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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 17:36
 Irm Attali « prédisant  » en 2014 la troisième guerre mondiale en commençant par la Russie et l’Ukraine, en disant que c’est la seule solution pour mettre en place un gouvernement mondial avec pour capitale Jérusalem
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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 18:33

La Connerie est elle issue de la malfaisance, ou est ce l'inverse, mais la question devient presque théologique car les deux sont peut être consubstantielles !

En tout cas ce qui est certains ç'est quand on a faire à des champions l'une précède l'autre ! 

 

Aujourd'hui les jeux Olympiques sont ouverts !

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 18:26
Retour du Pass sanitaire dès le 1er août 2022 pour certaines catégories de population
 
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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 18:22

Manon Aubry. L’Insoumise qui ne doute pas - France - LeTelegramme.fr

 

Le Parlement européen a voté la reconduction du passe sanitaire communautaire pour un an (nous prédisons que, si rien n'y fait, ce passe sera désormais "éternel"). Virginie Joron nous donne quelques éléments de contexte sur ce vote sans débat. Elle pointe en particulier la duplicité de Manon Aubry, députée France Insoumise, qui s'est déclarée officiellement contre le passe sanitaire... mais a voté pour ! Débriefing de cette séance de NUPES !

La NUPES est-elle réellement opposée au passe sanitaire, France Insoumise comprise qui, officiellement, se déclare contre et a même fait campagne sur ce sujet ?

Nous reproduisons ici quelques éléments significatifs sur les votes de chacun. Il s’agit des députés qui ont voté l’amendement de rejet déposé contre le renouvellement du passe. Le premier bloc indiqué ceux qui ont voté l’amendement, le deuxième bloc ceux qui ont voté contre. 

On voit que, parmi les Français, dceux qui ont voté contre le passe sanitaire sont tous de droite : Bilde, Garraud, Griset, Joron, Juvin, Lacapelle, Mariani, mais aussi Bay, Rivière et Bellamy. 

On retrouve ici les ténors républicains : Didier, Evren, Morano. Mais aussi les Macronistes : Loiseau et Canfin, notamment. Le socialiste Glucksmann a aussi voté pour. L’Insoumise Aubry (qui affirme hypocritement s’être trompée de bouton). Et les Verts Jadot et Cormand. 

On fera bien attention, donc, à ne pas être dupe de la NUPES qui affirme combattre la dictature sanitaire. Massivement, la NUPES aime le passe vaccinal et cela risque de se voir dès cet été. 

 

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 18:05
Le rôle joué par Emmanuel Macron à l’Élysée est conforme à son « en même temps » devenu emblématique. Le « en même temps » est la marque de la double activité. Il y a ce qui est mis en lumière, destiné à être repris par les médias. C'est tout le décorum, le gestuel qui alimente les commentaires, suscite les débats, provoque les conjectures qui tiennent les auditeurs en haleine en créant de fausses incertitudes. La loi sur les retraites réussira-t-elle à être imposée ? Le prix des carburants va-t-il baisser ? Que va annoncer le Président Macron sur tel ou tel sujet qui, s'il n'était pas aussi ostensiblement mis en valeur, serait resté ignoré du plus grand nombre sans que le sort de l'Humanité eut été changé le moins du monde ?

Et puis, il y a les choses cachées. Celles dont on ne parle pas mais sur lesquelles il faut agir pour respecter le calendrier du Nouvel Ordre Mondial. L’intégration européenne qui est pourtant un enjeu capital ne peut avancer que d’une manière « souterraine », comme cela a toujours été le cas. C’est le propre même des sociétés Fabiennes de ne jamais dire vers quoi elles veulent nous conduire et, depuis la naissance de ce projet européen, l’ambiguïté propice à la dissimulation a toujours été de mise.

Le Président Macron est ce qu’il est convenu d’appeler un « mondialiste ». Il croit encore à cette vision d’un monde globalisé, débarrassé des nations et des peuples et scindé entre une élite dirigeante, à laquelle il appartient, et une plèbe de « Morlocks » nécessaire à l’exécution des tâches liées au fonctionnement de la machinerie.

Jamais d’allusion au “great reset”

Ce qui se passe en souterrain est infiniment plus important que ce qui est visible. Bien-sûr, je vais me faire traiter de complotiste. Pourtant, les faits sont là. Le livre « Covid 19 : la grande réinitialisation » est bel et bien paru en juillet 2020. A une notable exception près, (celle de Philippe de Villiers) aucun homme (ou femme) politique n’en a parlé. Personne non plus ne les a interrogés sur le sujet. Nous venons de vivre une double campagne électorale, commencée il y a presqu’un an et ce sujet n’a jamais été abordé. Oui, la réforme des retraites, le pouvoir d’achat, l’immigration, l’insécurité sont des vrais problèmes et ils se doivent d’être évoqués. Mais ce sujet est d’une toute autre ampleur, puisqu’il remet en question toute notre façon de vivre et de penser. C’est un véritable bouleversement de notre civilisation et le fait de ne pas en avoir dit le moindre mot est, en fait, très révélateur. Comment Emmanuel Macron pourrait-il ignorer ce qui se trame, lui, le « global young leader » ?

Voici, en quelques mots, la présentation qui en est faite  par TV5 Monde :

« Le concept central du “Great Reset” est donc la transformation de toute notre société pour construire un monde meilleur, la planète étant à un carrefour historique avec le changement climatique et les économies qui vacillent, les inégalités qui menacent les fondements de la société. Toujours selon l’organisation de Davos, il semble qu’il n’y ait plus “des sociétés” — au pluriel — mais une seule. La société globalisée donc, planétaire. La crise du coronavirus aurait mis en évidence les failles de notre société et révélé à quel point notre monde est devenu injuste pour tant de personnes“.

Au delà de ces mots lénifiants, on retrouve la trame d’une société totalitaire, qui veut réduire les inégalités. Car cet « égalitarisme » ne sera pas total, mais ne concerne que ceux qui n’appartiennent pas à « l’élite intouchable ». Cette justice sociale consiste essentiellement à faire disparaître les classes moyennes. Sans rentrer dans le détail des propositions contenues dans le livre et qui sont disponibles sur beaucoup de sites, il faut cependant retenir la disparition des petites entreprises et de l’artisanat, la disparition de la propriété privée et la mise en place programmée du revenu universel.

On parle également d’un revenu universel inconditionnel, présenté comme l’arme absolue contre l’inégalité, puisque chacun en disposerait et pourrait l’utiliser comme il le souhaite.

C’est le genre d’argument pervers qu’il faut prendre « à contrario ». Cela signifie surtout la fin de toutes les aides qui ont permis, durant des générations, de pouvoir faire suivre des études prolongées à des gens qui n’auraient pu les financer.

Les gens seront, bien entendu, libre de trouver un emploi, mais combien d’emplois seront encore disponibles ?

En réalité, il s’agit d’une prolétarisation de tout ce qui n’appartient pas à l’élite. Cette élite perdurera car elle seule aura l’accès aux études et à la formation et se perpétuera par cooptation, comme c’est déjà beaucoup le cas aujourd’hui.

La disparition programmée des peuples et des nations

Pourquoi ne sommes nous pas informés de ce qui se trame ? Dans une conférence de presse de 1962, de Gaulle avait parlé du projet d’intégration européen et il mettait en garde le peuple français sur les conséquences que le fédéralisme entraînerait pour sa souveraineté. (Voir la vidéo à partir de 5′ 40”) C’est pour cela, pour cette clarté dans le discours, que les Français faisaient encore confiance à de Gaulle, même après l’affaire algérienne.

Dans l’esprit de de Gaulle, les États européens sont des États-nation. Pour lui, la disparition des États équivaut à la disparition des peuples et des nations. Il dénonce déjà le secret qui entourait ce fédéralisme européen et, comme vous pouvez le voir, cela ne va pas mieux. D’une façon assez habile, bien que dissimulatrice,  Emmanuel Macron évoque la « souveraineté européenne ». Une fois de plus, il égare le peuple français par ce qui n’est qu’un élément de langage sans existence réelle. La souveraineté, de par notre Constitution, appartient au peuple français et à lui-seul.

Parler de souveraineté européenne suppose l’existence d’un peuple européen et d’une Constitution européenne qui établirait cette souveraineté du peuple européen. En 2005, le peuple français a refusé la création artificielle et sans fondement d’un peuple européen. Il ne peut donc y savoir de souveraineté européenne. De même, les rares fois où le Président Macron parle d’une « plus grande intégration européenne », cela laisse supposer qu’il y a déjà une intégration, ce qui est faux. Il y a des accords, des traités, des intentions, mais pas d’intégration qui supposerait la disparition des États-nation. Enfin, il sait très bien que la seule forme d’intégration possible serait la constitution d’une Europe fédérale.

Un fédéralisme qui s’éloigne plus qu’il ne se rapproche

Même si l’élite dirigeante de l’Europe ( est-elle aussi européenne qu’elle le prétend, alors que beaucoup de ces membres sont passés par le Bilderberg et sont « Young Leaders », cas d’E.Macron) voit d’un bon œil ce glissement vers le fédéralisme, prélude à une mondialisation qui se généraliserait, de proche en proche, à la surface de la planète, il en est tout autrement pour les peuples. Ces derniers sont beaucoup plus attachés à leurs cultures respectives, leurs traditions et souvent, à leur terre natale.

L’adoption par référendum des traités (lorsque c’était prévu dans leur constitution) se faisait de plus en plus difficile au fil du temps, ce qui fait que la progression vers le fédéralisme européen a marqué le pas. Emmanuel Macron a tenté de passer en force avec le plan d’aide européen en faisant levier pour que les Allemands acceptent la mutualisation des dettes ainsi créées, mais rien n’indique que le processus va se développer. De même le choix du « quoi qu’il en coûte » qui a considérablement augmenté notre dette publique, même s’il lui a valu un regain de popularité, n’a été qu’un feu de paille et, sachant que les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain, risque de se retourner contre lui, « la bise de l’hiver étant venue. »

Loin de rapprocher les peuples entre eux, les difficultés qui s’accumulent vont activer des réflexes de protection. Le passage à l’économie de guerre souhaité par Emmanuel Macron, loin de susciter l’engouement vers une force de défense européenne, risque au contraire se traduire par un « chacun pour soi »

Une dérive continue vers un pouvoir personnel

Emmanuel Macron, sans en référer à quiconque, a décidé de soutenir l’Ukraine contre la Russie.

Au nom de quoi ? Il n’existe aucune traité qui nous lie à ce pays. L’Ukraine n’est ni dans l’OTAN, ni dans l’Union Européenne. La position française peut, à terme, se révéler dangereuse. Si l’assistance humanitaire est compréhensible, et même souhaitable, fournir des armes à un pays en guerre peut nous mettre en situation de cobelligérance , c’est à dire que nous deviendrions des ennemis de la Russie. Même s’il ne fait aucun doute qu’une guerre entre l’Europe et la Russie servirait les intérêts de la caste dirigeante américaine, il est évident qu’elle ne peut se faire qu’au détriment des intérêts du peuple français. Intérêts à court terme en premier lieu, mais surtout à plus long terme car les choses « étant ce qu’elles sont et non pas telles qu’on voudrait qu’elles soient » (comme disait de Gaulle), il est inconcevable de réaliser une Union Européenne sans que la Russie y trouve sa place.

La régionalisation du monde est en route et il apparaît de plus en plus nettement qu’elle se fera au niveau des continents. Parag Khanna, cité par Klaus Schwab dans son livre cité au début, l’affirme sans détour (p 123) : « Le régionalisme était clairement en train de prendre le dessus sur le mondialisme avant que la pandémie n’expose les vulnérabilités de notre interdépendance à longue distance »

Cette tendance déjà lourde avant l’épidémie ne peut que se renforcer et nous devons la prendre en compte dans notre futur. Le Président Macron ne peut pas continuer à l’ignorer et poursuivre cette politique qui obère singulièrement l’avenir des peuples européens.

 

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 17:37

Olivier Véran s'est trouvé une nouvelle carrière : Chansonnier :

 

 

Caricatures presse | Caricatures et animations

 

« Nous sortons de la période la plus dévastatrice de ces 100 dernières années »
 
Heureusement que les derniers résistants sont pratiquement tous morts !

 

 

S'il n'envisage pas une carrière de comique, il doit avoir du mal a enfiler ses chaussettes !

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 17:31
 
QUID du grand débat écologique contre les nécessités des peuples !
Le gouvernement maintient le cap d'une fermeture des centrales à ...
 
 

Pas à pas, la Russie ne cesse de diminuer ses livraisons en gaz vers l’Europe. Pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cela pourrait se terminer par une fermeture complète du robinet. Son patron distille ses conseils pour éviter le pire.

Si certains États membres de l’Union européenne sont favorables à un embargo sur le gaz russe, cette mesure est loin de faire l’unanimité. D’autres, bien trop dépendants, y sont opposés. Mais cet embargo pourrait bien prendre la tournure inverse: c’est la Russie qui semble décidée à stopper ses livraisons.

Ces dernières semaines, la Pologne, la Bulgarie, le Danemark et les Pays-Bas ont vu leur approvisionnement en gaz russe totalement coupé. Presque la même chose pour la France la semaine dernière, qui n’en reçoit plus via Nord Stream 1: seules les livraisons par la mer sont toujours assurées. Dans le même temps, l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche ont également signalé de fortes réductions des livraisons en provenance de Russie.

Face à cette situation, il est légitime de se demander si la Russie ne va pas tout simplement arrêter d’approvisionner l’ensemble des pays européens. Pour certains, la question ne se pose même plus, la seule inconnue est le timing. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) invite l’Europe à se préparer.

 

« L’Europe doit être prête »

Dans une interview accordée au Financial Times, le directeur exécutif de l’agence, Fatih Birol, a confié qu’une coupure du robinet à gaz russe semblait être un scénario de plus en plus probable.

« L’Europe doit être prête au cas où le gaz russe serait complètement coupé », a-t-il déclaré. « Plus nous approchons de l’hiver, plus nous comprenons les intentions de la Russie. Je pense que les coupures ont pour but d’éviter que l’Europe ne remplisse les stocks, et d’augmenter l’influence de la Russie pendant les mois d’hiver. »

« Les émissions du charbon seront compensées »

Évidemment, les pays européens ne sont pas naïfs. Nombre d’entre eux se préparent à une rupture totale des livraisons de gaz russe. Mais selon Birol, ils n’en font pas encore assez. Il craint que les mesures les plus fortes ne soient prises qu’à l’approche de l’hiver, quand ce sera trop tard. Pour lui, il faut enclencher les grandes manœuvres dès aujourd’hui.

Ces derniers jours, une annonce a fait grand bruit. Celle de l’Allemagne, qui a fait part de son intention de brûler davantage de charbon dès cet été pour assurer son approvisionnement énergétique. Les Pays-Bas et l’Autriche ont annoncé des mesures similaires. Sans nommer ces pays expressément, Birol leur a donné raison. Tant que cela reste une mesure temporaire, bien sûr.

« Toute émission supplémentaire de CO₂ due à la combustion de charbon très polluant sera compensée par une accélération des plans de l’Europe visant à réduire sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés et à renforcer les capacités de production renouvelables », a-t-il expliqué au FT.

« Prolongez vos centrales nucléaires »

Si l’Allemagne est contrainte de miser à nouveau sur le charbon, c’est en partie parce qu’elle a tourné le dos au nucléaire. Elle a réduit de moitié sa capacité en fin d’année dernière en fermant trois centrales. Et malgré la guerre en Ukraine, début mars, elle a refusé de prolonger ses trois dernières centrales encore en service. Ces dernières seront arrêtées cette année.

Une décision que le patron de l’AIE – sans citer l’Allemagne, à nouveau – semble regretter. Il invite en tout cas les autres pays européens à « envisager de reporter les fermetures [de centrales nucléaires] tant que les conditions de sécurité sont réunies ».

Parmi les autres solutions avancées par Birol, il y a aussi la réduction de la demande, qui semble de toute façon inévitable. Et cela pourrait bien passer par un rationnement, qu’il juge comme une « possibilité réelle ».

 
 
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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 17:27
 
 
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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 16:42

 

Ouvrez les yeux, le mur approche !

 

 

Le krach financier est inéluctable et proche

 

 

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La dette publique remonte à 114,5% du PIB et se rapproche des 3000 milliards €

 

 

ESTAMPE.......DESIGN.... | Peinture japonaise, Fond d'écran abstrait ...

 

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Le Japon est au bord de l’effondrement systémique. Plus l’inflation mondiale s’accélère, plus la banque centrale japonaise imprime. Le Yen et les marchés financiers japonais perdent toute sorte d’ancrage basé sur les fondamentaux.

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La Chine est-elle « discrètement » en train de vendre ses Treasuries ? Les avoirs de la Chine en bons du Trésor américain ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis mai 2010…

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Charles Gave: « L’inflation, c’est la volonté du gouvernement, en faisant baisser la valeur de la monnaie pour rembourser leurs dettes. »

 

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Les faillites augmentent de nouveau dans la construction et concernent surtout les TPE

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Egon Von Greyerz: « La crise (bulle) de 2008 s’était limitée à l’Immobilier; aujourd’hui, nous sommes dans une bulle de tout, des marchés boursiers, des marchés obligataires surgonflés et du marché immobilier hors de prix en passant par l’art survalorisé, avec des dirigeants célèbres surpayés et avec un marché du véhicule d’occasion extrêmement cher »

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 16:22

 

L'ancien n°2 de Wall Street annonce un "tsunami" financier - Capital.fr

 

L’effondrement a été délibérément déclenché pour des motifs politiques par la banque centrale. La situation n’est pas différente aujourd’hui, car il est clair que la Fed américaine agit avec l’arme des taux d’intérêt pour faire s’effondrer ce qui est la plus grande bulle financière spéculative de l’histoire humaine, une bulle qu’elle a elle-même créée. Les krachs mondiaux commencent toujours à la périphérie, comme le Creditanstalt autrichien de 1931 ou la faillite de Lehman Brother, en septembre 2008.

La décision du 15 juin de la Fed d’imposer la plus forte hausse de taux en près de 30 ans, alors que les marchés financiers sont déjà en plein effondrement, garantit désormais une dépression mondiale, voire pire.

 

 

L’ampleur de la bulle de « crédit bon marché » que la Fed, la BCE et la Banque du Japon ont créée en achetant des obligations et en maintenant des taux d’intérêt proches de zéro, voire négatifs, depuis 14 ans, dépasse l’imagination. Les médias financiers couvrent le tout avec des reportages quotidiens absurdes, alors que l’économie mondiale est préparée, mais pas à la soi-disant « stagflation » ou récession. Ce qui s’annonce dans les mois à venir, à moins d’un revirement spectaculaire de la politique, c’est la pire dépression économique de l’histoire à ce jour. Merci à la globalisation et à Davos.

 
Globalisation
 

Les pressions politiques à l’origine de la globalisation et de la création de l’Organisation mondiale du commerce à partir des règles commerciales du GATT de Bretton Woods, à la suite de l’accord de Marrakech de 1994, ont fait en sorte que la fabrication industrielle avancée de l’Occident, plus particulièrement des États-Unis, puisse fuir à l’étranger, « s’externaliser », pour créer une production dans des pays à très bas salaires. Aucun pays n’a offert plus d’avantages à la fin des années 1990 que la Chine. La Chine a rejoint l’OMS en 2001 et, depuis lors, les flux de capitaux en provenance de l’Occident vers le secteur manufacturier chinois ont été stupéfiants. Il en a été de même pour l’accumulation de la dette chinoise en dollars. Aujourd’hui, cette structure financière mondiale fondée sur une dette record commence à s’effondrer.

 

Lorsque Washington a délibérément permis l’effondrement financier de Lehman Brother en septembre 2008, les dirigeants chinois ont réagi par la panique et ont offert des crédits sans précédent aux gouvernements locaux pour construire des infrastructures. Certaines de ces infrastructures étaient partiellement utiles, comme un réseau de trains à grande vitesse. D’autres étaient carrément du gaspillage, comme la construction de « villes fantômes » vides. Pour le reste du monde, la demande sans précédent de la Chine en acier de construction, en charbon, en pétrole, en cuivre et autres était la bienvenue, car les craintes d’une dépression mondiale s’éloignaient. Mais les mesures prises par la Fed et la BCE après 2008, ainsi que par leurs gouvernements respectifs, n’ont rien fait pour remédier aux abus financiers systémiques des grandes banques privées de Wall Street et d’Europe, ainsi que de Hong Kong.

 

La décision prise par Nixon en août 1971 de découpler le dollar américain, la monnaie de réserve mondiale, de l’or, a ouvert les vannes des flux monétaires mondiaux. Des lois toujours plus permissives favorisant la spéculation financière incontrôlée aux États-Unis et à l’étranger ont été imposées à tout bout de champ, depuis l’abrogation de la loi Glass-Steagall par Clinton, à la demande de Wall Street, en novembre 1999. Cela a permis la création de mégabanques si grandes que le gouvernement les a déclarées « trop grosses pour faire faillite ». C’était un canular, mais la population y a cru et les a renflouées avec des centaines de milliards d’euros, tirés de l’argent des contribuables.

 

Depuis la crise de 2008, la Fed et les autres grandes banques centrales mondiales ont créé un crédit sans précédent, appelé « helicopter money« , pour renflouer les grandes institutions financières. La santé de l’économie réelle n’était pas un objectif. Dans le cas de la Fed, de la Banque du Japon, de la BCE et de la Banque d’Angleterre, un total de 25 000 milliards de dollars a été injecté dans le système bancaire par le biais de l’achat d’obligations, ainsi que d’actifs douteux comme les titres adossés à des créances hypothécaires, au cours des 14 dernières années.

 
La folie quantitative
 

C’est là que les choses ont commencé à vraiment mal tourner. Les plus grandes banques de Wall Street, telles que JP MorganChase, Wells Fargo, Citigroup ou, à Londres, HSBC ou Barclays, ont prêté des milliards à leurs grandes entreprises clientes. À leur tour, les emprunteurs ont utilisé les liquidités, non pas pour investir dans de nouvelles technologies de fabrication ou d’exploitation minière, mais plutôt pour gonfler la valeur des actions de leurs sociétés, ce que l’on appelle des rachats d’actions, faites pour « maximiser la valeur pour les actionnaires ».

 

BlackRock, Fidelity, les banques et d’autres investisseurs ont adoré ce tour de manège gratuit. Entre le début de l’assouplissement de la Fed en 2008 et juillet 2020, quelque 5 000 milliards de dollars ont été investis dans ces rachats d’actions, créant ainsi le plus grand rallye boursier de l’histoire. Tout s’est financiarisé dans le processus. Les entreprises ont versé 3 800 milliards de dollars de dividendes entre 2010 et 2019. Des entreprises comme Tesla, qui n’avaient jamais réalisé de bénéfices, ont pris plus de valeur que Ford et GM réunis. Les crypto-monnaies comme le bitcoin ont atteint une valorisation de la capitalisation boursière supérieure à 1 000 milliards de dollars, fin 2021. Avec l’argent de la Fed qui circule librement, les banques et les fonds d’investissement ont investi dans des domaines à haut risque et à haut profit comme les junk bonds ou la dette des marchés émergents dans des endroits comme la Turquie, l’Indonésie ou, oui, la Chine.

 

L’ère d’assouplissement monétaire post-2008 et de taux d’intérêt zéro de la Fed a conduit à une expansion absurde de la dette du gouvernement américain. Depuis janvier 2020, la Fed, la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne et la Banque du Japon ont injecté un total de 9 000 milliards de dollars de crédit à taux quasi nul dans le système bancaire mondial. Depuis un changement de politique de la Fed en septembre 2019, cela a permis à Washington d’augmenter la dette publique d’un montant stupéfiant de 10 000 milliards de dollars en moins de 3 ans. Puis la Fed a de nouveau secrètement renfloué Wall Street en achetant 120 milliards de dollars par mois d’obligations du Trésor américain et de titres adossés à des hypothèques, créant ainsi une énorme bulle obligataire.

 

Une administration Biden imprudente a commencé à distribuer des milliers de milliards de dollars de soi-disant fonds de relance pour combattre les blocages de l’économie. La dette fédérale américaine est passée d’un niveau raisonnable de 35 % du PIB en 1980 à plus de 129 % du PIB aujourd’hui. Seul l’assouplissement quantitatif de la Fed, l’achat de milliers de milliards de dollars de dette publique et hypothécaire américaine et les taux quasi nuls ont rendu cela possible. Aujourd’hui, la Fed a commencé à dénouer cette situation et à retirer des liquidités de l’économie par le biais d’un resserrement monétaire, ainsi que par des hausses de taux. C’est délibéré. Il ne s’agit pas d’une erreur d’appréciation de l’inflation par la Fed.

 
L’énergie est le moteur de l’effondrement
 

Malheureusement, la Fed et les autres banques centrales mentent. Le relèvement des taux d’intérêt n’a pas pour but de ralentir l’inflation. Il s’agit de forcer une réinitialisation globale du contrôle des actifs mondiaux, de la richesse, qu’il s’agisse de l’immobilier, des terres agricoles, de la production de matières premières, de l’industrie et même de l’eau. La Fed sait très bien que l’inflation ne fait que commencer à se propager dans l’économie mondiale. Ce qui est nouveau, c’est que ce sont les mandats d’énergie verte à travers le monde industriel qui sont à l’origine de cette crise de l’inflation pour la première fois, ce qui est délibérément ignoré par Washington, Bruxelles ou Berlin.

 

Les pénuries mondiales d’engrais, la flambée des prix du gaz naturel et les pertes d’approvisionnement en céréales dues à la sécheresse mondiale, à l’explosion des coûts des engrais et du carburant ou à la guerre en Ukraine, garantissent qu’au plus tard au moment de la récolte de septembre-octobre, nous subirons une nouvelle explosion mondiale des prix de l’alimentation et de l’énergie. Toutes ces pénuries sont le résultat de politiques délibérées.

 

De plus, une inflation bien pire est certaine, en raison de l’insistance pathologique des principales économies industrielles du monde, menées par l’agenda anti-hydrocarbures de l’administration Biden. Ce programme est illustré par la stupéfiante absurdité du secrétaire américain à l’énergie qui a déclaré « achetez donc des voitures électriques » en réponse à l’explosion des prix de l’essence.

 

De même, l’Union européenne a décidé d’éliminer progressivement le pétrole et le gaz russes, sans substitut viable, alors que sa principale économie, l’Allemagne, s’apprête à fermer son dernier réacteur nucléaire et à fermer davantage de centrales au charbon. En conséquence, l’Allemagne et d’autres économies de l’UE connaîtront des pannes d’électricité cet hiver et les prix du gaz naturel continueront de s’envoler. Au cours de la deuxième semaine de juin, en Allemagne, les prix du gaz ont encore augmenté de 60 %. Le gouvernement allemand, contrôlé par les Verts, et l’agenda vert « Fit for 55 » de la Commission européenne continuent de promouvoir l’énergie éolienne et solaire, peu fiable et coûteuse, au détriment des hydrocarbures, bien moins chers et fiables, assurant ainsi une inflation sans précédent liée à l’énergie.

 
La Fed a débranché l’imprimante
 

Avec la hausse de 0,75 % des taux d’intérêt de la Fed, la plus importante depuis près de 30 ans, et la promesse d’autres hausses à venir, la banque centrale américaine a maintenant garanti l’effondrement non seulement de la bulle de la dette américaine, mais aussi d’une grande partie de la dette mondiale, d’une valeur de 303 000 milliards de dollars. La hausse des taux d’intérêt, après presque 15 ans à 0%, signifie l’effondrement de la valeur des obligations. Les obligations, et non les actions, sont le cœur du système financier mondial.

 

Les taux hypothécaires américains ont doublé en cinq mois pour dépasser les 6 %, et les ventes de logements étaient déjà en chute libre avant la dernière hausse des taux. Les entreprises américaines ont contracté une dette record grâce aux années de taux ultra bas. Environ 70 % de cette dette est classée juste au-dessus du statut de « junk ». Cette dette des entreprises non financières s’élevait à 9 000 milliards de dollars en 2006. Aujourd’hui, elle dépasse 18 000 milliards de dollars. Désormais, un grand nombre de ces entreprises marginales ne seront pas en mesure de reconduire l’ancienne dette en empruntant la nouvelle, et des faillites suivront dans les mois à venir. Le géant des cosmétiques Revlon vient de déclarer faillite.

 

Le marché hautement spéculatif et non réglementé des crypto-monnaies, mené par le bitcoin, s’effondre à mesure que les investisseurs réalisent qu’il n’y a pas de solution de sauvetage. En novembre dernier, le monde des crypto-monnaies était évalué à 3 000 milliards de dollars. Aujourd’hui, elle est inférieure à la moitié de cette somme, et l’effondrement se poursuit. Avant même la dernière hausse des taux de la Fed, la valeur des actions des mégabanques américaines avait perdu quelque 300 milliards de dollars. Maintenant que la poursuite de la vente panique en bourse est garantie à mesure que l’effondrement économique mondial s’amplifie, ces banques sont préprogrammées pour une nouvelle crise bancaire grave au cours des prochains mois.

 

Comme l’a récemment noté l’économiste américain Doug Noland, « Aujourd’hui, il existe une « périphérie » massive chargée d’obligations de pacotille « subprime », de prêts à effet de levier, de prêts « buy-now-pay-later », de titrisations de voitures, de cartes de crédit, de logements et de panneaux solaires, de prêts de franchise, de crédits privés, de crédits cryptographiques, de DeFi, etc. Une infrastructure massive s’est développée au cours de ce long cycle pour stimuler la consommation de dizaines de millions de personnes, tout en finançant des milliers d’entreprises non rentables. La « périphérie » est devenue systémique comme jamais auparavant. Et les choses ont commencé à se briser ».

 

Le gouvernement fédéral va maintenant trouver que le coût des intérêts de sa dette record de 30 000 milliards de dollars est beaucoup plus élevé. Contrairement à la Grande Dépression des années 1930 où la dette fédérale était presque nulle, aujourd’hui le gouvernement, surtout depuis les mesures budgétaires de Biden, est à la limite. Les États-Unis sont en train de devenir une économie du tiers monde. Si la Fed n’achète plus des milliers de milliards de dette américaine, qui le fera ? La Chine ? Le Japon ? Peu probable.

L'Échelle de Jacob: Vers un tsunami financier pour l’ancien vice ...
 
Dégonfler la bulle
 

Avec la Fed qui impose désormais un resserrement quantitatif, retirant des dizaines de milliards d’obligations et d’autres actifs chaque mois, ainsi qu’en augmentant les taux d’intérêt directeurs, les marchés financiers ont commencé à se désendetter. Il sera probablement saccadé, car des acteurs clés comme BlackRock et Fidelity cherchent à contrôler l’effondrement à leurs fins. Mais la direction est claire.

 

À la fin de l’année dernière, les investisseurs avaient emprunté près de 1 000 milliards de dollars en dette marginale pour acheter des actions. Et ce, dans un marché en hausse. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit, et les emprunteurs sur marge sont obligés de donner plus de garanties ou de vendre leurs actions pour éviter le défaut de paiement. Cela alimente l’effondrement à venir. Avec l’effondrement des actions et des obligations dans les mois à venir, c’est l’épargne-retraite privée de dizaines de millions d’Américains dans des programmes comme le 401-k qui s’envole. Les cartes de crédit, les prêts automobiles et autres dettes de consommation aux États-Unis ont explosé au cours de la dernière décennie pour atteindre le chiffre record de 4 300 milliards de dollars à la fin de 2021. Les taux d’intérêt sur ces dettes, en particulier les cartes de crédit, vont grimper au-delà du niveau déjà élevé de 16 %. Les défauts de paiement sur ces prêts vont monter en flèche.

 

En dehors des États-Unis, ce que nous allons voir maintenant, alors que la Banque nationale suisse, la Banque d’Angleterre et même la BCE sont obligées de suivre la hausse des taux de la Fed, c’est la boule de neige mondiale des défauts de paiement, des faillites, dans un contexte d’inflation galopante que les taux d’intérêt des banques centrales ne pourront pas contrôler. Environ 27 % de la dette mondiale des entreprises non financières est détenue par des sociétés chinoises, pour un montant estimé à 23 000 milliards de dollars. Les entreprises américaines et européennes en détiennent 32 000 milliards de dollars supplémentaires. Aujourd’hui, la Chine est au cœur de sa pire crise économique depuis 30 ans et il y a peu de signes de reprise. Avec les États-Unis, le plus grand client de la Chine, qui entrent dans une dépression économique, la crise de la Chine ne peut que s’aggraver. Cela ne sera pas bon pour l’économie mondiale.

 

L’Italie, dont la dette nationale s’élève à 3 200 milliards de dollars, a un ratio dette/PIB de 150 %. Seuls les taux d’intérêt négatifs de la BCE ont empêché l’explosion d’une nouvelle crise bancaire. Maintenant, cette explosion est préprogrammée malgré les paroles apaisantes de Lagarde, la patronne de la BCE. Le Japon, avec un niveau d’endettement de 260%, est la pire de toutes les nations industrielles, et se trouve bloqué dans le piège du taux zéro avec une dette publique de plus de 7 500 milliards de dollars. Le yen est en train de chuter sérieusement, ce qui déstabilise toute l’Asie.

 

Le cœur du système financier mondial, contrairement à la croyance populaire, n’est pas les marchés boursiers. Ce sont les marchés obligataires ; obligations d’État, d’entreprises et d’agences. Ce marché obligataire a perdu de sa valeur en raison de l’inflation galopante et de la hausse des taux d’intérêt depuis 2021 aux États-Unis et dans l’Union européenne. Au niveau mondial, ce marché représente quelque 250 000 milliards de dollars d’actifs, une somme qui perd encore de la valeur à chaque hausse des taux d’intérêt. La dernière fois que nous avons connu un renversement aussi important de la valeur des obligations, c’était il y a quarante ans, à l’époque de Paul Volcker, avec des taux d’intérêt de 20 % pour « juguler l’inflation ».

 

À mesure que le prix des obligations baisse, la valeur du capital des banques chute. Les plus exposées à une telle perte de valeur sont les grandes banques françaises et la Deutsche Bank dans l’UE, ainsi que les plus grandes banques japonaises. Les banques américaines comme JP MorganChase seraient à peine moins exposées à un effondrement majeur des obligations. Une grande partie de leur risque est cachée dans des produits dérivés hors bilan et autres. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé en 2008, les banques centrales ne pourront pas refaire une autre décennie de taux d’intérêt nuls et d’assouplissement quantitatif. Cette fois-ci, comme l’ont fait remarquer des initiés comme l’ancien directeur de la Banque d’Angleterre Mark Carney, il y  déjà trois ans, la crise sera utilisée pour forcer le monde à accepter une nouvelle monnaie numérique de banque centrale, un monde où tout l’argent sera émis et contrôlé de manière centralisée. C’est aussi ce que les gens du WEF de Davos entendent par leur Grande Réinitialisation. Ce ne sera pas bon. Un tsunami financier planifié à l’échelle mondiale vient de commencer.

 

William Engdahl

 

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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