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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 13:11

Turgot1-copie-1.jpgEn ces temps équivoques il faut démontrer par l'Histoire que souvent certaines causes peuvent donner les mêmes effets si l'on y prend pas garde :

- La technocratie actuelle  ; à l'image de l'aristocratie du XVIIIème  (imbue de ses siècles, mais en ayant perdu la mémoire et le sens de ses devoirs) ; qui croit n'être née que d'elle même bégaie inconsciemment les remèdes qu'elle pense avoir  inventé, dans une sorte d'omnipotence et suffisance propre à une caste qui veux s'engendrer, simplement  juchée sur ces doctes certitudes érigées en dogme pour servir à l'apologie de son bon peuple qu'elle juge ignorant et parfois imbécile ; il était prononcé au césar lors de son parcours triomphal - "Souviens toi que tu n'es qu'un homme" et il aurait pu être ajouté, "La roche tarpéienne est proche du Capitole".

Donc voici les meilleurs techniciens économistes qui vont se succèder au chevet du royaume de France, malade d'un système de clientélisme et tissage de  fidèlisation à la couronne par intérêts et formules de réciprocités, tous finalement préféreront s'attirer les foudres  d'un peuple qu'il croit maléable et lointain plutôt que celles des puissants et des looby des coorporations.




- Programme de la Réforme proposée par Turgot au roi Louis XVI le 24 août 1774 :

Turgot s'adresse en ces termes à Louis XVI pour définir les lignes générales de la Réforme

"Je me borne en ce moment, Sire, à vous rappeler ces trois paroles :
- Point de banqueroute ;
- Point d'augmentation d'impositions : la raison en est dans la situation des peuples, et encore plus dans le coeur de Votre Majesté ;
- Point d'emprunt, parce que tout emprunt nécessite au bout de quelque temps, ou la banqueroute, ou l'augmentation d'impositions ;

Pour remplir ces trois points, il n'y a qu'un moyen, c'est de réduire la dépense au-dessous de la recette, pour pouvoir économiser chaque année une vingtaine de millions pour rembourser les dettes anciennes. Sans cela le premier coup de canon forcerait l'Etat à la banqueroute.

Il faut, Sire, vous armer, contre votre bonté, de votre bonté même ; considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans, et comparer la misère de ceux auxquels on est quelquefois obligé de l'arracher par les exécutions des plus rigoureuses, à la situation des personnes qui ont le plus de titres pour obtenir vos libéralités.

On peut espérer de parvenir, par l'amélioration de la culture, par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement les peuples, sans diminuer beaucoup les revenus publics. Mais si l'économie n'a précédé, aucune réforme n'est possible.

C'est surtout de l'économie que dépendent la prospérité de votre règne, le calme dans l'intérieur, la considération au dehors, le bonheur de la nation et le vôtre."



- Ou comment la noblesse de France en vint à se faire domestiquer ; attirée par le miroir aux allouettes de la capitale et les "émargements" au Trésor en guise d'appât par le Pouvoir Institutionnel :

"On vit après la mort de Louis XIII, qui ne survécut guère à son ministre, que les grands seigneurs n'avaient point plié sous l'obéissance : c'est Henri IV qui a commencé cet ouvrage, c'est Louis XIV qui l'a fini. Au reste, je ne sais si d'avoir attiré les grands seigneurs à la cour est vraiment un si grand bien pour le Roi et pour le royaume : le revenu des terres, qui devrait circuler dans les provinces, vient se perdre dans le gouffre de la capitale ; la multiplication des courtisans multiplie aussi les intrigues, embarrasse et fatigue les ministres, et multiplie aux dépens du trésor royal, et par conséquent du peuple, les inobéissances, les exemptions de toute espèce, les grades, les distinctions et les grâces. »

Sources : Mémoires du Cardinal de Bernis - éditions du Mercure de France (1986) p. 145


- de l'Art de plaire et de se complaire à la Cour sous Louis XIV :

"Ses ministres, ses généraux, ses courtisans s'aperçurent, bientôt après qu'il fut le maître, de son faible plutôt que de son goût pour la gloire. Ils le louèrent à l'envie et le gâtèrent. Les louanges, disons mieux, la flatterie lui plaisait à tel point, que les plus grossières étaient bien reçues, les plus basses encore mieux savourées..."

 "Les fêtes fréquentes, les promenades particulières à Versailles, les voyages furent des moyens que le roi saisit pour distinguer et pour mortifier en nommant les personnes qui à chaque fois en devaient être, et pour tenir chacun assidu et attentif à lui plaire..."

Sources : Mémoires du Duc de Saint Simon - année 1715 - (1675-1755)

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