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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 13:42

On retrouve assez souvent ce carré magique, les premiers notamment à Pompéi dans la Maison Proculus et dans le palestre soit au moins inférieurs à la date de destruction de la ville c’est-à-dire en 79 après J.C. Il est exhumé en 1936 par le professeur Matteo Della Corte

On le retrouve également en Syrie à Doura-Europos au IIIème siècle, mais aussi plus couramment en France à Loches (château XIIème), Saint Laurent de Rochemaure (chapelle XIVème), Valbonais (XVIIème), Jarnac, Bonaguil, Tarascon, mais aussi en Angleterre à Cirencester (IVème), en Italie à Crémone et Vérone, mais aussi en Ethiopie dans les églises monolithiques de la région du Lasta construites au XIIIème par le souverain Lalibèla.

D’abord une grille suggérée comme un damier :

 

 

S

 

A

 

T

 

O

 

R

 

A

 

R

 

E

 

P

 

O

 

T

 

E

 

N

 

E

 

T

 

O

 

P

 

E

 

R

 

A

 

R

 

O

 

T

 

A

 

S

 


Ce carré a donc la propriété de se lire dans le sens horizontal et vertical, de bas en haut, de gauche à droite et inversement, mais non en diagonale.



S

 

A

 

T

 

O

 

R

 

A

 

R

 

E

 

P

 

O

 

T

 

E

 

N

 

E

 

T

 

O

 

P

 

E

 

R

 

A

 

R

 

O

 

T

 

A

 

S

 




En troisième lieu on voit apparaître le mot TENET en croix.

 

 

Donc si l’on pose les cinq mots à la suite on obtient :

Sator, arepo, tenet, opera, rotas, soit :

- « Le semeur tient les œuvres, les roues » - tient dans le sens figuré tendrait vers « régler » ou « diriger »

Ce qui donnerait :

- « Le semeur (Dieu) dirige les œuvres (des Hommes) et les rouages (de l’Univers)

Le mot « arepo » n’étant pas traduisible du latin puisqu’il n’existe pas.

Voyons une autre possibilité :




S

 

A

 

T

 

O

 

R

 

A

 

R

 

E

 

P

 

O

 

T

 

E

 

N

 

E

 

T

 

O

 

P

 

E

 

R

 

A

 

R

 

O

 

T

 

A

 

S

 



Mais on peut inverser le carré en faisant en sorte de commencer par ROTAS, ce qui fait passer d’une pyramide à un genre de Tau, dans les deux cas il reste :

- à gauche : TARSEO et la lettre A

- à droite : PETRO et la lettre O

Soit au final : A TARSEO PETRO A O

« de la part (de l’homme, de celui) de Tarse à Pierre, Alpha et Oméga. »


De plus on peut avec les 25 lettres du carré formé le mot PATERNOSTER à l'horizontale et à la verticale, le N étant le centre de cette croix, qui elle même porte à sa gauche supérieure un A et à sa droite supérieure un O, et l'inverse O, A en dessous du mot pater noster horizontal.


Autres rappels historiques et méthodes antiques :

 



On se rappelle les soldats jouant aux dés, sur le Calvaire, la robe sans couture du Christ - Saint Matthieu, XXVII, 35 ; saint Marc, XV, 24 ; saint Luc, XXIII, 34 ; saint Jean, XIX, 23, 24. Cf. saint Jean Chrysostome, In Joann., XIX, 23 ; saint Cyrille d’Alexandrie, In Joann., XI. -

 

Le jeu avec dès et échiquier romain se nomme « Les XII scripta » ou les douze points.

Il procède comme suit il faut dessiner un plateau avec 36 positions, disposées en 3 rangées et 12 colonnes et se munir de 15 pions, noirs ou blancs, par joueur, ainsi que de 2 dés classiques à six faces (soit 12 points, d’où le nom du jeu). Les Romains utilisaient un godet pour dissuader les tricheurs

Ce qui nous ramène d’une part aux dès décris dans le Nouveau Testament mais aussi à une sorte d’échiquier, échiquier que l’on retrouve gravé dans le pavement du sol dans le bâtiment accueillant aujourd’hui le couvent des sœurs de Sion à Jérusalem dit « Ecce Homo » , c’est la tradition qui associe ce pavage et cette gravure au calvaire.

D’après des notes de Lucius Albinus il est fait allusion à la kabbale, apparue en Europe au XIIème siècle, mais pratiquée vraisemblablement depuis l’époque du Second Temple. C’est une méthode de lecture ésotérique de la Torah ; les trois piliers de cette herméneutique mystique sont : la guematria, le notarikon et la temourah.




Guematria

À cet effet et vu sa complexité, vous trouverez ce lien dont l’auteur adopte une démarche rationnelle.

Le principe de base est d’associer un nombre à une lettre, dans un premier lieu, mais c’est évidemment plus complexe.

: c’est méthode d'exégèse biblique établissant une correspondance entre les lettres, mots et versets de la Torah d'une part, et des nombres d'autre part ; cette dernière ouvre de nouveaux horizons dans la compréhension du texte.

  http://www.geocities.com/chalom_leubmen/

 

Ce qui donnerait par exemple pour le nom de Néron : Nerôn Kaïsar (ou Néron César)

  Tétradrachme Syro-phénicien :
 

En hébreux pour la somme des lettres de ces deux mots le nombre 666



Notarikon

Si l’on prend l’expression grecque :

Iêsous Christos theou uios sôter  : (I : ΙΗΣΟΥΣ (Iēsous), X : ΧΡΙΣΤΟΣ (Khristos), Θ : ΘΕΟΥ (Théou) Υ : ΥΙΟΣ (Uios), Σ : ΣΩΤΗΡ (Sōtēr) soit : Jésus Chrit fils de Dieu sauveur)

Et donne le mot grec Ichthus ou poisson, soit l’un des premiers symboles chrétiens


 

 

Témourah

: est l’’art de permuter les lettres comme dans l’anagramme du grec (notarius (lat.) srcibe) : science de l’acrostiche qui permet de coder ou décoder une expression à partir des initiales des mots constituant l’expression :

ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre », anagramma : "renversement de lettres"

C’est donc à cette dernière que l’on peut résoudre le mot intraduisible AREPO qui donne PAREO (j’obéis, ou je me soumets)


Puis de l’anagramme on peut passer au palindrome du grec palin ("en arrière") et dromos ("course") et plus particulièrement a la technique du boustrophédon qui est le tracé d'un système d'écriture qui change alternativement de sens ligne après ligne, à la manière du bœuf marquant les sillons dans les champs, de droite à gauche puis de gauche à droite. Souvent, le ductus des lettres est inversé en changeant de sens ; par exemple, la lettre

Є tracée de gauche à droite deviendrait Э de droite à gauche. Ce mot vient du

Є tracée de gauche à droite deviendrait Э de droite à gauche. Ce mot vient du

grec βουστροφηδόν boustrophêdón, de βοῦς bous « bœuf » et στροφή strophế « action de tourner », il existe le boustrophédon inversé : on lit la première ligne de la gauche vers la droite, puis on fait tourner la tablette de 180°, on lit également la deuxième ligne de la gauche vers la droite, et ainsi de suite.


Le Boustrophédon est donc indiqué par un renversement de la lettre centrale ici le N,

N inversé comme cette photo du carré Sator d’Oppède le vieux





Technique du boustrophédon qui s’applique donc au carré Sator :

1ere ligne

de droite à gauche :

S A T O R

Soit « Le semeur »

2ème ligne

de gauche à droite :

A R E P O

Soit Opera « oeuvres »

3ème ligne

de droite à gauche

T E N E T

Soit « tient, règle ou dirige »

Répétition de la 3ème ligne

car doublement vertical, lecture de gauche à droite

T E N E T

4ème ligne

de droite à gauche

O P E R A

5ème ligne

de gauche à droite

R O T A S



Soit deux phrases identiques : SATOR OPERA TENET ; TENET OPERA SATOR.

L’idée du Boustrophèdon avant tout est de donner une dimension reglieuse, elle était employée en Egypte, en Grèce à Rome, ce qui indique un détail, l’inversion des mots

Tenet est pris dans le sens intransitif , donc durer, persister, et lire dans Opera non l’accusatif pluriel d’opus mais l’ablatif singulier d’opera donc travail, action. Ce qui donne :

« Le semeur (Dieu) perdure (persiste dans la durée) dans son action »

Ce qui donne finalement ceci :

- « Le semeur (Dieu) dirige les œuvres (des Hommes) et les rouages (de l’Univers) ; « Le semeur (Dieu) perdure (persiste dans la durée) dans son action » ,  «  je me soumets (j’obéis) ».


Dans l'ordre cela donne :
 "Le Semeur (Dieu) dirige (règle) les oeuvres (des hommes), j'obéis (je me soumets, ou je m'y soumets) et les rouages (de l'univers) ; Le Semeur (Dieu) perdure (persiste dans la durée) dans son action"

"je me soumets" à Dieu qui  règle  cette mécanique (rouages) universelle!!!" et de ce fait j'obéis à cette règle, qui perdure dans son action, ou qui est éternelle."

Le Semeur est en opposition avec le Faucheur ou celui qui récolte de sa faux.

Chronos  était fréquemment représenté en portant un globe surmonté d'une faux. Chronos est le père des dieux de l'Olympe, dont Zeus. Cependant, pour échapper au cycle infernal du temps qui le condamne à vieillir, (le préfixe chrono- signifie le temps en grec) il décide de dévorer ses enfants. Au sixième enfant, son épouse Rhéa, lassée de ces infanticides lui donne une pierre à manger. Chronos "vomit" ses enfants, qui le renverseront plus tard. Exilé sur Terre, en qualité de simple mortel, il fonde une communauté agricole, désignée par les Anciens sous le nom d'Âge d'Or. De là viendrait l'attribut de la faux, outil qui symbolise les récoltes, et de cette manière les saisons qui rythment l'existence, que Cronos a cru pouvoir maîtriser.  (Commelin, Pierre Maréchaux, Mythologie grecque et romaine, Paris, éd. Nathan, coll. Lettres Sup, 2002. )

Il y a notion de cycles, de semailles et sous entendu de récoltes, comme le Jour et  la Nuit sont complémentaires et indissociables.

Autre interprération ou interprétation complémentaire :



Si à chaque lettre correspond un chiffre, par exemple en latin classique (pour la guematria), car les lettres latines seront plus parlantes dans cet exemple :
A = 1
B = 2
D = 3
E = 4
F = 5
etc... jusqu'a la neuvième lettre, les neuf suivantes de 10 à 90 et les quatre dernières par centaine.

Mais cela ne correspond en rien à notre alphabet actuel puisqu'il y manque des lettres. Donc cette méthode s'applique à l'hébreux pour la guemantria, mais il peut y avoir différents types de codages de lettres de 5 en 5 ou en suite de 1 à 22 ou par un rythme particulier dont il faut avoir  la clé, ou bien qu'il faut décrypter. - Mystères de la Kabbale - Marc Alain Ouaknin - édition Assouline 2000.

Une interprétation récente d'un jeune chercheur clermontois, Nicolas Vinel, donne une lecture plus juive que chrétienne, rapportée dans le n° 173 de la Revue de l'histoire des religions. (Le judaïsme caché du carré SATOR de Pompéi", Revue de l'histoire des religions, tome 223, volume 2, 2006, pp. 173-194 ) En voici l'essentiel :

Il a eu l’intuition qu'un lien existait entre le célèbre carré de lettres et les carrés de chiffres, dits « magiques », dont il avait par ailleurs mis en évidence l’origine pythagoricienne à partir d'un passage du philosophe syrien Jamblique (IIIe-IVe siècle de notre ère). La pratique de ces carrés magiques n'était jusque-là attestée en Occident qu’à partir du XIVe siècle de notre ère. À cette date, un traité byzantin leur est consacré, qui donne un exemple de carré magique de 5. Nicolas Vinel a soupçonné que l'exemple du traité byzantin, s'il était bien une émanation pythagoricienne, pouvait avoir servi à coder le carré Sator de Pompéi. Le berceau du pythagoricisme étant précisément l'Italie du Sud, l'hypothèse n'était pas absurde. Restait à encoder celui-ci {ROTAS - 12345, OPERA = 678910...) et à le convertir en lui appliquant le chiffre transmis par les Byzantins.

  • 11 24 07 20 03   T O P O T
  • 4 12 25 08 16     A E R E A
  • 17 05 13 21 09   R S N S R
  • 10 18 01 14 22   A E R E A
  • 23 06 19 02 15   T O P O T


Le résultat est frappant. La parfaite symétrie de toutes les lettres autour du N central saute d'abord aux yeux. En scrutant davantage, l'observateur repérera le double mot AEREA que relient de chaque cote deux ARA, pour former un rectangle de 3 sur 5 cases. Dans le latin du Ier siècle, la locution signifie « autel de bronze ». Un familier de l'Ancien Testament pensera alors aux descriptions de l'autel de bronze, dont le livre de Josué fait le symbole de la présence de YHWH pour le peuple en exil (Ex 27,1-2; 2 Ch 6; Jos 22,28-29). Il verra peut-être sinuer les lettres de SERPENS au-dessus et au-dessous d'AEREA, comme le « serpent de bronze » que brandit Moise au désert pour sauver ses compatriotes d'une mort certaine (Nb 21,6-9).
Le TENET pointant en diagonale vers les angles lui rappellera l’immunité assurée à celui qui saisissait l'autel par une corne (1R 1,50). Et si notre examinateur n'est pas encore convaincu que le carré désigne explicitement la présence et le salut divins, Nicolas Vinel passera du latin... à l'hébreu, comme le font volontiers les inscriptions juives antiques. Il expliquera alors que les quatre OT qui enserrent le tableau sont précisément la transcription du mot « signe » et que le Taw hébraïque, coincé dans les angles, est aussi le signe que YHWH ordonna d'écrire sur le front des justes (Ez 9,4). Dans le cas particulier du Sator de la palestre de Pompéi, une épigraphe, SAUTRAN VALE, a été ajoutée sous le SATOR de la ligne inférieure. Un hébraïsant ne manquera pas leur racine commune STR, qui renvoie a l'idée de « cacher, protéger ». Ce que fait en somme le carré!


Le carré Sator semble bien être au carrefour de trois cultures, l'hébreux, le grec et le latin et il est fort probable qu'il se lise à plusieurs niveaux de langue avec des grilles de translation, et de chiffrement, en somme des cercles dans les cercles. Ce qui prouve aussi l'imbrication culturelle des civilisations antiques, le mélange des religions et des symboliques au travers des "idéogrammes" complexes et plus particulièrement des carrés magiques.

 
Une étude parallèle très interessante à voir absolument  :
Par Thierry Garnier "Sortes de Sanctorum du Codex Bezae et carré rotas"

Une étude incontournable!!!



Sources


L'Enigme du carré magique "SATOR", Alain Le Ninèze - Acte Sud - mai 2008
- Mystères de la Kabbale, Marc Alain Ouaknin - édition Assouline 2000
- Revue de l'histoire des religions, Nicolas Vinel tome 223, volume 2, 2006, pp. 173-194
- Les fouilles de Saint Pierre et la tradition. Le christianisme secret du carré magique, Jérôme Carcopino - Albin Michel, Paris 1963 

 

 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:14
Le Calamar de calamus (canne, roseau en général servant à écrire avec l'encre)
Zoologie :
de magnifiques photos et quelques explications :
les pouples :http://pagesperso-orange.fr/christian.coudre/poulpe.htm


les Céphalopodes ordre et classification :
- les octopodiformes (une couronne de huit tentacules entoure la bouche), ordre des OCTOPODA divisé en deux famille :
- les Octopodidae
- Les Argonautidae (Argonautes)

- les Décapodiformes (une couronne de dix tentacules entoure la bouche) ordre des THEUTIDA (Theutis ville d'Arcadie, du Tibre et prince d'Arcadie)
divisé en trois familles :
- Les Loliginidae,
- les sépiidae,
- Les sépiolidae.


Ces familles sont chromatophores c'est à dire qu'elles peuvent se fondre dans le paysage, par mimétisme, de se rétracter, s'allonger à volonté pour épouser le milieu, cette capacité à l'homochromie lui permet de se camoufler tout en adaptant la texture de sa surface extérieure, soit lisse, soit rugueuse.

Ils se déplacent en rampant entre nage et marche, et se propulsent par pression et souffle en cas d'attaque ils émettent de l'encre pour dissimuler leur fuite;

En général les céphalopodes ne sont pas toxiques, sauf quelques rares pieuvres, seiches ou poulpes, souvent aux couleurs vives, bleu, rouge, et jaune vif, pour signaler leur toxicité aux prédateurs, leur comportement n'est pas celui en génréral de la dissimulation, de plus ils adoptent pour certains la marche - seiche flamboyante- Leur toxicité est soit dans les muscles, la salive ou dans l'encre qu'ils rejettent. De quoi tuer un cheval....

Les céphalopodes ont une vision excellente et une intelligence très développée.


La pieuvre de Victor Hugo, à l'encre, on peut remarquer le H et le V.


Poulpe n.m. est la réfection savante, d'après le latin (1554) , de poupe(1538), poulpre (1546), emprunts au provençal pourpre, poupre qui représente le latin polypus "tumeur du nez" et "espèce de mollusque", lequel a donné par emprunt polype et, par l'anglo-normand pieuvre.
Le mot n'a pas conservé son sens médical, réservé au mot savant polype. Il désigne un mollusque (1546), sens avec lequel il a supplanté polype mais que lui dispute pieuvre. Cependant, poulpe est le seul emplyé pour désigner la chair de cet animal, en cuisine

Pieuvre n.f. est le troisième et dernier représentant en français du mot latin polypus, lui-même emprunté à un dérivé grec du nom du pied pous, podos (--> podo-, -pode). Pieuvre est issu par voie populaire de polypus, qui a donné par emprunt polype et par évolution poulpe. Il a été introduit en français par V.Hugo (Les travailleurs de la mer, 1866) qui a popularisé ce mot du parler des îles anglo-normandes, où il existait antérieurement sous les formes normandes puerve, puèvre, purve, pùerve (à comparer à l'évolution du latin oculus, pluriel oculos, adapté en oeil, yeux). Le mot désigne le poulpe commun, surtout lorsqu'il est de grande taille. Par métaphore, il a désigné une femme entretenue, une courtisane (1866), d'où parfois encore de nos jours une personne exigeante, insatiable (, Hugo, Correspondance) et aussi une entreprise, un système tentaculaire

les peuples de langue latines le nomme en général polpo, polvo, pofre, polp,
les peuples nordiques sont basés sur octopus. et l'allemand polyp.

en héraldisme:
pieuvre : déploiement de la création, esprit infernaux
araignée : destin

Les phéniciens emploient le poulpe dans l'art, pour les grecs elle est symbole de ruse, ils découvrent la teinture pourpre.
Il peut y avoir un lien entre le Kraken, créature de Poséidon et Persée, qui le tue après avoir tranché la tête de la gorgone Méduse. Méduse étant assurée de son immortalité, par foudroiement de son regard. Persée la vainc, par le bouclier et le glaive.
cela nous ramène à l'araignée qui tisse le destin et qui est tenu par les trois Parques ou les nornes qui tiennent le destin des hommes. Elles consolèrent Prosepine ou Perséphone de l'outrage qui lui avait été fait, ainsi que Cérès affligée de la perte de sa fille, c'est sous leur prières que celle ci sortie de la caverne de Sicile, entrée des enfers.

Similitude entre la Gorgone, et le Dragon "drakon" celui qui fascine, celui qui pétrifie, le regard, similitude des mots dragons et Kraken (Drakon), Le monstre ou monstrum, teratos est l'avertisssement, le signe :
dans le monde greco-romain il est la force primordiale;
il peut être aussi le chaos originel, la force insondable, gigantesque fruit de Neptune, protéiforme, alliance de l'eau et de la terre, qui oscille entre la marche et la nage, sans os, ni structure, un cerveau sur huit pattes, à l'intellect dépourvu d'affect.
L'odyssée : les sirènes et scylla sont des monstres tentaculaires qui attirent, étreignent et étouffent.
Les Métamorphoses Ovide, C'est Persée qui combat sans répit le Kraken pour délivrer Andromède.
Victor Hugo, les travailleurs de la mer, et Jules Verne, 20000 lieues sous les mers (tout deux aux éditions Hetzel) :
La puissance de la nature révélée, gigantesque, puissance terrible de la création ou l'homme est poussé au combat Homérique, tel Héraklès, Marduk, comme les chevaliers devant le dragon L'homme qui vainc qui se révèle dans le combat, le combat contre la nature, l'inconscient, contre le conscient, l'esprit contre la nature. l'épreuve, l'initiation, comme dans les salles du Palais de Knossos, véritable labyrinthe de Minos, ou l'on découvre les sauts frontaux de tauromachie entre les cornes du taureau, des poulpes de la civilisation Myonienne, des dauphins des salles aux lys. Tous ces symboles enracinés dans la mémoire de l'humanité, imprégnés dans nos fils, fils d'Arachnée, tenu par les Parques aux multiples arabesques historiques, méandres de la mémoire commune. peurs, ombres et lumière.
Tout étant différent et pourtant un.

Teuthis en grec est le nom du calamar, architeuthis est le calamar géant, et Teuthis est une ville d'Arcadie :

Pausanias - Livre VIII :

"Près du canton de Thisoa est un bourg nommé Teuthis qui était jadis une petite ville. Lorsque les Grecs allèrent au siège de Troie, cette ville, en son particulier, fournit un chef qui se nommait Teuthis suivant quelques-uns, ou Ornytus suivant d'autres; les vents contraires retenant les Grecs à Aulis et les ayant pendant longtemps empêché de partir, Teuthis se brouilla avec Agamemnon, et se mit en devoir de ramener dans leur pays les Arcadiens qu'il commandait ; 5. on dit que Minerve ayant pris alors la figure de Mêlas, fils d'Opus, chercha à détourner Teuthis de cette résolution, et que celui-ci encore bouillant de colère, la frappa à la cuisse de sa lance et emmena ses troupes d'Aulis ; de retour chez lui, il crut voir la déesse lui montrant sa cuisse blessée ; il fut dès lors attaqué d'une maladie de langueur, et dans cette partie seule de l'Arcadie, la terre ne produisait plus aucun fruit : 6. dans la suite des temps les habitants consultèrent l'oracle de Dodone, qui leur ordonna ce qu'ils devaient faire pour apaiser la déesse ; ils lui érigèrent une statue où elle était représentée avec une blessure à la cuisse ; j'ai vu moi-même cette statue qui a la cuisse enveloppée d'une bande de pourpre. Il y a outre cela à Teuthis, un temple de Vénus et un temple de Diane, 7. c'est là tout ce qu'on y voit. On a érigé sur le chemin de Gortys à Mégalopolis, un tombeau à ceux qui furent tués dans le combat contre Cléomène; les Mégalopolitains nomment ce monument Parébasium, parce que Cléomène les avait attaqués contre la foi des traités. Auprès de ce monument est une plaine de soixante stades tout au plus ; vous y voyez à droite du chemin les ruines de la ville de Brenthès, près desquelles passe le fleuve Brenthéate qui se jette dans l'Alphée, environ cinq stades plus loin."

Les arcadiens sont du même sang que les troyens. Les arcadiens pélagiques s'installent aux alentours du Tibre et crée la cité de Pallantion, du nom du roi arcadien Pallas, aîeul d'Evandres.
Enée s'allie à s'allie à Evandre contre les Latins.

Dans cette cité se trouve Lupercal (la grotte de Pan) Pan Lykaios - Pan se dit en latin Lykaius Pan, avec au génitif la forme grecque: Lykaiei Panos,
Lykaion rapport entre Pan et Loup,
La flûte de Pan, ou syrinx monocalame ou polycalame, un ou plusieurs tuyaux, suite à la panique, "Panique" le dieu Pan réunis les troupeaux par le son des roseaux assemblés par de la cire d'abeilles, Le Syrinx est aussi l'organe vocal des oiseaux,

l'Hydre de Lerne est aussi hydre comme gardien du jardin des Hespérides
Orthros enfante le Sphynx, le lion de Némée et le Ladon, (hydre gardant le jardin des Hespérides entre hydre et dragon) les deux dernières étant vaincues par Héraklès.



Le poulpe, la pieuvre, l'Hydre, l'araignée, on trouve tout ce mélange dans cette tirade de Cocteau un délice : La Machine Infernale, tirade du Sphinx :

"Inutile de fermer les yeux, de détourner la tête. Car ce n’est ni par le chant, ni par le regard que j’opère. Mais, plus adroit qu’un aveugle, plus rapide que le filet des gladiateurs, plus subtil que la foudre, plus raide qu’un cocher, plus lourd qu’une vache, plus sage qu’un élève tirant la langue sur des chiffres, plus gréé, plus voilé, plus ancré, plus bercé qu’un navire, plus incorruptible qu’un juge, plus vorace que les insectes, plus sanguinaire que les oiseaux, plus nocturne qu’un œuf, plus ingénieux que les bourreaux d’Asie, plus fourbe que le cœur, plus désinvolte qu’une main qui triche, plus fatal que les astres, plus attentif que le serpent qui humecte sa proie de salive ; je sécrète, je tire de moi, je lâche, je dévide, je déroule, j’enroule de telle sorte qu’il me suffira de vouloir ces noeuds pour les faire et d’y penser pour les tendre ou pour les détendre ; si mince qu’il t’échappe, si souple que tu t’imagineras être victime de quelque poison, si dur qu’une maladresse de ma part t’amputerait, si tendu qu’un archet obtiendrait entre nous une plainte céleste ; bouclé comme la mer, la colonne, la rose, musclé comme la pieuvre, machiné comme les décors du rêve, invisible surtout, invisible et majestueux comme la circulation du sang des statues, un fil qui te ligote avec la volubilité des arabesques folles du miel qui tombe sur du miel."

et le rapport sur le dessin de Victor Hugo :

" Prenez garde à ces lignes […] ; ce sont des forces ; elles se combinent, se composent, se décomposent, entrent l'une dans l'autre, pivotent l'une sur l'autre, se dévident, se nouent, s'accouplent, travaillent. Telle ligne mord, telle ligne serre et presse, telle ligne entraîne, telle ligne subjugue . "

Enfin les vainqueurs des Hydres, dragons - Marduk, Héraklès, Persée....  :

Gilgamesh recherche l'immortalité, en fin de quête elle lui est accordée sous forme d'une plante, mais......

"La femme Utanapishtî intervient auprès de ce dernier pour qu'il fasse un geste en faveur de Gilgamesh, qui va rentrer bredouille Gilgamesh est venu ici À grand-peine et fatigue : Que vas-tu lui donner, Alors qu'il rentre au pays. Gilgamesh entendant ceci manœuvre la gaffe pour revenir au rivage. Utanapishtî s'en approche et dit Gilgamesh tu es venu ici, tu a peiné, as fait grand voyage. Que te donnerais-je pour t'en retourner au pays ? Je vais te révéler cette chose cachée, t'informer, toi, d'une chose réservée aux dieux. Il est une plante, une sorte d'épine, Qui te meurtrira les mains comme une rose, Mais qui, si tes mains s'en emparent, te donnera la vie. À ces mots Gilgamesh creuse à ses pieds pour trouver de lourdes pierres, dont il s'empare et qui l'entraînent jusqu'au fond de la mer, où il trouve la plante, qui lui pique les mains. S'étant libéré de ses pierres il remonte et la mer le repousse au rivage. Il brandit la plante devant Ur-shanabi et lui dit Voici la plante qui guérit de la peur de la mort. Grâce à elle on retrouve la vitalité. Je l'emporte à Uruk, Je verrais si cela marche sur un vieillard Et j'en absorberais moi même Pour retrouver ma jeunesse. Ils partent pour Uruk. Après vingt bêrus Ils mangèrent un morceau. Après trente autres, Ils s'arrêtèrent pour dormir. Gilgamesh, ayant aperçu un trou d'eau fraîche S'y jeta pour se baigner. Un serpent, attiré par l'odeur de la plante, Sortit furtivement de son terrier, l'emporta et en s'en retournant, rejeta ses écailles. Gilgamesh demeura là, prostré, il pleura, Les larmes ruisselant sur ses joues. Il dit à Ur-shanabi : Pour qui mes bras se sont ils épuisés ? Pour qui le sang de mon cœur a-t-il coulé ? Je n'en ai tiré aucun bienfait. C'est au lion du sol que j'en ai procuré"


Henry

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 13:25

A chief de piece il [s.e. : Cuer] il se osta de pensee et vit le jour bel et clier et le souleil qui commençoit a rayer, si se leva tout droit et commença a environner [faire le tour] la fontaine et le ma[r]bre et vit l'eaue de la fontaine, noire, hideuse et malnecte, si que pour riens n'en eust beu le soir s'il eust veue comme il faisoit. Et au perron avoit lectres entaillees et escriptes lesquelles il leur, qui disoient ainsi :

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Droit cy devant soubz ce perron
De marbre noir comme charbon
Sourt* la fontaine de Fortune,
Ou il n'y a qu'elle nesune*,
Et la fist compasser* et faire
Ung grand joyant* de faulx affaire*,
Qui de cest pais fust seigneur.
Jamais ne fut homs veu grigneur*
De couraige* ne de faicture*,
Et fut orrible crëature.
Ce joyant ycy fut nommé
Desespoir, par tout renommé.
Femmes et hommes il mengeoit,
Bestïal* et tout qu'il tenoit.
Et qui bura* a la fontaine
Il en souffrera puis* grant paine,
Car faicte fut par artiffice
De Virgille ou d'un sien complice,
Parquoy quant aucun tastera*
De ladicte eaue, et gictera*
L'avance* sur ce perron cy,
Tantost* sera l'air tout nercy*,
Car quelque beau temps que face
Convient qu'a coup* y se desface.

 



*jaillit
*
rien d'autre à part elle
*
construire
*
géant, déloyal

*
plus grand
*
volonté, stature




*
bétail et tout ce qu'il gardait
*
boira
*
souffrira ensuite

*quelqu'un goûtera
*
jettera
*
le reste
*
immédiatement, noirci

*sur-le-champ

- Espoir et Désespoir, Fatalité et Destin. (Enluminure "Le Livre du cuer d'amours espris" René d'Anjou) 

Nicolas Poussin  "Danse de la Musique du Temps" 1640 commande du  Cardinal Giulio Rospigliosi   :

 















Esquisse du Wallace Collection Londres. On peut remarquer que Poussin ébauche l'idée générale, sans tenir compte de tracés occultes de géométrie, esquisse/devis au commanditaire sur la forme et le mouvement général, le fonds est discuté de vive voix ou avec intermédiaire sur la signification à ordonner et agencer, si ce n'est déjà préconisé par avant. Pourquoi tant de précautions. Pour les raisons évoquées ci-dessous :




























Allégorie de la Fortune, la pauvreté, le travail, la richesse et le plaisir sous l'oeil de Chronos, la statue de Janus et les bulles de Chérubin. Cependant qu'Apollon et Aurore dévident le cycle des  jours et des nuits. Le Temps est exprimé par le sablier, on peut aussi penser au cycle des saisons, ce dernier au sens plus général est souligné par trois fois : la ronde, Apollon tenant un cerceau symbolisant le Soleil, les bulles éphéméres, et sous-jacent la course au semblant circulaire du Char d'Apollon.  Chronos maître du Temps pinçe les "Cordes" de lyre du Temps dans cet espace de jeu ; Janus rapelle l'avers et le revers d'une même monnaie, ce qui ramène a l'enluminure de la Fontaine de Fortune, sur l'Espoir et le Désespoir, la Mélancolie, l'alternance des sentiments inhérents à la condition humaine et sa "Fortune", c'est à dire à son sort. L'un vision médièvale " soleil gâté", eau d'amertume par l'artifice de la Fortune ironisant sur  la phrase de Virgile :
""La fortune sourit aux audacieux."
Poussin lui préconise dans son oeuvre en un temps nouveau celui-ci du même Virgile :
"Felix qui potuit rerum cognoscere causas Atque metus omnes et inexorabile fatum Subjecit pedibus,strepitumque Acherontis avari!"
«Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses, et qui, foulant aux pieds toute crainte, méprise l'inexorable destin et les menaces du cupide Achéron !»
Deux temps, deux visions.

Quelques lignes géométriques :

 



- Les cinq lignes horizontales au dessus de la ligne médiane du tableau , représentent les lignes musicales ou l'on inscrit les notes. La Musique des sphères célestes. Outre la complexité géométrique de l'ensemble, ou les tracés sont occultés, Poussin suggère forcément plusieurs lectures, notamment la lecture du "Harmonice Mundi" de Képler publié en 1619, où l'Univers est soumis à des lois harmoniques et où les planètes se voient attribuer un thème musical. La variation des vitesses de rotation de chaque planète est symbolisée par des notes musicales. Une loi par exemple :"Le carré de la période est proportionnel au demi-grand axe de l'ellipse"
Kepler suit le parcours de l'Héliocentrisme initié par Copernic, puis Rhéticus, dans le "Mysterium Cosmographicum" ;  Kepler modélise la dynamique de l'Univers sous la forme des polyèdres réguliers :
- Saturne - le Cube,
- Jupiter - le Tétraèdre,
- Mars le - Dodécaèdre,
- Vénus - l'Isocaèdre,
- Mercure - l'Octaèdre,
En outre au modèle Copernicien de circularité des révolutions des planètes, est transposé celui de circonvolutions élliptiques.
Képler fait publier également "Astronomia parsoptica" et "Dioptricrae" dans lesquels il développe les principes modernes de la nature de la Lumière, Chambre obscure, miroirs, lentilles et réfraction et il connait la perception des images par la vue en inversion-traduction. Ces derniers principes (dont certains calculs sont finalisés par René Descartes) sont utilisés en peinture.
Voilà donc un hommage par la peinture de Poussin aux dernières recherches scientifiques du temps, sous différents angles et degrés. Chronos pince les cordes de la lyre émettant les vibrations et les variations nécessaires à l'Harmonie du Monde, son regard est fixé sur le bas des ellipses de la colonne de Janus lui même représenté par quatres cercles-sphères, la vision traverse l'enchaînement des mains de la danse (qui n'est pas nommée ronde dans l'intitulé du tableau) ou du cycle; cette union harmonieuse sans laquelle rien n'est possible.
Ce tableau donne une clé, chérubin tient le sablier à forme de huit, ou clé d'Hermès, nombre réversible et ré-verbère, symbole de l'infini, ou celui qui lie le haut et le bas, l'un étant indissociable de l'autre....

Rien de bien sensationnel semble-t-il, et bien non si on le lie a l'Histoire politique de l'époque :

Le système de Copernic est condamné en 1616 par le Cardinal Bellarmin, l'Héliocentrisme est non conforme à l'idée que l'on doit se faire dans la chrétienté catholique suivant les Testaments du "Tabernacle de l'Univers" et la vision philisophique dite Aristotélicienne ou géocentrique du Cosmos. La terre étant ce "Tabernacle" figé et fixé depuis Ptolémée, du moins officiellement. 

Plusieurs hommes au sein même de l'Eglise soutiennent les précurseurs de l'Héliocentrisme, à l'encontre des doctrines du parti conservateur du géocentrisme. Maffeo Barberini membre de la Curie romaine s'interesse de près à cette nouvelle théorie, il se lie d'amitié avec Galilée (Galileo Galilei), lequel lui dédit un poème "Adulatio Perniciosa".
Le 20 janvier 1621 Galilée devient Consul de l'Académia Fiorentina,  le 29septembre 1623 Maffeo Barbérini est intronisé Pape sous le nom d'Urbain VIII, Galilée qui a reçu l'autorisation papale publie Sagiattore dédié au nouveau souverain Pontife. Urbain commande à son ami l'ouvrage Dialogue sur les deux grands systèmes du Monde, présentant les deux systèmes ; le géocentrique Aristotélicien et le l'héliocentrique Copernicien de façon tout à fait impartiale, ce qui lui vaut immédiatement sa traduction en procès par l'Inquisition, procès qui se déroulera du du 23 septembre 1632 au 22 juin 1633, au terme duquel l'Inquisition obtient la condamnation et l'abjuration du savant florentin. Francesco Barberini membre du tribunal Inquisitorial est l'un des deux cardinaux qui refusèrent de signer la condamnation du savant, prenant ainsi la tête du parti de la Clémence.
Le parti conservateur pro- espagnol cheville ouvrière de la Contre Réforme mené par les Borgia ;  alors qu'au dehors avait lieu la Réforme, sur fond de Guerre de Trente ans et que les forces protestantes de Gustave Adolphe II de Suède volaient de victoires en victoires ;   veut atteindre personnellement le souverain Pontife en le déstabilisant par l'affaire Galilée. Finalement souhaitant qu'Urbain par amitié se positionne en faveur de la "doctrine hérétique" de l'héliocentrisme, plus ou moins enseignée dans les Universités protestantes de manière officieuse, mais sans mesure coercitive.
Urbain VIII essaie d'échapper au complot ourdit par les Borgia, en transigeant avec Galilée son abjuration afin de lui éviter le bûcher et l'anathème. pour d'obscures raisons aux conséquences implicites théologiques évidemment toujours à visées procédurières le parti des Borgia échafaude des griefs mineurs, aux principes fallacieux, un procès en sorcellerie qui n'a pour but que la mise en difficulté ou la destitution du Pontife. Galilée est hélàs sacrifié sur l'autel de la politique, mais son toujours ami Barbérini adoucit considérablement sa détention.


- Quod non fecerunt Barbari, fecerunt Barberini « ce que n'ont pas fait les barbares, les Barberini l'ont fait »
dans l'énumération de Saint Malachie - Lilium et rosa -

Urbain VIII devient l'un des commanditaires de Poussin. Barbérini pratique le sport du népotisme non sans effets négatifs quand il s'est agit de la création de la Bibliothèque Barberini intégrée à celle du Vatican en 1902 par acquisition de Léon XIII. Comme toute propulsion népotique et excès politique, la famille assez prolifique et autogénérée sacerdotalement, abusa de ses fonctions jusqu'au terme de leur bienfaiteur le 29 juillet 1644. Ils s'enfuirent précipitamment en France sous la protection du Cardinal de Mazarin qui devait faire mentir le proverbe " l'ingratitude est le sceau de la politique", en effet il devait son élévation de statut civil a celui de la  pourpre cardinalice à cette famille.

Quel rapport  avec ce fameux tableau !!!  
Et bien son commanditaire : Giulio Rospigliosi collaborateur intime de Mafféo Barberini ou Urbain VIII. Ah oui j'oubliais Giulio Rospigliosi est élu souverain Pontife le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Autre oubli impardonnable, "Les bergers d'Arcadie" du Guerchin se trouvaient dans la Bibliothèque Barberini. Ceux qui Poussin devait à son tour produire.
Outre cette accumulation de coïncidences, Clément IX emploi Cassini pour le gestion du fleuve Pô, du Reno pour la régulation des crues mais également de multiples fortifications (Urbino et Pérouse). Clément autorise temporairement Jean-Dominique Cassini à quitte l'Italie pour rejoindre la France, en effet Louis XIV, désireux « de rendre la France aussi florissante et aussi illustre par les lettres qu'elle l'était par les armes » charge Colbert d'associer Cassini à l'Académie Royale des sciences. Cassini est l'un des premier à utiliser le gnomon a l'intérieur d'église de Bologne à des fins scientifiques, C'est celui qui reprit le flambeau de l'astrophysique Galiléenne, ses travaux confirmèrent les recherches de Képler, mais entre 1656 et 1659 soit plus de 16 ans après le tableau de Poussin. Casssini est le fondateur de l'Astronomie française, il s'installe définitivement en France en 1669 et obtient la nationalité française en 1673, ainsi il n'a plus a craindre les censures telles que celles de l'Inquisiteur de Modène en 1661. Ce même travail sur la méthodologie de détermination des longitudes terrestres par l'observation des éclipses de Soleil sera publiée en France en 1670. Cassini logera à l'Obersatoire point de fixation du  Méridien de Paris le 21 juin 1667 par les Académies, c'est à dire avant l'arrivée de ce dernier. Cassini achève de mesurer le Méridien en 1718, sa famille poursuivra son oeuvre. On doit entre autre aux Cassini les fameuses cartes.

Les recherches de Kepler confirment donc celles de Copernic et Galilée, Kepler est nommé de 1601 à 1612 mathématicus de Rodolphe II de Habsbourg, remplacant le mathématicus Nicolas Baer (Bär) ou Ursus (1551-1600). Par de "multiples coïncidences, ou d'heureux hasard", le flambeau est repris inlassablement pour aboutir parfois sous forme d'oeuvres d'art là ou normalement elles étaient censées ne pas être officiellement.

J'espère que vous aurez pris plaisir à cette petite présentation un peu sommaire d'une oeuvre baroque mais assez hermétique.

Henry
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