Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Contact : Administrateur@henrydarthenay.com

  • : Vouillé un peu d'Histoire
  • : Histoire, politique historique comparée, économie, finance, généalogie, techniques Moyen âge,
  • Contact

vous êtes 152 000 visiteurs 248 000 pages et je vous en remercie vues , merci de votre visite

contact :henry.darthenay@hotmail.fr
 
Facebook :
 
https://www.facebook.com/people/Henry-Darthenay/1649294905
 
Musique (un florilège d'oeuvres musicales) :
 
 http://www.youtube.com/user/henrydarthenay
 
 

Recherche

30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:49

 

Histoire de la ville de Niort :

 

Louis XIII crée le régiment royal de Niort ainsi que douze compagnies le 26 juin 1621 au camp de Saint Jean d'Angély. Il est bien noté que catholiques et protestants sont admis. Ces Compagnies comme énumérées une partie ci-dessous servent à la défense de la région et des côtes (notamment en Charente Maritime actuelle et Vendée) suivant le besoin (1674), le détail en est donné pour la composition, lors d'une revue (un médecin est toujours attaché à l'Etat-Major).

 

 

Nous sommes avant la révocation de l'Edit de Nantes qui à lieu en Octobre 1685, mais les premières dragonnades effectives ont lieu dès 1679. Dès ces jours les dragons du roi (Louis XIV) logeront chez les protestants, seront nourris à leurs frais et certains devront abjurer leur foi, d'autres seront conduits aux galères. M. de Vauban dans son "Mémoire pour la défense des huguenots" démontre inéluctablement les conséquences calamiteuses de cette révocation. Il s'en suivra une guerre civile par intermédiaire, ou les protestants en exil soutiendront la coalition étrangère contre Louis XIV. Le mémoire de M. de Vauban, ne sera pas lu par le roi, car il ne lui sera pas présenté. La cour soutenant des hommes plus jeunes, plus en vue, futiles, moins sages et pas forcément plus compétents, mais qui avaient l'heurt de plaire aux esprits qui semblent faire de la météorologie de salon.

 

Le 6 juillet 1414 Jean de Berry, comte de Poitou, Estampes, Boulogne, Auvergne avait lui par lettres exemptés maire, éschevins, bourgeois et habitants de la ville de Niort de Ban et arrière Ban (servir à l'Ost du roy - participer à la levée des troupes en cas de guerre) :

"Que nozdiz bourgeois et habitans, ne aucun d'eulx vous ne vous molestiez, ne empeschiez, ne souffrez estre molestiez, ne empeschiez en corps ne en biens, pour non servir ne envoier pardevers mondit seigneur...." (1)

 

Cette dispense ne s'accorde plus qu'aux maire, eschevins et conseillers de Niort le 28 novembre 1551, et enfin à quelques personnes, car les guerres de religions commencent. ( contresigné par Gauvaing échesvin) (2)

 

r--giment-Louis-XIII-1.jpg 

 

"LE roy desirant establir quelque ordre pour la garde et la conservation de la ville de Nyort, par le moyen duquel tous ses subjects tant catholiques que de la religion pretandue reformée y soient admis, et s'estant faict representer le roolle des principaux hahitans de ladite vine, veult et ordonne qu'il soit estably douze compagnies soubz la charge de douze capitaines, lieutenans et enseignes cy dessus desnommez.

Mandons au sieur de Parabere, gouverneur de ladite ville, de prendre et recevoir leur serment, et ensuite les establir et ordronner à la garde des portes de ladife ville, et leur commander ce qu'ils auront il faire pour la seureté et Conservation d'icelle, tenant la main il ce qu'ils vivent et se comportent ensemblernent en toute union, amitié et concorde. Faict au camp de St. .Jean d'Angely Je 26 juin 1621. Signé Louys et plus bas, PHELlPPEAUX.

 

 

Depuis ce temps là ledit regirnent s'est toujours maintenu suivant son establissement et les officiers en ont esté renouvelIez de temps en temps, ayans non seulement esté employés pour la garde de la ville, mais encore pour servir au dehors soit pour aller en party comme j'on fit pendant les guerrescivilles des princes contre les ennemis de l'estat, sur lesquels on fit des prisonniers et du butin, soit pour aler servir sur es costes de la province, comme il est arrivé l'année 1674.

Monsieur le duc DE LA VIEUVILLE gouverneur de Poitou ayant ordonné un détachement de 500 hommes d'infanterie dudit regiment avec leurs officiers qui sont allés servir sur lescosts avec un zele extraordinaire pour le service du roy, dont Monsieur Je duc de la Vieuville a témoigné estre tres-satisfait par diverses lettres qu'il en a escrites au S. de la Terraudiere maire, pur les soings duquel la chose a esté conduite, et a donné une attestation publique du service qu'ils ont rendu, en la forme qui suit.

Le Duc DE LA VIEUVILLE, pair de France, chevallier d'honneur de la reine, gouverneur et lieutenant generaJ pour le roy du haut et bas Poictou, Chastelleraudois et Loudounois.

Certiffions à tous qu'il appartiendra que les cinq cens hommes destachés du regimcnt de Nyort pour le service du roy par nos ordres pour la deffence des costes de Poictou, et commendés par les sieurs de la Voute France, de la Fontenelle, Migau1t, Villepain Marot, de Luns Guyot, el

la Brosse Chebrou, capitaines; Jacques Fradet, Pierre Chehrou, Gabriel Hugueteau et Jean Gresseau, lieutenans, et ledit Chebrou ayde-major; Louis Madien, Jacques Gorrin et Jean Bidault soubs

lieutenans, avec 20 sergents et 20 caporaux, ont bien et fidellement servi Sa Majesté dans l'isle de Bouin, aux Sables d'Olonne et ailleurs, et bien vcscu en tous les endroits de leur passage et lieux de garnison, en foy de quoy nous avons signé ces presentes de nostre main, icelles fait signer à nostre secretaire et apposer le seau de nos armes. Aux Sables le dernier juillet 1614. Signé le duc DE LA VIEUVILLE, et plus bas par Monseigneur, TACONNET , et scellé des armes dudit Seigneur.

Et au paravant, sçavoir le 13 dudit mois de juillet, ledit détachement avoit passé en reveue à Beauvoir sur' mer devant Monsieur DE MARILLAC intendant de Poitou, qui en fit dresser un estat en la forme qui suit :

 r--giment-Louis-XIII-2.jpg

REVEUE DES CINQ COMPAGNIES DÉTACHÉES DU RÉGIMENT D'INFANTERIE DE NYORT, A LEUR PASSAGE A BEAUVOIR SUR MER, POUR ALLER EN L'ISLE DE BOUIN.

 

COMPAGNIE DE LA VOUTE.

Capitaine présent, trois chevaux,

Lieutenant present, un cheval, Sous-lieutenant present, un cheval, Quatre sergens, deux chevaux,

Cent trois soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE FONTENELLE.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present ,un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheyal, Quatre sergens presens, deux chevaux,

Cent soldats. et un tambour.

 

COMPAGNIE DE VILLEPAIN.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present, deux chevaux,

Sous-lieutenant, un cheval,

Quatre sergens, deux chevaux,

Cent soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE LUNS.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present, un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheval,

Quatre sergens presens, deux chevaux,

Cent soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE LA BROUSSE.

Capitaine present, trois chevaux ,

Lieutenant present, un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheval,

Quatre sergens , deux chevaux ,

Cent cinq soldats et le tambour.

 

ESTAT MAJOR.

Major VILLEPAIN , troisiéme capitaine suprâ.

Ayde-major, lieutenant dudit troisiéme capitaine.

Chirurgien present.

 

La revue cy-dessus a esté faite par nous RENÉ DE MARILLAC, chevallier seigneur d'Olinville, conseiller du roy en ses conseils, maistre des requestes ordinaire de son hostel, commissaire départy pour l'execution des Ordres de Sa Majesté en la generalité de Poictiers, dans laquelle rcveue nous avons trouvé tous les officiers et soldats cy dessus presens et effectifs. Fait audit Beauvoir les an et jour que dessus. Signé DE MARILLAC, et plus bas par Monseigneur, DUPONT."

 

Sources : Thrésor de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1886 2ème édition, chez Clouzot à Niort, p.119, 120,121, 122.

 

1) ibid. p. 61,

2) ibid. p. 62.


Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

Partager cet article

Repost0
30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:34

Marie-de-Medicis-r--gente.jpg

Histoire de la ville de Niort

 

Par ce document, l'arrêt de la Cour des aides confime les lettres patentes des privilèges accordés par Henry III ; sous la régence de Marie de Médicis pour Louis ( Louis XIII, qui ne deviendra majeur légalement que le 20 octobre 1614 à l'âge de treize ans)

Par cet arrêt il est définit la nature des droits et prérogatives de manière générale, pour les maires, eschevins (douze), conseillers (douze) et  pairs de la ville de Niort (soixante quinze), notamment l'exemption d'impôt (taille)  le renouvellement de titre et la transmissibilité de ces droits aux "enfants males" issus de mariage "loyal" (fait devant la loi) dans la mesure ou ceux-ci reprennent la charge et vivent dans  la ville de Niort, auxquels cas ils se voient perdre ces dits privilèges :

 

 

"VEU par la cour les lettres patanles du roy données on mois de juin dernier mil six cens dix, signées LOUIS et sur le reply par le roy la royne regente sa mere presante , PHELYPEAUX obtenues par les maire, eschevins, conseillers, pairs, manans et habitans de la ville de Nyort en Poictou par lesquelles et pour les causes y mentionnées, sa Majesté leur a continué et confirmé, tous et chascungs les privilleges, prerogatives, préeminances, franchises, droictz, uz et coustumes à eux donnez et concedez par ses predecesseurs roys, mesmes par le feu roy dernier deceddé, ainsy qu'ilz sont contenus et declarez par toutes les Lettres de. ses predecesseurs et pour en jouir comme ilz en ont ci-devant bien et deuhement jouy et usé, jouissent et usent à présent, ainsy que plus au long le contiennent lesdites lettres, les precedantes lettres desd. Privilleges, mesmes celles dudit deffunct roy dernier deceddé du mois d'aougst 1591 (Henry III) , la sentence des commissaires deputez pour le regallement des tailles du 22 may 1599 par laquelleauroit esté ordonné que lesditcz maire, eschevins et douze conseillers jurez de lad. ville et leurs enfans masles procréez et à procréer en loial mariage, et leur lignée masculine qui vivront noblement et qui au l'oient servy et serviroient le roy en personne quand les nobles du pays seroient mandez, ou que par vieillesse ne le pouroient plus servir et non aultrement, demeureroient quittes et exempts des tailles, et sans prejudice des aultres privilleges à eulx conceddez par leurs lettres de chartres du mois de novembre 1461. Requeste aux fins aux la veriffication desdites lettres, conclusions du procureur general du roy, et tout consideré; la cour a ordonné et ordonne que lesdites lettres seront registrées au greffe de ladite cour, pour en jouir par lesdits impetrans sellon qu'ils en ont bien et deuehment jouy par cy-devant, et à la charge que le maire, douze eschevins et douze conseillers de ladite ville, leurs enfants masles procréez en loial mariage qui vivent et vivront noblement, du jour qu'ilz auront esté appellez esdites charges, serviront le l'oyen armes continuellement en personne quand les nobles du pays seront mandez, sinon que par vieillesse ou maladie ilz ne peussent servir et non aultrement, et que ceux des dessusdictz qui ne vivront noblement, ains continueront leur profession roturiere ,demeureront contribuables aux tailles et aydes, sans qu'ilz puissent acquerir à eux et leurs enfants de leur chef, tiltre de noblesse, sans prejudice neantmoings de leurs privilleges en aultres choses, et outre, à la charge que ceux qui seront cy-après pourveus esdites charges, ne pourront transmettre à leurs enfans lesd. privilleges, sinon et en cas qu'ils meurent vestus et saisis desdites charges, lesquelles ilz ne pourront resigner à aultres personnes que originaires de ladite ville,en quoi faisans, les resignans demeureront privez de leurs privilleges. Prononcé le 3 de septembre 1610. Signé, BAUSSAN."

 

Extrait des Registres de la Cour des Aydes.

 

Sources : Thésors de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1866 2ème édition chez Clouzot à Niort p.50,51 et 52


Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

Partager cet article

Repost0
30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:00

  Louis-XIII-enfant.jpg

Histoire de la Ville de Niort :

 

Reconduction par lettre patente des privilèges accordés par les rois successifs. Il y a une vague énumération des anciennes lettres patentes, mais chaque roi à son avènement confirmait les anciennes chartes.  

Le 13 mai 1610 Marie de Médicis est couronnée reine de France à la basilique de Saint Denis, le 14 mai 1610 Henry IV est assassiné de deux coups de couteau par Ravaillac rue de la Ferronnerie à Paris. Louis XIII lui succède, il préside dès cette même année  un lit de justice qui nomme sa mère Marie de Médicis régente.

Dès 1611 Maximilien de Béthune, duc de Sully, en désacord avec la politique menée par la régente, démissionne de sa charge de Surintendant des Finances et de son poste de Conseil du Roi.

 

"LOUIS, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre; à tous presens et à venir Salut. Sçavoir faisons, que nous avons rereue l'humble supplication de noz chers et hien-amez les maire, eschevins, conseillers, pairs, manans et habitans de nostre ville de Nyort, en nostre pays de Poictou, contenans que de longtemps et mesmement du regne de Philippes Auguste 1204 il leur auroit, en consideration de leur grande fidellité et affection au service de ceste couronne, esté accordé, conceddé, donné et octroyé plusieurs beaux et notables privilleges, libertez, prerogatives, préeminences, franchises et libertez, droictz, uz et coustumes à plain speciffiez par les lettres patentes en forme de chartres des roys noz predecesseurs Charles VIII, Louys IX, Philippes III, Louys X, et autres nosdits predecesseurs et par eulx confirmez de temps en temps jusques aux roys Henry III, nostre tres-honnoré seigneur et oncle, et Henry IV aussy nostre tres-honnoré seigneur et pere, derniers deceddez que Dieu absolve, lesquels ont esté verifiez où besoing a esté et du contenu lesdits exposans ont bien et deuement jouy et usé, jouissent et usent encores à present etc. Avons à iceulx exposans maire, eschevins, conseillers et pairs, manans et habitans de nostredite ville de Nyort continué et confirmé, continuons et confirmons par ces presentes tous et chascungs lesdits privilleges, prerogatives, préeminences, franchises, droictz, uz et coustumes àeulx donnez et conceddez et octroyez, et depuis continuez et confirmez par nosd. predecesseurs roys, mesmernent par le feu roy dernier deceddé nostre tres-honnoré seigneur (Henry IV) et pere ainsiqu'ilz sont contenuz et declarez par toutes lesdites lettres. Voulons et nous plaist qu'ilz en jouissent et usent

plainement et paisiblement en la mesme forme et maniere qu'ils en ont cy-devant bien et deuement jouy et usé, jouissent et usent encores à present. Sy donnons en mandement, etc. Donné à Paris on moys de juin l'an de grace mil six cens dix et de nostre regne le premier, Signé Louys et sur le reply par le roy la royne regente sa mere presente, Signé PHELYPEAUX, et à costé visa contentor. Signé LE CLER, et scellé du grand sceau de cire verte à lacqs de soye rouge et verte à queue pendante, et au dos Registrata, et a coté est écrit:

Registrées en la cour des Aydes ouy le procureur general du roy pour jouir par les impetrans selon qu'ilz en ont ci-devant bien et deuement jouy aux charges portées par l'arrest de ladite cour du jourd'huy à Paris le troisiesme jour de septembre mil six cens dix. Signé Dupuy.

Registrées en la chambre des comptes ouy le procureur general du roy, pour jouir par les impetrans de l'effect et contenu en icelles comme ilz en ont cy-devant bien.et deuement jouy et usé, jouissent- et usent à présent suivant l'arrest de ce faictz le douziesme jour d'aoust mil six cens dix. Signé BOURLON." 

 

 

Sources : Thrésors de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1866 2ème édition chez Clousot à Niort. p.49,50.

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 17:14

sceau-ali--nor.jpg

 

Histoire de la Ville de Niort : Cette charte est la confirmation de celle accordée par Jean Sans Terre, fils d'Aliénor le 31 août 1199.



Première charte de France dite de "Franche commune" accordé à la communauté de la ville de Niort faite en 1203 par Aliénor duchesse d'Aquitaine, comtesse du Poitou (héritière de Guillaume X d'Aquitaine et comte de Poitou  de la dynastie des Ramnulfides (soit depuis Ramnulf 1er comte de Poitiers 839, duc d'Aquitaine en 845, issu du mariage du comte Gérard et Hildegarde fille de Louis le pieux)).

Elle épouse dans un premier temps Louis VII (roi de France), ce mariage est cassé par décision pontificale pour raison de parentèle trop proche (cousinage au 4ème degré), elle convole en seconde noce avec Henry II Plantagenêt (roi d'Angleterre), par ce fait elle devient reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et comtesse d'Anjou en plus de ses titres naturels. 

ali--nor-mariage.jpg

Cette charte est naturellement reconduite par liens de vassalité entre la couronne d'Angleterre à celle de France par les successeurs de Philippe Auguste, mais également aux fins de s'attacher la ville :

 

ALIENOR, Dei gratiâ, Regina Angliae , Duchissa Normaniae et Aquitaniae, Comitiza Andegaviae, Universis ad quospraesens scriptura pervenerit salutem in salutis auctore;noverit Universitas vestra, quod Nos concessimus, quod Burgenses nostri de Niorto faciant et habeant Communiam in Villà suâ de Niorto, cum omnibus libertatibus et liberis consuetudinibus suis ad Communiam su am pertinentibus , salvo jure Ecelesiae Dei et nostro: et ut haec nostra concessio robur habeat irrevocabile, Sigilli nostri applicatione communivimus. His testibus Radulpho de Faya, Ranulpho Jocellino Capellanis nostris, Capicerio de Calviniaco, Magistro Richardo Clerico nostro, et Galfrido Clerico nostro de Camera, et muItis aliis. Actum Anno ab Incarnatione Domini millesimo ducentesimo tertio, Regnantibus Philippo Rege Francorum, et Joanne Rege Angliae.  (1)

 

Confirmations de la communauté par Philippe Auguste, Louis IX et Philippe IV le Bel :

 

.

PHILIPPUS, Dei gratiâ , Francorum Rex, notum facimus universis tàm praesentibus quàm futuris, quod Nos Litteras inclitae recordationis carissimi Domini et Genitoris nostri PHILIPPI quondàm Francorum Regis vidimus in haec verba.

PHILIPPUS, Dei graliâ, Francorum Rex, notum facimus universis tàm praesentibus quàm futuris, quod Nos Litteras inclitae recordationis praecarissimi Domini et Genitoris nostri LUDOVICI Regis Francorum vidimus in haec verba.

LUDOVICUS, Dei gratiâ, Francorum Rex, universis ad quos Litterae praesentes pervenerint salutem, notum facimus quod Nos concessimus dilectis et fidelibus Burgensibus nostris Niorti, ut habeant Communiam cum libertatibus ad Communi am pertinentibus apud Niortum, et mus suos , et liberas consuetudines suas, et libertates, ac donationes quas habuerunt et tenuerunt temporibus HENRICI et RICHARDI quondàm Regum Angliae; Concessimus etiarn eis quod eos extra manum nostram et Haeredum nostrorum, vel Fratrum nostrorum non ponemus ni si de voluntate ipsorum, quod ut ratum maneat in perpetuum praesentem cartam Sigilli nostri auto ritate fecimus consignari. Actum apud Sanctum .Maxentium Anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo mense Julio.

 

Nos autem.dictis nostris Burgensihus de Niorto , omnia et singula suprà dicta, prout eis justè, rationabiliter, et pacificè hactenùs usi sunt, autoritate Regiâ confirmamus. Quod ut ratum et stabiie permaneat in futurum, praesentibus Litteris nostris fecimus apponi Sigillurn. Actum apud Fonteneium

Anno Domini millesimo ducentesimo septuagesimo primo mense Martio.

.

Nos vero dictis nostris Burgensibus de Niorto, omnia et singula suprà dicta, prout eis justè, rationabiliter, et pacificè hactenùs usi sunt, autoritate Regià conftrmamus, salvo in omnibus aliis jure nostro, et jure quolibet alieno; quod ut firmum et stabile perseveret, praesentes Litteras fecimus com muniri. Actum Angolismis Anno Domini millesimo ducente simo octogesimo quinto mense Martio (2)

 

Sources

(1) Thrésor de la ville de Nyort
- Augier de la Terraudière 1866 2ème édition chez Clouzot à Niort p.13,14,
(2) ibid, 14,15,
 
Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:26


blason-niort-hercules.jpgHistoire de la ville de Niort :


La légende décrite concernant le dragon de Niort offre un curieux parallèle avec celle d'Hercule et l'hydre de Lerne.

 

 

 

Lerne se trouve au bord de la mer, non loin d'Argos. Le mont Pontinos se dresse à ses côtés portant un bois de platanes sacrés, de l'autre coule le fleuve du même nom et le lac Alcyonien.

 

 

 

Les marais de Lerne sont hantés par un gigantesque serpent aquatique né de Typhon et Echnida, il a pour fonction de garder une des portes du Tartare, (enfers souterrains et chemin des champs Elyséens) Dionysos y l'emprunta pour y chercher Sémélé tout comme Hadès Perséphone.

 

 

 

A cet effet chaque année étaient célébrés des Mystères nocturnes de Déméter Lernéenne.

 

 

 

Hercule est donc dépêché par Eurysthée pour anéantir ce monstre et récupérer l'or gisant au fond des insondables marais. Athéna guide les pas d'Hercule et le fait conduire par Iolaos au lieu ou la bête a élu domicile ; . Il tire des flèches enflammées dans le repaire situé sous le platane sacré d'ou coule la septuple source du fleuve, enfumée elle surgit cependant qu'Hercule retient son souffle, puis par maints procédés et stratagèmes, il en vient à trancher les six têtes cependant qu'Iolaos incendiait les alentours pour stériliser la terre afin que celles ci uen fois  tombées à terre ne se régénèrent ; Hercule use alors des brandons pour cautériser les coupes et éviter que le sang venimeux ne se répande.

 

La tête immortelle est tranchée par une serpe d'or dont la forme évoque la Lune. La dépouille du monstre est ensevelie, auparavant Hercule trempe la pointe de ses flèches dans les entrailles de la bête afin d'en faire des traits irrémédiablement mortels.

 

 

 

Les armes de la ville de Niort sont souvent parées de « sauvages », portant une masse, comme Hercule, le nom de ce dernier apparait plusieurs fois dans la ville, bien que les attributs héraldiques soient tardifs, ils rejoignent semble-t-il indirectement l'histoire du chevalier Alloneau (vainqueur de la bête en celte). En effet, outre la situation de la ville, il y est évoqué aussi un trésor. Le mausolée semble également d'une période tardive mais nous trouvons l'explication dans plusieurs sens et qui se corroborent entre eux :

 

 

 

- La mise à mort de l'Hydre par Hercule rappelle la suppression des rites de fertilités pratiqués à Lerne, alors sous influence de cultes crétois et ayant la forme de la triade Déméter, Hécate et Perséphone, par l'incendie de la ville.

 

- Dans l'Enéide Virgile s'emploie a démontrer que l'Hydre n'est autre qu'un ensemble de rivières souterraines dont l'irruption alimenterait les marais. Hercule vient donc assécher les terrains par le feu et obstruer les issues ou diriger les canaux.

 

 

 

 * L'Hydre est un monstre aquatique des eaux stagnantes, souvent il est il donné l'épithète de « Lacedaemon » pour les eaux vives, ou courantes notamment dans Homère. 

 

hercule-et-l-hydre-de-lerne.jpg


 

Les 7 têtes représentent les 7 planètes connues, et se référent à l'histoire de Gilgamesh, le déroulement des Travaux d'Hercule suit le processus des saisons et notamment le cours astrologique, ayant en point de référence les 2 points d'équinoxes et de solstices.

 

 

 

Donc le parallèle est assez parlant, la ville est au bord de marais, d'un fleuve alimenté par des rivières souterraines, une colline, et aussi proche de la mer Le mausolée fort probablement daterait de la période du début de l'assèchement des Marais du « Lac des 2 Corbeaux » ancien nom gaulois du Marais Poitevin en partance de l'abbaye de Maillezais, centre alors culturel important, puisque Rabelais y élabora plusieurs livre dont le « Tiers Livre » Assez ironiquement le mausolée soulignait que l'assèchement des Marais provoquerait la mort de la ville qui tenait son commerce florissant justement grâce à cet accès facilité par la mer, et qui rivalisait au Moyen-Age avec Bordeaux. Une hypothèse somme toute assez interessante non !!!

 

- Pausanias, Apollodore, Strabon,

- Hésiode : Théogonie,

- Hygin : Fables,

- Euripide : Héraklès

- Servius -Virgile : Enéide -

 

Contexte historique :

 

La légende est citée la première fois dans les "Chroniques de Niort" en 1589, date importante pour la ville et le Marais Poitevin tout particulièrement  en effet le 8 avril 1589 Henri IV fait publier un Edit concernant tous les marais du royaume :

 

(...) ne s'estant trouvé aucun des subjects de sa Majesté qui lui ayt offre, soit à raison des grandes difficultés, risques et dépenses ou autrement, le Roi accepte celle du sieur Hunfroy Bradley, de Bergues-sur-le-Zoom, duché de Brabant, qui a suffisance, expérience et pratique de l'art et profession de Maistre des digues, et lui concède le droit de desseicher tous palus et les marais estans dans le royaume (...)  

 

Les colons Hollandais viennent s'installer en Bas Poitou, en 1607 Sully, par Edit, confère aux principaux initiateurs de l'ouvrage un titre de noblesse, les colons se verront accorder la naturalisation, l'exemption de tailles et autres impôts durant vingt ans, de dixmes durant dix ans.

Les travaux s'achèvent en 1647 pour une surface de 5 500 hectares et sous le nom de "Canal de ceinture des Hollandais",

Les privilèges sont confirmés par Louis XIII, cependant en 1672 Louis XIV déclare la guerre à la Hollande, en 1685 la révocation de l'Edit de Nantes provoque un départ massif des colons.

 

Ce travail est la suite de la coalition menées en 1217 par les cinq abbayes du Bas Poitou : - Saint Michel en l'Herm, l'Absie, Nieul sur l'Autize, Maillezais et Saint Maixent - pour l'assèchement des marais, désigné sous le nom du "Canal des cinq abbés (abbay(es))" 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly,

 

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:18


dragon-Niort.jpg

 

Histoire de la Ville de Niort  :


Etrait de la conception mythologique des dragons que l'on s'en faisait au XIXème siècle par M. Jouyneau Desloges, membre de l'Académie celtique, 1810, t. V.

Poitiers, 26 novembre 1809.

 

Notice sur le monument et la fable du dragon de Niort, extraite d'une dissertation de M. d'Orfeuille, sur l'existence des dragons.

Par Eloi Johanneau, tome V de l'Académie celtique.

 

 

 

 

 

"Cet extrait était rédigé quand j'ai reçu la lettre de M. Jouyneau Desloges, insérée page 51 de ce Numéro, dans laquelle il est déjà question de ce même dragon. Quoique ce savant confrère ait puisé à la même source que moi, et que je lui en doive même la communication, je n'ai pas cru devoir supprimer mon extrait, parce qu'il est plus étendu que le sien, et que je l'ai accompagné de réflexions qui me sont particulières; qu'en outre, j'ai été obligé, pour le composer, de rapprocher et mettre en ordre tous les renseignements que j'ai trouvés épars dans la prose, les vers et les notes de M. d'Orfeuille, car cette dissertation est en prose et en vers. Elle a été imprimée à Saint-Maixent, en l'an 7.

 

 

 

Si cette dissertation ne traitait que du sujet annoncé dans le titre, on sent bien que je ne perdrais pas mon temps à en faire l'extrait; attendu que personne ne croit plus à la réalité de l'existence des dragons, et que je suis persuadé, en particulier, que les fables qu'on en raconte et les cérémonies religieuses qui en sont la suite, ne sont que des allégories astronomiques qu'on retrouve dans les mythologies de tous les peuples. Mais il est aussi question, dans la dissertation de M. d'Orfeuille, d'un monument élevé, à Niort, à un guerrier vainqueur d'un dragon; et c'est même ce monument qui a donné lieu à la dissertation et à l'opinion que l'auteur y défend. Je me bornerai donc, dans cet extrait, à faire connaître ce monument singulier et la fable ancienne qui l'aura fait ériger, dans les temps postérieurs, après avoir été regardée et crue sans doute comme une histoire véritable, étant appuyée sur la tradition d'une cité toute entière.

 

 

 

M. d'Orfeuille commence sa dissertation par nous apprendre qu'en se promenant, en 1788, sur le cimetière de l'hôpital général de Niort, et y considérant les tombeaux qui s'y trouvaient épars, il en vit un qui lui parut devoir fixer particulièrement son attention; que les figures qu'il y remarqua, les inscriptions qu'il y découvrit, lui apprirent bientôt par quel motif on l'avait élevé autrefois; que le fait lui parut extraordinaire; mais qu'il eut la négligence de ne prendre copie d'aucune des inscriptions; qu'elles le frappèrent cependant à un tel point, qu'il ne les a pas encore oubliées entièrement (il écrivait en l'an 7); qu'en repassant au même endroit, en 1792, il vit avec surprise que ce monument qui lui semblait mériter d'être soigneusement conservé, était presque entièrement détruit; qu'il ne restait plus alors que le couvercle du mausolée, et que même il avait été transporté à quelques pas de la place où il l'avait vu d'abord; que depuis cette époque, il n'a pu s'empêcher de faire des réflexions sur ce monument singulier; qu'ayant cru y trouver la preuve de l'existence des dragons, cela l'avait engagé alors à faire des recherches pour la confirmer et pour recueillir, dans la mémoire de ses concitoyens, toutes les preuves que ce monument pouvait lui fournir de l'existence du dragon de Niort, et qu'il aurait pu avoir oubliées. M. d'Orfeuille, comme on voit, est bien persuadé de l'existence de ce dragon; et en effet, si nous n(étions pas aussi instruit que nous le sommes aujourd'hui en histoire naturelle, il serait difficile de nier un monument dont la tradition, conservée jusqu'à nos jours dans la mémoire de tous les habitants d'une cité, est confirmée par un monument sépulcral placé dans un cimetière public, et exposé à la vue de tout le monde.

 

Mais aucune tradition, aucun monument, ne pourront jamais faire croire qu'il a existé des monstres tels que le dragon de Niort et le serpent Python.

 

 

 

Voici, au reste, la description de ce monument, faite en grande partie d'après la gravure que M. d'Orfeuille a jointe à sa dissertation. Sur la pierre tombale qui recouvrait le mausolée, on voit représenté un guerrier couvert d'une cuirasse et d'une cotte d'armes. A côté de lui et à sa gauche, est un serpent ailé couvert d'écailles, droit sur sa queue, lequel s'élève au dessus du guerrier et semble lui lancer le venin dont ses joues sont pleines. On lisait encore, il y a dix ans, à un des bouts du mausolée, l'épitaphe suivante :

 

 

 

SISTE VIATOR,

 

REM HABES PAUCIS: vase-hercule.jpg

 

HI PERIERE SIMUL.

 

 

 

c'est-à-dire,

 

 

 

Arrête-toi, voyageur, voici le fait en peu de mots : ils ont péri ensemble.

 

 

 

 

 

Sur un des côtés était, en langue latine, le nom du guerrier, l'époque et les circonstances de cette tragique aventure, avec cette autre inscription :

 

 

 

HOMO OCCUBUIT SERPENTIS VENENO.

 

 

 

L'homme a péri par le venin du serpent.

 

 

 

En supposant que la figure du personnage sculptée sur le couvercle du tombeau, soit dans une proportion naturelle, le guerrier devait avoir environ 5 pieds 2 pouces de haut, et le serpent 10 pieds de long.

 

 

 

 

 

Voici maintenant comme la tradition explique ce monument, et raconte l'événement qui l'a fait ériger :

 

 

 

Un soldat avait été condamné à mort pour crime de désertion; il apprit qu'à Niort, sa patrie, un énorme serpent faisait depuis trois mois des ravages, et qu'on promettait une grande récompense à celui qui pourrait en délivrer la contrée. Ce guerrier se présente; on l'admet à combattre le monstre, et on lui promet de lui accorder sa grâce s'il parvient à le détruire. Couvert d'un masque de verre et armé de toutes pièces, l'intrépide soldat va à l'antre obscur où se tient le monstre ailé qu'il trouve endormi. Réveillé par une première blessure, il se lève, prend son essor et vole contre l'agresseur. Tous les spectateurs effrayés se retirent, lui seul reste et l'attend de pied ferme. Le dragon tombe sur lui et le terrasse de son poids; mais au moment qu'il ouvre la gueule pour le dévorer, le soldat saisit cet instant pour lui enfoncer son poignard dans la gorge. Le monstre tombe à ses pieds. Notre brave guerrier allait recueillir les fruits de sa victoire, lorsque poussé par une fatale curiosité, il ôtât son masque pour considérer à son aise le redoutable ennemi dont il venait de triompher. Déjà il en avait fait le tour, quand le monstre blessé mortellement et nageant dans son sang, recueille des forces qui paraissaient épuisées, s'élance subitement au cou de son vainqueur, et lui communique un venin si malfaisant, que ce brave guerrier périt au milieu de son triomphe.

 

 

 

Parmi les nombreuses histoire de dragons que M. d'Orfeuille cite à l'appui de son opinion sur la réalité du dragon de Niort, il en est une qui mérite plus d'attention que les autres, c'est celle du dragon du village de Torcy, près Lunéville, que Dom Calmet, dans sa lettre sur les dragons (voyez le Journal de Verdun, du mois de Juin 1751, page 430), prétend avoir été tué ers le commencement du siècle dernier, et dont on voyait encore, il y a environ 60 ans, un tombeau élevé en mémoire de cet événement, sur lequel était la figure d'un dragon. Mais ce monument, ainsi que celui de Niort, ne prouve pas plus la réalité du fait, que les tombeaux des dieux égyptiens, grecs et romains, ne prouvaient la réalité de l'existence de ces dieux sur la terre. Tous ces monuments ne prouvent que la crédulité des peuples, qui, après un long laps de siècles, ont fini par regarder des allégories comme des histoires, et des personnages fabuleux comme des personnages historiques. Je pense donc qu'on peut admettre les dates, quoiqu'un peu trop récentes peut-être, assignées au monument du dragon de Torcy et à celui de Niort; mais je ne peux croire à celles fixées pour l'événement, puisqu'il n'a jamais eu lieu qu'en allégorie; que toutes les allégories appartiennent à des religions bien anciennes, et que celles de nos contrées en particulier, sont de l'invention des druides. Le seul nom d'Alloneau qui signifie en celtique le vainqueur de la bête, comme je l'ai déjà remarqué dans une note sur la lettre de M. Jouyneau Desloges, me persuade que la victoire qu'on lui attribue, est une victoire allégorique, comme celle d'Apollon Pythius, vainqueur du serpent Python, que la fable en est au moins aussi ancienne. Je pourrais le prouver; mais comme le but de l'Académie n'est pas d'expliquer les fables, mais de se borner à les recueillir, je termine ici cette Notice, en invitant tous les savants qui en connaissent de semblables, de vouloir bien les recueillir et nous les communiquer.

 

 

 

Quoique ce soit des fables ou des traditions fabuleuses, que le peuple seul les raconte et y croit encore, elles n'en méritent pas moins l'attention et la curiosité d'un antiquaire philosophe, puisqu'il est certain qu'elles appartiennent à la mythologie de nos ancêtres. Quand elles auront été recueillies et expliquées, nous reconnaîtrons alors qu'il ne leur a manqué que d'être chantées par des poètes anciens, comme l'ont été les fables des Grecs et des Romains, pour nous intéresser plutôt.

 

 

 

Eloi Johanneau."

 

 

 

 

 

 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 09:06

bas-poitou-1-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire des guerres de religions en Bas Poitou (Niort, Saint-Maixent et environs) En grande partie j'ai rédigé ce récit sur la base d'archives militaires (Service Historique des Armées), 

 

 

Niort (localisation carte XVIIème bnf) se trouve sur les axes suivant (les notes d'orientation prendrons pour axe Niort par la suite):

- Poitiers - La Rochelle à mi chemin,

- Nantes - Limoges à mi chemin,

l'ancienne voie romaine Poitiers - Saintes n'est usitée que pour aller sur Bordeaux.

De Niort on peut accéder au Nord à Bressuires, Parthenay, Thouars ; à l'Est Poitiers, au Sud Est Limoges, Melle, au Sud Saint  Jean D'Angély, Saintes, Bordeaux, au Sud Ouest La Rochelle, à l'Ouest Maillezais, Fontenay le Comte, Nantes(carte XVIIème bnf).

( 1cornette de cavalerie est une enseigne (porte étendard) mais correspond à un escadron environ)

 

Sous le règne d'Henry II, puis de ses fils Charles IX, Henry III, le Poitou devient la scéne privilégiée des opérations militaires des partis catholiques et protestants.

En 1568 à Châtillon les chefs du parti protestant se réunissent , s'étant assuré auparavant des  places de Thouars, Parthenay et Oiron. Le frère de l'Amiral de Coligny D'andelot fait tomber la ville de Niort, il passe au fil de l'épée la garnison de la tour de Magné, sous l'effroi Saint Maixent se rend.

Un combat décisif semble attendre les parties qui veulent en découdre, l'affrontement aura lieu entre Poitiers et Lusignan.

La coalition de la couronne compte :

- Le Duc d'Anjou (futur Henri III) à Jazeneuil avec le gros des troupes, la cavalerie étant positionnée à Sanxay, soit un peu moins de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ?)

- Le Prince de Condé à Colombiers, d'ou il reçoit un détachement de Vivonne venant de Pons, soit un peu plus de 20 000 hommes (chiffre trop conséquent ? à réduire de moitié !)

 

Le village de Pamproux se trouve entre les camps adverses et fait l'objet d'escarmouches ; Martigues du parti catholique appui la position avec 800 lances mais Coligny et D'Andelot s'en empare avec 5 cornettes de cavalerie. Martigues s'affaire à sa retraite sur Sanxay et Jazeneuil, Coligny à ses basques le surprend sur Sanxay, Martigues fuit.

Coligny et les chefs protestants forts de cette victoire s'emparent de Niort le 28 septembre 1568. L'église Saint Gaudens est rasée, l'église Saint André ravagée, tout le mobilier et reliquaires de Notre Dame dispersé, les vitraux brisés comme le 1er juin 1562.

 

En 1569 Le Comte de Lude Gouverneur du Poitou profite de l'absence des Princes protestants de Niort pour positionner ses troupes alentour. Pour s'assurer de sa victoire il occupe les postes d'accès suivants :

- au Nord il fait tomber le château de Cherveux,

- à l'Ouest il fait capituler la tour de Magné,

- au Nord Est il installe un détachement de cavalerie et d'infanterie à Fors

- au Sud il se positionne avec tout le restant de sa cavalerie à Saint Florent.

 

Pluviault sachant la ville en détresse s'empresse d'amener 700 fantassins et 120 cavaliers de Frontenay Rohan-Rohan,  il évite Fors, détachement entre porte Saint Jean au Sud, cependant 8 cornettes de cavalerie chargent en queue à Saint Florent 100 hommes meurent.

 

Le Comte de Lude assiège la ville le 21 juin avec 9000 hommes d'infanterie, 4 canons et plusieurs couleuvrines, dont les tirs sont axés sur le quartier Notre Dame, mais il perd rapidement 900 hommes alors que la cité n'en perd que 90 ; il lève le siège le 2 juillet. Il rentre sur Poitiers, par Cherveux, puis Saint Maixent qu'il laisse à D'Onoux, mais ce dernier est rappelé sur Poitiers, Saint Maixent tombe. 

- "1569. Jean Miget, sieur de Malmouche, jusques en octobre, et fut fait maire ledit François Chabot jusques à Nouel, et aprés fut fait maire François Jouslard, sr de Mortefond. En cette année et le 20 de juin, Nyort fut assiegé par le comte du Lude avec 7000 hommes de pied et 1200 lances, mais la ville ayant esté secourue par le sieur de Pluviaud, avec 800 hommes de pied et 70 salades, qui percerent les assiegeans, et les habitans ayans extraordinairement bien fait leur devoir, repousserent les assiegeans en 2 assaults, notamment à celui qui fut donné à la tour de l'Espingalle; ils obligerent enfin le comte du Lude de lever le siege, aprés avoir rendu cet assault inutile, en faisant enfler l'eau par le mosen des moulins où ils avoient mis toutes les pales, et en suite les avaient ouvertes deux heures avant le coup." (1)

 

Les années 1568, 1569 et 1570 la ville accumule les déficits, l'entretien des soldats étant à charge des habitants les tailles (impôts) avaient doublées. En outre pour trouver des liquidités et tenir la place en 1569 est décreté par  Jeanne d'Albret (mère d'Henry de Navarre), Henry de Navarre, Louis de Bourbon (Prince de Condé), Gaspard de Coligny (Amiral de France), son frère François seigneur d'Andelot (Colonel général de l'infanterie, François de La Rochefoucault (Prince de Marcillac) la vente des biens ecclésiastiques dans les provinces occupées par les protestants.

Coligny assiège infructueusement Poitiers.

Le 8 octobre 3 jours aprèsla bataille de Moncontour ou le Duc d'Anjou vainc les protestants , Coligny regroupe les débris de son armée sur Niort, les Anglais y envoie du renfort. Coligny y laisse une garnison, puis se retire sur La Rochelle.

Le Duc d'Anjou par ses héraults d'armes sommes les villes du Poitou aux mains de la partie adversede se rendre, la forteresse de Lusignan se rend, les autres refusent, il se présente sous les murs de Niort qui capitule aussitôt, tout le Poitou se soumet.

Le 24 Août 1572 (Saint Barthélémy), lors du mariage d'Henry de Navarre et Marguerite de Valois, soeur de Charles IX, à Paris le parti catholique massacre et ce en plusieurs villes de France les protestants. Viols, pillages, tortures s'en suivent. L'amiral de Coligny déjà blessé, est défenestré.

 

Devant cette ignomigneuse trahison le Poitou se soulève, Lanoue s'empare de Melle (Sud Est), Lusignan,cette dernière est assiégée par l'armée du Duc de Montpensier, qui s'empare de Cherveux et Saint Maixent ; de son côté Lanoue fait plusieurs tentatives infructueuses sur Niort.

HenriIVlegrand.jpg

Louis de La Trémoille, Duc de Thouars fait tomber Melle, mais ce dernier meurt avant d'y pénêtrer.

D'Aubigné à la tête de l'armée protestante fait détruire aux environs de Niort marches et contre-marches, pratiquant la technique de la terre brûlée. N'ayant pas la supériorité numérique de Malicorne Gouverneur du Poitou il pratique la guérilla et harcèle ce dernier. Il se présente à Beauvoir, Malicorne se replie sur Niort.

Malicorne dépèche alors deux régiments l'un sur Saint Gelais, l'autre Lamagnane sur Melle ; d'Aubigné l'en chasse et le pousuit alors jusqu'a sa retraite  et force le corps de garde de Couhé, il se retire alors sur La Mothe Saint Heraye.

 

La peste fait fuir la soldatesque, elle sévit sur Niort de Juillet 1584 à Janvier 1585, on y dénombre 30 à 40 décès par jour.

 

Plus tard Henri III délégué une armée à Biron sur le Poitou, le Duc de Joyeuse reprend La Mothe Saint Heraye et taille en pièces les deux régiments du Prince de Condé, puis Saint Maixent. Cependant qu'Henry de Navarre s'empare de Sanxay.

En 1588 Henry de Navarre fait tomber Bauvoir au sud, il envoi le 15 décembre Louis de Saint Gelais s'emparer de Niort avec 400 arquebusiers et 80 gendarmes. A la faveur de la nuit des échelles sont dressées contre les remparts entre la Porte Saint Gelais (Nord) et la tour Foulie ; les sentinelles endormies sont égorgées, les portes ouvertes ; la troupe s'engouffre ; Niort tombe. Seuls deux ligueurs sont pendus malgré les atrocités commises sur La Marzelle, grand Prévost de Navarre ; ce dernier entre en la ville le 29 décembre et naturellement de sanglants réglements de comptes s'en suivent, dans la foulée on découvre des provisions pour 20 000 hommes pour 2 ans dans les entrepôts. Saint Maixent sait l'arrivée des troupes de Navarre et capitule, Vivonne en fait autant.  

r--volte-1588-paris.jpg 

- "1588. .Jacques Pastureau, sieur de la Roche-Quartault. En cette méme année le 28 decembre, Nyort fut surpris par ceux de la R. P. R. dont les armes estaient commandées par les sieurs de Parabere, St-Gelais, Harambure, Preau, Valieres et autres, et l'cntreprise fut faite par Je sieur de Ranques, gentilhomme provençal, assisté du capitaine Gentil; le pétard fut appliqué à la porte St-Gelais, où il ne lit pas grand etfet, mais les eschelles ayans en méme temps esté posées aux murailles d'entre la -porte St-Gelais et la tour Foulie , les assiegeans monterent à la muraille, et égorgerent la sentinelle qu'ils trouverent endormie dans une tour. Ensuite ils entrerent dans le corps de garde de la porte St-Gelais, d'où estant descendus jusques aux halles, ils furent repoussez jusques au puy du canton du Relais par les habitans animez par l'exemple du sr Laurens, ayeul de M. le president de Beaulieu, qui s'y signala extraordinairement et y fut tué ainsi que plusieurs bons habitans , du nomhre desquels fut le sr Richier et autres: mais enfin il fallut céder au nombre et ainsi la ville fut prise. Les ennemis ayant gaigné neuf pieces de canon de batterie el deux coulevrines qu'on avoit fait venir à Nyort, pour battre Fontenay le Comte, et le mérne jour le roy de Navarre estant arrivé à Nyort le sr de Malicorne Lieutenant pour le roy en Poitou, luy rendit le Château, et lors fut fait maire, Pierre Miget, sieur de Malmouche." (2) 

 

Une nouvelle épidémie de peste sévit en 1603, les habitants désertent en masse la cité.

 

En 1621 le Poitou se soulève à nouveau, les seigneurs protestants réunis à La Rochelle projettent une République, Louis XIII se présente avec force armée ; Saint Maixent et Niort capitulent. Il s'entretient avec les chefs du parti réformé et s'engage, il accorde des privilèges. Le 23 avril 1622 il promet d'observer strictement l'Edit de Nantes en contre partie les prostestants s'en tiennent à la paix. Louis XIII tint sa promesse !

 autres articles :

 

  Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,


Sources
:

 

- Archives du Service Historique des Armées,

- (1) Thrésor de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1886 2ème édition, chez Clouzot à Niort, p. 147,148
- (2) ibid. p. 148,149

- Journal de Saint Generoux

- Bardonnet Ephémérides

- Briquet (H.A.) Histoire de la Ville de Niort - Niort 1832

- Favre (L.) Histoire de la ville de Niort 1880

Sources en ligne :

- Histoire Universelle, Agrippa d'Aubigné, tome VII 1585-1588 - Chapitre XIV "Premier voyage du duc de Joyeuse en Poictou" à la "Bataille de Coutras"



Partager cet article

Repost0
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 08:56

Numériser0002

Vue équestre de Niort au début du XVIIème (d'après une gravure de Chastillon)

 

Histoire de la Ville de Niort :

 

Blason de la ville de Niort Deux Sèvres :

 

d'azur semé de fleurs de lys d'or à la tour donjonnée d'argent, maçonnée et ajourée de sable, brochant sur le tout, posée sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe (le donjon est le donjon initial, les ondes, la Sèvre mais aussi la mer car Niort était un port, les lys car le frère de Saint Louis Alphonse de Poitiers qui le portait "a partie a dextre" avait reçu le comté de Poitiers en apanage. Louis XI, par lettres patentes en 1461, confère la noblesse héréditaire au maire, échevins, conseillers municipaux, ainsi que confirmation et concession permanente de son écu.

 

En 1203 la première charte de France de "Franche Commune" est attribué à la ville par Jean sans Terre, puis confirmée par Aliènor d'Aquitaine.

 

 

Niort date vraisemblablement du VIème siècle, Novogorum, Novioritum (nouveau gué, Novioregum (Noticia Provinciarum et civitatem galliae honorii augusti), elle se situe sur l'axe secondaire de la voie romaine menant de Saintes à Nantes bordant le golfe Pictave (nommé aussi "lac des 2 corbeaux"), cette position stratégique se révélera comme étant la clé du couloir nord sud dans l'ouest et l'enjeu d'âpres combats

 

  Cette situation en fait sa richesse dès le Moyen Age, foires et marchés se développent. L'accessibilité portuaire est mis en oeuvre tout au long du Moyen Age, les méandres du golfe se prolongent jusqu'à 40 kms avant d'atteindre la mer. Une partie des marais poitevins est asséchée et  drainée par la coalition de 5 abbayes dont l'abbaye royale de Saint Maixent, l'abbaye de Maillezais.

 

La ville est ceinturée  de remparts sur 2 800 m (au XIVème, comparez avec Carcassonne 1500m de fortifications extérieures et 1100m intérieures) il subsiste les deux donjons jumeaux carrés reconstruits en 1158 sous Henri Plantagenêt reliés plus tard par un bâtiment central faisant office d'habitat plus confortable. Malgré sa position de noeud axial stratégique les ouvrages défensifs ne suffiront jamais à combler le déficit naturel du sol, maisen cas de siège le Marais offre toujours une issue de secours et une cache sûre.

 

Elle faisait partie des villes d'Aliènor d'Aquitaine, puis de ses fils Jean et Richard (Coeur de lion), fruits de son union avec Henri Plantagenêt alors comte d'Anjou. Cette alliance réunie l'Aquitaine, le Poitou, L'Anjou, le Maine, la Normandie puis l'Angleterre lors de son accession au trône en 1154. Niort alterne entre les deux camps au gré de multiples batailles, sièges (poliorcétique), hommages liges rompus, bien avant la guerre de cent ans. 

Pour noter la violence des combats, en 1346 Saint Maixent fût ravagée par les Anglais et ses hâbitants massacrés

En 1368 par le Prince Noir héritier du trône d'Angleterre convoque les Etats Généraux de la province pour imposer une redevance de 10 sols par foyer ( impôt du fouage) ; les Niortais se révoltent, la ville est prise d'assaut, incendiée et une grande partie de la population massacrée, cette répression s'explique aussi par les nombreuses offensives françaises

 

 Duguesclin reprend la cité le 26 mars 1372 par ruse (revêtue d'un uniforme ennemi une avant garde française entre et  la nuit ouvre une des portes de la cité) ; après Thouars, Fontenay-le-Comte, Melle et la bataille de Chizé, le Poitou tombe définitivement. En 1436 le Poitou est rattaché à la couronne.

La ville prend un essort exceptionnel sous la suzeraineté de Jean de Berry, les halles couvertes sont restaurées et agrandies pour devenir "les plus grandes d'Europe", un hôtel de ville est construit doté d'une horloge, 700 m de remparts ajoutés.  Le vin de la région est réputé sur la zone commerciale Atlantique (vin blanc cépage chenin dit "chemière"), les drapperies, faïences partent vers la Baltique sur les navires de la ligue hanséatique. Cette dynamique économique va de paire avec une effervescence intellectuelle (Rabelais-Abbaye de Maillezais),  pour l'artisanat d'art dont la faïence avec Bernard de Palissy. L'expansion rapide de l'imprimerie dans le Bas Poitou permet aussi la vulgarisation des évangiles.

 

Niort devient majoritairement calviniste dès 1557 et cette position ainsi que celle stratégique en font un enjeu majeur des  guerres de religions ; elle bascule d'un côté puis de l'autre au cours d'affrontements terribles, batailles effroyables et sanglantes (Duc de Joyeuse et Amiral de Coligny).

Henry IV fait assécher une partie des marais par les Hollandais, spécialisés dans la technique, les marais sont sources d'épidémies rémanentes, la région gagne environ 40 à 50kms sur la mer, la terre y est riche par les dépôts alluvionnaires de la Sèvre, les eaux poissonneuses, les côtes exploitent les salines, les tanneries importent des peaux d'Amérique du Nord. Henry IV réinstaure la paix sociale avec l'Edit de Nantes.

 

A la mort d'Henri IV Marie de Médicis assure la régence, la gestion du royaume est calamiteuse et le pays encore en déficit (décidément c'est une tradition). Les querelles partisanes ressurgissent donc et les cours étrangères financent ces divisions pour affaiblir le royaume. Louis XIII accède au trône et remarque le poitevin Armand du Plessis, il le nomme "aux affaires". Des villes de France se soulèvent dont celles de l'Ouest, finalement Richelieu fait tomber définitivement les places de Niort et Saint Maixent dernière cité sur la route de  La Rochelle.

La révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV le 22 septembre 1685 et les premières "dragonnades" (régiment de dragons casernés sur Niort) ruinent définitivement la région En 1681 l'Intendant de la Province Louvois fait loger les dragons chez ceux qui ne veulent pas se convertir. Le culte est interdit et punissable de galère.

Les familles protestantes s'éxilent, leurs biens sont saisis. Sous Louis XV la France perd "La Belle province" le Canada ou bon nombre de poitevins émigrent, les importations de peaux cessent. Les huguenots s'expatrient vers la Suisse, les pays du Nord de l'Europe, l'Irlande du Nord, la Nouvelle Angleterre. En 50 ans la population de Niort passe de 11 000 à 7 000 âmes ; en Poitou l'exil s'évaluerait à environ 18 000 personnes. L'Edit de tolérance de 1787 par Louis XVI réinstaure le droit de culte.

Napoléon 1er lassé par les rebellions inscessantes des régions du Poitou et de la Bretagne les divises, une partie du bas Poitou (Vendée) sera réunie à Nantes (Capitale des Ducs de Bretagne) et ses environ (Loire Atlantique) en une nouvelle entité  : les Pays de Loire.

 

Au cours de ces batailles et sièges la population fût parfois pratiquement exterminée. Du fait des guerres , celle entre la l'Angleterre et la France, puis celle des religions, il ne reste pratiquement aucun pratimoine complet dans un rayon de 20 kms autour de Niort du fait de l'établissement d'une contre marche , une ceinture de villages fortifiés et châteaux défensifs contrôlant les voies et accès fut totalement anéantis (contre marche pour empécher les assaillants d'y loger, les 20 kms environ correspondent au temps de marche de l'infanterie pour attaquer la ville) puis démantelés (sur ordre de Richelieu pour éviter que les révoltes n'ai lieu dans les villes de France et qu'on n'y puisse les déloger), idem pour les édifices religieux, mobilier et archives. Ce qui contraste avec ce paysage de plaine ou la mer des blés ondule sous la brise, ce marais si apaisant.

 

En outre on peut noter la naissance à Niort de Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné) petite fille du poète Agrippa d'Aubigné, écuyer d'Henri de Navarre,  elle vécu à Niort dans la misère jusqu'au jour de son premier mariage avec le poète Scarron, veuve elle fût la gouvernante des enfants de Mme de Montespan  et du roi Louis XIV qui l'épousa ensuite en secret

Je vous propose également la vidéo réalisée et conçue par M. Auzanneau-Fouquet Jean- Marie, assez explicite quand aux "Mystères de Niort", avec son aimable accord :


 

Sources :

Jean Favier, Les Plantagenêts. Origine et destin , éd. Fayard, Paris, 2004.

 

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

D’Assailly


http://simulateur-cadeaux.com/cadeau_cultures-regionales_poitoucharentes.html

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:17

Cérémonie de remise des lunettes de La Fayette à la délégation américaine en 1891à Paris par Octave d'Assailly; cette paires de lunettes avaient été offertes par G. Washington à La Fayette :

 washinghton.jpg

http://www.antiquespectacles.com/topics/people/people_present.htm

 

George Washington ( 1732-1799) – given to General Lafayette (1757-1834)

These were given to Whitelaw Reid of the American Legation in Paris by Count Octave d'Assailly in 1891.  d'Assailly said that they had belonged to George Washington and were given by Washington to d'Assailly's great-grandfather, Lafayette.  The glasses were passed to the State Department in 1892 and eventually transferred to the Smithsonian in 1921. 

 Silver and mother-of-pearl scissors-glasses. There is no maker’s mark.

 There is a small silver shield engraved, "Washington" on the front of the ivory handle, The case was apparently made by Lafayette at a later date.

 Voir également la reconstruction en cours de l'Hermione qui permis en 1780 au Général de La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance.

Autres articles sur la ville de Niort :

    Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,


 Liens annuaires blogs référencements : 


http://www.les-blogs.info/gestion/in.php?url_id=391" target="_blank">Les-Blogs.info : Annuaire et Guide de Blogs !

<a href="http://www.net-annuaire.com"><img src="http://www.net-annuaire.com/images/logo.gif" alt="annuaire, musique" border="0"></a>

http://www.referencement-automatique.net
http://www.referenceur-automatique.com
http://www.refauto.com

http://www.g1annuaire.com
http://www.refrapide.com 
 

  

Blogarama 

web.com/logorecherche.gif" alt="Moteur de Recherche. Inscription Gratuite." border="0" width="90" height="87">
Le Moteur
Recherche-Web
 
 

Poitou charentes sur BIG-annuaire 


http://www.les-blogs.info/gestion/in.php?url_id=391" target="_blank">Les-Blogs.info : Annuaire et Guide de Blogs ! 

 

AddMe - Search Engine Optimization 

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:13

Blason :

Assailly (Assalit, Assalhit) D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or.
Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS


 



 (La couleur azur est portée vers la fin du XVIIème, la couleur originale est de gueule soit un émail rouge. (tel que cela a été enregistré en 1696 dans l'Armorial général par Edit, quatre fois)) Le nom originel est Assalit, Assalhit, Assalty, Assaly, ou Assailly. noté dans les textes comme Assalitus sans d' celui ci est rajouté très tardivement vers le XVème environ. Il y a une variation de l'orthographe due à la prononciation.

 

http://www.euraldic.com/blas_as.html

Mais aussi lion au repos sous pointe blason.  Les blasons ne sont pas fixés au XIIème siècle la famille d'Assailly-Assailly (comme il est précisé dans les bases héraldiques par ces détails :

ASSAILLY Niort, Poitou - François, escuier, sieur du Peux
ASSAILLY (D') Poitou (Supplt49) (notes sur l'origine du nom)
ASSAILLY (D') France
ASSAILLY (D') Niort
ASSAILLY (D') ou D'ASSALY ou D'ASSALIT
ASSAILY OU ASSAILLY Poitou - Comtes. Niort
ASSALY Niort, Poitou - Louise
ASSALY Niort, Poitou - Madeleine, fille
tous devise "terra altis" ou "terris altius" et même blason

Pour ce qui concerne l'origine de la famille Assalit - Assailly etc... voir ce lien :

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

 

 Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, eux mêmes issus dans les années 800 de Sunifred 1er d'Urgel, duc de Septimanie, marquis de la marche d'Espagne, comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne.



ASSALYT (D') De Tyr Ou De Sailly - Languedoc (JM1504) voir gilbert ou gerbert d'assailly - d'assalit sur site

prend le lys comme emblème et non le lion  avec les molettes (signe de chevalerie) comme gilbert ou gerbert d'Assailly. Il semble donc antérieur à l'autre blason et  donc être celui original de cette même famille, qui correspond à celui des Anduze et celui des Ganges. Les lis étant connus plus tardivement. Gilbert d'Assalit, (Assalhit, Assailly) est neveu de Guillaume Assalit de Brissac (Hérault) (de castro Breixach, ce qui porte à penser que le lion est bien celui des seigneurs de Brissac dans l'Hérault. Après une succession houleuse, Guillaume perd Brissac qu'il devait récupérer et  qui passe à son frère (vers l'an 1000), Guillaume récupère alors les terres du Pouget, de Popian, ainsi que la villa Franconie (ainsi que quelque castrum) Le nom Assalit provient certainement du conflit qui opposa ce Guillaume aux abbayes d'Aniane et de Gellone, et qui jouèrent en faveur de son frère pour le domaine de Brissac. Les Assalit récupèrent bien plus tard ces terres par le biais de mariage, notamment avec les Roquefeuils (Aniort) (voir généalogie médiévale détaillée) et origine du nom et famille. (voir également les actes originaux sur ces liens)

- symbolique du lis :

Des représentations de Marie avec fleurs de lis se voient sur des monnaies émises par des évêques à partir du XIe siècle. Sous le nom de Cantique des Cantiques [Shir ha-shirîm] est connu un texte, vraisemblablement un poème d'Amour très antérieur à l'écriture de la Bible et intégré à celle-ci, qui a fait l'objet de multiples interprétations par les mystiques. Un fameux verset évoque un lis : «Je suis la fleur des champs et le lis des vallées» (Cant. 2, 1). La traduction pose en fait, d'insolvables problèmes d'identification des plantes. Pour le lis on peut aussi bien évoquer le Pancratium ou le Narcissus tazetta, entre autres. L'interprétation religieuse médiévale en fait le lis blanc. La fleur de lis prendra d'abord une valeur christologique, avec des représentations du Christ au milieu de lis ou de fleurons stylisés. Ensuite, avec le développement du culte à la Vierge, s'ajoute la symbolique mariale du lis. Elle est induite par le verset suivant du Cantique : «Comme un lis au milieu des épines, telle est ma Dame au milieu des lis» (Cant. 2, 2).
L'interprétation de la fleur du Cantique comme lis n'est pas définitive : aujourd'hui le havazzelet ha-Sharon est interprété comme étant le Pancratium. Si l'on tenait à l'identité scrupuleuse de la fleur mariale avec le lis du Cantique, ce serait donc maintenant le Pancratium

- le nom :

 

Le nom est écrit d'Assailly, d'Assalit, d'Assalet, d'Assaly (d'Assalhit Languedoc) suivant textes.  Seigneurs du Peux, Laurageais, Laubonnerie et de La Salmondière (voir suite).

Notée comme "antique famille" dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (BEAUCHET-FILLAU), d'origine écossaise suivant  tradition familiale (terres hautes ou terre haute); mais vraisemblablement incertain, les héraldistes certifient d'originent Languedociennne. Les multiples sources donnent des notations en Languedoc, vers Carcassonne (seigneurs du Laurageais), mais plus surement de Brissac dans l'Hérault

 

Des alliances sont contractées notamment avec des familles languedociennes et poitevines : (de) Châteauneuf, Marbeuf, Payen, Clarac, Grelier de Concize, Sahuget, Lasteyrie du Saillant, Creuzé de Lesser etc...

M. de Maupou intendant du Poitou, confime le 10 janvier 1699 par jugement la véracité de l'extraction. Les armoiries sont enregistrées quatre fois dans l'Amorial général créé par Edit royal en 1696 (Registre de la généralité de Poitiers folios 138, 146, 168)

Plutôt à voir comme cri de guerre "terra salit" ou bien "terra salii" ? de salire (lat.) ou salii (salien) ?

Mais aussi de "assalire" en Occitan qui veut dire "attaquer. (voir notes du Nobiliaire universel - Recueil général des généalogies...d'Europe de Ludovic de Magny 1858 Institut Héraldique) précisé dans un article postérieur. 

nobiliaire universel de Ludovic de Magny 

 

Au dernier ressort c'est bien le mon assalhir qui est mis en évidence notamment pour la période de son adoption soit vers l'an mil, concernant l'un des fils de la famille de Brissac dans l'Hérault, étonnamment ce surnom reste définitivement dans la succession et devient nom dès la deuxième génération, ce qui fait qu'il est particulièrement traçable dans les archives !!! autrement sur l'origine de cette famille il semble que vu les ascendants multiples l'on ait affaire a l'une des ancienne famille carolingienne (Francs Rhénans) installé par Charlemagne pour administrer et controler cette province. On y trouve un Palatin, et certainement l'un premier vidame (vicomte amovible) de Narbonne Francon 1er, qui récupére la fameuse villa Franconie (un consul ou podestat (Nice), et un viguier du Razes). Les ascendants tiennent tous des castrums dans d'anciennes vigueries, telles que Popian et Brissac, formant une enclave assez importante, que d'autres familles vont se charger de démanteler à leur profit avec l'appui d'abbayes (était ce une reprise de contrôle (générale sur les domaines des grands vassaux) des capétiens arrivés en 987, via les autorités ecclésiastiques), en tout cas cela participe fortement à l'éclosion du catharisme, en sachant pas de quel côté vient le conflit originel...

 

Ou du domaine à Sailly ; il existe un village de Sailly en Belgique dont la rivière qui le traverse est la LYS ? 

Le nom d'Assalit (d'Assalhit) est aussi un prénom tel celui d'Assalit de Comborn fils d'Archambaud V de Blanchefort et de Jourdaine de Périgord, finalement c'est le nom de Blanchefort qui est retenu pour cette famille, suite à la construction du château portant ce même nom vers 1130 dans le Limousin à deux lieues d'Uzerche - Cartulaire de l'abbaye d'Uzerche (fol. 398 et 185 fol. 54) sur donation faite a l'abbaye par le vicomte Archambaud V et Assalit de Blanchefort. (les armes sont :  d'or de deux lions léopardés de gueules). Il faut noter aussi que les Lasteyrie du Saillant avait une branche Comborn (Octavie de Lasteyrie du Saillant est mariée à Charles d'Assailly), une autre alliance des d'Assailly avec ce pays du Saillant  : les Sahuguet.


 Autres articles sur la ville de Niort :

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

Partager cet article

Repost0

Pages