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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:28

Les cathares, des origines contestataires.

Une très intéressante vidéo sur « Les cathares et leurs héritiers » sur Europe 1

Emission « Au cœur de l’Histoire » de Franck Ferrand

Avec la participation de   Julien Théry-Astruc, Professeur d’Histoire de l’Occident médièval au Centre d'Études Médiévales de Montpellier (Professeur en Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, univ. Lyon 2)

Un échange détaillé sur la montée du catharisme en Languedoc, son appellation exacte, et le combat entre les féodaux, le pouvoir intemporel (la papauté) et le pouvoir temporel (le roi)

 

Franck Ferrand fait un bon résumé de l’hérésie albigeoise en Languedoc, assez pour évoquer rapidement les intérêts en jeu.

Le débat qui suit évoque notamment au vue des recherches récentes de  Julien Théry-Astruc  les raisons de l’hérésie.

Mark G. Pegg  « essai historiographique ». Professeur-assistant à l’Université

Washington de Saint-Louis aux États-unis (Missouri)

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00624456/document

 

Raisons de l’hérésie qui tiennent plus d’un mouvement contestataire lié a la montée en puissance de l’église, ou du moins l’interprétation du régime théocratique qu’en fait Innocent III.

Si déjà et depuis longtemps l’église ou plutôt les représentants ecclésiastiques se conduisent de façon de moins en moins cléricales et ceci même sur propos même du fameux pape Innocent III  (1198-1216) qui fustigeaient les évêchés de Narbonne et Beziers pour différentes raisons toutes aussi valables les unes que les autres.  Malversations, abus de pouvoir, détournements, simonie, concubinage, corruption. Dès lors qu’il avait abandonné la manière cistercienne de gérer l’affaire « cathare » plus proche disons de l’architecture aristocratique et de l’approche diplomatique.

La nouvelle vision est une appréhension plus pragmatique pour s’attirer la faveur des foules, un mode opératoire plus proche de celle des premiers chrétiens un peu à l’image de vie des bons hommes, simplicité, chasteté et pauvreté, incarné à cet effet par Saint Dominique.

Il destitue donc les évêques de Narbonne Beziers et  Toulouse.

Tout le développement de la croisade albigeoise tient plus de la personnalité d’Innocent III que quiconque, lui qui se fait le parangon de l’église théocratique

extrait d'une lettre écrite

quelques jours après le sacre triomphal d’Innocent III  :

« Qui suis-je, moi, ou qu'était la maison de

mon père, pour que je sois admis à siéger au-dessus des rois, à posséder le trône

de gloire ? car c'est à moi que s'applique la parole du prophète : « Je t'ai établi au-dessus

des peuples et des royaumes pour que tu arraches et que tu détruises, et

aussi pour que tu bâtisses et que tu plantes. » C'est à moi qu'il a été dit : « Je te

donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terra sera lié

dans le ciel. »

 

et il ne s’en privera pas !

  1. Il jette l'interdit sur le royaume de France pour contraindre Philippe II à répudier Agnès de Méranie et rendre à son épouse Ingeburge de Danemark sa place de reine

Il excommunie et dépose Jean sans Terre roi d’Angleterre

1208 : il jette l'interdit sur le royaume d'Angleterre après son conflit avec Jean sans Terre sur la nomination de l'archevêque de Cantorbéry

1210 : il excommunie Otton IV du Saint-Empire tout en soutenant Frédéric II de Hohenstaufen.

1211 : il demande à l'évêque de Metz de s'opposer à ceux qui possèdent des Bibles en français ; des abbés missionnaires prêchent contre les traductions françaises et brûlent les Bibles en français.

C’est-à-dire le maintien total de la bible entre la  main des clercs, l’interprétation et la diffusion, contrairement aux cathares qui eux ont l’évangile de Jean en langue vulgaire (courante)

1213 : il obtient la soumission de Jean sans Terre.

 

D’autre part il assimile l’hérésie ou les hérésies a un crime de lèse majesté, (droit romain)

  • bulle pontificale Vergentis in senium (25 mars 1199), il assimile l’« aberration dans la foi » à un crime de lèse-majesté, concept romain redécouvert à cette époque par les autorités laïques30. En 1205, dans sa bulle Si adversus vos, il condamne ceux qui viennent à la défense des hérétiques, leur interdisant de fait le secours d'un avocat, voire de témoins à décharge. La procédure inquisitoire, destinée à la répression de tous les méfaits (et pas seulement des hérésies) est complétée et codifiée par une série de décrétales, en particulier Licet Heli (1199) et Qualiter et quando (1206). Toutes les dispositions relatives à la procédure inquisitoriale seront reprises et mises en ordre par le même Innocent III en novembre 1215 à l'occasion du IVe concile du Latran, au 8e canon, lui aussi nommé Qualiter et quando31.

Ce qui évidemment est souligné dans les procédures inquisitoriales ou parfois, dans le cas de d’Helis de Fanjeaux il est évoqué des liens familiaux qui sont absolument faux et invérifiés. Donc il est évoqué des liens familiaux factices à charge.

Et l’on s’aperçoit que ces procédures la plupart du temps sont uniquement à charge, car il n’y a pas de défense, ç’est un mode accusatoire, mais aussi diffamatoire.

Cela relève plus d’un procédé de propagande pour justifier de la main-mise du pape sur les territoires investigués. Il faut une hérésie constituée, hiérarchisée,  ordonnée, codifiée.

Mais quel est le but, Innocent qui portait mal son nom a eut certainement l’ambition de pouvoir asseoir ses pleins pouvoirs intemporels et temporels sur les domaines infectés par l’hérésie.

N’oublions par une chose le domaine des Trencavels, puis le royaume d’Aragon.

 

Le Royaume d’Aragon est inféodé aux rois de France sur la Marche d’Espagne (Marquisat de Gothie) ce depuis les carolingiens du moins en théorie, puis qu’a son tour l’Aragon est inféodé depuis 1068 au pape (vassaux du pape) sur sa partie espagnole.  De l’autre les Trencavels autrefois inféodés au Comte de Toulouse le quittent pour s’inféoder au roi d’Aragon, donc ils ne dépendent plus directement du Comte de Toulouse et par là si l’on veut du roi de France, puisque le comte de Toulouse est son vassal.

De ce fait, on peut penser qu’Innocent III par le biais du roi d’Aragon jette un œil sur ce qui en principe lui appartient, notamment sur les terres des Trencavels. Et ce sont biens ceux-ci qui sont les premiers attaqués lors de la croisade, attaqués et annexés. Enfin destitués, comme hérétiques, et leurs biens saisis et remis a Simon de Montfort.

 

Quant à Philippe Auguste, il ne tient pas a s’investir dans une croisade sur ses féodaux, d’autant plus que le comté de Toulouse est aussi un apanage théorique revendiqué par les Plantagenêts avec lesquels il est en conflit. Donc se serait ouvrir deux fronts.

Lettre de Philippe auguste au Pape Innocent III 1208

« Quant au fait que vous livrez la terre du comte à ceux qui voudront s'en emparer, nous avons appris d'hommes émi- nents et instruits que vous n'avez pas le droit d'agir ainsi, tant que vous ne l'aurez pas condamné comme hérétique. Quand bien même il serait vous devriez nous en avertir et nous demander d'exposer sa terre, car c'est de nous qu'il la tient » Histoire générale de Languedoc (HGL), VII, 558

Cependant la tournure des évènements va le forcer par intermédiaire à agir. C’est Simon de Montfort chargé des basses œuvres, lui-même vassal des Plantagenêts ( pour ce qui concerne le baronnage anglo normand de Leceister tenu en moitié par sa mère Amicie de Beaumont)

La mort de Pierre II d’Aragon règle ce qui aurait pu s’avérer (en cas de victoire à Muret (1213)) une possibilité de reconstitution de la Septimanie, via l’ancien royaume Wisigoth. Et affaiblit le pouvoir papale puisqu’ils en sont les vassaux, mais dès lors libère le champs pour un temps pour reconstituer la vassalité à la couronne via Simon de Montfort (reconstitution de la Marche d’Espagne)

De ce fait sur l’échiquier manque un roi, un cavalier, et nombre de pions, reste les autres pièces, Simon à son tour tombe tué lors du siège de Toulouse en 1218. Ici tout est chambouler retour à zéro.

Colère du Pape, soutien du roi de France, il faut en finir. La saignée dans les troupes méridionales a considérablement affaiblit les languedociens.

Louis VIII affaiblira les Montfort, mais rattachera à la couronne leurs terres  les vicomtés de Béziers, d’Albi et de Carcassonne, le comté de Toulouse en 1249 en apanage par mariage du frère de saint Louis à la fille du comte de Toulouse et rattaché à la couronne en 1271.

Les soulèvements contre l’autorité royale sont loins d’être locaux, Hugues de Lusignan seigneur de la Marche du Poitou dans le même temps renie son inféodation au roi de France Louis IX :

« J’avais été déçu et circonvenu quand je me proposais de te faire hommage ; aujourd’hui j’ai changé d’avis et je viens te jurer et t affirmer que jamais je ne me tiendrai pour ton homme. » dit il à Alphonse comte de Poitiers et frère de saint Louis, en parlant de son futur suzerain Henri III d’Angleterre.

Les Lusignan famille illustre (dont Guy de Lusignan roi de Jérusalem (hélàs !) jouie d’un lustre immense auprès de la grande aristocratie médiévale, elle soulève par alliance le comté de Provence et s’accorde le soutien des rois d’Aragon, d’Angleterre et de Navarre.

Mais on sait bien que les Lusignan s’ils furent bien des grands féodaux n’étaient pas très avisés en stratégie. Hugues de Lusignan perd Saintes puis est défait à Taillebourg. Henri III n’ayant pu intervenir avec ses barons, lui-même en quête d’autorité sur son royaume. C’était tenté le coup, Louis IX semblait novice, mais pas temps que ça.

 

De ces faits on voit s’effondrer en peu de temps sur une période courte, toute contestation féodale vis-à-vis de la couronne.  Sur une période de quarante ans, les rois successifs de France se débarrassent des grands féodaux et de la papauté.

 

Pour ce qui concerne le Midi, on voit les méfaits qu’ont pu engendrer les abus ecclésiastique et monastiques. Déjà vers 1100 les conflits étaient ouverts entre les anciens alleutiers (propriétaires en pleins droits de terres libres) et les nouveaux suzerains proclamés ou autoproclamés.

Le serment vassalique de guillaume assalit  toujours nommé comme modèle :

 Ainsi, en 1114, Adalaïs du Pouget fait-elle serment à l’abbé de Gellone mais demande

à son époux, Guilhem Assalit, de prêter lui aussi un serment qui sera accompagné d’un

hommage ; en 1170, Vierne de Brissac fait serment et hommage pour son fief, mais engage

son fils à prêter serment dès qu’il sera armé chevalier5

 

mais aussi :

En 1122, l’abbé de Gellone est en

litige avec Guilhem Assalit à cause du fief du château de Brissac. Guilhem reconnaissait

devoir l’hommage pour le château mais refusait de prêter serment. L’abbé

l’y contraint après avoir entendu des témoins, dont le propre frère de Guilhem. La

définition énonce que « Guilhem Assalit, reconnaissant alors la vérité, jura de sa propre

main fi délité audit abbé Guilhem » (ALAUS, CASSAN et MEYNIAL, Cartulaires des abbayes,

p. 297, n° 364 ; trad. DÉBAX, La féodalité languedocienne, p. 141).

 

 

Ce serment ou ces serments dénotent deux choses si l’on voit la suite des évènements, le catharisme ou l’hérésie renie totalement tout serment, et de ce fait tout lien de vassalité.

On sait donc que ç’est l’une des pierres d’achoppement de ce principe, le second ç’est sur document que les dons aux abbayes notamment ceux de Narbonne à la même période diminuent à un point que les biens tenus en vassalité sont remis définitivement a leur propriétaire ce qui est le cas pour le domaine de Popian. Donc l’aristocratie ne donne plus à certains monastères ou abbayes et notamment dans la Narbonnaise. D’autre part, ce ne sont pas des familles issus de noblesse campagnardes qui intègre le mouvement contestataire, se sont bien des familles soit issus d’une aristocratie plus ancienne, notamment installée par les carolingiens, (carolingiens déposés par le pape d’alors) et l’on sait le sentiment légitimiste que saint Fulcran à vis-à-vis des carolingiens.

Mais ce sont et je tiens bien à le souligner des familles aux revenus monétaires importants, soit par l’entremise du commerce, mais aussi par la propriété de mines, notamment les mines de la montagne Noire non loin du Lauragais, puis des mines du Razes. N’oublions pas la dernière mine d’or de France Salsigne. C’est donc bien des revenus importants et conséquents qui alimentent cette contestation, même si le l’âme duelliste entre locaux est toujours présente, elle vient à s’effacer dans l’adversité.

D'autre part le Lauragais se trouve être a une limite entre le comté de Toulouse et les vicomtés des Trencavel, donc une sorte notamment à Fanjeaux de ville (castrum) fortifiée frontière, un lieu de passage entre les domaines.

On peut donc retenir deux choses, la contestation, par abus féodal ou accaparement de revenus, via l’entremise d’abbayes qui pour certaines sont liées à des familles montantes. Et de l’autre la mise en forme de la contestation d'une manière théologique ceci dans des territoires plus cosmopolites et souples dans la diversité, par exemple, les mêmes hérésies ou prétendues telles au Nord sont immédiatement interrompues par la fureur publique, une mise au bucher systématique, le plus souvent sans l’accord du pouvoir temporel ou intemporel.

On parle de propagande, outil récent du XXème siècle inventé avant –guerre.  Ici on a la démonstration d’une propagande, d’un mise en scène, d’une politique systématique de procédés diffamatoires simplement dans le seul but d’avidité, de cupidité, d’hégémonie et bien sûr de renflouement des caisses… justifiés par ces moyens uniquement à charge.

Bref rien de nouveau sous le Soleil !!

 

 

 

Exemple :

http://www.archive.org/stream/cartulairedenotr01prouuoft#page/cclvi/mode/2up

les Aniort

Je propose un autre lien sur une enquête ou une contre enquête menée par Anne Brenon Historienne de l'école des Chartes, donc sur les documents de l'époque, notamment inquisitoriaux, les codex cathares sur leur religion, les différentes recherches concernant le sujet. Le livre n'est pas récent 2008 mais il a le mérite de s'appuyer sur recherches très étayées, qui mettent en valeur plutôt la structuration d'une église cathare, notamment par le document de saint félix en Lauragais. Les autres documents corroborent ce texte. C'est une approche primordiale si l'on veut s'intéresser à cette période :

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/cathares-la-contre-enquete-9782226220516 

 

Ce point de vue est un point de vue qui ne tend pas à minimiser ce mouvement mais a en évoquer la structuration et la hierarchisation. Il y a l'autre point de vue qui est celui de la minimisation du mouvement pour des raisons pas très claires.

 

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:49

Voici quelques éléments supplémentaires concernant l'origine du domaine de Brissac dans l'Hérault au plus vers l'an 800 :

 

La donation initiale de Bernard et Sénégonde, comte et comtesse de Melgueil, à Guilhem des alleux de Monte pestelario et Cardillargues en 975.

  • À une date indéterminée, proche de l’an 1000, Engelrade donne à Saint Guillem de Gellone (Cartulaire de Gellone n° 67) un bien autrefois tenu dans l’Agonès (à Brissac) par son père. Un siècle plus tôt, Guillemette, comtesse de Melgueil y tenait des droits qu’elle transmet à son fils Bernard en 899 (Cartulaire de Maguelone n° III).
  • Les noms des trois fils de Gui et d’Engelrade (Guilhem, Bérenger et Pierre) sont courants dans la famille de Melgueil (base de recherches Mme. C. Duhamel Amado)

 

En l'an 1100 le domaine de Brissac d'Agones est à Pierre père de Guilhem Assalit, Pons Dagon et Bertrand. Le serment ne se fait que sur Brissac et non Agones ? (d'autres éléments viendront pour les ascendants de Pierre)

 

Archives médiévales d'Assailly/Assalit/Assaly

 

Controverse sur le serment de Guillaume Assalit et l'abbaye de Gellone en 1122 pour le château de Brissac (Hérault)

 

 

 

    brissac origines-copie-1

 

 

 

 

Il faut étudier sérieusement les liens familiaux Popian, Lestang, Pouget, et Brissac sur les origines... on retrouve bien plusieurs Teutberg sur la région de Popian, Lestang, curieusement, les alliances se perpétuent sur ces domaines dont plus tard celui du Pouget, et Brissac... (les domaines Popian, Pouget, Lestang, villa Franconie et Brissac sont en liens matrimoniaux  avec les Assalit)

 

aussi je met en lien cette page blog qui me parait une étude assez remarquable, car croisées de plusieurs élements. Les liens de cousinages sont soulignés, ils se recroisent assez souvent, les conflits familiaux et d'intérêts sont courants. En somme tout à fait contemporain, si l'on pense aux guéguérres que se font les puissants d'aujourd'hui

 

http://thierryhelene.bianco.free.fr/drupal/?q=node/58

 

 

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 15:20

En 1122 une nouvelle fois Guillaume Assalit conteste que l'abbé de Gellone lui demande fidèlité et serment au sujet de sa part d'héritage sur la seigneurie du château de Brissac (de castro Breixach), trois ans après l'autre litige sur le domaine de Lestang (1119) et l'abbaye d'Aniane.

 

Ici l'abbé de Gellone produit trois témoins dont le frère de Guillaume Assalit, Pons d'Agones (Dagon), ensuite la succession de Pierre (Assalit) revient Bertrand frère de Pons et Guillaume, alors que Guillaume est le seul à prêter serment ?.En 1119 Guillaume est obligé de déguerpir de l'honneur du domaine de Lestang... pourquoi cela :

 

"Sous la pression guerrière des féodaux, les alleux ont eu tendance à être transformés en fiefs : après avoir poussé un propriétaire à déguerpir de son alleu (c'est-à-dire à l'abandonner), le seigneur qui le saisit le lui rend en « fief de reprise » ; l'ancien propriétaire lui doit alors des services mais jouit de sa protection."

 

Ici la pression se fait par les deux abbayes voisines Aniane et Gellone, souvent en lien (soit familiaux, soit d'intérêts) avec les Montpellier féodaux alors en ascension. Ainsi, le Pouget, Popian passent aux Montpellier ensuite.

 

L'origine de la terre de Castro Breixach, va pouvoir nous donner quelques indications ou pistes !!!

 

"Ceci est la charte de l'accord conclu au sujet des controverses surgies entre Guilhem abbé de Gellon et Assalit à propos du castrum de Brissac. L'abbé en effet disait que Guilhem Assalit devait non seulement lui faire hommage, mais aussi lui jurer fidélité pour le fief qu'il tenait de lui. Guilhem Assalit reconnaissait l'hommage, mais niait devoir le serment de fidélité. C'est pourquoi l'abbé Guilhem produisuit trois témoins idoines, Pons d'Agonès, le frère dudit Guillaume Assalit. Il reconnut au cours du plaid que le serment de fidélité devait être fait par le seigneur de Brissac à l'abbé de Gellone pour le fief qu'il tenait de lui, et même ce Pons était prêt à faire ce serment de fidélité de sa propre main. Guilhem Assalit, reconnaissant alors la vérité jura de sa propre main fidélité audit abbé Guilhem, comme abbé l'y enjoignit. Ceci fût fait

 

Le juriste Dulcian, actif à Montpellier dès les années 1130 était présent lors de la résolution de ce différend (cqfd)

 

 

Sources :  la Féodalité languedocienne "Serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel" Presses universiataires du Mirail - 2003 -

 

Hec est carta difinicionis super controversiis que fuerunt inter Guilelmum abbatem secundum Gellonensis cenobii et Assalit de castro Breixach. Abbas enim dicebat quod supradictus Guilelmus Assaillith

debebat facere ei non solum hominium set eciam jurare fidelitatem pro feudo quem ab eo tenebat

Guilelmus vero Assaillit hominium quidem profitebatur set sacramentum fidelitatis negabat

 

 

Pons, frère de Guilhem,vient témoigner]

Confessus est in placito sacramentum fidelitatis debere fieri a 

domino de Breixac abbati Gellonensi pro feudo quem ab ipso tenebat, et eciam idem Pontius paratus fuit illud sacramentum fidelitatis facere propria manu. Unde Guilelmus Assaillit, adquiescens veritati, juravit propria manu fidelitatem supradicto abbati.

 

Sources : Cartulaire de Gellone, acte 364 ; suivi par le serment pour le château ; acte 365

 

Archives médiévales d'Assailly/Assalit/Assaly

 

litige concernant l'honneur de Lestang entre l'abbaye d'Aniane et les successeurs d'Ingelin (Guillaume Assalit) et Adalaïs du Pouget -Cartulaire d'Aniane en mars 1119

 

généalogie médiévale détaillée Assalit  

 

 

 

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 14:13

Liste des seigneurs du Pouget, de Lestang et de Notre-Dame de Rouvièges (Hérault) Litige concernant l’honneur de Lestang entre l’abbaye d’Aniane et les successeurs d’Ingelin ( Guillaume Assalit (de Brissac) - Adalaïs du Pouget - Cartulaire d’Aniane mars 1119.

 

L'acte donne les noms des enfants de Guillaume Assalit (de Brissac - de castro breixach) et Adalaïs du Pouget (héritière de Lestang par Ingelino et Rostaing Ugo et Guinarde) soit Pierre Sicard, Pons Dagon (de Lestang), Guillaume Assalit (fils de Guillaume et Adalaïs), Frédol, Bertrand (de Brissac) et Ricarde. Pour la succession sur l'honneur de Lestang (une portion) déjà remis par donation par Engelin, Rostaing Hugo (et Guinarde) à l'abbaye d'Aniane. Les descendants contestent la cession de l'honneur de Lestang (sur le domaine de la villa Franconie) Au final ils sont déboutés et doivent déguerpir des lieux... mais il n'en revient pas moins qu'ils sont convoqués au titre de légataires testamentaires de Lestang. Entre parenthèses j'ai ajouté les terres futures qui reviendront aux enfants de Guillaume Assalit et Adalaïs du Pouget. 

 

Mars 1119 : « Ego in Dei nomen, Guillelmus Assalitus et ego Adalacia infantes nostri, Petrus et Guillelmus Assalitus et Poncius et Fredolo et Bertrannus et Ricardis solvimus guirpinus et laudamus totum honorem Sancte Marie de Stagno et de ejus terminio, et quantum ad ejus terminium pertinet et pertinere debet que fuit de Engeleno et de Rostanno Hugone et de Guimarz, sicus eum melius dederunt ipsi Sancto Salvatori. Ita et nos laudamus et confirmamus altario Sancti Salvatori Anianensis abbati Poncio et monachis ejusdem loci presentibus et futuris totum et ab integrum ad omnem testam voluntatem faciendam, et hoc facimus per fidem et et sine inguanno. Similer nos omnes suprascripti solvimus et laudamus et reddimus totem honorem quen dedit Hemero, dictus abbas, Ugoni Petro de Pogetoet de omni queremonia quem pro hoc honore facibemus finem facimus Domino Deo, Sancti Salvatori Anianensi, et abbati poncio et monachis ejusdem loci presentibus et futuris. Et per hoc placitum dederunt nobis abbas et monachi CC sol. Melgorienses ; et ego Assalitus suprascriptuste abbatem Poncius Anianensem et monachos ejusdem loci presentes et futuros, de omni hoc placito suprascripto recipio in fide mea, quod non inguamnen vos modo nec in antea. Facta carta ista anno incarnacione Domini M° C° XIIII°, V° nonas martii, regnante Lodovico , rege. S. Guillelmi Assalid, qui hanc scripturam fieri jussit et manu sua firmavit et testes firmare rogavit, videcelet Petrus Raimundum de Monte Petroso et Poncium de Monte Albone et Guillelmus Assalitus in capitulo Anianensi, abbati et monachis ejusdem loci, presentia supradictorum vivorum Eodem die ante ecclesiam Sancti Petri de Giniano fecerunt hanc guirpicionem suprascriptam Petrus Sicardus et Guillelmus Assalitus et Fredolo, in presentia vivorum Giberti de Malag et Peti Garsioni et Bernardi Fredaldi ; apud Aniane, nomis marcii, wirpivit Bertrannus filius Willlelmi Assalliti. In nonis marcii apud Breisag fecerunt hanc Magnuc, monachi et Petri presbiteri , et Berengarii, presbiteri de Volio : XVI° Kalendas augusti, apud Poietum in area ventilabatur tricticum. Poncius Dagon fecit hanc guirpicionem et laudavit hanc cartam in presencia Guilllemi de Monte Petrose, prioris de Aniano et Berenguarii de Monte Olivo, e Guillelmi de Aniano et Guillelmi Toquet, et Guillelmi bernardi de Sancto Amancio monachus scripsit."

 

Source : Cartulaire d'Aniane, n° 263, p. 389-90

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:22


Commanderie de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem de PEXIORA (Puysubran)


Charte de donation primitive par les seigneurs du Lauragais en l’an 1100 ayant participés à la première croisade (extraits et datation) .



Cette commanderie, située a l'extrémité du Lauragais, entre Bram et Castelnaudary, est l'une des plus anciennes de l'Ordre de l'Hôpital dans nos contrées. Sa fondation remonte, en effet; à la première année du douzième siècle, alors que l’Ordre de Saint-Jean n'était encore que l'humble hôpital de Jérusalem, mais au moment ou la première croisade lui donnait un accroissement motivé par les services déjà rendus à la cause catholique. La charte de donation primitive mérite, tant a cause de son âge que des détails intéressants qu'elle nous fournit, de fixer quelques instants notre attention.


Un certain nombre de seigneurs de cette partie du Lauragais, Gislabert de Laurac (note d'Henry ici il semble y avoir une erreur, car il s'agit en latin de Gisalbert de Saissac (Saisago)), Pierre Roger, Pierre de Saissac, Roger, son frere, Raymond Pons, Bernard Garin, Bernard Miron, Bernard d' AIaman, Wilhelm de Sales, Assalit, etc., pécheurs indignes (tel est le seul titre que l'humilité chrétienne a permis à ces fiers barons), pensant avec douleur aux injures, aux mauvais traitements et au dénument auxquels sont soumis les pauvres de Jésus-Christ dans la cité de Jérusalem, et voulant se conformer aux préceptes charitables de l’Evangile et mériter la récompense éternelle promise à ceux qui les auront suivis, donnaient en franc-alleu au Saint-Sépulcre, pour l' entretien des Frères pèlerins, dans les mains d‘Yzarn, évêque de Toulouse,. de Jean Boniol, prieur de Jérusalem, la ville et la salvetat de Puysubran, situées dans le pays Toulousain. Cette donation, faite avec le consentement des clercs et des laïcs, habitant dans ce territoire, les seigneurs l'observeront toujours ; ils le jurent, les mains étendues sur un morceau de la vraie croix et sur les reliques du Saint-Sépulcre, de saint Laurent et d'autres saints, et dévouent a la malédiction céleste ceux qui tenteraient de l'enfreindre. Ils y ajoutent 110 muids de terres incultes, situées dans l’alleu de Villenouvette, près des croix des limites de la salvetat, pour founir à fa nourriture et à l'habillement des clercs du Saint-Sépulcre. L'un d'entre eux, Wilhelm Fort, donne de plus, en compensation au pèlerinage (croisade) dont il avait pris l’engagement et qu'il n'avait pu entreprendre, sa terre de Pradals, près de la salvetat de Puysiuran, en franc-alleu, aux clercs du Saint-Sépulcre. L'évêque Yzarn, approuvant et confirmant cette donation, prescrit aux clercs présents et futurs de Puysiuran de servir les frères de l’ Hôpital de Jérusalem et de leur être soumis en réservant toutefois l’obéissance qu’ils doivent à lui et à saint Etienne; il s'engage enfin à être Ie protecteur des Hospitaliers de Puysiuran et à prier ses successeurs d'en faire autant à l'avenir. Après la confirmation de I'évêque, la charte nous donne celles de Bertrand, comte de Toulouse, et d'Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne. L'hospitalier Gérard, qui figure dans tontes les anciennes chartes de fondations comme le représentant du prieur de Jérusalem dans nos contrées , vient ensuite, au nom de ce dernier, ériger Puysiuran en commanderie et en confier la direction a deux Frères de Saint-Jean, Pierre Raymond et Raymond Pons, chapelain, avec la mission d'y construire un monastère, et sous la condition que pour chaque raze de terre ils paieront a l’Hôpital un denier melgorien. II donne ensuite lecture des missives du pape Paschal II et du patriarche Dagobert, qui accordent des indulgences et la rémission de leurs péchés à ceux qui aideront Pierre Raymond dans son oeuvre et tous les bienfaiteurs de la nouvelle maison.


Comme seule indication chronologique , nous lisons que cette charte fut faite du temps du pape Paschal et du patriarche Dagobert. Nous allons essayer.de préciser un peu plus cette date au moyen des personnages mentionnés sur ce vénérable parchemin. Paschal II occupa le trône pontifical de 1099 à 1118. Dagobert, archevêque de Pise et légat du pape à la première croisade, fut nommé patriarche de Jérusalem en 1101 Izarn fut enlevé par la mort au siège épiscopal de Toulouse en 1105, Bertrand fils de Raymond de Saint-Gilles, recouvra en 1100 le comté de Toulouse, dont l’administration lui avait été confiée par son père lors de son départ pour la croisade, et qui lui avait été enlevé, en 1098 , par Guillaume, duc d'Aquitaine. Quant à Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne, dom Vaissete croit qu’elle mourut dans la seconde partie de l'année 1104. De toutes ces indications, nous pouvons conclure que la donation dont il s'agit fut faite en 1100 ou au plus tard dans le commencement de l'année 1101, qui vit disparaître la vicomtesse Ermengarde. Du reste, l'on peut admettre que quelques-uns des faits dont il est ici question durent se passer a plusieurs années de distance des uns des autres , car les personnages qui sont nommés dans ce document se trouvaient les uns dans le pays toulousain, les autres a Rome, les autres enfin à Jérusalem, et quoique , par le fait des croisades, les communications eussent été multipliées entre ces différents pays, elles n'étaient encore ni bien faciles, ni bien fréquentes. On voit, du reste, que la fin de cette charte est datée du règne de Louis VII, qui ne monta sur trône qu'en 1108.


Les archives nous fournissent ensuite une série de donations qui furent faites à la nouvelle maison et dont nous allons énumérer les plus importantes. Dans une charte non datée, deux des seigneurs qui ont figure dans la précédente, Gilabert de Laurac et Bernard d'Alaman, donnent à la maison de Puysiuran une rente de deux quartons de sel pour chaque marche tenu le vendredi au lieu de la Salle ( Arch. Puysuiran, 1. XII). Nous voyons en suite un certain nombre de chevaliers de la contrée venir demander la faveur d'être enseveli dans l'église de Puysiuran et l'acheter par de nouvelles largesses : Gilabert de Laurac et Sicard, son frère, en donnant deux arpents de vigne situés dans le territoire de Corbières, leurs armes et leurs chevaux; Bernard d'Alaman, le tiers de ses revenus; Bernard Miron, le tiers de l'agrier de VilIenouvelle; Roger de la Tour, toute sa portion du dîmaire de Saint-Martin-de-la Salle; Pons de Saint-Michel, son cheval et ses armes, etc. Toutes ces donations furent faites entre.les mains du précepteur Raymond de la Bruguière, le 4 des nones de juillet 1124 (Arch. Puysiuran, 1. I.).


Notons encore le testament que fit en faveur de la maison de Puysiuran le chevalier Pierre de Saint-Michel, qui, en revenant d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, tomba malade dans la ville de Morlas , y dicta ses dernières volontés et y mourut (11 55) (Arch. Puysiuran, 1. I.), et l’entrée dans l’Ordre de noble Robert de Penautier, qui apporta, avec sa personne, toutes ses possessions dans le comté de Toulouse, et notamment au Mas-Saintes-Puelles et au terroir de la Salle (1167) ( Arch. Besplas. 1. I.).


Au mois de février 1177 (1178), nous trouvons les trois frères, Sicard, Guillaume et Pierre de Laurac, en présence et avec le consentement d'une nombreuse assemblée de chevaliers et de bourgeois de Castelnaudary et de Laurac, concédant aux Hospitaliers l'entière seigneurie des maisons et terres qu'ils possédaient dans les villes ou places leur appartenant, ainsi que de celles qu'ils pourraient y acquérir dans la suite, et les déclarant libres de tout service et de tout usage (Arch. Puysiuran. 1. I. ).


Cependant la ville de Puysiuran ne prospérait guère; les habitants des campagnes voisines hésitaient à venir transporter leurs résidences dans cette place ouverte, située sur la principale route du midi de la France, et qu'une ceinture de murailles ne protégeait pas contre les entreprises de la plus minime troupe armée passant, dans les environs. C'est à cet état de choses que résolut de remédier le commandeur Pierre de Soubirran. Pour venir a bout de l'entreprise coûteuse de la fortification de la ville, il eut recours aux deux plus puissants seigneurs du pays et conclut avec eux un traité de paréage, par lequel il achetait leur concours au moyen de la cession d'une partie de sa juridiction. Les archives nous ont conservé la charte de commune octroyée par ces, trois seigneurs, dans le but d'attirer de nombreux habitants dans leur nouvelle bastide. Ils maintiennent le droit d'asile dans ce territoire; tout étranger qui viendra s'établir dans la ville pourra choisir, a son arrivée, le seigneur sous la protection de qui il voudra se placer; les habitants, exempts de tout droit de leude, ne paieront que le sextarage pour le sel, d'après les coutumes de Castelnaudary; la justice sera exercée par indivis an nom des trois seigneurs (1194).


Cette dernière disposition, soit par suite de nouveaux arrangements, soit par suite de négligence d'un côté et d'usurpation de l'autre, ne paraît pas avoir été maintenue dans les siècles suivants, et les archives ne font plus mention de la juridiction des hospitaliers sur la ville de Puysiuran.

 

Sources : Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France A. Dubourg, seconde série, T. XI, p. 399 à 403, Toulouse, Privat-Chauvin éditeurs

 

 

Charte de fondation de la commanderie de Puysiuran (1100)

 

+ Domino nostro auxiliante et Salvatori Jesu Christo, nos peccatores, quamvis indigni, cogitantes de passionibus et de injuriis et de doloribus et de penuriis, quas sustinent pauperes Christi in civitate Jerosolima, nos audientes et considerantes, volumus adimplere dominicum praeceptum, illud quod Dominus precepit in Evangelio : «  Date et dabitur vobis. - Esurivi et dedistis mihi manducare; sitivi et dedistis mihi bibere (et cetera). » Igitur nos insimul, ego Guislabertus et Petrus Rodgarius et Petrus de Saisago et Rodgarius frater ejus, et Raimundus Poncius et Bernardus Guarinus et Rodgarius et Petrus et Ramundus et Bernardus Miro et Bernardus d'Alamandus et Vilelmus et Ademarus frater ejus et Vilelmus de Salis et Asalitus et Bernardus Miro de Pebrense, nos omnes insimul, cum adfirmatione et laudatione laïcorum et clericornm, qui aliquid abent in ipsa Salvatione, quomodo cruces sunt dispositae, et firmatae, pro remissione peccatorum nostrorum, desiderantes in die judicii consequi in Ecclesiam Dei et audire vocem suam desiderabilem, quando dicturus erit justis: «  Venite, benedicti (et cetera). » Idem damus nos ipsam salvitatem et villam de Podio Superiano, quae est in pago Tolosano, per alodem, quantum mensuratum vel dispositum est, terras ermas et cultas et agrarios, cum decimis et primitiis de ipsis terris, pratis, pascuis, ductibus et reductibus aquarum, exiis et regressibus, in manu Domini Episcopi Isarni et in manu Prioris Jerosolimitani, Johanis Bonioli. Nos autem, positas manus super Sanctum Lignum Domini et super reliquias Sancti Sepulcri et Sancti Laurenncii et aliorum Sanctorum, damus, laudamus et derelinquimus ipsum honorem ad Sepulcrum Domini nostri Jesus Christi, vel ad dispendium peregrinorum fratrum, qui odie sunt in Jerusalem at in antea erunt, per convenienciam, ut, si aliquis filius noster, neque ullus ex eredibus nostris, neque omo, vel femina, aliquid de hâc donacione, vel Salvatione, frangere aud inrumpere voluerit, per ullum dominium, per vichariam, per bailiam, neque per occasionem, neque per ullam ingenium, ab omnipotente Deo sit maledictus at excommunicatus, at beatae et gloriosae Virginis Mariae et omnium Angelorum et Arcangelorum at beatorum Apostolorum Petri et Pauli et omnium Sanctorum, Martyrum, Confessorum, Virginum et omnibus Sanctis Dei, et cum Juda traditore et Datan et Abiron abeat participationem in infernum.

Ego Ramundus Poncius et Petrus Rodgarius et Petrus de Saisa damus CX modiatos de terra erma, ad victum et ad vestitum, clericis Sancti Sepuleri peralodem, cum agrariis et primitiis, in alode de Vilanova justa cruces et justa Salvationem.

Ego Vilelmus Fortius et Poncius Vilelmus, ideo quod non potui peregrinationum atendere quod promisi, dono terram meam, quae vocatur Pradalz, juxta Crucem, per alodem, Domino Deo, et Sancto Sepulcro et cIericis ejusdem loci.

Ego Isarnus, Episcopus Tolosae, acceptis litteris a dilectis Domino Paschale Papa et Domino Patriarcha Dagoberto, laudo ac firmo hunc donum et hane Salvationem, ut stabilis et firma permaneat omni tempore; et precipio clericis presentibus et futuris ut serviant Deo et ospicio Jerusalem et ibidem servientibus abediant, tamen salva obedientia mea et Sancti Stephani. Et, si aliquis hoc irrumpere voluerit ero semper defensor et rogo successoribus meis ut faciant.

Ego ... , elemosinarius Sancti Sepulcri , comito hanc salvationem et hunc honorem Petro Ramundo et Ramundo Poncio, capella no, ad regendum et disponendum, ut faciant monasterium : et, per totam Salvationem, una quaeque brazada redat deinarium unum melgoriensem.

Et Ego Bertrandus, comes Tolosae , cum vicecomitissa Carcassonae et cum supradicto Episcopo Tolosae, laudamus et. firmamus hanc Salvationem. Et, si aliquis frangere voluerit, justiciam LX solidorum donet et insuper iram Dei abeat.

·Nomini Domini nostri Jesus Christi et beati Sepulcri. Ego Papa Paschalis et Dagobertus Patriarcha, necnon Geraldus, qui sum servus ospitalis, necnon ... et Geraldus, qui sumus missi a supradictis damus in poenitentiam et in remissionem animarum parentum illorum, qui auxilium prebuerint fratri nostro Petro Ramundi in ope salvationis, ut sint absoluti et liberati a cunctis peccatis suis a Domino Patre omnipotente et ab Jesu Christo Filio ejus at a Spiritu Sancto et beatissimae Virginis Mariae et omnium Sanctorum Dei.

Regnante... Rege. Fatu carta ista diebus Domino Papa Paschali Domino Patriacha Dagoberto, qui omnibus benefactorihus istius loci absolverunt at benedicunt ab omni vinculo delictorum suorum, Ipso adjuvante qui cum Patre et Spiritu Saneto vivit et regnat in secula seculorum. Amen.
 

 

Charte de coutumes de Puysiuran (1194).


In Dei Nomine. - Anno ab Incarnatione ejusdem M.C.XC.IIII. Manifestum sit omnibus hanc cartam legentibus, vel legere audientibus, quod Ego Sobiranus, comendator domus ospitalis Podii Siurani et Ego Sicardus Lauracii, et Ego Aymericus de Rupeforti, hedificamus Castrum in villa Podii-Siurani, in quo constituimus terminos, videlicet: a rivo de Miseranis usque ad Podium Donatum et de las Coronadas usque ad Tribulum. In prescripto castro consuetudines apponimus : ut infra prescriptos terminos nullum ominem capiamus, vel capere sinamus, excepto traditorem et latronem.

Et, si alienus homo in ilIo castro permanere voluerit, nullum dominum ibi abebit, nisi cum certa sua spontanea voluntate illum pecierit. Et omnis homo liber in defensione et custodia cujus cumque voluerit, quantum ei placuerit, permanebit. Si non amplius, et quocumque it castro isto recedere voluerit, illum, cum omni sua pecunia, Il legas, in ea quacumque parte voluerit, Iiberi ducemus,

Qui furtum fesserit, corpus ejus ad libitum nostrum penam incuret et omnem pecuniam suam abebimus. Et qui in adulterio deprensus fuerit, corpus ad libitum nostrum penam incuret et omnia bona sua abebimus. Et qui cum femina laiga , ea invita, cocubuerit, nisi sit meretrigix ex illo abebimus V solidos tolosanos pro justicia. Et qui cum meretrice per vi cocubuerit, exillo abebimus XII de narios tolosanos pro justicia. Qui talam in nocte fecerit in ortos, vel in vineas, vel in prata penam latronis incuret. Et qui talam in die fecerit, vel pecus, vel pecora, IIII denarii tolosani erunt justicia illius et talam restituet ; sed, si custodes pecorum secundum suum posse pecora ejecerint, justicire non dabuntur, sed emedaibunt taIas. Quid ad falsum pesum vindiderit, penas latronis incuret. Et revenditores lucrabuntur in unoquoque solido venditionis, si ne sit sibi l den. tol. et non ampIius ; alioquin abebimus ex illo V den. tol. pro justicia. Qui falsam mensuram vendiderit, V solidos tolos. ex illo pro justicia abebimus. Et qui cum mixto (viciaverit) vinum, penas ad nostrum libitum incuret. Qui omicidium fessserit, ad nostrum libitum penam incuret. Qui cum gladio, vel ligno, omini, vel feminae sanguinem fesserit ad voluntatem nos tram incuret. Qui ad guitam non assendit in ora, quando assendere debuerit, et qui in somno deprensus fuerit, dum vigilare debuerit, II solidi tolosani erit justicia illorum.

Et homnes omines istius castri ab omni leuda liberi erunt, excepto sextarase quem debent secundum consuetudinem Castrinovi; et, si salinum in isto castro erit, erit ibi secundum consuetudinem Castrinovi.

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:17


Différents plaids tenus en Bas - Languedoc année 1119


Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem



Notum sit omnibus hominibus, quod Petrus Berengarii de castro quod vocatur Foderia, ecclesiam sancti Martini de Caux quam Alcherius avunculus ejus cum omnibusad cam ecclesiam pertinentibus ei dederat jure haereditario, volens arripere iter Jerusalem, dedit sancto Guillelmo pro remdedio animae suae, et abbti monachis Gellonensis coenobi praesentibus et futuris. Contra hoc donum surrexit Bernardus-Raymundi de Castro-novo, dicens quod supradictus Alcherius tempore mortis suae dederat praefatum honorem Raymundo fratri suo Ananiensis monasterii monacho, scilicet nepoti suo, et Raymundus eidem Bernardo, scilicet fratri suo ; supra que querela stabilitum est ei placitum apud Abroniacum villa, quae sic dicitur : ad quem placitum convenerunt Hermengaudus de Duabus-virginibus, et Raymundus Pontii, et Raymundus Leotardii, et Stephanus-Berengarii de Gibret, et Jordanus de Foderia, et Raymundus frater ejus et alii multi.


Ubi audita eorum querimonia et diligenter ventilata, difficientibus testibus a parte Bernardi-Raymundi et Raymundi monachi fratis sui, judicatus est honor a judicibus supradictis, Petro-Berengarii et sancti quibus ipse dederat possidendum, partim pro dono Alcherii avunculi sui, partim quia erat propinquior, partim pro carta conveniantiara patrum. Post quae omnia Bernardus-Raymundi profectus est in Jerusalem, quo profecto, et Petro Berengario defuncto, surrexit adversus haec Deodatus Raymundi de Albaiga monachus Casae-Dei pretio C L sol. quo sibis Gormundus et Rodulphus promiserant, frates supradicti Bernardi Raymundi dicens, mentiendo, se habere chartam convenientiariam per quam praefatus honorBernardo-Raymundi et infantibus suis continger deberet. Propter quam causam contra appellaverunt honorem Petro abbati II et fratibus loci. Et ideo statuto placito apud Leociacum, convenerunt ibi abbas et monachi, et adversarii eorum, cui placito interfuerunt etiam Berengarius-Guillelmi de Duabus-virginibus, et Raymundus Pontii, et Pontius de Deusde de Torlula, et Guillelmus Assalitus, et Raymundus Leortardi, et Stephanus Berengarii de Gibret, et alli quamplures tam militaris quam populis plebis ; ibique causa utrarumque partium audita et discussa, praedictorum judicio, et monachus falsitatem incurrit, et ejus charta quassada est, et honor judicatus est possidendus sancto Guillelmo et abbati et monachis in perpetuum. Et quamvis injuste, consilio Berengarii-Guillelmi datis CLX solidis solverunt praedictum honorem, Bernardus-Raymundus filius supradicti Bernardi-Raymundi, et Alfertia mater ejus, et avunculi ejus Gormundus et Rodulphus cum carta coram testibus. Rediens autem Bernardus-Raymundi de Jerusalem et audiens quod abbas et monachi dederunt CLX solidos, conquestus est praefatum honorem in manu Bernardi Agatensis episcopi, et omne sanctuarium. Post cujus mortem surrexit filius ejus dicens quod eo infra annos constituto, et in Gallia posito, avunculi ejus coegerunt eum facere solvimentum honoris, et conquestus est adversus abbatem et monachos : jam vero crescente et de la bailia egregiente libera politus aetate, et acceptate uxore, stabilitum est placitum apud Montempessulum, et firmatum in manu Bernardi Andusiae, et Ugo Castel-novi, et Pontius Montis-Lauri, et Otto de Cornone, et Berengarius de Salve, et Petrus Rostagni, et Berengarius Lamberti, et Raymundus Leotardi, et Guillelmus Assalit, et Pontius de Pomerols, et Raymundus Dalmatii de Almas, et Raymundus Centrairanegues, et abbas monachi sancti Guillelmi. Audita autem ibi utrarumque partium ratione, partim pro definitione quae fuit facta cum Petro Berengarii jure propinquitatis et conventionis, partim pro solutione Bernardi-Raymundi patris sui in manu episcopi facta, judicatum est ab eis debere solvi eumdem honorem cum carta sancto Guillelmo et abbati et monachis, et causa amoris debere dari Bernardo-Raymundi CCC solidos Melgorienses, quod et factum est prout sequitur.


Ego in Dei nomine Bernardus-Raymundi filius Bernardi-Raymundi de Castello-novo, cum concilio uxoris meae Richardae, et avunculorum meorum Gormundi monachi, dono, solvo, virpisco omnipotenti Deo, et altari sancti Salvatoris Gellonensis coenobii et sanctae Crucis, ac gloriosissimo confessori Christi Guillelmo, et abbati Petro II. et successoribus suis, et monachis ejusdem monasterii praesentibus et futuris, ecclesiam sancti Martini de Caux cum omni fevo presbyterali, et qum terris quae ad eandem ecclesiam pertinent, et cum omni ecclesiastico, et cum omnibus decimis et praemissiis, ut habeant, teneant et possideant praedicta sanctitas, et abbas et monachi in perpetuum. Et hoc fideliter facio et sine malo ingenio in manu supradicti abbatis, praesentibus, videntibus, et audientibus Raymundo priore, et Bernardo S. Pontii, et Siguino, et Bernardo de Andusia, et caeteris qui ad supradictum placitum Montispessuli aderant, anno ab in Incarnatione Domini M C XIX.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:15

Donation d’Alphonse comte de Toulouse ( duc de Narbonne et marquis de Provence) à l’abbaye de Lezat en 1127.


Cartulaire de l’abbaye de Lezat.


Témoins :

- Guiraud Engilbert vicaire de la ville de Toulouse,

- Raymond et Stéphane de Clermont,

- Bertrand Robert Assalit,

- Bochet,

- Guillaume de Dalbs,

- Payen Conques,

- Bernard Ortolan.

 

 

In nomine sanctae et individuae Trinitatis. Ego, Ildefonsus Dei gratia comes Tolosae, dux Narbonnae, et marchio Provinciae, volens divinis obedire praeceptis, date et datibur vobis etc.

Omnibus hominibus praesentibus atque futuris nutum fieri volo, quod pro redemptione animae meae et parentum meorum hanc facio eleemosinam, videlicet, quod viridarium dono meum Deo et monasterio S. Antonii confessoris Christi, quod situm est jusxta castrum Narbonense foris murum, ad plandantam vineam ; redenta quarta parta vinearum, et medietate fructurum caeterarum arborum in tempore suo. Sed huc haec donation sucipitur, donavit mihi, caeterorum monachorum consilio, LXX. sol. Tolosonae monetae et unam mulam. Hanc autem donationem facio cum hac carta meo sigillo sigillata et sine inganno. Quicumque vero improbo ausu instigante nefodo spiritu hoc violare praesumpserit, memoria illius postque ipsius deleatur de terra viventium, etc.

Et sciendum sit quod plateam quam predecessores mei, praedicto monasterio S. Antonii donaverunt, illam donationem meae potestatis authoritate confirmo. Hujus rei conciliator fuit Guiraldus Engilbertus Tolosae civitatis vicarius et testi, et ahi quam plures ; scilicet Raymundus et Stephanus de Claromonte, Bertrandus-Robertus Assalitus, Bochetus, Guilhemus de Dalbs, Paganus Coquus atque Bernardus Ortolanus. Facta est autem haec donatio et confirmatio anno ab incarnatione Domini nostri Jesu Christi M C XXVII in mense julii feria VI luna XVII regnante Ludovico rege. Petrus capellanus et cancellarius meus scripsit.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:05

Acte de Dame Cavaers domina de Fanjeaux et de Pons Arnaud de Castel Verdun son cousin.

Le mardi 27 mars 1234.


Témoins :

- Pierre de Saint Michel,

- Pierre Raymond de Tonneins,
- Guillaume Assalit son fils (son beau-fils),

- Hugues de Durfort,

- Sicard de Durfort,

- Pierre de l’Isle son frère,

- Guillaume de Castres,

- Radulphe Sancie de Ranat,

- Arnaud de Miglos...

 

2358


1234-1235. Mardi 27 Mars
 

(J. 323. Toulouse, XIV, n° 76 - original)

 

Instrumentum quod notum fit, anno ab incarnatione Domini M CC XXXIIII , Cavaers filiam dominae Militis et quondam Petri de la Retorda, quidquid habebat vel habere debebat in castro Fanjovis, in castro de Calavo, in villa de Calavello, apud Babum et in villa de Mont Guardal et pertinentiis, Poncio Arnaldo de castro Verduno

consanguineo suo, nepoti suo R. Batala et filiis Atonis Arnaldi nepotibus suis, spontanea sua voluntate, donatione inter vivos facta dedisse.

« Testes hujus, rei sunt : Petrus de Santo Michaele, Petrus Raymundus de Tonencis, Guillelmus Assalitus ejus filius, Ugo de Duroforti, Sicardus de Duroforti, Petrus de Insula frater ejus, Guillelmus de Castro, Radulfus Sancius de Ranato, Arnaldus de Milglos, et quicedim alii. 

Facta carta ista VI kalendas aprilis, feria IIIe, Lodoyco rege Francorum. Petrus Martinus de Fanjovis scripsit. »

 

 

 

 

Serment de fidélité des chevaliers de Fanjeaux au traité de Paris en mars 1242

 

 

- Isarn Bernard de Fanjeaux,

- Pierre de Saint Michel,

- Hugues de Durfort,

- Hugues de Feste,

- Galard de Vilard,

- Amélien de Morter,

- Raymond Roger d’Orsanc,

- Pierre Roger Picarelle,

- Bernard de Bellemont,

- Bernard de Toir,

- Bernard de Ruiter,

- Guillaume Assalit,

- Radulphe de Garse,

- Pons de Montlaur,

- Guillaume Raymond d’Esculens,

- Pierre Guillaume d’Esculens,

- Galard de Feste.

 

 

3060


1242-1243. Mars


(J. 305. Toulouse, III, n° 19 - original scellé)


Juramentum militum de Fanjovis, videlicet Isarni Bernardi, Petri de Sancto Michaele, Ugonis de Duroforti, Ugonis de Festa, Galardi de Vilario, Amelii de Morterio, Raimundi Rogerii de Orsancio, Petri Rogerii Picarela, Bernardi de Bellomonte, Bernardi de Toirelis, Bernardi de Riuterio, Guillelmi Assaliti, Radulfi Garsiae, Poncii de Montelauro, Guillelmi Ramundi d’Esculencs, Petri Guillelmi d’Esculencs et Galardi de Festa, de pace Parisiensi fideliter servanda. - « In cujus rei testimonium nos predicti milites, videlicet, ego Isarnus Bernardi, P. de Sancto Michaele, et Bernardus Ugonis de Festa, et Ugo Duroforti, presentes litteras sigillorum nostrorum munimine duximus roborandas. Actum est anno Domini M CC XLII mense martii »


Des quatre sceaux pendants sur double queue dont cette pièce était scellée, il ne reste plus que le sceau de Hugues de Dufort, décrit dans l’Inventaire sous le n° 2061, les trois autres ont disparu.

 

Source

: Layettes du Trésor des Chartes - A. Teulet - T. II (1224-1246) p. 284, 285, Paris - Henri Plon imprimeur, 1866:

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:54


Donation du village de Fontenille au Temple de Toulouse en 1162 par Guillaume Assalit et son frère Izarn.


Archives de Toulouse L I bis.


Sciendum est quod W. Assaliti et Izarnus frater ejus. pro amore Dei et redemptione suorum peccatorum et pro salvatione suarum animarum dederunt Deo et domui Templi et fratibus ejusdem domus tam presentibus quam futuris, per omne tempus, tuam terram duobus paribus boumper analharium ad Fontanillas et II dent. morlan in uno quoque anno, ad festum omnium Sanctorum, de une quoque foco villae et predictae et pascua omnibus animalibus eorun quae illis in predictâ villâ fuerint necessaria Eodem modo Vitalis Porqueria et frater ejus dederunt illis teriam uni pari bonum per anollarium. Et pro his supradictis donis frates Templi debent custodire et manutenere et defendere de omnibus malefactoribus villam de Fontenillas et habitatores ejusdem villae, cum omnibus suis rebus secundum suum et secundum suum Ordinem. Hoc totum, ut suprâ scriptum est, fuit factum in manu Domini Ramundi Comitis Tolosae et Jordani de Islà, qui concesserunt et laudaverunt supradictum domum fratibus Templi, Deide Gilberti scilicet, qui tune aderat Magister Tolosanae domus Templi, Duranno fratii ejusdem domus et omnibus alias fratiibus futuris et presentibus Facta carte mense marcii feriâ IV, Regante Lodovco Rege Francorum, Ramundo Tolosano Comite, Ramundo Episcopo anno MC LX II incarnationis Domini Hujus rei sun testes Vitalis Porquerii clericus et Vitalis Porquerii ejus consanguineus et L. Clerici et P de Montana et B. Pages. Ugo scripsit.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:47

Commanderie Hospitalière d’Homps


Circonscription d’origine hospitalière. Le 7ème jour des ides de mai de l’année 1140, Arnaud, archevêque de Narbonne, donna à l’ordre de Saint-Jean l’église de Saint-Etienne-d’Homps (de Ulmis, pièce justificative n° CXVIII). Déjà avant cette époque, les hospitaliers étaient établis dans le pays, en

1123
, Arnaud de Fenouilhet, leur avait laissé, par son testament, la ville de Pruhanes située dans les environs d’Aleth.

1153
, donation par Pierre archevêque de Narbonne, de l’église de Saint-Julien-de-Bacam.

1156
, donation par Gaucelin de Jouarres de fiefs dans la juridiction de Jouarres.


1167, donation par le Prévôt de la maison de Saint-Michel -d’Anausse de fiefs dans la juridiction d’Albas.

1190
, Berenger Assalit de Cabarets, ses frères Assalit de Conques et Guirald de Montserrat, font cession à l’ordre de Saint Jean de leurs droits sur le château et la ville de Jouarres.


1208
, Aymeric, vicomte de Narbonne, donne à l’Hôpital ses terres à Albars.

1307
, sentence du Sénéchal interdisant aux habitants d’Olonzac le droit d’usage et de dépaissance dans le territoire de la Garde-Rolland, dépendant de la commanderie d’Homps.

1343
, accord entre le Roi, le Commandeur et les autres coseigneurs d’Homps, pour l’exercice de la Justice ; elle sera exercée, non plus par le juge de Minervois, mai par un juge choisi les coseigneurs.

1401
, sauvegarde royale accordée à la commanderie et à ses membres.

1453
, transaction entre le Commandeur et les habitants, pour régler les redevances dues par ces derniers.

1529
, transaction entre le chapitre de Narbonne pour les droits seigneuriaux de la ville d’Homps.

1544
, lettre du vice-légat exhortant tous les prêtres à faire restituer à la commanderie tous les actes qui en avaient été enlevés.


Les Commandeurs possédaient à Homps un château, l’église de Saint-Michel, des terres, des dîmes, le tenement de la Garde-Rolland près d’Olonzac, de Rouayroux et de Cavarède (ces deux dernières situées dans le diocèse de Castres), des domaines à Roque-de-Fa, à Massac à Roquefort.

Source
: Ordre de Malte - Histoire du Grand Prieuré de Toulouse (des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean....) - M. A. Du Bourg - Toulouse - Louis Sistac et Jean Boubée, éditeurs - libraires 1883

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