainien :

« La neutralité ? Je suis entièrement d’accord. Et je crois qu’avant de mettre à exécution les menaces des deux côtés pour aggraver le conflit dans l’OTAN, nous devons faire en sorte que ce conflit prenne fin. Et de ce point de vue, je ne vois l’engagement de personne, je vois au contraire toute une série d’incendiaires qui font exactement le contraire ».

Il ajoute : « Tout d’abord, notre pays devrait tout faire, et je ne vois pas qu’il le fasse, pour que le conflit prenne fin. Quand je dis tout faire, je veux dire se mettre d’accord avec les autres pays européens, notamment la France et l’Allemagne, sur une position commune vis-à-vis des pays bellicistes menés par les États-Unis, pour qu’ils arrêtent, pour qu’ils favorisent une trêve et des négociations, même au risque de perturber les relations avec les États-Unis.

Le général Marco Bertolini

« C’est un conflit dont nous devons essayer de rester à l’écart le plus longtemps possible », déclare Marco Bertolini, général à la retraite de l’armée italienne et maintenant chef du département de la défense des Fratelli d’Italia :

La guerre a commencé avec l’intervention de la Russie, qui n’appartient pas à l’OTAN, en Ukraine, qui n’appartient pas à l’OTAN : il s’agit d’un affrontement entre deux pays européens qui n’ont rien à voir avec l’OTAN et rien à voir avec l’Italie. Je ne pense pas que nous puissions discuter de la neutralité ou de quoi que ce soit d’autre. »



Le professeur Alessandro Orsini (mis au pilori pour avoir remis en cause les responsabilités de l’OTAN dans la crise ukrainienne).


Alessandro Orsini, directeur de l’Observatoire pour la sécurité internationale de l’Université Luiss  déclare  que l’Italie devait rester neutre, sauf si la Russie devait frapper un pays de l’OTAN.

 Le général Tricarico poursuit : 

« Et lorsque l’article 5 du traité de l’Atlantique sera déclenché, selon lequel la solidarité atlantique est activée, alors il sera possible de discuter de s’en tenir aux concepts fondateurs de l’OTAN, qui stipulent que tout est volontaire, et à ce moment-là l’Italie pourra dire si elle veut être solidaire ou rester à l’écart »conclut  le général Tricarico – et elle pourra le faire après un large débat au niveau de l’opinion publique et institutionnel. Ce n’est pas une décision facile à prendre instinctivement.

Le général Marco Bertolini

« Mais« , ajoute le général à la retraite, « jusqu’à présent, la Russie n’a rencontré aucun pays de l’OTAN, car l’Ukraine n’est pas membre de l’alliance, et même l’allusion à une telle possibilité ne fait qu’aggraver les esprits et réduire les chances de réconciliation, ce que je considère comme essentiel. Je répète : indispensable » .


Quant à la question de savoir si la guerre en cours ces derniers mois est une guerre juste ou injuste, le raisonnement du général Bertolini est sans appel :

« Dans la sphère catholique, il y a toujours eu un débat pour savoir si la guerre est juste ou non. De nombreux théologiens en ont discuté, St Augustin, St Thomas d’Aquin, disant quels sont les critères d’une guerre juste ou injuste. – rappelle le général qui commandait les forces spéciales. – Je crois que pour qu’une guerre soit considérée comme juste, elle doit d’abord être « notre » guerre. Et celle-ci ne l’est pas ».

D’après Vox

Source : Résistance républicaine

 

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Alexandre Juving-Brunet, ex-capitaine de gendarmerie: « Je dis à tous les généraux va-t-en guerre : cessez de protéger les intérêts de l’OTAN ! Vous n’êtes financés que pour servir le peuple français, stop et fin, le reste c’est de la trahison »

 

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Florian Philippot: « – Sondage ce matin: 72% des Français craignent l’extension de la guerre à la France ! – 72% qui ont tout compris: Macron veut la guerre ! Les militaires de plateaux télé veulent la guerre ! L’OTAN et l’UE veulent la guerre ! »

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