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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:47

Commanderie Hospitalière d’Homps


Circonscription d’origine hospitalière. Le 7ème jour des ides de mai de l’année 1140, Arnaud, archevêque de Narbonne, donna à l’ordre de Saint-Jean l’église de Saint-Etienne-d’Homps (de Ulmis, pièce justificative n° CXVIII). Déjà avant cette époque, les hospitaliers étaient établis dans le pays, en

1123
, Arnaud de Fenouilhet, leur avait laissé, par son testament, la ville de Pruhanes située dans les environs d’Aleth.

1153
, donation par Pierre archevêque de Narbonne, de l’église de Saint-Julien-de-Bacam.

1156
, donation par Gaucelin de Jouarres de fiefs dans la juridiction de Jouarres.


1167, donation par le Prévôt de la maison de Saint-Michel -d’Anausse de fiefs dans la juridiction d’Albas.

1190
, Berenger Assalit de Cabarets, ses frères Assalit de Conques et Guirald de Montserrat, font cession à l’ordre de Saint Jean de leurs droits sur le château et la ville de Jouarres.


1208
, Aymeric, vicomte de Narbonne, donne à l’Hôpital ses terres à Albars.

1307
, sentence du Sénéchal interdisant aux habitants d’Olonzac le droit d’usage et de dépaissance dans le territoire de la Garde-Rolland, dépendant de la commanderie d’Homps.

1343
, accord entre le Roi, le Commandeur et les autres coseigneurs d’Homps, pour l’exercice de la Justice ; elle sera exercée, non plus par le juge de Minervois, mai par un juge choisi les coseigneurs.

1401
, sauvegarde royale accordée à la commanderie et à ses membres.

1453
, transaction entre le Commandeur et les habitants, pour régler les redevances dues par ces derniers.

1529
, transaction entre le chapitre de Narbonne pour les droits seigneuriaux de la ville d’Homps.

1544
, lettre du vice-légat exhortant tous les prêtres à faire restituer à la commanderie tous les actes qui en avaient été enlevés.


Les Commandeurs possédaient à Homps un château, l’église de Saint-Michel, des terres, des dîmes, le tenement de la Garde-Rolland près d’Olonzac, de Rouayroux et de Cavarède (ces deux dernières situées dans le diocèse de Castres), des domaines à Roque-de-Fa, à Massac à Roquefort.

Source
: Ordre de Malte - Histoire du Grand Prieuré de Toulouse (des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean....) - M. A. Du Bourg - Toulouse - Louis Sistac et Jean Boubée, éditeurs - libraires 1883

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:40

 

ASSAILLY. Auvergne, Languedoc, Poitou.

D'azur à trois lis au naturel, posés 2 et 1 (1). Couronne : de comte. Supports : deux lions. - ( Saint-Allais, tome XX.)

Devise : Vise plus haut que terre.

La maison d'Assailly, dont le nom se trouve écrit dans les anciens titres : Assalit, d'Assallit, de l'Assaily, Assaillit, est originaire des confins de l'Auvergne et du Languedoc.



Seigneurs de la Salmondière, du Peux, de Lorageay, de Géranson, de Laubonnerie, de la Rivière d'Arthenay, etc., les d'Assailly se fixèrent aussi en Guyenne et en Poitou, où
ils existent encore de notre temps.

Les preuves de cette maison sont nombreuses. En voici les principales :

Baluze, rôles gascons, conservés à la tour de Londres;
Inventaire du Trésor des Chartres, Biblioth. impér.,

Registres des hommages

, aux Arch, impér., maintenues de noblesse;
Armor. général manuscrit; Bauchet-Filleau ; Saint-Allais.

Le premier des membres dont l'histoire nous ait conservé le souvenir est Guillaume Assaillit, qui signa comme témoin le testament de Roger, vicomte de Béziers, mari d'Adelaide de Toulouse, en 1113. (Voir Baluze,
Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, pages 500 et 501.)

Guillaume Assaillit ou d'Assaillit, assista, en 1119, comme témoin, à un plaid tenu en Bas-Languedoc, rapporté dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Guillaume.

Un des rejetons de cette maison prit part aux premières croisades et s'établit en Palestine. On voit en effet Gilbert ou Gerbert d'Assalit, né à Tyr, succéder en 1167 à Arnaud de Comps, comme grand-maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et accompagner, en 1168, Amaury, roi de Jérusalem, au siège de Belbéis, en Egypte.

Guillaume Assailly ou Assalit est nommé viguier ou vicomte de Razes, dans le testament de Roger II, vicomte de Béziers et de Carcassonne, fait en 1194. En la même année, il intervint comme témoin à la donation faite par Raynaud Roger, vicomte de Béziers, et Raynaud Roger, vicomte de Foix.

Bertrand-Robert d'Assailly est cité, comme témoin, avec Raymond-Etienne de Clermont et Guiraud Engilbert, viguier de Toulouse, lors d'une donation faite par Alphonse, comte de Toulouse, à l'abbaye de Lezat, en 1127.

Guillaume d'Assailly prête serment de fidélité au roi, en 1243.

Le seigneur d'Assaillit de Tynerie, et son fils, Etienne Assaillit, sont nommés dans un dénombrement de tenants fief et devant hommage à Robert V, comte d'Auvergne et de Boulogne, en 1249. (Baluze, Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, liv. Ier, page 108.)

Audebert d'Assalit laissa une fille, mariée à Constantin de Châteauneuf, et vivant en 1270. (Cartulaire de l'abbaye de Charroux.)

 

Bertrand d'Assalhit , damoiseau, coseigneur de Pelleporc, signa, en cette qualité, la charte de 1275, accordant des coutumes et franchises aux habitants de la dite commune. (Généalogie de La Fite-Pelleporc.)

Bertrand Assalit
et son père sont cités dans une ordonnance du roi d'Angleterre. (Teste rege apud Eborum, 10 julii 1349. — Rôles gascons conservés à la Tour de Londres.)

Bertrand Assalit, probablement le même que Bertrand ci-dessus, obtint en 1329 la garde du château de Penné. (Teste rege apud Dunstaple, 20 octobre 1329. — Rôles gascons de la Tour de Londres.)

Marguerite Assaillide, veuve de Guillaume de Montviannays, rend hommage, en 1338, de la maison de Montviannays, et d'une autre maison appelée du Four, ensemble une rente de cent sols. (Thers. — Registre des hommages, aux Archives impériales.)

Gilbert Dassalit, écuyer, est cité dans une ordonnance du roi d'Angleterre. (Teste rege apud Westminster, 10 mars 1340. — Rôles gascons.)

Bernard Assaillit vivait en 1355. (Inv. de Trésor des Chartes. Bibliothèque impériale.)

Etienne Assaillit, dit Tredat. archer de la retenue du roi, vivait en 1470. (Loc. cit.)

Jean Assailly. dit Angalin, et Jean Angelin, son fils, sont cités dans des chartes de 1478 à 1480. (Loc. cit.)

Pierre Assailly, commissaire extraordinaire au Châtelet de Paris, obtient des lettres de confirmation dans les dites fonctions en 1484. (Loc. cit.)

Une branche de cette famille paraît s'être perpétuée en Languedoc jusque vers le commencement du XVIIe siècle, puisqu'on voit à cette époque Marie d'Assalhit de la Tour épouser Bertrand de Clarac, baron de Roqueservière, seigneur de Mirepoix, dont elle eut une fille, Anne de Clarac, mariée en 1641 à Pierre de Gout.

La branche établie en Poitou, et dont la postérité s'est continuée jusqu'à nos jours, commence sa filiation suivie par :
 


Sébastien, qui suit, I.

I. Sébastien Assailly
ou d'Assailly, vivant en 1570, eut un fils, François, qui suit, II.

II. François d'Assailly
, seigneur du Peux, cité avec ses fils dans le Catalogue original des nobles de la généralité de Poitiers, en 1594 et 1597, eut deux enfants, savoir :

A. François, qui suit, III.

B. Sébastien d'Assailly.

III. François d'Assailly
épousa noble demoiselle Chargé, dont il eut quatre enfants, savoir :

A. François d'Assailly, seigneur de Peux, qui servit à l'arrière-ban de Poitou, en 1689, fit enregistrer ses armes dans l' Armorial général, en 1697, et fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères par M. de Maupeou, en 1699. Il épousa Gabrielle de Barazan, dont il n'eut pas d'enfants.

B. Pierre d'Assailly, seigneur de Lorageay, qui servit au ban de 1691, dans les gentilhommes de l'escadron de Grand-champs, était, en 1706, officier dans les troupes du roi, au service d'Espagne; mort sans alliance.

C. Alexis, qui suit, IV.

D. Madelaine.

IV. Alexis d'Assailly
, seigneur de Laubonnerie, servit au ban de 1690, et commanda, en 1703, le 3° escadron des nobles du haut Poitou. Il fit enregistrer ses armes en 1697, et fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères et soeurs par arrêt de M. de Maupeou, du 10 janvier 1699. Il avait épousé, le 7 juin 1673, noble demoiselle Marguerite Thibaut, fille de Thibaut, seigneur de Colombier, dont un fils, Sébastien-Guillaume-Alexandre, qui suit, V

V.  Sébastien-Guillaume-Alexandre d'Assailly, chevalier, seigneur de la Salmondière et de la Rivière-d'Artenay, fonda à Vouillé, près Niort, avec le duc de Béthune-Charost, une communauté de soeurs de la Providence. Il épousa, vers 1740, Charlotte-Rose-Cécile Grellier de Concize, d'une des familles les plus distinguées du bas Poitou, élevée dans la maison noble de Saint-Cyr, dont deux fils émigrés avec elle pendant la Révolution, savoir :

A. Alexandre-Charles d'Assailly, qui servit dans l'armée des princes et entra, en 1814, dans la maison militaire du roi Louis XVIII.

B. Philippe-Antoine, qui suit, VI.

VI. Philippe-Antoine d'Assailly
épousa, le 13 juin 1803, Elisabeth-Louise d'Amarzit d'Espagnac, fille du comte d'Espagnac, officier aux gardes françaises, petite-fille du lieutenant-général d'Espagnac. frère d'armes et historien du maréchal de Saxe, mort gouverneur des Invalides. Il eut de ce mariage deux enfants, savoir :

A. Charles-Philippe-Alfred, qui suit, VII.

B. Ursule.

VII. Charles-Philippe-Alfred d'Assailly
, ministre plénipotentiaire, a épousé, le 30 janvier 1837, Adrienne-Octavie de Lasteyrie du Saillant, fille du marquis de Lasteyrie, et, par sa mère, Virginie du Motier de Lafayette, petite-fille du maréchal Louis de Noailles, dont cinq enfants, savoir :

A. Octave-Charles-Ursule d'Assailly.

B. Valentine-Adrienne a épousé, le 14 mai 1860, le marquis Marc de Pindray d'Ambelle.

C Marie-Charlotte-Camille a épousé, le 26 juillet 1864, le baron Maurice Pérignon.

D. Frédéric-Arthur d'Assailly.

E. Oscar-Alexandre d'Assailly.

 

Source :  La France héraldique, Tome 1 - Poplimont Charles - Paris- 1870-1874

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 14:58

LIVRE PREMIER



LES SEIGNEURS D'AUMELAS AVANT L'EPOQUE

DES ROIS DE MAJORQUE



CHAPITRE PREMIER




Les Abbés du Monastère d'Aniane


Dès que la Septimanie se fût livrée aux Francs qui venaient de la débarrasser du joug et de la présence des Maures, Pépin-le-Bref et, après lui Charlemagne et Louis le Débonnaire y rétablirent, ou y fondèrent un nombre considérable d'abbayes. On vit alors s'élever, sur les rives de l'Hérault, les monastères d'Aniane, de Saint-Guilhem-le-Désert, de Saint-Thibéry. Les rois, qui leur avaient procuré leur concours gracieux pour se former, leur donnèrent aussi leur appui pour se maintenir : en effet, presque tous les villages de la vallée leur furent accordés en fief. "Ces princes, dit l'Histoire du Languedoc, favorisèrent d'autant plus ces établissements, qu'outre qu'ils étaient des asyles sûrs pour la piété et la religion, l'Etat trouvait son avantage par les écoles publiques qu'on tenait dans les principales abbayes, où l'on apprenait aux peuples l'obéissance qu'ils doivent à Dieu et celle de qu'ils sont obligés de rendre à leur souverain ". ( H. G. L. T. II p. 124 Ed. du Mège.)

Vitiza, le fils d'Aigulfe, comte de Maguelone et l'un des premiers il reconnaître l'autorité de Pépin, avait abandonné la Cour et sa carrière des armes pour se retirer dans la solitude. Il avait choisi, dans le domaine de son père, les bords de l'Aniane et y avait jeté les fondements d'un monastère ; Charlemagne lui était venu en aide, 782. Ce monastère devait être la fameuse abbaye d'Aniane, et Vitiza devait être Saint Benoit, le grand réformateur des moines d'Occident.

En 799, l'Empereur confirma les donations qu'il avait déjà faites à l' Abbaye. Un diplôme de cette année parle de plusieurs lieux à elle donnés, entre autres, de ceux de Cumajacas et Caucinum, sur l'Hérault, auprès des Salices, et des terres incultes de Juvignac. près Celleneuve (H. G. L. T. II, p, 597). Louis-le-Débonnaire, ayant succédé à Charlemagne, 814, approuva la. charte de son père (H. G. L. T. II, p. 604), et, en 822, il donna à. l'abbaye, " dans le territoire de Béziers, le village et l'église de Saint-Pargoire ; et, dans le territoire de Maguelone, le château dit Mont- Calm, situé auprès du fleuve de l'Hérault, ainsi que l'église de Saint-Hilaire, avec leurs bornes et confronts s'étendant au-delà des rives du fleuve, selon les dispositions prises déjà par son auguste père de bonne mémoire". (H. G. L. T. II, p. 617.)

Une Consultation juridique de 1313 porte clairement que le château d'Aumelas et plusieurs autres, sur les deux côtés du fleuve susdit, furent donnés en fief au monastère par Charlemagne ou par son fils, à charge de reconnaissance et d'hommage. C'était évidemment un corps de baronnie ou de vicomté, ayant pour chef-lieu Aumelas. Nous connaissons deux villages qui ont relevé de l'abbaye jusqu'au moment de la Révolution, Aspiran et Saint-Ferréol.

Si les Abbés d'Aniane étaient soumis à l'égard du Prince aux charges des Seigneurs vassaux de la Couronne, ils en avaient aussi les privilèges. La juridiction des lieux leur appartenait; ils rendaient eux-mêmes la justice, ou la faisaient rendre en leur nom; ils prélevaient les usages,

fruits, dîmes, censives; ils avaient doit au serment de fidélité de la part des Hornes du pays et pouvaient les forcer à s'armer pour l'intérêt commun,, comme aussi pour l'intérêt de leur seigneur, quand ce dernier était attaqué. Le monastère ne s'occupait pas seulement que du temporel ; le service religieux lui incombait, et ce service était fait par des moines ou obédientiels, ou bien par des prêtres obédientiels et séculiers que l'on formait dans l'abbaye ; toutefois les prêtres obédientiels et séculiers avaient été présentés à l'Evêque, pour qu'il leur conférât la juridiction spirituelle. Ils portaient le titre de vicaires, et le monastère demeurait le curé primitif et perpétuel. Quelquefois l'abbé envoyait dans les localités plusieurs moines sous la direction d'un prieur. Ces petites communautés prirent le nom de prieuré au XIème siècle.

Aux faveurs des Princes s'ajoutèrent les dons particuliers de plusieurs seigneurs ou propriétaires, qui entraient souvent dans l'abbaye (H. .G. L., T. II, p.124, 662), et le avantages que celle-ci retira d'une foule de transactions faites avec les personnages importants de diverses localités (H. G. L., T. II, p. 608). C'est ce qui explique comment la maison d'Aniane pouvait nourrir trois cents religieux qu'elle compta après les premières années de sa fondation.

Mais les bénédictins, on le sait, joignaient le travail des mains à l'étude et à la prière ; aussi, à même de se suffire, ils purent encore, en un jour de calamité publique, se montrer la Providence des pauvres. " En 793, la famine, qui désolait le pays de la Septimanie, attira autour de Saint Benoît une foule de malheureux, qui vinrent à lui de toute part, dans l'espérance de trouver en lui une ressource dans leur misère, et qui se logèrent dans des cabanes qu'ils construisirent autour du monastère" ' H. G. L., T. II, p. 491)

La jolie petite ville d'Aniane se forma et grandit à l'ombre de l'abbaye. Son territoire, qui n'avait été jusque là qu'un lieu couvert de forêts et le repaire de bêtes sauvages, ne tarda pas, grâce aux travaux des moines, à offrir le spectacle d'une splendide végétation. Il en fût de même pour la contrée d'Aumelas.

A cette époque, la plupart des domaines étaient des alleux ou des terres indépendantes de tout suzerain. Pour obtenir protection des seigneurs de distinction, les propriétaires leur faisaient don de leurs possessions, et les reprenaient ensuite en fief. Ces sortes de transaction rendues nécessaires par les luttes continuelles des seigneurs entr'eux, obligeaient les suzerains à défendre leurs vassaux, lorsqu’on portait atteinte à leurs terres , et les vassaux à suivre leurs suzerains, lorsqu'ils se mettaient en guerre. Le crédit dont jouissaient les abbés auprès du roi et la haute réputation de leur vertu, non moins que la prospérité de leur monastère et leur titre de seigneurs d'Aumelas, décidèrent une quantité prodigieuse de vassaux à se regrouper autour d'eux, comme en témoigne leur cartulaire.

 

LESTANG DU POUGET : - La localité dont il est fait la plus ancienne mention, après le lieu d'Aumelas, est celle de Lestang du Pouget, désignée sous le nom de Villa Franconique, ou parce qu'elle aura eu pour maître quelque seigneur appelé Francon, ou peut-être par ce que la villa aura été bâtie par un Français lorsque les Francs, sous la conduite de Théodebert, s'emparèrent sur les Visigoths, en 530 de Lodève et Cabrières.

Nous inclinerons à admettre la première hypothèse, parce qu'au IXème siècle un Francon était vicomte de Narbonne, et que ses successeurs ont eu des fiefs dans la contrée. La villa avait porté précédemment. le nom de l'Estang de Piperel. Un seigneur, nommé Teutberg, possédait une partie de Lestang au commencement du IXème siècle. Il la laissa par testament, en 841, à un certain Amalbert, avec l'église da Notre-Dame-de-Rouvîèges.

Entre 838 et 840, Aliard et sa femme Rengradis donnèrent à Elie, abbé d'Aniane, les terres, maisons, prés, vignes qu'ils avaient au village Franconique, et leur donation fut approuvée par Louis-le-Débonnaire (France Pontificale, abbaye d'Aniane, p.347). Le tout fut repris en fief par les propriétaires, à la charge de fournir tous les ans, à l'Abbé un muid de blé et un muid de vin, payables le jour de la dédicace de Saint-Sauveur d'Aniane ;ils ne pouvaient rien aliéner pendant leur vie, et le monastère devait entrer en pleine possession de leurs biens, la jour de leur décès. Le monastère acquit aussi l'alleu de Salomon.


ROUVIEGES : - Teudéric, l'un des exécuteurs testamentaires de Teutberg, fit don, en 890, à l'abbé Gilmond des champs de vignes et prés dont il jouissait au terroir de Rouvièges (Cart. d'Aniane, Archives de Lestang).

Pons et Aifrède avaient au XIème siècle. un honneur (propriété) près de l'église de N.-D.-de-Rouvièges. Leur fils, Engelin. leur succéda, et mit plus tard à sa place Raymond Sicard et sa famille. Les Sicard se dessaisirent de leurs droits pour en investir, après 1068, Rostaing et ses enfants, auxquels ils transmirent en même temps tout l'honneur qu'ils possédaient entre Saint-Paul et la rivière d'Hérault, et les droits qu'i1s avaient sur les habitants. hommes et femmes, du pays, Or, le 4 des ides de février 1076, Rostaing et sa femme, Galbon, avec le consentement de Guillaume Pons. descendant de Pons et d'Aifrède, vendirent au monastère et à l'abbé Emmenon tous leurs droits sur le lieu et l'église de Rouvièges pour le prix de 800 sols melgoirés.

Le monastère dégagea ces biens d'une hypothèque établie en faveur de Raymond Sicard, en remettant à ce dernier une mule et 60 sols melg. Mais la sœur de Raymond ayant fait opposition à la vente, comme héritière d'Engelin, l'abbé la rendit taisante en lui accordant un alleu. Il fut aussi obligé de donner 160 sols melg. et trois muids de froment pour se débarrasser des revendications de Bringuier, Aymeric, Bernard et Dieudonné, autres parents d'Engelin (notes prises du Cartulaire). L'église, les bois, les terres cultes et incultes, le moulin, les ribeyrats, les hommes et les femmes du terroir de Rouvièges semblaient assurés à l'abbaye, quand de nouvelles contestations surgirent : Guillaume Assalid ou Assalty, avec Adalaïs sa femme, et leurs enfants, soi-disant héritiers d'Engelin et de Rostaing, intentèrent un procès au monastère. Pons, obtint, en 1118 qu'ils déguerpissent tout l'honneur du terroir de Rouvièges et aussi l'alleu qu'Emmenon avait cédé, et qu'ils approuvassent la vente qui avait été faite tout d'abord. L'acte d'accord fut passé sur "l'aire où se vanne le bled". Ainsi le terroir de Rouvièges, avec l'église de N.-D., se trouva définitivement en la possession de l'abbaye, et cela à titre de fief : c'est pourquoi Pons et ses moines firent serment de fidélité à Guillaume Assalty (not. du Cartulaire d'Aniane)
 

(La mère de Guillaume d'Assalit est Vierne de Popian (sur Lestang), son épouse Adalaïs et lui sont coseigneurs du castrum du Pouget (aux deux tiers – Guillem d’Ermengarde reçoit en 1114 des reconnaissances pour les parties du château du Pouget (en 1111 il recevait plusieurs hommages sur d’autres terres) :


1° de la part de Géronde,

2° de la part d’Adalaïs, fille d’Hugun Peyrun, et de son fils Pierre Sicard

de la part d’Assalyd ou Assalty, fils de Vierne de Popian


L’assignat de la succession de Guillem d’Ermengarde en faveur de son fils puiné donna lieu à ce dernier d’exiger deux serments de fidélité, en 1127, pour le château du Pouget, l’un de la part d’Adalaïs, fille d’Hugun Peyrun, et de l’autre de la part de Guillaume Assalty, fils de Vierne, et celui de Pierre Sicard, fils d’Adalaïs, pour le quart ou trois mois de jouissance du château du Pouget (d’Aigref., p. 15).

Un acte d’avril 1132, concernant le don fait à Guillem de Montpellier du quart du Pouget et sa reprise en fief par Adalaïs du Pouget, montre que Guillem d’Aumelas n’avait pas hérité du château en entier, avant ces actes la propriété du Pouget est sous la seule autorité et propriété des ascendants.

A partir de ce moment ces actes formèrent la baronnie de Montpellier ; en 1059 Guillem de Béliarde seigneur de Montpellier à déjà des possessions au Pouget.(1)
 

La confirmation de possession pour l’abbaye d’Aniane vaut pour les droits acquis sur :


1° N-D de Rouvièges, en 841,

2° une partie de Lestang, en 850,

3° l’église paroissiale de N-D de Rouvièges en 1076,

4° enfin la propriété d’Engelin et l’alleu de Salomon.


Cette confirmation accrédite la légitimité successorale sur les domaines de :
 

1° la villa franconique soit Teutberg avant 841,mais les autres éléments confirment la possession :

 

2°du castrum du Pouget construit par Engelin (descendant de Teutberg),

3°de Popian, car Guillaume Assalty est fils de Vierne de Popian,

4° de Brissac - Guillaume d’Assalit son fils est seigneur de Brissac, il se trouve également que ce castrum suit ensuite aux Ganges, qui dès lors deviennent maîtres à moitié du domaine de Popian, tandis que l’autre moitié est à la seigneurie de Montpellier. Donc les domaines de Popian, Brissac, le Pouget et la villa Franconique appartenaient à l’origine à une même famille dont Teutberg est noté pour la villa franconie en toute propriété et autorité sans tutelle ; dont Assalit est issu car il en possède les droits et actes (notes d’Henry - voir liens utiles ci-dessus). Il faut remarquer également que les domaines de Brissac et du Pouget suivront plus tard aux Roquefeuil, branche d’Aniort.


Saint-Amans-de-Teulet : - Sous le règne de Louis-le-Débonnaire, entre 814 et 840, Déodat Descayrel donna au monastère tout l'honneur qu'il avait à Saint-Amans-de-Teulet, avec les hommes et les femmes qui en dépendaient. - Vers 990, Guillaume et Guillelme Bernard lui cédèrent en alleu des mas ou des métairies, des maisons, des jardins et la dîme de l'église. - Après 1060, Major Dixemas et ses fils remirent à Raymond de Pignan, obédientiel de Saint-Amans-de-Teulet, et à l'abbé Emmenon, pour 20 sols melg., les serfs Pierre, Etienne, Gérald, Etienne, Gaufred et leurs sœurs Lausseloane et Sadie. - L'abbé Pierre Ier de Sauve, après 1094, accorda la moitié de la viguerie ou des droits de Justice à Géraud Durand et à sa famille, avec le conseil et le consentement de Pierre Bringuier ; le père de Durand avait possédé ce fief pendant sa vie. - Pons de Cournon et son épouse Bonnefoy abandonnèrent à Pierre Ier de Sauve la dîme du territoire de Saint-Amans, en 1114 (France Pontificale, p. 332). - Il est fait mention d'un échange qui eut lieu, en 1117, entre Pierre Bringuier d'Aniane et Pierre Ricard de Montpeyroux, à l'occasion de certaines terres, dont "l'une attenante au jardin du moine ou obédientiel qui dessert l'église au nom du monastère". - En 1120, Pierre Phisols et Delmas, son frère, du lieu de Montpeyroux, se substituent à l'abbé et les religieux pour tous leurs biens de Saint-Amans, au cas où ils mourront sans enfants. Leurs enfants, s'ils en ont, ne pourront en rien aliéner sans l'agrément de l'abbé. - La même année, l'abbé Pierre II reçoit de Raymond Bernard, du Pouget, un champ complanté d'oliviers, et lui donne en fief divers mas et les terres qui en dépendent (Cart. d'Aniane).

L'abbaye possédait donc, à Saint-Amans-de-Teulet, l'église et ses appartenances, la Justice et la plupart des terres, qu'elle donna en fief à des particuliers. Nous ne serons pas étonnés de voir donner au prieur de à l'abbé, dont il tiendra la place, le titre de seigneurs directs de Saint-Amans.
 

Popian. - Bernard Géraud, évêque de Béziers (956-978) qui, comme Manassès Jully, métropolitain d'Arles, avait envahi le monastère, acquit par échange, le 1er mai 960, l'alleu du domaine de Popian, qu'il tint d'Ary ou Henry, de sa femme Richilde et de Geoffroy, leur fils (Fr. P., p. 348).


Sainte-Eulalie. - Un certain Godoin donna, en 962, à l'abbaye, en sa personne, une ferme sise à Sainte-Eulalie, lieu dépendant de Popian (Fr. P., p. 348). L'abbé reçut la maison de Pons, prêtre, en 991 (Fr. P.) Ragon investit l'abbaye de l'église fondée dans la viguerie de Popian en l'honneur de Saint-Amand de Pouzols, et des ses dîmes et prémices, et lui céda tout l'honneur qu'il possédait dans Popian, trois métairies exceptées, 24 avril 978 (Cart. d'Aniane).
 

Plaissan. - L'abbé Ermenaud accepta, en 830, de la part d'une dame Berthilde, les biens qu'elle possédait à la Plaissan, diocèse de Béziers (Fr. P., p. 346).
 

Saint-Bauzille-de-la-Silve. - Fulcrand de Mélian rendit Pierre 1er de Sauve la dîme de l'alleu de Saint-Bauzille, 1109 (Fr. P., p. 351). - En 1123, Eléazard de Castries et Engelrade, sa femme, confirmèrent à Pierre II de Cals la concession de l'église de Saint-Bauzille, qui avait été faite au monastère par Gaucelin d'Arnaud, aïeul d'Engelrade (Fr. P., p. 352).


Carcarès. - Pons de la Motte donna à Pierre II de Cals un alleu dans la paroisse de Saint-Martin de Carcarès, 1121 (Fr. P., p. 465).


Centon. - La villa de Centon fut concédée ou plutôt restituée à l'abbaye par Guillaume, vicomte de Béziers, 990 (H. G. L. T. III, p. 465).


Le Pouget et Tressan. - Nous verrons dans la suite de cette histoire que l'abbaye d'Aniane possédait encore deux fiefs importants dans la Vicomté d'Aumelas : celui du sacristain et celui du conrazier ; ils consistaient l'un et l'autre en censives, usages, lods et ventes et autres droits seigneuriaux. Le premier de ces fiefs était établi dans les lieux du Pouget, de Saint-Amans et de Rouvièges ; le second dans ceux de Saint-Bauzille et de Tressan. leur origine était si ancienne que pour la retrouver il fallait remonter aux commencement de l'abbaye (Arch. de Lestang).


On pourrait, en consultant à fond le Cartulaire d'Aniane, se donner la satisfaction de voir une foule d'autres transactions faites dans la Vicomté ou dans les pays limitrophes. Nous nous bornerons à celles que nous avons rapportées ; elles suffisent pour établir que, seigneurs d'Aumelas, les abbés d'Aniane surent faire accepter leur autorité et leur direction dans les lieux que protégeait le château-fort placé entre leurs mains.

Nous offrirons à notre lecteur, en suivant la France Pontificale, la nomenclature des Abbés d'Aniane qui se sont succédé depuis 780 jusqu'à 1200, c'est-à-dire, pendant le temps que l'abbaye a conservé des droits sur le château d'Aumelas.


- Denoit, 780 ;

- Sénégilde, 815 ;

- Georges, 819 ;

- Tructesinde, 822 ;

- Emmenaud, 830 ;

- Elie, 838 ;

- Arnoul, 853 ;

- Gilmond, 882 ;

- Rostaing, 890 ;

- Manassès de Jully, 913 ;

- Bernard Géraud, 960 ;

- Leufroy, 971 ;

- Renaud, 972 ;

- Hugues Ier..... ;

- Sauveur....... ;

- Pons Ier avant 1036 ;

- Emmenon, 1066 ;

- Pierre Ier de Sauve, 1094 ;

- Pons II, 1115 ;

- Pierre Raymond de Cals, 1120 ;

- Guillaume, fils de Béliarde, 1146 ;

- Pierre III, 1154 ;

- Gaucelin de Raymond de Montpeyroux, 1161 ;

Raymond Guillaume de Montpellier, 1187.


* Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget - Abbé A. Delouvrier. p. 10 à 17.
Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.
 

(1) En 1155, une partie des châteaux du Pouget et de Popian sont légués par Guillem d’Aumelas à son fils puîné Raimbaud d’Orange, ainsi nommé à cause du nom de sa mère Tiburge d’Orange. Le seigneur d’Aumelas mourut, vers 1173, sans enfants à Courteson, dans la principauté d’Orange, après avoir partagé ses possessions à ses deux sœurs. La portion d’Orange, qui lui appartenait fut donnée à Tiburge, veuve de Mornas et épouse en seconde noce de Bernard de Baux, dont les descendants trouvèrent le moyen de réunir à leur domaine toute la principauté et se qualifièrent de princes d’Orange par la concession des empereurs d’Allemagne, rois de Provence. Quand au Pouget il est donné en héritage au cinquième fils de Guillem VI d’Ermessinde Guy Guerrejat, qui le légua à son tour à son neveu Burgondion.Raymond-Aton réunit les domaines grâce à la succession de la sœur aînée de Raimbaud Tiburge, épouse d’Aymard de Murviel. Tiburge sa fille n’accepte pas le mariage avec Guillem VIII de Montpellier pour cause de parenté, mais lui vend, ainsi que sa sœur en 1197 la totalité de ses domaines pour la somme de 77000 sols melg. Le domaine passe dès lors à Guillem VIII (suite voir Histoire des Guillem de Montpellier).

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 14:22

CHAPITRE III
 

Les Guillems de Montpellier

 
Guy, le fondateur de la dynastie des Guillems de Montpellier, fut une gentilhomme d’un rang distingué ; il descendait du fameux duc d’Aquitaine, le moine de Saint-Guillem-le-Désert. L’évêque de Maguelone, Ricuin, lui inféoda, en 990, une partie considérable de la ville de Montpellier, sous la réserve de l’hommage et du serment de fidélité. La ville était formée de deux bourgs. Montpellier et Montpeilleret, que Ricuin avait reçus des filles d’Eustorgie, fille du comte de Susbstantion et mariée au comte de Lodève. Guy ayant eut pour successeurs immédiats, dans la seigneurie du premier de ces bourgs, Guillem II, fils de Bernard Guillem ; Bernard Guillem d’Adalaïs, qui prit le nom de Guillem III, en succédant à son fils mort sans postérité ; Guillem IV de Béliarde, en 1058 Guillem V d’Ermangarde, en 1098.

Seigneurs d’une ville qui devenait tous les jours plus importante par son commerce et par le nombre de ses habitants, les Guillem travaillèrent à agrandir leur domaine en vue d’augmenter leur puissance. Le nombre des vassaux faisait alors la gloire et la force d’un suzerain, et l’usage était de récompenser les gentilshommes que les seigneurs voulaient s’attacher, en leur accordant des parties de leurs terres, moyennant l’hommage et le service militaire. Pour avoir des vassaux, les Guillems firent l’acquisition de presque tous les châteaux qui se trouvaient dans le voisinage de Montpellier, et ils les remirent aussitôt aux seigneurs qui les leur avaient vendus ou à d’autres, à titre de fiefs, et à charge de foi et hommage et de services militaires. Aussi bien M. d’Aigrefeuille constate dans son Histoire de Montpellier, page 11, que Guillem d’Ermengarde reçut, en 1111, des hommages pour les lieux de Cournonsée, de Montferrier et de Montarnaud, et qu’il acheta, e, 1112 et 1113, les châteaux de Frontignan, de Montbazin et de Popian. Le Mémorial des Nobles fait voir qu’à la date de 1114 ce dernier reçut des reconnaissances pour des parties du château du Pouget :


- 1er de la part de Géronde,

- 2ème de la part d’Adalaïs, fille d’Hugun Peyrun,

- 3ème de la part d’Assalyd ou Assalty, fils de Vierne. L’ensemble des terres acquises forma la baronnie de Montpellier, qui dépendit uniquement du seigneur de cette ville ; l’évêque de Maguelone n’avait des droits sur lui que par rapport à la partie de la ville qui lui était inféodée.

 




I
Guillem d’Ermengarde



Quant au château d’Aumelas, M. d’Aigrefeuille prétend qu’il fut acquis par Guillem V, en 1118 ; mais cette date n’est pas exacte. Il résulte, en effet, du testament que fit ce seigneur, en 1114, au moment d’aller combattre les maures d’Espagne, que ce château était déjà en son pouvoir, puisqu’il régla que, au cas où ses fils ne lui auraient pas survécu, Aumelas devait échoir à Bernard d’Anduze, avec tout l’alleu du Mont-du-Chameau, le château du Pouget et les fiefs qu’il tenait des vicomtes de Béziers et Narbonne ; tandis que tout ce qu’il possédait en commun avec l’abbaye d’Aniane dans le pays devrait revenir au moines (H. G. L. T., IV, p. 361). Une autre preuve : Guillem était déjà en expédition et se trouvait dans l’île de Majorque, en 1114, quand ses officiers reçurent le serment de fidélité d’Assalty, le fils de Vierne, dans l’église de Saint-Sauveur ou chapelle du château d’Aumelas. Or l’hommage se rendait toujours au chef-lieu de la seigneurie. M. d’Aigrefeuille s’est basé sur les hommages qui furent faits en 1118, pour fixer l’époque de l’acquisition d’Aumelas : Guillem V reçut en effet, en cette année, les serments de fidélité d’Adhémar, fils de Chiénel, de Bertrand fils d’Aliarde, d’Hugues et d’Araufrès, qui possèdaient des fiefs à Aumelas. Le Mémorial des Nobles contient, avec ces quatre serments, un acte par lequel Bernard Guiraud engagea au seigneur Guillem le fief « qu’il tenait de lui à Aumelas, à raison de la somme de 57 sols melg., qu’il lui emprunta (d’Aigref., p. 15).

Guillem d’Ermengarde fit son dernier testament, en 1121. Son fils aîné fut désigné pour lui succéder dans la seigneurie de Montpellier : ce fut Guillem VI d’Ermessinde. Aumelas fut réservé à Guillem, fils puiné de Guillem V.


 


II

Guillem d’Aumelas


L’apanage de Guillem, second fils de Guillem d’Ermengarde, fut composé des lieux et châteaux d’Aumelas, de Montarnaud, du Pouget, de Saint-Pons-de-Mauchiens et de Mazers. A ces biens vinrent s’ajouter ceux qui avaient été donnés à Bernard, troisième fils de Guillem V, et qui consistaient en rentes, revenus et droits quelconques provenant des lieux de Mireval, Montbazin, Cournonsec, Popian et certaines terres qui se trouvaient dans ces mêmes lieux : Bernard qui mourut sans postérité, les laissa à son frère d’Aumelas. D’un autre côté, Tiburge, fille et héritière de Raimbaud II, mort en Terre-Sainte, lui apporta le comté d’Orange, en lui donnant sa main. Guillem devient un riche et puissant seigneur ; il se fit appeler Guillem d’Aumelas (H. G. L. T., IV, p. 57).

L’assignat de la succession de Guillem d’Ermengarde en faveur de son fils puiné donna lieu à ce dernier d’exiger deux serments de fidélité, en 1127, pour le château du Pouget, l’un de la part d’Adalaïs, fille d’Hugun Peyrun, et de l’autre de la part de Guillaume Assalty, fils de Vierne, et celui de Pierre Sicard, fils d’Adalaïs, pour le quart ou trois mois de jouissance du château du Pouget (d’Aigref., p. 15).

Le seigneur de Montpellier aurait-il disputé à son frère le droit de vasselage sur les tenanciers du château du Pouget ? Il est plus que probable qu’il s’agissait d’autres portions du château acquises depuis 1121.

Un acte d’avril 1132, concernant le don fait à Guillem de Montpellier du quart du Pouget et sa reprise en fief par Adalaïs, montre que Guillem d’Aumelas n’avait pas hérité du château en entier.

Le sieur d’Aumelas avait pris, en 1122, sous sa protection, en qualité de baron, tout l’honneur de Carcarès compris entre Saint –Bauzille et les limites d’Aumelas, et depuis Garcias ; jusqu’à l’Hérault, moyennant l’albergue de douze chevaliers, ou douze sols melg. A son choix. Cette transaction, qui fut faite entre Guillem d’Aumelas et Pierre, abbé d’Aniane, fut approuvée par la mère de Guillem et du seigneur de Montpellier (H. G. L. T., IV, p. 383).

Les deux frères firent le voyage de la Terre-Sainte, en 1129. Ils étaient de retour en janvier 1130, suivant la manière de compter d’aujourd’hui, car alors encore l’année commençait à Pâques. Guillem d’Aumelas assista à son arrivée, au contrat de mariage entre son vassal Arnaud d’Aumelas et Sibylle, fille de Pierre Obilion et parente de l’évêque de Lodève, Pierre de Raynon (Raymond) ; Guillaume Raynon du Caylar et la plus grande partie des chevaliers de Mauguio (Melgueil) furent présent (H. G. L. T., IV, p. 43). Quelques mois après, Guillem acheta à Elzéard de Castries et à Agnès, sa femme, au prix de 700 sols melg., la plus grande partie de Vendémian et des terre au Pouget, mais 1130. Il concourut à la fondation de l’abbaye de Valmagne, en 1138, avec le vicomte de Béziers, Trencavel, et plusieurs autres seigneurs, en se dessaisissant du terrain de Tortoreire, sis dans la grande vallée, Vallis Magna (H. G. L. T., IV, p. 427).

Guillem d’Ermessinde, pendant ce temps agrandissait son domaine. Il accepta, en 1138, des portions des châteaux de Gignac, de Montpeyroux et de Pignan, qu’il bailla à fief (d’Aigref., p. 45). Il acquit en outre en 1140, au prix de 10 000 sols melg. Le château de Paulhan, qui était venu des Trencavel aux comtes de Mauguio (Melgueil), et se trouvait actuellement possédé par Béatrix, héritière de Bernard, son père, et par le comte de Provence, Raymond Béranger, son premier mari. Il en conserva le domaine utile. Mais étant à court d’argent, en 1142, pendant la révolte des habitants de Montpellier, il emprunta à Aymery, seigneur de Clermont, la somme de 8 500 sols melg. Et 30 marcs d’argent (à 46 sols le marc), et lui engagea sa terre de Paulhan (Mém. Des Nob. Doc. DXL. P. 722).

Dans les murs de Paulhan il y avait une église dépendante du château seigneurial. Son vocable, Sainte-Croix, nous fait penser au culte particulier de Guillem VI pour la vraie Croix. Il en avait rapporté un fragment considérable de la Palestine, et avait bâti en son honneur une église sur la Canourgue à Montpellier. Quand il dut se retirer à Grand-Selve, il se munit d’une partie de ce trésor pour en doter, et l’abbaye, et deux monastères qu’il fonda, en 1150, en Espagne, dans le lieu de Vallaure, auxquels il donna le nom de Santas Creuz et qu’il gouverna avec le titre d’abbé, bien qu’il ne fut pas entré dans la cléricature. L’église actuelle de Paulhan tire son nom de l’ancienne chapelle intra muros, qui pourrait bien avoir tenu de Guillem VI, seigneur de Paulhan.

Avant d’aller ensevelir sa gloire à Grand-Selve, le seigneur de Montpellier distribua ses biens à ses enfants. En vertu du testament paternel du 3 des ides de décembre 1146, le fils aîné de Guillem VI eut la seigneurie de Montpellier ; Guy son cinquième fils, hérita de Paulhan et du Pouget. Guillem sortit du monastère, en 1161, pour mettre la paix entre le seigneur de Montpellier et celui de Paulhan que des questions d’intérêts divisaient. Peu, après, ce grand homme, honneur de sa race et la gloire de Montpellier, mourut dans le cloître, avec la réputation d’un si parfait religieux que son nom figura au catalogue des saints de l’ordre de Citeaux. (H. G. L. T., IV, passim ; - voir la remarquab le Vie de B. Guillem VI par l’abbé Maurel).

Guy Guerrejat ou le Batailleur fut seigneur de Paulhan et du Pouget

, de 1146 à 1177. Il se fit estimer par sa valeur militaire, qui data de ses plus jeunes ans, et par la sagesse qu’il montra dans les affaires auxquelles il fut mêlé. En effet , encore enfant, il avait suivi son père dans ses expéditions contre les Sarrasins, et plus tard il fut souvent pris pour arbitre par les rois et les seigneurs. C’est lui qui organisa la ligue célèbre, dont parle l’Histoire du Languedoc, contre le comte de Toulouse, qui élevait des prétentions sur la vicomté de Narbonne, et voulait imposer sa juridiction à tous les lieux de la province. Guy fit jurer aux seigneurs de Montpellier, Béziers et de Narbonne, de prendre les armes et de ne les déposer qu’après le succès. Unis par les liens du sang, ils allaient combattre pour une cause commune. Le seigneur de Paulhan aurait mené cette affaire à bonne fin, si la mort n’était venue, non pas de la surprendre, mais l’arrêter au milieu des préparatifs de la guerre. Guy donna à Paulhan à son neveu Burgondion et voulut être enseveli dans l’abbaye de Valmagne, qu’il substitua à Burgondion à défaut d’héritiers, et à laquelle il confirma la donation des moulins de Paulhan qu’il lui avait été faite. Ces moulins avaient été construits, vers l’an 1080, par la comtesse Etiennette de Bigorre. Guy les avait rachetés des seigneurs de Clermont (H. G. L. T., IV, passim).

Guillem d’Aumelas maria, en 1150, sa fille aînée, Tiburge, à Aymard de Murviel (Béziers),

en stipulant que les biens qu’il donnait en dot à celle-ci passeraient à ses enfants, et qu’a leur défaut ils lui retourneraient. Or, il accordait à sa fille tout ce qu’il possédait dans le Narbonnais et dans le lieu de Cournonsec. Il donna sa seconde fille à un seigneur provençal appelé de Mornas. En 1155, le sieur d’Aumelas fit son testament.

 

Raimbaud, son fils qui devait prendre le nom d’Orange, à cause de sa mère Tiburge d’Orange, héritait du château d’Aumelas avec ses appartenances et ses dépendances, villes, masages, baillies, etc. et de plus, des châteaux de Montarnaud, de Popian, du Pouget etc. Il était placé par son père sous la protection de Guillem de Montpellier, fils de Sibylle, lequel était chargé de le faire chevalier. A part sa dot, Tiburge, sœur de Rimbaud et femme d’Aymard, devait recevoir le château de Montbazin, dans le diocèse de Maguelone, et ses fils Sicard et Raymond Aton lui étaient substitués. La seconde fille de Guillem, femme du sieur de Mornas, obtiendrait le château de Murviel, près Montpellier, et toucherait mille sols melg., de son frère, le jour ou il aurait été reçu chevalier. Guillem laissait à sa mère, Ermessinde, la jouissance d’un village. Pierre de Montpeyroux, qui s’était chargé de payer les dettes du sieur d’Aumelas, avait droit à l’usufruit des biens de la succession pendant 13 ans. Enfin, Guillem choisissait sa sépulture dans le monastère d’Aniane, auquel il confirmait la donation du domaine de Flex, faite par son frère Bernard. Guillem mourut, au mois de mai 1155 (H. G. L. T., IV, p. 164).


 




III

Raimbaud d’Orange

 

Raimbaud d’Orange n’était que le fils puîné de Guillem d’Aumelas. Son frère aîné s’était établit dans le comté d’Orange qui lui était échu. Une partie du comté était cependant revenue à Raimbaud, après la mort de Tiburge, leur mère, en 1150. Malgré l’étendue de son domaine, le seigneur d’Aumelas vit ses affaires fort dérangées en 1168 ; aussi fut-il obliger d’engager ses biens, une première fois à Guillem de Montpellier, son cousin pour une somme de 4000 sols melg., qu’il lui emprunta. Trois ans après, son beau-frère, Aymard de Murviel, lui prêta la somme de 10 300 sols melg. ; ainsi ses biens furent affectés d’une nouvelle hypothèque. Le seigneur d’Aumelas mourut, vers 1173, sans enfants à Courteson, dans la principauté d’Orange, après avoir partagé ses possessions à ses deux sœurs. La portion d’Orange, qui lui appartenait fut donnée à Tiburge, veuve de Mornas et épouse en seconde noce de Bernard de Baux, dont les descendants trouvèrent le moyen de réunir à leur domaine toute la principauté et se qualifièrent de princes d’Orange par la concession des empereurs d’Allemagne, rois de Provence. Tiburge, femme d’Aymard de Murviel, eut tous les biens de Raimbaud qui étaient dans le Languedoc, y comprise la seigneurie d’Aumelas. Raimbaud figura avec honneur parmi les poètes provencaux : Jean de Nostradamus a cité « le seigneur de Courteson, bon chevalier, vaillant aux armes et bien estimé dans la poèsie provençale (H. G. L. T., IV, p. 165). »





IV

Tiburge de Murviel


Tiburge de Murviel jouit peu de temps de la seigneurie d’Aumelas ; elle eut pour successeur son fils Raymond-Aton, comme il avait été réglé par Raimbaud.


 


V

Raymond-Aton


Raymond-Aton, mari de Foy, fille de Pierre d’Albaron, était en possession d’Aumelas en 1187. Il donna, cette année, à titre d’alleu, à Guillem VIII de Montpellier et à ses successeurs Aumelas et ses dépendances, le Pouget, Montarnaud, Cournonsec, Montbazin, avec tout ce qu’il avait à Popian,

à Saint-Pons-de-Mauchiens, à Pignan, à Mireval, à Villeneuve, à Saint Pargoire, à Adissan, à Plaissan, à Abeilhan, à Vendémian, à Saint-Amans-de-Teulet, à Sainte-Bauzille, à Carcarés, à Saint-Etienne-de-Prunet, à Saint-Georges, à Murviel de Montpellier et généralement tout ce qu’il possédait depuis la rivière de l’Hérault jusqu'à celle de la Mousson, et à partir du pont d’Aniane jusqu'à la Méditerranée, consistant en fiefs, hommes et femmes, châteaux, villes, masages, fortifications, maisons, hôtellerie, champs, devoirs, jardins, justices, seigneuries directes, dominations, baillies, etc. Guillem lui vendit le tout en fief, et il y ajouta le château de Paulhan qu’il tenait de la succession de Burgondion, héritier de Guy de Guerrejat depuis l’accord qu’il avait fait, en 1183, avec Adélaïs de Conas, veuve de Burgondion et mère de Burgondiose, décédée en bas-âge. Il lui donna aussi en fief les terres qui lui appartenaient au-delà de l’Hérault jusqu’aux limites du Fontès, et celles dont il jouissait au Pouget et à Vendémian. Il lui céda encore une hypothèque de 5 000 sols melg., sur les forts de la vallée de Cavaillon. Il se réserva toutefois de reprendre, quand bon lui semblerait, tous les châteaux érigés en fiefs, autres que ceux d’Aumelas, de Popian et Cournonsec. Raymond-Aton promit de secourir Guillem, en cas de guerre, et s’engagea à reconnaître, tant lui que ses successeurs, à perpétuité, les seigneurs de Montpellier, comme suzerains, à la condition que ces derniers ne détacheraient jamais lesdits fiefs de leur seigneurie. L’acte fût passé et l’hommage fut rendu, le jours des calendes de juillet de l’an 1187 (H. G. L. T., V, p. 534). Le seigneur d’Aumelas mourut bientôt après ; il ne laissait que deux filles, Tiburge et Sybille, qui furent placées sous la tutelle de l’aïeul Aymard de Murviel.





VI

Les Filles de Raymond-Aton


Guillem VIII, seigneur de Montpellier, convoita la main de Tiburge, fille aînée de Raymond-Aton pour le premier fils qu’il avait eu d’Agnès d’Aragon après avoir répudié Eudoxe de Constantinople, son épouse légitime. Son ambition était de placer sur la tête de ce fils la souveraineté de ce pays. Dans ce but, il eut une entrevue à Maguelone, en juin 1191, avec Aymard de Murviel, et un projet de mariage fut agréé de part et d’autre. Aymard offrit de remettre à sa pupille tous les biens de son père et de son aïeul paternel ; le château de Paulhan fut compris dans la dot. Il fut même convenu que, si Tiburge venait à mourir avant le mariage, Sybille serait mise en son lieu et place ; et réciproquement, quà défaut du fils aîné de Guillem, Tiburge pourrait réclamer le fils puîné du seigneur de Montpellier. Pour assurer le résultat de cette entrevue, on s’engagea des deux côtés à payer une forte somme, si la parole donnée était violée. Le mariage cependant ne se fit pas, Tiburge ayant donné pour motif de son refus d’épouser le fils de Guillem l’empêchement de parenté qui existait entr’eux. Au fond, elle du sentir, quand elle eut atteint l’âge nubile, une vive répugnance pour celui qui, au su de tous, était le fruit de l’adultère. Ainsi le seigneur de Montpellier fut forcé de renoncer à l’union qu’il avait tant désirée pour son fils ; mais il n’abandonna pas le dessein qu’il avait formé d’acquérir le domaine de Raymond-Aton.

Sur sa demande, et pour des motifs personnels aux filles de Raymond-Aton que nous ferons connaître, le château d’Aumelas avec toutes ses dépendances, et aussi le château de Paulhan, lui furent vendus au mois d’août 1197, en présence de Raymond de Montpellier, évêque d’Adge, et d’autres personnages ecclésiastiques et chevaliers réunis sur le bord de l’Hérault. Tiburge et sa sœur déclarèrent : « qu’étant parvenues à l’âge de la majorité, elles choisissaient, de l’avis de leurs parents et de leurs amis, entr’autres Etienne de Servian et Raymond, leur oncle. Pons et Frotard, fils de Pons, seigneur d’Olargues, pour leurs maris. Et comme, ajoutèrent-elles, nous souhaitons avoir de l’argent comptant en dot, nous vendons, tant pour cette raison que pour avoir de quoi payer les dettes et charges de l’hérédité de Raymond-Aton, notre père, et de Foy, notre mère, à vous Guillem de Montpellier, le château d’Aumelas, avec les autres domaines déjà spécifiés, lesquels sont situés dans les diocèses de Maguelone, d’Adge, de Béziers et de Lodève, pour la somme de 77 000 sols melg., dont nous vous marquerons l’emploi (H. G. L. T., V, p.17). » Elles réservèrent le château de Murviel (Montpellier), qui avait appartenu à leur aïeul maternel.





VII

Guillem VIII de Montpellier


Guillem VIII n’était pas seulement le suzerain du pays d’Aumelas ; il avait acquis tout le domaine utile qu’avaient possédé Raymond-Aton et ses filles. Il ne tarda pas à faire acte de seigneur et de propriétaire. Le 7 février 1197, c’est-à-dire quelques mois après son acquisition, il donna au monastère de Cassan (près Roujan), fondé en 1080, la métairie de Martinsac et les terrains qui s’étendaient depuis la rivière de Rouvièges jusqu’au Plan-Majou et à Leuzière, avec le droit de dépaissance pour les troupeaux sur le Causse et dans le terminal d’Aumelas, le tout en libre et franc alleu, c’est-à-dire en se réservant l’hommage seul. Il autorisa, en outre l’abbé à faire exploiter les terres incultes du Plan-Majou, moyennant la 6ème partie des fruits, comme droit d’agréer. Pons de l’Estang, de Stagno, probablement de Lestang du Pouget, s’engagea, en retour, à ne rien aliéner sans avoir pris conseil du seigneur Guillem, et à lui payer le droit de lods en cas de vente.

La 4ème partie du château du Pouget et le lieu de Tressan furent achetés par Guillem, au prix de 2 500 melg. Il les rendit aussitôt en fief à Raymond de Castries qu ils lui avaient vendus, en lui donnant l’assurance qu’ils ne seraient jamais soustraits à la suzeraineté de Montpellier. Raymond prit l’engagement de rendre l’hommage et le service militaire, quand il en serait requis, et celui de remettre son château, sauf les meubles et les armes, lorsqu’on le lui réclamerait ; il avait présenté l’autorisation de vendre, à lui donnée par son père, Raymond, et par sa mère, Ermessinde, pour assurer l’effet de la transaction.

On ne saurait contester à Guillem VIII de grandes qualités. Il gagna l’amour de ses peuples par la douceur de son gouvernement et par l’intérêt qu’il portait tant à la sûreté de sa ville de Montpellier, dont il fit rebâtir les murailles avec le concours de ses huit consuls, qu’à la prospérité de ses villages et châteaux. « Il paraissait même, dit le docteur Alain de Lisle, parmi les princes de l’époque, spécialement revêtu des armes de la Foi , dont il était le fils et le défenseur… ; l’élévation de son esprit égalait celle de sa naissance et de sa dignité (H. G. L. T., V, p.63). »

Malheureusement l’éclat de ses qualités est affaibli par ses procédés envers l’Impératrice, sa vraie femme, et envers Marie, sa fille légitime : il ne se contenta pas de chasser Eudoxe, pour la remplacer par une femme étrangère, afin disait-il d’atténuer ses torts, d’avoir des enfants mâles ; il déshérita sa fille par les moyens les plus iniques. Le pacte matrimonial conclu avec la première épouse portait que le premier enfant qui naîtrait d’elle devait hériter de Montpellier et de ses dépendances. Marie, l’unique fruit de l’union de Guillem avec Eudoxe, fut sacrifiée aux intérêts des fils illégitimes d’Agnès. Par les manœuvres indignes de son père, elle fut forcée de renoncer à tous ses droits et à reconnaître ceux qu’à son préjudice on attribuait aux enfants d’un lit criminel.

Guillem, pour se débarrasser d’elle et du remords que sa présence lui causait, la maria successivement à Barral, vicomte de Marseille, et à Bernard de Comminges. Mais il lui restait à faire légitimer ses fils adultérins. Il croyait y parvenir, grâce aux services qu’il avait rendus à l’Eglise en combattant les hérétiques. Il comptait néanmoins sans la fermeté du pape, qui répondit à sa requête par une fin de non recevoir, en prétextant la nécessité de plus amples informations. Pendant ce temps, Guillem fut surpris par la maladie ; il se hâta de disposer de tous ses biens en faveur de sa seconde famille. Il donna en particulier à Thomas, l’un de ses fils, le château de Paulhan avec les droits de viguerie qu’il avait rachetés, au mois de mai, des mains d’Adalaïs, nièce de Giraud, et mourut le 9 novembre 1202 (H. G. L. T., V, p.62).



 

VIII

Marie de Montpellier


Les droits de Marie, fille de Guillem VIII, à la seigneurie de Montpellier, étaient incontestables. Nul ne semblait plus intéressé que le sire de Comminges à les faire respecter ; mais il était dégoûté de sa femme et cherchait à rompre les liens de son mariage. Le roi d’Aragon, qui travaillait à acquérir des terres en France, comprit qu’il lui était possible d’avoir celle de Montpellier en obtenant la main de Marie, que le sieur de Comminges lui passerait bien volontiers. En effet, à peine lui eut-il manifesté ses intentions, que celui-ci s’empressa de faire déclarer son mariage nul pour cause de parenté, d’affinité et de lien existant entre lui et Béatrix de Bigorre, sa première femme, encore en vie. Marie redevenue libre, épousa le roi d’Aragon, « se constituant en dot toute hérédité de son père, 1204 ».

De concert avec son épouse, Pierre d’Aragon se mit à exercer ses droits de seigneur de Montpellier et d’Aumelas. Pierre de Ganges était alors maître de la moitié de Popian, tandis que l’autre moitié appartenait à la seigneurie de Montpellier. Pour avoir la protection des seigneurs de cette ville, présents et à venir, Pierre de Ganges leur fit don, en alleu de sa portion de Popian, et Pierre d’Aragon lui remit le tout en fief, avec la promesse qu’il ne serait séparé de sa seigneurie, ni par lui ni par ses successeurs.

Dans le contrat de mariage, Pierre d’Aragon et Marie de Montpellier avaient réglé que l’enfant auquel ils donneraient le jour, hériterait de tous les biens de la seigneurie française. Cet enfant tardait à paraître, et le roi, qui n’avait apporté dans son union avec la fille des Guillems qu’une passion d’intérêt, sentait de jour en jour une aversion plus marquée. Ils se séparèrent. Après de longs jours, il y eut entre eux un rapprochement, et un fils vint au monde en 1208. La paix et le bonheur ne régnèrent pas cependant longtemps au foyer conjugal. Marie n’eut pas seulement la douleur de se savoir abandonner de nouveau par son mari, elle vit son époux se ranger parmi ses ennemis et encourager leurs prétentions qui subsistaient toujours ; nous voulons parler des enfants d’Agnès. Pierre alla plus loin, il demanda qu’on annulât son mariage. La malheureuse femme, confiante dans la justice de sa cause, se rendit à Rome, auprès du pape, pour défendre ses intérêts et ceux de son fils, en faisant reconnaître son mariage comme valide et déclarer les enfants d’Agnès illégitimes. Elle obtint justice pleine et entière. Mais la sainte reine (on la désignait ainsi) ne put survivre aux émotions qu’elle avait éprouvées ; elle mourut à Rome et fut ensevelie à Saint-Pierre, où l’on voit encore son tombeau (avril 1213). Quelques mois après, Pierre tombait en héros sur le champ de bataille de Muret. Il avait pris les armes contre Simon de Montfort, chef de la croisade dirigée contre les Albigeois, poussé uniquement, dit-on par le dévouement qu’il avait pour ses deux sœurs, épouses des comtes de Toulouse, qui étaient alors attaqués pour crime d’hérésie et regardés comme fauteurs de désordre dans l’Etat.

L’enfant qui devait hériter de la seigneurie de Montpellier était entre les mains de Simon de Montfort. Pierre lui avait remis son fils Jacques, à titre d’otage. Jacques était la garantie d’un traité survenu précédemment entre le roi d’Aragon et le chef de la croisade.


* Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget
-   Abbé A. Delouvrier. p. 25-40,Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 14:01

 

 

 

II. – SEIGNEURS DU POUGET :

De 969 à 1098 :



- Les vicomtes de Béziers :

- En 1059 – Guillem de Béliarde, seigneur de Montpellier, a des possessions au Pouget (p.18)


De 1098 à 1213 :


- Les seigneurs de Montpellier :


- 1098 – Guillem d’Ermengarde (une partie),(les autres se répartissant entre les enfants d'Hugun Perrun - Hugues Pierre, dont Adalaïs du Pouget)

- 1121 – Guillem d’Ermessinde,

- 1149 – Guy Guerrejat,

- 1177 – Guy Burgondiose,

- 1183 – A délaïs de Conas,

- 1183 – Guillem VIII,

- 1204 – Marie de Montpellier (p. 24)


De 1213 à 1348 :


- Les rois de Majorque :


- 1213 – Jacques Ier,

- 1276 – Jacques II,

- 1310 – Sanche,

- 1324 – Jacques III,

- 1330 – l’Infant Ferrand,

- 1346 – Jacques III (p. 41)


De 1349 à 1618 :


- Les de Roquefeuil :


- 1348 – Arnaud de Roquefeuil,

- 1395 – Catherine de Roquefeuil,

- 1409 – Antoine I de Roquefeuil,

- 1430 – Jean de Roquefeuil,

- 1480 – Bringuier de Roquefeuil,

- Avant 1530 – Charles I de Roquefeuil,

- 1530 – Charles II de Roquefeuil,

- 1553 – Antoine II de Roquefeuil (p. 85)


De 1613 à 1727 :


- Les de La Cassaigne :


- 1618 – Arnaud de La Cassaigne,

- 1651 – Dame de Montchal, veuve d’Arnaud,

- 1651 – Arnaud de Montpeyroux,

- 1691 – Anne de Gardies,

- 1702 – François d’Arnaud,

- 1717 – Paul Abdias d’Arnaud (p. 138)


De 1727 à 1770 :


- Les Viel de Lunas :


- 1727 – Antoine Viel,

- 1747 – les héritiers de Viel (p.190)


De 1770 à 1789 :


- 1770 – le vicomte d’Azon (p.206)



III. – SEIGNEURS DE LESTANG



De 800 à 1121 - Propriétaires laïques de la villa Franconique :


- Teutberg, avant 841 puis ses descendants :

- Amalbert,

- Aliard,

- Audèric,

- Pons, Aifrède et leur fils Engelin,

- Raymond Sicard,

- Guillaume Pons,

- Hugues Rostaing,

- Hugues Pierre (Hugun perrun) et sa femme Ricarde,(père et mère d'Adalaïs)et héritiers d'Engelin, 

- Salomon,

- Les fils de Janelle,

- Guillaume Assalty (de castro Breixach)et Adalaïs du Pouget ainsi que leurs enfants, - Pons Dagon(de Lestang) (voir document sur le litige entre les légataires Assalit - Pouget et l'abbaye d'Aniane - mars 1119 - sur l'honneur de Lestang)- Frédol

- Bertrand (de Brissac),

- Ricarde

- Guillaume Assalit (futur viguier du Razès)

De 800 à 1121 – Propriétaires ecclésiastiques :


- Le monastère d’Aniane acquit des droits sur :


- 841 - l’église de Notre-Dame de Rouvièges,

- 850 - une partie de Lestang (842 acte d'Aliard),

- 1076 - l’église de paroissiale de Notre-Dame de Rouvièges,

- La propriété d’Engelin et l’alleu de Salomon

- 1118 - Guillaume Assalty et Adalaïs du Pouget lui confirmèrent ces acquisitions (P. 12). (prouvant ainsi que ces biens proviennent bien d’une même famille dont Assalty et Adalaïs sont issus – note d’Henry)


D
e 1121 à 1790 – à partir de 1121 les seigneurs de Lestang sont :


- 1122 – Bernard de Lestang (arch. De Lestang), (fils de Pons Dagon)

- 1264 – Raymond de Castries (arch. De Lestang),

- 1314 – Bertrand de Montardier (p. 63),

- 1340 – Pierre de Montardier (p. 93),

- 1371 – Pierre Guitard (p. 106-122-94),

- 1398 – Guitard neveux (p. 106),

- 1398 – les frères Saporis (p.107),

- 1405 – Leudégaire Saporis (p.112),

- 1430 – Jacques Saporis, allias d’Aramon (p. 114),

- Avant 1468 – Les Guers de Castelnau (p. 123),

- 1490 – Eustache de Guers (p. 124),

- 1514 – Guillaume de Guers (p. 126),

- Avant 1573 – Pierre de Guers (p.132),

- 1587 – Jean de Guers (p.132),

- 1602 – Henry de Guers (p. 156-173-145),

- 1625 -1717 – les de La Cassaigne (p.138),

- 1717- 1770 – les Viels de Lunas (p. 190),

- 1770 – vicomte d’Alzon (p. 296)


IV. – SEIGNEURS DE NOTRE-DAME DE ROUVIEGES (église paroissiale de Lestang)



- 842 – Testament de Teutberg : église et terres de Rouvièges (p. 13),

- 1076 – Vente de l’église et des propriétés à l’abbaye d’Aniane (p. 13),

- 1618 – Rente faite à l’évêque de Béziers (Arch. De Lestang)

- 1639 – Le prieuré dépend de la table du Collège de Notre-Dame du Palais à Montpellier. – Fruits décimaux affermés par M. de La Cassaigne, 350 liv. par an (p.135),

- 1707 – Santy , vicaire perpétuel (Arch. D’Aspiran).


*
Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget Abbé A. Delouvrier. p. 332 - 333, Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:56

Exécution testamentaire du seigneur Teutbert

 

 

(Cartulaire d’Aniane, f° 123 1°) du 29 septembre 842.



In nomine Domini. Ego Teudericus et Graginus et Terdericus persbiter et Feraldus, qui sumus elemosinarii condam qui fuit Teuberti, comendavit nobis suam elemosinam per suum andanlangus et per paginam testamenti sui, quod manibus suis eum adfirmavit vel conscribere rogavi, vel pluresque personarum adfirmaverunt vel subterfirmaverunt atque roboraverunt, ita commendavit nobis ut omnis res suas mobiles tam immobiles eas donare fecisse fecissemus tam in sacertotibus quam et fecissemus in pauperibus vel eciam in monasteriis si que tam sucemancipia deliberare fecissemus, vel etiam ut de suum alodem fecissemus, vel etiam ut de suum ad Amalberto donare fecissemus. Ita nos predicti elemosinarii donamus tibi Amalberto in villa Franconica, qui vocatur stagno pPiperella, qui est in territorio Bitterrense, quantumcumque in ipsa villa vel in sua terminia ille qui fuit condam teubertus habebat quia ex comperacione illius abuerit, quantumcumque in ipsa villa vel in sua terminis ille habebat qusitum vel ad inquirendum, vel adhuc.

 

Deo procipio deinceps conquire potueris, et cum ipsa ecclesia que est fundata in ipsa villa in honore sancte Marie.

 

Similiter tibi donamus ad justissimo ordine ereditario, sed in allo loco qui est la predicto territorio Biterrense, in villa Marguliago, vel in villa Barcianicas, et in villa Vapres tibi donamus ad proprio, et in villa Pupiano similiter tibi donamus, quantum in ipsas villas vel in sua terminis ibidem haber, totum et ab integrum donamus, la casis, casliclis, curtis, ortis, oglatis, vinela, terra culta et inculta, pratis, pascuis, silvis garrigis, arboribus pomiferis et impomeferis, aquis aquarum sive decursibus, cum omnis adjacencias earum sive pertinentes, omnia et in omnibus tiba donamus et tradimus ad proprio, ut potestatem et inde habeas habendi, vendendi, solvendi seuque mutandi in Dei nomen et in omnibus habeas potestatem.

 

Sane si quis contra hanc donacionem ad nos facta venrit ad exquirendum, aut nos elemosinarii venrimus vel quislibet homo, tunc componat nobis ista omnia predicta dubla vel meliorats, vel quale adeo tempore Karius valere, et in antea donacio ista firma permaneat omnique tempore.

 

Facta donacione III Kalendas octobris, anno III quod abiit Lodowicus imperator, tradidit regum in ipsius manus filii Hluterio.

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:24

Donation faite par Aliard, fils de Teutberg , et son épouse Rametrude d'un partie des terres de la Villa Franconique à l’abbaye d’Aniane


(Cartulaire de l’abbaye d’Aniane f° 127 I°) du 18 mars 840.


Sacrosanctoque ac venerabili loca Aniano mosnasterio, quod sitam est in territorio Magdalonense, in honere Domini et Salvatoris nostri Ihesu Christi et sancte ac semper virginis Marie genitricis ejus et aliorum plurimorum sanctorum ubi vir venerabilis Elias abbas disnoscitur. Ego in Dei nomen Aliarduo et utor mea Rametrudis donamus donatum que imperpetuum esse volumus, pro animarum nostrarum remedio seu pro eterna retribucione seu animabus genitoris et genitricis mae Arcaldi seu Deidone, donamus jamdicto monasterio seu rectoribus illius presentibus et futuris, in pago Bittterrense, in villa Franconica vel stagno Piperello seu infra terminium ipsius ville ; donamus omnem porcionem nobis debitum cum omni fando possessionis, in domibus, la curtis, in vineis, in ortis, in campis, in pratis, in pascuis, in arboribus pomiferis et impomiferis, terris cultis et incultis, garricis, molendinis, et exeis et regressis, cum omnibus adjacenciis suis, quicquid in predicta villa visi sumus habere vel possidere vel quicquid adhuc.


Deo procipio adquirere vel augmentare potuerimus ; ea racione ut quandiu vixerimus ipsas res per vocem ac licenciam seu benefico de habitatoribus illius monasterii, sicut inter nos et illos convenir, usufructario teneatis, et per singules annos ad dedicationem basilicae Sancti Salvatoris predicti monasterii in censum ipsius unum modium de annona et unum de vine solvere debeamus, et nichil de ipsis rebus alicui homini donare, vendere aut commutare habeamus licenciam neque deminnere, sed semper in melius augmentare.


Poste obitum vero nostrum, ipsa absque ulla tarditate vel alterius assignacione pars uniuscujusque nostrum qui prior de hoc seculo migraverit ad predictum revertatur monsateriam.


Si quis sane, nos aut aliquis de heredibus nostris, quod minime futurum credimus, seu quelibet persona contra hanc donacionem nostra venire decreverit aut eam infragere conaverit, componat parti ipsius monasterii ipsas res me liorstas duplas et hec presens donacio nostra inrumpi non valeat, sed semper in sua maneat firmitate, omni stipulacione subnixa seu fisci tuicione firmissima.


Facta cartula donacionis XV kalendas aprilis, imperii magni nostri Hlodovici imperatoris.


S. Aliardo,

S. Rametrude, qui hanc cartulam fieri seu firmarer rogavimus,

 

S. Roma,

S. Sibarnado,

S. Tateranno,

S. Teothberto,

S. David,

S. Ebromare,

S. Gasanialdas,

Ingila indignus presbiter hanc donacionem rogitus scripsit, die et anno quo supra.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 15:36


ASSAILLY (d’), aussi appelée de l’ASSAILLY et d’ASSALLIT.


- Famille noble de Niort, où elle a rempli souvent les premières charges municipales.
Son nom se trouve dans le Nobiliaire de Toulouse, et il est de tradition parmi ses membres, qu’elle est d’origine écossaise.

Depuis la publication de ce qui précède - extrait de la première édition du Dictionnaire - nous avons reçu communication d’un ouvrage sans nom d’auteur, ni d’éditeur qui se publie à Genève sous le titre de : Histoire générale des hommes du XIXe vivants ou morts de toutes les nations. On y dit de l’origine de la famille d’Assailly paraît remonter à 1090 ; que de 1113 jusqu’en 1201, des personnages portant ce nom signent comme témoins ou sont nommés dans les documents émanés des comtes de Toulouse ou des comtes de Béziers ; qu’un Gilbert d’Assailly ou d’Assalit (Roger de Hoveden , sub anno 1183, f° 622, écrit Gilbertus dictus Assailly) fût le 4ème grand maître de l’Ordre des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, mort en 1183.


« Les origines de cette famille des plus anciennes et illustres, nous semblent ainsi suffisamment établies, elle s’est perpétuée jusqu’à nos jours, et semble avoir conservé jusque dans ses derniers descendants le caractère d’indépendance absolue de ses ancêtres du Moyen-Âge. »


Sans vouloir discuter cette question, nous extrairons des Confirmations de noblesse de M. de Maupeou ce qui concerne la famille niortaise de ce nom, car il en a existé plusieurs en Poitou, sur lesquelles nous avons recueilli le peu de renseignements que nous allons donner.


Assalit (Audebert d’) existait en 1270, d’après la Charte de l’abbaye de Charroux. Il eût une fille, N., qui à cette époque, était femme de Constantin de Chateauneuf. (D.F.),
 

Assailly (Laurent) était chanoine du grand chantre de N.-D. de Châtellerault le 24 mars 1427,

Assailly (Jean) doyen du chapitre de N-D. de Châtellerault, fonda un service le 22 déc. 1435,


Assailly (Etienne)
est cité parmi les censitaires de la Tour des Mées, acte du 23 mai 1641 (Arch. Nat. r. 329, 332.),
 

On trouve à la même date :


Assaillye (Babeau) veuve de feu Guillaume Morinet, tenant des terres à la dite seigneurie des Mées (Id),
 

Assailly (Gilet) tenait la Baronnie de Mirebeau, l’ hébergement de la Roche-Rambert, de 1453 à 1457. (M.A.O. 1877, 189.),
 

Assailly (Etienne), dit Tredat, archer de la retenue du Roi en 1478, étant à jouer aux quilles près de la ville de Poitiers, eut une dispute avec un nommé Guillot Varlet, qu’il tua dans la chaleur d’une querelle (A.N.),
 

Assailly (Simon) était chanoine de l’église de Luçon en 1491 (De La Fontelle, Hist. de Luçon.),


Assailly . - Trois membres de cette famille, portant tous les prénoms de François, l’un père, l’autre fils, le troisième seigneur du Peux, sont cités aux années 1594  et 1597 dans le Catalogue original des nobles de la généralité de Poitiers (St-All.),


Assailly (Sébastien) habitant de Niort, n’existe plus en févr. 1596 (Livre des fiefs),


Assailly (Sébastien) notaire et tabellion royal à Niort le 8 août 1601, assiste aux assemblées du corps de ville réunies pour aviser des moyens de combattre la peste en 1603 (M. Stat. 9, 193.). Il était en 1620 pair de la maison commune, et en 1629 receveur des deniers de la ville (M. Stat. 1865, 75, 76.),


Filiation suivie :


1- Assailly (François) , Ier du nom , sr. du Peux, dont il a été fait mention ci-dessus, eut un fils qui suit.


2- Assailly (François d’), IIème du nom, sr. du Peux, fut nommé échevin de la commune de Niort au moyen de la résignation faite par Antoine Chargé, le 6 oct. 1634  et le 7 nov. 1634 déclara au greffe vouloir vivre noblement.
Il servit au ban des nobles du Poitou convoqué en 1635, et était en 1660 capitaine du régime royal de Niort ; décéda avant le 6 sept. de cette année, revêtu de sa qualité d’échevin.
Il avait épousé Madeleine Chargé, devenue veuve Madeleine paya à Jehannot de Bertillac la somme de 450 pour la maintenue en noblesse et privilèges.

François Assailly laissa de son mariage les enfants dont les noms suivent, et qui, le 26 févr. 1671, partagèrent sa succession avec leur mère :


A- François, Ecuyer, sr. du Peux, épousa le 30 août 1672 (Piet et son collègue, not. à Niort), Gabrielle de Barazan, fille de Jean, écuyer, sgr de la Salmondière, Il avait fait partie de la deuxième brigade du ban des nobles du Poitou réuni à Moncoutant  le 26 mai 1689. Ce fut lui, qui avec Alexis, sgr de Laubonnerie, et Madeleine, ses frères et soeur, fut confirmé dans sa noblesse par sentence du 10 janv. 1699, signé Maupeou. (O.) Le 1er sept. 1661, il avait arrenté, par acte reçut Joussseaume et Pérot, notaires à Niort, de vénérable Jean Chargé, prieur de Ruffigny, héritier de noble Guillaume Chargé, la terre des Prez. Il légua, le 10  janv. 1737, à Sébastien d’Assailly, Ec. sgr. de Géranson, son neveu, la terre et la seigneurie de la Salmondière, à lui échue de sa femme (F.)


B - Pierre, Ecuyer, sgr de Lorageay, assista au ban de 1691, servit dans les gentilshommes de l’escadron de M. Granchamps ; en 1706 il était officier dans les troupes du roi au service d’Espagne, ainsi qu’il résulte des lettres du lieutenant du roi de la province du Poitou et de M. le Maréchal de Clérembault, à M. l’Intendant du Poitou, 21 août 1706 (F.)


C - Alexis qui suit.
 

D - Madeleine citée dans la maintenue de noblesse.


3- Assailly (Alexis d’), Ecuyer, sgr de Laubonnerie, échevin en 1688 de la commune de Niort et officier major du régiment royal en 1698 (M. Stat. 1875, 75) assista au ban de la noblesse convoqué en 1690, et commanda le 3ème escadron des nobles du Haut-Poitou au ban convoqué en 1703.
Il avait épousé, le 7 juin 1673 (Chauvegrain et Piet, notaire royaux à Niort); Dlle Marguerite Thibaut, fille de N. Ec. sgr du Colombier dont il eut :


4 - Assailly (Sébastien-Guillaume-Alexandre d’) chev. sgr de la Salmondière et de la Rivière d’Arthenay.
Il avait établi à Vouillé, près de Niort, de concert à M. le duc de Béthune-Charost, une communauté des Soeurs de la Providence, pour le soin des malades et l’éducation des enfants de la campagne ; mais la Révolution détruisit cette pieuse fondation et confisqua les biens qui y étaient affectés. (F.)
Sébastien avait épousé Charlotte-Rose-Cécile Grelier de Concize, laquelle, forcée d’émigre, emmena dans sa retraite ses deux fils qui suivent :


A- Alexandre-Charles, né le 24 février 1772, entré lors de la Restauration, dans la maison militaire du roi.

B - Philippe-Antoine, qui suit.


5 - Assailly (Philippe-Antoine d’) né le 11 janvier 1779, épousa le 21 prairial an XI (28 juillet 1803, Trutat, notaire à Paris), Suzanne-Elisabeth-Louise de Sahuguet d’Amarzit d’Espagnac, fille de Charles-Antoine-Léonard Comte d’Espagnac et d’Elisabeth-Ursule de la Toison Rocheblanche, dont il eut :


A- Charles-Philippe-Alfred qui suit.


B- Ursule, religieuse.
 

Philippe-Antoine est décédé en 1832.


6 - Assailly (Charles-Philippe-Alfred d’) né à Paris en 1804, décéda à Paris le 24 juillet 1869, fut ministre plénipotentiaire à Cassel, démissionnaire en 1852 après le coup d’Etat, épousa le 30 janvier 1837, Adrienne-Octavie de Lasteyrie, fille de Louis, Marquis de Lasteyrie et Virginie de La Fayette, dont il eut :


A- Octave-Charles-Ursule, qui suit;
 

B - Valentine-Adrienne née en 1839.


C - Arthur.


D - Alexandre-Charles-Camille-Oscar, capitaine au 7ème chasseurs à cheval, s’est distingué dans la guerre de Tunisie, chev. de la Légion d’honneur le 9 juillet 1883.


E - Camille-Caroline-Marie, mariée le 14 juillet 1864 à Louis-Maurice Baron de Pérignon.

 

7 - Assailly (Octave-Charles-Ursule d’) né le 5 février 1858, auteur de plusieurs publications littéraires (Les Minnssinger), Conseiller général des Deux-Sèvres, a épousé , le 10 mars 1870, Marie-Hélène Gunin-Bridaine, fille de Léon-Martial (fils de l’ancien ministre).

 

Source : Historique et généalogie des Familles du Poitou - H. et Paul Bauchet-Filleau  - Imprimerie Oudin, Poitiers 1891, p.131-132



Liens internes pour études :


Généalogies :


- La France héraldique, Tome 1 - Poplimont Charles -  Paris- 1870-1874,
- Généalogie médiévale (Henry),
- Généalogie moderne (Henry)


Liens matrimoniaux d'Assailly Languedoc entre IX et XIIIème siècle :

 

- histoire de l'abbaye d'Aniane entre 780 et 1187, possessions, actes, transactions, abbés,
- les Guilhem de Montpellier, Vicomté d'Aumelas et baronnie du Pouget,
- liste des seigneurs du Pouget, de Lestang (villa Franconique), de Notre-Dame de Rouvièges,
-
tableau I (généalogie d'Assailly- d'Assalit) (liens Popian, Pouget, Tonneins, Mirepoix - Fanjeaux),
- tableau II (liens famillaux, Mirepoix -Fanjeaux, Laurac - Mazerolles, Ferrand, L'isle Jourdain, Foix),
- tableau III (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux, Ferrand, Roumengoux, Villeneuve),
- tableau IV (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux - Pereilhe, Ferrand, Rougmengoux, Villeneuve, Hunaut de Lanta, Aniort - Roquefeuil),
- tableau V (liens familiaux, Mirepoix- Fanjeaux, L'isle Jourdain, Foix, Ferrand, Laurac- Mazerolles)

 

Documents relatifs aux Assalit :


- execution testamentaire du seigneur Teutberg (villa Franconique entre autre), Cartulaire d'Aniane, le 29 septembre 842,
- donation faite par Aliard, fils de Teuberg et son épouse Rametrude, d'une partie des terres de la Villa Franconique à l'abbaye d'Aniane, Cartulaire d'Aniane, le 18 mars 840,
- charte de 1100 pour donation de plusieurs seigneurs à l’ordre de Saint Jean de Jérusalem pour la fondation de la commanderie de Puysiubran,
- plaid de 1119 (Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem),
- donation faite par Alphonse comte de Toulouse à l’abbaye de Lezat 1127 (Cartulaire de Lezat),
- donation par Guillaume Assalit et son frère Isarn du village et des terres de Fontenille au Temple de Toulouse en 1163,
- commanderie hospitalière d’Homps
- liste des chevaliers de Fanjeaux en 1209,
- noblesse de Fanjeaux en 1242,
- liste des coseigneurs de Mirepoix en 1207,
- Histoire des Mirepoix - Bellisen et liste des coseigneurs en 1223,
- actes seigneurs de Fanjeaux de 1234 et 1242 (paix de Paris),
- lettre patente de Philippe III dit le "Hardi" de 1279.


Documents relatifs à Gilbert d’Assalit/Assailly Vème grand maître de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem :


-texte de Guillaume de Tyr, sur la maîtrise de Gilbert d’Assailly et texte de Roger de Hoveden (1183) 
 

 Origine de cette famille :

 

Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, eux mêmes issus dans les années 800 de Sunifred 1er d'Urgel, duc de Septimanie, marquis de la marche d'Espagne, comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne.

 

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:14

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La Maison des Mirepoix serait issue de « Roger Ier le vieux », Comte de Carcassonne, décédé vers 1012, dont le père est Arnaldo, Comtes de Comminges et de Couserans (+957) et de Arsinda, Comtesse de Carcassonne (fille d’Acfred, Duc d’Aquitaine, Comte d’Auvergne et donc des familles de Septimanie, Carcassonne et Auvergne)

 


Alleu le 23 janvier 1062 des deux tiers du château de Mirepoix en faveur de la comtesse Rangarde et du Comte Roger son fils par les deux frères Roger et Raymond Bataillé seigneur du pays de Mirepoix. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1084 hommage de Arnaud de Bellisen pour le château de Mirepoix à la Comtesse Ermengarde fille de la Comtesse Rengarde. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1096 le comte de Toulouse Raymond IV de saint Gilles à la tête des nobles du Midi participe à la première croisade (Comté de Tripoli). Roger Bellissen de Mirepoix y compris ainsi que Trencavel entre autre
.

Le 22 juin 1209 Raymond VI comte de Toulouse, est excommunié par le pape pour ne pas avoir poursuivi les cathares, accusé d'être l'instigateur de l'assassinat de Pierre de Castelnau, fait amende honorable et est flagellé en public à Saint Gilles.


À partir de 1207-1208, Innocent III fait prêcher la croisade contre les Albigeois. Dans une lettre aux évêques du Midi, il expose pour la première fois les principes justifiant l'extension de la croisade en pays chrétien : l'Église n'est pas obligée de recourir au bras séculier pour exterminer l'hérésie dans une région ; à défaut du suzerain, elle a le droit de prendre elle-même l'initiative de convoquer tous les chrétiens, et même de disposer des territoires des hérétiques en les offrant, par-dessus le suzerain, comme butin aux conquérants. Il offre à tous ceux qui participeraient à la réduction de l'hérésie les mêmes indulgences que pour les croisés de Terre sainte mais en plus, ils leur donnent les terres conquises lors de la croisade. Le IVe concile du Latran de 1215 confirme ces dispositions (Cécile Morrisson, Les croisades, PUF, 2006, p. 58)


Le 5 juillet 1209 L'armée des croisés sous l’égide de Simon de Montfort et de sont Lieutenant Guy de Lévis se met en route pour éradiquer l’hérésie albigeoise. Le Raymond VI Comte de Toulouse se croise car ainsi ses terres passent sous protection papale, elles ne peuvent être attaquées par les croisés.


Le 22 juillet 1209 prise en mise à sac de la ville de Béziers, Simon de Montfort demande que les Consuls livrent les cathares de la ville; les consuls de la ville déclarent « Nous préférons être noyés dans la mer salée plutôt que de livrer nos concitoyens ». L'évêque de la ville a dressé une liste de 222 noms de cathares. Mais on ne sait pas s'il s'agit de membres du clergé.

Donc ordre est donné de piller et anéantir les habitants de la ville de Béziers, notamment pour faire un exemple.

Le chroniqueur Pierre des Vaux de Cernay parle de 7 000 personnes massacrées dans la seule église Sainte-Madeleine. Ces chiffres sont manifestement exagérés, la population de Béziers à l'époque n'excédant pas 10 000 habitants. Certains estiment le nombre de morts à la moitié de la population. Le massacre de la ville de Béziers est entré dans l'histoire sous le nom de grand masèl (grande boucherie en occitan)
.

Le 15 Août 1209 chûte de Carcassonne après quinze jours de sièges pour manque d’eau, le vicomte Raimond-Roger Trencavel remet ses domaines à Simon de Montfort


Le 22 Août il est nommé Vicomte de Béziers et Carcassonne.


En Septembre 1209 l’abbé Vital de Saint Antonin de Pamiers, en conflit avec Roger, Comte de Foix, vient au quartier général de Montfort à Fanjeaux pour lui offrir en paréage la ville de Pamiers et son château. Simon de Montfort s’empare de la ville mais également de Mirepoix.


Le 15 Août 1215 Signature à Carcassonne d'une convention entre Simon de Montfort et l'abbé de La Grasse au sujet des possessions attribuées a Guy de Lévis. Ces biens étaient auparavant sous la dépendance de l'Abbaye et de son prieuré de Camon.


En 1222 Bernard Roger Comte de Foix meurt au siège de Mirepoix. D'un ulcère et non d'une blessure (Chap. 34 Chronique Guillaume de Puylaurens)


En mars 1223, avec l'aide de Raymond Roger Comte de Foix, Pierre Roger de Mirepoix reprend son château. Il fait hommage, avec son frère Ysarn et les autres chevaliers ou feudataires, pour les biens qu'ils possèdent dans la seigneurie

 

1223


Le 11 avril 1229 : « Traité de Paris » : Raimond VII comte de Toulouse retrouve la plus grande part de ses possessions. Tout ce qui se trouvait dans les diocèses de Toulouse, Cahors, Agen et l'Albigeois méridional au sud du Tarn à l'exception du Mirepoix laissé à Guy de Lévis (le fief du Maréchal dépendant directement du Roi de France, Point 15 du traité). Le roi de France recevait l'Albigeois du Nord avec la ville d'Albi. Le pape recevait les terres de St Gilles dans le Royaume d'Arles. La fille unique de Raymond VII épousera le frère du roi de France en lui apportant en dot Toulouse et le Toulousain. Le roi reçoit en gage 7 châteaux

Le Roi de France accordera son pardon aux Mirepoix aux vues de leur participation à la croisade contre les infidèles en Palestine. Privés du blason de Mirepoix (trois étoiles et trois poissons) il recevront plus tard de nouvelles armes. Ce nouveau blason témoignera de leur pénitence : d'azur au trois bourdons de pèlerin rangés en pal d'or, et un chef de gueules, chargé de trois coquilles. Leur famille restera en terre Languedocienne à quelques lieux de Mirepoix. Dans l'Armorial général de Charles d'Hozier dressé en vertu de l'édit de 1696 on trouve plusieurs Bellissend se partageant le même blason (1). Jean de Bellisend seigneur de Camps (coquilles d'argent), Henri de Bellisend seigneur D'Hermines Lalande (coquilles d'or), Guillaume de Bellissend (seigneur de Saint Cougat et Millegrand (Hozier Charles d', Armorial général des personnes... Bibliothéque Nationale. Edition de Carcassonne: F Pomiés 1876)

 

 

Hommage de Mirepoix en 1223 à Raymond Roger comte de Foix et à son fils


L’acte intervient au lendemain de la reconquête de Mirepoix en mars 1223. Le comte Raimond Roger de Foix va mourir. Il sera remplacé par son fils Roger Bernard. . Sur les trente quatre coseigneurs (ou leurs descendants) de 1207 seulement cinq feudataires (soulignés) renouvellent leur hommage à la lignée de Foix.


Nos, dominis hujus castri Mirapisci, videcelet, Petrus Rogerii
et Izarnus, ejus, frater, et ego Lupus de Fuxo, pro me, et pro Bernado de Durbano et ego, Ramundus de Ravato, et ego, Arnaldus Rogerii per me, et per consobrinam mean, Galardam, et, ego, Bernardus Batalha de Mirapisce et ego, Atho Arnaldus de Castro Verduno, et ego, Izarnus de Catillione, et ego, Bernadus de Artinaro per me et per Arnaldus de Lordato, nos omnes prescripti, simul et un unum, per nos et par omnes nostros successores, bono animo, et voluntate gratuita, non decepti, non coacti ab aliquo facimus fermum pactum et firmum statutum vobis Ramundo Rogerii, comiti Fuxis, et filio vestro Rogerio Bernardi, et vestro succedenti ordinio, quod castrum Mirapisce, fortiam et fortitudes ian dicti castri.

 

Pierre Roger de Mirepoix est tué au siége de Fanjeaux.

Petrus Rogerii

Pierre Roger de Mirepoix

Fils du Pierre Roger de l'acte de 1207

 

 

Izarnus

Izarn de Fanjeaux

Frère de Pierre Roger
- tableau III
- tableau IV
- tableau V 

 

 

Lupus de Fuxo

Loup de Foix

Bâtard du comte de Foix, seigneur de Saverdun

 

 

Bernado de Durbano

Bernard de Durban

 

Ramundus de Ravato

Raimond de Rabat

 

Arnaldus Rogerii

Arnaud Roger

Fils de Guillaume de l'acte de 1207

 

 

Bernard Batalha de Mirapisce

Bernard Bataille

Un Bernard Bataille fait partie des défenseur de Montségur

 

 

Atho Arnaldus de Castro Verduno

Ath Arnaud de Chateauverdun

Beau frère de Pierre Roger

 

 

Izarnus de Catillione

Isarn de Castillon

 

Bernadus de Artinaro

Bernard d'Antignac

 

Arnaldus de Lordato

 

 

 

Archives du chateau de Léran A1- 5/3
Cartulaire de Mirepoix ( Pasquier

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 16:54

Le 20 mai 1207 Pierre Roger de Mirepoix et 34 coseigneurs de Mirepoix reconnaissent aux habitants des coutumes et privilèges. (Cartulaire de Mirepoix t.II )

Le 17 novembre 1207, le Pape Innocent III lance l'appel à la Croisade contre les Albigeois, après avoir excommunié le Comte Raymond VI de Toulouse.

Liste des coseigneurs de Mirepoix (les couleurs représentent les familles dont certaines sont à lier avec les tableaux des généalogies III et IV)

A l'évidence, les coseigneuries sont le résultats d'indivisions succéssorales en pratique dans le Languedoc:

- * "Seigneur, Baron, Seigneur, co-seigneur
Un seigneur est un seigneur féodal qui détient un ou plusieurs fiefs.
Co-Seigneur, co-Seigneur:
Dans le Languedoc, il était en usage courant de partager une succession entre les enfants, même s'il n'y avait qu'un seul fief de partager.
La conséquence est que de nombreux fiefs et châteaux se sont divisés et bientôt appartenu à plusieurs seigneurs (36 pour Montréal, 50 pour Lombers, 34 pour Mirepoix, etc.). Ils ont été "co-Lords" ou "co-Seigneurs". Certains d'entre eux ont pris l'initiative de lancer le fief comme l’actionnariat dans une société actuelle.
A titre d'exemple, la Principauté d'Andorre est toujours gouverné aujourd'hui par deux co-princes.
L’usage du Nord a été généralement favorable à l'aîné des fils, afin de garder chaque fief sans indivision. Cette utilisation a également été suivie par des grands propriétaires terriens dans le Languedoc"

Sources
:
http://www.earlyblazon.com/


1

 

 

PETRUS ROGERII DE MIRAPISCE

 

 

 

Pierre Roger de Mirepoix (le vieux) pére du défenseur de Montségur

 

 

 

O Marquésia née d'Assalit - de Tonneins

 

 

Signe la charte de franchise de la ville de Mirepoix, bléssé dans un attentat en 1204, reçoit le consolament de Guilhabert de Castres

 

 

2

 

 

 

Pierre - Roger de Mirepoix

 

 

 

O Philippa de Mirepoix - Pereilhe

 

 

Fils de Pierre Roger de Mirepoix et Marquésia d'Assalit) Maître militaire et coseigneur du castrum de Montségur. Il commande l'expédition d'Avignonnet qui va massacrer les inquisiteurs en 1242. Faydit, il dirigera la défense de Montségur et négociera la réddition en 1244. Dépossédé de ses terres à l'issue du Traité de Paris. Lors de la réddition il demande aux cathares de Montségur d'abjurer leur foi

 

 

3

 

 

ESQUIVUS ROGERII DE MIRAPICE eius filius

 

 

 

Esquieu de Mirepoix , son fils

 

 

 

 

 

4

 

 

GUILLELMUS DE MIRAPISCE

 

 

 

Guillaume Roger de Mirepoix - Pereihle

 

 

 

O Fournière de Pereilhe

 

 

 

5

 

 

ARNALDUS ROGERII

 

 

 

Arnaud Roger de Mirepoix - Pereihle, baron de Roquefixade, seigneur de Durfort et Montségur) fils de Guillaume

 

 

 

O Corba de Hunaud de Lanta

 

 

 

6

 

 

RAIMUNDUS DE RAVATO

 

 

Raimond de Rabat

 

 

O Eve de Mirepoix

 

 

 

Raymond de Rabat avant 1145 + 1244 Participa à l'expédition d'Avignonnet qui verra le massacre des Inquisiteurs Guillaume Arnaud et Etienne de Saint Thibéry, puis rejoindra Montségur, pour la défense du castrum

 

 

7

 

 

ISARNUS DE FANOJOVIS

 

 

 

Isarn Bernard de Fanjeaux

 

 

 

O Aude d'Assalit

 

 

Isarn Bernard de Fanjeaux 1172 viguier du Razes et du Carcassès, viguier des Trencavel. En 1201 Trencavel lui engage le Quercob et le Balaguères pour 13100 sous Melgueil (co-seigneur de Mirepoix, car fils de Roger IV de Mirepoix

 

 

8

 

 

ROGERIUS ISARNUS

 

 

Roger Isarn

 

 

 

 

9

 

 

ISARNUS BATALA

 

 

Isarn Bataille (chevalier)

 

 

 

 

10

 

 

IORDANUS DE MALARCO

 

 

Jordan ( ou Jourdain) de Malarc (ou Marliac)

 

 

 

 

11

 

 

BERTRANDUS DE MALARCO

 

 

Bertrand de Malarc (ou Marliac)

 

 

 

 

12

 

 

PETRUS DE ROMENGOS

 

 

Pierre de Roumengoux

 

 

?

 

 

Liens familiaux avec les Mirepoix(tableau IV)

 

 

 

13

 

 

BERTRANDUS DE ROMENGOS

 

 

Bertrand de Roumengoux

 

 

?

 

 

Liens familiaux avec les Mirepoix(tableau IV)

 

 

 

14

 

 

ROGERIUS DE VENTENACO

 

 

Roger de Ventenac

 

 

 

 

15

 

 

GUILLELMUS DE VENTENACO frater éius

 

 

Guillaume de Ventenac son frére

 

 

 

 

16

 

 

GIRALDUS DE PRIMARGAS

 

 

 

 

 

17

 

 

GALARDUS DE PRIMARGAS

 

 

 

 

 

18

 

 

HUGO DE AMANSA

 

 

Hugues de Manses

 

 

 

 

19

 

 

BERNADUS HATO

 

 

Bernard Hat (ou At)

 

 

 

 

20

 

 

GUILLELMUS IANINCUS

 

 

 

 

 

21

 

 

BERTRANDUS IANINCUS eius frater

 

 

 

 

 

22

 

 

GUILLELMUS AZEMAR

 

 

Guillaume Azema

 

 

 

 

23

 

 

VITALIS DE BOCIACO

 

 

Vital de Bousignac

 

 

 

 

24

 

 

RAIMUNDUS DE BOCIACO frater eius

 

 

Raimond de Bousignac son frére

 

 

 

 

25

 

 

PETRUS ROGERII DE BOSANNACO

 

 

Pierre Roger de Bousignac

 

 

 

 

26

 

 

PETRUS RAIMUNDUS DE ADALO

 

 

Pierre Raimond de Dalou

 

 

 

 

27

 

 

GUILLELMUS DE SPINOS

 

 

Guillaume de Espinoux

 

 

 

 

28

 

 

PETRUS RAIMINDIS eius frater

 

 

Pierre Raimond son frére

 

 

 

 

29

 

 

HUGO DE LA ROCA

 

 

Hugue de Laroque (chevalier)

 

 

 

 

30

 

 

ARNAUDUS BERENGARIUS

 

 

Arnaud de Bérengard

 

 

 

 

31

 

 

ARNAUDUS HOLIRICUS

 

 

 

 

 

32

 

 

PETRUS GIRALDUS

 

 

 

 

 

33

 

 

BERTRANDUS DE MALESPINO

 

 

Bertrand de Malespine

 

 

 

 

34

 

 

BERNARDUS DE LUPIANO

 

 

Bernard de Loupiac ?

 

 

 

 



Témoins :


1

 

RAIMUNDUS DE CALAVO

 

 

Raimon de Calavo

2

 

RAIMUNDUS DE CASTELO

 

 

 

3

 

PETRUS BARBA

 

 

Pierre Barbe

 

4

 

ARNAUDUS BARBA

 

 

Arnaud Barbe

 

5

 

ARNAUDUS BARBA (filius euis)

 

 

Arnaud Barbe son fils

 

6

 

ARNAUDUS DE SANCTO MARTINO

 

 

Arnaud de Saint Martin

 

7

 

VITALIS BONI PUER ou BONIPERIS

 

 

Arnaud Bon port

 

8

 

ARNAUDUS BEDOCII ou BEOCII

 

 

Arnaud Bedous

 

9

 

BERNADUS DE BERGA

 

 

Bernard de Berga (ou Verge)

 

10

 

PONCIUS MAGISTER

 

 

 

11

 

PETRUS (filius eius)

 

 

 

12

 

PONCIUS BARBA

 

 

Pons Barbe

 

13

 

AMELIUS AURUS ou AURUM

 

 

Ameli Aure

 

14

 

GUIRAUDUS DE VERNHOLA

 

 

Guiraud de Verniolles

 

15

 

GUILLERMUS DE ADALO

 

 

Guillaume de Dalou

 

16

 

BERNADUS FABRI

 

 

Bernard Fabri ( ou Fabre ou Faure)

 

17

 

MARTINUS DE VARILLIS

 

 

Martin de Varilhes

 

18

 

PETRUS BARBA minor

 

 

Pierre Barbe le jeune

 

19

 

PONCIUS AURUS

 

 

Pons Aure

 

20

 

GUILLELMUS BASTARD

 

 

Guillaume de Dalou dit le Bâtard ?

 

21

 

BERNADUS AUDIVINI

 

 

Bernard Audivini

 

22

 

ARNALDUS DE GARMACIA

 

 

Arnaud de Gramasie (Queille)

 

23

 

PETRUS DONADEI

 

 

Pierre Donadieu

 

24

 

PETRUS ROQUA

 

 

Pierre Roque

 

25

 

PONCIUS DE NA COLOMA

 

 

Pons fils de dame Coloma

 

26

 

GUILLEMUS PONCIUS

 

 

Guillaume Pons

 

27

 

BERNARDUS VITALIS

 

 

Bernard Vital

 

28

 

PETRUS FABER

 

 

Pierre Faure

 

29

 

GUILLELMUS DEN BATALA

 

 

 

30

 

GUILLELMUS PONCIUS DE LA GARRIGA

 

 

Guillaume Pons de la Guarigue (de Queille)

 

31

 

GUILLELMUS MEDICUS

 

 

 

32

 

ARNAUDUS ROUZAUDUS

 

 

Arnaud Rouzaud

 

33

 

ARNAUDUS VIGOROS

 

 

Arnaud Vigouroux

 

34

 

ARNAUDUS DE ABELERIIS

 

 

Arnaud de Billiéres

 

35

 

BERNADUS ROQUA

 

 

Bernard Roque

 

36

 

PONCIUS LEBRATERII

 

 

Pons Lebratier

 

37

 

BONAFADIS SUTOR

 

 

Bonnefoy Sutre ou Sudre

 

38

 

ARNAUDUS SUTOR

 

 

Arnaud Sutre ou Sudre

 

39

 

ARNAUDUS MASCARO

 

 

 

40

 

ROGERIUS AURUS

 

 

Rogier Aure

 

41

 

PETRUS RAIMUNDUS RUBEI

 

 

Pierre Raymond Rouch

 

43

 

GUILLELMUS DE SANCTO IULANO

 

 

Guillaume de Saint Julien

 

44

 

RAIMINDUS ARNAUDUS

 

 

Raimond Arnaud

 

45

 

PETRUS ARNAUDUS (frater eius)

 

 

Pierre Arnaud son frére

 



Consuls de Mirepoix :


1

 

ARNAUD ESCOBILON

 

 

Arnaud Escobillon

 

2

 

PONS FABRE

 

 

Pons Fabre

 

3

 

PETRUS DE FORN

 

 

Pierre Du Four

 

4

 

RAMUNDUS PORTA

 

 

Raimond Porte

 



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