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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 18:17

 

D’ici 2028, BlackRock et Vanguard posséderont « presque tout »

par Jean-Yves Jézéquel

Suite de la première partie : Black Rock: un problème majeur pour l’humanité, 21 octobre 2022

On a vu que BlackRock et Vanguard possèdent à la fois Big Pharma et la grande majorité des médias de masses.

Les « nouvelles » télévisées sont constamment interrompues par des publicités présentant les derniers médicaments proposés par Big Pharma, puisque c’est BlackRock et Vanguard qui décident tout et qui tiennent à vous laver le cerveau en permanence…

Leur couverture collective des événements mondiaux s’articule toujours et en permanence autour de la même propagande mensongère. 

BlackRock a dernièrement englouti des biens immobiliers à un prix bien supérieur au prix demandé. C’est une des raisons pour lesquelles les prix de l’immobilier n’ont jamais été aussi élevés. « C’est une redistribution de la richesse, et ce n’est pas la richesse des riches qui est redistribuée », a tweeté le compte @APhilosophae. « C’est la classe moyenne américaine normale, la richesse du sel de la terre qui se dirige vers les mains des entités et des individus les plus puissants du monde. Le véhicule financier traditionnel a disparu pour toujours. » 

Un rapport de Bloomberg affirme que ces deux sociétés en l’an 2028 auront ensemble des investissements d’un montant de 20 000 milliards de dollars. Cela signifie qu’elles posséderont presque tout. 

« Vous ne serez plus propriétaire de rien et vous serez heureux ! »

En réalité, BlackRock et Vanguard sont, comme on l’a déjà vu, la propriété de quelques grandes familles qui font pression pour un Nouvel Ordre Mondial et il semblerait qu’elles soient sur le point d’atteindre leur objectif par la destruction des systèmes financiers mondiaux, l’accaparement de tous les biens immobiliers, et prochainement l’abolition totale de la propriété privée. 

Big Pharma est une autre partie importante de ce processus, car l’industrie continue à produire des médicaments et des vaccins qui permettent de contrôler la population mondiale et d’en éliminer une grande partie devenue inutile pour le Capitalisme autosuffisant…

Pour parvenir à leur fin, les médias devaient jouer ce rôle important de la manipulation des masses, du mensonge avéré, de la falsification de toutes les données statistiques y compris scientifiques, jusqu’à ce qu’il soit déjà trop tard. Nous en sommes là aujourd’hui, alors que le système financier mondial vacille volontairement, réclamant et faisant tout son possible maintenant pour obtenir une guerre, de préférence nucléaire, justifiant cette chute irréversible qui n’est pas un accident, mais qui était sciemment prévue pour « éclaicir » la Planète d’une surpopulation devenue problématique à gérer !

Deux tours de pouvoir dominent l’avenir de l’investissement et abolissent toute concurrence 

Le fondateur de Vanguard, Jack Bogle, considéré comme le créateur du fonds indiciel, soulève la question de savoir si trop d’argent se trouve entre trop peu de mains, BlackRock, Vanguard et State Street Corp. 

Cela représente environ 20% de la propriété de cet oligopole de trois sociétés, déclarait M. Bogle lors d’une intervention le 28 novembre au Council on Foreign Relations à New York.

Vanguard est sur le point de transformer ses 4700 milliards de dollars d’actifs en plus de 10 000 milliards de dollars dès 2023, tandis que BlackRock pourrait atteindre cette marque deux ans plus tard, contre près de 6000 milliards de dollars aujourd’hui, selon les projections de Bloomberg News basées sur les taux de croissance annuels moyens des actifs des sociétés sur les cinq dernières années. 

Les investisseurs, des particuliers aux grandes institutions telles que les fonds de pension et les fonds spéculatifs, ont afflué vers ce duo, séduits en partie par leurs fonds à faible coût et l’étendue de leurs offres. 

Selon les estimations de Jim Ross, président de la division mondiale des ETF de State Street, les actifs mondiaux des ETF pourraient atteindre 25 000 milliards de dollars américains d’ici 2025. Cette seule somme représenterait des milliards de dollars supplémentaires pour BlackRock et Vanguard, sur la base de leur part de marché actuelle. 

« La croissance n’est pas un objectif, et nous ne faisons pas de projections sur la croissance future », a déclaré John Woerth, porte-parole de Vanguard, à propos des calculs de Bloomberg.

La domination de BlackRock et Vanguard soulève des questions sur la concurrence et la gouvernance. Selon une étude de l’université d’Amsterdam, ces sociétés détiennent plus de 5% de plus de 4400 actions dans le monde.

Cela met les régulateurs mal à l’aise, et Kara Stein, commissaire de la SEC, s’est interrogée en février : « La concentration de la propriété affecte-t-elle la volonté des entreprises de se faire concurrence ? » 

Pour l’instant, la progression du duo semble irrémédiable, et les avantages qu’ils ont apportés avec les investissements à faible coût pourraient l’emporter sur certains des problèmes structurels. 

« Étant donné qu’ils sont devenus si importants parce que leurs frais sont si faibles, c’est le genre de monopoles qui ne m’empêche pas de dormir la nuit », a déclaré Thaler. Bloomberg.com

L’économie mondiale a été détournée et l’humanité kidnappée par un récit complétement faux. 

Les actions des plus grandes entreprises du monde sont détenues par les mêmes investisseurs institutionnels. Ils sont tous propriétaires les uns des autres, avons-nous déjà dit. Cela signifie que des marques « concurrentes » ne le sont pas vraiment, puisque leurs actions sont détenues par exactement les mêmes sociétés d’investissement, fonds de placement, compagnies d’assurance, banques et, dans certains cas, gouvernements. 

Cette organisation est devenue le Gouvernement du monde

Bloomberg appelle Black Rock « la quatrième branche du gouvernement », car c’est la seule agence privée qui travaille directement avec les banques centrales. BlackRock prête de l’argent à la banque centrale tout en étant son conseiller ! Elle développe également les logiciels utilisés par la banque centrale. De nombreux employés de BlackRock sont passés par la Maison-Blanche avec Bush et Obama. Son PDG. Larry Fink peut donc compter sur un accueil favorable de la part des dirigeants et du petit monde des politiques. 

Larry Fink ne tire pas les ficelles lui-même, car BlackRock est également détenue par des actionnaires dont le plus gros est Vanguard ! Or, Vanguard est une société privée : les actionnaires sont donc officiellement inconnus ! 

90% des médias internationaux sont détenus par neuf conglomérats médiatiques.

Qui sponsorise les organisations et les agences de presse produisant nos informations ? Avec Project Syndicate, nous découvrons que ce sont la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Open Society et le Centre européen du journalisme. Les sociétés qui fournissent les nouvelles sont payées par des organisations à but non lucratif, appartenant à la même élite qui possède également l’ensemble des médias. Il y a également une partie de l’argent des contribuables qui est utilisée pour les payer. Au final tout converge d’une façon ou d’une autre vers ce duo infernal BlackRock/Vanguard.

Ce sont d’énormes sociétés d’investissement qui déterminent le cours des flux d’argent. Elles sont les personnages principaux de la pièce à laquelle nous assistons : le véritable gouvernement qui gouverne ! 

La sénatrice Elizabeth Warren voulait que BlackRock soit placé sous surveillance fédérale comme l’une des entités financières désignées comme « trop grosses pour faire faillite », car elles nous entraîneraient tous dans leur chute, disait-elle. 

BlackRock travaille avec le gouvernement américain. Elle a été la société choisie par l’administration Obama pour faire le ménage après la crise financière de 2008, en rachetant des actifs toxiques que la Fed n’était pas légalement autorisée à acheter. Ce sont les dirigeants de BlackRock qui ont proposé la réinitialisation économique qui est entrée en vigueur en mars 2020 aux USA, lorsque la banque centrale a renoncé à son indépendance historique et a accepté de joindre la politique monétaire à la politique budgétaire. 

BlackRock l’avait proposé en 2019, mais la COVID-19 a créé l’occasion rêvée : une urgence pour laquelle un « expert indépendant » pouvait être nommé par la banque centrale afin d’éviter une crise budgétaire. 

BlackRock a été nommé expert indépendant. Il a également remporté un contrat sans appel d’offres pour gérer une caisse noire de 454 milliards de dollars, en l’utilisant comme levier pour plus de 4000 milliards de dollars de crédit de la Réserve fédérale. BlackRock joue donc sur les deux tableaux, en achetant principalement ses propres fonds pour le compte de la banque centrale. 

Le PDG de BlackRock, Larry Fink, s’est porté candidat au poste de secrétaire au Trésor lorsqu’il semblait que Hillary Clinton pourrait être présidente. Il a brièvement fait partie d’un comité consultatif pour Donald Trump et a été fortement promu au poste de secrétaire au Trésor dans l’administration Biden. L’ancien chef de cabinet de Fink chez BlackRock, Adewale « Wally » Adeyemo, est désormais secrétaire adjoint au Trésor américain. Brian Deese, ancien cadre de BlackRock, est le principal conseiller économique de M. Biden ; Michael Pyle, ancien cadre de BlackRock, est le principal conseiller économique de la vice-présidente Kamala Harris.

Un article de Vassar dit ouvertement : « Des directions imbriquées, des portes tournantes de personnel et des participations de participations financières relient les médias d’entreprise à l’État, au Pentagone, aux fabricants de défense et d’armes et à l’industrie pétrolière. »

2017 : BlackRock prend les commandes à l’Élysée

Sarkozy était le président des riches. Macron est, quant à lui, le président des ultrariches. Le 22 janvier 2018, il offrait un dîner à Versailles, avec l’argent des contribuables, aux représentants de 140 multinationales, juste avant de s’envoler à Davos, comme eux, pour discuter de changement climatique. Mais son favori est le PDG de BlackRock : Larry, ou plus exactement Lawrence Fink ; il offre au gouvernement le mode d’emploi pour faire accepter aux Français le remplacement progressif, à dose homéopathique, de leur retraite par des actions dans les entreprises, en commençant par les cadres puis en élargissant avec un système « universel »

De cette façon, les fonds de pension des retraités américains et anglais ont perdu en 2008 les économies qu’ils avaient investies en Bourse. Investir en actions, est ce qui est prévu depuis l’élection d’Emmanuel Macron le 7 mai 2017. Le 6 juin 2017, le PDG de BlackRock était reçu à l’Élysée. Le 17 octobre 2017, le Comité action publique 2022 (une trentaine « d’experts », dont Jean-François Cirelli, président de BlackRock France) travaillait sur la réforme de l’État. Objectif : tendre vers 100% de démarches administratives numérisées à l’horizon 2022. C’est pour simplifier ! Quant à ceux qui n’ont pas compris les démarches à effectuer ou qui n’ont pas internet, qu’ils ne comptent plus être conseillés par des êtres humains. Le 25 octobre 2017, Lawrence Fink revenait à l’Élysée avec son équipe… 

BlackRock fait voter la loi Pacte

Le 22 mai 2019 était votée la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). Quel rapport avec les retraités ? L’épargne des retraités sera pompée pour être transférée aux entreprises « pour financer l’innovation et la croissance de demain ». Les quinquagénaires au chômage auront des revenus d’actions au moment où leur retraite s’éloignera d’eux de plus en plus. Bien entendu, les investissements seront moraux : ils se feront dans « la transition vers zéro émission nette de gaz à effet de serre ». BlackRock est prête à tous les élans lyriques pour faire passer la pilule. Son site parle d’un véritable « mouvement tectonique des flux de capitaux », de « décarbonisation », disons d’une philanthropie verte au service du portefeuille. Après le vote de la loi Pacte, le 10 juillet 2019, BlackRock & Cie étaient de retour à l’Élysée. Le 1er janvier 2020, Jean- François Cirelli, à la tête de BlackRock France, était nommé officier de la Légion d’honneur (page 5 de la liste de la promotion). 

Dernière étape de la stratégie de BlackRock en France

La « réforme » transformant les économies des retraités en fonds de pension devait passer en douce dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), sous la forme d’un amendement de dernière minute — un discret « cheval de Troie ». Si les députés se montraient trop réticents, le 49.3 serait utilisé. S’ils songeaient à déposer une motion de censure (Art. 49. de la Constitution) pour ne pas avoir trop l’air d’une chambre d’enregistrement, Emmanuel Macron dégainerait le premier. Il dissoudrait « tout de suite » l’Assemblée (Art. 12. de la Constitution). 

En réalité l’Assemblée n’est pas prête à déposer une motion de censure. Elle devrait recueillir une majorité absolue, soit 289 suffrages (Nupes, RN et Les Républicains), ce qui est peu probable. Il faut se rappeler la dernière déculottée de l’Assemblée. Elle a eu lieu le 27 juillet, dans le cadre des débats sur le projet de loi de finances rectificative. Les députés avaient voté contre l’avis du gouvernement un déblocage de 500 millions pour les retraités. 

Bruno Le Maire demandait une seconde délibération. Un nouveau scrutin a donc eu lieu et l’amendement de réécriture du gouvernement était adopté (224 pour, 121 contre). Les retraités n’ont pas eu leurs 500 millions. La Nupes et le RN ont voté contre, tandis que Les Républicains ont voté pour. Les députés ont donc le droit de voter, mais seulement si le gouvernement est d’accord. Sinon ils revotent. Emmanuel Macron n’a rien à craindre d’une telle Assemblée Nationale et les retraités rien à en attendre. 

Qu’il y ait une motion de censure déposée par les députés suivie de la dissolution du gouvernement ou « tout de suite » une dissolution de l’Assemblée par le président, cela ne change strictement rien, puisque dans les deux cas, il faudrait refaire des élections législatives. Alors, pourquoi cette comédie ? 

D’abord, Macron n’aime pas qu’on lui résiste et puis, avec le flingue de BlackRock sur la tempe, il n’a pas vraiment le choix. Afin de ridiculiser le processus dit démocratique, avant de le supprimer totalement, il a confié les négociations à Élisabeth Borne. « On a fait le choix du dialogue et de la concertation », a-t-elle expliqué. « Le dialogue ne viendra pas de notre côté », a-t-elle ajouté, révélant, par ce lapsus, sa conception de la concertation. Elle souhaitait une « entrée en vigueur de la réforme à l’été 2023 ». On ne peut pas mieux dire que le vote de l’Assemblée est acquis d’avance. 

Mais pourquoi tant de soumission de la part des députés ? De nouvelles élections risqueraient de rebattre les cartes avec un risque élevé de perdre sa place, pour chacun des députés. Or, l’indemnité parlementaire de base est de 5 623,23 €, l’indemnité de résidence de 168,70 € et l’indemnité de fonction de 1447,98 €, soit un total de 7239.91 € par mois. L’Assemblée nationale est une organisation parasite qui ne sert pas les intérêts du bien commun, mais qui est au service de la tyrannie de l’État profond jacobin.

Jean-Yves JézéquelMondialisation.ca, le 25 octobre 2022

Via exoscience.com

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 18:09

Le Nouvel Ordre Mondial Occidental semble bien compromis

 

Les Nations se bousculent pour monter dans le train des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud...)

 

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Assez de l'hégémonie Américaine et de la vieille Europe ! Semble un mot d'ordre qui résonne aux quatre coins de la planète

 

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Photo de Tyler Durden
PAR TYLER DURDEN pour zerohedge
SAMEDI 29 OCTOBRE 2022 - 04:00

Écrit par Pepe Escobar via The Cradle,

L'Eurasie est sur le point de devenir beaucoup plus grande alors que les pays s'alignent pour rejoindre les BRICS et l'OCS dirigés par la Chine et la Russie, au détriment de l'Occident...

 

 

Commençons par ce qui est en fait une histoire de commerce du Sud global entre deux membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). En son cœur se trouve le déjà notoire drone Shahed-136 – ou Geranium-2, dans sa dénomination russe : l'AK-47 de la guerre aérienne postmoderne.

Les États-Unis, dans une autre hystérie caractéristique pleine d'ironie, ont accusé Téhéran de militariser les forces armées russes. Pour Téhéran comme pour Moscou, le drone superstar, économique et terriblement efficace déchaîné sur le champ de bataille ukrainien est un secret d'État : son déploiement a suscité une vague de démentis de part et d'autre. Qu'il s'agisse  de drones fabriqués en Iran  , ou que la conception ait été achetée et que la fabrication ait lieu en Russie (l'option réaliste), est sans importance.

Le dossier montre que les États-Unis militarisent l'Ukraine jusqu'au bout contre la Russie.

L'Empire est un combattant de guerre de facto via un éventail de "consultants", de conseillers, d'entraîneurs, de mercenaires, d'armes lourdes, de munitions, d'informations sur les satellites et de guerre électronique. Et pourtant les fonctionnaires impériaux jurent qu'ils ne font pas partie de la guerre. Ils mentent, encore une fois.

Bienvenue dans un autre exemple graphique de « l'ordre international fondé sur des règles » à l'œuvre. L'Hégémon décide toujours quelles règles s'appliquent et quand. Quiconque s'y oppose est un ennemi de la "liberté", de la "démocratie" ou de n'importe quelle platitude du jour, et devrait être - quoi d'autre - puni par des sanctions arbitraires.

Dans le cas de l'Iran sanctionné jusqu'à l'oubli, depuis des décennies, le résultat a été, comme on pouvait s'y attendre, une nouvelle série de sanctions. Ce n'est pas pertinent. Ce qui compte, c'est que, selon le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, pas moins de 22 nations – et ce n'est pas fini –  rejoignent la file d'attente  parce qu'elles veulent aussi entrer dans le sillage du Shahed.

Même le chef de la révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, s'est joyeusement joint à la mêlée, commentant que le Shahed-136 n'est pas un photoshop.

La course aux BRICS+

Ce que le nouveau paquet de sanctions contre l'Iran a vraiment « accompli », c'est de porter un coup supplémentaire à la signature de plus en plus problématique de l'accord nucléaire relancé à Vienne. Plus de pétrole iranien sur le marché soulagerait en fait la situation difficile de Washington après le récent camouflet épique de l'OPEP+.

Un impératif catégorique demeure cependant. L'iranophobie – tout comme la russophobie – prévaut toujours pour les partisans de la guerre straussiens/néo-conservateurs en charge de la politique étrangère américaine et leurs vassaux européens.

Nous assistons donc ici à une nouvelle escalade hostile dans les relations Iran-États-Unis et Iran-UE, la junte non élue à Bruxelles ayant également sanctionné le fabricant Shahed Aviation Industries et trois généraux iraniens.

Comparez maintenant cela avec le destin du drone turc Bayraktar TB2 – qui, contrairement aux « fleurs dans le ciel » (les géraniums russes), a joué lamentablement sur le champ de bataille.

Kiev a tenté de convaincre les Turcs d'utiliser une usine d'armement Motor Sich en Ukraine ou de créer une nouvelle société en Transcarpatie/Lviv pour construire des Bayraktars. L'oligarque de Motor Sich, le président Vyacheslav Boguslayev, âgé de 84 ans, a été accusé de trahison en raison de ses liens avec la Russie et pourrait être échangé contre des prisonniers de guerre ukrainiens.

En fin de compte, l'accord a échoué en raison de l'enthousiasme exceptionnel d'Ankara pour travailler à l'établissement d'un  nouveau hub gazier en Turquie  - une suggestion personnelle du président russe Vladimir Poutine à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Et cela nous amène à l'interconnexion croissante entre les BRICS et l'OCS à 9 membres - à laquelle cette instance russo-iranienne de commerce militaire est inextricablement liée.

L'OCS, dirigée par la Chine et la Russie, est une institution paneurasienne axée à l'origine sur la lutte contre le terrorisme, mais désormais de plus en plus orientée vers la coopération géoéconomique – et géopolitique. Les BRICS, dirigés par la triade de la Russie, de l'Inde et de la Chine, chevauchent géoéconomiquement et géopolitiquement l'agenda de l'OCS, l'étendant à l'Afrique, à l'Amérique latine et au-delà : c'est le concept de BRICS+, analysé en détail dans un récent  rapport du Valdai Club , et entièrement adopté par le partenariat stratégique russo-chinois.

Le rapport pèse le pour et le contre de trois scénarios impliquant d'éventuels futurs candidats BRICS+ :

  • Premièrement, les nations qui ont été invitées par Pékin à faire partie du sommet BRICS 2017 (Égypte, Kenya, Mexique, Thaïlande, Tadjikistan).

  • Deuxièmement, les pays qui faisaient partie de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS en mai de cette année (Argentine, Égypte, Indonésie, Kazakhstan, Nigéria, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Sénégal, Thaïlande).

  • Troisièmement, les principales économies du G20 (Argentine, Indonésie, Mexique, Arabie saoudite, Turquie).

Et puis il y a l'Iran, qui a déjà  manifesté son intérêt  à rejoindre les BRICS.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a récemment confirmé que « plusieurs pays » mouraient d'envie de rejoindre les BRICS. Parmi eux, un acteur crucial de l'Asie de l'Ouest :  l'Arabie Saoudite .

Ce qui le rend encore plus étonnant, c'est qu'il y a seulement trois ans, sous l'administration de l'ancien président américain Donald Trump, le prince héritier Muhammad bin Salman (MbS) - le dirigeant de fait du royaume - était résolu à rejoindre une sorte d'  OTAN arabe  en tant qu'impérial privilégié . allié.

Des sources diplomatiques confirment que le lendemain du retrait des États-Unis d'Afghanistan, les émissaires de MbS ont commencé à négocier sérieusement avec Moscou et Pékin.

En supposant que les BRICS approuvent la candidature de Riyad en 2023 par le consensus nécessaire, on peut à peine imaginer ses conséquences bouleversantes pour le pétrodollar. Dans le même temps, il est important de ne pas sous-estimer la capacité des contrôleurs de la politique étrangère américaine à semer la pagaille.

La seule raison pour laquelle Washington tolère le régime de Riyad est le pétrodollar. Les Saoudiens ne peuvent pas être autorisés à poursuivre une politique étrangère indépendante et véritablement souveraine. Si cela se produit, le réalignement géopolitique concernera non seulement l'Arabie saoudite, mais l'ensemble du golfe Persique.

Pourtant, cela est de plus en plus probable après que l'OPEP+ a de facto choisi la voie BRICS/SCO menée par la Russie-Chine – dans ce qui peut être interprété comme un préambule « doux » pour la fin du pétrodollar.

 

 

La triade Riyad-Téhéran-Ankara

L'Iran a fait connaître son intérêt à rejoindre les BRICS avant même l'Arabie saoudite. Selon des sources diplomatiques du golfe Persique, ils sont déjà engagés dans un canal quelque peu secret via l'Irak pour tenter de se ressaisir. La Turquie suivra bientôt - certainement sur les BRICS et peut-être sur l'OCS, où Ankara détient actuellement le statut d'observateur extrêmement intéressé.

Imaginez maintenant cette triade - Riyad, Téhéran, Ankara - étroitement liée à la Russie, l'Inde, la Chine (le noyau réel des BRICS), et finalement à l'OCS, où l'Iran est encore la seule nation d'Asie occidentale à être intronisée en tant que membre à part entière. membre.

Le coup stratégique porté à l'Empire sortira des sentiers battus. Les discussions menant aux BRICS+ se concentrent sur la voie difficile vers une monnaie mondiale adossée aux matières premières capable de contourner la primauté du dollar américain.

Plusieurs étapes interconnectées pointent vers une symbiose croissante entre BRICS+ et SCO. Les États membres de ce dernier se sont déjà mis d'accord sur une feuille de route pour augmenter progressivement le commerce des monnaies nationales dans les règlements mutuels.

La State Bank of India – le principal prêteur du pays – ouvre des comptes spéciaux en roupies pour le commerce lié à la Russie.

Le gaz naturel russe destiné à la Turquie sera payé 25 % en roubles et en livres turques, avec une remise de 25 % qu'Erdogan a personnellement demandé à Poutine.

La banque russe VTB a lancé des transferts d'argent vers la Chine en yuan, en contournant SWIFT, tandis que la Sberbank a commencé à prêter de l'argent en yuan. Le géant russe de l'énergie Gazprom a convenu avec la Chine que les paiements d'approvisionnement en gaz devraient être transférés en roubles et en yuans, répartis à parts égales.

L'Iran et la Russie unifient leurs systèmes bancaires pour le commerce en roubles/rial.

La Banque centrale d'Égypte s'apprête à établir un indice pour la livre – par le biais d'un groupe de devises plus l'or – afin  d'éloigner la monnaie nationale du dollar américain .

Et puis il y a la saga TurkStream.

Ce cadeau de hub de gaz

Ankara tente depuis des années de se positionner comme un hub gazier Est-Ouest privilégié. Après le  sabotage des Nord Streams , Poutine a remis le paquet en offrant à la Turquie la possibilité d'augmenter l'approvisionnement en gaz russe de l'UE via un tel hub. Le ministère turc de l'Énergie a déclaré qu'Ankara et Moscou étaient déjà parvenus à un accord de principe.

Cela signifiera en pratique que la Turquie contrôlera le flux de gaz vers l'Europe non seulement depuis la Russie mais aussi l'Azerbaïdjan et une grande partie de l'Asie occidentale, y compris peut-être même l'Iran, ainsi que la Libye dans le nord-est de l'Afrique. Des terminaux GNL en Égypte, en Grèce et en Turquie même pourraient compléter le réseau.

Le gaz russe transite par les gazoducs TurkStream et Blue Stream. La capacité totale des pipelines russes est de 39 milliards de mètres cubes par an.

 

Carte de la route du gaz russe via la Turquie

TurkStream a été initialement projeté comme un pipeline à quatre brins, d'une capacité nominale de 63 millions de mètres cubes par an. À l'heure actuelle, seuls deux volets - d'une capacité totale de 31,5 milliards de mètres cubes - ont été construits.

Donc, une extension en théorie est plus que faisable – avec tout l'équipement fabriqué en Russie. Le problème, encore une fois, est la pose des tuyaux. Les navires nécessaires appartiennent au groupe suisse Allseas – et la Suisse fait partie de la folie des sanctions. En mer Baltique, des navires russes ont été utilisés pour terminer la construction de Nord Stream 2. Mais pour une extension de TurkStream, ils devraient opérer beaucoup plus profondément dans l'océan.

TurkStream ne serait pas en mesure de remplacer complètement Nord Stream ; il transporte des volumes beaucoup plus petits. L'avantage pour la Russie n'est pas annulé sur le marché de l'UE. De toute évidence, Gazprom ne s'attaquerait à l'investissement substantiel d'une extension que s'il existe des garanties absolues quant à sa sécurité. Et il y a l'inconvénient supplémentaire que l'extension transporterait également du gaz des concurrents russes.

Quoi qu'il arrive, le fait demeure que le combo américano-britannique exerce toujours une grande influence en Turquie - et BP, Exxon Mobil et Shell, par exemple, sont des acteurs dans pratiquement tous les projets d'extraction de pétrole en Asie occidentale. Ils interféreraient donc certainement sur le fonctionnement du hub gazier turc, ainsi que sur la détermination du prix du gaz. Moscou doit peser toutes ces variables avant de s'engager dans un tel projet.

L'OTAN, bien sûr, sera livide. Mais ne sous-estimez jamais le spécialiste des paris de couverture Sultan Erdogan. Son histoire d'amour avec les BRICS et le SCO ne fait que commencer.

 

 

 

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 17:29

Ne vous y trompez pas la guerre de Sécession aux Etats Unis a bel et bien commencée. 

Nous sommes aux élections de mi mandats de la Présidence de Joe Biden, les affaires sortent, les Etats Républicains ont déjà fait Sécession quand à la politique du tout vaccinal de Washington, d'autres Etats ont fait annuler tous les décrets de Biden.

Entre temps des procédures juridiques ont démontrés le trucage des élections ; Trump a été interdit de réseaux sociaux, les agents du FBI ont perquisitionnés chez Trump pour y trouver des dossiers secrets !

Aujourd'hui, Elon Musk rachète TWITTER et fait virer la direction et la plupart des contrôleurs censeurs, Trump est annoncé de retour sur TWITTER, au Congrès Américain une procédure de destitution de Biden circule afin d'éviter un conflit nucléaire sous l'égide des Républicains, au sein même des Démocrates des voix discordantes de font entendre ainsi que des démissions.

 

OUI, de loin on vous a présenté un candidat acceptable pour les Européens (enfin pour les gouvernants Européens pro démocrates) mais au fonds l'était il vraiment. 

Soit TRUMP lui aussi, comme POUTINE, a utilisé la politique pro vaccinale et ceci restera définitivement à leur encontre, mais avec Trump nous n'étions pas au bord d'un conflit mondial.

Nous ne pouvons demander aux USA d'être pro européens, mais nous pouvons au moins être nous mêmes sans tuteur étranger, sans avoir à démontrer en permanence notre allégeance et en l'occurrence aujourd'hui a un parti pro belliciste ; d'ailleurs avons les moyens de l'être (belliciste) !!!!!

 

Alors réfléchissez quand on vous vend un personnage, comme on vous a vendu la soupe vaccinale, tout n'est que  mensonge et tromperie pour des intérêts qui ne sont pas les vôtres et vous allez vous en apercevoir de plus en plus et à vos dépens.

 

VOS INTERETS DIVERGENT COMPLETEMENT DE CEUX DE VOS GOUVERNANTS

 

Henry

 

N'oublions pas qu'en cas de destitution de Biden ce serait Kamala Harris jusqu'aux prochaines élections ce qui ne serait guère mieux ç'est bien pour cela qu'il y aura un très fort risque de blocage voire de Sécession d'Etats après ces élections mi-mandat et cela risque de changer la face des opérations mondiales !

General Motors met en pause ses publicités sur Twitter suite à la prise de contrôle de Twitter par Elon Musk

 

Histoires de gros sous entre les soutiens de Biden dont Général Motors ainsi que les autres fabricants automobiles. Elon Musk trouvera un soutien du côté de TRUMP. 

 

SOYONS VIGILANTS ! Surtout pour ceux qui se sont fait radiés de TWITTER, restez sur des sites qui vous donnent des garanties d'indépendance mais aussi liberté d'action, ne retournez pas sur TWITTER pour l'instant. Elon MUSK est un transhumaniste convaincu donc restez vigilants au plus haut point ! 

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 17:17

Après des études de droit, Gilbert ABAS a effectué sa carrière aux Renseignements généraux, pendant 30 ans, de novembre 1972 à juin 2002. Après un passage au Ministère de l'Intérieur, Place Beauvau, à Paris, il a été affecté ensuite à la Direction régionale des RG (DCRI) à Toulouse.

 

Ici Gilbert ABAS démontre l'influence de réseaux mafieux aux sein des sectes satanistes, les sacrifices, les viols sont filmés et monnayés, ç'est un secteur comme un autre pour la Mafia ! Attention !

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 18:38

white wolf revolution: La Francia cadrà nel baratro totale con l ...

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 18:14

"ça nous fait tellement plaisir pour eux !"

 

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France : TotalEnergies annonce un profit de 6,6 milliards de dollars au troisième trimestre 2022
 

 

 

Le géant français des hydrocarbures TotalEnergies a annoncé ce jeudi 27 octobre un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars (6,5 milliards d’euros) au troisième trimestre 2022, selon un communiqué de l’entreprise.

 

Ainsi, selon le communiqué, les bénéfices du géant énergétiques ont bondi de 43 % par rapport à celui du troisième trimestre 2021.

Par ailleurs, selon le communiqué, le bénéfice a dépassé les 17 milliards depuis le début de l’année contre un peu plus de 10 milliards pour la même période de l’année dernière.

Le bénéfice total pour 2021 est donc déjà dépassé, puisque la compagnie pétrolière avait réalisé un bénéfice de 16 milliards en 2021.

L'entreprise française profite largement de la crise de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine. C’est ce qui en ressort du communiqué.

« Dans un contexte marqué par un prix du Brent à 100 dollars le baril en moyenne et des prix du gaz exacerbés par l’agression militaire de l’Ukraine par la Russie, TotalEnergies a su tirer parti de son modèle intégré, notamment dans le gaz naturel liquéfié, pour générer des résultats en ligne avec les trimestres précédents », a ainsi expliqué le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, dans ce communiqué.

Le groupe a déjà engrangé en neuf mois 17,3 milliards de dollars de bénéfices, plus que sur la totalité de l’année dernière (16 milliards).

Face à ses « superprofits » la gauche réclame des taxes exceptionnelles tandis que le gouvernement privilégie la contribution de TotalEnergies par des ristournes à la pompe.

De même, le groupe fait face à une grève dans plusieurs raffineries et dépôts malgré l’accord avec les syndicats.

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 18:12
Dr Doctorow : «L’Occident est dirigé par des corrompus lâches !»
 

 

Le Dr Gilbert Doctorow met à nu la déliquescence des puissances occidentales. D. R.

Gilbert Doctorow est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université américaine de Columbia. Dans cette interview, l’académicien, établi en Belgique, révèle le vrai visage des dirigeants politiques américains et européens qu’il qualifie de «lâches», de «corrompus» et d’«incompétents». Il décortique la guerre en Ukraine, explique l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires des pays tiers, dont l’Algérie, donne les causes de la servilité de l’Union européenne envers Washington et pointe l’autocensure «massive et omniprésente» qui rend la presse occidentale «docile».

 

Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse à propos du conflit qui se déroule en Ukraine ?

Dr Gilbert Doctorow : Le conflit en Ukraine existe à deux niveaux : premièrement, il y a eu la guerre civile en Ukraine qui a éclaté peu après le coup d’État de février 2014 à Kiev, lorsque le gouvernement de nationalistes violents, que les Américains ont installé, a mis en place son programme visant à éradiquer les Russophones et la culture russe sur le territoire de l’Ukraine, c’est-à-dire la moitié ou plus de la population globale du pays. La résistance à ce gouvernement est apparue immédiatement et spontanément en Crimée, où la population était très majoritairement russe et où se trouvait la plus importante base navale russe sur la mer Noire. Les quelque 18.000 soldats russes présents sur la péninsule, en vertu d’accords d’État à État, ont soutenu la rébellion locale et neutralisé une force ukrainienne de taille similaire, préparant ainsi la voie à un référendum en Crimée, qui a voté pour l’intégration à la Fédération de Russie. Pendant ce temps, dans les deux provinces (oblasts) ukrainiennes voisines de Donbass, Donetsk et Lugansk, une insurrection armée s’est également rapidement développée au printemps et au début de l’été 2014. Cela a conduit à une opération sanglante de «contre-terrorisme» menée par le gouvernement de Kiev et ses bataillons néo-nazis qui n’a été arrêtée que lorsque la Russie est intervenue.

Les forces en présence ont fini par établir un cessez-le-feu reconnu par Kiev, par les dirigeants des provinces rebelles et par la France et l’Allemagne, aux termes de ce que l’on a appelé les Accords de Minsk. Ces accords étaient censés préparer la voie à des changements de la Constitution ukrainienne qui donneraient une large autonomie aux gouvernements locaux des deux provinces tout en maintenant l’Ukraine intacte. Cependant, au cours des huit années suivantes, jusqu’en 2022, Kiev n’a rien fait pour mettre en œuvre les Accords de Minsk et a plutôt mené une guerre d’usure contre les deux provinces, avec des bombardements quotidiens de la population civile qui ont fait environ 13.000 morts au cours de cette période. Avec l’aide de l’OTAN, pendant ces huit années, le régime de Kiev a réformé et renforcé son armée, créé une vaste zone fortifiée de son côté de la ligne de démarcation et s’est préparé à attaquer les deux provinces et à mettre fin à l’impasse par ce qui aurait été un exercice sanglant de nettoyage ethnique. En prévision de cette attaque, qui pourrait déboucher sur une menace pour la Crimée russe, la Russie a envahi l’Ukraine le 24 février et l’«opération militaire spéciale» de dénazification et de démilitarisation de l’Ukraine se poursuit depuis lors.

Le deuxième niveau du conflit est la confrontation entre la Russie et l’OTAN, dirigée par les Etats-Unis, au sujet de l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et de la création d’une menace existentielle pour la sécurité nationale russe par l’installation sur place de missiles de croisière et hypersoniques à seulement 5 – 7 minutes de vol de Moscou. A l’automne 2021 et jusqu’au début de l’invasion russe, la Russie a eu d’intenses discussions avec Washington et Bruxelles pour leur demander de renoncer à leurs projets d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à leurs opérations en cours visant à faire de l’Ukraine une plate-forme pour attaquer la Russie, qu’elle soit ou non officiellement membre de l’OTAN. Les Russes ont en effet exigé que l’OTAN ramène ses troupes et son matériel au niveau où ils se trouvaient avant l’expansion de l’OTAN vers l’est, dans les anciens États du bloc de Varsovie, en 1997. Les Russes ont présenté des projets d’accords qu’ils cherchaient à signer avec les Américains et l’OTAN, jetant les bases d’une refonte de la sécurité européenne afin de sortir la Russie du piège.

Lorsque Washington a refusé de négocier ces questions de sécurité, Moscou a mis en œuvre son plan pour obtenir ce qu’elle voulait par la force des armes, sur le terrain en Ukraine. De cette manière, l’«opération militaire spéciale» s’est progressivement transformée en une guerre par procuration entre Moscou et Washington et risque maintenant très dangereusement de devenir incontrôlable et de se transformer en une véritable troisième guerre mondiale, c’est-à-dire en un Armageddon nucléaire.

Comment expliquez-vous la docilité et la servilité des dirigeants européens envers les Etats-Unis ? Le fait que la plupart de ces dirigeants soient des Young Global Leaders n’explique-t-il pas le fait qu’ils privilégient les intérêts des Etats-Unis plutôt que ceux de leurs propres peuples ?

Oui, pendant des décennies, les dirigeants des 27 Etats membres de l’Union européenne ont largement été des serviteurs consentants de Washington au détriment des intérêts de leurs propres peuples. L’Europe s’est appuyée sur le bouclier de défense américain au cours des trente dernières années, alors qu’elle réduisait ses propres dépenses de défense et sacrifiait également son propre complexe militaro-industriel en achetant des systèmes d’armes américains pour assurer la compatibilité et l’interopérabilité au sein de l’OTAN. Lorsque la guerre a éclaté en Europe, lorsque la Russie a envahi l’Ukraine en février 2022, les dirigeants européens ont été confrontés à l’horrible réalité : séparément et même collectivement, ils n’étaient pas de taille à affronter militairement la Russie sans l’apport des armes et des effectifs américains. En conséquence, la servilité envers Washington a été renforcée. Entre-temps, le prix de cette servilité a augmenté de façon considérable. Suivant les ordres de Washington, l’Europe a imposé à la Russie des sanctions dans le domaine de l’énergie qui ont entraîné une hausse spectaculaire des coûts et la menace réelle d’une désindustrialisation due à la perte de compétitivité économique de la Russie sur les marchés mondiaux.

Les populations européennes sont amenées à vivre dans la précarité la plus totale à cause des choix politiques de la caste dirigeante. Ne pensez-vous pas que cela risque d’amener des mouvements sociaux violents et que l’Europe risque de plonger dans le chaos ? A votre avis, quel sera l’impact de cette instabilité sur le monde ?

Les peuples européens sont très différents, pays par pays, en termes de passivité et d’instabilité politiques. Dans certains pays, comme la France, de grandes manifestations peuvent surgir spontanément à tout moment. Dans d’autres, comme la Belgique, les manifestations politiques sont rares. Pour l’instant, la menace de «mouvements sociaux violents» est encore relativement faible. Nous devrons voir comment les économies européennes survivront à cet hiver avant de tirer des conclusions sur l’éventualité d’un «chaos».

Comment expliquez-vous la russophobie des classes dirigeantes européennes ?

La russophobie est la conséquence de la prise de conscience par ces classes dirigeantes qu’elles sont impuissantes et que leurs pays ont perdu leur souveraineté. Aujourd’hui, le pouvoir d’un chef d’Etat européen n’est pas beaucoup plus grand que celui du maire d’une ville. Ces élites regardent vers l’Est et considèrent avec envie la Russie, qui s’est remise de sa faiblesse économique, politique et militaire des années 1990 et défend vigoureusement sa souveraineté contre l’hégémon mondial. De plus, dans la sphère culturelle, les élites européennes ont poussé l’égoïsme, l’égocentrisme et la laïcité à l’extrême. Elles épousent des valeurs sociales «progressistes» qui nient les valeurs judéo-chrétiennes traditionnelles en faveur des LGBTQ et autres. Elles nient que la famille soit l’élément constitutif de la société. Elles regardent vers l’Est et voient en Russie précisément un renouveau de ces valeurs traditionnelles et chrétiennes qu’elles méprisent aujourd’hui, ce qui suscite la colère et la russophobie.

Ne pensez-vous pas que la fourniture d’armes à l’Ukraine par l’Occident constitue un danger pour toute l’humanité, à l’image de l’arsenal libyen qui s’est retrouvé entre les mains des djihadistes ? D’après vous, comment l’Occident en est-il arrivé à soutenir des néonazis en Ukraine et à leur fournir des armes, des troupes et de l’argent ?

Je ne vois pas de danger pour l’humanité dans la fourniture d’armes à l’Ukraine, étant donné que tant d’armes sont détruites peu après leur arrivée par les forces armées russes. L’Occident soutient les néo-nazis en Ukraine parce qu’ils ont été très efficaces pour susciter des sentiments antirusses dans la population générale et utiliser l’anti-Russie comme nouvelle identité nationale des Ukrainiens. L’intention de l’Occident dirigé par les Etats-Unis est d’utiliser l’Ukraine comme une plate-forme et une force armée contre la Russie, afin d’éliminer la plus grande menace à l’hégémonie mondiale américaine.

D’autres pays, comme la Chine, peuvent «faire un doigt d’honneur aux Etats-Unis», mais la Russie dénonce publiquement les Etats-Unis pour leurs actes d’agression en Serbie, en Irak, en Syrie et en Libye, tout en ralliant les pays du Sud à l’avènement d’une nouvelle ère de plus grande égalité entre les nations. La Russie joint également le geste à la parole, comme nous le voyons dans son combat actuel en Ukraine contre les forces unies de l’OTAN.

Comment expliquez-vous le fait que l’Occident soit dirigé par une élite politique corrompue, à l’image de Biden, Pelosi, Von der Leyen, Borrell, Johnson, Macron, etc. ?

Les raisons pour lesquelles ces individus corrompus, lâches et incompétents sont arrivés au pouvoir varient d’un pays à l’autre. En Europe continentale, l’une des principales raisons est le système électoral proportionnel qui empêche la domination d’un seul parti majoritaire et oblige, au contraire, les politiciens à former des coalitions pour obtenir et conserver le pouvoir. Ces coalitions sont intrinsèquement corrompues, car elles associent des mouvements politiques aux programmes politiques différents, souvent contradictoires, qui ne sont unis que par la brûlante ambition d’obtenir et de conserver le pouvoir et de se répartir le butin de la victoire sans tenir compte des compétences. Les citoyens ordinaires deviennent apathiques, passifs lorsque, pendant des décennies, ils voient les mêmes individus incompétents au pouvoir et comprennent que leur vote n’a aucun sens.

A votre avis, la démission des deux Premiers ministres britanniques et la défaite probable des démocrates au Midterm, avec même un risque d’empêchement pour Joe Biden, ne sont-ils pas les conséquences directes de la guerre en Ukraine ?

La démission des deux Premiers ministres britanniques et la possible défaite des démocrates aux élections de mi-mandat n’ont pas grand-chose à voir avec la guerre en Ukraine. Dans chaque cas, des raisons locales et nationales expliquent ces changements politiques. En Grande-Bretagne, c’est le comportement scandaleux de Johnson qui a conduit à sa démission, suivi par l’ignorance flagrante de l’économie par Liz Truss et sa perte de la confiance de la City de Londres, c’est-à-dire du grand capital. Dans le cas des démocrates aux Etats-Unis, il est tout à fait normal que le parti au pouvoir perde des voix, perde l’une ou l’autre des chambres du Congrès lors des Midterm. La situation aux Etats-Unis est aggravée par la sénilité évidente du Président en exercice et l’incapacité de son administration à faire face aux problèmes de la chaîne d’approvisionnement post-Covid et à l’inflation. Sa politique d’énormes déficits pour financer des projets sociaux n’a fait qu’aggraver l’inflation. Oui, il y a aux Etats-Unis une hausse des coûts de l’énergie attribuable aux décisions relatives à la guerre en Ukraine – j’entends par là l’augmentation des exportations de gaz vers l’Europe qui a fait monter le niveau des coûts énergétiques pour les Américains. Mais ce n’est qu’un facteur inflationniste parmi d’autres.

Peut-on parler de démocratie en Occident alors que c’est une oligarchie qui dirige réellement ?

La démocratie est une cible mouvante partout dans le monde depuis que la démocratie directe des Grecs a été remplacée par la démocratie représentative que nous connaissons aujourd’hui. Mais la question de savoir si le système donne le pouvoir au peuple ou le prend au peuple est variable selon les pays et les époques. Dans le temps présent, aux Etats-Unis, le système politique n’est pas garant du peuple et est déformé par le Big Money.

Quelles sont les vraies raisons du conflit en Ukraine ? Le complexe militaro-industriel américain n’a-t-il pas envie d’une guerre nucléaire ?

On ne fait pas d’argent avec une guerre nucléaire. Vous êtes mort comme tout le monde. Les raisons du conflit en Ukraine se trouvent dans la détermination des Etats-Unis à conserver l’hégémonie mondiale qu’ils ont acquise après l’effondrement de l’Union soviétique il y a trente ans, malgré la montée d’autres grandes puissances comme l’Inde et la Chine et le renouveau de la Russie en tant que grande puissance. Le complexe militaro-industriel tire profit de la guerre en Ukraine, mais seulement tant qu’elle reste une guerre par procuration.

Récemment, des sénateurs et députés américains menés par les néocons Marco Rubio et Lisa McClain ont réclamé des sanctions contre mon pays l’Algérie parce qu’elle achète des armes russes. Comment expliquez-vous l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires internes des pays tiers ? L’Occident immoral, avec à sa tête les Etats-Unis, coupables d’agressions multiples contre l’Irak, la Libye, l’Afghanistan, etc. donne des leçons de démocratie et de droits de l’Homme à toute la planète. Comment expliquez-vous cette arrogance ?

Les Etats-Unis s’ingèrent dans les affaires intérieures des pays tiers depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque leur prépondérance économique et militaire était fermement établie. L’effondrement de l’Union soviétique a éliminé la plus grande résistance à la domination mondiale américaine et a donné naissance à l’arrogance que nous constatons encore aujourd’hui.

D’après vous, à quoi sert l’OTAN ? N’est-ce pas le moment de dissoudre cette organisation criminelle et obsolète ?

L’OTAN est l’instrument par lequel les Etats-Unis maintiennent leur contrôle sur l’Europe. C’est le genou américain sur le cou de l’Europe, pour le dire en termes qui sont devenus si émotifs depuis le début du mouvement Black Lives Matter. Elle ne peut être dissoute d’un coup de baguette magique. Mais elle peut s’effondrer sous son propre poids. Si la Russie réussit dans la guerre en Ukraine, ce sera un coup terrible pour l’OTAN, qui sapera son autorité de sorte que sa disparition sera pour la première fois discutable en Europe.

Les médias mainstream en Occident véhiculent une propagande de guerre plutôt que d’informer le public. Comment expliquez-vous la censure exercée à l’encontre des voix indépendantes et critiques ?

Il n’y a pas de censure d’Etat en Occident mais une autocensure massive et omniprésente et un politiquement correct qui rendent la presse docile. La profession de journaliste a été minée par le changement de l’économie de la diffusion des informations depuis qu’Internet a privé les agences de presse des revenus publicitaires qui leur permettaient de conserver des bureaux d’information mondiaux et d’engager des journalistes qualifiés. Aujourd’hui, les meilleurs diplômés des écoles de journalisme se dirigent vers la publicité et les relations publiques, où ils peuvent gagner suffisamment pour élever une famille. Dans ces conditions, comment s’étonner que ceux qui ont la chance d’obtenir un emploi rémunéré dans les grandes entreprises de presse manquent de courage, de respect de soi et d’honnêteté ? La plupart de ce que vous lisez dans notre presse grand public n’est rien d’autre que des communiqués de presse qu’ils ont reçus des autorités gouvernementales.

Quant aux plateformes d’information alternatives, elles dépendent largement de contributeurs non rémunérés. Elles ne disposent pas de bureaux à l’étranger et manquent donc souvent de connaissances comparatives pour nuancer leurs analyses.

L’humanité n’aurait-elle pas tout à gagner avec un monde multipolaire plutôt que de vivre sous l’hégémonie américaine ?

Un monde multipolaire est en train de naître, mais les douleurs de l’accouchement sont considérables. La guerre en cours en Ukraine et autour de l’Ukraine est d’une importance décisive dans ce processus.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

 

Dr Gilbert Doctorow - Analyste politique indépendant basé à Bruxelles. Il est diplômé magna cum laude du Collège Harvard (1967), ancien boursier Fulbright, et titulaire d’un doctorat en histoire à l’Université de Columbia (1975).

Son site officiel : https://gilbertdoctorow.com/

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 18:06

 

 

 

 

Photo de Tyler Durden
 
 
PAR TYLER DURDEN pour zerohedge
VENDREDI 28 OCTOBRE 2022 - 09:44

Eh bien, nous y sommes enfin : les actions s'échangent officiellement contre les gros titres de la guerre nucléaire.

Il y a quelques instants, dans le cadre de son discours très suivi, Vladimir Poutine a semblé dénoncer la probabilité d'une attaque nucléaire en Ukraine :

  • *POUTINE : AUCUNE RAISON POLITIQUE ET MILITAIRE DANS LA GRÈVE NUCLÉAIRE EN UKRAINE
 

Ce qui, cependant, est plus que ce que l'on peut dire des États-Unis.

Comme Bloomberg vient de le rapporter , la nouvelle stratégie de défense nationale du Pentagone rejette les limites à l'utilisation des armes nucléaires défendues depuis longtemps par les défenseurs du contrôle des armements (et, dans un passé pas trop lointain, par Joe Bide) citant les menaces croissantes de la Russie et de la Chine.

"D'ici les années 2030, les États-Unis seront, pour la première fois de leur histoire, confrontés à deux puissances nucléaires majeures en tant que concurrents stratégiques et adversaires potentiels", a déclaré le ministère de la Défense dans le document tant attendu publié jeudi. En réponse, les États-Unis "maintiendront une barre très haute pour l'emploi nucléaire" sans exclure l'utilisation des armes en représailles à une menace stratégique non nucléaire contre la patrie, les forces américaines à l'étranger ou leurs alliés.

Dans un autre revirement brutal pour l'occupant sénile du sous-sol de la Maison Blanche, lors de sa campagne présidentielle de 2020, Biden s'était engagé à déclarer que l'arsenal nucléaire américain ne devrait être utilisé que pour dissuader ou riposter contre une attaque nucléaire, une position bénie par les démocrates progressistes et vilipendé par les faucons de la défense. Mais, comme pour tous les autres postes occupés par le menteur pathologique qui l'emporte même sur Trump dans le département du mensonge, celui-ci vient d'être renversé ainsi que "l'environnement de la menace a radicalement changé depuis lors" et la stratégie du Pentagone a été forgée en coopération avec le volte-face de la Maison Blanche.

Dans un geste étonnant qui devrait - ou plutôt "devrait" - susciter l'indignation parmi les soi-disant progressistes, mais suscitera au mieux des lettres très sévèrement rétractées, le rapport nucléaire qui fait partie de la stratégie plus large a déclaré que l'administration Biden avait revu sa politique nucléaire et ont conclu que les politiques de « non-utilisation en premier » et « à usage unique » « entraîneraient un niveau de risque inacceptable compte tenu de la gamme de capacités non nucléaires développées et mises en service par des concurrents qui pourraient infliger des dommages de niveau stratégique » aux États-Unis et alliés.

pendant ce temps...

Le document de stratégie nucléaire ne précise pas quelles menaces non nucléaires pourraient produire une réponse nucléaire américaine, mais les menaces actuelles incluent les armes hypersoniques possédées par la Russie et la Chine pour lesquelles les États-Unis n'ont pas encore de défense éprouvée.

Il précise cependant, dans les termes les plus forts, ce qui arriverait à une autre puissance nucléaire, la Corée du Nord, si elle lançait une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon. Cette action « entraînera la fin de ce régime », dit-il. Les armes nucléaires américaines continuent de jouer un rôle dans la dissuasion des attaques nord-coréennes.

Ainsi, ont conclu les brillants esprits néoconservateurs à l'origine du rapport, il est préférable d'inculquer la crainte d'une riposte nucléaire disproportionnée, rendant ainsi une attaque nucléaire pure et simple beaucoup plus probable (si les États-Unis vous bombardent de toute façon, autant tout faire).

Dans le document, qui a été rédigé bien avant l'invasion, le Pentagone affirme que la Russie continue de "brandir ses armes nucléaires à l'appui de sa politique de sécurité révisionniste" alors que son arsenal moderne devrait encore se développer. En d'autres termes, le Pentagone savait ce que Poutine ferait avant même qu'il ne le fasse et cela a défini la révision radicale de la posture nucléaire américaine. Presque comme si le Pentagone dirigeait toute la séquence des événements...

Pendant ce temps, la Chine reste le "concurrent stratégique le plus important des États-Unis pour les décennies à venir", a déclaré le secrétaire à la Défense Lloyd Austin dans une lettre présentant la nouvelle stratégie de défense. Il a cité les « actions de plus en plus coercitives de la Chine pour remodeler la région indo-pacifique et le système international pour s'adapter à ses préférences autoritaires », alors même qu'elle modernise et étend rapidement son armée. La Chine veut avoir au moins 1 000 ogives nucléaires livrables d'ici la fin de la décennie, indique le document de stratégie nucléaire, affirmant qu'elle pourrait les utiliser à "des fins coercitives, y compris des provocations militaires contre les alliés et partenaires américains dans la région".

La stratégie nucléaire a confirmé les programmes de modernisation, y compris le remplacement en cours de la triade nucléaire air-mer-terre vieillissante des États-Unis. Parmi eux se trouvent le sous-marin nucléaire ICBM de classe Columbia de la Marine, le remplacement au sol de l'ICBM Minuteman III, la nouvelle arme à distance à longue portée lancée par air et les avions de chasse F-35 pour l'Europe transportant des armes nucléaires.

L'examen a confirmé les rapports précédents selon lesquels le Pentagone retirerait la bombe à gravité B83-1 et annulerait le programme de missiles de croisière lancés par la mer. Mais l'examen approuve une arme navale controversée de l'ère Trump, l'ogive nucléaire lancée par sous-marin à faible rendement W76-2, qui est décrite comme fournissant "un moyen important de dissuader une utilisation nucléaire limitée".

Le rapport stratégique plus large a également formulé des critiques gentiment formulées à l'égard des principaux programmes d'armement américains, qui accusent souvent des années de retard sur les plans et des milliards de dollars de plus que les budgets initiaux.

"Notre système actuel est trop lent et trop axé sur l'acquisition de systèmes qui ne sont pas conçus pour relever les défis les plus critiques auxquels nous sommes actuellement confrontés", a déclaré le Pentagone. Il a appelé à davantage de « systèmes ouverts capables d'intégrer rapidement des technologies de pointe » tout en réduisant les problèmes d'« obsolescence » et les coûts élevés.

Les documents de stratégie du Pentagone ont été envoyés au Congrès sous forme classifiée en mars, ils ont donc été examinés lors de l'approbation par le Congrès du budget de la défense pour l'exercice 2023.

* * *

Alors comment trader tout ça ? Eh bien, l'instinct initial, maintenant que les gros titres de la guerre nucléaire font la une, c'est qu'il est peut-être temps de vendre... mais comme Art Cashin l'a dit avec tant de perspicacité il y a quelque temps , " Ne pariez jamais sur la fin du monde, parce que c'est seulement arrive une fois."

Maintenant, grâce à l'administrateur Biden, cet événement "une fois dans une vie" est d'autant plus proche d'avoir lieu.

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 17:59

Dans ses premières remarques publiques en tant que nouveau chef, Sunak a déclaré : "C'est le plus grand privilège de ma vie de pouvoir servir le parti que j'aime et de redonner au pays auquel je dois tant."

Il y a deux phrases remarquables dans cette seule déclaration. Tout d'abord, Sunak considère que c'est un privilège de "servir le parti". Pas pour servir les citoyens britanniques, mais pour « servir le parti ».

Deuxièmement, « redonner au pays auquel je dois tant ». Né à Southampton, en Angleterre, Sunak est l'un des politiciens les plus riches du Royaume-Uni, mais a choisi de défendre sa femme qui a cessé de payer des impôts au Royaume-Uni. La BBC a révélé que la femme de Sunak avait cessé 2,1 millions de livres sterling par an d'impôts au Royaume-Uni et un total de 15 millions de livres sterling depuis 2015. Pendant ce temps, Sunak et sa femme ont été nommées sur la liste des richesses du Sunday Times comme les 222 et les plus riches du Royaume-Uni . At-il rendu ce qu'il doit ?

Al Jazeera : Qui est le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak ? 24 octobre 2022 (2 min)

Lectures complémentaires : Rishi Sunak est-il la bonne personne pour diriger le Royaume-Uni ? Al Jazeera, 24 octobre 2022

Dans un scandale financier antérieur, et en aucun cas le premier, le Daily Mail a rapporté que Sunak avait refusé de dire s'il avait toujours un intérêt financier dans Thélème. Il a affirmé qu'il ne savait pas comment ses actifs étaient investis.

Lectures complémentaires : Theleme Partners, Moderna et Rishi Sunak , Awkward Git's Newsletter, 3 octobre 2022

Thélème Partners est un fonds spéculatif qui a investi 500 millions de dollars dans Moderna. En novembre 2020, dès que Moderna a annoncé que son injection de Covid "pourrait être efficace jusqu'à 94,5%", le Royaume-Uni a immédiatement conclu un accord pour acheter cinq millions de doses. Sunak était chancelier de l'Échiquier à l'époque .

 

 

Sunak a débuté sa vie professionnelle en tant qu'analyste pour la banque d'Goldman Sachs entre 2001 et 2004. Puis en 2009, selon Sky History , il a co-fondé Thélème Partners. Il a travaillé chez Thélème de 2009 à 2013, date à laquelle il est parti pour entrer en politique.

Lors de sa précédente candidature pour devenir Premier ministre, en tant que candidat aux côtés de Liz Truss, Sunak a défendu sa carrière dans les affaires comme un exemple de son succès en dehors de la politique. Mais il a dû se demander s'il exagérait son travail dans les fonds spéculatifs. L'organisme de réglementation financière du Royaume-Uni a confirmé que Sunak n'aurait pas été en mesure de réaliser directement des investissements ou de traiter avec des clients . Et le Dr Devraj Basu, maître de conférences en comptabilité et finance à l'Université de Strathclyde, a suggéré que, selon les rôles dans les documents déposés par la Financial Conduct Authority («FCA»), Sunak n'avait aucun rôle dans la gestion des investissements.

Partenaires Thélème

Selon son site Internet, Thélème a actuellement 880 millions de dollars d'actifs sous gestion. Cependant, d'autres sources indiquent un montant beaucoup plus important.

Notes de Whalewisdom que la plus grande participation de Thélème Partners est dans Moderna avec 6 354 406 actions détenues et que "leur dernier dépôt 13F déclaré pour le T2 2022 comprenait 2 495 526 000 $ en titres 13F gérés" - près de 2,5 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Lectures complémentaires : Theleme Partners LL.P. Rapport annuel 13F , Wallmine

Au moment d'écrire ces lignes, Yahoo Finance estimait la valeur marchande de la participation de Thélème dans Moderna, à elle seule, à 915 millions de dollars et il était le 6 e investisseur institutionnel de Moderna (Nasdaq : MRNA).

Moderna, Inc. (MRNA) , Yahoo Finance, récupéré le 27 octobre 2022

Selon Whalewisdom, Thélème Partners est détenue à 75 % ou plus par Theleme Services Ltd. Cependant, la Companies House du Royaume-Uni note que Thélème Services Limited détient plus de 50 % mais moins de 75 % des actions de Theleme Partners. 75% ou plus des actions de Thélème Servicessont détenues par Patrick Degorce. Ainsi, effectivement Degorce détient des parts majoritaires de Thélème Partners.

En 2011, Degorce était l'un des premiers investisseurs de Moderna, alors que Moderna ne comptait qu'une dizaine d'employés. Comme l'a rapporté le Wall Street Journal en octobre 2020, lorsque Degorce a commencé à investir dans Moderna, il était évalué à environ 125 millions de dollars. "Maintenant, la société vaut plus de 27 milliards de dollars, plus que de nombreux fabricants de médicaments avec des médicaments déjà sur le marché, même si elle n'a aucun revenu sur les produits."

Wikipédia indique que Degorce était dans la marine française avant de passer aux services financiers. En 2003, Degorce était co-fondateur, avec Chris Hohn, du fonds spéculatif The Children's Investment Fund Management (TCIF). C'est son rôle au sein de ce fonds spéculatif, TCIF, dont Sunak a parlé lors des entretiens et que le Dr Basu a prétendu que Sunak n'avait en fait aucun rôle dans la gestion des investissements. 

Wikipedia indique également que c'est Degorce qui a fondé Thélème Partners en 2009 et Degorce était le patron de Sunak à la fois chez TCIF et Thélème Partners.

Le nom Thélème dérive probablement de l'abbaye fictive de Thélème dans les œuvres de l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais, City AM a écrit en 2009 peu de temps avant que Degorce ne lance son nouveau fonds spéculatif.

L'Abbaye de Thélème de Gargantua et Pantagruel de Rabelais était « une utopie sans règles dans laquelle les habitants se comportaient vertueusement car aucune contrainte ne les amenait à désirer des plaisirs qui leur étaient refusés ». Dans ce qui est peut-être une coïncidence, mais néanmoins intrigante, cette « utopie idéaliste » était le modèle de la commune, du temple et du centre spirituel d'Alistair Crowley en Italie nommé Abbey of Thelema . 

Crowley, qui a fondé la religion de Thelema, était un mystique et un occultiste connu sous le nom de "The Great Beast" - il s'appelait lui-même "Beast 666".   Les biographes de Crowley ont suggéré qu'il était aussi un espion des services secrets britanniques.

 

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 17:56

Un parc éolien est en cours de démantèlement dans l'ouest de l'Allemagne pour faire place à l'expansion d'une mine de charbon de lignite à ciel ouvert dans une situation «paradoxale» mettant en évidence la priorité actuelle de la sécurité énergétique par rapport à l'énergie propre dans la plus grande économie d'Europe.

 

L'Allemagne démantèle un parc éolien pour faire place à une mine de charbon

 

Le démantèlement d'au moins une éolienne du parc éolien proche de la mine de charbon allemande Garzweiler, exploitée par le géant énergétique RWE, a déjà commencé. RWE dit que le lignite, ou lignite, est extrait des bassins houillers de Garzweiler depuis plus de 100 ans.

 
 

RWE a également déclaré fin septembre que trois de ses unités au charbon alimentées au lignite qui étaient auparavant en veille reviendraient sur le marché de l'électricité dans les délais prévus en octobre.

« Les trois unités de lignite ont chacune une capacité de 300 mégawatts (MW). Avec leur déploiement, ils contribuent à renforcer la sécurité d'approvisionnement en Allemagne pendant la crise énergétique et à économiser le gaz naturel dans la production d'électricité », a déclaré RWE le mois dernier.

Aujourd'hui, la société agrandit la mine de lignite de Garzweiler après qu'un tribunal de Münster, dans l'État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, s'est prononcé en faveur du groupe énergétique dans un litige foncier en mars de cette année pour agrandir la mine de lignite.

 

 

Commentant le démantèlement des éoliennes pour faire place à l'expansion d'une mine de charbon, Guido Steffen, un porte-parole de RWE, a déclaré au Guardian : "Nous réalisons que cela semble paradoxal."

"Mais c'est dans l'état actuel des choses", a ajouté Steffen.

En début de semaine, le ministère de l'Économie et de l'Énergie du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a exhorté RWE à abandonner le projet de démantèlement du parc éolien.

 
 

"Dans la situation actuelle, tout potentiel d'utilisation des énergies renouvelables doit être épuisé autant que possible et les turbines existantes doivent fonctionner aussi longtemps que possible", a déclaré un porte-parole du ministère de l'État au Guardian.

Michael Kern est journaliste et rédacteur en chef de Safe Haven and Oil Price. Cet article a été initialement publié sur Oil Price .

 

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