Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Contact : Administrateur@henrydarthenay.com

  • : Vouillé un peu d'Histoire
  • : Histoire, politique historique comparée, économie, finance, généalogie, techniques Moyen âge,
  • Contact

vous êtes 152 000 visiteurs 248 000 pages et je vous en remercie vues , merci de votre visite

contact :henry.darthenay@hotmail.fr
 
Facebook :
 
https://www.facebook.com/people/Henry-Darthenay/1649294905
 
Musique (un florilège d'oeuvres musicales) :
 
 http://www.youtube.com/user/henrydarthenay
 
 

Recherche

15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 08:39

Quand est il des suites de l'échec du sommet de Copenhague :

 

 

Gulf stream arrêt ou pas, études climatologiques et paléoclimatologiques :

<embed id=VideoPlayback src=http://video.google.com/go ogleplayer.swf?docid=69978 30377607838772&hl=fr&fs=tr ue style=width:400px;height:3 26px allowFullScreen=true allowScriptAccess=always type=application/x-shockwa ve-flash> </embed>

Et le fameux rapport du Pentagone de 2003 remis au Président Bush :

Un changement climatique brutal
 
Scénario et ses implications pour les États-Unis de la sécurité nationale October 2003
By Peter Schwartz and Doug Randall Par Peter Schwartz et Doug Randall
Imagining the Unthinkable (Imaginer l'impensable)

http://www.shuartfarm.fsne t.co.uk/nature/pentagon_report.htm

curieux non!!!! La continuation de production de gaz à effet de serre amoindrirait la glaciation sur l'hémisphère nord à peu près identique à celle connue lors de la dernière période glaciaire, mais elle ne ferait que repousser cette période (c'est bien là le problème : l'estimation de la durée). Les bouleversements induits par ce phénoméne sont largement surestimés dans le rapport du Pentagone, mais il n'en demeure pas moins qu'il existerait un point de non retour, après lequel le ralentissement puis l'arrêt du Gulf stream serait irrémédiable sur certaines parties du globe, du moins sur une période de plusieurs siècles. Un arrêt au moins sur ce qui concerne l'Europe Nord et Ouest.

Si ces études et ces évocations ne suscitent pas l'unanimité elles ont le mérite qu'on s'y arrête attentivement, tout en les recadrant avec du recul dans la perspective actuelle comportementale économique par exemple, peu être agricole également, bien sur ce n'est qu'une suggestion. Pourquoi pas !
D'une manière ou d'une autre l'arrêt ou le ralentissement de production de gaz ne peu se faire que de manière uniforme et planétaire, ce qui exige de revoir les modes de production et d'innover dans d'autres énergies, ce qui pour l'instant ne semble pas faire l'approbation des pays émergents notamment ; qui eux aussi désirent une période d'expansion économique consumériste.

De l'autre les études pour l'instant, si elles semblent se confirmer sur plusieurs modes scientifiques ne permettent pas de simuler précisément les modifications, leur rapidité, ou la compensation probable par d'autres facteurs. Ce que l'on sait c'est que cela a eut lieu, cela peu se reproduire.

Historiquement les civilisations disparaissent pour la plupart du temps à la suite d'événements climatiques, puisque ces civilisations étaient basées sur l'agriculture et l'élevage. Ces variations étaient à l'origine de flux migratoires massifs motivés primordialement par le manque de  nourriture et se traduisaient au final par des conflits entre les populations migrantes et les sédentaires.

Ceci est également admis communément dans le monde historique, donc il reste a comparer les études assez rapidement afin de dresser un tableau objectif des hypothèses les plus réalistes. En ce sens, si celles ci devaient s'avèrer assez pessimistes ou bien que la situation ne pourrait être inversée, alors il serait difficile d'alerter les populations, sans créer un vent de panique, du moins c'est toujours ainsi qu'on fonctionnés les responsables ; certainement une manière de préjuger de l'incapacité à raisonner de ceux qui leur sont subalternes.

Au contraire,  je pense particulièrement que l'information doit être communiquée au grand public afin que celui  ci agisse raisonnablement sur les pouvoirs publics afin qu'ils mettent en oeuvre des parades, ou du moins se coordonnent et prévoient plusieurs plans en fonction des hypothèses scientifiques. Parce que tout simplement si les décisions ne sont pas fortement proposées on verra continuer un système uniquement pour la préservation d'intérêts privés, quitte à hypothèquer un futur proche ou moins lointain, comme cela s'est toujours invariablement produit. Cependant cette fois ci la mondialisation pourrait avoir cet avantage, par la communication de changer la donne.

Une info récente sur la désalinisation de l'eau des océans :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/le-cycle-de-leau-sest-accelere-la-preuve-par-le-sel_23469/

Un second sur la conférence d'Oslo du Science Daily :
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/06/100611093710.htm

Même si l'on est pas d'accord, il s'agit bien d'évaluer toutes les probabilité et de faire passer l'info.
  
Pour en finir, il faut évoquer sans complaisance, le doute soit de résignation des populations, ou bien la constitution d'un appareillage capable de freiner toute modification de l'ordonnancement actuel de la société dite de consommation (ou bien les deux) ;  c'est à dire plus clairement que les groupes de pressions économiques, les détenants industriels, bref tout ce qui est capable de mobiliser rapidement des fonds pour agir en fonction de leur désirs, ils semblent également agir de manière concertée sur l'action des Etats de façon très influente et les gouvernants en oublient conjointement au niveau pratiquement mondial leur devoir envers la perénité de leurs Etats mais aussi la postérité de leur citoyens. Ces groupes ont aussi la particularité d'avoir les moyens de mettre en oeuvre des pressions, mais aussi des stratégies capables d'influencer le public, de le manipuler à leurs seules fins, la plus facile serait donc d'instiller insidieusement  une résignation collective, une déstructuration des liens sociaux subsistants dans les Etats, un démantèlement de la cohérence du maintien social ou des amortisseurs sociaux (retraite par répartition) à seule fin d'asservir un peu mieux les Etats, tout en rendant les citoyens de ceux ci dépendant de ces groupes, notamment par le crédit, mais aussi en captant l'épargne privée afin d'alimenter le fonctionnement de cette théorie du non sens pour l'ensemble mais profitable à très courte vue pour les bénéficiaires. 
Peut être cela serait il rendre service aux Etats et aux gouvernants que d'avoir pour une fois leur population derrière eux, ce qui ne laisserait subsiter alors aucune équivoque sur leurs actions.
 
Il est également vrai que l'échec du sommet de Copenhague démontre aussi un attentisme patent mais surtout un manque réel de projet collectif. La diffusion du modèle économique tel que nous le connaissons devient aujourd'hui préjudiciable à l'équilibre planétaire, ce consumérisme qui puise sa force dans l'égoïsme et l'individualité ne permet qu'un accroissement limité de biens matériels car ce modèle ne peut tenir à l'échelle planétaire (il faudrait 6 planètes Terre pour satisfaire les besoins en consommation à la mode occidentale)
  
L'égoïsme en soi n'a jamais été producteur de civilisation, puisque désormais il s'agit bien de proposer un nouveau modèle de civilisation, mais cette fois ci à l'échelle planétaire, en ce sens c'est bien le partage d'information, l'échange d'idées, la diffusion de recherches scientifiques mal connues, le regroupement des idées, la cohésion des hommes, l'usage de moyens de pressions inverses à ceux des groupes de pression traditionnels ; qui pourraient retourner la situation. Nous voyons tous chacun dans notre domaine, une déstructuration du tissu du rapport humain, une déshumanisation comptable, soit dans le travail, soit dans la vie privée, ou simplement dans les liens sociaux censés soulager des épreuves de la vie.
Si nous admettons la cupidité comme aboutissement, comme une terminaison inéluctable alors nous avons tout perdu, si nous admettons que nous avons encore le pouvoir en tant que citoyen de faire infléchir les Etats et les obliger à prendre des décisions rapides et concrètes alors nous aurons déjà initié un modèle qui pourra être rapidement diffusé par les moyens de communications actuels au delà des florilèges de réunion, sommets entre Etats consentants.
 
Nous sommes bien à la veille d'un bouleversement ou de bouleversements majeurs, dans tous les domaines au niveau mondial,  il nous appartient soit de les subir ou soit de les choisir.  La question n'est plus d'éluder ces alternatives, car elles ne se poseront pas aux générations précédentes mais à la notre. Auquel cas nous nous verrions retourner  aux pires heures du passé, par succession et  répercussions le chaos touchera finalement tout être vivant tout en rompant l'équilibre que nous connaissons actuellement. Un chaos en saut de puce, comme ça on a tout le temps de savourer sa chûte. S'il faut être masochiste autant l'être jusqu'au boût même si l'on ne veut pas jouer!!! Chacun son trip n'est ce pas!!!
 
Alors l'Enfer ou un monde nouveau!!!! Après tout, pourquoi laisserions nous d'autres décider à notre place ou à celle de nos enfants!
Partager cet article
Repost0
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 13:55

 

Quelques notes de rapports de police concerant des écrivains au XIXème et XXème.

 

Notes et explications notamment par le Préfet Andrieux entre autre, puis quelques notes de rapports sur Victor Hugo, Vallès, Verlaine, et Colette!!!

 

La constitution des dossiers au XIXème et leur utilité par le Préfet Andrieu (dont ironie du sort Louis Aragon était le fils naturel)  :

 

- « C'est un député bien plus qu'un fonctionnaire qu'on appela en ma personne à la préfecture de police »,

 

- « Le dossier n'a pas seulement pour but de faire connaître qui vous êtes, mais surtout ce qu'on a dit de vous »,

 

- « L'agent sert moins à surveiller les gens qu'à préparer la calomnie » disait Yves Guyot en 1884,

 

- « Tout Paris a son dossier ..... les dossiers bleus sont (…), les plus nombreux et les plus variés. Ce sont les dossiers politiques ou mondains»,

 

- « Aussi mettra-t-on dans votre dossier pêle-mêle sans distinguer entre le vrai et le faux tout rapport dont vous aurez été l'objet, toute dénonciation vous concernant, tout article de journal, tout fait divers où vous serez nommé »,

 

- La réaction du préfet Andrieux à la lecture de son dossier personnel : « Je le garde au fond de ma bibliothèque avec toutes les calomnies grossières et les dénonciations haineuses qui sont d'ordinaire le fonds de ces sortes de documents. Et cependant tels qu'ils sont ces dossiers sont utiles, indispensables même pour les recherches de police, mais à la condition de n'être connus ni de particuliers, ni même de la justice et de n'être jamais ouverts que par des chefs de service expérimentés, sachant les lire et y démêler, parmi tant d'allégations inexactes et souvent contradictoires, la part de vérité qu'ils contiennent. "

 

Note des archives anglaises à ce sujet  (AMAE, Archives du ministère des Affaires étrangères, Grande-Bretagne. Affaires politiques diverse) : A Londres, le 20 octobre 1852, le représentant français a reçu l'offre de services d'un certain Aubrey, lieutenant colonel des horse guards :  « J'ai consenti non sans répugnance à écouter ce qu'il pouvait avoir à me dire, il ne m'a fallu qu'un moment pour juger que cet individu ne sait rien de précis et qu'il venait pour offrir ses services moyennant un prix qu'il voulait toucher d'avance » ce à quoi il rajoute laconiquement : « A. n'inspire aucune confiance, la somme qui lui est allouée est de 9 livres pour lui et son informateur."

 

Quelques divagations complotistes notées par Coeurderoy "Jour d'exil" : « Les sociétés de Londres, reliées à celles de Bruxelles et de Jersey se sont mises à la tête de ce mouvement concerté ; elles doivent constituer un gouvernement à Boulogne, où elles tenteront une descente prochaine avec les fonds de l'emprunt italien »

 

Victor Hugo retrace dans "l'Histoire d'un crime", l'affaire Hubert, l'histoire d'un mouchard condamné à mort par les proscrits et sauvé par l'écrivain hostile à un jugement expéditif et à la cruauté de cette peine, certainement suite à une accusation de n'avoir pas reçu en exil un proscrit et dont il donne la réponse dans le Journal "Rive Gauche" le 14 mars 1866 : « Il vient à Hauteville House trois à quatre cents visiteurs par an. Il m'est impossible de retenir tous leurs noms. En outre je suis souvent absent. Ce que je puis dire, le voici : quiconque se présente chez moi comme proscrit politique est prié d'en faire la preuve. La moindre suffit mais il en faut une. C'est une habitude dont je ne me départirai pas dans l'intérêt de la dignité de l'exilé »

 

Victor Hugo justement quelques rapports le concernant :

 

5 septembre 1879 :

 

- "On raconte que Victor Hugo se fait exploiter par une jeune fille dont il a fait sa maîtresse et qui le fait chanter après avoir ignoré longtemps que son amant était l'illustre poète.  Cette jeune fille qui demeurait du côté de la gare d'Ivry aurait un enfant (...) elle dit à Victor Hugo que cet enfant est de lui et cela le flatte énormément" il est vrai qu'il avait 77 ans.

 

- Pamphile (un pseudonyme) est l'un des proches d'Hugo rapporte par le menu le détail d'un repas

«  potage, bisque, soles grillées, côtelettes de chevreuil sauce piquante… » puis griffonnerait sur une « vieille brochure » affranchie pour éviter de payer un timbre à 25 centimes.

 

Le 2 avril 1877 par « Jack » :

 

« Victor Hugo place tout son argent en Angleterre afin de pouvoir retrouver ce qu’il possède en quittant la France dès qu’il y aura pour lui un danger quelconque »

 

Verlaine; rapport du 1er août 1873 :

 

- « (…) le ménage n’allait pas bien à cause des toquades insensées de Verlaine, dont le cerveau est depuis longtemps détraqué, lorsque le malheur amena à Paris, un gamin Rimbaud, originaire de Charleville, qui vînt tout seul présenter ses œuvres au Parnassiens. Comme moral et comme talent, ce Raimbaud, âgé de 15 à 16 ans était et est une monstruosité. Il a la mécanique des vers comme personne, mais seulement ses œuvres sont absolument inintelligibles et repoussantes. Verlaine devînt amoureux de Raimbaud, qui partagea sa flamme, et ils allèrent goûter en Belgique la paix du cœur et ce qui s’en suit (…) On a vu les deux amants à Bruxelles, pratiquer ouvertement leurs amours. Il y a quelques temps, madame Verlaine, alla trouver son mari, pour essayer de le ramener. Verlaine répondit qu’il était trop tard, qu’un rapprochement était impossible et que d’ailleurs il ne s’appartenait plus. « La vie du ménage m’est odieuse » s’écriait il. « Nous avons des amours de tigres! », et ce disant, il montra à sa femme sa poitrine tatouée et meurtrie de coups de couteau que lui avait appliqués son ami Rimbaud. Ces deux êtres se battaient et se déchiraient comme des bêtes féroces, pour avoir le plaisir de se raccommoder. »

 

 

Vallès surnommé insidieusement « l’apôtre du progrès social » ; rapport du 12 octobre 1875 :

 

- « Lorsque Vallès est arrivé à Londres il était nanti d’une somme que l’on évalue entre 100 et 200 000 francs. Il vivait à l’écart, évitant ses coreligionnaires politiques et s’attachant à faire croire qu’il était dans une position de fortune très précaire (…). Il est proprement vêtu, mais ses vêtements sont râpés, et tout indique qu’il vit de privations ».

Autre sur Vallès « Vallès est un faiseur »

 

 

Claude-Villars dit « Willy » époux de l’écrivain Colette; le 1er mai 1901 :

 

« On apprend que le romancier Claude-Villars (Henry) dit « Willy », auteur de Claudine à Paris, demeurant 93 rue de Courcelles, depuis 5 ans a retenu pour l’après-midi du 29 avril écoulé un petit appartement sis au 4ème étage d’une maison discrète de la rue Pasquier dans le but d’y rencontrer deux lesbiennes, sa femme légitime (la romancière Colette) et une dame âgée d’environ 30 ans, demeurant 107 rue de la Pompe, que l’on croît être le comtesse de Noailles »

 

 

Ce en quoi  pour conlure dans "L'exil" Alain Corbin « l'ombre des mouchards et la force avec laquelle leurs rapports pèsent sur la construction des sources risquent de déterminer le tableau brossé par l'historien" 

 

Edifiant non!!! non sur les personnes sur lesquelles on émet des rapports mais sur ceux qui les font et du crédit qui leur est accordé.

Partager cet article
Repost0
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:01

il est végétarien

 

Affiche intitulée "Ne vous inquiétez pas il est végétarien!"

 

Quelques rectifications sur la période 1918 -1940, une vision tout à fait novatrice et lucide sur la période précédent la dernière guerre.

 

Historiquement Show : le débat très bien ordonné par Michel Field, évidemment par Claude Quétel et Eric Zemmour qui fait montre d'un grand sens introspectif, cette émission lui donne aussi un relief intéressant.

 

Le débat est orienté sur la stratégie militaire française, en ce sens on aborde tous les paramètres géopolitiques intérieurs et extérieurs déjà figés pour l'extérieur dans le traité de Versailles.

 

On peut méditer entre le parrallèle de cette période et l'attentisme, la résignation, l'impossibilité de cohésion politique avec la période actuelle au niveau européen.

 

UN DEBAT EXCELLENT en matière stratégique, et anticipation politique.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 12:45

Francs, Goths, Huns.....

 

Historiquement Show : quelques réalités et précisions sur les barbares du Haut Moyen Age, notamment par le spécialiste Bruno Dumézil, mais aussi par Michel Rouche arbitré par Jean-François Colosimo interviewé par Michel Field

 

Partager cet article
Repost0
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:48

Bonjour à tous,

 

Si vous êtes interessés par un support plus visuel alimenté par de nombreuses photos, cartes postales anciennes mais aussi articles, sur la région Poitou-Charentes ; je vous propose d'aller visiter le site de mon ami Jean - Claude Moulon.

 

http://documentation.kazeo.com/

 

Vous pouvez désormais accéder à quelques cartes postales anciennes sur mon blog sur le listage droit.

 

merci de votre visite

H.

 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 13:48
Pour informations sur la catastrophe ayant touchée la Vendée et la Charente Maritime,
veuillez regarder attentivement cette ancienne carte du Poitou, avant l'assèchement du Marais Poitevin, ici vous verrez que la ville de Niort est un port à 60 kms à l'intérieur des terres :
http://www.henrydarthenay.com/2-categorie-1025...6654.html
Aliénor d'Aquitaine vers 1200 décidait d'un creusement d'un canal entre Niort et Saint Maixent soit 25 kms, ensuite Niort est dégagé en canal pour en faire un port qui commerce avec l'Angleterre puisque Niort dépend du royaume Anglo-Normand des Plantagenêts. Le golfe Pictave est nommé depuis l'antiquité le Lac des deux Corbeaux.

C'est vers 1217 que la coalition des cinq abbayes les plus riches du Bas Poitou commencent l'assèchement du Marais par le canal des cinq abbés (abbayes de Saint Michel en L'Herm, Neuil sur l'Autize, l'Absie, Maillezais et l'abbaye royale de Saint Maixent),

En 1589 Henry IV demande au Hollandais Hunfroy Bradley de commencer la politique d'assèchement par les digues et autres techniques propres aux polders de Hollande.

en 1607 Sully fait par décret annoblir les colons Hollandais maistres d'ouvrage ainsi que la naturalisation, l'exemption des impots et tailles pendant 20 ans, la dixme pendant dix ans.

Ainsi il est gagné sur la mer la surface que nous retrouvon actuellement  dès 1647.

En ce sens je vous propose d'aller voir ce site qui est assez explicite techniquement
http://maraispoitevin.evail.free.fr/marais/histoire_marais.html

Napoléon III fait creuser par ordonnance un canal d'assèchement pour parfaire le tout.
Il fait également assècher et boiser la partie que nous nommons aujourd'hui les landes.

Napoléon Ier fait construire La Roche sur Yon.

L'assèchement des Marais du Nord de la France, Belgique, Hollande est pratiqué historiquement sous dépendance directe de l'Etat, Les Landes, mais aussi la Camargue.
Alors ou en est on d'une politique d'incurie sur ces entretiens, et sur le défaussement de l'Etat sur ses responsabilités qui sont de maintenir le domaine Français au mieux de ce qu'il avait été de part le passé.
L'Etat pense se déroger à ses devoirs en ouvrant le débat au public sur le financement très lourd de l'entretien, soit des digues, le creusement des canaux, la remise en fonction de l'espace agricole maraichin naturel (tel qu'il était au XIXème), car la suppression des canaux sur les cultures de la zone du Marais sec Poitevin est une recréation de zone à marais de nature maritime.
Regardez bien cette carte, elle est le passé, elle a été transformée par la volonté d'une suite d'hommes d'Etats et de coalitions, et voyez Y l'avenir.

Si l'Histoire doit servir, qu'elle serve à modifier les erreurs du passé et parfaire les oeuvres qui ont contribuées à maintenir l'unité durant plus de Mil ans, sinon les sauvegarder, ces décisions sont dans la mesure de l'Etat, et de son unique compétence pour ce qui est de l'aménagement des territoires. comme cela à toujours été,

J'ai beaucoup de peine, mais surtout de colère vis à vis de ce ramassis qui prétend nous faire le chapître.....

Il va également de soit, que l'Etat se désengage pour laisser à la base des partis et de certains représentants peu scrupuleux le soin de revevoir des gracieucetés immobilières, fermant ainsi les yeux opérations de leur maîtres de grandes villes qui en font autant. Alors pourquoi s'arracherait t on les grandes cités, sinon par charité démocratique.
La multiplicité des organismes d'études ou de controles dilue la responsabilité, si bien qu'a la fin beaucoup sont arrosés, mais personne n'est responsable!!!! Quelle étrange situation que de voir les multiples malheurs s'attarder sur la France depuis plus de trente ans, sans qu'aucune solution ne soit trouvée, et qu'aucun n'en soit l'auteur ou les auteurs. Espérons encore qu'une commission ou une étude d'enterrement ne viendra pas couler le navire qui prend déjà eaux de toutes part et pourtant les français écopent, et écopent encore!!!!

A t on vu pires calamités que les calamiteux!!!!

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:22


Commanderie de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem de PEXIORA (Puysubran)


Charte de donation primitive par les seigneurs du Lauragais en l’an 1100 ayant participés à la première croisade (extraits et datation) .



Cette commanderie, située a l'extrémité du Lauragais, entre Bram et Castelnaudary, est l'une des plus anciennes de l'Ordre de l'Hôpital dans nos contrées. Sa fondation remonte, en effet; à la première année du douzième siècle, alors que l’Ordre de Saint-Jean n'était encore que l'humble hôpital de Jérusalem, mais au moment ou la première croisade lui donnait un accroissement motivé par les services déjà rendus à la cause catholique. La charte de donation primitive mérite, tant a cause de son âge que des détails intéressants qu'elle nous fournit, de fixer quelques instants notre attention.


Un certain nombre de seigneurs de cette partie du Lauragais, Gislabert de Laurac (note d'Henry ici il semble y avoir une erreur, car il s'agit en latin de Gisalbert de Saissac (Saisago)), Pierre Roger, Pierre de Saissac, Roger, son frere, Raymond Pons, Bernard Garin, Bernard Miron, Bernard d' AIaman, Wilhelm de Sales, Assalit, etc., pécheurs indignes (tel est le seul titre que l'humilité chrétienne a permis à ces fiers barons), pensant avec douleur aux injures, aux mauvais traitements et au dénument auxquels sont soumis les pauvres de Jésus-Christ dans la cité de Jérusalem, et voulant se conformer aux préceptes charitables de l’Evangile et mériter la récompense éternelle promise à ceux qui les auront suivis, donnaient en franc-alleu au Saint-Sépulcre, pour l' entretien des Frères pèlerins, dans les mains d‘Yzarn, évêque de Toulouse,. de Jean Boniol, prieur de Jérusalem, la ville et la salvetat de Puysubran, situées dans le pays Toulousain. Cette donation, faite avec le consentement des clercs et des laïcs, habitant dans ce territoire, les seigneurs l'observeront toujours ; ils le jurent, les mains étendues sur un morceau de la vraie croix et sur les reliques du Saint-Sépulcre, de saint Laurent et d'autres saints, et dévouent a la malédiction céleste ceux qui tenteraient de l'enfreindre. Ils y ajoutent 110 muids de terres incultes, situées dans l’alleu de Villenouvette, près des croix des limites de la salvetat, pour founir à fa nourriture et à l'habillement des clercs du Saint-Sépulcre. L'un d'entre eux, Wilhelm Fort, donne de plus, en compensation au pèlerinage (croisade) dont il avait pris l’engagement et qu'il n'avait pu entreprendre, sa terre de Pradals, près de la salvetat de Puysiuran, en franc-alleu, aux clercs du Saint-Sépulcre. L'évêque Yzarn, approuvant et confirmant cette donation, prescrit aux clercs présents et futurs de Puysiuran de servir les frères de l’ Hôpital de Jérusalem et de leur être soumis en réservant toutefois l’obéissance qu’ils doivent à lui et à saint Etienne; il s'engage enfin à être Ie protecteur des Hospitaliers de Puysiuran et à prier ses successeurs d'en faire autant à l'avenir. Après la confirmation de I'évêque, la charte nous donne celles de Bertrand, comte de Toulouse, et d'Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne. L'hospitalier Gérard, qui figure dans tontes les anciennes chartes de fondations comme le représentant du prieur de Jérusalem dans nos contrées , vient ensuite, au nom de ce dernier, ériger Puysiuran en commanderie et en confier la direction a deux Frères de Saint-Jean, Pierre Raymond et Raymond Pons, chapelain, avec la mission d'y construire un monastère, et sous la condition que pour chaque raze de terre ils paieront a l’Hôpital un denier melgorien. II donne ensuite lecture des missives du pape Paschal II et du patriarche Dagobert, qui accordent des indulgences et la rémission de leurs péchés à ceux qui aideront Pierre Raymond dans son oeuvre et tous les bienfaiteurs de la nouvelle maison.


Comme seule indication chronologique , nous lisons que cette charte fut faite du temps du pape Paschal et du patriarche Dagobert. Nous allons essayer.de préciser un peu plus cette date au moyen des personnages mentionnés sur ce vénérable parchemin. Paschal II occupa le trône pontifical de 1099 à 1118. Dagobert, archevêque de Pise et légat du pape à la première croisade, fut nommé patriarche de Jérusalem en 1101 Izarn fut enlevé par la mort au siège épiscopal de Toulouse en 1105, Bertrand fils de Raymond de Saint-Gilles, recouvra en 1100 le comté de Toulouse, dont l’administration lui avait été confiée par son père lors de son départ pour la croisade, et qui lui avait été enlevé, en 1098 , par Guillaume, duc d'Aquitaine. Quant à Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne, dom Vaissete croit qu’elle mourut dans la seconde partie de l'année 1104. De toutes ces indications, nous pouvons conclure que la donation dont il s'agit fut faite en 1100 ou au plus tard dans le commencement de l'année 1101, qui vit disparaître la vicomtesse Ermengarde. Du reste, l'on peut admettre que quelques-uns des faits dont il est ici question durent se passer a plusieurs années de distance des uns des autres , car les personnages qui sont nommés dans ce document se trouvaient les uns dans le pays toulousain, les autres a Rome, les autres enfin à Jérusalem, et quoique , par le fait des croisades, les communications eussent été multipliées entre ces différents pays, elles n'étaient encore ni bien faciles, ni bien fréquentes. On voit, du reste, que la fin de cette charte est datée du règne de Louis VII, qui ne monta sur trône qu'en 1108.


Les archives nous fournissent ensuite une série de donations qui furent faites à la nouvelle maison et dont nous allons énumérer les plus importantes. Dans une charte non datée, deux des seigneurs qui ont figure dans la précédente, Gilabert de Laurac et Bernard d'Alaman, donnent à la maison de Puysiuran une rente de deux quartons de sel pour chaque marche tenu le vendredi au lieu de la Salle ( Arch. Puysuiran, 1. XII). Nous voyons en suite un certain nombre de chevaliers de la contrée venir demander la faveur d'être enseveli dans l'église de Puysiuran et l'acheter par de nouvelles largesses : Gilabert de Laurac et Sicard, son frère, en donnant deux arpents de vigne situés dans le territoire de Corbières, leurs armes et leurs chevaux; Bernard d'Alaman, le tiers de ses revenus; Bernard Miron, le tiers de l'agrier de VilIenouvelle; Roger de la Tour, toute sa portion du dîmaire de Saint-Martin-de-la Salle; Pons de Saint-Michel, son cheval et ses armes, etc. Toutes ces donations furent faites entre.les mains du précepteur Raymond de la Bruguière, le 4 des nones de juillet 1124 (Arch. Puysiuran, 1. I.).


Notons encore le testament que fit en faveur de la maison de Puysiuran le chevalier Pierre de Saint-Michel, qui, en revenant d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, tomba malade dans la ville de Morlas , y dicta ses dernières volontés et y mourut (11 55) (Arch. Puysiuran, 1. I.), et l’entrée dans l’Ordre de noble Robert de Penautier, qui apporta, avec sa personne, toutes ses possessions dans le comté de Toulouse, et notamment au Mas-Saintes-Puelles et au terroir de la Salle (1167) ( Arch. Besplas. 1. I.).


Au mois de février 1177 (1178), nous trouvons les trois frères, Sicard, Guillaume et Pierre de Laurac, en présence et avec le consentement d'une nombreuse assemblée de chevaliers et de bourgeois de Castelnaudary et de Laurac, concédant aux Hospitaliers l'entière seigneurie des maisons et terres qu'ils possédaient dans les villes ou places leur appartenant, ainsi que de celles qu'ils pourraient y acquérir dans la suite, et les déclarant libres de tout service et de tout usage (Arch. Puysiuran. 1. I. ).


Cependant la ville de Puysiuran ne prospérait guère; les habitants des campagnes voisines hésitaient à venir transporter leurs résidences dans cette place ouverte, située sur la principale route du midi de la France, et qu'une ceinture de murailles ne protégeait pas contre les entreprises de la plus minime troupe armée passant, dans les environs. C'est à cet état de choses que résolut de remédier le commandeur Pierre de Soubirran. Pour venir a bout de l'entreprise coûteuse de la fortification de la ville, il eut recours aux deux plus puissants seigneurs du pays et conclut avec eux un traité de paréage, par lequel il achetait leur concours au moyen de la cession d'une partie de sa juridiction. Les archives nous ont conservé la charte de commune octroyée par ces, trois seigneurs, dans le but d'attirer de nombreux habitants dans leur nouvelle bastide. Ils maintiennent le droit d'asile dans ce territoire; tout étranger qui viendra s'établir dans la ville pourra choisir, a son arrivée, le seigneur sous la protection de qui il voudra se placer; les habitants, exempts de tout droit de leude, ne paieront que le sextarage pour le sel, d'après les coutumes de Castelnaudary; la justice sera exercée par indivis an nom des trois seigneurs (1194).


Cette dernière disposition, soit par suite de nouveaux arrangements, soit par suite de négligence d'un côté et d'usurpation de l'autre, ne paraît pas avoir été maintenue dans les siècles suivants, et les archives ne font plus mention de la juridiction des hospitaliers sur la ville de Puysiuran.

 

Sources : Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France A. Dubourg, seconde série, T. XI, p. 399 à 403, Toulouse, Privat-Chauvin éditeurs

 

 

Charte de fondation de la commanderie de Puysiuran (1100)

 

+ Domino nostro auxiliante et Salvatori Jesu Christo, nos peccatores, quamvis indigni, cogitantes de passionibus et de injuriis et de doloribus et de penuriis, quas sustinent pauperes Christi in civitate Jerosolima, nos audientes et considerantes, volumus adimplere dominicum praeceptum, illud quod Dominus precepit in Evangelio : «  Date et dabitur vobis. - Esurivi et dedistis mihi manducare; sitivi et dedistis mihi bibere (et cetera). » Igitur nos insimul, ego Guislabertus et Petrus Rodgarius et Petrus de Saisago et Rodgarius frater ejus, et Raimundus Poncius et Bernardus Guarinus et Rodgarius et Petrus et Ramundus et Bernardus Miro et Bernardus d'Alamandus et Vilelmus et Ademarus frater ejus et Vilelmus de Salis et Asalitus et Bernardus Miro de Pebrense, nos omnes insimul, cum adfirmatione et laudatione laïcorum et clericornm, qui aliquid abent in ipsa Salvatione, quomodo cruces sunt dispositae, et firmatae, pro remissione peccatorum nostrorum, desiderantes in die judicii consequi in Ecclesiam Dei et audire vocem suam desiderabilem, quando dicturus erit justis: «  Venite, benedicti (et cetera). » Idem damus nos ipsam salvitatem et villam de Podio Superiano, quae est in pago Tolosano, per alodem, quantum mensuratum vel dispositum est, terras ermas et cultas et agrarios, cum decimis et primitiis de ipsis terris, pratis, pascuis, ductibus et reductibus aquarum, exiis et regressibus, in manu Domini Episcopi Isarni et in manu Prioris Jerosolimitani, Johanis Bonioli. Nos autem, positas manus super Sanctum Lignum Domini et super reliquias Sancti Sepulcri et Sancti Laurenncii et aliorum Sanctorum, damus, laudamus et derelinquimus ipsum honorem ad Sepulcrum Domini nostri Jesus Christi, vel ad dispendium peregrinorum fratrum, qui odie sunt in Jerusalem at in antea erunt, per convenienciam, ut, si aliquis filius noster, neque ullus ex eredibus nostris, neque omo, vel femina, aliquid de hâc donacione, vel Salvatione, frangere aud inrumpere voluerit, per ullum dominium, per vichariam, per bailiam, neque per occasionem, neque per ullam ingenium, ab omnipotente Deo sit maledictus at excommunicatus, at beatae et gloriosae Virginis Mariae et omnium Angelorum et Arcangelorum at beatorum Apostolorum Petri et Pauli et omnium Sanctorum, Martyrum, Confessorum, Virginum et omnibus Sanctis Dei, et cum Juda traditore et Datan et Abiron abeat participationem in infernum.

Ego Ramundus Poncius et Petrus Rodgarius et Petrus de Saisa damus CX modiatos de terra erma, ad victum et ad vestitum, clericis Sancti Sepuleri peralodem, cum agrariis et primitiis, in alode de Vilanova justa cruces et justa Salvationem.

Ego Vilelmus Fortius et Poncius Vilelmus, ideo quod non potui peregrinationum atendere quod promisi, dono terram meam, quae vocatur Pradalz, juxta Crucem, per alodem, Domino Deo, et Sancto Sepulcro et cIericis ejusdem loci.

Ego Isarnus, Episcopus Tolosae, acceptis litteris a dilectis Domino Paschale Papa et Domino Patriarcha Dagoberto, laudo ac firmo hunc donum et hane Salvationem, ut stabilis et firma permaneat omni tempore; et precipio clericis presentibus et futuris ut serviant Deo et ospicio Jerusalem et ibidem servientibus abediant, tamen salva obedientia mea et Sancti Stephani. Et, si aliquis hoc irrumpere voluerit ero semper defensor et rogo successoribus meis ut faciant.

Ego ... , elemosinarius Sancti Sepulcri , comito hanc salvationem et hunc honorem Petro Ramundo et Ramundo Poncio, capella no, ad regendum et disponendum, ut faciant monasterium : et, per totam Salvationem, una quaeque brazada redat deinarium unum melgoriensem.

Et Ego Bertrandus, comes Tolosae , cum vicecomitissa Carcassonae et cum supradicto Episcopo Tolosae, laudamus et. firmamus hanc Salvationem. Et, si aliquis frangere voluerit, justiciam LX solidorum donet et insuper iram Dei abeat.

·Nomini Domini nostri Jesus Christi et beati Sepulcri. Ego Papa Paschalis et Dagobertus Patriarcha, necnon Geraldus, qui sum servus ospitalis, necnon ... et Geraldus, qui sumus missi a supradictis damus in poenitentiam et in remissionem animarum parentum illorum, qui auxilium prebuerint fratri nostro Petro Ramundi in ope salvationis, ut sint absoluti et liberati a cunctis peccatis suis a Domino Patre omnipotente et ab Jesu Christo Filio ejus at a Spiritu Sancto et beatissimae Virginis Mariae et omnium Sanctorum Dei.

Regnante... Rege. Fatu carta ista diebus Domino Papa Paschali Domino Patriacha Dagoberto, qui omnibus benefactorihus istius loci absolverunt at benedicunt ab omni vinculo delictorum suorum, Ipso adjuvante qui cum Patre et Spiritu Saneto vivit et regnat in secula seculorum. Amen.
 

 

Charte de coutumes de Puysiuran (1194).


In Dei Nomine. - Anno ab Incarnatione ejusdem M.C.XC.IIII. Manifestum sit omnibus hanc cartam legentibus, vel legere audientibus, quod Ego Sobiranus, comendator domus ospitalis Podii Siurani et Ego Sicardus Lauracii, et Ego Aymericus de Rupeforti, hedificamus Castrum in villa Podii-Siurani, in quo constituimus terminos, videlicet: a rivo de Miseranis usque ad Podium Donatum et de las Coronadas usque ad Tribulum. In prescripto castro consuetudines apponimus : ut infra prescriptos terminos nullum ominem capiamus, vel capere sinamus, excepto traditorem et latronem.

Et, si alienus homo in ilIo castro permanere voluerit, nullum dominum ibi abebit, nisi cum certa sua spontanea voluntate illum pecierit. Et omnis homo liber in defensione et custodia cujus cumque voluerit, quantum ei placuerit, permanebit. Si non amplius, et quocumque it castro isto recedere voluerit, illum, cum omni sua pecunia, Il legas, in ea quacumque parte voluerit, Iiberi ducemus,

Qui furtum fesserit, corpus ejus ad libitum nostrum penam incuret et omnem pecuniam suam abebimus. Et qui in adulterio deprensus fuerit, corpus ad libitum nostrum penam incuret et omnia bona sua abebimus. Et qui cum femina laiga , ea invita, cocubuerit, nisi sit meretrigix ex illo abebimus V solidos tolosanos pro justicia. Et qui cum meretrice per vi cocubuerit, exillo abebimus XII de narios tolosanos pro justicia. Qui talam in nocte fecerit in ortos, vel in vineas, vel in prata penam latronis incuret. Et qui talam in die fecerit, vel pecus, vel pecora, IIII denarii tolosani erunt justicia illius et talam restituet ; sed, si custodes pecorum secundum suum posse pecora ejecerint, justicire non dabuntur, sed emedaibunt taIas. Quid ad falsum pesum vindiderit, penas latronis incuret. Et revenditores lucrabuntur in unoquoque solido venditionis, si ne sit sibi l den. tol. et non ampIius ; alioquin abebimus ex illo V den. tol. pro justicia. Qui falsam mensuram vendiderit, V solidos tolos. ex illo pro justicia abebimus. Et qui cum mixto (viciaverit) vinum, penas ad nostrum libitum incuret. Qui omicidium fessserit, ad nostrum libitum penam incuret. Qui cum gladio, vel ligno, omini, vel feminae sanguinem fesserit ad voluntatem nos tram incuret. Qui ad guitam non assendit in ora, quando assendere debuerit, et qui in somno deprensus fuerit, dum vigilare debuerit, II solidi tolosani erit justicia illorum.

Et homnes omines istius castri ab omni leuda liberi erunt, excepto sextarase quem debent secundum consuetudinem Castrinovi; et, si salinum in isto castro erit, erit ibi secundum consuetudinem Castrinovi.

 

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:17


Différents plaids tenus en Bas - Languedoc année 1119


Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem



Notum sit omnibus hominibus, quod Petrus Berengarii de castro quod vocatur Foderia, ecclesiam sancti Martini de Caux quam Alcherius avunculus ejus cum omnibusad cam ecclesiam pertinentibus ei dederat jure haereditario, volens arripere iter Jerusalem, dedit sancto Guillelmo pro remdedio animae suae, et abbti monachis Gellonensis coenobi praesentibus et futuris. Contra hoc donum surrexit Bernardus-Raymundi de Castro-novo, dicens quod supradictus Alcherius tempore mortis suae dederat praefatum honorem Raymundo fratri suo Ananiensis monasterii monacho, scilicet nepoti suo, et Raymundus eidem Bernardo, scilicet fratri suo ; supra que querela stabilitum est ei placitum apud Abroniacum villa, quae sic dicitur : ad quem placitum convenerunt Hermengaudus de Duabus-virginibus, et Raymundus Pontii, et Raymundus Leotardii, et Stephanus-Berengarii de Gibret, et Jordanus de Foderia, et Raymundus frater ejus et alii multi.


Ubi audita eorum querimonia et diligenter ventilata, difficientibus testibus a parte Bernardi-Raymundi et Raymundi monachi fratis sui, judicatus est honor a judicibus supradictis, Petro-Berengarii et sancti quibus ipse dederat possidendum, partim pro dono Alcherii avunculi sui, partim quia erat propinquior, partim pro carta conveniantiara patrum. Post quae omnia Bernardus-Raymundi profectus est in Jerusalem, quo profecto, et Petro Berengario defuncto, surrexit adversus haec Deodatus Raymundi de Albaiga monachus Casae-Dei pretio C L sol. quo sibis Gormundus et Rodulphus promiserant, frates supradicti Bernardi Raymundi dicens, mentiendo, se habere chartam convenientiariam per quam praefatus honorBernardo-Raymundi et infantibus suis continger deberet. Propter quam causam contra appellaverunt honorem Petro abbati II et fratibus loci. Et ideo statuto placito apud Leociacum, convenerunt ibi abbas et monachi, et adversarii eorum, cui placito interfuerunt etiam Berengarius-Guillelmi de Duabus-virginibus, et Raymundus Pontii, et Pontius de Deusde de Torlula, et Guillelmus Assalitus, et Raymundus Leortardi, et Stephanus Berengarii de Gibret, et alli quamplures tam militaris quam populis plebis ; ibique causa utrarumque partium audita et discussa, praedictorum judicio, et monachus falsitatem incurrit, et ejus charta quassada est, et honor judicatus est possidendus sancto Guillelmo et abbati et monachis in perpetuum. Et quamvis injuste, consilio Berengarii-Guillelmi datis CLX solidis solverunt praedictum honorem, Bernardus-Raymundus filius supradicti Bernardi-Raymundi, et Alfertia mater ejus, et avunculi ejus Gormundus et Rodulphus cum carta coram testibus. Rediens autem Bernardus-Raymundi de Jerusalem et audiens quod abbas et monachi dederunt CLX solidos, conquestus est praefatum honorem in manu Bernardi Agatensis episcopi, et omne sanctuarium. Post cujus mortem surrexit filius ejus dicens quod eo infra annos constituto, et in Gallia posito, avunculi ejus coegerunt eum facere solvimentum honoris, et conquestus est adversus abbatem et monachos : jam vero crescente et de la bailia egregiente libera politus aetate, et acceptate uxore, stabilitum est placitum apud Montempessulum, et firmatum in manu Bernardi Andusiae, et Ugo Castel-novi, et Pontius Montis-Lauri, et Otto de Cornone, et Berengarius de Salve, et Petrus Rostagni, et Berengarius Lamberti, et Raymundus Leotardi, et Guillelmus Assalit, et Pontius de Pomerols, et Raymundus Dalmatii de Almas, et Raymundus Centrairanegues, et abbas monachi sancti Guillelmi. Audita autem ibi utrarumque partium ratione, partim pro definitione quae fuit facta cum Petro Berengarii jure propinquitatis et conventionis, partim pro solutione Bernardi-Raymundi patris sui in manu episcopi facta, judicatum est ab eis debere solvi eumdem honorem cum carta sancto Guillelmo et abbati et monachis, et causa amoris debere dari Bernardo-Raymundi CCC solidos Melgorienses, quod et factum est prout sequitur.


Ego in Dei nomine Bernardus-Raymundi filius Bernardi-Raymundi de Castello-novo, cum concilio uxoris meae Richardae, et avunculorum meorum Gormundi monachi, dono, solvo, virpisco omnipotenti Deo, et altari sancti Salvatoris Gellonensis coenobii et sanctae Crucis, ac gloriosissimo confessori Christi Guillelmo, et abbati Petro II. et successoribus suis, et monachis ejusdem monasterii praesentibus et futuris, ecclesiam sancti Martini de Caux cum omni fevo presbyterali, et qum terris quae ad eandem ecclesiam pertinent, et cum omni ecclesiastico, et cum omnibus decimis et praemissiis, ut habeant, teneant et possideant praedicta sanctitas, et abbas et monachi in perpetuum. Et hoc fideliter facio et sine malo ingenio in manu supradicti abbatis, praesentibus, videntibus, et audientibus Raymundo priore, et Bernardo S. Pontii, et Siguino, et Bernardo de Andusia, et caeteris qui ad supradictum placitum Montispessuli aderant, anno ab in Incarnatione Domini M C XIX.

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:15

Donation d’Alphonse comte de Toulouse ( duc de Narbonne et marquis de Provence) à l’abbaye de Lezat en 1127.


Cartulaire de l’abbaye de Lezat.


Témoins :

- Guiraud Engilbert vicaire de la ville de Toulouse,

- Raymond et Stéphane de Clermont,

- Bertrand Robert Assalit,

- Bochet,

- Guillaume de Dalbs,

- Payen Conques,

- Bernard Ortolan.

 

 

In nomine sanctae et individuae Trinitatis. Ego, Ildefonsus Dei gratia comes Tolosae, dux Narbonnae, et marchio Provinciae, volens divinis obedire praeceptis, date et datibur vobis etc.

Omnibus hominibus praesentibus atque futuris nutum fieri volo, quod pro redemptione animae meae et parentum meorum hanc facio eleemosinam, videlicet, quod viridarium dono meum Deo et monasterio S. Antonii confessoris Christi, quod situm est jusxta castrum Narbonense foris murum, ad plandantam vineam ; redenta quarta parta vinearum, et medietate fructurum caeterarum arborum in tempore suo. Sed huc haec donation sucipitur, donavit mihi, caeterorum monachorum consilio, LXX. sol. Tolosonae monetae et unam mulam. Hanc autem donationem facio cum hac carta meo sigillo sigillata et sine inganno. Quicumque vero improbo ausu instigante nefodo spiritu hoc violare praesumpserit, memoria illius postque ipsius deleatur de terra viventium, etc.

Et sciendum sit quod plateam quam predecessores mei, praedicto monasterio S. Antonii donaverunt, illam donationem meae potestatis authoritate confirmo. Hujus rei conciliator fuit Guiraldus Engilbertus Tolosae civitatis vicarius et testi, et ahi quam plures ; scilicet Raymundus et Stephanus de Claromonte, Bertrandus-Robertus Assalitus, Bochetus, Guilhemus de Dalbs, Paganus Coquus atque Bernardus Ortolanus. Facta est autem haec donatio et confirmatio anno ab incarnatione Domini nostri Jesu Christi M C XXVII in mense julii feria VI luna XVII regnante Ludovico rege. Petrus capellanus et cancellarius meus scripsit.

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:05

Acte de Dame Cavaers domina de Fanjeaux et de Pons Arnaud de Castel Verdun son cousin.

Le mardi 27 mars 1234.


Témoins :

- Pierre de Saint Michel,

- Pierre Raymond de Tonneins,
- Guillaume Assalit son fils (son beau-fils),

- Hugues de Durfort,

- Sicard de Durfort,

- Pierre de l’Isle son frère,

- Guillaume de Castres,

- Radulphe Sancie de Ranat,

- Arnaud de Miglos...

 

2358


1234-1235. Mardi 27 Mars
 

(J. 323. Toulouse, XIV, n° 76 - original)

 

Instrumentum quod notum fit, anno ab incarnatione Domini M CC XXXIIII , Cavaers filiam dominae Militis et quondam Petri de la Retorda, quidquid habebat vel habere debebat in castro Fanjovis, in castro de Calavo, in villa de Calavello, apud Babum et in villa de Mont Guardal et pertinentiis, Poncio Arnaldo de castro Verduno

consanguineo suo, nepoti suo R. Batala et filiis Atonis Arnaldi nepotibus suis, spontanea sua voluntate, donatione inter vivos facta dedisse.

« Testes hujus, rei sunt : Petrus de Santo Michaele, Petrus Raymundus de Tonencis, Guillelmus Assalitus ejus filius, Ugo de Duroforti, Sicardus de Duroforti, Petrus de Insula frater ejus, Guillelmus de Castro, Radulfus Sancius de Ranato, Arnaldus de Milglos, et quicedim alii. 

Facta carta ista VI kalendas aprilis, feria IIIe, Lodoyco rege Francorum. Petrus Martinus de Fanjovis scripsit. »

 

 

 

 

Serment de fidélité des chevaliers de Fanjeaux au traité de Paris en mars 1242

 

 

- Isarn Bernard de Fanjeaux,

- Pierre de Saint Michel,

- Hugues de Durfort,

- Hugues de Feste,

- Galard de Vilard,

- Amélien de Morter,

- Raymond Roger d’Orsanc,

- Pierre Roger Picarelle,

- Bernard de Bellemont,

- Bernard de Toir,

- Bernard de Ruiter,

- Guillaume Assalit,

- Radulphe de Garse,

- Pons de Montlaur,

- Guillaume Raymond d’Esculens,

- Pierre Guillaume d’Esculens,

- Galard de Feste.

 

 

3060


1242-1243. Mars


(J. 305. Toulouse, III, n° 19 - original scellé)


Juramentum militum de Fanjovis, videlicet Isarni Bernardi, Petri de Sancto Michaele, Ugonis de Duroforti, Ugonis de Festa, Galardi de Vilario, Amelii de Morterio, Raimundi Rogerii de Orsancio, Petri Rogerii Picarela, Bernardi de Bellomonte, Bernardi de Toirelis, Bernardi de Riuterio, Guillelmi Assaliti, Radulfi Garsiae, Poncii de Montelauro, Guillelmi Ramundi d’Esculencs, Petri Guillelmi d’Esculencs et Galardi de Festa, de pace Parisiensi fideliter servanda. - « In cujus rei testimonium nos predicti milites, videlicet, ego Isarnus Bernardi, P. de Sancto Michaele, et Bernardus Ugonis de Festa, et Ugo Duroforti, presentes litteras sigillorum nostrorum munimine duximus roborandas. Actum est anno Domini M CC XLII mense martii »


Des quatre sceaux pendants sur double queue dont cette pièce était scellée, il ne reste plus que le sceau de Hugues de Dufort, décrit dans l’Inventaire sous le n° 2061, les trois autres ont disparu.

 

Source

: Layettes du Trésor des Chartes - A. Teulet - T. II (1224-1246) p. 284, 285, Paris - Henri Plon imprimeur, 1866:

 

Partager cet article
Repost0

Pages