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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:14
Le Calamar de calamus (canne, roseau en général servant à écrire avec l'encre)
Zoologie :
de magnifiques photos et quelques explications :
les pouples :http://pagesperso-orange.fr/christian.coudre/poulpe.htm


les Céphalopodes ordre et classification :
- les octopodiformes (une couronne de huit tentacules entoure la bouche), ordre des OCTOPODA divisé en deux famille :
- les Octopodidae
- Les Argonautidae (Argonautes)

- les Décapodiformes (une couronne de dix tentacules entoure la bouche) ordre des THEUTIDA (Theutis ville d'Arcadie, du Tibre et prince d'Arcadie)
divisé en trois familles :
- Les Loliginidae,
- les sépiidae,
- Les sépiolidae.


Ces familles sont chromatophores c'est à dire qu'elles peuvent se fondre dans le paysage, par mimétisme, de se rétracter, s'allonger à volonté pour épouser le milieu, cette capacité à l'homochromie lui permet de se camoufler tout en adaptant la texture de sa surface extérieure, soit lisse, soit rugueuse.

Ils se déplacent en rampant entre nage et marche, et se propulsent par pression et souffle en cas d'attaque ils émettent de l'encre pour dissimuler leur fuite;

En général les céphalopodes ne sont pas toxiques, sauf quelques rares pieuvres, seiches ou poulpes, souvent aux couleurs vives, bleu, rouge, et jaune vif, pour signaler leur toxicité aux prédateurs, leur comportement n'est pas celui en génréral de la dissimulation, de plus ils adoptent pour certains la marche - seiche flamboyante- Leur toxicité est soit dans les muscles, la salive ou dans l'encre qu'ils rejettent. De quoi tuer un cheval....

Les céphalopodes ont une vision excellente et une intelligence très développée.


La pieuvre de Victor Hugo, à l'encre, on peut remarquer le H et le V.


Poulpe n.m. est la réfection savante, d'après le latin (1554) , de poupe(1538), poulpre (1546), emprunts au provençal pourpre, poupre qui représente le latin polypus "tumeur du nez" et "espèce de mollusque", lequel a donné par emprunt polype et, par l'anglo-normand pieuvre.
Le mot n'a pas conservé son sens médical, réservé au mot savant polype. Il désigne un mollusque (1546), sens avec lequel il a supplanté polype mais que lui dispute pieuvre. Cependant, poulpe est le seul emplyé pour désigner la chair de cet animal, en cuisine

Pieuvre n.f. est le troisième et dernier représentant en français du mot latin polypus, lui-même emprunté à un dérivé grec du nom du pied pous, podos (--> podo-, -pode). Pieuvre est issu par voie populaire de polypus, qui a donné par emprunt polype et par évolution poulpe. Il a été introduit en français par V.Hugo (Les travailleurs de la mer, 1866) qui a popularisé ce mot du parler des îles anglo-normandes, où il existait antérieurement sous les formes normandes puerve, puèvre, purve, pùerve (à comparer à l'évolution du latin oculus, pluriel oculos, adapté en oeil, yeux). Le mot désigne le poulpe commun, surtout lorsqu'il est de grande taille. Par métaphore, il a désigné une femme entretenue, une courtisane (1866), d'où parfois encore de nos jours une personne exigeante, insatiable (, Hugo, Correspondance) et aussi une entreprise, un système tentaculaire

les peuples de langue latines le nomme en général polpo, polvo, pofre, polp,
les peuples nordiques sont basés sur octopus. et l'allemand polyp.

en héraldisme:
pieuvre : déploiement de la création, esprit infernaux
araignée : destin

Les phéniciens emploient le poulpe dans l'art, pour les grecs elle est symbole de ruse, ils découvrent la teinture pourpre.
Il peut y avoir un lien entre le Kraken, créature de Poséidon et Persée, qui le tue après avoir tranché la tête de la gorgone Méduse. Méduse étant assurée de son immortalité, par foudroiement de son regard. Persée la vainc, par le bouclier et le glaive.
cela nous ramène à l'araignée qui tisse le destin et qui est tenu par les trois Parques ou les nornes qui tiennent le destin des hommes. Elles consolèrent Prosepine ou Perséphone de l'outrage qui lui avait été fait, ainsi que Cérès affligée de la perte de sa fille, c'est sous leur prières que celle ci sortie de la caverne de Sicile, entrée des enfers.

Similitude entre la Gorgone, et le Dragon "drakon" celui qui fascine, celui qui pétrifie, le regard, similitude des mots dragons et Kraken (Drakon), Le monstre ou monstrum, teratos est l'avertisssement, le signe :
dans le monde greco-romain il est la force primordiale;
il peut être aussi le chaos originel, la force insondable, gigantesque fruit de Neptune, protéiforme, alliance de l'eau et de la terre, qui oscille entre la marche et la nage, sans os, ni structure, un cerveau sur huit pattes, à l'intellect dépourvu d'affect.
L'odyssée : les sirènes et scylla sont des monstres tentaculaires qui attirent, étreignent et étouffent.
Les Métamorphoses Ovide, C'est Persée qui combat sans répit le Kraken pour délivrer Andromède.
Victor Hugo, les travailleurs de la mer, et Jules Verne, 20000 lieues sous les mers (tout deux aux éditions Hetzel) :
La puissance de la nature révélée, gigantesque, puissance terrible de la création ou l'homme est poussé au combat Homérique, tel Héraklès, Marduk, comme les chevaliers devant le dragon L'homme qui vainc qui se révèle dans le combat, le combat contre la nature, l'inconscient, contre le conscient, l'esprit contre la nature. l'épreuve, l'initiation, comme dans les salles du Palais de Knossos, véritable labyrinthe de Minos, ou l'on découvre les sauts frontaux de tauromachie entre les cornes du taureau, des poulpes de la civilisation Myonienne, des dauphins des salles aux lys. Tous ces symboles enracinés dans la mémoire de l'humanité, imprégnés dans nos fils, fils d'Arachnée, tenu par les Parques aux multiples arabesques historiques, méandres de la mémoire commune. peurs, ombres et lumière.
Tout étant différent et pourtant un.

Teuthis en grec est le nom du calamar, architeuthis est le calamar géant, et Teuthis est une ville d'Arcadie :

Pausanias - Livre VIII :

"Près du canton de Thisoa est un bourg nommé Teuthis qui était jadis une petite ville. Lorsque les Grecs allèrent au siège de Troie, cette ville, en son particulier, fournit un chef qui se nommait Teuthis suivant quelques-uns, ou Ornytus suivant d'autres; les vents contraires retenant les Grecs à Aulis et les ayant pendant longtemps empêché de partir, Teuthis se brouilla avec Agamemnon, et se mit en devoir de ramener dans leur pays les Arcadiens qu'il commandait ; 5. on dit que Minerve ayant pris alors la figure de Mêlas, fils d'Opus, chercha à détourner Teuthis de cette résolution, et que celui-ci encore bouillant de colère, la frappa à la cuisse de sa lance et emmena ses troupes d'Aulis ; de retour chez lui, il crut voir la déesse lui montrant sa cuisse blessée ; il fut dès lors attaqué d'une maladie de langueur, et dans cette partie seule de l'Arcadie, la terre ne produisait plus aucun fruit : 6. dans la suite des temps les habitants consultèrent l'oracle de Dodone, qui leur ordonna ce qu'ils devaient faire pour apaiser la déesse ; ils lui érigèrent une statue où elle était représentée avec une blessure à la cuisse ; j'ai vu moi-même cette statue qui a la cuisse enveloppée d'une bande de pourpre. Il y a outre cela à Teuthis, un temple de Vénus et un temple de Diane, 7. c'est là tout ce qu'on y voit. On a érigé sur le chemin de Gortys à Mégalopolis, un tombeau à ceux qui furent tués dans le combat contre Cléomène; les Mégalopolitains nomment ce monument Parébasium, parce que Cléomène les avait attaqués contre la foi des traités. Auprès de ce monument est une plaine de soixante stades tout au plus ; vous y voyez à droite du chemin les ruines de la ville de Brenthès, près desquelles passe le fleuve Brenthéate qui se jette dans l'Alphée, environ cinq stades plus loin."

Les arcadiens sont du même sang que les troyens. Les arcadiens pélagiques s'installent aux alentours du Tibre et crée la cité de Pallantion, du nom du roi arcadien Pallas, aîeul d'Evandres.
Enée s'allie à s'allie à Evandre contre les Latins.

Dans cette cité se trouve Lupercal (la grotte de Pan) Pan Lykaios - Pan se dit en latin Lykaius Pan, avec au génitif la forme grecque: Lykaiei Panos,
Lykaion rapport entre Pan et Loup,
La flûte de Pan, ou syrinx monocalame ou polycalame, un ou plusieurs tuyaux, suite à la panique, "Panique" le dieu Pan réunis les troupeaux par le son des roseaux assemblés par de la cire d'abeilles, Le Syrinx est aussi l'organe vocal des oiseaux,

l'Hydre de Lerne est aussi hydre comme gardien du jardin des Hespérides
Orthros enfante le Sphynx, le lion de Némée et le Ladon, (hydre gardant le jardin des Hespérides entre hydre et dragon) les deux dernières étant vaincues par Héraklès.



Le poulpe, la pieuvre, l'Hydre, l'araignée, on trouve tout ce mélange dans cette tirade de Cocteau un délice : La Machine Infernale, tirade du Sphinx :

"Inutile de fermer les yeux, de détourner la tête. Car ce n’est ni par le chant, ni par le regard que j’opère. Mais, plus adroit qu’un aveugle, plus rapide que le filet des gladiateurs, plus subtil que la foudre, plus raide qu’un cocher, plus lourd qu’une vache, plus sage qu’un élève tirant la langue sur des chiffres, plus gréé, plus voilé, plus ancré, plus bercé qu’un navire, plus incorruptible qu’un juge, plus vorace que les insectes, plus sanguinaire que les oiseaux, plus nocturne qu’un œuf, plus ingénieux que les bourreaux d’Asie, plus fourbe que le cœur, plus désinvolte qu’une main qui triche, plus fatal que les astres, plus attentif que le serpent qui humecte sa proie de salive ; je sécrète, je tire de moi, je lâche, je dévide, je déroule, j’enroule de telle sorte qu’il me suffira de vouloir ces noeuds pour les faire et d’y penser pour les tendre ou pour les détendre ; si mince qu’il t’échappe, si souple que tu t’imagineras être victime de quelque poison, si dur qu’une maladresse de ma part t’amputerait, si tendu qu’un archet obtiendrait entre nous une plainte céleste ; bouclé comme la mer, la colonne, la rose, musclé comme la pieuvre, machiné comme les décors du rêve, invisible surtout, invisible et majestueux comme la circulation du sang des statues, un fil qui te ligote avec la volubilité des arabesques folles du miel qui tombe sur du miel."

et le rapport sur le dessin de Victor Hugo :

" Prenez garde à ces lignes […] ; ce sont des forces ; elles se combinent, se composent, se décomposent, entrent l'une dans l'autre, pivotent l'une sur l'autre, se dévident, se nouent, s'accouplent, travaillent. Telle ligne mord, telle ligne serre et presse, telle ligne entraîne, telle ligne subjugue . "

Enfin les vainqueurs des Hydres, dragons - Marduk, Héraklès, Persée....  :

Gilgamesh recherche l'immortalité, en fin de quête elle lui est accordée sous forme d'une plante, mais......

"La femme Utanapishtî intervient auprès de ce dernier pour qu'il fasse un geste en faveur de Gilgamesh, qui va rentrer bredouille Gilgamesh est venu ici À grand-peine et fatigue : Que vas-tu lui donner, Alors qu'il rentre au pays. Gilgamesh entendant ceci manœuvre la gaffe pour revenir au rivage. Utanapishtî s'en approche et dit Gilgamesh tu es venu ici, tu a peiné, as fait grand voyage. Que te donnerais-je pour t'en retourner au pays ? Je vais te révéler cette chose cachée, t'informer, toi, d'une chose réservée aux dieux. Il est une plante, une sorte d'épine, Qui te meurtrira les mains comme une rose, Mais qui, si tes mains s'en emparent, te donnera la vie. À ces mots Gilgamesh creuse à ses pieds pour trouver de lourdes pierres, dont il s'empare et qui l'entraînent jusqu'au fond de la mer, où il trouve la plante, qui lui pique les mains. S'étant libéré de ses pierres il remonte et la mer le repousse au rivage. Il brandit la plante devant Ur-shanabi et lui dit Voici la plante qui guérit de la peur de la mort. Grâce à elle on retrouve la vitalité. Je l'emporte à Uruk, Je verrais si cela marche sur un vieillard Et j'en absorberais moi même Pour retrouver ma jeunesse. Ils partent pour Uruk. Après vingt bêrus Ils mangèrent un morceau. Après trente autres, Ils s'arrêtèrent pour dormir. Gilgamesh, ayant aperçu un trou d'eau fraîche S'y jeta pour se baigner. Un serpent, attiré par l'odeur de la plante, Sortit furtivement de son terrier, l'emporta et en s'en retournant, rejeta ses écailles. Gilgamesh demeura là, prostré, il pleura, Les larmes ruisselant sur ses joues. Il dit à Ur-shanabi : Pour qui mes bras se sont ils épuisés ? Pour qui le sang de mon cœur a-t-il coulé ? Je n'en ai tiré aucun bienfait. C'est au lion du sol que j'en ai procuré"


Henry

autres articles :

Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,

Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,

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