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22 mars 2024 5 22 /03 /mars /2024 19:03
 

 

Le Ceta est un traité de libre-échange stupide et inéquitable signé avec le Canada au nom de la religion du saint-libre-échange que plus personne n’a le droit de contester sous peine d’excommunication.

 

 

Ce dossier date de 2019, soit avant la « grande pandémie ».

« Enterré depuis 2019, le texte a été exhumé par les communistes à l’occasion de leur journée d’initiative parlementaire. En pleine campagne européenne, il place l’exécutif en difficulté.

C’est un petit coup de tonnerre symbolique lourd de conséquences politiques. Ce jeudi après-midi, au bout du suspense, le Sénat a rejeté la ratification de l’accord de libre-échange Ceta, grâce au rejet de l’article 1 du projet de loi par 211 voix contre 44 pour seulement. Ce vote intervient cinq ans après un scrutin difficile à l’Assemblée nationale où, en 2019, les députés avaient validé dans la douleur ce traité économique et commercial avec le Canada. Or Covid-19 et suspension des travaux parlementaires obligent, le texte était ensuite tombé dans l’oubli et il n’avait jusqu’ici pas été débattu à la Chambre haute. C’est désormais chose faite. »

Et les sénateurs viennent de mettre une raclée au gouvernement.

« Nous ne pouvons plus continuer à importer d’ailleurs ce que nous produisons chez nous »

« Sur le fond, si les sénateurs macronistes et Centristes ont vanté les mérites du Ceta, les bancs de la gauche et des Républicains ont largement critiqué l’accord. « Nous ne pouvons plus continuer à importer d’ailleurs ce que nous produisons chez nous », a cinglé le LR Laurent Duplomb. « Il ne s’agit pas ici de remettre en cause le libre-échange », a de son côté plaidé la LR Valérie Boyer, estimant que le Ceta, loin de répondre aux « objectifs louables », mettait « une épée de Damoclès sur notre agriculture ».

Le patron du groupe écologiste, Guillaume Gontard, ne dit pas autre chose, lui qui y voit une « catastrophe pour le climat et la santé humaine » source de « concurrence déloyale, particulièrement en matière agricole ». « Après sept ans de mise en œuvre, le bilan de cet accord provisoire permet de dresser un tableau mitigé pour le commerce et clairement négatif pour l’environnement, pesant sur nos normes et qui serait plus dangereux encore si les dispositions relatives à la protection des investissements étaient adoptées », a ajouté le socialiste Didier Marie. »

Faire venir du Canada des produits agricoles que nous savons produire chez nous et que nous produisons chez nous, avec des normes draconiennes pour importer à grand coup de CO2 et de transport des produits de moins bonnes qualité est tout simplement une approche délirante aussi bien économique qu’écologique.

Selon les informations du Figaro (source ici), « le président du groupe à l’Assemblée, André Chassaigne, a ainsi promis que le texte serait inscrit au menu de leur niche parlementaire, le 30 mai prochain. Soit à quelques jours du scrutin des européennes, qui se tiendront le 9 juin ».

Alors jusque-là vous pouvez vous dire que c’est génial, que c’est super, que la résistance continue et que l’on va peut-être gagner contre un traité absurde.

Que nenni mes amis.

C’est sans compter la grande démocratie européenne qu’est devenue l’UErss. Au nom du bon fonctionnement des institutions européennes, et pour rendre les avancées possibles, il faut réduire les pouvoirs de blocages des pays et donc des représentations nationales. Avoir plus d’Europe, c’est avoir toujours moins de démocratie. Cette réalité doit être comprise par le plus grand nombre.

Et c’est exactement ce que cette histoire de CETA permet de toucher du doigt car…Comme le dit le Figaro très justement « un nouveau rejet serait un message fort, mais ses répercussions seraient toutefois limitées : le gouvernement n’est pas obligé de notifier les institutions européennes de la décision du Parlement national – c’est par exemple le cas de Chypre. Autrement dit, l’exécutif pourrait décider de s’extraire du vote de la représentation nationale et laisser l’application provisoire de l’accord se poursuivre à l’échelle européenne. »

Les Français n’en veulent pas.

les sénateurs votent contre.

Et même si l’Assemblée Nationale rejette aussi le texte… vous l’aurez quand même.

La conclusion est simple.

Sans appel.

Plus d’Europe, c’est toujours moins de démocratie.

Et c’est ainsi que nous devenons, sans nous en rendre compte, insidieusement, la Corée de l’Ouest et l’UErss.

Charles SANNAT

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8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 10:48
Agriculture les multiples mensonges de Macron et son Gouvernement

Les prix planchers promis par #Macron aux #agriculteurs sont en réalité “interdits par le droit européen depuis 1995”. (Le Canard enchaîné) pic.twitter.com/hJipTlDObF

— Actu Direct (@ActuDirectFR) March 7, 2024

 

 

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Macron a trompé les agriculteurs
 

Après l'Italie :

 

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29 février 2024 4 29 /02 /février /2024 13:54
Agriculture : Blackrock, Vanguard, rachat des terres céréalières d'Ukraine, manipulation des cours des céréales, asphyxie des agriculteurs Européens

Le PDG de Blackrock Larry Fink et Macron en réunion juste avant la réforme des retraites

 

 

Agriculture : Pourquoi le renoncement de l'Europe à une indépendance agricole quitte à sacrifier ses agriculteurs.

En premier lieu l'inflation, maintenir les prix bas pour le public, quitte a faire venir des produits toxiques ou qui ne correspondent pas aux normes que l'on impose aux agriculteurs Européens. Donc on ouvre les marchés, ç'est un renoncement d'opportunité, car en fait ils sont incapables de réguler les excès financiers et dérives financières (voir dans les rubriques banques, grande crise, finance bourse)

D'autre part la corruption et un plan de réappropriation des terres par des grands groupes d'investissement ; dont Blackrock.

 

Depuis la guerre en Ukraine, les importations Ukrainiennes agricoles sont exemptées de frais de douane ; ces exemptions ont été reconduites récemment par la Commission Européenne.

 

Blackrock par l'intermédiaire de filiales rachète (ainsi que Vanguard) les terres agricoles céréalières d'Ukraine en Septembre 2021, accord validé par Zelensky contre l'avis des agriculteurs Ukrainiens.

 

On voit et je vous prie de vous reporter au cours de la bourse l'augmentation, puis la dégringolade des cours du blé (l'Ukraine est l'un des plus grand producteur de céréales mondiales)

 

Donc non seulement les importations agricoles minent les agriculteurs européens, mais l'ouverture des marchés extérieurs les plombent. Marchés qui ne profiteront qu'aux groupes d'investissements en majorité anglo -saxons.

 

D'autre part, puisque tout est lié, vous verrez l'influence du complexe militaro industriel dans la guerre en Ukraine, dont Blackrock est un des principaux actionnaires, Puis dans les liens vous découvrirez que le chantier de reconstruction de l'UKraine a été remporté par ce même Blackrock, Blackrock  également qui lorgne sur le système de retraite par répartition Français, Blacrock qui également a des actions dans plusieurs laboratoires pharmaceutiques et le Président Directeur Général de Blackrock est un partenaire privilégié de Macron comme vous l'avez vu dans la photo !

 

Donc on peut estimer au vue des documents liens (car si mes articles sont longs ç'est par ce que je les alimentent en liens et preuves de façon a être incontestables) que Macron et la Commission sont à la manoeuvre pour anéantir l'agriculture Européenne au profit d'une ou plusieurs sociétés Américaines.

 

Henry

 

 

 

 

 

 

Maison de Yuriy Koziuk, qui inonde la France avec ses poulets sans droits de douane
 
Une bonne partie des terres agricoles ukrainiennes (productrices de blé) ont été achetées par trois compagnies américaines contre l'avis des paysans et c'est #Zelensky qui a forcé l'achat.
Qui possède les terres à blé ukrainiennes : Cargill, Dupont, Monsanto. Et derrière : Vanguard, Blackrock, Blackstone
Le blé ukrainien est bourré de toxines et de pesticides
 
BlackRock : "Nous dirigeons l'Amérique, pas Biden - Nous souhaitons que la guerre en Ukraine ne se termine jamais"
 
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24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 18:37

Embobiner, en patois Poitevin on dit embiboler (assez proche du Gascon) ! En vieux Français on disait embabouiner !

 

Du coup Embobinator  a joué sur la corde sensible comme le caméléon, il est de la couleur que vous désirez, mais ne vous y trompez pas ç'est lui qui mène la danse, mentir ç'est tout un art et il le maîtrise bien. Vous serez toujours perdant à l'écouter !

 

Ecoutez bien la vidéo qui suit, ç'est exactement ce qui se passe, ç'est une attaque globale sur l'agriculture traditionnelle, pour mettre la main sur celle ci. En Effet ç'est bien Blackrock et Vanguard (fonds de pensions Américains) qui détiennent les trois quart des terres agricoles (céréalières de l'Ukraine), l'Europe vient de reconduire les importations Ukrainiennes sans aucun droit de douane, au final le cours des céréales doit chuter au profit de Blackrock et Vanguard. Cette guerre aura eut plusieurs effets, dont celui de reprendre les terres de ceux qui se sont fait tuer au combat pour le corrompu Zelensky et sa cohorte d'oligarques tout aussi corruptibles, faire effondrer les cours et mettre dans le viseur l'agriculture Occidentale, mais pas seulement. Macron a parlé d'économie de guerre, le texte de réquisition des biens et personnes est voté ; tout est prêt !

 

Henry

 

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« On en a rien à foutre de ses mesurettes à macron, encore une fois il nous balade comme il a baladé les Français. C’est un danger, faut qu’il sorte de là, faut qu’il démissionne. C’est un gouvernement de collabos à la solde des mondialistes…  On va pas crever comme ça. On va… Voir plus
 
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Les paysans encerclent la voiture d'exfiltration de Macron
 
 
 
 
 
 
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23 février 2024 5 23 /02 /février /2024 11:32

Après sa prestation aux Invalides Macron va faire son grand baratin au Salon de l'Agriculture, la vedette va donner de la voix, parader, être l'attention de tous, mais cette fois au garde à vous, pas de sifflets sinon amende. Donc ce sera dans un silence religieux (du moins l'espère t'il ) que l'auditoire s'abreuvera de ses paroles mielleuses.

Evidemment ç'est toujours du théâtre même s'il est de médiocre qualité, comme on connait le récital depuis 7 ans, à force on s'en lasse.

Le monologue pourra peut être se conclure par un Molière de la pomme de terre, du rutabaga (des périodes de disettes) ou du navet qui serait plus approprié !

 

Faites comme Ulysse bouchez vous les oreilles à la cire afin d'échapper aux sirènes des promesses !

 

Henry

 

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Au salon de l’agriculture, l’évènement sera filmé. Macron interdit les sifflets, sinon ce sera 350 euros d’amende !

 

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23 février 2024 5 23 /02 /février /2024 11:18
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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 10:29

Toutes les informations sur la crise agricole en lien "Agriculture" dans  "catégories" à droite sur le site !

Agriculture  : "C’est tout le système qu’il faut changer. Les politiques veulent nous tuer"
 
 

L'agriculture Française il y à a peine 60 ans ! (Dans certaines régions)

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 17:48

Petite rétrospective des années d'après guerre et du fameux plan Marschall, que l'on nous fait passer pour la panacée d'après guerre, mais à y regarder de près ... ce n'est pas le cas !

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 17:24
Carlo Maria Viganò
 
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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 17:18
Le miscanthus, cette plante dépolluante aux mille vertus
 

 

Une collectivité iséroise mise sur le miscanthus, une graminée n’ayant besoin d’aucun intrant. Pour convaincre les agriculteurs de la cultiver, elle s’engage à acheter leur récolte afin de chauffer un gymnase.

 

Saint-Jean-de-Bournay (Isère), reportage

« C’est clairsemé, il y a des zones où rien ne pousse encore. Ils m’ont dit que c’était normal. Moi, j’ai l’habitude de semer au GPS, tout droit, tout régulier. Alors là, ça me change ! » À Saint-Jean-de-Bournay, à une cinquantaine de kilomètres de Lyon, Jean-Vincent Chollier se demande encore à quoi va ressembler son champ. Le végétal qu’il y a planté en avril dernier lui est inconnu.

Il s’agit du « miscanthus xgiganteus », une graminée qui, visuellement, ressemble à la canne de Provence ou à l’herbe de la pampa — sans le côté envahissant. « Il paraît que les rhizomes vont ramifier peu à peu », ajoute-t-il. Des rhizomes, il en a acheté 70 000, qui ont été répartis sur deux parcelles, pour un total de 3,4 hectares. Jean-Vincent Chollier et son frère Damien, avec lequel il est associé en Gaec, ont décidé de « jouer le jeu » : ils ont répondu positivement à la suggestion de la communauté de communes (comcom) de Bièvre-Isère. Celle-ci leur proposait de cultiver une plante qui n’a pas besoin de grand-chose : pas d’engrais chimiques ou de pesticides… L’intérêt est double : cela permet de diminuer la pollution des eaux due aux cultures alentour tout en proposant un débouché aux agriculteurs volontaires. La plante, une fois broyée, sert en effet à chauffer un futur gymnase tout proche.

La croissance du miscanthus est spectaculaire : cette parcelle a été récoltée en mars 2023. Après le passage de l’ensileuse, il ne restait plus que 10 centimètres de chaque plant. Mi-juillet, les tiges dépassent déjà les 3m. © Antoine Boureau / Reporterre

Cette collectivité réunit cinquante communes rurales du département de l’Isère, au centre du triangle Lyon-Grenoble-Valence. Un paysage vallonné, entre la vallée du Rhône et les contreforts du Vercors, qui compte 664 exploitations agricoles et 36 500 hectares de surface agricole utilisée, selon le recensement agricole de 2020. Sur ce territoire, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (l’établissement public qui audite l’état des ressources en eau du bassin hydrographique du Rhône) a identifié huit points de captages « prioritaires ». En clair : il est pollué — on y retrouve des résidus de nitrates et de pesticides. Lorsque l’Agence de l’eau émet un tel constat, les collectivités concernées sont tenues d’agir pour protéger l’aire d’alimentation du captage.

Vingt ans de stockage de CO2

Pour diminuer le recours aux pesticides et aux engrais (nitrates), le travail de coopération avec le monde agricole est incontournable. Les leviers sont multiples : promotion de la filière biologique, plantation de haies, développement du désherbage mécanique et des cultures à bas niveau d’intrants… Le miscanthus entre dans cette dernière catégorie. Mis à part l’année de la plantation, sa culture ne nécessite ni désherbage, ni engrais, ni arrosage — c’est bien simple, il pousse tout seul. Autre atout, c’est une plante vivace : elle repousse chaque année après la récolte. Sa durée de vie dépasse la vingtaine d’années. Vingt ans minimum, donc, durant lesquels les sols n’absorberont aucun intrant, et au contraire, stockeront durablement du CO2. Le miscanthus a donc tout pour lui, et c’est ce qui a séduit les élus, les techniciens de la communauté de communes et les experts de l’Agence de l’eau. Mais comment convaincre les exploitants de remplacer les céréales auxquelles ils sont habitués par cette plante qui ne se mange pas, ni par les humains ni par le bétail ?

Dans son rôle de financeur public, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse prend en charge 70% du poste de Sylvain Granger, de l’étude réalisée par la Chambre d’Agriculture, et une partie du surcoût de la chaudière biomasse. © Antoine Boureau / Reporterre

« Ce n’est pas que simple », résume dans une belle litote Éric Savignon, vice-président de Bièvre-Isère Communauté, chargé du grand cycle de l’eau. Tous le savent : pour que les agriculteurs se lancent, il faut qu’ils s’y retrouvent économiquement. Les tiges de miscanthus, qui peuvent dépasser quatre mètres de haut, se récoltent en mars, si sèches qu’elles ne contiennent plus que 15 % d’eau. Elles constituent une biomasse très absorbante qui peut servir de combustible, de litière, de paillis — autant de pistes de valorisation des récoltes. Seul hic, elles sont tellement légères et volumineuses que seule une utilisation locale est pertinente.

La communauté de communes a donc décidé de créer elle-même le débouché. Un gymnase est justement en construction, à quelques encâblures du point de captage. Il sera doté d’une chaudière polycombustibles, adaptée au broyat de miscanthus. Une étude « d’opportunité économique » a été effectuée par la chambre d’agriculture de l’Isère, avec le concours de l’Association pour une gestion durable de l’énergie. Elle a établi le nombre d’hectares de miscanthus à cultiver pour assurer le chauffage du gymnase et comparé la rentabilité du miscanthus par rapport à d’autres cultures locales, comme le maïs irrigué. Ces calculs ont permis d’établir un prix acceptable à la fois pour la collectivité et pour les agriculteurs : 130 euros la tonne. Montant que la comcom a décidé d’augmenter à 180 euros pour être encore plus incitative.

Jean-Vincent Cholliet, agriculteur à Royas, a consacré deux de ses parcelles à la culture du miscanthus. Il a l’avantage d’avoir suffisamment d’espace de stockage pour engranger la récolte et la livrer petit à petit au gymnase de Saint-Jean-de-Bournay. © Antoine Boureau / Reporterre

« On espère que cela fera ricochet dans d’autres collectivités »

Pour Jean-Vincent Chollier, le seuil de rentabilité du miscanthus « n’est pas miraculeux », certes, mais a l’avantage d’être assuré, loin des incertitudes qu’il vit avec le prix des céréales ou celui du lait. Le fait que le point de captage soit situé entre ses deux parcelles ne lui est pas non plus indifférent : « Ce qu’on fait a forcément un impact sur l’eau, on en est très conscient aujourd’hui. » Tout comme la proximité d’un lotissement, en bordure du champ. « Même si on traite toujours la nuit, on n’était jamais très à l’aise. Là, on n’aura plus à passer », dit-il. Et puis, même si chaque hectare de miscanthus lui a coûté 4 000 euros d’investissement, il n’en cède que 3,4 à cette innovation, sur les 330 qu’il cultive au total. Le risque est circonscrit. L’an prochain, les plants seront encore trop petits pour qu’il ait une récolte. Mais les feuilles, tombées à terre, lui épargneront désherbage et fertilisation. En 2025, il devrait avoir un rendement succinct, mais à compter de 2026, lui a-t-on promis, il peut compter sur quinze tonnes de biomasse à l’hectare. La communauté de communes s’est engagée à lui acheter sa récolte pour alimenter la chaudière du gymnase qui sera alors sorti de terre. Et si elle ne prend pas tout ? Il a lui-même une chaudière biomasse et ses cent vaches pourraient bénéficier d’une litière d’un nouveau type. Alors, pourquoi pas ?

La croissance erratique du miscanthus tout juste planté laisse perplexe les agriculteurs. Philip van der Pluijm, le technicien de culture de la société Novabiom, qui a fourni les rhizomes, la planteuse et les conseils agronomiques, les rassure : rien d’anormal ! © Antoine Boureau / Reporterre

À l’Agence de l’eau, on s’enthousiasme pour ce projet qui coche toutes les cases. Solène Dominjon, qui a suivi ce dossier pour l’établissement public, en énumère les vertus : « économie locale et circulaire, coconstruction, système gagnant-gagnant, des agriculteurs qui s’engagent, y compris financièrement, c’est assez rare ! Cela nous garantit vingt ans de pérennité d’action, sans intrant dans ces parcelles. On espère que cela fera ricochet dans d’autres collectivités. »

La comcom attend bien sûr des retombées sur la qualité de l’eau brute, mais surtout, elle espère lancer une dynamique. Car pour l’heure, seuls 3,4 hectares sont concernés sur les 662 hectares agricoles situés sur l’aire de captage. Au niveau national, cette culture reste également confidentielle — 11 000 hectares de miscanthus sont cultivés en France selon la filière. « Les quarante autres exploitants de la zone sont attentistes, reprend Éric Savignon, mais l’important, c’est que la collectivité initie les choses et s’engage aux côtés de ses agriculteurs pour leur garantir un revenu sans les montrer du doigt, comme c’est trop souvent le cas. C’est une incitation à faire évoluer les pratiques. » Jean-Vincent Chollier, lui, ne cache pas que sa curiosité l’a emporté : « J’aime bien essayer. » Il attend de voir si la graminée tient ses promesses.

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