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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:10

 

tournois.jpg

Les tournois (image ci-dessus) préfigurent les combats, les violentes charges en lice, lance calée sous le bras, ne sont que la reproduction colorée et festive des charges offensives du Proche Orient.

 

Les joutes montrent les capacités du chevalier à conduire sa monture tout en gardant l'allure et l'équilibre au galop ; le destrier dans sa lancée développe au maximum la puissance de frappe du cavalier, ce dernier fait corps avec le cheval,l égèrement courbé en avant lance calée en direction de l'écu adverse, au moment du contact. Les chevaliers sont parfois désarçonnés ou projetés hors de leur monture par la violence du choc. Les pointes des lances doivent se briser sur l'objectif suivant les règles, mais les accidents sont nombreux, généralement s'en suivent des combats au corps à corps a armes égales ; ainsi les sélectionnés doivent-ils se soumettre à plusieurs combats journaliers. Il faut une constitution robuste, une bonne résistance physique et des entrainements réguliers pour conserver l'avantage, la natation fait partie de ces exercices car elle soulage les efforts musculaires et osseux, en particulier la colonne vertébrale qui est très sollicitée en équitation.

Ces manifestations sont très prisées de la gente féminine, car souvent c'est en leur honneur que le chevalier risque les meurtrissures, certains ont voulu voir en la lance un symbole phallique et en l'écu le sexe féminin.

 

Ces opérations de communication et de prestige avant l'heure glorifient le passé, la chevalerie des romans, mais légitiment aussi le pouvoir féodal  et sa hiérarchie. La croissance démographique permet aux jeunesses en quête d'idéal et de fortune de s'engager dans ces aventures apparemment pleines de promesses que sont les croisades... et au pouvoir de se débarrasser des plus belliqueux.

Voir : "Traictié de la forme et devis d'ung tournoy" du roi René d'Anjou

 

 

 percheron-libre-de-droits.jpg

 

Les chevaux :

 

 

 


 

Les chevaux viennent d'Europe, beaucoup meurent durant le voyage, la chaleur les épuisent, ce sont en général des chevaux de traits lourds (type percheron, renommés suite à la victoire de Charles Martel en 732 pour la puissance de la charge). On retrouve des races de Bretagne aux chevaux petits, trapus, nerveux; de Normandie ou les haras étaient très développés et très tôt ; des brabants, des frises, des castillonsardennais, boulonnais , du nord de l'Europe, d'Angleterre ; puissants, mais lents, formant en ligne un front compact, terrible, hérissé de lance.

 

Ce sont des chevaux en général débonnaires, faciles à dresser, résistants à la tâche, adaptés aux climats tempérés à froid, ils mesurent de 1m50 au garrot pour les plus petits à 1m80 pour les plus grands, ils pésent de 500 kgs à 1 tonne, généralement les plus forts et plus grands sont réservés pour la charge ; en effet la puissance de frappe de la lance est démultipliée par le poids et la vitesse de l'animal capable de briser n'importe quelle ligne sur terrain favorable même lorsque l'ennemi est numériquement très supérieur en nombre (bataille de Mongisard le 24 novembre 1177 remportée par Beaudoin IV avec 400 chevaliers contre 26000 turcs d'après Michel le Syrien) soit 10 ans avant Hattin.

 

Mais ces chevaux sont peu adaptés au terrain sablonneux, dans lequel ils s'enfoncent, ou rocailleux, qui blesse les sabots, les mulets et ânes servent au transport des hommes et du matériel.

- Conquête de la Syrie et de la Palestine par Saladin - Imâd ad-Dîn en 1190 identifiait - "les montagnes, impraticables par les chevaux francs à des citadelles" -

 

Morphologiquement ils sont issus de races faites pour le trait, les efforts puissants comme le débardage, car la déforestation et le déffrichage sont courants durant cette période en Europe, ils peuvent tirer deux fois et demie leur poids. Leur structure osseuse n'est pas adaptée de manière permanente pour les terrains accidentés et leur physiologie correspond au climat tempéré européen ou l'eau et les paturages sont abondants.

La course a un développement d'une durée plus longue, lourd dont la puissance s'accroit avec la distance mais nécessite énormément d'énergie ; l'ossature et la musculature ne sont pas façonnées pour des volte-face. Ce cheval excelle dans l'assaut de ligne si bien même que le grondement terrible des sabots sur le sol lors de la charge préludait tel un orage à la dévastation.

 

- Chronique d'Ernoul et de Bernard le Trésorier - "Les Musulmans craignaient particulièrement cette force et hésitaient à attaquer quand elle était trop nombreuse" -

 

Les montures ici soulignent mieux l'écart entre les deux civilisations, l'essence même de leur fonctionnement. Le cheval et l'homme sont indiscociables depuis des siècles, leur quotidien et l'image de l'homme se reflètent dans l'animal. Les lettrés, souvent écclésiastiques, portent peu d'intéret aux équidés, la noblesse, les chevaliers sont généralement peu ou pas instruits ce qui explique la rareté des ressources sur le sujet. Le cheval est moins accessible qu'au Moyen et Proche-Orient, les populations y sont plus sédentaires, cependant avec les conquêtes de Guillaume de Normandie, les conflits ibériques entre chrétiens et musulmans, puis les croisades ; les puissants, dont certaines abbayes, ressentent la nécessité de fournir à leur armées des montures plus adaptées, une lente sélection s'opére alors dans les harras.

 

Dans les Etats latins les croisés s'orientent vers les chevaux locaux dit « Turcoman » très appréciés pour leur grandeur, leur robustesse et leur adaptabilité au terrain.

 

Les destriers chevaux de combat sont à l'opposé du palefroi, cheval de parade, rare et coûteux provenant d'Espagne, de 0Lusitanie ou bien du Magreb (barbe du mot berbère) puis du Moyen Orient et avec lesquels des croisements s'opèrent déjà pour modifier les races occidentales.

 

Alexandre 1er roi d'Ecosse en 1121 fit un leg à l'Eglise de Saint André d'un cheval arabe ramené de croisade, plus tard Richard Coeur de Lion achète deux coursiers orientaux à Chypre, à leur exemple les barons vassaux s'empressent de développer les haras - Le Cheval normand au moyen âge par Ephrem Houel inspecteur général honoraire des Haras 1881 -

autres parties :

Textes originaux :
- Ibn' Al Athir,
- Guillaume de Tyr;

Etudes :
- Etat de l'armée  musulmane,
- Etat de l'armée franque,
- Chevaux arabes et cavalerie.

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