Samedi 29 décembre 2007
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En grande partie j'ai rédigé ce récit sur la base d'archives militaires (Service Historique des Armées), si vous en êtes lassé vous pouvez acceder à d'autres rubriques que j'alimenterais plus tard sur d'autres périodes (notamment le Moyen Age en Poitou, les opérations militaires, mais aussi l'avénement de Saladin et certainement le récit de la bataille des Cornes d'Hattin) merci de votre compréhension.

 

Niort (localisation carte XVIIème bnf) se trouve sur les axes suivant (les notes d'orientation prendrons pour axe Niort par la suite):

- Poitiers - La Rochelle à mi chemin,

- Nantes - Limoges à mi chemin,

l'ancienne voie romaine Poitiers - Saintes n'est usitée que pour aller sur Bordeaux.

De Niort on peut accéder au Nord à Bressuires, Parthenay, Thouars ; à l'Est Poitiers, au Sud Est Limoges, Melle, au Sud Saint  Jean D'Angély, Saintes, Bordeaux, au Sud Ouest La Rochelle, à l'Ouest Maillezais, Fontenay le Comte, Nantes(carte XVIIème bnf).

( 1cornette de cavalerie est une enseigne (porte étendard) mais correspond à un escadron environ)

 

Sous le règne d'Henry II, puis de ses fils Charles IX, Henry III, le Poitou devient la scéne privilégiée des opérations militaires des partis catholiques et protestants.

En 1568 à Châtillon les chefs du parti protestant se réunissent , s'étant assuré auparavant des  places de Thouars, Parthenay et Oiron. Le frère de l'Amiral de Coligny D'andelot fait tomber la ville de Niort, il passe au fil de l'épée la garnison de la tour de Magné, sous l'effroi Saint Maixent se rend.

Un combat décisif semble attendre les parties qui veulent en découdre, l'affrontement aura lieu entre Poitiers et Lusignan.

La coalition de la couronne compte :

- Le Duc d'Anjou (futur Henri III) à Jazeneuil avec le gros des troupes, la cavalerie étant positionnée à Sanxay, soit un peu moins de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ?)

- Le Prince de Condé à Colombiers, d'ou il reçoit un détachement de Vivonne venant de Pons, soit un peu plus de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ? à réduire de moitié !)

 

Le village de Pamproux se trouve entre les camps adverses et fait l'objet d'escarmouches ; Martigues du parti catholique appui la position avec 800 lances mais Coligny et D'Andelot s'en empare avec 5 cornettes de cavalerie. Martigues s'affaire à sa retraite sur Sanxay et Jazeneuil, Coligny à ses basques le surprend sur Sanxay, Martigues fuit.

Coligny et les chefs protestants forts de cette victoire s'emparent de Niort le 28 septembre 1568. L'église Saint Gaudens est rasée, l'église Saint André ravagée, tout le mobilier et reliquaires de Notre Dame dispersé, les vitraux brisés comme le 1er juin 1562.

 

En 1569 Le Comte de Lude Gouverneur du Poitou profite de l'absence des Princes protestants de Niort pour positionner ses troupes alentour. Pour s'assurer de sa victoire il occupe les postes d'accès suivants :

- au Nord il fait tomber le château de Cherveux,

- à l'Ouest il fait capituler la tour de Magné,

- au Nord Est il installe un détachement de cavalerie et d'infanterie à Fors

- au Sud il se positionne avec tout le restant de sa cavalerie à Saint Florent.

 

Pluviault sachant la ville en détresse s'empresse d'amener 700 fantassins et 120 cavaliers de Frontenay Rohan-Rohan,  il évite Fors, détachement entre porte Saint Jean au Sud, cependant 8 cornettes de cavalerie chargent en queue à Saint Florent 100 hommes meurent.

 

Le Comte de Lude assiège la ville le 21 juin avec 9000 hommes d'infanterie, 4 canons et plusieurs couleuvrines, dont les tirs sont axés sur le quartier Notre Dame, mais il perd rapidement 900 hommes alors que la cité n'en perd que 90 ; il lève le siège le 2 juillet. Il rentre sur Poitiers, par Cherveux, puis Saint Maixent qu'il laisse à D'Onoux, mais ce dernier est rappelé sur Poitiers, Saint Maixent tombe. 

- "1569. Jean Miget, sieur de Malmouche, jusques en octobre, et fut fait maire ledit François Chabot jusques à Nouel, et aprés fut fait maire François Jouslard, sr de Mortefond. En cette année et le 20 de juin, Nyort fut assiegé par le comte du Lude avec 7000 hommes de pied et 1200 lances, mais la ville ayant esté secourue par le sieur de Pluviaud, avec 800 hommes de pied et 70 salades, qui percerent les assiegeans, et les habitans ayans extraordinairement bien fait leur devoir, repousserent les assiegeans en 2 assaults, notamment à celui qui fut donné à la tour de l'Espingalle; ils obligerent enfin le comte du Lude de lever le siege, aprés avoir rendu cet assault inutile, en faisant enfler l'eau par le mosen des moulins où ils avoient mis toutes les pales, et en suite les avaient ouvertes deux heures avant le coup." (1)

 

Les années 1568, 1569 et 1570 la ville accumule les déficits, l'entretien des soldats étant à charge des habitants les tailles (impôts) avaient doublées. En outre pour trouver des liquidités et tenir la place en 1569 est décreté par  Jeanne d'Albret (mère d'Henry de Navarre), Henry de Navarre, Louis de Bourbon (Prince de Condé), Gaspard de Coligny (Amiral de France), son frère François seigneur d'Andelot (Colonel général de l'infanterie, François de La Rochefoucault (Prince de Marcillac) la vente des biens ecclésiastiques dans les provinces occupées par les protestants.

Coligny assiège infructueusement Poitiers.

Le 8 octobre 3 jours aprèsla bataille de Moncontour ou le Duc d'Anjou vainc les protestants , Coligny regroupe les débris de son armée sur Niort, les Anglais y envoie du renfort. Coligny y laisse une garnison, puis se retire sur La Rochelle.

Le Duc d'Anjou par ses héraults d'armes sommes les villes du Poitou aux mains de la partie adversede se rendre, la forteresse de Lusignan se rend, les autres refusent, il se présente sous les murs de Niort qui capitule aussitôt, tout le Poitou se soumet.

Le 24 Août 1572 (Saint Barthélémy), lors du mariage d'Henry de Navarre et Marguerite de Valois, soeur de Charles IX, à Paris le parti catholique massacre et ce en plusieurs villes de France les protestants. Viols, pillages, tortures s'en suivent. L'amiral de Coligny déjà blessé, est défenestré.

 

Devant cette ignomigneuse trahison le Poitou se soulève, Lanoue s'empare de Melle (Sud Est), Lusignan,cette dernière est assiégée par l'armée du Duc de Montpensier, qui s'empare de Cherveux et Saint Maixent ; de son côté Lanoue fait plusieurs tentatives infructueuses sur Niort.

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Louis de La Trémoille, Duc de Thouars fait tomber Melle, mais ce dernier meurt avant d'y pénêtrer.

D'Aubigné à la tête de l'armée protestante fait détruire aux environs de Niort marches et contre-marches, pratiquant la technique de la terre brûlée. N'ayant pas la supériorité numérique de Malicorne Gouverneur du Poitou il pratique la guérilla et harcèle ce dernier. Il se présente à Beauvoir, Malicorne se replie sur Niort.

Malicorne dépèche alors deux régiments l'un sur Saint Gelais, l'autre Lamagnane sur Melle ; d'Aubigné l'en chasse et le pousuit alors jusqu'a sa retraite  et force le corps de garde de Couhé, il se retire alors sur La Mothe Saint Heraye.

 

La peste fait fuir la soldatesque, elle sévit sur Niort de Juillet 1584 à Janvier 1585, on y dénombre 30 à 40 décès par jour.

 

Plus tard Henri III délégué une armée à Biron sur le Poitou, le Duc de Joyeuse reprend La Mothe Saint Heraye et taille en pièces les deux régiments du Prince de Condé, puis Saint Maixent. Cependant qu'Henry de Navarre s'empare de Sanxay.

En 1588 Henry de Navarre fait tomber Bauvoir au sud, il envoi le 15 décembre Louis de Saint Gelais s'emparer de Niort avec 400 arquebusiers et 80 gendarmes. A la faveur de la nuit des échelles sont dressées contre les remparts entre la Porte Saint Gelais (Nord) et la tour Foulie ; les sentinelles endormies sont égorgées, les portes ouvertes ; la troupe s'engouffre ; Niort tombe. Seuls deux ligueurs sont pendus malgré les atrocités commises sur La Marzelle, grand Prévost de Navarre ; ce dernier entre en la ville le 29 décembre et naturellement de sanglants réglements de comptes s'en suivent, dans la foulée on découvre des provisions pour 20 000 hommes pour 2 ans dans les entrepôts. Saint Maixent sait l'arrivée des troupes de Navarre et capitule, Vivonne en fait autant.  

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- "1588. .Jacques Pastureau, sieur de la Roche-Quartault. En cette méme année le 28 decembre, Nyort fut surpris par ceux de la R. P. R. dont les armes estaient commandées par les sieurs de Parabere, St-Gelais, Harambure, Preau, Valieres et autres, et l'cntreprise fut faite par Je sieur de Ranques, gentilhomme provençal, assisté du capitaine Gentil; le pétard fut appliqué à la porte St-Gelais, où il ne lit pas grand etfet, mais les eschelles ayans en méme temps esté posées aux murailles d'entre la -porte St-Gelais et la tour Foulie , les assiegeans monterent à la muraille, et égorgerent la sentinelle qu'ils trouverent endormie dans une tour. Ensuite ils entrerent dans le corps de garde de la porte St-Gelais, d'où estant descendus jusques aux halles, ils furent repoussez jusques au puy du canton du Relais par les habitans animez par l'exemple du sr Laurens, ayeul de M. le president de Beaulieu, qui s'y signala extraordinairement et y fut tué ainsi que plusieurs bons habitans , du nomhre desquels fut le sr Richier et autres: mais enfin il fallut céder au nombre et ainsi la ville fut prise. Les ennemis ayant gaigné neuf pieces de canon de batterie el deux coulevrines qu'on avoit fait venir à Nyort, pour battre Fontenay le Comte, et le mérne jour le roy de Navarre estant arrivé à Nyort le sr de Malicorne Lieutenant pour le roy en Poitou, luy rendit le Château, et lors fut fait maire, Pierre Miget, sieur de Malmouche." (2) 

 

Une nouvelle épidémie de peste sévit en 1603, les habitants désertent en masse la cité.

 

En 1621 le Poitou se soulève à nouveau, les seigneurs protestants réunis à La Rochelle projettent une République, Louis XIII se présente avec force armée ; Saint Maixent et Niort capitulent. Il s'entretient avec les chefs du parti réformé et s'engage, il accorde des privilèges. Le 23 avril 1622 il promet d'observer strictement l'Edit de Nantes en contre partie les prostestants s'en tiennent à la paix. Louis XIII tint sa promesse !

 

 

Sources :

 

- Archives du Service Historique des Armées,

- (1) Thrésor de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1886 2ème édition, chez Clouzot à Niort, p. 147,148
- (2) ibid. p. 148,149

- Journal de Saint Generoux

- Bardonnet Ephémérides

- Briquet (H.A.) Histoire de la Ville de Niort - Niort 1832

- Favre (L.) Histoire de la ville de Niort 1880

publié dans : histoire du Bas Poitou - Niort - La Rochelle
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Samedi 29 décembre 2007
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Vue équestre de Niort au début du XVIIème (d'après une gravure de Chastillon)

 

Blason de la ville de Niort Deux Sèvres :

 

d'azur semé de fleurs de lys d'or à la tour donjonnée d'argent, maçonnée et ajourée de sable, brochant sur le tout, posée sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe (le donjon est le donjon initial, les ondes, la Sèvre mais aussi la mer car Niort était un port, les lys car le frère de Saint Louis Alphonse de Poitiers qui le portait "a partie a dextre" avait reçu le comté de Poitiers en apanage. Louis XI, par lettres patentes en 1461, confère la noblesse héréditaire au maire, échevins, conseillers municipaux, ainsi que confirmation et concession permanente de son écu.

 

En 1203 la première charte de France de "Franche Commune" est attribué à la ville par Aliénor d'Aquitaine.

 

 

Niort date vraisemblablement du VIème siècle, Novogorum, Novioritum (nouveau gué, Novioregum (Noticia Provinciarum et civitatem galliae honorii augusti), elle se situe sur l'axe secondaire de la voie romaine menant de Saintes à Nantes bordant le golfe Pictave (nommé aussi "lac des 2 corbeaux"), cette position stratégique se révélera comme étant la clé du couloir nord sud dans l'ouest et l'enjeu d'âpres combats

 

  Cette situation en fait sa richesse dès le Moyen Age, foires et marchés se développent. L'accessibilité portuaire est mis en oeuvre tout au long du Moyen Age, les méandres du golfe se prolongent jusqu'à 40 kms avant d'atteindre la mer. Une partie des marais poitevins est asséchée et  drainée par la coalition de 5 abbayes dont l'abbaye royale de Saint Maixent, l'abbaye de Maillezais.

 

La ville est ceinturée  de remparts sur 2 800 m (au XIVème, comparez avec Carcassonne 1500m de fortifications extérieures et 1100m intérieures) il subsiste les deux donjons jumeaux carrés reconstruits en 1158 sous Henri Plantagenêt reliés plus tard par un bâtiment central faisant office d'habitat plus confortable. Malgré sa position de noeud axial stratégique les ouvrages défensifs ne suffiront jamais à combler le déficit naturel du sol, maisen cas de siège le Marais offre toujours une issue de secours et une cache sûre.

 

Elle faisait partie des villes d'Aliènor d'Aquitaine, puis de ses fils Jean et Richard (Coeur de lion), fruits de son union avec Henri Plantagenêt alors comte d'Anjou. Cette alliance réunie l'Aquitaine, le Poitou, L'Anjou, le Maine, la Normandie puis l'Angleterre lors de son accession au trône en 1154. Niort alterne entre les deux camps au gré de multiples batailles, sièges (poliorcétique), hommages liges rompus, bien avant la guerre de cent ans. 

Pour noter la violence des combats, en 1346 Saint Maixent fût ravagée par les Anglais et ses hâbitants massacrés

En 1368 par le Prince Noir héritier du trône d'Angleterre convoque les Etats Généraux de la province pour imposer une redevance de 10 sols par foyer ( impôt du fouage) ; les Niortais se révoltent, la ville est prise d'assaut, incendiée et une grande partie de la population massacrée, cette répression s'explique aussi par les nombreuses offensives françaises

 

 Duguesclin reprend la cité le 26 mars 1372 par ruse (revêtue d'un uniforme ennemi une avant garde française entre et  la nuit ouvre une des portes de la cité) ; après Thouars, Fontenay-le-Comte, Melle et la bataille de Chizé, le Poitou tombe définitivement. En 1436 le Poitou est rattaché à la couronne.

La ville prend un essort exceptionnel sous la suzeraineté de Jean de Berry, les halles couvertes sont restaurées et agrandies pour devenir "les plus grandes d'Europe", un hôtel de ville est construit doté d'une horloge, 700 m de remparts ajoutés.  Le vin de la région est réputé sur la zone commerciale Atlantique (vin blanc cépage chenin dit "chemière"), les drapperies, faïences partent vers la Baltique sur les navires de la ligue hanséatique. Cette dynamique économique va de paire avec une effervescence intellectuelle (Rabelais-Abbaye de Maillezais),  pour l'artisanat d'art dont la faïence avec Bernard de Palissy. L'expansion rapide de l'imprimerie dans le Bas Poitou permet aussi la vulgarisation des évangiles.

 

Niort devient majoritairement calviniste dès 1557 et cette position ainsi que celle stratégique en font un enjeu majeur des  guerres de religions ; elle bascule d'un côté puis de l'autre au cours d'affrontements terribles, batailles effroyables et sanglantes (Duc de Joyeuse et Amiral de Coligny).

Henry IV fait assécher une partie des marais par les Hollandais, spécialisés dans la technique, les marais sont sources d'épidémies rémanentes, la région gagne environ 40 à 50kms sur la mer, la terre y est riche par les dépôts alluvionnaires de la Sèvre, les eaux poissonneuses, les côtes exploitent les salines, les tanneries importent des peaux d'Amérique du Nord.

 

A la mort d'Henri IV Marie de Médicis assure la régence, la gestion du royaume est calamiteuse et le pays encore en déficit (décidément c'est une tradition). Les querelles partisanes ressurgissent donc et les cours étrangères financent ces divisions pour affaiblir le royaume. Louis XIII accède au trône et remarque le poitevin Armand du Plessis, il le nomme "aux affaires". Des villes de France se soulèvent dont celles de l'Ouest, finalement Richelieu fait tomber définitivement les places de Niort et Saint Maixent dernière cité sur la route de  La Rochelle.

La révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV le 22 septembre 1685 et les les premières "dragonnades" (régiment de dragons casernés sur Niort) ruinent définitivement la région En 1681 l'Intendant de la Province Louvois fait loger les dragons chez ceux qui ne veulent pas se convertir. Le culte est interdit et punissable de galère.

Les familles protestantes s'éxilent, leurs biens sont saisis. Sous Louis XV la France perd "La Belle province" le Canada ou bon nombre de poitevins émigrent, les importations de peaux cessent. Les huguenots s'expatrient vers la Suisse, les pays du Nord de l'Europe, l'Irlande du Nord, la Nouvelle Angleterre. En 50 ans la population de Niort passe de 11 000 à 7 000 âmes ; en Poitou l'exil s'évaluerait à environ 18 000 personnes. L'Edit de tolérance de 1787 par Louis XVI réinstaure le droit de culte.

Napoléon 1er lassé par les rebellions inscessantes des régions du Poitou et de la Bretagne les divises, une partie du bas Poitou (Vendée) sera réunie à Nantes (Capitale des Ducs de Bretagne) et ses environ (Loire Atlantique) en une nouvelle entité  : les Pays de Loire.

 

Au cours de ces batailles et sièges la population fût parfois pratiquement exterminée. Du fait des guerres , celle entre la l'Angleterre et la France, puis celle des religions, il ne reste pratiquement aucun pratimoine complet dans un rayon de 20 kms autour de Niort , une ceinture de villages fortifiés et châteaux défensifs contrôlant les voies et accès fut totalement anéantis puis démantelés, idem pour les édifices religieux, mobilier et archives. Ce qui contraste avec ce paysage de plaine ou la mer des blés ondule sous la brise, ce marais si apaisant.

 

En outre on peut noter la naissance à Niort de Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné) petite fille du poète Agrippa d'Aubigné, écuyer d'Henri de Navarre,  elle vécu à Niort dans la misère jusqu'au jour de son premier mariage avec le poète Scarron, veuve elle fût la gouvernante des enfants de Mme de Montespan  et du roi Louis XIV qui l'épousa ensuite en secret.

 

Sources :

Jean Favier, Les Plantagenêts. Origine et destin , éd. Fayard, Paris, 2004.

 

publié dans : Histoire de Niort
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Vendredi 28 décembre 2007

Cérémonie de remise des lunettes de La Fayette à la délégation américaine en 1891à Paris par Octave d'Assailly; cette paires de lunettes avaient été offertes par G. Washington à La Fayette :

 washinghton.jpg

http://www.antiquespectacles.com/topics/people/people_present.htm

 

George Washington ( 1732-1799) – given to General Lafayette (1757-1834)

These were given to Whitelaw Reid of the American Legation in Paris by Count Octave d'Assailly in 1891.  d'Assailly said that they had belonged to George Washington and were given by Washington to d'Assailly's great-grandfather, Lafayette.  The glasses were passed to the State Department in 1892 and eventually transferred to the Smithsonian in 1921. 

 Silver and mother-of-pearl scissors-glasses. There is no maker’s mark.

 There is a small silver shield engraved, "Washington" on the front of the ivory handle, The case was apparently made by Lafayette at a later date.

 Voir également la reconstruction en cours de l'Hermione qui permis en 1780 au Général de La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance.

 Liens annuaires blogs référencements : 


http://www.les-blogs.info/gestion/in.php?url_id=391" target="_blank">Les-Blogs.info : Annuaire et Guide de Blogs !

<a href="http://www.net-annuaire.com"><img src="http://www.net-annuaire.com/images/logo.gif" alt="annuaire, musique" border="0"></a>

http://www.referencement-automatique.net
http://www.referenceur-automatique.com
http://www.refauto.com

http://www.g1annuaire.com
http://www.refrapide.com 
 

  

Blogarama 

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Le Moteur
Recherche-Web
 
 

Poitou charentes sur BIG-annuaire 


http://www.les-blogs.info/gestion/in.php?url_id=391" target="_blank">Les-Blogs.info : Annuaire et Guide de Blogs ! 

 

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par Henry publié dans : d'Assailly/d'Assalit
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Vendredi 28 décembre 2007

Blason :

Assailly D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or. Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS

 blason-d-assailly.jpg

 

http://www.euraldic.com/blas_as.html

Mais aussi lion au repos sous pointe blason.

Le nom est écrit d'Assailly, d'Assalit, d'Assalet, d'Assaly suivant textes.  Seigneurs du Peux, Laurageais, Laubonnerie et de La Salmondière (voir suite).

Notée comme "antique famille" dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (BEAUCHET-FILLAU), d'origine écossaise suivant  tradition familiale (terres hautes ou terre haute); mais vraisemblablement incertain. Les multiples sources donnent des notations en Languedoc, vers Carcassonne (seigneurs du Laurageais)

Plutôt à voir comme cri de guerre "terra salit" ou bien "terra salii" ? de salire (lat.) ou salii (salien) ?

Mais aussi de "assalire" en Occitan qui veut dire "attaquer. (voir notes du Nobiliaire universel - Recueil génral des généalogies...d'Europe de Ludovic de Magny 1858 Institut Héraldique) précisé dans un article postérieur. 

Ou du domaine à Sailly ; il existe un village de Sailly en Belgique dont la rivière qui le traverse est la LYS ? 

Le nom d'Assalit est aussi un prénom tel celui d'Assalit de Comborn fils d'Archambaud V de Blanchefort et de Jourdaine de Périgord, finalement c'est le nom de Blanchefort qui est retenu pour cette famille, suite à la construction du château portant ce même nom vers 1130 dans le Limousin à deux lieues d'Uzerche - Cartulaire de l'abbaye d'Uzerche (fol. 398 et 185 fol. 54) sur donation faite a l'abbaye par le vicomte Archambaud V et Assalit de Blanchefort. (les armes sont :  d'or de deux lions léopardés de gueules)

 

par henrydarthenay publié dans : d'Assailly/d'Assalit
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Vendredi 28 décembre 2007
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- Guillaume d'Assailly 2ème du nom est viguier (Magistrat qui avait des fonctions analogues à celles de prévôt dans certains états du Midi) du vicomte de Rodez (1),  Une autre source (1a) indique la même fonction c'est-à-dire viguier, mais du territoire du Rhédésium (pagus rhédensis) - vicomté du Rhédez - diocèse situé en ancienne province romaine de Septimanie -  le Rhédésium devient le Razès en 1084 par l'acte de serment de fidèlité de Bernard Aton IV Trencavel à sa mère Ermengarde pour la défense des deux châteaux "pro ambis castris"  


- "Le treizième siècle commence, et, avec lui, la guerre des Albigeois. L'histoire n'attribue aucun rôle au castrum de Rhedae, tandis qu'elle fait mention du siège du château de Coustaussa, son voisin. Il est vrai que le château de Coustaussa dominait la vallée de la Salz qui, des bords de l'Aude, conduit dans les Corbières, et que ce château gênait la marche des croisés tant au fond de la vallée que sur les hauts plateaux. Il est vrai qu'une poignée d'hommes pouvait suffire pour défendre Coustaussa, tandis qu'il aurait fallu une nombreuse garnison pour garder la longue ligne des remparts de Rhedae, dont les fortifications, du reste, avaient dû souffrir lors de la destruction de la ville basse. Peut-être aussi une partie de ces fortifications était-elle détruite, et Guillaume d'ASSALIT qui était alors viguier du Rhedesium, ne put-il disposer des moyens nécessaires pour mettre l'antique citadelle en bon état. Quoi qu'il en soit, il paraît que Rhedae n'était pas en état de défense, et ne fit aucune résistance aux armées des Croisés. Néanmoins nous n'hésitons pas à croire que les troupes de Simon de MONTFORT s'en emparèrent, et comme c'était une place de guerre qu'il fallait armer ou détruire pour la défendre, ou bien empêcher qu'elle ne devînt un centre de résistance entre les mains du jeune vicomte de Béziers et de ses alliés, elle fut démantelée et ruinée. Le castrum de Rhedae l'antique citadelle, qui était toujours la capitale de la contrée, ne fut plus qu'un simple bourg quand la croisade eut fini son oeuvre. Ses remparts et ses tours jonchèrent le sol et si la tradition locale ne fait pas erreur, une seule partie de ses fortifications demeura debout, ce fut le castrum salassum ou turris salassa, le donjon qui fait face au midi, cette tour de la Salasse qui fut plus tard convertie en magasin à poudre.

Il existe, du reste, un acte authentique qui prouve à quel rôle modeste fut réduit Rhedae après la conquête des Croisés. On ne l'appelle plus civitas cité, ni castrum, ville fortifiée On la désigne sous le nom de villa, c'est-à-dire bourg ou petite ville. Nous lisons, en effet, dans une charte de 1231, le dénombrement des villes, villages et châteaux formant l'assignat de Pierre de VOISINS, sénéchal de Simon de MONTFORT.

Dans ce dénombrement figure Rhedae sous la rubrique suivante:

"Villam de redde pro XXV libris ae IV sols." " 

- à noter que sur ce territoire territoire ce diocèse de Rhédésium se trouvait la famille issue d'Assalit de Comborn au château de Blanchefort, famille  de Blanchefort qui porte aussi le même nom que leur château du Limousin qui est à l'origine de leur nom. Le Rhédésium ou le Razès pourra avoir une géométrie variable suivant les époques, ayant quelques villes ou villages principaux (Limoux, Rennes les Bains (anciennement les Bains de Montferrand), Reddhé (Rennes-le-Château), le pays de Sault avec Niort de Sault.




- son fils (de Guillaume d'Assalit) Guillaume prête serment au Roi, en 1243 avec les barons et seigneurs locaux (2),   

- deux de ses fils forment la branche du Poitou, Audebert est chevalier et Bertrand damoiseau (3), 


- N. fille d'Audebert épouse Constantin de Châteauneuf vers 1270 (Charte de l'abbaye de Charroux),  




- 1419 Pierre III d’Assalit. Religieux nommé par le pape évêque d'Alet. Il se trouva à Rome dans deux circonstances remarquables. Il était né à Limoux (4) 

- la branche du Languedoc se perd au milieu du XVIIème, 

 

- 1163-1169/70 (en fait fin 1162 début du Magistère) Gilbert d'Assailly 5ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de l'Hospital, 

 

- Mariage d'Agnès d'Assailly avec Hugues de Chaumont en Vexin seigneur de Gisors (1181-1225) fils de Jean de Gisors (1218 Cartulaire de Saint Germer) 

Pour Gisors voir lien (architecture médiévale orientale) - (Les Plantagenêts) 

 

- chevalier d'Assailly délégué par Raymond VI de Toulouse (1194-1222) pour enquêter sur l'évolution de l'hérésie cathare. (Archives de Toulouse), 

 

- un émissaire d'Alix de Bourgogne (1251-1290),  

- En 1357 Charte : Charles d'Espagne, Connétable de France,  donne  ordre en 1351 au Sénéchal de Saintonge et enfin au Maire et Prévost de Saint Jean d'Angély d'attribuer les biens confisqués pour raison de forfaiture durant la guerre à Pierre d'Assailly et Collin d'Arques, situés à Saint Jean d'Angély et environs à Pierre Braque,  

 

- en Poitou, en 1364, Guillaume d'Assailly et son épouse Isabeau de Marboeuf figurent comme témoins dans une charte du 4 mars 1364, 

 

___________________________________________

 

Sources : 

(1) Histoire du Languedoc. Tom. III des preuves fol. 91 -Codicile de Roger, vicomte de Béziers 1194, 

(1a) Quelques notes sur Rhédéa, par Louis Fédié ; avec approbation de la Société des Arts et Sciences de Carcasonnes lors du Congrès des Sociétés Savantes réunies à Narbonne le 1877 

(2) Ibid (1), T. III, folio 424,  

(3) Charte de 1257 (de Courcelles, T. VI, généalogie de la maison de Pellepore,



(4) LE COMTE DE RAZES et le DIOCESE D’ALET  - Notices historiques -  par LOUIS FEDIE Membre de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne, Ancien conseiller général de l’Aude. L’édition originale de cet ouvrage a été réalisée par Lajoux Frères à Carcassonne en 1880 



 

Sources en ligne :

http://books.google.com/books?id=Lun286ZdmXUC&pg=RA1-PA43&lpg=RA1-PA43&dq=%22d+assailly%22&source=web&ots=118qg7cBci&sig=QCYv5vgn5Yywap2MK-ZmwpFHanM#PRA1-PA43,M1 

Adamant Média Corporation) ISBN 0543997642 (sous droits d'auteur)

Editions Elibron Classics (année 2004) ; Volume 5, p. 43-44 de la prédédente édition  de 1858

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858

Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris

 

par henry darthenay publié dans : d'Assailly/d'Assalit
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Vendredi 28 décembre 2007

Château de La Salmondière (Arthenay de Vouillé Deux-Sèvres):

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- L'ancienne seigneurie  ainsi que l'ancien château de La Salmondière appartenait dans la première moitié du XVIème à la famille de Barazan. Pierre de Barazan servit au ban en 1533, ses descendants s'y succédèrent  jusqu'en 1672 date à laquelle Gabrielle de Barazan épouse François d'Assailly seigneur du Peux ( à Souché près de la ville de Niort), du Laurageais, de Laubonnerie. (catalogue des nobles de la généralité de Poitiers - 1594/1597),  

- son fils François, né en 1596 est élu échevin de la ville de Niort (déclaration faite au greffe de la ville de Niort le 7 novembre 1634), 

 

- alliances avec les familles Thibaut, sgr de La Gaschère et Avice de Mougon, sgr de la Vergne a possédé plusieurs terres à Secondigny dont La Touche-Guibert et son moulin,  

- le fils de François né en 1596, François également, fait partie de la 2ème brigade de la Sénéchaussée de Poitiers convoquée en 1689,  

- maintient des titres pour lui, Alexis, Pierre et Madeleine, frères et soeurs sur jugement du 10 janvier 1699,  

- Sébastien-Guillaume auteur de la branche cadette, Vème du nom habitait à Niort en 1594, sont fils sert dans le régiment des Gardes du roi, suivant la revue de le compagnie faite le 10 janvier 1638, 

 

- son neveu, Sébastien-Guillaume est pair de la ville de Niort de 1620 à 1630, son fils se fixe à Paris ou il devient trésorier-général-payeur des rentes de l'Hôtel de Ville,  

- suite à la révocation de l'Edit de Nantes, certains préférent émigrer à Dublin, pour enfin s'installer en Nouvelle Angleterre,  

- le neveu de Guillaume-Sébastien, fils de Joseph, Joseph épouse le 23 juin 1732 Jeanne Creuzé, 

- ses descendants émigrent sur l'île de Saint Dominique pour revenir se fixer en métropole dans les Bouches-du-Rhône, 

- Sébastien d'Assailly fonda à Vouillé, dans la deuxième moitié du XVIIIème, avec le concours du duc de Béthune-Charost, une communauté des soeurs de la Providence ayant pour mission de soigner les malades et instruire les enfants de la paroisse.Sébastien d'Assailly meurt juste avant la Révolution et sa veuve, née Grellier de Concize, émigre avec ses deux fils à Londres,  

- de retour en France, Charles-Philippe d'Assailly ( 1804-1869) épouse Adrienne Octavie de Lasteyrie du Saillant (petite fille  du Marquis de La Fayette) en 1804, 

- Procès de Guillemeau Jean Jacques-Daniel, Médecin militaire à Niort contre Phillipe-Antoine Assailly (vente de terre hypothéquée) an V - 1807

 

 http://www.geneall.net/F/per_page.php?id=608334 

www.ccpr.ucla.edu/Research/ProjectWebsites/ Rosenthal/Bases/BasesTSA/ineg.1887.tsa.xls 

quelques noms et dates :

- Alexandre dASSAILLY , né en 1850 , décédé en 1898

- Antoine, né en 1876 , décédé en 1905

- Arthur, né en 1844 , décédé vers 1925

- Camille, née en 1840 , décédée en 1922

- Isabelle, née en 1871 , décédée en 1930

- Mathilde, née en 1872 , décédée en 1898

- Octave, né en 1838 , décédé en 1899 

 

- Valentine-Adrienne épouse en 1860 Pierre Simon Louis Marc de Pindray d'Ambelle  

- Charles Philippe d'Assailly fait construire le nouveau château de La Salmondière en 1842 par l'architecte Segrétain architecte  également des 3 nouvelles églises de la ville de Niort au XIXème Saint Hilaire, Saint Etienne et Saint André (sur ancienne église détruite). 

- Dans le même temps la famille Goullard d'Arsay (marquis) fait construire le château de la Barre à Vouillé (l'actuelle Mairie) et s'y installe définitivement jusqu'a l'extinction de cette branche après la seconde guerre mondiale, 

-Charles Philippe est nommé ministre plénipotentiaire sous la Seconde République et démissionne lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851par le futur Napoléon III.  

- Octave d'Assailly devient Conseillé Général des Deux Sèvres,  

- Vers 1950 Gisèle d'Assailly vend le domaine à M. Desré qui le revend à Pierre Monnet de Lorbeau et reste dans cette même famille à ce jour 

 

http://www.chez.com/f5pjq/DFCF79002.htm 


__________________________________________________

Sources

- celles citées ci-dessus,   

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858 .Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris,  

Volume de pièces originales concernant des familles échevinales de la ville de Nyort :

Volume des titres originaux de propriétés, successions et procès concernant les familles, Assailly, Bastard, Chollet, Gorrin, Goupil, Guichard, Guillaudeau, Louvet, Rivolet, et Viault. Ces dernières ont un ancêtre commun Guillaume Viault mort avant 1543 - Pièces précédées d'arbres généalogiques (fin XVIIème) et analyses des actes de la période allant de 1553/1580 concernant ces dites familles,  

- Recensement complet et définitif des familles nobles ou patriciennes de la France, 1891 par G. de Morant édité par la Société Héraldique et généalogique de France

 

par henry darthenay publié dans : d'Assailly/d'Assalit
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Vendredi 28 décembre 2007

 

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Les sources diffèrent quand a l'écriture du nom, mais nous avons affaire au même personnage Gilbert d'Assailly, plus vraisemblablement Gerbert d'Assalit ou d'Assaly.

Né dans le Languedoc, près de Carcassonne, issu de la famille des d'Assalit ou d'Assailly  plus tard vassale des Vicomtes de Rodez. (magistrat) ; suivant une source (voir d'Assailly généalogie médiévale) ou magistrat du diocèse du Rhédésium ou de Rhédé (Vicomte de Bézier) - notamment Bernard Aton IV Trencavel.
Il succède à Arnaud de Comps/ Arnold de Comps ou Ogier de Balben à la grande Maîtrise de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem de 1163 à 1169, après avoir été bailly de Syrie dès 1146. Certaines sources le notent comme ami et confident du roi de Jérusalem Amaury 1er.
Sa Maîtrise est évoquée dans l'autre article sur Gilbert d'Assailly/Gilbertus Assalliensis.
Après sa démission de l'ordre il rentre en métropole et va s'installer en Normandie dans les domaines Henry II Plantagenêt qu'il voit à Rouen (1), durant cette période Agnès d'Assalit ou d'Assailly épouse Hugues de Chaumont en Vexin (1181-1225) seigneur de Gisors (1218 Cartulaire de Saint Germer),
Certaines sources le voient périr en haute mer sur une embarcation délabrée en partance pour Dieppe, mais n'était ce pas une allégorie de sa Maîtrise  (2)!!! en tout cas l'histoire est courante car le fils d'Henry 1er Beauclerc et de Edith/Matilde d'Ecosse, Guillaume-Adelin (1103-1120) devait périr dans un voyage similaire sur la Blanche Nef.

(1) Henry II - Roger de Hoveden, chroniqueur contemporain d'Henry Plantagenêt

(2) Médaille gravée dans l'ouvrage gravé à Parme par Bodoni, figurant une galère et cette légende : "Prima navali praelio victrix" - dans Monumens des Grands Maîtres de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem par Louis François de Villeneuve-Bargemont, 1829 - Paris

(2) Henry II - Roger de Hoveden - p. 622


par Henry publié dans : Gilbert d'Assailly/d'Assalit/Assaliensis
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Vendredi 28 décembre 2007
gilbert-d-assailly.gif

V ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de Jérusalem  (Ordre de Saint Jean de l'Hospital).

 

1163-c1169-1170 

 

http://www.orderofmalta.org/storia.asp?idlingua=3

 

Assalit, Assally ou de Sailly (Blason personnel Gilbert d'A., grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, vers 1161.).écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la croix d'argent, au deuxième et au troisième d'azur semé d'étoiles d'or au lion du même brochant sur le tout
http://www.euraldic.com/blas_as.html

Gilbert d'Assailly abdique suite à une campagne désastreuse et coûteuse en Egypte, malgré l'édification de multiples places fortes et renforcements de citadelles (architecture militaire) pour l'Ordre des Hospitaliers dans les domaines francs ; c'est aussi le début de la  période de l'union des deux royaumes "Babylone et Damas" par le très honorable Saladin (1137-1193)  (Salah al Din Yusuf al-Ayyubi).

Le jeune roi de Jérusalem Amaury  1er avait attribué à l'Ordre Bilbeis, son territoire et une vingtaine de villes en Egypte afin de s'assurer sa collaboration, ceci malgré les avis de Bertrand de Blanchefort Grand Maître du Temple et principal instigateur de l'accord de 1167.

Ce traité avait été négocié sous forme d'alliance entre les états Latins et l'Egypte fatimide du Sultan Shawar contre la Syrie Ayyubide de Nur al-din (mais je reviendrais sur cet épisode dans un prochain article).

Ces évènements favorisèrent au sein même de l'Ordre de Saint Jean divisions et les complots :

http://www.aragon10.free-online.co.uk/grandmasters/rostang.html

"Aut Salliensis de Frater Gilbertus Assaliensis, animo d'excelso de qui et fuit de liberalis de tam, ut dans l'inclinaret de prodigalitatem, milites d'erga de praesertim, fecerit de sumptus de magnos d'ut d'adeo, et sumere de mutuas de pecunias de fuerit de coactus d'Ordinis d'aerario d'omni d'exhausto, conditione de hac, silicium Pelusium, pulsis d'infidelibus, expugnaret, acquireretur d'Ordini d'illud, quod III. Novembr d'ut. MCLXVIII. exsequutus d'est de feliciter. Habuit d'Ierosolymae de Capitulum de generale d'anno d'ordre technique : videret de cumque, conflasse d'alieni d'aeris multum de Se, et Ordinem plus le debere de milia d'aureorum de centum de quam, affectus de taedio, voto ex de consilia de sua de quod non succederent, abdicavit de Se de Magistri de magni d'officio, anno MCLXIX. "

Sources : Avity, d'; Gottfried, Johann Ludwig de Pierre : Archontologiae Cosmicae, Liber III : Origo Ordinum Militarium, tam Regularium, Dissertatio de Ordine Equitum Melitensum, Francfort sur Main, 1628

D'Avity voit en la gestion de Gilbert d'Assailly une marque de prodigalité, mais sous son égide ce dernier augmente considérablement le nombre de places fortes soit presque un triplement de celle ci en même temps que celui des mercernaires Turcopoles.("formaient comme une garde de guerriers domestiques" - " des chrétiens de rite oriental paraissent fournir l'essentiel des effectifs des Turcopoles" - Les Croisades et les Etats Latins d'Orient -  "Les Turcopoles..." J. Richard pp 261-270)

Si certains sont des prisonniers convertis au christiannisme selon le Libellus, il leur est attribué des tenures (Un croisé contre Saladin - Renaud de Châtillon - Pierre Aubé p. 233 (Ce livre n'est justement pas ce que semble définir le titre et il demeure une oeuvre de référence dans la connaissance de cette période, les sources sont occidentales et Moyen Orientales. Incontournable!!!))

 Cette restructuration nécessite de nouveaux aménagement hiérarchiques le grade de Maréchal (Second du Grand Maître) est créé ainsi que celui de Châtelain (Commandant de forteresse). De ce fait l'Ordre se réoriente sensiblement un côté militaire et s'engage dans des campagnes au côté du roi de Jérusalem.

La Papauté quand a elle refuse de reconnaître ce nouveau rôle militaire mais surtout l'entretien d'une milice armée au sein de l'Ordre qui ne doit servir qu'a la défense des lieux saints et dont la dépense n'est qu'une « aumône ».

 

Les rapports avec certains membres du Clergé sont assez ambigus à ce sujet, cette militarisation est vue comme une perversion. Les Hospitaliers sont reçus assez frileusement en Orient et en Occident malgré les recommandations Papales. Le patriarche Foucher reproche notamment au Pape en 1155 les privilèges accordés à l'Ordre qui le rende plus puissant mais aussi plus indépendant (exonérations dimpôts, défense aux évêques de prononcer une sentence dinterdit à lencontre dune église sous lautorité de lHôpital, excommunication dun Hospitalier impossible ). Malgré les nombreuses plaintes à l'encontre de l'Ordre les souverains Pontifes sauront temporiser les craintes des écclésiastiques.

Il est vrai que les dons en faveur de l'Hopital ne vont cesser de croître tout au long des magistères, promesses de faveurs spirituelles et salut de l'âme des donateurs. Les Miracula cautionnent la liaison mystique de l'Ordre avec l'Histoire. Une véritable organisation se met en place pour recueillir les dons et des campagnes de sollicitations trouvent écho et soutient auprès de autorités pontificales qui demande à la hiérarchie catholique ainsi qu'a la noblesse de réserver le meilleur accueil à ses visiteurs :

« Ainsi beaucoup décrits font état de dons de chevaux en faveur de lHôpital, mais aussi de terres. Ces terres ou territoires peuvent couvrir dimportantes surfaces et portent le nom de « sauveté » ou « salvetat » (beaucoup de noms de villes y font encore référence) ; elles sont délimitées géographiquement par des croix. Ces sauvetés échappent au contrôle du seigneur et il ne peut plus percevoir y dimpôt. Fait intéressant quand on sait que le donateur peut encore habiter sur les terres offertes à lOrdre.
Les dons de terrains sont tellement importants au début du XIIème siècle que lHôpital va créer des structures regroupant les plus proches : les commanderies ou baillies. Plusieurs commanderies forment un prieuré. »

Pauli, p.42 - avr. 1165 - donation de deux villages (casalia) par Walter, seigneur de la Galilée à Gilbert, Grandmaster au nom de l'hôpital 

Pour Gilbert d'Assailly la question est donc de fortifier l'Ordre avec les moyens financiers à disposition, mais sans appui financier du Vatican, il se voit donc obliger de contracter un emprunt pour couvrir la dette de l'Ordre à la condition de conquérir la ville de Pélusium en Egypte au profit de l'Ordre ; ce qu'il fait le 3 novembre 1168. Mais le montant de la dette se monte à 100 000 marcs d'or et finalement il abdique. Il part demander des subsides pour la défense des Etats Latins auprès de l'archevêque de Trasi, cependant que le Grand Précepteur Guy de Mauny en fait de même auprès des Princes d'Occident en 1169. Bohémond III  Prince d'Antioche en 1168 et  le roi Amalric régent du Comté de Tripoli en 1170 accordent de considérables territoires à la frontière nord-est du pays pour servir de marches face aux états sarrazins (Cartulaire i. n os 391, 411)

- Le Codice Diplomatico
(T1, fol. 229) "La narrazione della rennenzia del Grand-Maestro Gisberto d'Assaly, mandato a Roma sua sanita"  - "ce est le faict de la rassegnation que Maistre Gisbert del Hospital que fut envoiez a Rome" 

témoins de l'acte :
- Amalric - Patriarche de Jérusalem,
- Amalric - roi de Jérusaleme,
- Radulfe - évêque de Bethléem,
- Bernard - évêque de Lidde,
- Renaud - abbé du Mont Sion,
- Pierre - abbé de la vallée de Josaphat,
- Pierre - abbé du Saint Sépulchre

Cette période prélude à la montée en parallèle de Saladin son impact commençait déjà a être assez puissant sur le monde musulman et l'unification de l'Islam se faisait préssentir.

 

 Sources : - Aux origines de lOrdre de Malte, de la fondation de lHôpital de Jérusalem à sa transformation en ordre militaire - Alain Beltjens - 1995

 

Sources en ligne : http://books.google.com/books?id=GWEGdbtW8RAC&pg=PA65&lpg=PA65&dq=%22d+assailly%22&source=web&ots=bVxbpS6CxP&sig=o6YrSAuw_NRLfwC7IowDJ1KYQys#PPR9,M1

 

Adamant Média Corporation - Tous droits réservés -

ISBN 1421208431

de Joseph Delaville Deroulx (1855-1911) 

Les Hospitaliers en terre sainte et Chypre (1100-1310) réédition 2004

de l'ouvrage original de 1904

Editions Elibron Classics  : Chapitre V, p. 65 "Gilbert d'Assailly et Caste de Murols"

Les sources de cet ouvrage sont en particuliers :

- Cartulaires - Cf. Archives de l'Orient Latin

- Lettre de Gilbert à l'Archevêque de Trasi pour secours pécuniaires au sujet de la défense des Etats Latin d'Orient.

par henry darthenay publié dans : Gilbert d'Assailly/d'Assalit/Assaliensis
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