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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 17:14

sceau-ali--nor.jpg

 

Histoire de la Ville de Niort : Cette charte est la confirmation de celle accordée par Jean Sans Terre, fils d'Aliénor le 31 août 1199.



Première charte de France dite de "Franche commune" accordé à la communauté de la ville de Niort faite en 1203 par Aliénor duchesse d'Aquitaine, comtesse du Poitou (héritière de Guillaume X d'Aquitaine et comte de Poitou  de la dynastie des Ramnulfides (soit depuis Ramnulf 1er comte de Poitiers 839, duc d'Aquitaine en 845, issu du mariage du comte Gérard et Hildegarde fille de Louis le pieux)).

Elle épouse dans un premier temps Louis VII (roi de France), ce mariage est cassé par décision pontificale pour raison de parentèle trop proche (cousinage au 4ème degré), elle convole en seconde noce avec Henry II Plantagenêt (roi d'Angleterre), par ce fait elle devient reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et comtesse d'Anjou en plus de ses titres naturels. 

ali--nor-mariage.jpg

Cette charte est naturellement reconduite par liens de vassalité entre la couronne d'Angleterre à celle de France par les successeurs de Philippe Auguste, mais également aux fins de s'attacher la ville :

 

ALIENOR, Dei gratiâ, Regina Angliae , Duchissa Normaniae et Aquitaniae, Comitiza Andegaviae, Universis ad quospraesens scriptura pervenerit salutem in salutis auctore;noverit Universitas vestra, quod Nos concessimus, quod Burgenses nostri de Niorto faciant et habeant Communiam in Villà suâ de Niorto, cum omnibus libertatibus et liberis consuetudinibus suis ad Communiam su am pertinentibus , salvo jure Ecelesiae Dei et nostro: et ut haec nostra concessio robur habeat irrevocabile, Sigilli nostri applicatione communivimus. His testibus Radulpho de Faya, Ranulpho Jocellino Capellanis nostris, Capicerio de Calviniaco, Magistro Richardo Clerico nostro, et Galfrido Clerico nostro de Camera, et muItis aliis. Actum Anno ab Incarnatione Domini millesimo ducentesimo tertio, Regnantibus Philippo Rege Francorum, et Joanne Rege Angliae.  (1)

 

Confirmations de la communauté par Philippe Auguste, Louis IX et Philippe IV le Bel :

 

.

PHILIPPUS, Dei gratiâ , Francorum Rex, notum facimus universis tàm praesentibus quàm futuris, quod Nos Litteras inclitae recordationis carissimi Domini et Genitoris nostri PHILIPPI quondàm Francorum Regis vidimus in haec verba.

PHILIPPUS, Dei graliâ, Francorum Rex, notum facimus universis tàm praesentibus quàm futuris, quod Nos Litteras inclitae recordationis praecarissimi Domini et Genitoris nostri LUDOVICI Regis Francorum vidimus in haec verba.

LUDOVICUS, Dei gratiâ, Francorum Rex, universis ad quos Litterae praesentes pervenerint salutem, notum facimus quod Nos concessimus dilectis et fidelibus Burgensibus nostris Niorti, ut habeant Communiam cum libertatibus ad Communi am pertinentibus apud Niortum, et mus suos , et liberas consuetudines suas, et libertates, ac donationes quas habuerunt et tenuerunt temporibus HENRICI et RICHARDI quondàm Regum Angliae; Concessimus etiarn eis quod eos extra manum nostram et Haeredum nostrorum, vel Fratrum nostrorum non ponemus ni si de voluntate ipsorum, quod ut ratum maneat in perpetuum praesentem cartam Sigilli nostri auto ritate fecimus consignari. Actum apud Sanctum .Maxentium Anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo mense Julio.

 

Nos autem.dictis nostris Burgensihus de Niorto , omnia et singula suprà dicta, prout eis justè, rationabiliter, et pacificè hactenùs usi sunt, autoritate Regiâ confirmamus. Quod ut ratum et stabiie permaneat in futurum, praesentibus Litteris nostris fecimus apponi Sigillurn. Actum apud Fonteneium

Anno Domini millesimo ducentesimo septuagesimo primo mense Martio.

.

Nos vero dictis nostris Burgensibus de Niorto, omnia et singula suprà dicta, prout eis justè, rationabiliter, et pacificè hactenùs usi sunt, autoritate Regià conftrmamus, salvo in omnibus aliis jure nostro, et jure quolibet alieno; quod ut firmum et stabile perseveret, praesentes Litteras fecimus com muniri. Actum Angolismis Anno Domini millesimo ducente simo octogesimo quinto mense Martio (2)

 

Sources

(1) Thrésor de la ville de Nyort
- Augier de la Terraudière 1866 2ème édition chez Clouzot à Niort p.13,14,
(2) ibid, 14,15,
 
Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:26


blason-niort-hercules.jpgHistoire de la ville de Niort :


La légende décrite concernant le dragon de Niort offre un curieux parallèle avec celle d'Hercule et l'hydre de Lerne.

 

 

 

Lerne se trouve au bord de la mer, non loin d'Argos. Le mont Pontinos se dresse à ses côtés portant un bois de platanes sacrés, de l'autre coule le fleuve du même nom et le lac Alcyonien.

 

 

 

Les marais de Lerne sont hantés par un gigantesque serpent aquatique né de Typhon et Echnida, il a pour fonction de garder une des portes du Tartare, (enfers souterrains et chemin des champs Elyséens) Dionysos y l'emprunta pour y chercher Sémélé tout comme Hadès Perséphone.

 

 

 

A cet effet chaque année étaient célébrés des Mystères nocturnes de Déméter Lernéenne.

 

 

 

Hercule est donc dépêché par Eurysthée pour anéantir ce monstre et récupérer l'or gisant au fond des insondables marais. Athéna guide les pas d'Hercule et le fait conduire par Iolaos au lieu ou la bête a élu domicile ; . Il tire des flèches enflammées dans le repaire situé sous le platane sacré d'ou coule la septuple source du fleuve, enfumée elle surgit cependant qu'Hercule retient son souffle, puis par maints procédés et stratagèmes, il en vient à trancher les six têtes cependant qu'Iolaos incendiait les alentours pour stériliser la terre afin que celles ci uen fois  tombées à terre ne se régénèrent ; Hercule use alors des brandons pour cautériser les coupes et éviter que le sang venimeux ne se répande.

 

La tête immortelle est tranchée par une serpe d'or dont la forme évoque la Lune. La dépouille du monstre est ensevelie, auparavant Hercule trempe la pointe de ses flèches dans les entrailles de la bête afin d'en faire des traits irrémédiablement mortels.

 

 

 

Les armes de la ville de Niort sont souvent parées de « sauvages », portant une masse, comme Hercule, le nom de ce dernier apparait plusieurs fois dans la ville, bien que les attributs héraldiques soient tardifs, ils rejoignent semble-t-il indirectement l'histoire du chevalier Alloneau (vainqueur de la bête en celte). En effet, outre la situation de la ville, il y est évoqué aussi un trésor. Le mausolée semble également d'une période tardive mais nous trouvons l'explication dans plusieurs sens et qui se corroborent entre eux :

 

 

 

- La mise à mort de l'Hydre par Hercule rappelle la suppression des rites de fertilités pratiqués à Lerne, alors sous influence de cultes crétois et ayant la forme de la triade Déméter, Hécate et Perséphone, par l'incendie de la ville.

 

- Dans l'Enéide Virgile s'emploie a démontrer que l'Hydre n'est autre qu'un ensemble de rivières souterraines dont l'irruption alimenterait les marais. Hercule vient donc assécher les terrains par le feu et obstruer les issues ou diriger les canaux.

 

 

 

 * L'Hydre est un monstre aquatique des eaux stagnantes, souvent il est il donné l'épithète de « Lacedaemon » pour les eaux vives, ou courantes notamment dans Homère. 

 

hercule-et-l-hydre-de-lerne.jpg


 

Les 7 têtes représentent les 7 planètes connues, et se référent à l'histoire de Gilgamesh, le déroulement des Travaux d'Hercule suit le processus des saisons et notamment le cours astrologique, ayant en point de référence les 2 points d'équinoxes et de solstices.

 

 

 

Donc le parallèle est assez parlant, la ville est au bord de marais, d'un fleuve alimenté par des rivières souterraines, une colline, et aussi proche de la mer Le mausolée fort probablement daterait de la période du début de l'assèchement des Marais du « Lac des 2 Corbeaux » ancien nom gaulois du Marais Poitevin en partance de l'abbaye de Maillezais, centre alors culturel important, puisque Rabelais y élabora plusieurs livre dont le « Tiers Livre » Assez ironiquement le mausolée soulignait que l'assèchement des Marais provoquerait la mort de la ville qui tenait son commerce florissant justement grâce à cet accès facilité par la mer, et qui rivalisait au Moyen-Age avec Bordeaux. Une hypothèse somme toute assez interessante non !!!

 

- Pausanias, Apollodore, Strabon,

- Hésiode : Théogonie,

- Hygin : Fables,

- Euripide : Héraklès

- Servius -Virgile : Enéide -

 

Contexte historique :

 

La légende est citée la première fois dans les "Chroniques de Niort" en 1589, date importante pour la ville et le Marais Poitevin tout particulièrement  en effet le 8 avril 1589 Henri IV fait publier un Edit concernant tous les marais du royaume :

 

(...) ne s'estant trouvé aucun des subjects de sa Majesté qui lui ayt offre, soit à raison des grandes difficultés, risques et dépenses ou autrement, le Roi accepte celle du sieur Hunfroy Bradley, de Bergues-sur-le-Zoom, duché de Brabant, qui a suffisance, expérience et pratique de l'art et profession de Maistre des digues, et lui concède le droit de desseicher tous palus et les marais estans dans le royaume (...)  

 

Les colons Hollandais viennent s'installer en Bas Poitou, en 1607 Sully, par Edit, confère aux principaux initiateurs de l'ouvrage un titre de noblesse, les colons se verront accorder la naturalisation, l'exemption de tailles et autres impôts durant vingt ans, de dixmes durant dix ans.

Les travaux s'achèvent en 1647 pour une surface de 5 500 hectares et sous le nom de "Canal de ceinture des Hollandais",

Les privilèges sont confirmés par Louis XIII, cependant en 1672 Louis XIV déclare la guerre à la Hollande, en 1685 la révocation de l'Edit de Nantes provoque un départ massif des colons.

 

Ce travail est la suite de la coalition menées en 1217 par les cinq abbayes du Bas Poitou : - Saint Michel en l'Herm, l'Absie, Nieul sur l'Autize, Maillezais et Saint Maixent - pour l'assèchement des marais, désigné sous le nom du "Canal des cinq abbés (abbay(es))" 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly,

 

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:18


dragon-Niort.jpg

 

Histoire de la Ville de Niort  :


Etrait de la conception mythologique des dragons que l'on s'en faisait au XIXème siècle par M. Jouyneau Desloges, membre de l'Académie celtique, 1810, t. V.

Poitiers, 26 novembre 1809.

 

Notice sur le monument et la fable du dragon de Niort, extraite d'une dissertation de M. d'Orfeuille, sur l'existence des dragons.

Par Eloi Johanneau, tome V de l'Académie celtique.

 

 

 

 

 

"Cet extrait était rédigé quand j'ai reçu la lettre de M. Jouyneau Desloges, insérée page 51 de ce Numéro, dans laquelle il est déjà question de ce même dragon. Quoique ce savant confrère ait puisé à la même source que moi, et que je lui en doive même la communication, je n'ai pas cru devoir supprimer mon extrait, parce qu'il est plus étendu que le sien, et que je l'ai accompagné de réflexions qui me sont particulières; qu'en outre, j'ai été obligé, pour le composer, de rapprocher et mettre en ordre tous les renseignements que j'ai trouvés épars dans la prose, les vers et les notes de M. d'Orfeuille, car cette dissertation est en prose et en vers. Elle a été imprimée à Saint-Maixent, en l'an 7.

 

 

 

Si cette dissertation ne traitait que du sujet annoncé dans le titre, on sent bien que je ne perdrais pas mon temps à en faire l'extrait; attendu que personne ne croit plus à la réalité de l'existence des dragons, et que je suis persuadé, en particulier, que les fables qu'on en raconte et les cérémonies religieuses qui en sont la suite, ne sont que des allégories astronomiques qu'on retrouve dans les mythologies de tous les peuples. Mais il est aussi question, dans la dissertation de M. d'Orfeuille, d'un monument élevé, à Niort, à un guerrier vainqueur d'un dragon; et c'est même ce monument qui a donné lieu à la dissertation et à l'opinion que l'auteur y défend. Je me bornerai donc, dans cet extrait, à faire connaître ce monument singulier et la fable ancienne qui l'aura fait ériger, dans les temps postérieurs, après avoir été regardée et crue sans doute comme une histoire véritable, étant appuyée sur la tradition d'une cité toute entière.

 

 

 

M. d'Orfeuille commence sa dissertation par nous apprendre qu'en se promenant, en 1788, sur le cimetière de l'hôpital général de Niort, et y considérant les tombeaux qui s'y trouvaient épars, il en vit un qui lui parut devoir fixer particulièrement son attention; que les figures qu'il y remarqua, les inscriptions qu'il y découvrit, lui apprirent bientôt par quel motif on l'avait élevé autrefois; que le fait lui parut extraordinaire; mais qu'il eut la négligence de ne prendre copie d'aucune des inscriptions; qu'elles le frappèrent cependant à un tel point, qu'il ne les a pas encore oubliées entièrement (il écrivait en l'an 7); qu'en repassant au même endroit, en 1792, il vit avec surprise que ce monument qui lui semblait mériter d'être soigneusement conservé, était presque entièrement détruit; qu'il ne restait plus alors que le couvercle du mausolée, et que même il avait été transporté à quelques pas de la place où il l'avait vu d'abord; que depuis cette époque, il n'a pu s'empêcher de faire des réflexions sur ce monument singulier; qu'ayant cru y trouver la preuve de l'existence des dragons, cela l'avait engagé alors à faire des recherches pour la confirmer et pour recueillir, dans la mémoire de ses concitoyens, toutes les preuves que ce monument pouvait lui fournir de l'existence du dragon de Niort, et qu'il aurait pu avoir oubliées. M. d'Orfeuille, comme on voit, est bien persuadé de l'existence de ce dragon; et en effet, si nous n(étions pas aussi instruit que nous le sommes aujourd'hui en histoire naturelle, il serait difficile de nier un monument dont la tradition, conservée jusqu'à nos jours dans la mémoire de tous les habitants d'une cité, est confirmée par un monument sépulcral placé dans un cimetière public, et exposé à la vue de tout le monde.

 

Mais aucune tradition, aucun monument, ne pourront jamais faire croire qu'il a existé des monstres tels que le dragon de Niort et le serpent Python.

 

 

 

Voici, au reste, la description de ce monument, faite en grande partie d'après la gravure que M. d'Orfeuille a jointe à sa dissertation. Sur la pierre tombale qui recouvrait le mausolée, on voit représenté un guerrier couvert d'une cuirasse et d'une cotte d'armes. A côté de lui et à sa gauche, est un serpent ailé couvert d'écailles, droit sur sa queue, lequel s'élève au dessus du guerrier et semble lui lancer le venin dont ses joues sont pleines. On lisait encore, il y a dix ans, à un des bouts du mausolée, l'épitaphe suivante :

 

 

 

SISTE VIATOR,

 

REM HABES PAUCIS: vase-hercule.jpg

 

HI PERIERE SIMUL.

 

 

 

c'est-à-dire,

 

 

 

Arrête-toi, voyageur, voici le fait en peu de mots : ils ont péri ensemble.

 

 

 

 

 

Sur un des côtés était, en langue latine, le nom du guerrier, l'époque et les circonstances de cette tragique aventure, avec cette autre inscription :

 

 

 

HOMO OCCUBUIT SERPENTIS VENENO.

 

 

 

L'homme a péri par le venin du serpent.

 

 

 

En supposant que la figure du personnage sculptée sur le couvercle du tombeau, soit dans une proportion naturelle, le guerrier devait avoir environ 5 pieds 2 pouces de haut, et le serpent 10 pieds de long.

 

 

 

 

 

Voici maintenant comme la tradition explique ce monument, et raconte l'événement qui l'a fait ériger :

 

 

 

Un soldat avait été condamné à mort pour crime de désertion; il apprit qu'à Niort, sa patrie, un énorme serpent faisait depuis trois mois des ravages, et qu'on promettait une grande récompense à celui qui pourrait en délivrer la contrée. Ce guerrier se présente; on l'admet à combattre le monstre, et on lui promet de lui accorder sa grâce s'il parvient à le détruire. Couvert d'un masque de verre et armé de toutes pièces, l'intrépide soldat va à l'antre obscur où se tient le monstre ailé qu'il trouve endormi. Réveillé par une première blessure, il se lève, prend son essor et vole contre l'agresseur. Tous les spectateurs effrayés se retirent, lui seul reste et l'attend de pied ferme. Le dragon tombe sur lui et le terrasse de son poids; mais au moment qu'il ouvre la gueule pour le dévorer, le soldat saisit cet instant pour lui enfoncer son poignard dans la gorge. Le monstre tombe à ses pieds. Notre brave guerrier allait recueillir les fruits de sa victoire, lorsque poussé par une fatale curiosité, il ôtât son masque pour considérer à son aise le redoutable ennemi dont il venait de triompher. Déjà il en avait fait le tour, quand le monstre blessé mortellement et nageant dans son sang, recueille des forces qui paraissaient épuisées, s'élance subitement au cou de son vainqueur, et lui communique un venin si malfaisant, que ce brave guerrier périt au milieu de son triomphe.

 

 

 

Parmi les nombreuses histoire de dragons que M. d'Orfeuille cite à l'appui de son opinion sur la réalité du dragon de Niort, il en est une qui mérite plus d'attention que les autres, c'est celle du dragon du village de Torcy, près Lunéville, que Dom Calmet, dans sa lettre sur les dragons (voyez le Journal de Verdun, du mois de Juin 1751, page 430), prétend avoir été tué ers le commencement du siècle dernier, et dont on voyait encore, il y a environ 60 ans, un tombeau élevé en mémoire de cet événement, sur lequel était la figure d'un dragon. Mais ce monument, ainsi que celui de Niort, ne prouve pas plus la réalité du fait, que les tombeaux des dieux égyptiens, grecs et romains, ne prouvaient la réalité de l'existence de ces dieux sur la terre. Tous ces monuments ne prouvent que la crédulité des peuples, qui, après un long laps de siècles, ont fini par regarder des allégories comme des histoires, et des personnages fabuleux comme des personnages historiques. Je pense donc qu'on peut admettre les dates, quoiqu'un peu trop récentes peut-être, assignées au monument du dragon de Torcy et à celui de Niort; mais je ne peux croire à celles fixées pour l'événement, puisqu'il n'a jamais eu lieu qu'en allégorie; que toutes les allégories appartiennent à des religions bien anciennes, et que celles de nos contrées en particulier, sont de l'invention des druides. Le seul nom d'Alloneau qui signifie en celtique le vainqueur de la bête, comme je l'ai déjà remarqué dans une note sur la lettre de M. Jouyneau Desloges, me persuade que la victoire qu'on lui attribue, est une victoire allégorique, comme celle d'Apollon Pythius, vainqueur du serpent Python, que la fable en est au moins aussi ancienne. Je pourrais le prouver; mais comme le but de l'Académie n'est pas d'expliquer les fables, mais de se borner à les recueillir, je termine ici cette Notice, en invitant tous les savants qui en connaissent de semblables, de vouloir bien les recueillir et nous les communiquer.

 

 

 

Quoique ce soit des fables ou des traditions fabuleuses, que le peuple seul les raconte et y croit encore, elles n'en méritent pas moins l'attention et la curiosité d'un antiquaire philosophe, puisqu'il est certain qu'elles appartiennent à la mythologie de nos ancêtres. Quand elles auront été recueillies et expliquées, nous reconnaîtrons alors qu'il ne leur a manqué que d'être chantées par des poètes anciens, comme l'ont été les fables des Grecs et des Romains, pour nous intéresser plutôt.

 

 

 

Eloi Johanneau."

 

 

 

 

 

 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:06

bas-poitou-1-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire des guerres de religions en Bas Poitou (Niort, Saint-Maixent et environs) En grande partie j'ai rédigé ce récit sur la base d'archives militaires (Service Historique des Armées), 

 

 

Niort (localisation carte XVIIème bnf) se trouve sur les axes suivant (les notes d'orientation prendrons pour axe Niort par la suite):

- Poitiers - La Rochelle à mi chemin,

- Nantes - Limoges à mi chemin,

l'ancienne voie romaine Poitiers - Saintes n'est usitée que pour aller sur Bordeaux.

De Niort on peut accéder au Nord à Bressuires, Parthenay, Thouars ; à l'Est Poitiers, au Sud Est Limoges, Melle, au Sud Saint  Jean D'Angély, Saintes, Bordeaux, au Sud Ouest La Rochelle, à l'Ouest Maillezais, Fontenay le Comte, Nantes(carte XVIIème bnf).

( 1cornette de cavalerie est une enseigne (porte étendard) mais correspond à un escadron environ)

 

Sous le règne d'Henry II, puis de ses fils Charles IX, Henry III, le Poitou devient la scéne privilégiée des opérations militaires des partis catholiques et protestants.

En 1568 à Châtillon les chefs du parti protestant se réunissent , s'étant assuré auparavant des  places de Thouars, Parthenay et Oiron. Le frère de l'Amiral de Coligny D'andelot fait tomber la ville de Niort, il passe au fil de l'épée la garnison de la tour de Magné, sous l'effroi Saint Maixent se rend.

Un combat décisif semble attendre les parties qui veulent en découdre, l'affrontement aura lieu entre Poitiers et Lusignan.

La coalition de la couronne compte :

- Le Duc d'Anjou (futur Henri III) à Jazeneuil avec le gros des troupes, la cavalerie étant positionnée à Sanxay, soit un peu moins de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ?)

- Le Prince de Condé à Colombiers, d'ou il reçoit un détachement de Vivonne venant de Pons, soit un peu plus de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ? à réduire de moitié !)

 

Le village de Pamproux se trouve entre les camps adverses et fait l'objet d'escarmouches ; Martigues du parti catholique appui la position avec 800 lances mais Coligny et D'Andelot s'en empare avec 5 cornettes de cavalerie. Martigues s'affaire à sa retraite sur Sanxay et Jazeneuil, Coligny à ses basques le surprend sur Sanxay, Martigues fuit.

Coligny et les chefs protestants forts de cette victoire s'emparent de Niort le 28 septembre 1568. L'église Saint Gaudens est rasée, l'église Saint André ravagée, tout le mobilier et reliquaires de Notre Dame dispersé, les vitraux brisés comme le 1er juin 1562.

 

En 1569 Le Comte de Lude Gouverneur du Poitou profite de l'absence des Princes protestants de Niort pour positionner ses troupes alentour. Pour s'assurer de sa victoire il occupe les postes d'accès suivants :

- au Nord il fait tomber le château de Cherveux,

- à l'Ouest il fait capituler la tour de Magné,

- au Nord Est il installe un détachement de cavalerie et d'infanterie à Fors

- au Sud il se positionne avec tout le restant de sa cavalerie à Saint Florent.

 

Pluviault sachant la ville en détresse s'empresse d'amener 700 fantassins et 120 cavaliers de Frontenay Rohan-Rohan,  il évite Fors, détachement entre porte Saint Jean au Sud, cependant 8 cornettes de cavalerie chargent en queue à Saint Florent 100 hommes meurent.

 

Le Comte de Lude assiège la ville le 21 juin avec 9000 hommes d'infanterie, 4 canons et plusieurs couleuvrines, dont les tirs sont axés sur le quartier Notre Dame, mais il perd rapidement 900 hommes alors que la cité n'en perd que 90 ; il lève le siège le 2 juillet. Il rentre sur Poitiers, par Cherveux, puis Saint Maixent qu'il laisse à D'Onoux, mais ce dernier est rappelé sur Poitiers, Saint Maixent tombe. 

- "1569. Jean Miget, sieur de Malmouche, jusques en octobre, et fut fait maire ledit François Chabot jusques à Nouel, et aprés fut fait maire François Jouslard, sr de Mortefond. En cette année et le 20 de juin, Nyort fut assiegé par le comte du Lude avec 7000 hommes de pied et 1200 lances, mais la ville ayant esté secourue par le sieur de Pluviaud, avec 800 hommes de pied et 70 salades, qui percerent les assiegeans, et les habitans ayans extraordinairement bien fait leur devoir, repousserent les assiegeans en 2 assaults, notamment à celui qui fut donné à la tour de l'Espingalle; ils obligerent enfin le comte du Lude de lever le siege, aprés avoir rendu cet assault inutile, en faisant enfler l'eau par le mosen des moulins où ils avoient mis toutes les pales, et en suite les avaient ouvertes deux heures avant le coup." (1)

 

Les années 1568, 1569 et 1570 la ville accumule les déficits, l'entretien des soldats étant à charge des habitants les tailles (impôts) avaient doublées. En outre pour trouver des liquidités et tenir la place en 1569 est décreté par  Jeanne d'Albret (mère d'Henry de Navarre), Henry de Navarre, Louis de Bourbon (Prince de Condé), Gaspard de Coligny (Amiral de France), son frère François seigneur d'Andelot (Colonel général de l'infanterie, François de La Rochefoucault (Prince de Marcillac) la vente des biens ecclésiastiques dans les provinces occupées par les protestants.

Coligny assiège infructueusement Poitiers.

Le 8 octobre 3 jours aprèsla bataille de Moncontour ou le Duc d'Anjou vainc les protestants , Coligny regroupe les débris de son armée sur Niort, les Anglais y envoie du renfort. Coligny y laisse une garnison, puis se retire sur La Rochelle.

Le Duc d'Anjou par ses héraults d'armes sommes les villes du Poitou aux mains de la partie adversede se rendre, la forteresse de Lusignan se rend, les autres refusent, il se présente sous les murs de Niort qui capitule aussitôt, tout le Poitou se soumet.

Le 24 Août 1572 (Saint Barthélémy), lors du mariage d'Henry de Navarre et Marguerite de Valois, soeur de Charles IX, à Paris le parti catholique massacre et ce en plusieurs villes de France les protestants. Viols, pillages, tortures s'en suivent. L'amiral de Coligny déjà blessé, est défenestré.

 

Devant cette ignomigneuse trahison le Poitou se soulève, Lanoue s'empare de Melle (Sud Est), Lusignan,cette dernière est assiégée par l'armée du Duc de Montpensier, qui s'empare de Cherveux et Saint Maixent ; de son côté Lanoue fait plusieurs tentatives infructueuses sur Niort.

HenriIVlegrand.jpg

Louis de La Trémoille, Duc de Thouars fait tomber Melle, mais ce dernier meurt avant d'y pénêtrer.

D'Aubigné à la tête de l'armée protestante fait détruire aux environs de Niort marches et contre-marches, pratiquant la technique de la terre brûlée. N'ayant pas la supériorité numérique de Malicorne Gouverneur du Poitou il pratique la guérilla et harcèle ce dernier. Il se présente à Beauvoir, Malicorne se replie sur Niort.

Malicorne dépèche alors deux régiments l'un sur Saint Gelais, l'autre Lamagnane sur Melle ; d'Aubigné l'en chasse et le pousuit alors jusqu'a sa retraite  et force le corps de garde de Couhé, il se retire alors sur La Mothe Saint Heraye.

 

La peste fait fuir la soldatesque, elle sévit sur Niort de Juillet 1584 à Janvier 1585, on y dénombre 30 à 40 décès par jour.

 

Plus tard Henri III délégué une armée à Biron sur le Poitou, le Duc de Joyeuse reprend La Mothe Saint Heraye et taille en pièces les deux régiments du Prince de Condé, puis Saint Maixent. Cependant qu'Henry de Navarre s'empare de Sanxay.

En 1588 Henry de Navarre fait tomber Bauvoir au sud, il envoi le 15 décembre Louis de Saint Gelais s'emparer de Niort avec 400 arquebusiers et 80 gendarmes. A la faveur de la nuit des échelles sont dressées contre les remparts entre la Porte Saint Gelais (Nord) et la tour Foulie ; les sentinelles endormies sont égorgées, les portes ouvertes ; la troupe s'engouffre ; Niort tombe. Seuls deux ligueurs sont pendus malgré les atrocités commises sur La Marzelle, grand Prévost de Navarre ; ce dernier entre en la ville le 29 décembre et naturellement de sanglants réglements de comptes s'en suivent, dans la foulée on découvre des provisions pour 20 000 hommes pour 2 ans dans les entrepôts. Saint Maixent sait l'arrivée des troupes de Navarre et capitule, Vivonne en fait autant.  

r--volte-1588-paris.jpg 

- "1588. .Jacques Pastureau, sieur de la Roche-Quartault. En cette méme année le 28 decembre, Nyort fut surpris par ceux de la R. P. R. dont les armes estaient commandées par les sieurs de Parabere, St-Gelais, Harambure, Preau, Valieres et autres, et l'cntreprise fut faite par Je sieur de Ranques, gentilhomme provençal, assisté du capitaine Gentil; le pétard fut appliqué à la porte St-Gelais, où il ne lit pas grand etfet, mais les eschelles ayans en méme temps esté posées aux murailles d'entre la -porte St-Gelais et la tour Foulie , les assiegeans monterent à la muraille, et égorgerent la sentinelle qu'ils trouverent endormie dans une tour. Ensuite ils entrerent dans le corps de garde de la porte St-Gelais, d'où estant descendus jusques aux halles, ils furent repoussez jusques au puy du canton du Relais par les habitans animez par l'exemple du sr Laurens, ayeul de M. le president de Beaulieu, qui s'y signala extraordinairement et y fut tué ainsi que plusieurs bons habitans , du nomhre desquels fut le sr Richier et autres: mais enfin il fallut céder au nombre et ainsi la ville fut prise. Les ennemis ayant gaigné neuf pieces de canon de batterie el deux coulevrines qu'on avoit fait venir à Nyort, pour battre Fontenay le Comte, et le mérne jour le roy de Navarre estant arrivé à Nyort le sr de Malicorne Lieutenant pour le roy en Poitou, luy rendit le Château, et lors fut fait maire, Pierre Miget, sieur de Malmouche." (2) 

 

Une nouvelle épidémie de peste sévit en 1603, les habitants désertent en masse la cité.

 

En 1621 le Poitou se soulève à nouveau, les seigneurs protestants réunis à La Rochelle projettent une République, Louis XIII se présente avec force armée ; Saint Maixent et Niort capitulent. Il s'entretient avec les chefs du parti réformé et s'engage, il accorde des privilèges. Le 23 avril 1622 il promet d'observer strictement l'Edit de Nantes en contre partie les prostestants s'en tiennent à la paix. Louis XIII tint sa promesse !

 autres articles :

 

  Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,


Sources
:

 

- Archives du Service Historique des Armées,

- (1) Thrésor de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1886 2ème édition, chez Clouzot à Niort, p. 147,148
- (2) ibid. p. 148,149

- Journal de Saint Generoux

- Bardonnet Ephémérides

- Briquet (H.A.) Histoire de la Ville de Niort - Niort 1832

- Favre (L.) Histoire de la ville de Niort 1880

Sources en ligne :

- Histoire Universelle, Agrippa d'Aubigné, tome VII 1585-1588 - Chapitre XIV "Premier voyage du duc de Joyeuse en Poictou" à la "Bataille de Coutras"



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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 08:56

Numériser0002

Vue équestre de Niort au début du XVIIème (d'après une gravure de Chastillon)

 

Histoire de la Ville de Niort :

 

Blason de la ville de Niort Deux Sèvres :

 

d'azur semé de fleurs de lys d'or à la tour donjonnée d'argent, maçonnée et ajourée de sable, brochant sur le tout, posée sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe (le donjon est le donjon initial, les ondes, la Sèvre mais aussi la mer car Niort était un port, les lys car le frère de Saint Louis Alphonse de Poitiers qui le portait "a partie a dextre" avait reçu le comté de Poitiers en apanage. Louis XI, par lettres patentes en 1461, confère la noblesse héréditaire au maire, échevins, conseillers municipaux, ainsi que confirmation et concession permanente de son écu.

 

En 1203 la première charte de France de "Franche Commune" est attribué à la ville par Jean sans Terre, puis confirmée par Aliènor d'Aquitaine.

 

 

Niort date vraisemblablement du VIème siècle, Novogorum, Novioritum (nouveau gué, Novioregum (Noticia Provinciarum et civitatem galliae honorii augusti), elle se situe sur l'axe secondaire de la voie romaine menant de Saintes à Nantes bordant le golfe Pictave (nommé aussi "lac des 2 corbeaux"), cette position stratégique se révélera comme étant la clé du couloir nord sud dans l'ouest et l'enjeu d'âpres combats

 

  Cette situation en fait sa richesse dès le Moyen Age, foires et marchés se développent. L'accessibilité portuaire est mis en oeuvre tout au long du Moyen Age, les méandres du golfe se prolongent jusqu'à 40 kms avant d'atteindre la mer. Une partie des marais poitevins est asséchée et  drainée par la coalition de 5 abbayes dont l'abbaye royale de Saint Maixent, l'abbaye de Maillezais.

 

La ville est ceinturée  de remparts sur 2 800 m (au XIVème, comparez avec Carcassonne 1500m de fortifications extérieures et 1100m intérieures) il subsiste les deux donjons jumeaux carrés reconstruits en 1158 sous Henri Plantagenêt reliés plus tard par un bâtiment central faisant office d'habitat plus confortable. Malgré sa position de noeud axial stratégique les ouvrages défensifs ne suffiront jamais à combler le déficit naturel du sol, maisen cas de siège le Marais offre toujours une issue de secours et une cache sûre.

 

Elle faisait partie des villes d'Aliènor d'Aquitaine, puis de ses fils Jean et Richard (Coeur de lion), fruits de son union avec Henri Plantagenêt alors comte d'Anjou. Cette alliance réunie l'Aquitaine, le Poitou, L'Anjou, le Maine, la Normandie puis l'Angleterre lors de son accession au trône en 1154. Niort alterne entre les deux camps au gré de multiples batailles, sièges (poliorcétique), hommages liges rompus, bien avant la guerre de cent ans. 

Pour noter la violence des combats, en 1346 Saint Maixent fût ravagée par les Anglais et ses hâbitants massacrés

En 1368 par le Prince Noir héritier du trône d'Angleterre convoque les Etats Généraux de la province pour imposer une redevance de 10 sols par foyer ( impôt du fouage) ; les Niortais se révoltent, la ville est prise d'assaut, incendiée et une grande partie de la population massacrée, cette répression s'explique aussi par les nombreuses offensives françaises

 

 Duguesclin reprend la cité le 26 mars 1372 par ruse (revêtue d'un uniforme ennemi une avant garde française entre et  la nuit ouvre une des portes de la cité) ; après Thouars, Fontenay-le-Comte, Melle et la bataille de Chizé, le Poitou tombe définitivement. En 1436 le Poitou est rattaché à la couronne.

La ville prend un essort exceptionnel sous la suzeraineté de Jean de Berry, les halles couvertes sont restaurées et agrandies pour devenir "les plus grandes d'Europe", un hôtel de ville est construit doté d'une horloge, 700 m de remparts ajoutés.  Le vin de la région est réputé sur la zone commerciale Atlantique (vin blanc cépage chenin dit "chemière"), les drapperies, faïences partent vers la Baltique sur les navires de la ligue hanséatique. Cette dynamique économique va de paire avec une effervescence intellectuelle (Rabelais-Abbaye de Maillezais),  pour l'artisanat d'art dont la faïence avec Bernard de Palissy. L'expansion rapide de l'imprimerie dans le Bas Poitou permet aussi la vulgarisation des évangiles.

 

Niort devient majoritairement calviniste dès 1557 et cette position ainsi que celle stratégique en font un enjeu majeur des  guerres de religions ; elle bascule d'un côté puis de l'autre au cours d'affrontements terribles, batailles effroyables et sanglantes (Duc de Joyeuse et Amiral de Coligny).

Henry IV fait assécher une partie des marais par les Hollandais, spécialisés dans la technique, les marais sont sources d'épidémies rémanentes, la région gagne environ 40 à 50kms sur la mer, la terre y est riche par les dépôts alluvionnaires de la Sèvre, les eaux poissonneuses, les côtes exploitent les salines, les tanneries importent des peaux d'Amérique du Nord. Henry IV réinstaure la paix sociale avec l'Edit de Nantes.

 

A la mort d'Henri IV Marie de Médicis assure la régence, la gestion du royaume est calamiteuse et le pays encore en déficit (décidément c'est une tradition). Les querelles partisanes ressurgissent donc et les cours étrangères financent ces divisions pour affaiblir le royaume. Louis XIII accède au trône et remarque le poitevin Armand du Plessis, il le nomme "aux affaires". Des villes de France se soulèvent dont celles de l'Ouest, finalement Richelieu fait tomber définitivement les places de Niort et Saint Maixent dernière cité sur la route de  La Rochelle.

La révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV le 22 septembre 1685 et les premières "dragonnades" (régiment de dragons casernés sur Niort) ruinent définitivement la région En 1681 l'Intendant de la Province Louvois fait loger les dragons chez ceux qui ne veulent pas se convertir. Le culte est interdit et punissable de galère.

Les familles protestantes s'éxilent, leurs biens sont saisis. Sous Louis XV la France perd "La Belle province" le Canada ou bon nombre de poitevins émigrent, les importations de peaux cessent. Les huguenots s'expatrient vers la Suisse, les pays du Nord de l'Europe, l'Irlande du Nord, la Nouvelle Angleterre. En 50 ans la population de Niort passe de 11 000 à 7 000 âmes ; en Poitou l'exil s'évaluerait à environ 18 000 personnes. L'Edit de tolérance de 1787 par Louis XVI réinstaure le droit de culte.

Napoléon 1er lassé par les rebellions inscessantes des régions du Poitou et de la Bretagne les divises, une partie du bas Poitou (Vendée) sera réunie à Nantes (Capitale des Ducs de Bretagne) et ses environ (Loire Atlantique) en une nouvelle entité  : les Pays de Loire.

 

Au cours de ces batailles et sièges la population fût parfois pratiquement exterminée. Du fait des guerres , celle entre la l'Angleterre et la France, puis celle des religions, il ne reste pratiquement aucun pratimoine complet dans un rayon de 20 kms autour de Niort du fait de l'établissement d'une contre marche , une ceinture de villages fortifiés et châteaux défensifs contrôlant les voies et accès fut totalement anéantis (contre marche pour empécher les assaillants d'y loger, les 20 kms environ correspondent au temps de marche de l'infanterie pour attaquer la ville) puis démantelés (sur ordre de Richelieu pour éviter que les révoltes n'ai lieu dans les villes de France et qu'on n'y puisse les déloger), idem pour les édifices religieux, mobilier et archives. Ce qui contraste avec ce paysage de plaine ou la mer des blés ondule sous la brise, ce marais si apaisant.

 

En outre on peut noter la naissance à Niort de Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné) petite fille du poète Agrippa d'Aubigné, écuyer d'Henri de Navarre,  elle vécu à Niort dans la misère jusqu'au jour de son premier mariage avec le poète Scarron, veuve elle fût la gouvernante des enfants de Mme de Montespan  et du roi Louis XIV qui l'épousa ensuite en secret

Je vous propose également la vidéo réalisée et conçue par M. Auzanneau-Fouquet Jean- Marie, assez explicite quand aux "Mystères de Niort", avec son aimable accord :


 

Sources :

Jean Favier, Les Plantagenêts. Origine et destin , éd. Fayard, Paris, 2004.

 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
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Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
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Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly


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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:17

Cérémonie de remise des lunettes de La Fayette à la délégation américaine en 1891à Paris par Octave d'Assailly; cette paires de lunettes avaient été offertes par G. Washington à La Fayette :

 washinghton.jpg

http://www.antiquespectacles.com/topics/people/people_present.htm

 

George Washington ( 1732-1799) – given to General Lafayette (1757-1834)

These were given to Whitelaw Reid of the American Legation in Paris by Count Octave d'Assailly in 1891.  d'Assailly said that they had belonged to George Washington and were given by Washington to d'Assailly's great-grandfather, Lafayette.  The glasses were passed to the State Department in 1892 and eventually transferred to the Smithsonian in 1921. 

 Silver and mother-of-pearl scissors-glasses. There is no maker’s mark.

 There is a small silver shield engraved, "Washington" on the front of the ivory handle, The case was apparently made by Lafayette at a later date.

 Voir également la reconstruction en cours de l'Hermione qui permis en 1780 au Général de La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance.

Autres articles sur la ville de Niort :

    Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

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Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
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Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,


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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:13

Blason :

Assailly (Assalit, Assalhit) D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or.
Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS


 



 (La couleur azur est portée vers la fin du XVIIème, la couleur originale est de gueule soit un émail rouge. (tel que cela a été enregistré en 1696 dans l'Armorial général par Edit, quatre fois)) Le nom originel est Assalit, Assalhit, Assalty, Assaly, ou Assailly. noté dans les textes comme Assalitus sans d' celui ci est rajouté très tardivement vers le XVème environ. Il y a une variation de l'orthographe due à la prononciation.

 

http://www.euraldic.com/blas_as.html

Mais aussi lion au repos sous pointe blason.  Les blasons ne sont pas fixés au XIIème siècle la famille d'Assailly-Assailly (comme il est précisé dans les bases héraldiques par ces détails :

ASSAILLY Niort, Poitou - François, escuier, sieur du Peux
ASSAILLY (D') Poitou (Supplt49) (notes sur l'origine du nom)
ASSAILLY (D') France
ASSAILLY (D') Niort
ASSAILLY (D') ou D'ASSALY ou D'ASSALIT
ASSAILY OU ASSAILLY Poitou - Comtes. Niort
ASSALY Niort, Poitou - Louise
ASSALY Niort, Poitou - Madeleine, fille
tous devise "terra altis" ou "terris altius" et même blason

Pour ce qui concerne l'origine de la famille Assalit - Assailly etc... voir ce lien :

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

 

 Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, eux mêmes issus dans les années 800 de Sunifred 1er d'Urgel, duc de Septimanie, marquis de la marche d'Espagne, comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne.



ASSALYT (D') De Tyr Ou De Sailly - Languedoc (JM1504) voir gilbert ou gerbert d'assailly - d'assalit sur site

prend le lys comme emblème et non le lion  avec les molettes (signe de chevalerie) comme gilbert ou gerbert d'Assailly. Il semble donc antérieur à l'autre blason et  donc être celui original de cette même famille, qui correspond à celui des Anduze et celui des Ganges. Les lis étant connus plus tardivement. Gilbert d'Assalit, (Assalhit, Assailly) est neveu de Guillaume Assalit de Brissac (Hérault) (de castro Breixach, ce qui porte à penser que le lion est bien celui des seigneurs de Brissac dans l'Hérault. Après une succession houleuse, Guillaume perd Brissac qu'il devait récupérer et  qui passe à son frère (vers l'an 1000), Guillaume récupère alors les terres du Pouget, de Popian, ainsi que la villa Franconie (ainsi que quelque castrum) Le nom Assalit provient certainement du conflit qui opposa ce Guillaume aux abbayes d'Aniane et de Gellone, et qui jouèrent en faveur de son frère pour le domaine de Brissac. Les Assalit récupèrent bien plus tard ces terres par le biais de mariage, notamment avec les Roquefeuils (Aniort) (voir généalogie médiévale détaillée) et origine du nom et famille. (voir également les actes originaux sur ces liens)

- symbolique du lis :

Des représentations de Marie avec fleurs de lis se voient sur des monnaies émises par des évêques à partir du XIe siècle. Sous le nom de Cantique des Cantiques [Shir ha-shirîm] est connu un texte, vraisemblablement un poème d'Amour très antérieur à l'écriture de la Bible et intégré à celle-ci, qui a fait l'objet de multiples interprétations par les mystiques. Un fameux verset évoque un lis : «Je suis la fleur des champs et le lis des vallées» (Cant. 2, 1). La traduction pose en fait, d'insolvables problèmes d'identification des plantes. Pour le lis on peut aussi bien évoquer le Pancratium ou le Narcissus tazetta, entre autres. L'interprétation religieuse médiévale en fait le lis blanc. La fleur de lis prendra d'abord une valeur christologique, avec des représentations du Christ au milieu de lis ou de fleurons stylisés. Ensuite, avec le développement du culte à la Vierge, s'ajoute la symbolique mariale du lis. Elle est induite par le verset suivant du Cantique : «Comme un lis au milieu des épines, telle est ma Dame au milieu des lis» (Cant. 2, 2).
L'interprétation de la fleur du Cantique comme lis n'est pas définitive : aujourd'hui le havazzelet ha-Sharon est interprété comme étant le Pancratium. Si l'on tenait à l'identité scrupuleuse de la fleur mariale avec le lis du Cantique, ce serait donc maintenant le Pancratium

- le nom :

 

Le nom est écrit d'Assailly, d'Assalit, d'Assalet, d'Assaly (d'Assalhit Languedoc) suivant textes.  Seigneurs du Peux, Laurageais, Laubonnerie et de La Salmondière (voir suite).

Notée comme "antique famille" dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (BEAUCHET-FILLAU), d'origine écossaise suivant  tradition familiale (terres hautes ou terre haute); mais vraisemblablement incertain, les héraldistes certifient d'originent Languedociennne. Les multiples sources donnent des notations en Languedoc, vers Carcassonne (seigneurs du Laurageais), mais plus surement de Brissac dans l'Hérault

 

Des alliances sont contractées notamment avec des familles languedociennes et poitevines : (de) Châteauneuf, Marbeuf, Payen, Clarac, Grelier de Concize, Sahuget, Lasteyrie du Saillant, Creuzé de Lesser etc...

M. de Maupou intendant du Poitou, confime le 10 janvier 1699 par jugement la véracité de l'extraction. Les armoiries sont enregistrées quatre fois dans l'Amorial général créé par Edit royal en 1696 (Registre de la généralité de Poitiers folios 138, 146, 168)

Plutôt à voir comme cri de guerre "terra salit" ou bien "terra salii" ? de salire (lat.) ou salii (salien) ?

Mais aussi de "assalire" en Occitan qui veut dire "attaquer. (voir notes du Nobiliaire universel - Recueil général des généalogies...d'Europe de Ludovic de Magny 1858 Institut Héraldique) précisé dans un article postérieur. 

nobiliaire universel de Ludovic de Magny 

 

Au dernier ressort c'est bien le mon assalhir qui est mis en évidence notamment pour la période de son adoption soit vers l'an mil, concernant l'un des fils de la famille de Brissac dans l'Hérault, étonnamment ce surnom reste définitivement dans la succession et devient nom dès la deuxième génération, ce qui fait qu'il est particulièrement traçable dans les archives !!! autrement sur l'origine de cette famille il semble que vu les ascendants multiples l'on ait affaire a l'une des ancienne famille carolingienne (Francs Rhénans) installé par Charlemagne pour administrer et controler cette province. On y trouve un Palatin, et certainement l'un premier vidame (vicomte amovible) de Narbonne Francon 1er, qui récupére la fameuse villa Franconie (un consul ou podestat (Nice), et un viguier du Razes). Les ascendants tiennent tous des castrums dans d'anciennes vigueries, telles que Popian et Brissac, formant une enclave assez importante, que d'autres familles vont se charger de démanteler à leur profit avec l'appui d'abbayes (était ce une reprise de contrôle (générale sur les domaines des grands vassaux) des capétiens arrivés en 987, via les autorités ecclésiastiques), en tout cas cela participe fortement à l'éclosion du catharisme, en sachant pas de quel côté vient le conflit originel...

 

Ou du domaine à Sailly ; il existe un village de Sailly en Belgique dont la rivière qui le traverse est la LYS ? 

Le nom d'Assalit (d'Assalhit) est aussi un prénom tel celui d'Assalit de Comborn fils d'Archambaud V de Blanchefort et de Jourdaine de Périgord, finalement c'est le nom de Blanchefort qui est retenu pour cette famille, suite à la construction du château portant ce même nom vers 1130 dans le Limousin à deux lieues d'Uzerche - Cartulaire de l'abbaye d'Uzerche (fol. 398 et 185 fol. 54) sur donation faite a l'abbaye par le vicomte Archambaud V et Assalit de Blanchefort. (les armes sont :  d'or de deux lions léopardés de gueules). Il faut noter aussi que les Lasteyrie du Saillant avait une branche Comborn (Octavie de Lasteyrie du Saillant est mariée à Charles d'Assailly), une autre alliance des d'Assailly avec ce pays du Saillant  : les Sahuguet.


 Autres articles sur la ville de Niort :

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:09

Pour ce qui concerne la protogénéalogie des Assalit

on peut sans se tromper dire que le père du premier Assalit ainsi nommé est un cadet de la famille de Ganges dont le père est marié à Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac

Les barons de Ganges sont de la famille des Peyres, vicomtes des Fenouillèdes jouxant le Razes anciens comtés de Cerdagne et Bezalù domaines heritiers du comté de Barcelone érigé par Guillaume de Gellone et dont on dit que l'un de ses fils en aurait eu en domaine.

En effet après de multiples recoupements il y a un tronc commun des vicomtes de Fenouillèdes les Peyre ou famille de Pierre (dont les Assailly sont issus par les Ganges) c'est  SUNIFRED 1er d'Urgel (812-  848) comte de Barcelone, de Gérone, comte d'Ausonne, de Cerdagne, de Conflent, d'Urgel, duc de Septimanie, Marquis de la marche d'Espagne... qui devrait son ascendance à Bellon (770-812) 1er comte de Carcassonne, marquis de la Marche d'Espagne, comte d'Ausonne, du Conflent, de Gérones, de Cerdagne,  d'Urgel et de Barcelone.

On propose une ascendance à ce dernier plus sujette à caution pour le comte de Paris Gerard Ier (marié selon certain à Rotrude flle de Carloman frère de Charlemagne)

Pour ce qui concerne les mariages

Vierne d'Anduze est cousine de la famille des comtes de Toulouse

Vierne de Popian est issue sans aucun doute de la famille de Guillemette d'Aquitaine petite fille de Guillaume de Gellone via Bernard de Septimanie

Adalaïs du Pouget est dans le même cas elle aussi descendante de Guillaume de Gellone

Guillaume de Gellone quand à lui de part les recherches de Settipani est descendant de Bertrade de Prûm, ancêtre de Charlemagne (Guillaume de Gellone est cousin de Charlemagne)

Bertrade de Prûm selon Settipani est bien noté d'ascendance royale, ce qui la donnerait fille de Thierry III roi Mérovingien.Elle possedait des domaines royaux mérovingiens par succession.

quoiqu'il en soit les domaines de Brissac, Ganges, Popian, et Pouget (et sont originellement propriété de Guillaume de Gellone) sont très proches des abbayes de Gellone et Aniane.Il y a donc un reprise en mains de ces domaines par une politique de mariage sur trois générations avant la guerre albigeoise, après celle ci la politique de mariage s'oriente vers les Mirapisce (les Mirepoix Bellissen), dont on lie l'ascendance aux comtes de Carcassonne dont le premier etait Bellon.

Contraction de l'ancien domaine carolingien de Septimanie, qui couvre à peu près les domaines des Trencavels ainsi que les domaines des marches, Conflents, Fenouillèdes, Carcassès, Razes, ceux qui furent les premiers visés par la croisade albigeoise.

 

 

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- 1100 Une des plus ancienne charte-donation à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem dans le Toulousain à Puysiuran par plusieurs seigneurs ayant participés à la première croisade, dont Assalit.

 -  Une notation d'un Guillaume d'Assalit, podestat de la ville de Nice en 1108, puis plus tard Consul de la ville.



« On voit, en effet, apparaître pour la première fois, en 1109, des magistrats municipaux qui prirent le nom de consuls. Les noms de ces vénérables pères de la patrie municipale de Nice sont arrivés jusqu’à nous ; ce furent : noble Antoine Rimbaud ou Rimbald, cadet de la maison d’Orange, devenu citoyen de Nice par son mariage avec Guillaumine Caïs, comme juge-mage et François Raimbaud, Pierre Laugieri et Guillaume Assalit, comme consuls »

 Sources : Histoire de la Ville de Nice - Durante - t. I, p.165. - Abel. Revue de Nice, 1er mai 1862

Déjà et conformément aux multiples sources dont celles sur le Pouget, Aumelas et Montpellier l'on sait que cette information concorde avec les autres éléments.

 (veuillez vous reporter en fin de texte pour les liens internes et documents affichés sur ce site)


-  Pierre d'Assalit marié à Vierne de Popian, (voir notes sur l'origine du nom Assalit (de castro Breixach - de Brissac (Hérault))

- Guilhem d'Assalit, Ce dernier était l'époux d'Adalaïs du POUGET, seigneur de Brissac dans l'Hérault (avant  la possession du château de Brissac par les familles de Ganges (par mariage) et Roquefeuil (branche des Aniort ) Ils sont alliés familialement. Il ressort que la seigneurie de Lestang sur la Baronnie du Pouget appartient également à ce même Guilhem d'Assalit (noté Assalty de Popian). Ce domaine est repris en même temps que la seigneurie de Brissac par les Roquefeuil.
Les revenus de Lestang, ou de l'étang sont conséquents car la viande est interdite durant les fréquentes périodes de jeûne au Moyen - Âge, et les familles les conservent sauf évènements extraordinaires (ce qui adviendra pour la guerre nommée "croisade albigeoise")

En 1114 Guilhem V d'Ermengarde - de Monptellier - ( descendant du duc d'Aquitaine et moine de Saint Guilhem-le-Désert) reçu les reconnaissances pour les parties du château du Pouget ;
- 1ère part : Géronde,
- 2ème part : Adalaïs, fille d'Hugun Peyrun et Pierre Sicard,
- 3ème part : Assalty ou Assalyd, fils de Vierne

Par jugement  la succession concernant la seigneurie de Lestang est accordée à Guilhem d'Assalit, son épouse et ses enfants en 1118.

Guilhem devient ainsi le propriétaire laïque de la villa franconique ainsi nommée car elle était réservée à Francon 1er vicomte de Narbonne (vicomte amovible dès l'accession des carolingiens au pouvoir)  et ses successeurs propriétaires laïques de cette même villa  (qui possédaient en outre nombre de terres), dont voici la liste  :

- avant 841 :
- Teutberg, Trutberg (exécution testamentaire en faveur d'Amalbert, Cartulaire d'Aniane)

- après 841 :
- Amalbert,
- Aliard, Allard (donation à l'abbaye d'Aniane d'une partie des terres de la villa Franconique, Cartulaire d'Aniane) 
- Audéric,
- Pons, Aifrède et leur fils Engelin,
- Raymond Sicard,
- Guillaume Pons,
- Hugues Rostaing, Rostang
- Hugues Pierre et sa femme Ricarde,
- Salomon,
- Les fils de Janelle,
- Pons de Frédol, Bertrand, Sicard *,
- Guilhem d'Assalit son épouse Adalaïs et leur enfants (héritiers par jugement sur succession) (abbaye d'aniane énumération des enfants)

Propriétaires ecclésiastiques :
- Le monastère d'Aniane acquit des droits sur l'église de Notre-Dame de Rouvièges,
- en 841 (validation par acte de Louis le débonnaire) ; une partie de Lestang * 
- en 850 l'Eglise paroissiale de Notre-Dame de Rouvièges,
- en 1076 enfin la propriété d'Engelin et l'alleu de Salomon
- en 1118 Guilhem d'assalit (de Popian)  et Adalaïs lui confirmèrent ces acquisitions en fief par serment. de fidélité par Pons et ses moines (Cartulaire d'Aniane). 
L'origine de ce domaine est si ancien qu'il faut remonter aux commencement de l'abbaye d'Aniane (Arch. de Lestang -Archives de Montpellier)  

(L'emploi de la particule se fait tardivement, au départ il n'est question que de prénom, comme dans la succession de la propriété laïque de la villa Franconie)

Sources : Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget,  Abbé A. Delouvrier. p. 332 - 333, Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

- * "Seigneur, Baron, Seigneur, co-seigneur
Un seigneur est un seigneur féodal qui détient un ou plusieurs fiefs.
Co-Seigneur, co-Seigneur:
Dans le Languedoc, il était en usage courant de partager une succession entre les enfants, même s'il n'y avait qu'un seul fief de partager.
La conséquence est que de nombreux fiefs et châteaux se sont divisés et bientôt appartenu à plusieurs seigneurs (36 pour Montréal, 50 pour Lombers, 34 pour Mirepoix, etc.). Ils ont été "co-Lords" ou "co-Seigneurs". Certains d'entre eux ont pris l'initiative de lancer le fief comme l’actionnariat dans une société actuelle.
A titre d'exemple, la Principauté d'Andorre est toujours gouverné aujourd'hui par deux co-princes.
L’usage du Nord a été généralement favorable à l'aîné des fils, afin de garder chaque fief sans indivision. Cette utilisation a également été suivie par des grands propriétaires terriens dans le Languedoc"


Cette indivision successorale, se retrouve aujourd’hui dans le droit français et paraît naturelle, alors qu’il n’en n’a pas toujours été le cas sauf dans le Languedoc, qui conserva entre autre le droit romain sur un terme assez long. Cette indivision peu créer un morcellement mais d’un autre côté il oblige les parties à entretenir à moindre coût des ouvrages défensifs, ainsi que le maintien de garnison à charge de la communauté de l’indivision, qui de plus est aussi de nature familiale


Sources :
http://www.earlyblazon.com/


- Bertrand-Robert Assalit est cité, comme témoin, avec Raymond et Stéphane de Clermont et Guiraud Engilbert, viguier de Toulouse, lors d'une donation faite par Alphonse, comte de Toulouse, à l'abbaye de Lezat, en 1127 (Acte original)

 

 

 

 



Origine du domaine carolingien de l’Estang au Pouget (succession matrimoniale des Guilhems de Montpellier) :


L’étang du Pouget entre Pézenas et Clermont l’Hérault est mentionné au moins depuis le Ixème siècle dans les textes. De ce fait et cité très tôt, il a suscité l’intérêt d’études médiévales dont :


De L. Schneider :

- « Monastères, villages et peuplement en Languedoc central : Les exemples d’Aniane et Gellone » (VIIIème - XIIème siècle) - Thèse de doctorat, Université de Provence, Aix en Provence 1996, p.325-330 et p. 553 à 576.

- « Une vicaria du Midi : Popian en Bitterois », Annales du Midi 1997, p. 109, 219 - 220 et p.401 -442.


De C Duhamel - Amado :

- « des origines des Guilhems des Montpellier (X-Xième), questions généalogiques et retour sur l’historiographie » études sur l’Hérault, 1991-1992 (7-8) p. 89 - 109,

- « La famille aristocratique languedocienne », t. 2, livre I, p. 262 - 289 (les seigneurs du Pouget au XI et XIIème).

Les transactions notées sur le cartulaire d’Aniane, des possédants du castrum montre l’insertion dans le réseau aristocratique notamment dans celui du puissant évêque de Lodève, Saint Fulcran (seconde moitié du Xème, mais vraisemblablement antérieur)

 


D'après Dom Mabillon sur Saint Fulcran : « sa mère, à qui les uns donnent le nom d'Eustorge, les autres celui de Biligarde, étoit fille d'un comte de Substantion ou de Maguelonne. Dans ce cas, comte tenu de l'époque de sa vie, elle devait être la fille du comte Bernard (+922), premier

On possède une copie du testament de Fulcrand daté de 988, dans lequel il fait mention de ses frères de Pons et Aranfred, de son neveu, d'André, et d'Emme, sa proche parente. On lui donne encore deux sœurs qu'on assure avoir été dames de Montpellier.» (Aifrède, Pons et l'un des enfant Engelin est cité dans la succession de la villa Franconique)


Le bref d’Ansefred, antérieur au Ixème cite « villa quid dicitur stagno de Peperello » (nom noté dans le cartulaire de Béziers, comme appartenant en partie à l’église de Béziers)


La première attribution d’un bien de l’estang au profit du monastère d’Aniane (814-840) est cité : « In page Bitterense, in villa Franconica, vel stagno Piperello, seu infra terminium ipsus ville » Aniane, acte CCCVI, p. 426 -427.

Le nom de Francon semble bien antérieur au bref d’Ansefred et semble indiquer que l’église de Béziers donne cette villa à Francon.

comte de Melgueil dont le nom nous soit parvenu.


La dénomination de villa Franconica s’efface au XIIème, en 1152 c’est la le nom de « stagno piperello » qui est indiqué pour la cession au profit de Notre Dame de Rouvièges « Sancti Marie de Rovegia » nommée dans un premier temps « Sancti Marie de Stagno »,


Les héritiers d’Ingelinus de Stagno font une donation d’un honneur à Sainte Marie de l’Estang au profit du Monastère d’Aniane ( voir document sur la succession incluant Guilhem d’Assalit et Adalaïs du Pouget) pour la raison suivante, qu’Ingelinus est le fondateur du castrum du Pouget (dont Adalaïs possède un tiers) « Castello quem vocant poito de Inglino » : HGL, t. V, n. 208, p. 425-426. (première mention en 1036).

La famille d’Ingelinus est surnommé parfois de Stagno. Les Guilhems de Montpellier accordent en vassalité à ce réseau de parenté le domaine du Pouget et ses dépendances, jusqu’en 1350, date à laquelle le domaine du Pouget est repris par les Roquefeuil, et curieusement celui de Brissac, dont guillaume d’Assalit était seigneur. Le domaine quitte définitivement ce réseau de parenté en 1371 pour être vendu par Pierre de Montdardier.


A l’évidence la notation très ancienne de ce domaine, ainsi que toutes les opérations de transactions le concernant montrent pour ce qui concerne le réseau familial une alliance matrimoniale avec les Guilhems de Montpellier.

Autres sources :



- Guillaume Assalit signa comme témoin du testament de Roger vicomte de Béziers, mari d’ Adélaide de Toulouse en 1113 (Baluze, Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, pages 500 et 501.)

- acte original du plaid de 1191 (Cartulaire de Saint-Guilhem-le-Désert), Guillaume Assalit est témoin

 

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  Suite généalogie médiévale :



- Guillaume 1° est le fils de Guilhem d'ASSALIT seigneur de Brissac (Hérault)  , époux de Guilhemne de Tonenx (Tonneins) (1195).  - fille de Pierre Raymond de Tonneins (voir acte original) . Guilhem était je pense l'oncle de Gilbert d'ASSAILLY né à Tyr, il est précisé qu’au moins un des rejeton Assalit aurait pris part à la première croisade, en ce cas le frère de Gilbert.

- Il a pour enfants :

Guillaume d'Assalit II marié avec Esclarmonde (?),
Aude d'Assalit mariée à Izarn-Bernard de Fanjeaux, fille Hélis
Marquesia (prénom) de Tonenx (Tonneins) mariée avec Pierre Roger de Mirepoix. (avant les Levis de Mirepoix)

- 1163-1169/70 (en fait fin 1162 début du Magistère) Gilbert d'Assailly 5ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de l'Hospital,

- Donation en 1162 par Guillaume et Ysarn d’Assalit son frère du village et des terres de Fontenille (acte original) :

- "Au mois de mars de l'année 1162, Guillaume et Yzarn d'Assalit « Sans doute de la même famille que Gilbert d'Assalit, grand membre de l'Ordre (1167-1169) », Vital de Posquières et autres seigneurs, donnèrent à l'Ordre du Temple les terres qu'ils possédaient à « Fontenille », ainsi que les droits féodaux qu'ils y avaient sur chaque feu, « à la condition de garder et de défendre la ville, ses habitans et leurs biens de tout malfaiteur. » Cette donation fut faite à Dieudonné de Girbert, maître du Temple de Toulouse, entre les mains de Raymond comte de Toulouse et de Jourdain de l'Isle qui la confirmèrent"



SourcesHistoire du Grand Prieuré de Toulouse - A. Du Bourg -Toulouse - 1883.

- Guillaume d'Assailly ( Guilhem),   2ème du nom,, (époux d'Esclarmonde). Il prend la fonction de viguier du Razes à la suite de son beau-frère Izarn-Bernard de Fanjeaux. (Magistrat qui avait des fonctions analogues à celles de prévôt dans certains états du Midi) du vicomte de Rodez (1),  Une autre source (1a) indique la même fonction c'est-à-dire viguier, mais du territoire du Rhédésium (pagus rhédensis) - vicomté du Rhédez - diocèse situé en ancienne province romaine de Septimanie -  le Rhédésium devient le Razès en 1084 par l'acte de serment de fidèlité de Bernard Aton IV Trencavel à sa mère Ermengarde pour la défense des deux châteaux "pro ambis castris"  


- "Le treizième siècle commence, et, avec lui, la guerre des Albigeois. L'histoire n'attribue aucun rôle au castrum de Rhedae, tandis qu'elle fait mention du siège du château de Coustaussa, son voisin. Il est vrai que le château de Coustaussa dominait la vallée de la Salz qui, des bords de l'Aude, conduit dans les Corbières, et que ce château gênait la marche des croisés tant au fond de la vallée que sur les hauts plateaux. Il est vrai qu'une poignée d'hommes pouvait suffire pour défendre Coustaussa, tandis qu'il aurait fallu une nombreuse garnison pour garder la longue ligne des remparts de Rhedae, dont les fortifications, du reste, avaient dû souffrir lors de la destruction de la ville basse. Peut-être aussi une partie de ces fortifications était-elle détruite, et Guillaume d'ASSALIT qui était alors viguier du Rhedesium, ne put-il disposer des moyens nécessaires pour mettre l'antique citadelle en bon état. Quoi qu'il en soit, il paraît que Rhedae n'était pas en état de défense, et ne fit aucune résistance aux armées des Croisés. Néanmoins nous n'hésitons pas à croire que les troupes de Simon de MONTFORT s'en emparèrent, et comme c'était une place de guerre qu'il fallait armer ou détruire pour la défendre, ou bien empêcher qu'elle ne devînt un centre de résistance entre les mains du jeune vicomte de Béziers et de ses alliés, elle fut démantelée et ruinée. Le castrum de Rhedae l'antique citadelle, qui était toujours la capitale de la contrée, ne fut plus qu'un simple bourg quand la croisade eut fini son oeuvre. Ses remparts et ses tours jonchèrent le sol et si la tradition locale ne fait pas erreur, une seule partie de ses fortifications demeura debout, ce fut le castrum salassum ou turris salassa, le donjon qui fait face au midi, cette tour de la Salasse qui fut plus tard convertie en magasin à poudre

 

 

Il existe, du reste, un acte authentique qui prouve à quel rôle modeste fut réduit Rhedae après la conquête des Croisés. On ne l'appelle plus civitas cité, ni castrum, ville fortifiée On la désigne sous le nom de villa, c'est-à-dire bourg ou petite ville. Nous lisons, en effet, dans une charte de 1231, le dénombrement des villes, villages et châteaux formant l'assignat de Pierre de VOISINS, sénéchal de Simon de MONTFORT.

Dans ce dénombrement figure Rhedae sous la rubrique suivante:

"Villam de redde pro XXV libris ae IV sols." (1a).
 

- 1190 Bérenger Assalit (de Cabarets) et ses frères, Assalit (de Conques) et Géraud de Montserrat donnent aux hospitaliers leur château de Jouarres à la commanderie hospitalière d’Homps (texte commanderie d’Homps



- Malgré et aussi à cause de sa grande fortune il sera et mourra faydit et dépossédé de ses biens pour liaison avec les cathares.

Guillaume d'Assalit prête serment a l'abbé de Saint Guilhem Le Désert en 1221 :

"Signalons que la formule initiale aujas, écoutez, entendez ; qui est fort ancienne : nous la trouvons en tête du serment d'Assalit de Brissac à l'abbé de Saint Cluilhem, en 1221. et dans plusieurs publications du XVème conservées dans les archives de Gignac" 
 
Sources :  200 Dialectes anciens dans LANGUES ROMANES PUBLIÉE PAR LA SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DES LANGUES ROMANES - TOME PREMIER V /- MONTPELLIER PAMS AU BUREAU DES PUBLICATIONS A LA LIBRAIRIE DE A. FRANCK DE LA SOCIÉTÉ (VIEWEG, propriétaire) POUR l'ETUDE DES LANGUES ROMANES i 67, RUE KICHELIEU,67 M DGCG LXX -) 

- Il sert dans les rangs occitans, contre Simon de Montfort


- à noter que sur ce territoire territoire ce diocèse de Rhédésium se trouvait la famille issue d'Assalit de Comborn au château de Blanchefort, famille  de Blanchefort qui porte aussi le même nom que leur château du Limousin qui est à l'origine de leur nom. Le Rhédésium ou le Razès pourra avoir une géométrie variable suivant les époques, ayant quelques villes ou villages principaux (Limoux, Rennes les Bains (anciennement les Bains de Montferrand), Reddhé (Rennes-le-Château), le pays de Sault avec Niort de Sault. Le Pays de Niort de Sault est aux Aniort lié familialement Assalit puisque Hélis de Mazeroles et la tante d'Othon Bernard d'Aniort (détails plus bas) 


- Acte de 1242 recensant la noblesse de Fanjeaux "Milites de Fanojovis" par lequel les chevaliers de ce territoire s'engagent observer et faire observer le traité de paix qui venait d'être conclu entre Louis IX et Raymond VII, comte de Toulouse. Guillemelmus Assaliti figure parmi les 17 chevaliers. Le Comte de Foix  (père d'Esclarmonde de Foix)partageait la seigneurie de Fanjeaux avec dame Cavaers qualifiée elle même de "domina fanijovis". Elle abandonne ses droits seigneuriaux sur Fanjeaux et ses territoires "omnem dominationem et universum jus quod habeo et habere debeo in castro  Fanijovis et in ejus terminiis et territorio" à son cousin Pons Arnaud de Castelverdun ainsi qu'a ses neveux les autres Castelverdun. (document original)


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - document de 1242 - Noblesse de Fanjeaux p. CCXLLIII

- Acte du Mardi 27 mars 1234 à auquel assiste entre autre Guillaume Assalit (original)

 

- Les Assalit sont largement impliqués dans l'hérésie cathare, que ce soit sur Fanjeaux, comme sur Toulouse, du moins dans ce qu'il ressort de l'enquête inquisitoriale et sa restitution dans le cartulaire de Prouille ; toute la noblesse de Fanjeaux semble hérétique!!!. Outre ce document on voit donc intéressantes liaisons matrimoniales entre les seigneurs locaux et les grands féodaux. Les d'Assalit sont par alliances cousins des seigneurs de Mazeroles, Laurac, Lavaur, Montréal, Aniort, Roquefeuil, Tonnenx Fanjeaux et Mirepoix.
Les Mazeroles possédant de nombreux domaines dans le Lauraguais, à Fanjeaux, Gaja et plusieurs localité du Razes
Cette implication vaudra pour la plupart le statut de faydit,  pour avoir soit été considérés comme hérétiques ou bien n'avoir pas voulu faire allégeance aux meneurs de la croisade. Ils sont dépossédés de leurs biens et titres. La lettre patente de Philippe III d'Aout 1279  réatribue aux familles les biens et titres " a condition que les faits qui ont entrainé ou pu entrainer la commise soient antérieur à la mort du comte Alphonse de Poitiers et à la réunion du comté de Toulouse"

Sources :  
  Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles p. CCXLIV et CCXLV

- (filsde Guillaume d'Assalit II) Guillaume III ( époux Bérengère de Mons), frère de B. de Roquetaillade, prête serment au Roi, en 1243 avec les barons et seigneurs locaux (2), 

- condamnation de Bérengère en 1249 à la prison perpétuelle, libérée par application de la lettre patente de Philippe III en 1279 ?
 
- deux de ses fils forment la branche cadette du Poitou, Audebert est chevalier et Bertrand damoiseau (3),

- sa fille Lombarda à pour fille Agnès,

- son autre fille Hélis épouse Arnaud de Mazeroles et devient la belle fille de Blanche de Laurac (née de Paracols), veuve de Sicard de Laurac
- Blanche de Laurac à six enfants - Aymeric de Montréal-Laurac - Mabille - Navarre - Guiraude épouse du seigneur de Lavaur - Arnaud de Mazeroles - Esclarmonde épouse le seigneur d'Aniort. Donc Hélis est la tante de Bernard Othon d'Aniort, Guillaume d'Aniort et Raymond de Roquefeuil

Sources :  
Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles : Seigneurs de Montréal- famille de Laurac et rôle dans le Comté de Toulouse p. CCLI et CCLII.
 
- Tous assistent pratiquement  au consolamentum d'Esclarmonde de Foix, fille du Comte de Foix à Fanjeaux en 1204 


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille tome I p. CCXL, CCXLI, CCXLVI Paris Alphonse Picard et fils éditeurs 1907


- chevalier d'Assailly délégué par Raymond VI de Toulouse (1194-1222) pour enquêter sur l'évolution de l'hérésie cathare. (Archives de Toulouse), certainement marié avec Esclarmonde


- N. fille d'Audebert épouse Constantin de Châteauneuf vers 1270 (Charte de l'abbaye de Charroux), 


- Stéphane d’Assailly part en croisade avec Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, 
 

- Dès lors la branche aînée reste en Languedoc, la cadette finira par s'installer en Poitou ; les anciennes liaisons féodales du XIIème et avant ont été anéanties par la croisade albigeoise ; le blason semble changer vers cette époque.
 

- un émissaire d'Alix de Bourgogne (1251-1290),
  

- En 1357 Charte : Charles d'Espagne, Connétable de France,  donne  ordre en 1351 au Sénéchal de Saintonge et enfin au Maire et Prévost de Saint Jean d'Angély d'attribuer les biens confisqués pour raison de forfaiture durant la guerre à Pierre d'Assailly et Collin d'Arques, situés à Saint Jean d'Angély et environs à Pierre Braque,  

 

- en Poitou, en 1364, Guillaume d'Assailly et son épouse Isabeau de Marboeuf figurent comme témoins dans une charte du 4 mars 1364, 


- 1419 Pierre III d’Assalit évêque d'Alet. Religieux nommé par le pape. Il se trouva à Rome dans deux circonstances remarquables. Il était né à Limoux. (branche Languedoc). Il oeuvre notamment pour le rapatriement de Sainte Monique mère de Saint Augustin à Rome.

- 1432 Robert Assalit est receveur général de la Sénéchaussée de Toulouse

Suite généalogie période Moderne d'Assailly

 

___________________________________________

 

 

Suite généalogie médiévale :



- Guillaume 1° est le fils de Guilhem d'ASSALIT seigneur de Brissac (Hérault)  , époux de Guilhemne de Tonenx (Tonneins) (1195).  - fille de Pierre Raymond de Tonneins (voir acte original) . Guilhem était je pense l'oncle de Gilbert d'ASSAILLY né à Tyr, il est précisé qu’au moins un des rejeton Assalit aurait pris part à la première croisade, en ce cas le frère de Gilbert.

- Il a pour enfants :

Guillaume d'Assalit II marié avec Esclarmonde (?),
Aude d'Assalit mariée à Izarn-Bernard de Fanjeaux, fille Hélis
Marquesia (prénom) de Tonenx (Tonneins) mariée avec Pierre Roger de Mirepoix. (avant les Levis de Mirepoix)

- 1163-1169/70 (en fait fin 1162 début du Magistère) Gilbert d'Assailly 5ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de l'Hospital,

- Donation en 1162 par Guillaume et Ysarn d’Assalit son frère du village et des terres de Fontenille (acte original) :

- "Au mois de mars de l'année 1162, Guillaume et Yzarn d'Assalit « Sans doute de la même famille que Gilbert d'Assalit, grand membre de l'Ordre (1167-1169) », Vital de Posquières et autres seigneurs, donnèrent à l'Ordre du Temple les terres qu'ils possédaient à « Fontenille », ainsi que les droits féodaux qu'ils y avaient sur chaque feu, « à la condition de garder et de défendre la ville, ses habitans et leurs biens de tout malfaiteur. » Cette donation fut faite à Dieudonné de Girbert, maître du Temple de Toulouse, entre les mains de Raymond comte de Toulouse et de Jourdain de l'Isle qui la confirmèrent"



SourcesHistoire du Grand Prieuré de Toulouse - A. Du Bourg -Toulouse - 1883.

- Guillaume d'Assailly ( Guilhem),   2ème du nom,, (époux d'Esclarmonde). Il prend la fonction de viguier du Razes à la suite de son beau-frère Izarn-Bernard de Fanjeaux. (Magistrat qui avait des fonctions analogues à celles de prévôt dans certains états du Midi) du vicomte de Rodez (1),  Une autre source (1a) indique la même fonction c'est-à-dire viguier, mais du territoire du Rhédésium (pagus rhédensis) - vicomté du Rhédez - diocèse situé en ancienne province romaine de Septimanie -  le Rhédésium devient le Razès en 1084 par l'acte de serment de fidèlité de Bernard Aton IV Trencavel à sa mère Ermengarde pour la défense des deux châteaux "pro ambis castris"  


- "Le treizième siècle commence, et, avec lui, la guerre des Albigeois. L'histoire n'attribue aucun rôle au castrum de Rhedae, tandis qu'elle fait mention du siège du château de Coustaussa, son voisin. Il est vrai que le château de Coustaussa dominait la vallée de la Salz qui, des bords de l'Aude, conduit dans les Corbières, et que ce château gênait la marche des croisés tant au fond de la vallée que sur les hauts plateaux. Il est vrai qu'une poignée d'hommes pouvait suffire pour défendre Coustaussa, tandis qu'il aurait fallu une nombreuse garnison pour garder la longue ligne des remparts de Rhedae, dont les fortifications, du reste, avaient dû souffrir lors de la destruction de la ville basse. Peut-être aussi une partie de ces fortifications était-elle détruite, et Guillaume d'ASSALIT qui était alors viguier du Rhedesium, ne put-il disposer des moyens nécessaires pour mettre l'antique citadelle en bon état. Quoi qu'il en soit, il paraît que Rhedae n'était pas en état de défense, et ne fit aucune résistance aux armées des Croisés. Néanmoins nous n'hésitons pas à croire que les troupes de Simon de MONTFORT s'en emparèrent, et comme c'était une place de guerre qu'il fallait armer ou détruire pour la défendre, ou bien empêcher qu'elle ne devînt un centre de résistance entre les mains du jeune vicomte de Béziers et de ses alliés, elle fut démantelée et ruinée. Le castrum de Rhedae l'antique citadelle, qui était toujours la capitale de la contrée, ne fut plus qu'un simple bourg quand la croisade eut fini son oeuvre. Ses remparts et ses tours jonchèrent le sol et si la tradition locale ne fait pas erreur, une seule partie de ses fortifications demeura debout, ce fut le castrum salassum ou turris salassa, le donjon qui fait face au midi, cette tour de la Salasse qui fut plus tard convertie en magasin à poudre

 

 

Il existe, du reste, un acte authentique qui prouve à quel rôle modeste fut réduit Rhedae après la conquête des Croisés. On ne l'appelle plus civitas cité, ni castrum, ville fortifiée On la désigne sous le nom de villa, c'est-à-dire bourg ou petite ville. Nous lisons, en effet, dans une charte de 1231, le dénombrement des villes, villages et châteaux formant l'assignat de Pierre de VOISINS, sénéchal de Simon de MONTFORT.

Dans ce dénombrement figure Rhedae sous la rubrique suivante:

"Villam de redde pro XXV libris ae IV sols." (1a).
 

- 1190 Bérenger Assalit (de Cabarets) et ses frères, Assalit (de Conques) et Géraud de Montserrat donnent aux hospitaliers leur château de Jouarres à la commanderie hospitalière d’Homps (texte commanderie d’Homps



- Malgré et aussi à cause de sa grande fortune il sera et mourra faydit et dépossédé de ses biens pour liaison avec les cathares.

Guillaume d'Assalit prête serment a l'abbé de Saint Guilhem Le Désert en 1221 :

"Signalons que la formule initiale aujas, écoutez, entendez ; qui est fort ancienne : nous la trouvons en tête du serment d'Assalit de Brissac à l'abbé de Saint Cluilhem, en 1221. et dans plusieurs publications du XVème conservées dans les archives de Gignac" 
 
Sources :  200 Dialectes anciens dans LANGUES ROMANES PUBLIÉE PAR LA SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DES LANGUES ROMANES - TOME PREMIER V /- MONTPELLIER PAMS AU BUREAU DES PUBLICATIONS A LA LIBRAIRIE DE A. FRANCK DE LA SOCIÉTÉ (VIEWEG, propriétaire) POUR l'ETUDE DES LANGUES ROMANES i 67, RUE KICHELIEU,67 M DGCG LXX -) 

- Il sert dans les rangs occitans, contre Simon de Montfort


- à noter que sur ce territoire territoire ce diocèse de Rhédésium se trouvait la famille issue d'Assalit de Comborn au château de Blanchefort, famille  de Blanchefort qui porte aussi le même nom que leur château du Limousin qui est à l'origine de leur nom. Le Rhédésium ou le Razès pourra avoir une géométrie variable suivant les époques, ayant quelques villes ou villages principaux (Limoux, Rennes les Bains (anciennement les Bains de Montferrand), Reddhé (Rennes-le-Château), le pays de Sault avec Niort de Sault. Le Pays de Niort de Sault est aux Aniort lié familialement Assalit puisque Hélis de Mazeroles et la tante d'Othon Bernard d'Aniort (détails plus bas) 


- Acte de 1242 recensant la noblesse de Fanjeaux "Milites de Fanojovis" par lequel les chevaliers de ce territoire s'engagent observer et faire observer le traité de paix qui venait d'être conclu entre Louis IX et Raymond VII, comte de Toulouse. Guillemelmus Assaliti figure parmi les 17 chevaliers. Le Comte de Foix  (père d'Esclarmonde de Foix)partageait la seigneurie de Fanjeaux avec dame Cavaers qualifiée elle même de "domina fanijovis". Elle abandonne ses droits seigneuriaux sur Fanjeaux et ses territoires "omnem dominationem et universum jus quod habeo et habere debeo in castro  Fanijovis et in ejus terminiis et territorio" à son cousin Pons Arnaud de Castelverdun ainsi qu'a ses neveux les autres Castelverdun. (document original)


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - document de 1242 - Noblesse de Fanjeaux p. CCXLLIII

- Acte du Mardi 27 mars 1234 à auquel assiste entre autre Guillaume Assalit (original)

 

- Les Assalit sont largement impliqués dans l'hérésie cathare, que ce soit sur Fanjeaux, comme sur Toulouse, du moins dans ce qu'il ressort de l'enquête inquisitoriale et sa restitution dans le cartulaire de Prouille ; toute la noblesse de Fanjeaux semble hérétique!!!. Outre ce document on voit donc intéressantes liaisons matrimoniales entre les seigneurs locaux et les grands féodaux. Les d'Assalit sont par alliances cousins des seigneurs de Mazeroles, Laurac, Lavaur, Montréal, Aniort, Roquefeuil, Tonnenx Fanjeaux et Mirepoix.
Les Mazeroles possédant de nombreux domaines dans le Lauraguais, à Fanjeaux, Gaja et plusieurs localité du Razes
Cette implication vaudra pour la plupart le statut de faydit,  pour avoir soit été considérés comme hérétiques ou bien n'avoir pas voulu faire allégeance aux meneurs de la croisade. Ils sont dépossédés de leurs biens et titres. La lettre patente de Philippe III d'Aout 1279  réatribue aux familles les biens et titres " a condition que les faits qui ont entrainé ou pu entrainer la commise soient antérieur à la mort du comte Alphonse de Poitiers et à la réunion du comté de Toulouse"

Sources :  
  Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles p. CCXLIV et CCXLV

- (filsde Guillaume d'Assalit II) Guillaume III ( époux Bérengère de Mons), frère de B. de Roquetaillade, prête serment au Roi, en 1243 avec les barons et seigneurs locaux (2), 

- condamnation de Bérengère en 1249 à la prison perpétuelle, libérée par application de la lettre patente de Philippe III en 1279 ?
 
- deux de ses fils forment la branche cadette du Poitou, Audebert est chevalier et Bertrand damoiseau (3),

- sa fille Lombarda à pour fille Agnès,

- son autre fille Hélis épouse Arnaud de Mazeroles et devient la belle fille de Blanche de Laurac (née de Paracols), veuve de Sicard de Laurac
- Blanche de Laurac à six enfants - Aymeric de Montréal-Laurac - Mabille - Navarre - Guiraude épouse du seigneur de Lavaur - Arnaud de Mazeroles - Esclarmonde épouse le seigneur d'Aniort. Donc Hélis est la tante de Bernard Othon d'Aniort, Guillaume d'Aniort et Raymond de Roquefeuil

Sources :  
Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles : Seigneurs de Montréal- famille de Laurac et rôle dans le Comté de Toulouse p. CCLI et CCLII.
 
- Tous assistent pratiquement  au consolamentum d'Esclarmonde de Foix, fille du Comte de Foix à Fanjeaux en 1204 


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille tome I p. CCXL, CCXLI, CCXLVI Paris Alphonse Picard et fils éditeurs 1907


- chevalier d'Assailly délégué par Raymond VI de Toulouse (1194-1222) pour enquêter sur l'évolution de l'hérésie cathare. (Archives de Toulouse), certainement marié avec Esclarmonde


- N. fille d'Audebert épouse Constantin de Châteauneuf vers 1270 (Charte de l'abbaye de Charroux), 


- Stéphane d’Assailly part en croisade avec Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, 
 

- Dès lors la branche aînée reste en Languedoc, la cadette finira par s'installer en Poitou ; les anciennes liaisons féodales du XIIème et avant ont été anéanties par la croisade albigeoise ; le blason semble changer vers cette époque.
 

- un émissaire d'Alix de Bourgogne (1251-1290),
  

- En 1357 Charte : Charles d'Espagne, Connétable de France,  donne  ordre en 1351 au Sénéchal de Saintonge et enfin au Maire et Prévost de Saint Jean d'Angély d'attribuer les biens confisqués pour raison de forfaiture durant la guerre à Pierre d'Assailly et Collin d'Arques, situés à Saint Jean d'Angély et environs à Pierre Braque,  

 

- en Poitou, en 1364, Guillaume d'Assailly et son épouse Isabeau de Marboeuf figurent comme témoins dans une charte du 4 mars 1364, 


- 1419 Pierre III d’Assalit évêque d'Alet. Religieux nommé par le pape. Il se trouva à Rome dans deux circonstances remarquables. Il était né à Limoux. (branche Languedoc). Il oeuvre notamment pour le rapatriement de Sainte Monique mère de Saint Augustin à Rome.

- 1432 Robert Assalit est receveur général de la Sénéchaussée de Toulouse

Suite généalogie période Moderne d'Assailly

 

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Sources : 

(1) Histoire du Languedoc. Tom. III des preuves fol. 91 -Codicile de Roger, vicomte de Béziers 1194, 

(1a) Quelques notes sur Rhédéa, par Louis Fédié ; avec approbation de la Société des Arts et Sciences de Carcasonnes lors du Congrès des Sociétés Savantes réunies à Narbonne le 1877 

(2) Ibid (1), T. III, folio 424, 
 

(3) Charte de 1257 (de Courcelles, T. VI, généalogie de la maison de Pellepore,



(4) LE COMTE DE RAZES et le DIOCESE D’ALET  - Notices historiques -  par LOUIS FEDIE Membre de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne, Ancien conseiller général de l’Aude. L’édition originale de cet ouvrage a été réalisée par Lajoux Frères à Carcassonne en 1880 

Histoire de la Ville de Nice - Durante - t. I, p.165. - Abel. Revue de Nice, 1er mai 1862

"Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget" Abbé A. Delouvrier, Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

 

Annuaire du Conseil Héraldique de France (Vème année), Paris 1892,

Ordre de Malte - Histoire du Grand Prieuré de Toulouse (des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean....) - M. A. Du Bourg - Toulouse - Louis Sistac et Jean Boubée, éditeurs - libraires 1883
 

Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - Paris, Alphonse Picard et fils, 1907,


Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France A. Dubourg, seconde série, T. XI, p. 399 à 403, Toulouse, Privat-Chauvin éditeurs


Sources en ligne :


http://books.google.com/books?id=Lun286ZdmXUC&pg=RA1-PA43&lpg=RA1-PA43&dq=%22d+assailly%22&source=web&ots=118qg7cBci&sig=QCYv5vgn5Yywap2MK-ZmwpFHanM#PRA1-PA43,M1 

Adamant Média Corporation) ISBN 0543997642 (sous droits d'auteur)

Editions Elibron Classics (année 2004) ; Volume 5, p. 43-44 de la prédédente édition  de 1858

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858

Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris



Ce travail a été réalisé en collaboration avec plusieurs personnes, dont Mme. Dubois Michèle, généalogiste,  M. Cabrol, qui travaille sur la famille Roquefeuil (Aniort), et M. Arthur Assaly. Les documents sont tirés en grande partie des recherches de Jean Duvernoy et Michel Roquebert, complétées sur archives, ainsi que sur les recherches de Mme. Duhamel Amado (Cnrs) (notamment son livre (génése de l'aristocratie languedocienne) qui laisse envisager de multiples pistes notamment sur les travaux des cartulaires de Gellone et d'Aniane. 
Aussi je vous saurais gré de bien vouloir apporter votre contribution et vos rectificatifs (avec documents à l'appui) à ce travail de recherche, qui désormais est très avancé et permet entre autre de retracer le parcours singulier d'une ancienne famille mériodionale et notamment sa migration vers le territoire Poitou-Aquitaine, cas qui à priori ne semble pas être unique.
Au départ il semble que nous ayons affaire à une prise de poste en territoire de l'ancienne Narbonnaise en temps que Missi domine durant les premiers temps de la dynastie carolingienne, c'est à dire des territoires à haut revenus.
Les liaisons avec les familles méridionales sont certaines maintenant, notamment avec toutes les familles énumérées ci-dessus.
Vous trouverez en ligne le travail de Mme. Dubois avec toutes les corrélations nécessaires à votre compréhension dans un futur proche
Merci de votre attention et de vos futurs contacts
bien cordialement
Henry

contact :
henry.arthenay@hotmail.fr

Liens internes pour études :

Liens familaux d'Assailly languedoc entre XI et XIIIème siècle :

- histoire de l'abbaye d'Aniane entre 780 et 1187, possessions, actes, transactions, abbés,
- les Guilhem de Montpellier, Vicomté d'Aumelas et baronnie du Pouget,
- liste des seigneurs du Pouget, de Lestang (villa Franconique), de Notre-Dame de Rouvièges,

- tableau I (généalogie d'Assailly- d'Assalit) (liens Popian, Pouget, Tonneins, Mirepoix - Fanjeaux),
- tableau II (liens famillaux, Mirepoix -Fanjeaux, Laurac - Mazerolles, Ferrand, L'isle Jourdain, Foix),
- tableau III (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux, Ferrand, Roumengoux, Villeneuve),
- tableau IV (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux - Pereilhe, Ferrand, Rougmengoux, Villeneuve, Hunaut de Lanta, Aniort - Roquefeuil),
- tableau V (liens familiaux, Mirepoix- Fanjeaux, L'isle Jourdain, Foix, Ferrand, Laurac- Mazerolles)

Documents :

- éxécution testamentaire du seigneur Teutberg (villa Franconique entre autre), Cartulaire d'Aniane, le 29 septembre 842,
- donation faite par Aliard, fils de Teuberg et son épouse Rametrude, d'une partie des terres de la Villa Franconique à l'abbaye d'Aniane, Cartulaire d'Aniane, le 18 mars 840,
- litige concernant l'honneur de Lestang entre l'abbaye d'Aniane,  et Guillaume Assalit, Adalaïs du Pouget et leur enfants,

 

- charte de 1100 pour donation de plusieurs seigneurs à l’ordre de Saint Jean de Jérusalem pour la fondation de la commanderie de Puysiubran,

- plaid de 1119 (Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem),

- donation faite par Alphonse comte de Toulouse à l’abbaye de Lezat 1127 (Cartulaire de Lezat),
-donation par Guillaume Assalit et son frère Isarn du village et des terres de Fontenille au Temple de Toulouse en 1163,

- inventaire des chartes de Syrie, sous le magistère de Gilbert Assalit (grand maître de l'ordre de saint jean de Jérusalem (1163-1169),
- commanderie hospitalière d’Homps

- liste des chevaliers de Fanjeaux en 1209,
- actes seigneurs de Fanjeaux de 1234 et 1242 (paix de Paris),
-
noblesse de Fanjeaux en 1242,
-
liste des coseigneurs de Mirepoix en 1207,
-
Histoire des Mirepoix - Bellisen et liste des coseigneurs en 1223,
- lettre patente de Philippe III dit le "Hardi" de 1279.



Autres articles sur Niort :

    Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,



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pour ce qui concerne cette généalogie je la met à caution,

pour ce qui concerne l'origine du domaine des Fenouillèdes par Ansemund de Cameles,

il est improbable que ce domaine et deux autres tombent dans des familles de controle militiare de ces régions, mêmes si Cameles a bien appartenue à Ansemund... la tradition est de laisser à ses enfants les domaines ce qui aboutit à un morcellement de propriétés, ce qui visuellement se traduit sur les régions, comme Popian, Le Pouget, etc.... qui était comme Brissac issues de l'héritage de Guillaume de Gellone, là nous avons a faire à un domaine ou plusieurs comtés, un marquisat et un duché sont regroupés sous une une même autorité, qui par la suite la transmet entre ses enfants, il est donc naturel que les enfants des enfants continuent de se partager les domaines... parfois en indivisions, comme ce fût le cas pour les premiers comtes de Fenouillèdes... Donc il est plus qu'improbable que cela en fût autrement.... je pense que M. Pierre Ponsich se soit laissé abusé par sa propre ambition régionaliste qui la coupait des liens francs même si ceux ci se sont alliés par stratégie diplomatique avec les anciennes familles Wisigothes de l'ancien royaume. (Pour moi l'affaire est close)

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:03

Château de La Salmondière (Arthenay de Vouillé Deux-Sèvres):

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- L'ancienne seigneurie  ainsi que l'ancien château de La Salmondière appartenait dans la première moitié du XVIème à la famille de Barazan. Pierre de Barazan servit au ban en 1533, ses descendants s'y succédèrent  jusqu'en 1672 date à laquelle Gabrielle de Barazan épouse François d'Assailly seigneur du Peux ( à Souché près de la ville de Niort), du Laurageais, de Laubonnerie. (catalogue des nobles de la généralité de Poitiers - 1594/1597),  

- son fils François, né en 1596 est élu échevin de la ville de Niort (déclaration faite au greffe de la ville de Niort le 7 novembre 1634), 

 

- alliances avec les familles Thibaut, sgr de La Gaschère et Avice de Mougon, sgr de la Vergne a possédé plusieurs terres à Secondigny dont La Touche-Guibert et son moulin,  

- le fils de François né en 1596, François également, fait partie de la 2ème brigade de la Sénéchaussée de Poitiers convoquée en 1689,  

- maintient des titres pour lui, Alexis, Pierre et Madeleine, frères et soeurs sur jugement du 10 janvier 1699,  

- Sébastien-Guillaume auteur de la branche cadette, Vème du nom habitait à Niort en 1594, sont fils sert dans le régiment des Gardes du roi, suivant la revue de le compagnie faite le 10 janvier 1638, 

 

- son neveu, Sébastien-Guillaume est pair de la ville de Niort de 1620 à 1630, son fils se fixe à Paris ou il devient trésorier-général-payeur des rentes de l'Hôtel de Ville,  

- suite à la révocation de l'Edit de Nantes, certains préférent émigrer à Dublin, pour enfin s'installer en Nouvelle Angleterre,  

- le neveu de Guillaume-Sébastien, fils de Joseph, Joseph épouse le 23 juin 1732 Jeanne Creuzé, 

- ses descendants émigrent sur l'île de Saint Dominique pour revenir se fixer en métropole dans les Bouches-du-Rhône, 

- Sébastien d'Assailly fonda à Vouillé, dans la deuxième moitié du XVIIIème, avec le concours du duc de Béthune-Charost, une communauté des soeurs de la Providence ayant pour mission de soigner les malades et instruire les enfants de la paroisse.Sébastien d'Assailly meurt juste avant la Révolution et sa veuve, née Grellier de Concize, émigre avec ses deux fils à Londres,  

- de retour en France, Charles-Philippe d'Assailly ( 1804-1869) épouse Adrienne Octavie de Lasteyrie du Saillant (petite fille  du Marquis de La Fayette) en 1804. Les Lasteyrie du Saillant avait une branche Comborn. 

- Procès de Guillemeau Jean Jacques-Daniel, Médecin militaire à Niort contre Phillipe-Antoine Assailly (vente de terre hypothéquée) an V - 1807

 

 http://www.geneall.net/F/per_page.php?id=608334 

www.ccpr.ucla.edu/Research/ProjectWebsites/ Rosenthal/Bases/BasesTSA/ineg.1887.tsa.xls 

quelques noms et dates :

- Alexandre dASSAILLY , né en 1850 , décédé en 1898

- Antoine, né en 1876 , décédé en 1905

- Arthur, né en 1844 , décédé vers 1925

- Camille, née en 1840 , décédée en 1922

- Isabelle, née en 1871 , décédée en 1930

- Mathilde, née en 1872 , décédée en 1898

- Octave, né en 1838 , décédé en 1899 

 

- Valentine-Adrienne épouse en 1860 Pierre Simon Louis Marc de Pindray d'Ambelle  

- Charles Philippe d'Assailly fait construire le nouveau château de La Salmondière en 1842 par l'architecte Segrétain architecte  également des 3 nouvelles églises de la ville de Niort au XIXème Saint Hilaire, Saint Etienne et Saint André (sur ancienne église détruite). 

- Dans le même temps la famille Goullard d'Arsay (marquis) fait construire le château de la Barre à Vouillé (l'actuelle Mairie) et s'y installe définitivement jusqu'a l'extinction de cette branche après la seconde guerre mondiale, 

-Charles Philippe est nommé ministre plénipotentiaire sous la Seconde République et démissionne lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851par le futur Napoléon III.  

- Octave d'Assailly devient Conseillé Général des Deux Sèvres,  

- Vers 1950 Gisèle d'Assailly dernière de ce lignage, vend le domaine à M. Desré qui le revend à Pierre Monnet de Lorbeau et reste dans cette même famille à ce jour 

autres rubriques :
- D'Assailly,
Gilbert d'Assailly ou de Sailly 5ème grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem,
Gilbertus Assaliensis, Gerbert d'Assalit 5ème grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem
- D'Assailly généalogie Moyen-Age 

http://www.chez.com/f5pjq/DFCF79002.htm 


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Sources

- celles citées ci-dessus,   

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858 .Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris,  

Volume de pièces originales concernant des familles échevinales de la ville de Nyort :

Volume des titres originaux de propriétés, successions et procès concernant les familles, Assailly, Bastard, Chollet, Gorrin, Goupil, Guichard, Guillaudeau, Louvet, Rivolet, et Viault. Ces dernières ont un ancêtre commun Guillaume Viault mort avant 1543 - Pièces précédées d'arbres généalogiques (fin XVIIème) et analyses des actes de la période allant de 1553/1580 concernant ces dites familles,  

- Recensement complet et définitif des familles nobles ou patriciennes de la France, 1891 par G. de Morant édité par la Société Héraldique et généalogique de France


Autres articles sur la ville de Niort :

  Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 09:46

 

gilbert-d-assailly-2.jpg

Les sources diffèrent quand a l'écriture du nom, mais nous avons affaire au même personnage Gilbert d'Assailly, plus vraisemblablement Gerbert d'Assalit ou d'Assaly. Cette famille est alliée aux Payens

Le nom-prénom  est commun en Limousin (tel Assalit ou Assalide),  assaillir en vieux français s'écrit assalhir et le nom s'écrit donc Assalhit 

Notée dans le Languedoc, près de Carcassonne, issu de la famille des d'Assalit ou d'Assailly  plus tard vassale des Vicomtes de Rodez. (magistrat) ; suivant une source (voir d'Assailly généalogie médiévale) ou magistrat du diocèse du Rhédésium ou de Rhédé (Vicomte de Bézier) - notamment Bernard Aton IV Trencavel.
Il succède à Arnaud de Comps/ Arnold de Comps ou Ogier de Balben à la grande Maîtrise de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem de 1163 à 1169, après avoir été bailly de Syrie dès 1146. Certaines sources le notent comme ami et confident du roi de Jérusalem Amaury 1er.
Sa Maîtrise est évoquée dans l'autre article sur Gilbert d'Assailly/Gilbertus Assalliensis.
Après sa démission de l'ordre il rentre en métropole et va s'installer en Normandie dans les domaines Henry II Plantagenêt qu'il voit à Rouen (1), durant cette période Agnès d'Assalit ou d'Assailly épouse Hugues de Chaumont en Vexin (1181-1225) seigneur de Gisors (1218 Cartulaire de Saint Germer),
Certaines sources le voient périr en haute mer sur une embarcation délabrée en partance pour Dieppe, mais n'était ce pas une allégorie de sa Maîtrise  (2)!!! en tout cas l'histoire est courante car le fils d'Henry 1er Beauclerc et de Edith/Matilde d'Ecosse, Guillaume-Adelin (1103-1120) devait périr dans un voyage similaire sur la Blanche Nef.

(1) Henry II - Roger de Hoveden, chroniqueur contemporain d'Henry Plantagenêt

(2) Médaille gravée dans l'ouvrage gravé à Parme par Bodoni, figurant une galère et cette légende : "Prima navali praelio victrix" - dans Monumens des Grands Maîtres de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem par Louis François de Villeneuve-Bargemont, 1829 - Paris

(2) Henry II - Roger de Hoveden - p. 622

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