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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 17:47

De toutes les théories les plus échevelées aux plus sages et solides, il y a celles qu'a tenu a évoquer M. Jimmy Guieu, il y a déjà les fondements de recherches fiables, des indices logiques et imparables.

 

Pour ma part il y a déjà tous les éléments constitutifs de ce dossier.

 

Ensuite vous trouverez des analyses, une enquête menée par "l'oeil frontal" assez solide qui reprend certaines théories ; les confirme ou les infirme. Très intéressant.

 

Vous retrouverez les deux premières vidéos en liens sur le premier des liens à la suite de ces vidéos (après les textes), toujours à voir avec une saine curiosité

 

Bonne visionnage, un voyage dans les mystères et l'Histoire.

 

 

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 16:44

Pour compléter la généalogie et procurer un peu plus d'explications.
 

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

751  Pépin III Le Bref élu roi des Francs : Les mérovingiens , sont écartés du pouvoir par une famille noble d’Austrasie actuel Est de la France et de la future dynastie des carolingiens, pour la raison vraisemblable d'incapacité à enrayer la progression des maures sur le territoire Franc. Il en sera de même avec la destitution des Carolingiens par les Capétiens pour n'avoir pas su enrayer les invasions et incursions Vikings.

752 ou 759  Narbonne* : Pépin le Bref,  fils de Charles Martel, appelé à la rescousse par les Goths, soulevés contre les Maures, expulse ces derniers et incorpore la Septimanie dans l’empire Franc. Création de la Marche de Gothie (ex Septimanie) pour se prémunir des sarrasins. A la faveur d’un revirement des Goths qui avaient massacré la garnison ennemie, son fils Charlemagne reprend Narbonne à  Abd –  Al –  Rhaman et semble t-il Carcassonne.

*Le siège aurait duré 7 ans.

 

 

 

A N S E M U N D U S [1]

(? comte) goth de Nîmes (Maguelonne, Agde, Béziers), mentionné en 752, tué en (? 753/756)

En 752 [2], le Goth Ansemundus (Misemundus) livre Nîmes, Maguelonne, Agde et Béziers au roi Pépin [3]. Lors d'une attaque de Narbonne conjointe avec l'armée franque, il est tué par l'un de ses hommes, Ermeniardus, devant une porte de la ville [4]. Sa veuve, Cauna, est tuée lors des troubles qui éclatent à Nîmes [5] peut-être en 756 [6].
 


[1] La Chronique d'Uzès (cf. infra) l'appelle Misemundus.
[2] Chronicon Anianense (ms. Paris BN lat. 4886, f. 2v - 49v.: Kettemann, Subsidia, 1999, t. 2, p. 36; HgLg, t. II, 1875, preuves n° 1 c. 25; autres éditions, cf. Kettemann, p. 693-694): Anno DCCLII: Ansemundus gotus nemauso civitatem, magdalonam; Agaten, Biterris. pipino regi franchorum tradidit (manuscrit du XIIe siècle, dérivant d'une source perdue écrite vers le début du IXe siècle, cf. l'étude approfondie de Kettemann, op. cit., t. 1, p. 33-40, 485-528 et son tableau récapitulatif p. 528). La Chronique d'Uzès (chronicon Uticense), Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511, place l'événement en 753 (mais il n'y a pas lieu de tenir compte de la chronologie de cette chronique) et nomme le Goth Misemundus (notes marginales d'un manuscrit de Bernard Gui du XIVe siècle, dont la source principale a été l'œuvre perdue de laquelle découlent le Chronicon Moissiacense ainsi que le Chronicon Anianense. Leur valeur historique est jugée très différemment selon les études qui leur ont été consacrées, cf. Kettemann, op. cit., t. 1, p. 505-506 et n. 76; Abadal y de Vinyals, El paso, 1953, p. 43-44 n. 66).
[3] Cf. Rouche, L'Aquitaine, 1983, p. 121; Abadal y de Vinyals, El paso, 1953, p. 42-43; Ménard, Histoire, 1874, p. 97.
[4] Chronique d'Uzès a. 743: Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511; HgLg, t. II, c. 25 a. 754; cf. Ménard, op. cit., p. 98, qui opte pour la date de 753; Cauvet, Etude, 1877, p. 401 n. 1.
[5] Cf. Abadal y de Vinyals, op. cit., p. 44; Ménard, op. cit., p. 98.
[6] Chronique d'Uzès a. 756: Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511; HgLg, t. II, c. 26 a. 756. Sur tous ces évènements, cf. l'interprétation de Cauvet, op. cit., p. 387-388, 400-403 qui rattache le meurtre de Cauna aux troubles qui suivent la nomination à Nîmes d'un comte franc, Radulfus (Chronique d'Uzès a. 754, Kettemann, p. 512; HgLg c. 26 a. 754) après l'assassinat de Misemundus d'après lui en 756.
 
 
________________________________________
 

A N S E M U N D U S

vicedominus de Marseille (? 2e quart du VIIIe siècle)

Une notice de plaid du 23 février 780 [1], Digne, relate le jugement que les missi de Charlemagne rendent en faveur de Maurontus, évêque de Marseille, au sujet de Chaudol [2] et d'Alpibus [3] dans le pagus d'Embrun [4]. Dans l'historique du domaine de Chaudol qui en est fait, il est dit que les témoins affirment avoir vu Ansemundus, vicedominus [5], per ordinationem Abbonis [6], patricii condam [7], pour le compte de Sainte-Marie et Saint-Victor de Marseille [8], faire la descriptio [9] de ce domaine, qu'il a tenu ce dernier per consensum Abbonis patricii vel cessionem ad partes supradictę ęcclesię et qu'il en a perçu tout le cens.     


[1] Grand cartulaire de Saint-Victor de Marseille de la fin du XIe siècle, publié par Guérard, Saint-Victor, I, 1857,  n° 31 p. 43-46 (aussi petit Cartulaire du XIIIe siècle); copie du XVIIIe siècle, publiée par la Gallia Christiana novissima, t. II, 1899, n° 42 c. 34-35; Brunterc'h, Archives, 1994, p. 179-181 (+ traduction en français p. 182-184 + avant-propos et notes p. 176-179, 184-186); Geary, Die Provence, 1994, p. 390-392; Nehlsen-von Stryk, Die boni homines, 1981, p. 349-350. Transcription d'une ancienne charte déjà presque totalement effacée (cf. Brunterc'h, op. cit., p. 176-179; Zerner, L'élaboration, 1993, p. 217-218, 245-246; Hübner, Gerichtsurkunden, 1891, n° 112 p. 18; AA. SS. Oct., t. IX,  1858, p. 370-373; Duchesne, Fastes, I, 1907, p. 276 et n. 4).
[2] Caladius: Alpes-de-Haute-Provence, arr. Digne, comm. et cant. La Javie.
[3] Le texte n'est pas clair: une fois il est question de ipsas villas, une autre fois de la villa Caladius dont l'évêque est réinvesti.
[4] Embrun, Hautes-Alpes, arr. Gap, ch.-l. cant. Il n'est pas possible de préciser à quoi se réfère ici le nom d'Alpibus (Alpes? Cf. Ganshof, Les avatars, 1949, p. 57, qui parle d'alpages; Brunterc'h, op. cit., p. 177, 182, propose Aups, sans autre commentaire; il existe bien une commune de ce nom, située dans le Var, arr. Draguignan, ch.-l. cant.).
[5] Brunterc'h, op. cit., p. 178, pense que sa fonction n'est pas celle habituelle d'un représentant de l'évêque ou de l'abbaye chargé d'administrer leur temporel, comme le pensent Geary, op. cit., p. 388, Ganshof, op. cit., p. 61 et n. 2, Buchner, Die Provence, p. 100 n. 60, mais celle d'un représentant du patrice de Provence.
[6] Cet Abbo est probablement identique au rector de Maurienne et de Suse cité en 726 et 739.
[7] D'après le texte de la notice, Abbo pourrait être mort vers 751, puisqu'une personne non nommée y affirme que Chaudol aurait appartenu au roi Charles (Charlemagne) depuis trente ans (cf. Geary, Die Provence, p. 389; du même, Aristocraty, 1985, p. 34 et n. 89; Ganshof, op. cit., p. 62 n. 1).
[8] Ce monastère est alors sans doute dirigé par l'évêque de Marseille (cf. AA. SS. Oct., op. cit., p. 365).
[9] ou poleticum: polyptique. Cf. Brunterc'h, op. cit., p. 186 n. 24 qui expose les deux interprétations actuelles de la descriptio: l'interprétation classique, l'inventaire détaillé d'un domaine, ou l'interprétation fiscaliste, l'opération par laquelle on révise ou on établit les registres d'impôts (aussi Niermeyer, lexicon, 1993 p. 324; Geary, Die Provence, p. 388).

 

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Première généalogie ANSEMUND du Vallespir marié à QUIXOL D'Ampurie

 

Quixol est descendante du Comte de Barcelone Sunifred

 

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JQk
MÉLANGES ET DOCUMENTS
BÉRENGER, COMTE DE SUBSTANTION (OU DE MÀUGUIO) EN 898
La notice d'un jugement d'avril-mai 898, conservée dans
le Cartulaire de N.-D. de Nîmes, commence, d'après
l'éditeur de ce cartulaire* :
Iudicium seu et notitia simul continentur in unum, qualiter, vel
quibus presentis bonis hominibus, qui subtus , scripturi vel signa
facturi, id est in presentia: Agilardo, gratia Dei.sedis Nemau-
sensis episcopo; vel in presentia Bernardo, vices comité; Sen-
tilde, vasso; Regemundo comité; Ansemundo, vasso; Berengario,
comité; Audino; Cotilane; seu et in presentia iudicum : Milone,
Rainulfo, Sentilde, Eliane, Teotgario, Witardo,. Agambaldo iudi-
ces, etc.
Ce texte présente des fautes évidentes de ponctuation.
D'après l'usage du ixe siècle, le mot vassus, dans les men-
1. E. Germer-Durand, Cartulaire du chapitre de l'église cathédrale de
N.-D. de Nîmes, Nîmesp 1875; voir p-.- 16, pièce VIII. La pièce n'est
datée, à la fin, que du X Kal. Junias, anno primo régnante... (le nom
du roi manque.) Mais Agelardus est devenu évêque de Nîmes entre
avril 892 et avril 895 (même recueil, pièces V et VII), et il est mort entre
902 et 905 (pièces IX et X). Le nom manquant ne peut être que celui de
Charles (le Simple); et comme, en .892 et 895, on datait à Nîmes d'après
les années d'Eudes, la date de notre charte VIII ne peut se rapporter qu'au
second avènement de Charles le Simple (1er janv. 898). Le mallus de Car-
rugière a été tenu 40 nuits avant le mallus du 23 mai 898, c'est-à-dire
vers le 13 avril.

 

 

 

Sentilde, vasso et Ansemundus, vasso, voudrait un
déterminatif ~ce mot ne suffit pas à définir l'état des deux
personnages et leur titre à siéger dans l'affaire. D'autre part,
il est impossible que deux comtes aient siégé ensemble au
tribunal dont il s'agit; impossible qu'ils aient siégé comme
assistants de leur inférieur le vicomte; impossible qu'ils
soient nommés après des vassi, personnages inférieurs
encore. Il faut lire :
... in presentia Bernardo, vices-comite ; Sentilde, vasso Rege-
mundo comité; Ansemundo, vasso Berengario comité; Audino,
etc.
On peut relever, dans l'édition du même cartulaire, une
série de fautes toutes semblables. Ainsi, dans le jugement
rendu au château des Arènes de Nîmes qui termine notre
notice, au lieu de :

 

 

 

in presentia Arlando, vasso; Regemundo comité, qui est missus;
Bernardo vice-comité; seu et iudices, etc.
on doit lire :
in presentia Arlando, vasso Regemundo comité, qui est missus
Bernardo vice-comité.
En effet, qui est missus n'a aucun sens; le motvasso n'est
pas un titre; et ni le comte Raymond, ni le vicomte Bernard
n'ont siégé comme assistants du vassal Arlandus1. .
La présence de Sentilde, vassal du comte Raymond, au
mallus tenu en commun par l'évêque et le vicomte de Nîmes,
ne fait pas difficulté : Raymond était comte de Nîmes2, et
les vassi comitis assistaient régulièrement au mallus com-
tal (ou vicomtal)8. Mais que fait ici Ansemundus^ vassal du
comte Bérenger, et quel est ce comte Bérenger? Le lieu de
1. Autres exemples : Dans la pièce IX (902), lire : Framaldo, misso vel
auditore Regemundo comité (Cf. pièce XX, p. 36). Pièce XVI (915) :
in presentia Fredelone, vasso Regemundo comité. Pièce ХХХ1П (928),
p. 58 : Almerado, vasso Raimundo comité.
2. Hist. du Languedoc, t. V, xn (890), xxxvn (909). Cf. t. III,
p. 44. .
3. Capitul. Aquisgranense a. 809, c. 5 (Boretius I, 148)

Carrugaria, se tint le mallus en question, se trouvait
dans la commune actuelle d'Aiguës- Vives, tout près de la
route romaine de Nîmes à Substantion (la voie Domitienne),
et à quelque trois kilomètres du Vidourle, qui était la limite
des deux comtés de Nîmes et de Maguelone (Substantion)v
Il semble infiniment probable qu'Ansemundus était venu
du comté voisin de Substantion, où il était vassal du comte
Bérenger.
Nous savons que les jours et lieux un comte
tenait mallus étaient notifiés à l'avance au comte et au public
des cités limitrophes1. Ansemundus se sera rendu au mallus
de Garrugière soit pour ses affaires privées, soit pour rem -
plir une mission du comte Bérenger. Carrugière, qui
touchait au comté de Substantion, était par contre éloigné des
autres comtés limitrophes de Nîmes, et ce n'est guère que
des habitants des comtés d'Arles, d'Avignon, de Viviers,
de Mende2, seraient venus trouver le vicomte Bernard.
On ne connaissait pas de comte de Maguelone ou de

 

 

Substantion depuis le temps de Charlemagne3 jusqu'au début du
xe siècle. Un comte Bernard est attesté au temps de Charles
le Simple*; un comte Bérenger, qu'on suppose être le fils du
précédent, était en fonctions vers 950 ; suivit un Bernard II,
mort vers 986. Notre Bérenger de 898 peut être le N. du
tableau généalogique de cette dynastie comtale qu'ont dressé ,
les auteurs de YHistoire du Languedoc (t. III, p. 178).
L'usage de l'alternance des noms aurait justement fait
supposer que N. s'était appelé Bérenger.
E.-Ch. Babut.
1. Edict. Pistense de 864, c. 32 (Boretius-Krause, II, 324).
2. Je ne parle pas de Rodez, qui avait le même comte que Nîmes.
3. Hist. du Languedoc, II, p. 315 et IV, p. 1

 

Pour ce qui concerne l'interprétation : elle est simple Ansemund est avec son fils Sentill, noté Sentilde, et ils sont là a titre honorifiques, car ils descendent de l'ancien Ansemund comte Goth de Nîmes ayant servit Pépin le Bref assassiné ainsi que sa femme par des détracteurs Goths. Donc ce document prouve la succession entre Ansemund l'ancien et le nouveau. D'ailleurs on retrouve dans les premiers Consuls de Nice Assalit des documents sur les îles des Lérins, qui est l'un des descendants d'Ansemund.

 

 

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Maintenant les Fenouillèdes et le Razes.

 

tableau généalogique sur les propriétés des descendants d'Ansemund sur les vicomtés de Fenouillet, de vallespir (Castelnou) de Peyrapertuse, la baronnie de Ganges, et le fief de Brissac.

 

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/c/a/9b605f6c17b512f684f769018230d37e3cf4edb2230651c7b20df91272a64b/Carte%2Bdu%2Bcarharisme.png?u=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F-hTTOyxTIzq0%2FVbd_XLRmJQI%2FAAAAAAAAAkI%2FeWYORM3pq8c%2Fs1600%2FCarte%252Bdu%252Bcarharisme.png&q=0&b=1&p=0&a=0

 

 

https://i0.wp.com/fenouilledes.fr/wp-content/uploads/2019/10/Image-6.png?resize=768%2C558&ssl=1

 

Légende :

Périmètre du Razés approximatif.

Triniach = Triniac = Latour de France

1 : Saint Martin Lys
2 : Quillan
3 : Axat
4 : Coustaussa
5 : Rennes les Bains
6 : Alet
7 : Cournarel
8 : Formiguères
9 : St Polycarpe
10 : Veraza
11 : Arques
12 : Bugarach
13 : Rennes le Château
14 : Caudiès
15 : Sabarda (Fenouillet)
16 : St Paul

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/c/a/fabf5a0543528a36b63b6a821c4ba9dd9bd19bc92dde25296ab7d2a5729685/les-territoires.jpg?u=http%3A%2F%2Ffayditsdescorbieres.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2015%2F09%2Fles-territoires.jpg&q=0&b=1&p=0&a=0

Territoires des Faydits (Chevaliers en rebellion contre les croisés)

Perdants titres, terres du fait de leur rebellion.

Termes - Termènes

Niort : à la famille des vicomtes d'Aniort

Fenolhet : à la famille des vicomtes de Fenouillèdes (Peyre) cousins Assalit baron de Ganges puis seigneurs du Lauragais, coseigneurs de Mirepoix.

Peyrepertuse : à la famille des Peyrepertuse (un des plus gros châteaux cathares) de la même famille que les vicomtes de Fenouillèdes. (Fenolhet, Peyrpertuse, Assalit, mais aussi Castelnou sont issus d'Ansemund de Castelnou ou de Vallespir)

 

Histoire des Fenouillèdes

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/7/2/86a3de8c20d8eaf3fc825b357546963b894307960b1d29eb9cc4b1c9058c34/1200px-Comtats_catalans_s._VIII-XII.svg.png?u=https%3A%2F%2Fs3.amazonaws.com%2Fs3.timetoast.com%2Fpublic%2Fuploads%2Fphotos%2F12064478%2F1200px-Comtats_catalans_s._VIII-XII.svg.png&q=0&b=1&p=0&a=0

 

 

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Liste des comtes, puis des vicomtes de Razès
 
 
 

Ceci est une liste des comtes de Razès, qui ont gouverné le comté de Razès, un des comtés méridionaux du Haut Moyen Âge, entre la fin du VIIIe siècle et le début du XIe siècle, puis des vicomtes de Razès, qui en ont assumé la direction jusqu'en 1247 :

Comtes de Razès

Comtes bénéficiaires
Dynastie des Bellonides
  • Olibia II de Carcassonne (? - 879), comte de Carcassonne et de Razès (865 - 872) ;
  • usurpation de Bernard II de Toulouse (? - 864), fils de Raimond Ier de Toulouse, comte de Toulouse (865 - 872), de Carcassonne et de Razès (872) ;
  • Olibia II de Carcassonne (? - 879), comte de Razès et de Conflent (872 - 877) ; A partir des années 872-874, le comté de Razès est amputé du Capcir, Fenouillèdes et Perapertusès au profit du comte de Cerdagne Miron le Vieux.
  • Acfred Ier de Carcassonne (? - 906), frère du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (877 - 906) ;
  • Bencion de Carcassonne (? - 908), fils d'Olibia II de Carcassonne et neveu du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (906 - 908) ;
  • Acfred II de Carcassonne (? - 933), fils d'Olibia II de Carcassonne, neveu d'Acfred Ier et frère du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (908 - 933) ;
  • Arsinde de Carcassonne (? - ?), fille d'Olibia II de Carcassonne, nièce d'Acfred Ier et sœur des précédents, comtesse de Carcassonne et de Razès (934).

En 934, Arsinde de Carcassonne renonce à ses droits en faveur de son époux, le comte de Comminges Arnaud Ier.

Dynastie de Comminges

Après sa mort, le comte de Barcelone achète Carcassonne (4 000 mancus d'or) aux sœurs de Roger III de Carcassonne, Ermengarde, épouse de Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d'Albi et de Nîmes, et Adélaïde, épouse de Guillaume-Raimond Ier, comte de Cerdagne.

Dynastie de Barcelone
  • Raimond-Bérenger Ier de Barcelone (vers 1023 - 1076), comte de Barcelone et de Gérone (1035 - 1076), d'Osona (1054 - 1076), de Carcassonne et de Razès, vicomte de Béziers et d'Agde (1069 - 1076) ;
  • Raimond-Bérenger II de Barcelone (1053 - 1082), fils du précédent, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona, de Carcassonne et de Razès (1076 - 1082), conjointement à :
  • Bérenger-Raimond II de Barcelone (1053 - 1097), fils de Raimond-Bérenger Ier de Barcelone et frère du précédent, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona (1076 - 1097), de Carcassonne et de Razès (1076 - 1082).

Raimond-Bernard Trencavel, qui n'a pas accepté la vente des droits de son épouse mène plusieurs guerres contre les comtes de Barcelone. En 1082, il profite du discrédit jeté sur Bérenger-Raimond II de Barcelone, à la suite du meurtre de son frère, pour prendre définitivement le pouvoir à Carcassonne et dans le Razès. Finalement, les comtes de Barcelone doivent accepter l'état de fait : ils continuent à porter le titre de « comte de Razès », complètement vidé de sa substance, tandis que les Trencavel portent celui de « vicomte de Razès ».

En 1209, le Razès est occupé par les forces de la croisade des Albigeois et tombe entre les mains de Simon de Montfort. Pierre II, roi d'Aragon et comte de Barcelone, venu défendre ses prétentions, est battu et tué à la bataille de Muret en 1213. En 1258, le traité de Corbeil, entre les représentants de Jacques Ier d'Aragon et ceux de Louis IX de France, achève l'abandon du comté de Razès au rois de France.

Vicomtes de Razès

Maison Trencavel
 
Maison Trencavel
  • Bernard Aton IV Trencavel (? - 1129) fils d'Ermengarde de Carcassonne et de Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d’Albi, de Nîmes (1074 - 1129), de Carcassonne, de Razès, de Béziers et d’Agde (1099 - 1129) ;
  • Roger Ier Trencavel (? - 1150), fils du précédent, vicomte d'Albi et de Carcassonne (1129 - 1150) ;
  • Raimond Ier Trencavel (? - 1167), fils de Bernard-Aton IV Trencavel et frère du précédent, vicomte de Béziers (1129 - 1167), d'Albi, de Carcassonne et de Razès (1150 - 1167) ;
  • Roger II Trencavel (1149 - 1194), fils du précédent, vicomte d'Albi, de Béziers, de Carcassonne et de Razès (1167 - 1194) ;
  • Raimond-Roger Trencavel (1185 - 1209), fils du précédent, vicomte d'Albi, de Béziers, de Carcassonne et de Razès (1194 - 1209).

En 1209, Raimond-Roger Trencavel est vaincu par les forces de la croisade des Albigeois et ses domaines sont attribués à un des croisés, Simon de Montfort.

 

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Par leurs ascendants, les Assalit, sont liés aux premiers comtes de Barcelone, mais aussi aux vicomtes de Fenouillédes entre autres ainsi que le Peyrapertuse.

Le Fenouillèdes tombe dans l'escarcelle de la maison de SAISSAC, par mariage, avec l'accord de la maison de Ganges ç'est à dire celle des Assalit,

 

Bertrand de Saissac sur la période qui nous intéresse est le tuteur de Raymond Roger Trencavel vicomte du Razes et régent des vicomtés.

 

Le véritable suzerain de la vicomté Trencavel est alors Pierre II d'Aragon, comme il l'est pour les terres de Fenouillèdes. Mais il est assassiné durant la bataille de Muret le 10 septembre 1213.

 

Du côté Catalan Pierre II avait nommé Assalit de Gudal viguier de la région. (certainement issu de la famille d'Ansemund)

 

_____________________________________________

 

 

L'histoire des Trencavel vicomte du Razes

Roger II modifie son testament et meurt 3 jours après
17 mars 1193

les dernières volontées détaillées de Roger II, où l'on peut admirer l'application de Dom Vaissete à expliquer les détails et les anecdotes, mais surtout l'énonciation des participants...


Roger ordonna, au mois de décembre de l'an 1193, que les juifs de Limoux et d'Alet contribueraient à l'avenir, avec ceux de Carcassonne, aux tailles et aux questes qu'il imposait sur eux, ainsi que cela avait été pratiqué du temps de ses prédécesseurs. Il donna des lettres de sauvegarde, au mois de janvier suivant, en faveur de Pons de Bram, abbé de Saint-Hilaire, et des domaines de cette abbaye situés dans le Carcassès et le Razès, et termina ensuite, le 3 du mois de mars, par l'arbitrage de Sicard, vicomte de Lautrec, de Frotard-Pierre de Bérens, de Bernard de Boissezon et de Doat d'Alaman, les différends qu'il avait avec l'évêque d'Albi touchant la seigneurie de cette ville et de ses dépendances.

Roger ne survécut pas longtemps à ce jugement ; il fit un codicille, le jeudi 17 de mars de l'an 1193 de la nativité de Jésus-Christ, qu'on doit compter cependant de l'Incarnation ; ainsi le codicille appartient à l'an 1194. Il confirme par cet acte le testament qu'il avait fait quelques années auparavant entre les mains de Bernard, archevêque de Narbonne, et de Gaufred, évâque de Béziers. Il choisit sa sépulture dans le monastère de Notre-Dame de Cassan, au diocèse de Béziers, auquel il lègue sa table d'or ornée de pierres précieuses, cinq mille sols melgoriens, etc. Il fait d'autres legs pieux en faveur des abbayes de Villelongue, de Caunes et de Saint-Hilaire ; il supprime le droit qu'il faisait lever sur le pont de Carcassonne, et ordonne à ses héritiers de réparer le tort qu'il avait fait à la cathédrale de Saint-Nazaire et à l'église de Sainte-Marie de cette ville ; il fait quelques libéralités à plusieurs de ses domestiques, entre autres à Bernard, son notaire ou secrétaire ; il veut que Raimond-Trencavel, son frère, soit entretenu pouèr la nourriture, le vêtement et les équipages, tant qu'il demeurera à la cour de son héritier, et il confirme le legs qu'il lui avait fait dans son testament. Il institue pour son héritier universel, ainsi qu'il l'avait fait dans cet acte, Raimond-Roger, son fils, qu'il avait d'Adélaïde, sa femme légitime, fille du seigneur Raimond, comte de Toulouse, et confirme les substitutions qu'il avait faites dans ce testament. Il établit Bertrand de Saissac, à la foi, à la protection et au conseil duquel il avait déjà remis la personne et les biens de ce fils, pour son tuteur et baile (bjulum) pendant cinq ans, à compter depuis la prochaine fête de Pâques. Il le charge de régir les domaines des diocèses de Béziers et d'Agde pour l'utilité de cet enfant, avec le conseil de l'évêque de Béziers, d'Étienne de Servian, d'Elzéar de Castries et Déodat de Boussagues. Il le charge aussi d'administrer ses domaines d'Albigeois, de Rouergue et du Toulousain, avec le conseil de l'évêque d'Albi, de Guillaume de Vassal, de Bérenger de Bonfils de Lavaur et de Guilhaume de Saint-Paul. Quant au Carcassès, au Razès, au Lauragais et au Termenès, Roger chargea Bertrand de Saissac de gouverner ces pays par l'avis de ses viguiers, savoir : Arnaud de Raimond, viguier de Carcassonne, et Guillaume d'Assalit, viguier de Razès.
Il nomma pour ses exécuteurs testamentaires le même Bertrand de Saissac, les évêques et les les chevaliers dont on vient de parler, et il leur ordonna de payer toutes ses dettes, suivant la décision d'Othon, évêque de Carcassonne, de l'archidiacre Bérenger, de Guillaume Amelii et de maître Bertrand. Il laissa Raimond-Roger, son fils et son héritier, avec ses tuteurs, viguiers, conseillers, bailes, et tous ses domaines à la garde et sous la protection et administration de Raimond, fils du comte de Toulouse. Il révoque l'ancien comte de cette ville (comitem Tolosanum majorem) et tous ceux, de quelque sexe qu'ils fussent, qu'il avait nommés dans son testament pour gérer la tutelle et être bailes de son fils, excepté ceux qu'il établit dans son codicille, parce qu'il tient les autres pour suspects. Enfin, ce vicomte déclare, par serment prêté sur les saints évangiles, qu'il avait ordonné toutes ces choses pour plus grande sûreté, et qu'il faisait sceller ce codicille de son sceau et de celui de l'évêque de Carcassonne. Ce prélat, les viguiers de Carcassonne et de Razès, et quelques autres y souscrivirent ; Bernard de Canet, notaire de Roger, l'écrivit et le scella, et trente-cinq des principaux vassaux de ce vicomte s'engagèrent en même temps, par serment, de tenir la main à l'observation de tous ces articles. Bertrand de Saissac, les deux viguier de Carcassonne et de Razès, Guillaume-Hugues, sous-viguier, Amblard et Guillaume de Pelapoul, Guillaume du Puy, Pierre-Roger et Jourdain de Cabaret, Pierre-Roger de Mirepoix, Guillaume et Jourdain de Saint-Félix, Raimond-Trencavel Guillaume de Roquefort, Bernard, Pons, Roger et Guillaume Ferrol, Pierre de la Tour, Pierre de Penautier, Guillaume de Gordon, Arnaud de Morlane, etc, furent de ce nombre.

Telle est la dernière disposition de ce vicomte ; mais nous n'avons plus le testament dont il y fait mention. Il mourut trois jours après et fut inhumé comme il l'avait ordonné au monastère des chanoines réguliers de Cassan, au diocèse de Béziers, dans le nécrologe duquel on lit les paroles suivantes : le 20 de mars mourut Roger, vicomte de Béziers, notre frère. Il avait changé de disposition par rapport à sa sépulture, car dans un codicille qu'il avait fait en 1179 il l'avait choisie dans la chapelle de Saint-Martin de l'abbaye de Valmagne, au diocèse d'Agde, fondée par Trencavel, son père, et il fit par le même acte des biens considérables à ce monastère.

Ainsi finit ses jours Roger II, vicomte de Béziers, de Carcassonne, de Razès et d'Albi, à l'âge d'environ cinquante ans, après avoir possédé pendant vingt-sept ans, ces quatre vicomtés, avec les pays de Lauragais, de Minervois, de Termnès et plusieurs autres domaines que Raimond-Trencavel, son père, lui avait transmis, et avoir passé une grande partie de sa vie à faire la guerre à Raimond V, comte de Toulouse, son beau-père et son seigneur, de concert avec le roi d'Aragon avec lequel il se ligua contre lui. Du reste, nous trouvons ici une nouvelle preuve que ce vicomte avait fait sa paix avec Raimond dès l'an 1191, car il révoque dans ce codicille la tutelle de son fils qu'il avait confiée à ce prince par son testament. Or cet acte est du moins de l'an 1191 puisqu'il déclare qu'il l'avait fait entre les mains de Bernard, archevêque de Narbonne, qui mourut cette même année. Roger était donc alors en paix avec le comte de Toulouse, son beau-père. Il paraît qu'il y eut depuis quelque refroidissement entre eux, puisqu'il le regardait comme suspect dans le temps de son codicille ; mais ayant laissé par le même acte le jeune comte de Toulouse, son beau-frère, pour tuteur de son fils, c'est une preuve que cette nouvelle brouillerie n'eût point de suites.

Roger II est encore plus connu dans l'histoire de l'Église par son attachement à la secte des albigeois que dans celle de la Province par ses exploits militaires. On a parlé ailleurs de l'accusation qu'on forme contre lui d'avoir embrassé les erreurs de ces sectaires ; mais supposé qu'il ait eu le malheur de les suivre pendant quelque temps, il est du moins certain qu'il les avait abandonnées sur la fin de ses jours et qu'il mourut catholique. Outre le serment et les legs pieux qu'il fait dans son codicille, on voit par cet acte qu'il était alors très-uni avec tous les évêques de ses domaines ; et on a déjà remarqué que les chanoines réguliers du monastère de Cassan, où il fut inhumé, le qualifient leur frère.

 

 

Blason de Guillaume Assalit, Assailly

 

 

 

Assalit, Assailly, cathares, Razes, Rennes le Château, Fenouillèdes, Montségur

L'Armorial

 

Blason de Rennes le Château

 

 

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Les Assalit ou du moins Guillaume sont alliés par mariage à la famille de Mirepoix, l'originelle, ils sont co seigneurs du château et de la ville de Mirepoix.

 

Durant cette période Pierre Roger de Mirepoix est coseigneur avec Raymond de Péreille de Montségur

 

Guillaume Assalit est un des hommes d'armes de la citadelle de Montségur on y retrouve de ses enfants et donc ceux des Mirepoix.

 

Après la chûte de Montségur les cathares survivants se réfugient dans la vicomté de Fenouillèdes dont les châteaux cèderont à leur tour !

 

________________________________________

 

Les droits exercés par Peire-Rotgier de Mirapeis sur Montségur à l’époque du siège de 1243-1244 étaient d’acquisition récente, et lui venaient de son mariage avec Philippa, qui se place entre 1231 et 1234. Depuis sa reconstruction vers 1204 jusqu’à ce mariage, Montségur n’eut qu’un seigneur en titre et en fait, Raymond de Péreille, si l’on excepte, évidemment, la seigneurie purement théorique que le Français Guy de Lévis avait acquise en 1209 par droit de conquête.
De la reconstruction jusqu’à la reddition de mars 1244, parfaits et parfaites cathares résidant de façon permanente ou temporaire à Montségur y vécurent à l’ombre et sous la protection d’une communauté laïque dont le noyau était constitué par le vaste clan familial des deux coseigneurs…

 

________________________________________________

 

Compte rendu du Procès de Raymond de Péreille par l'Inquisition

 

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 par la suite vers 1400

 

Evêques d'Alet - Pierre Assalhit (Assalbit)
 
Pierre Assalhit (Assalbit)
( ? - v.1448)
Evêque d'Oloron (1412),
puis Evêque de Condom (1418),,
puis Evêque-Comte d'Alet (1421)
 
 
 

D'azur, au chevron d'or, à la bordure d'argent.

 

Evêché d'Alet

 

- Pierre d'Assalit fut le neveu de Pierre Amiel. Il est né à Limoux, fut d'abord un religieux de l'ordre de StAugustin, puis prieur à Bordeaux, abbé commendataire de Plane-Sauve, mais il bénéficia de l'aura protectrice de son oncle et le neveu suivra ses pas, devenant comme lui, le bibliothécaire apostolique, secrétaire et confesseur du pape, ce que l'on voit dans une transaction passée à Rome avec l'archevêque de Narbonne. Elevé au poste d'évêque d'Oléron, il sera ensuite transféré à Condom et enfin promu à Alet par Martin V au début du XIVème S. alors que s'éteint son oncle à Rome; un diocèse qu'il régira très longtemps, de 1419 à 1442 au moins puisque l'on sait qu'il assista aux Etats d'Occitanie convoqués par Charles VII en 1442. C'est dans ce vaste mais pauvre diocèse de la Haute Vallée de l'Aude, son pays d'origine et celui de son oncle, celui de Limoux et Brénac, que se trouvent aussi les deux Rennes des mystères religieux et trésoraires; décidément il semble bien qu'il y eut là si ce n'est des connaissances à cacher du moins des choses à surveiller de près !
(=> "Recherches historiques sur le diocèse d'Alet ..." J. T. Lasserre, Parer, 1877; "Biographies Limouxins" A. Buzaries, Limoux, Boute, 1865; Dict. Encyclop. de l'Aude s/s la dir. de Gérard Jean, Lacour, 2005).

 

 

 

Documents annexes

UN EXEMPLE DE CATHARISME ORDINAIRE :
FANJEAUX

par Michel ROQUEBERT

Guillelme de Tonneins épouse de Guillaume II Assalit

 


I - LA PERIODE DE PAIX (AVANT 1209)

Guillelme de Tonneins
Les informations deviennent plus nombreuses et plus précises dès qu'on aborde les
dernières années du XIIe siècle.

« Il y a cinquante ans, déclare en 1246 un habitant, Pierre d`En Terren, j'ai vu les
hérétiques publiquement installés à Fanjeaux. J`avais alors huit ans. Je les ai aidés une fois à
préparer des peaux d'agneaux ».

10 En 1181 et 1182 : HGL VIII, 353. 364.
11 En 1184 : HGL VIII, 376,378, 380.
12 Archives Nationales, JJ 19, 177.
13 J. RAMIERE de FORTANIER, Chartes de franchises du Lauragais (Paris, 1939), p. 418-421. La châtellenie de
Fanjeaux s’étendait notamment sur Laurac, Villasavary, Villesiscle, Cailhavel, Cailhau, Cambieure, Belvèze-du-
Razès, Gramazie, Mazerolles, Plaigne, Gaja-la-Selve, soit plus de 30 km d'est en ouest sur 13 du nord au sud.

14 Bibliothèque municipale de Toulouse, Ms

 

5
Deux figures se détachent d'emblée au sein de l`église cathare de Fanjeaux.
D'abord, dès les environs de 1193, celle de la parfaite Guillelme de Tonneins, dite aussi
Guillelme de Fonters, sans doute Fonters par sa naissance, et Tonneins par son mariage,
Tonneins étant un castrum disparu sur la commune de Lasserre de Prouille. Sa petite-fille Hélis
de Mazerolles en parle abondamment : « Feue ma grand-mère Guillelme de Tonneins fut
hérétique revêtue, et alors qu'elle tenait la secte, je l'ai vue tenir sa propre maison à Fanjeaux
avec d'autres femmes hérétiques. Et moi, qui étais alors petite-fille (puella), je suis allée maintes
fois la voir. Elle me donna plusieurs fois du pain, du vin, des noix et autres fruits »15.

Attestée jusqu'à la croisade de 1209, Guillelme de Tonneins appartient à la plus ancienne
génération de parfaites nommément connues, celle de Blanche de Laurac ou de la dame de
Roquefort dans la Montagne Noire. C'est la génération des grandes directrices de conscience
des lignages nobiliaires, qui transmettront le flambeau à la génération suivante, celle de
Garsende du Mas-Saintes-Puelles, de Marquésia Hunaud de Lanta, de Fournière de Péreille, et
d`Aude de Fanjeaux, la propre fille - l'une des filles - de Guillelme de Tonneins.

Les deux filles de Guillelme ont fait des mariages assez prestigieux.
L'une, Marquésia, a épousé Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux, principal co-seigneur
de Mirepoix, et père du Pierre-Roger qui sera le défenseur de Montségur16.

L’autre, Aude, est devenue une « de Fanjeaux » par son mariage avec Isarn-Bernard, le
grand officier du vic
omte de Carcassonne dont on a déjà parlé. Personnage qui nous oblige à
nuancer l'idée si souvent avancée selon laquelle le catharisme n'aurait touché qu’une noblesse
désargentée, sans assises économiques solides.

En 1201, en effet, le vicomte de Carcassonne engage le Balaguèrès et le Quercorb à
Isarn-Bernard de Fanjeaux pour 13100 sous de Melgueil. Indiquons à titre de comparaison qu'en
1236 la dot d'Esclarmonde, princesse de Foix, sera de 10000 sous...

L'histoire de la descendance de Guillelme de Tonneins pourrait occuper un livre entier.
On se bornera à noter qu'en plus de ses deux filles, Guillelme a plusieurs fils, dont l'un,
Guillaume-Assalit, sera viguier du Razès en 1201 et 1217 et mourra faidit et exhérédé avant
la croisade royale de 1218 ; sa veuve Esclarmonde réfugiée à Toulouse chez des patriciens de
haut rang, tous croyants cathares, mourra de maladie vers 1236-38 en recevant le consolament
19.
La fille d'Esclarmonde et de Guillaume Assalit, Lombarde, avait été ordonnée parfaite avant
1209
  20.

Pour achever ce très rapide tableau de ce qui paraît être la plus importante famille
cathare de Fanjeaux, on notera qu`Aude et Isarn-Bernard eurent au moins cinq enfants :

15 Bibliothèque Nationale, Ms du Fonds DOAT, t. XXIII, f° 163 v°.
16 Cf. M. ROQUEBERT, « Pierre-Roger de Mirepoix, seigneur de Montségur, et sa famille » dans Montségur, 13
ans de recherche archéologique (Groupe de Recherches archéologiques de Montségur et ses environs,
Carcassonne, 1981), p. 55-69.

17 HGL, VII, 468, 473.
18 HGL, VII, Enquêteurs, 354.
19 DOAT XXIII, 14 v°, 16 r°-v°, 17 r°, 46 v° ; Ms 609, 202 v°. 213 v°.
20 DOAT XXIII, 9

 

Gaia et Braida, qui se feront parfaites avant la croisade de 1209. Braida avait épou
Hugues de Roumegoux, viguier du Razès en 1189, charge dans laquelle il a donc succédé à son
beau-père (
je suppose une erreur, il lui succède mais pas à cette date là !) : on ne sort pas de la haute noblesse de la vicomté.

Une autre fille, Hélis, épousera Raines de Mazerolles, seigneur de Gaja, et l'un de leurs
trois fils, Pierre, sera un agent actif de l'église cathare, à Gaja même, dont il fera avec Queille
le plus important relais de la clandestinité entre le Lauragais et Montségur.

Un fils d'Aude et d'Isarn-Bernard, Roger-Isarn, mourra à Fanjeaux en 1225 en
demandant le consolament, mais il ne le recevra pas, car les parfaits arriveront trop tard.

Un autre fils, Isarn-Bernard junior, épousera Véziade, fille de Turca, ordonnée parfaite
avant la croisade, et de Raymond Ferrand qui, lui, se fera ordonner parfait à Montségur même
vers 1214. Encore un personnage de haut rang, ce Raymond Ferrand, témoin de diverses chartes
de Trencavel entre 1189 et 1202. Quant à Isarn-Bernard de Fanjeaux junior, on peut le suivre
presque année par année pendant un demi-siècle, jusqu’à sa condamnation par l`Inquisition en
1244, et même au-delà

 

__________________________

 

Marquésia Assalit épouse de Pierre Roger le Vieux de Mirepoix,

fille de Guillaume II Assalit et soeur de Guillaume III viguier du Razes

Détails sur la Famille de Mirepoix, celle Assalit, Fanjeaux

 

 

 

__________________________________________

 

JE VOUS PROPOSE PLUSIEURS VIDEOS sur ce qui concerne le RAZES et ses mystères, vous y trouverez des informations intéressantes ou pas ! A vous de voir !

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 16:40

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 06:00

Ansemund nom d'origine haut germanique, plutôt a orientation gothique (voir lien)

Ensuite marié à Quixol fille du comte de Barcelone.

"

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

Pour les mariages successifs je ne suis pas remonté plus haut pour l'instant, les généalogies ont été complétées en partie avec les recherches de Settipani (pour Bertarde de Prum et Thierry III roi des Francs) Thierry et Hélène Bianco pour ce qui concerne Guillemette d'Aquitaine. 

Sunière du Roussilon est comte du Roussillon et d'Empuries dont l'origine est Bello de Carcassonne.

donc on se retrouve dans la trame originelle Goth-Franque tissée par les carolingiens et notamment par Guillaume de Gellone, mais cela était déjà préfiguré, avec des alliances plus antiques.

 

Une des branches de Ganges donne les de Pierre de Bernis, dans la description Guillaume Assalit est nommé de Poupian ou Popian, mais on retrouve par document un serment prêté par lui et sa mère pour Brissac, château des Ganges alors. Mais Vierne n'est pas une Anduze comme il est précisé (travaux de Thierry et Hélène Bianco) mais bien une Popian, dont l'ascendance Sunyer du Roussillon.

 

Pour ce qui concerne la suite, les alliances se contractent sur les familles méridionales dont les ascendants tournent autour de la lignée mérovingo-carolingienne (par Guillaume de Gellone) les branches de Barcelone, de Carcassonne plus ancienne. (Bello) issu peut être de la branche des Girardides premier comtes de Paris carolingiens. Notamment les Mirepoix - Bellisen (nom peut invoquant le comte Bello). Quoiqu'il en soit tout ce beau monde se retrouve à Montségur assiégé par le roi de France et bon nombre des noms cités dans la généalogie sont décédés dans le buché, notamment les femmes et enfants, les hommes d'armes ne sont pas considérés comme cathare mais comme combattants défenseurs du puig, même s'ils en partageaient la foi.

 

descendance sentil fils Ansemund grand format

Ascendance Adalais du Pouget-Assalit

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 19:04

Quelques modifications seront apportées, car ç'est assez complexe, et je rajouterais la ou étaient les difficultés, voire les différences d'interprétations si possible. ça permettra de voir les liens familiaux de ceux qui se retrouvèrent  assiègés à Montségur jusqu'au 16 mars 1244

Les Fenouillèdes (Fenolhedes) ainsi que Peyrepertuse (Peyrapertuses) sont des anciens pagus de l'antique Comté du Razes, on les retrouve donc en vicomtés.  " Avant le morcellement territorial consécutif aux guerres de la période féodale (Xe et XIe siècles), le Razès englobait les pays de Perapertusès correspondant au district du château de Peyrepertuse, (dans l’actuel dép. de l'Aude), de Fenolhedès (à cheval sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales), de Capcir (département des Pyrénées-Orientales), de Donezan (département de l'Ariège) et du Pays de Sault (département de l'Aude). Ce vaste territoire pyrénéen correspondant aux bassins supérieurs de l'Aude, de l'Agly et du Verdouble, constitua la partie occidentale du diocèse de Narbonne jusqu'à la création du diocèse d'Alet en 1318. On distingua alors le Haut-Razès ou Razès d'Amont (au Sud de la Corneilla et de Limoux), du Bas Razès ou Razès d'Aval qui demeura rattaché au diocèse de Narbonne (wikipédia) "

Le premier comte du Razes (ntre autres) est Guillaume de Gellone, compagnon et cousin de Charlemagne, il passe a Béra de la dynastie des Bellonides. Par la suite par jeu de successions le terres se morcellent en vicomtés, ou en comtés pour les enfants hommes ou femmes, les femmes épouses souvent des hommes d'origines wisigothes (donc le fameux Ansemud, qui veut dire fils des Ases en gothique), celui ci fonde les domaines de Fenolhet, Peyrapertuses, et aussi Vallespir puis Castelnou.

Les vicomtes de Fenolhet avaient des domaines à Ganges dans l'Hérault, certainement par mariage et l'un des fils en reprends la baronnie, ensuite les successions continuent.

Pour ce qui concerne le catharisme on voit que les domaines les plus touchés sont ceux des Trencavels, la vicomté de Carcassonne, Fenouillèdes, Peyrepertuse, Pays de Sault (domaine des Aniort) Fanjeaux, Mirepoix, Foix soit une grande partie de l'ancien comté du Razes. Donc dans cette histoire il n'y a que resserrements des liens entre ces régions au fur et a mesure que la croisade avance. Les terres des chevaliers occitans sont saisies et redistribuées aux féodaux du roy de France. Monfort, Levis, Voisins, etc...

les chevaliers sont dits faydits, ç'est a dire sans droits, sans terres, et sans titre, beaucoup après la défaite se soumettent mais s'ils gardent un titre ce n'est plus qu'honorifique, les domaines sont distribués, ainsi les Mirepoix et les Fenolhet vont jusqu'au XIV ème intenter des procès pour récupèrer leurs terres en vain évidemment. Les chevaliers qui ne se sont pas soumis ont été obligés de fuir dans d'autres pays qui n'étaient pas sous domination capétienne. Outre le côté religieux, il y a le fait de domination considérée comme étrangère (à montségur les hommes d'armes dont la plupart des membres familiaux étaient cathares ne sont pas cathares, ils défendent leurs familles, ils ne seront pas brulés et pourront partir sans dommage, la négociation se fait avec Blanche de Castille, ceux qui ne renoncent pas à la foi cathare sont brulés (220))

 

les domaines de Fenouilledes et de Peyrepertuse sont les domaines qui possèdent les plus grandes forteresses, les vicomtes en sont vassaux auprès d'un plus puissant qui change souvent car c'est une région qui partage la France et l'Espagne. S'ils perdent leurs terre ç'en est aussi la cause, car il y avait trop de liens entre les deux régions, les nouveaux vassaux sont issus du Nord et n'ont aucun liens régionaux sinon leur vassalité directe avec le roy de France.

 

je rajouterais d'autres éléments au fur et a mesure

 

Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
chateau de Puilaurens

chateau de Puilaurens

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Termes

Chateau de Termes

Terme faisait partie des alliances de Peyrepertuse

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 11:26
Généalogie en ligne Assalit, Pouget, Popian, Melgueil, Aniort, Mirepoix, Laurac,

Bonjour,

Vous pourrez trouver en ligne un arbre généalogique plus complet et plus compréhensible indiquant les sources sur les noms cités ci dessus entre 750 et 1250

sur une base de travail sources :

Mme Duhamel Amado, Laurent Schneider, Michel Roquebert, cartulaires abbayes et enquêtes inquisitoriales

http://gw.geneanet.org/henrydass?n=assailly&oc=&p=guillaume+ii

Vous pouvez remonter dans les arbres ou descendre selon

merci

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:28

Les cathares, des origines contestataires.

Une très intéressante vidéo sur « Les cathares et leurs héritiers » sur Europe 1

Emission « Au cœur de l’Histoire » de Franck Ferrand

Avec la participation de   Julien Théry-Astruc, Professeur d’Histoire de l’Occident médièval au Centre d'Études Médiévales de Montpellier (Professeur en Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, univ. Lyon 2)

Un échange détaillé sur la montée du catharisme en Languedoc, son appellation exacte, et le combat entre les féodaux, le pouvoir intemporel (la papauté) et le pouvoir temporel (le roi)

Franck Ferrand fait un bon résumé de l’hérésie albigeoise en Languedoc, assez pour évoquer rapidement les intérêts en jeu.

Le débat qui suit évoque notamment au vue des recherches récentes de  Julien Théry-Astruc  les raisons de l’hérésie.

Mark G. Pegg  « essai historiographique ». Professeur-assistant à l’Université

Washington de Saint-Louis aux États-unis (Missouri)

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00624456/document

Raisons de l’hérésie qui tiennent plus d’un mouvement contestataire lié a la montée en puissance de l’église, ou du moins l’interprétation du régime théocratique qu’en fait Innocent III.

Si déjà et depuis longtemps l’église ou plutôt les représentants ecclésiastiques se conduisent de façon de moins en moins cléricales et ceci même sur propos même du fameux pape Innocent III  (1198-1216) qui fustigeaient les évêchés de Narbonne et Beziers pour différentes raisons toutes aussi valables les unes que les autres.  Malversations, abus de pouvoir, détournements, simonie, concubinage, corruption. Dès lors qu’il avait abandonné la manière cistercienne de gérer l’affaire « cathare » plus proche disons de l’architecture aristocratique et de l’approche diplomatique.

La nouvelle vision est une appréhension plus pragmatique pour s’attirer la faveur des foules, un mode opératoire plus proche de celle des premiers chrétiens un peu à l’image de vie des bons hommes, simplicité, chasteté et pauvreté, incarné à cet effet par Saint Dominique.

Il destitue donc les évêques de Narbonne Beziers et  Toulouse.

Tout le développement de la croisade albigeoise tient plus de la personnalité d’Innocent III que quiconque, lui qui se fait le parangon de l’église théocratique

extrait d'une lettre écrite

quelques jours après le sacre triomphal d’Innocent III  :

« Qui suis-je, moi, ou qu'était la maison de

mon père, pour que je sois admis à siéger au-dessus des rois, à posséder le trône

de gloire ? car c'est à moi que s'applique la parole du prophète : « Je t'ai établi au-dessus

des peuples et des royaumes pour que tu arraches et que tu détruises, et

aussi pour que tu bâtisses et que tu plantes. » C'est à moi qu'il a été dit : « Je te

donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terra sera lié

dans le ciel. »

et il ne s’en privera pas !

  1. Il jette l'interdit sur le royaume de France pour contraindre Philippe II à répudier Agnès de Méranie et rendre à son épouse Ingeburge de Danemark sa place de reine

Il excommunie et dépose Jean sans Terre roi d’Angleterre

1208 : il jette l'interdit sur le royaume d'Angleterre après son conflit avec Jean sans Terre sur la nomination de l'archevêque de Cantorbéry

1210 : il excommunie Otton IV du Saint-Empire tout en soutenant Frédéric II de Hohenstaufen.

1211 : il demande à l'évêque de Metz de s'opposer à ceux qui possèdent des Bibles en français ; des abbés missionnaires prêchent contre les traductions françaises et brûlent les Bibles en français.

C’est-à-dire le maintien total de la bible entre la  main des clercs, l’interprétation et la diffusion, contrairement aux cathares qui eux ont l’évangile de Jean en langue vulgaire (courante)

1213 : il obtient la soumission de Jean sans Terre.

D’autre part il assimile l’hérésie ou les hérésies a un crime de lèse majesté, (droit romain)

  • bulle pontificale Vergentis in senium (25 mars 1199), il assimile l’« aberration dans la foi » à un crime de lèse-majesté, concept romain redécouvert à cette époque par les autorités laïques30. En 1205, dans sa bulle Si adversus vos, il condamne ceux qui viennent à la défense des hérétiques, leur interdisant de fait le secours d'un avocat, voire de témoins à décharge. La procédure inquisitoire, destinée à la répression de tous les méfaits (et pas seulement des hérésies) est complétée et codifiée par une série de décrétales, en particulier Licet Heli (1199) et Qualiter et quando (1206). Toutes les dispositions relatives à la procédure inquisitoriale seront reprises et mises en ordre par le même Innocent III en novembre 1215 à l'occasion du IVe concile du Latran, au 8e canon, lui aussi nommé Qualiter et quando31.

Ce qui évidemment est souligné dans les procédures inquisitoriales ou parfois, dans le cas de d’Helis de Fanjeaux il est évoqué des liens familiaux qui sont absolument faux et invérifiés. Donc il est évoqué des liens familiaux factices à charge.

Et l’on s’aperçoit que ces procédures la plupart du temps sont uniquement à charge, car il n’y a pas de défense, ç’est un mode accusatoire, mais aussi diffamatoire.

Cela relève plus d’un procédé de propagande pour justifier de la main-mise du pape sur les territoires investigués. Il faut une hérésie constituée, hiérarchisée,  ordonnée, codifiée.

Mais quel est le but, Innocent qui portait mal son nom a eut certainement l’ambition de pouvoir asseoir ses pleins pouvoirs intemporels et temporels sur les domaines infectés par l’hérésie.

N’oublions par une chose le domaine des Trencavels, puis le royaume d’Aragon.

Le Royaume d’Aragon est inféodé aux rois de France sur la Marche d’Espagne (Marquisat de Gothie) ce depuis les carolingiens du moins en théorie, puis qu’a son tour l’Aragon est inféodé depuis 1068 au pape (vassaux du pape) sur sa partie espagnole.  De l’autre les Trencavels autrefois inféodés au Comte de Toulouse le quittent pour s’inféoder au roi d’Aragon, donc ils ne dépendent plus directement du Comte de Toulouse et par là si l’on veut du roi de France, puisque le comte de Toulouse est son vassal.

De ce fait, on peut penser qu’Innocent III par le biais du roi d’Aragon jette un œil sur ce qui en principe lui appartient, notamment sur les terres des Trencavels. Et ce sont biens ceux-ci qui sont les premiers attaqués lors de la croisade, attaqués et annexés. Enfin destitués, comme hérétiques, et leurs biens saisis et remis a Simon de Montfort.

Quant à Philippe Auguste, il ne tient pas a s’investir dans une croisade sur ses féodaux, d’autant plus que le comté de Toulouse est aussi un apanage théorique revendiqué par les Plantagenêts avec lesquels il est en conflit. Donc se serait ouvrir deux fronts.

Lettre de Philippe auguste au Pape Innocent III 1208

« Quant au fait que vous livrez la terre du comte à ceux qui voudront s'en emparer, nous avons appris d'hommes émi- nents et instruits que vous n'avez pas le droit d'agir ainsi, tant que vous ne l'aurez pas condamné comme hérétique. Quand bien même il serait vous devriez nous en avertir et nous demander d'exposer sa terre, car c'est de nous qu'il la tient » Histoire générale de Languedoc (HGL), VII, 558

Cependant la tournure des évènements va le forcer par intermédiaire à agir. C’est Simon de Montfort chargé des basses œuvres, lui-même vassal des Plantagenêts ( pour ce qui concerne le baronnage anglo normand de Leceister tenu en moitié par sa mère Amicie de Beaumont)

La mort de Pierre II d’Aragon règle ce qui aurait pu s’avérer (en cas de victoire à Muret (1213)) une possibilité de reconstitution de la Septimanie, via l’ancien royaume Wisigoth. Et affaiblit le pouvoir papale puisqu’ils en sont les vassaux, mais dès lors libère le champs pour un temps pour reconstituer la vassalité à la couronne via Simon de Montfort (reconstitution de la Marche d’Espagne)

De ce fait sur l’échiquier manque un roi, un cavalier, et nombre de pions, reste les autres pièces, Simon à son tour tombe tué lors du siège de Toulouse en 1218. Ici tout est chambouler retour à zéro.

Colère du Pape, soutien du roi de France, il faut en finir. La saignée dans les troupes méridionales a considérablement affaiblit les languedociens.

Louis VIII affaiblira les Montfort, mais rattachera à la couronne leurs terres  les vicomtés de Béziers, d’Albi et de Carcassonne, le comté de Toulouse en 1249 en apanage par mariage du frère de saint Louis à la fille du comte de Toulouse et rattaché à la couronne en 1271.

Les soulèvements contre l’autorité royale sont loins d’être locaux, Hugues de Lusignan seigneur de la Marche du Poitou dans le même temps renie son inféodation au roi de France Louis IX :

« J’avais été déçu et circonvenu quand je me proposais de te faire hommage ; aujourd’hui j’ai changé d’avis et je viens te jurer et t affirmer que jamais je ne me tiendrai pour ton homme. » dit il à Alphonse comte de Poitiers et frère de saint Louis, en parlant de son futur suzerain Henri III d’Angleterre.

Les Lusignan famille illustre (dont Guy de Lusignan roi de Jérusalem (hélàs !) jouie d’un lustre immense auprès de la grande aristocratie médiévale, elle soulève par alliance le comté de Provence et s’accorde le soutien des rois d’Aragon, d’Angleterre et de Navarre.

Mais on sait bien que les Lusignan s’ils furent bien des grands féodaux n’étaient pas très avisés en stratégie. Hugues de Lusignan perd Saintes puis est défait à Taillebourg. Henri III n’ayant pu intervenir avec ses barons, lui-même en quête d’autorité sur son royaume. C’était tenté le coup, Louis IX semblait novice, mais pas temps que ça.

De ces faits on voit s’effondrer en peu de temps sur une période courte, toute contestation féodale vis-à-vis de la couronne.  Sur une période de quarante ans, les rois successifs de France se débarrassent des grands féodaux et de la papauté.

Pour ce qui concerne le Midi, on voit les méfaits qu’ont pu engendrer les abus ecclésiastique et monastiques. Déjà vers 1100 les conflits étaient ouverts entre les anciens alleutiers (propriétaires en pleins droits de terres libres) et les nouveaux suzerains proclamés ou autoproclamés.

Le serment vassalique de guillaume assalit  toujours nommé comme modèle :

 Ainsi, en 1114, Adalaïs du Pouget fait-elle serment à l’abbé de Gellone mais demande

à son époux, Guilhem Assalit, de prêter lui aussi un serment qui sera accompagné d’un

hommage ; en 1170, Vierne de Brissac fait serment et hommage pour son fief, mais engage

son fils à prêter serment dès qu’il sera armé chevalier5

mais aussi :

En 1122, l’abbé de Gellone est en

litige avec Guilhem Assalit à cause du fief du château de Brissac. Guilhem reconnaissait

devoir l’hommage pour le château mais refusait de prêter serment. L’abbé

l’y contraint après avoir entendu des témoins, dont le propre frère de Guilhem. La

définition énonce que « Guilhem Assalit, reconnaissant alors la vérité, jura de sa propre

main fi délité audit abbé Guilhem » (ALAUS, CASSAN et MEYNIAL, Cartulaires des abbayes,

p. 297, n° 364 ; trad. DÉBAX, La féodalité languedocienne, p. 141).

 

Ce serment ou ces serments dénotent deux choses si l’on voit la suite des évènements, le catharisme ou l’hérésie renie totalement tout serment, et de ce fait tout lien de vassalité.

On sait donc que ç’est l’une des pierres d’achoppement de ce principe, le second ç’est sur document que les dons aux abbayes notamment ceux de Narbonne à la même période diminuent à un point que les biens tenus en vassalité sont remis définitivement a leur propriétaire ce qui est le cas pour le domaine de Popian. Donc l’aristocratie ne donne plus à certains monastères ou abbayes et notamment dans la Narbonnaise. D’autre part, ce ne sont pas des familles issus de noblesse campagnardes qui intègre le mouvement contestataire, se sont bien des familles soit issus d’une aristocratie plus ancienne, notamment installée par les carolingiens, (carolingiens déposés par le pape d’alors) et l’on sait le sentiment légitimiste que saint Fulcran à vis-à-vis des carolingiens.

Mais ce sont et je tiens bien à le souligner des familles aux revenus monétaires importants, soit par l’entremise du commerce, mais aussi par la propriété de mines, notamment les mines de la montagne Noire non loin du Lauragais, puis des mines du Razes. N’oublions pas la dernière mine d’or de France Salsigne. C’est donc bien des revenus importants et conséquents qui alimentent cette contestation, même si le l’âme duelliste entre locaux est toujours présente, elle vient à s’effacer dans l’adversité.

D'autre part le Lauragais se trouve être a une limite entre le comté de Toulouse et les vicomtés des Trencavel, donc une sorte notamment à Fanjeaux de ville (castrum) fortifiée frontière, un lieu de passage entre les domaines.

On peut donc retenir deux choses, la contestation, par abus féodal ou accaparement de revenus, via l’entremise d’abbayes qui pour certaines sont liées à des familles montantes. Et de l’autre la mise en forme de la contestation d'une manière théologique ceci dans des territoires plus cosmopolites et souples dans la diversité, par exemple, les mêmes hérésies ou prétendues telles au Nord sont immédiatement interrompues par la fureur publique, une mise au bucher systématique, le plus souvent sans l’accord du pouvoir temporel ou intemporel.

On parle de propagande, outil récent du XXème siècle inventé avant –guerre.  Ici on a la démonstration d’une propagande, d’un mise en scène, d’une politique systématique de procédés diffamatoires simplement dans le seul but d’avidité, de cupidité, d’hégémonie et bien sûr de renflouement des caisses… justifiés par ces moyens uniquement à charge.

Bref rien de nouveau sous le Soleil !!

Exemple :

http://www.archive.org/stream/cartulairedenotr01prouuoft#page/cclvi/mode/2up

les Aniort

Je propose un autre lien sur une enquête ou une contre enquête menée par Anne Brenon Historienne de l'école des Chartes, donc sur les documents de l'époque, notamment inquisitoriaux, les codex cathares sur leur religion, les différentes recherches concernant le sujet. Le livre n'est pas récent 2008 mais il a le mérite de s'appuyer sur recherches très étayées, qui mettent en valeur plutôt la structuration d'une église cathare, notamment par le document de saint félix en Lauragais. Les autres documents corroborent ce texte. C'est une approche primordiale si l'on veut s'intéresser à cette période :

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/cathares-la-contre-enquete-9782226220516 

Ce point de vue est un point de vue qui ne tend pas à minimiser ce mouvement mais a en évoquer la structuration et la hierarchisation. Il y a l'autre point de vue qui est celui de la minimisation du mouvement pour des raisons pas très claires.

 

 

 

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 22:06

Je viens de remettre en ordre la généalogie des Assailly, Assalit, Assalti, Assalitus, d'Assailly

sur http://www.geneanet.org/

taper assailly avant 1300

plusieurs noms vont apparaitre choisissez l'arbre fait par henrydass

donc les éléments sont plus clairs, plus nets, mais l'arbre est très complexe,

il recoupe beaucoup d'informations dont des recherches récentes sur les lignées méridionales au Moyen Age, notamment par Helene Debax, Claudie Duhamel Amado (CNRS), Laurent Schneider (CNRS), et quelques autres, complété par les cartulaires de Gellone et Aniane

Mais aussi quelques relevé d'interrogatoires de l'inquisition durant la croisade Albigeoise

donc on y retrouvera les assailly évidemment, les Mirepoix, Les l'Isles Jourdain, les Roumengoux,

les Laurac, les Mazerolles, les Fanjeaux, les Hunaud de Lanta (seigneur de Montségur) les Pereilhe,

sur des périodes plus anciennes les Pouget, et les Popians, issus de pour les uns de Blitgarde de Melgueil, des Montpellier, de guillemette d'Aquitaine; de Guillaume duc d'aquitaine et de Pépin le Bref, Pour l'autre part d'Ermengarde du Poitou, et de Roussillon

Une histoire qui commence assez bien au moment des carolingiens pour se terminer en partie dans un bain de sang le 16 mars 1244 à Montségur sous les capétiens

PS : consultez les arbres ascendants pour les conjoints voir leurs parents

ces recoupements et informations montrent le tissage des liens familiaux au Moyen Age, qui étaient courants dans toutes les classes de la société.

Pour ce qui concerne la période Cathare il y a une contraction aristocratique des grandes familles issues des carolingiens et des wisigoths. Je pense a une contraction face aux capétiens, la région étant restée assez légitimiste vis à vis des carolingiens (Saint Fulcran).

Les liens avec les pépinides sont la plupart du temps familiaux, les fondations d'abbayes conséquentes. C'est une région riche héritière des anciennes colonies romaines, voies et lieux de commerce qui contrôlent tout une partie du sud de la France, mais aussi le passage vers la Catalogne.

cette structure constituée avant l'an 800 s'est faite avec quelques heurts (grande guerre méridionale), mais tout s'équilibrait au final.

Les duc d'aquitaine et de Poitou avaient des légitimités aussi sur ces terres, les Méridionaux aussi mais on en était resté là.

le choc de la croisade albigeoise fait voler en éclat toute la structure, mais aussi le modèle de gestion communal.

La reprise en main des capétiens est brutale est sanglante,

C'est une éradication totale de la structure, via la religion, les biens et titres sont spoliés.

Plusieurs familles s'éteindront définitivement les Trencavels, les Mirepoix, les comtes de Toulouse entre autre.

En 1240 déjà tout est consommé, le comté de Toulouse tombe via Alphonse de Poitiers dans l'escarcelle royale, le Poitou en 1271 a la mort d'Alphonse frère de saint Louis,

le contrat de mariage avec la fille du comte du Toulouse et Alphonse de Poitiers stipulait que sans enfants les biens retourneraient à la couronne. Ce qui pris cette tournure

Bon courage

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 10:06

Quelques notes rapides sur l’origine du nom Assalit - Assailly - d’Assailly :

 

Pour ce qui concerne l'origine de la famille Assalit - Assailly etc... voir ce lien :

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

 

 Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne de Popian. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, . Les vicomtes de Fenouillet (Fenouillèdes, Fenolhet) sont issus de Sentill de Camelès fils d'Ansemund vicomte de Vallespir marié à Quixol d'Ampuries ( fille du  comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne) son autre fils est vicomte de Castellnou.

Le prénom laisse présager une origine wisigothique, ce qui semble tout à fait logique sur les marges de la Catalogne (Goth alugne)

Les premiers mariages confirmes des alliances avec les familles aristocratiques princières franques mérovingiennes et puis carolingiennes (Barcelone, Guillemette d'Aquitaine (fille de Guillaume d'Aquitaine, issu de Pépin le Bref, Charles Martel et de Bertrade de Prum de l'autre princesse mérovingienne fille de Thierry III de Neustrie), ce qui explique les nombreux domaines par successions. Pour la suite des évènements l'orientation cathares marque une contraction des alliances avec les anciennes familles le plus souvent d'origine locale de même nature (wisigoth - mérovingien -carolingien) les capétiens étant les agresseurs !

 

Une des premières notations du surnom Assalit (Assalitus) se fait lors d’un litige ayant lieu en 1119 pour ce qui concerne la donation faite par Engelin à l’abbaye d’Aniane d’un honneur sur Lestang (sur une partie du domaine de la villa franconie)

 

Le litige est réglé en faveur de l’abbaye d’Aniane, tout en reconnaissant Guillaume Assalit (de castro Breisach - de Brissac dans l‘Hérault), son épouse Adalaïs du Pouget (héritière de la succession d’Engelin) et leur cinq enfants, Pierre Sicar, Guillaume Assalit (Ier fils de guillaume Assalit de Brissac - Wilhem Assalitus), Pons - Dagon, (Poncius Dagon (ou d’Agones), Frédol, Bertrand (Bertrannus) et Ricarde (Ricardis)

 

Les Brissac ont les domaines de Brissac et d’Agones d’où le nom Brissac Dagon.

 

Il existe un Brizach sur le Rhin, et la Franconie est aussi une région  proche du Rhin.

 

Cette notification fait que les Assalit via Adalaïs du Pouget (de castro Pojeto so nt détenteurs en tiers du château du Pouget, (les Guilhem de Montpellier ont des parts sur les dépendances) ils sont les descendants des seigneurs du domaine de la villa Franconie et Rouvièges (certainement issue du premier vidame (vicomte amovible) de Narbonne Francon. Le Pouget est un castrum bâtit par Engelin aïeul d’Adalaïs. Il faut savoir que les successions en Languedoc se font en partage entre tous les enfants, ils deviennent copropriétaires des biens ( ce que l’on nomme aujourd’hui l’indivision successorale), d’autres obtiennent un des domaine, ou en obtiennent un par alliance matrimoniale. La notation de l’exécution testamentaire de la villa Franconie se fait en 842 Teutberg lègue ses biens à son fils Alliard . Sous le règne de l’empereur carolingien Louis le débonnaire fils de Charlemagne,  prouve que le domaine est au moins attribué déjà sous Charlemagne, certainement à l'issu de la mise en place de la nouvelle administration carolingienne.Donc la filiation de 842 à 1119 (rubrique documents médiévaux) (cartulaires d'Aniane, et Gellone) est établie pour ce qui concerne le domaine de Lestang (Lestagno), la villa Franconie, le castrum du Poujet. 

 

La mère de Guillaume Assalit de castro Breixach est Vierne de Popian, de l’ancienne viguerie de Popian, issue également d’ancienne famille carolingienne plusieurs fois également mis en place pour l'administration carolingienne. Notamment les Guirau de Popian. (Popian étant proche également de la Villa Franconie, du domaine de Lestagno et du castrum du Pouget, de l'abbaye d'Aniane, Brissac et Agones eux plus proche de l'abbaye de Gellone).

 

Pierre Assalit de castro Breixach père de Guillaume Assalit lui aussi est issue de plusieurs familles carolingiennes, dont l'une d'un palatin (nommé au Palais par Charlemagne), d'autres Missi.

La baronnie du Pouget, l’ancienne viguerie de Popian et celle de Brissac, les domaines de Lestang (dont la villa Franconie) et Rouvièges forment avant le XIème siècle une enclave assez importante voir les études de Laurent Schneider (CNRS-Université Aix-Marseille) notamment la carte N°  2 Le maintien de ces domaines par alliances se fait jusqu'a la montée des nouveaux féodaux, et montre une stratégie de conservation et d'agrandissement des domaines sur ce territoire (Nord de l'Hérault)

 

Au XIIème siècle Mme Claudie Duhamel Amado chercheuse au Cnrs à Montpellier (Genèse des lignages méridionaux Tome I, L'aristocratie languedocienne du Xe au XIIe siècle) note une absence des Assalit dans les cartulaires de Gellone, Aniane, et Guilhem de Montpellier de 40 ans, mais on retrouve ceux-ci sur le cartulaire de Notre Dame de Prouilles près Fanjeaux.

 

En effet de nombreux conflits opposent les anciens propriétaires de ces domaines en terres libres aux abbayes de Gellone, Aniane et à la famille des  Montpelliers. Les terres libres doivent être remise à des seigneurs plus puissants qui les restituent en fiefs, les mettant ainsi sous leur protection militaire. Hors ceci devient source de conflits. Le réseau familial des domaines précités, semble très imbriqué par plusieurs mariages hors de l’influence auparavant des abbayes et des nouveaux vassaux (en ce cas les Montpellier). L’agrandissement de la sphère d’influence des abbayes et nouveaux féodaux montre plusieurs litiges, cet ensemble étant particulièrement lui aussi imbriqué (liens entre les féodaux en cours d’ascension et les abbayes).

Même si un temps les Guilhem de Montpellier et les Assalit entre autre obtiennent le podestat (consul) conjointement de la ville de Nice.

 

Au final on voit un détricotage des terres des différents domaines en faveur des féodaux en ascension et des abbayes. Les Assalit (d’origine cévenoles) quittent ces domaines pour ceux de Fanjeaux, (cartulaire de Notre Dame de Prouilles) où l’arrière petit fils de Guillaume Assalit de Breixach devient viguier du Razes. Dès lors, car on ne sait finalement si l’origine des conflits passés est consécutive au catharisme ou les conflits ont été le ferment de ce dernier, on assiste dès lors a des alliances matrimoniales sur la sphère d’influence des Mirepoix Bellisen, ou les Assalit font près de 4 mariages avec ces derniers et de ce fait sont copropriétaires du castrum de Mirepoix, mais aussi avec toute l’aristocratie Languedocienne impliquée dans le catharisme. Les Laurac - Mazerolles, les Villeneuve (sénéchal de Toulouse, les L’isle Jourdain, les Ferrand, les Hunaut de Lanta…. (seigneur du castrum de Montségur). Les Assalit sont aussi très proche de la famille de Foix. 

 

On assiste donc a une contraction matrimoniale entre les anciennes familles languedociennes carolingiennes, mais aussi wisigothes (parfois de haut lignage) car on touche à l'ancienne Septimanie Wisigothe,  les alliances matrimoniales s‘étaient déjà opérées assez tôt notamment entre les nouvelles familles franques notamment carolingiennes et les anciennes wisigothes(prénom des ascendants à la fois germanique et wisigoths).

 

 

 Il se pose donc la question de cette contraction à la fois autour du thème religieux, mais plus certainement culturel ! Par la suite les Mirepoix Bellisen (qui sont deux familles apparentées mais  que je nomme ainsi pour les différencier des Levis de Mirepoix) sont abaissés, leurs terres remises aux Levis lieutenant de Montfort, les terres du vicomte de Trencavels sont confisquées au profit des  Montfort… La plupart des familles restantes font allégeance à la couronne de France  en 1249 lors du traité de Paris pour subsister tout en consolidant leurs assises avec les nouveaux occupants par des alliances matrimoniales. Les domaines des grands féodaux du Languedoc ayant été saisis et transférés aux nouveaux grands féodaux, il faut reconstituer la politique de réseaux familiaux.

  

La branche aînée des Assalit reste en Languedoc ou elle subsiste jusqu’au XVIIIème… la branche cadette part en Poitou sous la protection de l’empire anglo-angevin-normand des plantagenêts et successeurs. Les Mazerolles - Laurac en font autant.

 

Ils sont d'ailleurs notés dans les "rôles gascons" archives britanniques par la suite.

 

Donc quelques éléments, il n’en reste pas moins que la fréquence des Assalit et ascendants avant la montée des liens de vassalité est très significative par sa multiple présence dans les cartulaires, chartes et donations anciens du Languedoc…

 

  Blason assailly jpeg

 

Pour ce qui concerne Niort le nom Assalit est conservé de cette manière phonétique et c’est vers 1667 qu’il change a l’écrit pour se transformer en Assailly, sans pour autant avoir de particule. Ils demeurent toujours seigneurs du Laurageais (domaine près de Fanjeaux), tout en étant seigneurs de nombreux domaines en Poitou, ce qui prouve le lien entre les Assalit languedociens et ceux du Poitou.

 

 

 

Echevinage de Niort :

 

Assâlhy François et François Assailly son fils :

Catalogue alphabétique des nobles de la généralité de Poitiers, après la réformation de la noblesse en 1667.

Poitiers chez Antoine Menibus, imprimeur, et libraire du roy et de l’université 1667

 

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:09

Pour ce qui concerne la protogénéalogie des Assalit

on peut sans se tromper dire que le père du premier Assalit ainsi nommé est un cadet de la famille de Ganges dont le père est marié à Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac

Les barons de Ganges sont de la famille des Peyres, vicomtes des Fenouillèdes jouxant le Razes anciens comtés de Cerdagne et Bezalù domaines heritiers du comté de Barcelone érigé par Guillaume de Gellone et dont on dit que l'un de ses fils en aurait eu en domaine.

En effet après de multiples recoupements il y a un tronc commun des vicomtes de Fenouillèdes les Peyre ou famille de Pierre (dont les Assailly sont issus par les Ganges) c'est  SUNIFRED 1er d'Urgel (812-  848) comte de Barcelone, de Gérone, comte d'Ausonne, de Cerdagne, de Conflent, d'Urgel, duc de Septimanie, Marquis de la marche d'Espagne... qui devrait son ascendance à Bellon (770-812) 1er comte de Carcassonne, marquis de la Marche d'Espagne, comte d'Ausonne, du Conflent, de Gérones, de Cerdagne,  d'Urgel et de Barcelone.

On propose une ascendance à ce dernier plus sujette à caution pour le comte de Paris Gerard Ier (marié selon certain à Rotrude flle de Carloman frère de Charlemagne)

Pour ce qui concerne les mariages

Vierne d'Anduze est cousine de la famille des comtes de Toulouse

Vierne de Popian est issue sans aucun doute de la famille de Guillemette d'Aquitaine petite fille de Guillaume de Gellone via Bernard de Septimanie

Adalaïs du Pouget est dans le même cas elle aussi descendante de Guillaume de Gellone

Guillaume de Gellone quand à lui de part les recherches de Settipani est descendant de Bertrade de Prûm, ancêtre de Charlemagne (Guillaume de Gellone est cousin de Charlemagne)

Bertrade de Prûm selon Settipani est bien noté d'ascendance royale, ce qui la donnerait fille de Thierry III roi Mérovingien.Elle possedait des domaines royaux mérovingiens par succession.

quoiqu'il en soit les domaines de Brissac, Ganges, Popian, et Pouget (et sont originellement propriété de Guillaume de Gellone) sont très proches des abbayes de Gellone et Aniane.Il y a donc un reprise en mains de ces domaines par une politique de mariage sur trois générations avant la guerre albigeoise, après celle ci la politique de mariage s'oriente vers les Mirapisce (les Mirepoix Bellissen), dont on lie l'ascendance aux comtes de Carcassonne dont le premier etait Bellon.

Contraction de l'ancien domaine carolingien de Septimanie, qui couvre à peu près les domaines des Trencavels ainsi que les domaines des marches, Conflents, Fenouillèdes, Carcassès, Razes, ceux qui furent les premiers visés par la croisade albigeoise.

 

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- 1100 Une des plus ancienne charte-donation à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem dans le Toulousain à Puysiuran par plusieurs seigneurs ayant participés à la première croisade, dont Assalit.

 -  Une notation d'un Guillaume d'Assalit, podestat de la ville de Nice en 1108, puis plus tard Consul de la ville.



« On voit, en effet, apparaître pour la première fois, en 1109, des magistrats municipaux qui prirent le nom de consuls. Les noms de ces vénérables pères de la patrie municipale de Nice sont arrivés jusqu’à nous ; ce furent : noble Antoine Rimbaud ou Rimbald, cadet de la maison d’Orange, devenu citoyen de Nice par son mariage avec Guillaumine Caïs, comme juge-mage et François Raimbaud, Pierre Laugieri et Guillaume Assalit, comme consuls »

 Sources : Histoire de la Ville de Nice - Durante - t. I, p.165. - Abel. Revue de Nice, 1er mai 1862

Déjà et conformément aux multiples sources dont celles sur le Pouget, Aumelas et Montpellier l'on sait que cette information concorde avec les autres éléments.

 (veuillez vous reporter en fin de texte pour les liens internes et documents affichés sur ce site)


-  Pierre d'Assalit marié à Vierne de Popian, (voir notes sur l'origine du nom Assalit (de castro Breixach - de Brissac (Hérault))

- Guilhem d'Assalit, Ce dernier était l'époux d'Adalaïs du POUGET, seigneur de Brissac dans l'Hérault (avant  la possession du château de Brissac par les familles de Ganges (par mariage) et Roquefeuil (branche des Aniort ) Ils sont alliés familialement. Il ressort que la seigneurie de Lestang sur la Baronnie du Pouget appartient également à ce même Guilhem d'Assalit (noté Assalty de Popian). Ce domaine est repris en même temps que la seigneurie de Brissac par les Roquefeuil.
Les revenus de Lestang, ou de l'étang sont conséquents car la viande est interdite durant les fréquentes périodes de jeûne au Moyen - Âge, et les familles les conservent sauf évènements extraordinaires (ce qui adviendra pour la guerre nommée "croisade albigeoise")

En 1114 Guilhem V d'Ermengarde - de Monptellier - ( descendant du duc d'Aquitaine et moine de Saint Guilhem-le-Désert) reçu les reconnaissances pour les parties du château du Pouget ;
- 1ère part : Géronde,
- 2ème part : Adalaïs, fille d'Hugun Peyrun et Pierre Sicard,
- 3ème part : Assalty ou Assalyd, fils de Vierne

Par jugement  la succession concernant la seigneurie de Lestang est accordée à Guilhem d'Assalit, son épouse et ses enfants en 1118.

Guilhem devient ainsi le propriétaire laïque de la villa franconique ainsi nommée car elle était réservée à Francon 1er vicomte de Narbonne (vicomte amovible dès l'accession des carolingiens au pouvoir)  et ses successeurs propriétaires laïques de cette même villa  (qui possédaient en outre nombre de terres), dont voici la liste  :

- avant 841 :
- Teutberg, Trutberg (exécution testamentaire en faveur d'Amalbert, Cartulaire d'Aniane)

- après 841 :
- Amalbert,
- Aliard, Allard (donation à l'abbaye d'Aniane d'une partie des terres de la villa Franconique, Cartulaire d'Aniane) 
- Audéric,
- Pons, Aifrède et leur fils Engelin,
- Raymond Sicard,
- Guillaume Pons,
- Hugues Rostaing, Rostang
- Hugues Pierre et sa femme Ricarde,
- Salomon,
- Les fils de Janelle,
- Pons de Frédol, Bertrand, Sicard *,
- Guilhem d'Assalit son épouse Adalaïs et leur enfants (héritiers par jugement sur succession) (abbaye d'aniane énumération des enfants)

Propriétaires ecclésiastiques :
- Le monastère d'Aniane acquit des droits sur l'église de Notre-Dame de Rouvièges,
- en 841 (validation par acte de Louis le débonnaire) ; une partie de Lestang * 
- en 850 l'Eglise paroissiale de Notre-Dame de Rouvièges,
- en 1076 enfin la propriété d'Engelin et l'alleu de Salomon
- en 1118 Guilhem d'assalit (de Popian)  et Adalaïs lui confirmèrent ces acquisitions en fief par serment. de fidélité par Pons et ses moines (Cartulaire d'Aniane). 
L'origine de ce domaine est si ancien qu'il faut remonter aux commencement de l'abbaye d'Aniane (Arch. de Lestang -Archives de Montpellier)  

(L'emploi de la particule se fait tardivement, au départ il n'est question que de prénom, comme dans la succession de la propriété laïque de la villa Franconie)

Sources : Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget,  Abbé A. Delouvrier. p. 332 - 333, Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

- * "Seigneur, Baron, Seigneur, co-seigneur
Un seigneur est un seigneur féodal qui détient un ou plusieurs fiefs.
Co-Seigneur, co-Seigneur:
Dans le Languedoc, il était en usage courant de partager une succession entre les enfants, même s'il n'y avait qu'un seul fief de partager.
La conséquence est que de nombreux fiefs et châteaux se sont divisés et bientôt appartenu à plusieurs seigneurs (36 pour Montréal, 50 pour Lombers, 34 pour Mirepoix, etc.). Ils ont été "co-Lords" ou "co-Seigneurs". Certains d'entre eux ont pris l'initiative de lancer le fief comme l’actionnariat dans une société actuelle.
A titre d'exemple, la Principauté d'Andorre est toujours gouverné aujourd'hui par deux co-princes.
L’usage du Nord a été généralement favorable à l'aîné des fils, afin de garder chaque fief sans indivision. Cette utilisation a également été suivie par des grands propriétaires terriens dans le Languedoc"


Cette indivision successorale, se retrouve aujourd’hui dans le droit français et paraît naturelle, alors qu’il n’en n’a pas toujours été le cas sauf dans le Languedoc, qui conserva entre autre le droit romain sur un terme assez long. Cette indivision peu créer un morcellement mais d’un autre côté il oblige les parties à entretenir à moindre coût des ouvrages défensifs, ainsi que le maintien de garnison à charge de la communauté de l’indivision, qui de plus est aussi de nature familiale


Sources :
http://www.earlyblazon.com/


- Bertrand-Robert Assalit est cité, comme témoin, avec Raymond et Stéphane de Clermont et Guiraud Engilbert, viguier de Toulouse, lors d'une donation faite par Alphonse, comte de Toulouse, à l'abbaye de Lezat, en 1127 (Acte original)

 

 

 



Origine du domaine carolingien de l’Estang au Pouget (succession matrimoniale des Guilhems de Montpellier) :


L’étang du Pouget entre Pézenas et Clermont l’Hérault est mentionné au moins depuis le Ixème siècle dans les textes. De ce fait et cité très tôt, il a suscité l’intérêt d’études médiévales dont :


De L. Schneider :

- « Monastères, villages et peuplement en Languedoc central : Les exemples d’Aniane et Gellone » (VIIIème - XIIème siècle) - Thèse de doctorat, Université de Provence, Aix en Provence 1996, p.325-330 et p. 553 à 576.

- « Une vicaria du Midi : Popian en Bitterois », Annales du Midi 1997, p. 109, 219 - 220 et p.401 -442.


De C Duhamel - Amado :

- « des origines des Guilhems des Montpellier (X-Xième), questions généalogiques et retour sur l’historiographie » études sur l’Hérault, 1991-1992 (7-8) p. 89 - 109,

- « La famille aristocratique languedocienne », t. 2, livre I, p. 262 - 289 (les seigneurs du Pouget au XI et XIIème).

Les transactions notées sur le cartulaire d’Aniane, des possédants du castrum montre l’insertion dans le réseau aristocratique notamment dans celui du puissant évêque de Lodève, Saint Fulcran (seconde moitié du Xème, mais vraisemblablement antérieur)

 


D'après Dom Mabillon sur Saint Fulcran : « sa mère, à qui les uns donnent le nom d'Eustorge, les autres celui de Biligarde, étoit fille d'un comte de Substantion ou de Maguelonne. Dans ce cas, comte tenu de l'époque de sa vie, elle devait être la fille du comte Bernard (+922), premier

On possède une copie du testament de Fulcrand daté de 988, dans lequel il fait mention de ses frères de Pons et Aranfred, de son neveu, d'André, et d'Emme, sa proche parente. On lui donne encore deux sœurs qu'on assure avoir été dames de Montpellier.» (Aifrède, Pons et l'un des enfant Engelin est cité dans la succession de la villa Franconique)


Le bref d’Ansefred, antérieur au Ixème cite « villa quid dicitur stagno de Peperello » (nom noté dans le cartulaire de Béziers, comme appartenant en partie à l’église de Béziers)


La première attribution d’un bien de l’estang au profit du monastère d’Aniane (814-840) est cité : « In page Bitterense, in villa Franconica, vel stagno Piperello, seu infra terminium ipsus ville » Aniane, acte CCCVI, p. 426 -427.

Le nom de Francon semble bien antérieur au bref d’Ansefred et semble indiquer que l’église de Béziers donne cette villa à Francon.

comte de Melgueil dont le nom nous soit parvenu.


La dénomination de villa Franconica s’efface au XIIème, en 1152 c’est la le nom de « stagno piperello » qui est indiqué pour la cession au profit de Notre Dame de Rouvièges « Sancti Marie de Rovegia » nommée dans un premier temps « Sancti Marie de Stagno »,


Les héritiers d’Ingelinus de Stagno font une donation d’un honneur à Sainte Marie de l’Estang au profit du Monastère d’Aniane ( voir document sur la succession incluant Guilhem d’Assalit et Adalaïs du Pouget) pour la raison suivante, qu’Ingelinus est le fondateur du castrum du Pouget (dont Adalaïs possède un tiers) « Castello quem vocant poito de Inglino » : HGL, t. V, n. 208, p. 425-426. (première mention en 1036).

La famille d’Ingelinus est surnommé parfois de Stagno. Les Guilhems de Montpellier accordent en vassalité à ce réseau de parenté le domaine du Pouget et ses dépendances, jusqu’en 1350, date à laquelle le domaine du Pouget est repris par les Roquefeuil, et curieusement celui de Brissac, dont guillaume d’Assalit était seigneur. Le domaine quitte définitivement ce réseau de parenté en 1371 pour être vendu par Pierre de Montdardier.


A l’évidence la notation très ancienne de ce domaine, ainsi que toutes les opérations de transactions le concernant montrent pour ce qui concerne le réseau familial une alliance matrimoniale avec les Guilhems de Montpellier.

Autres sources :



- Guillaume Assalit signa comme témoin du testament de Roger vicomte de Béziers, mari d’ Adélaide de Toulouse en 1113 (Baluze, Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, pages 500 et 501.)

- acte original du plaid de 1191 (Cartulaire de Saint-Guilhem-le-Désert), Guillaume Assalit est témoin

 

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  Suite généalogie médiévale :



- Guillaume 1° est le fils de Guilhem d'ASSALIT seigneur de Brissac (Hérault)  , époux de Guilhemne de Tonenx (Tonneins) (1195).  - fille de Pierre Raymond de Tonneins (voir acte original) . Guilhem était je pense l'oncle de Gilbert d'ASSAILLY né à Tyr, il est précisé qu’au moins un des rejeton Assalit aurait pris part à la première croisade, en ce cas le frère de Gilbert.

- Il a pour enfants :

Guillaume d'Assalit II marié avec Esclarmonde (?),
Aude d'Assalit mariée à Izarn-Bernard de Fanjeaux, fille Hélis
Marquesia (prénom) de Tonenx (Tonneins) mariée avec Pierre Roger de Mirepoix. (avant les Levis de Mirepoix)

- 1163-1169/70 (en fait fin 1162 début du Magistère) Gilbert d'Assailly 5ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de l'Hospital,

- Donation en 1162 par Guillaume et Ysarn d’Assalit son frère du village et des terres de Fontenille (acte original) :

- "Au mois de mars de l'année 1162, Guillaume et Yzarn d'Assalit « Sans doute de la même famille que Gilbert d'Assalit, grand membre de l'Ordre (1167-1169) », Vital de Posquières et autres seigneurs, donnèrent à l'Ordre du Temple les terres qu'ils possédaient à « Fontenille », ainsi que les droits féodaux qu'ils y avaient sur chaque feu, « à la condition de garder et de défendre la ville, ses habitans et leurs biens de tout malfaiteur. » Cette donation fut faite à Dieudonné de Girbert, maître du Temple de Toulouse, entre les mains de Raymond comte de Toulouse et de Jourdain de l'Isle qui la confirmèrent"



SourcesHistoire du Grand Prieuré de Toulouse - A. Du Bourg -Toulouse - 1883.

- Guillaume d'Assailly ( Guilhem),   2ème du nom,, (époux d'Esclarmonde). Il prend la fonction de viguier du Razes à la suite de son beau-frère Izarn-Bernard de Fanjeaux. (Magistrat qui avait des fonctions analogues à celles de prévôt dans certains états du Midi) du vicomte de Rodez (1),  Une autre source (1a) indique la même fonction c'est-à-dire viguier, mais du territoire du Rhédésium (pagus rhédensis) - vicomté du Rhédez - diocèse situé en ancienne province romaine de Septimanie -  le Rhédésium devient le Razès en 1084 par l'acte de serment de fidèlité de Bernard Aton IV Trencavel à sa mère Ermengarde pour la défense des deux châteaux "pro ambis castris"  


- "Le treizième siècle commence, et, avec lui, la guerre des Albigeois. L'histoire n'attribue aucun rôle au castrum de Rhedae, tandis qu'elle fait mention du siège du château de Coustaussa, son voisin. Il est vrai que le château de Coustaussa dominait la vallée de la Salz qui, des bords de l'Aude, conduit dans les Corbières, et que ce château gênait la marche des croisés tant au fond de la vallée que sur les hauts plateaux. Il est vrai qu'une poignée d'hommes pouvait suffire pour défendre Coustaussa, tandis qu'il aurait fallu une nombreuse garnison pour garder la longue ligne des remparts de Rhedae, dont les fortifications, du reste, avaient dû souffrir lors de la destruction de la ville basse. Peut-être aussi une partie de ces fortifications était-elle détruite, et Guillaume d'ASSALIT qui était alors viguier du Rhedesium, ne put-il disposer des moyens nécessaires pour mettre l'antique citadelle en bon état. Quoi qu'il en soit, il paraît que Rhedae n'était pas en état de défense, et ne fit aucune résistance aux armées des Croisés. Néanmoins nous n'hésitons pas à croire que les troupes de Simon de MONTFORT s'en emparèrent, et comme c'était une place de guerre qu'il fallait armer ou détruire pour la défendre, ou bien empêcher qu'elle ne devînt un centre de résistance entre les mains du jeune vicomte de Béziers et de ses alliés, elle fut démantelée et ruinée. Le castrum de Rhedae l'antique citadelle, qui était toujours la capitale de la contrée, ne fut plus qu'un simple bourg quand la croisade eut fini son oeuvre. Ses remparts et ses tours jonchèrent le sol et si la tradition locale ne fait pas erreur, une seule partie de ses fortifications demeura debout, ce fut le castrum salassum ou turris salassa, le donjon qui fait face au midi, cette tour de la Salasse qui fut plus tard convertie en magasin à poudre

 

 

Il existe, du reste, un acte authentique qui prouve à quel rôle modeste fut réduit Rhedae après la conquête des Croisés. On ne l'appelle plus civitas cité, ni castrum, ville fortifiée On la désigne sous le nom de villa, c'est-à-dire bourg ou petite ville. Nous lisons, en effet, dans une charte de 1231, le dénombrement des villes, villages et châteaux formant l'assignat de Pierre de VOISINS, sénéchal de Simon de MONTFORT.

Dans ce dénombrement figure Rhedae sous la rubrique suivante:

"Villam de redde pro XXV libris ae IV sols." (1a).
 

- 1190 Bérenger Assalit (de Cabarets) et ses frères, Assalit (de Conques) et Géraud de Montserrat donnent aux hospitaliers leur château de Jouarres à la commanderie hospitalière d’Homps (texte commanderie d’Homps



- Malgré et aussi à cause de sa grande fortune il sera et mourra faydit et dépossédé de ses biens pour liaison avec les cathares.

Guillaume d'Assalit prête serment a l'abbé de Saint Guilhem Le Désert en 1221 :

"Signalons que la formule initiale aujas, écoutez, entendez ; qui est fort ancienne : nous la trouvons en tête du serment d'Assalit de Brissac à l'abbé de Saint Cluilhem, en 1221. et dans plusieurs publications du XVème conservées dans les archives de Gignac" 
 
Sources :  200 Dialectes anciens dans LANGUES ROMANES PUBLIÉE PAR LA SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DES LANGUES ROMANES - TOME PREMIER V /- MONTPELLIER PAMS AU BUREAU DES PUBLICATIONS A LA LIBRAIRIE DE A. FRANCK DE LA SOCIÉTÉ (VIEWEG, propriétaire) POUR l'ETUDE DES LANGUES ROMANES i 67, RUE KICHELIEU,67 M DGCG LXX -) 

- Il sert dans les rangs occitans, contre Simon de Montfort


- à noter que sur ce territoire territoire ce diocèse de Rhédésium se trouvait la famille issue d'Assalit de Comborn au château de Blanchefort, famille  de Blanchefort qui porte aussi le même nom que leur château du Limousin qui est à l'origine de leur nom. Le Rhédésium ou le Razès pourra avoir une géométrie variable suivant les époques, ayant quelques villes ou villages principaux (Limoux, Rennes les Bains (anciennement les Bains de Montferrand), Reddhé (Rennes-le-Château), le pays de Sault avec Niort de Sault. Le Pays de Niort de Sault est aux Aniort lié familialement Assalit puisque Hélis de Mazeroles et la tante d'Othon Bernard d'Aniort (détails plus bas) 


- Acte de 1242 recensant la noblesse de Fanjeaux "Milites de Fanojovis" par lequel les chevaliers de ce territoire s'engagent observer et faire observer le traité de paix qui venait d'être conclu entre Louis IX et Raymond VII, comte de Toulouse. Guillemelmus Assaliti figure parmi les 17 chevaliers. Le Comte de Foix  (père d'Esclarmonde de Foix)partageait la seigneurie de Fanjeaux avec dame Cavaers qualifiée elle même de "domina fanijovis". Elle abandonne ses droits seigneuriaux sur Fanjeaux et ses territoires "omnem dominationem et universum jus quod habeo et habere debeo in castro  Fanijovis et in ejus terminiis et territorio" à son cousin Pons Arnaud de Castelverdun ainsi qu'a ses neveux les autres Castelverdun. (document original)


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - document de 1242 - Noblesse de Fanjeaux p. CCXLLIII

- Acte du Mardi 27 mars 1234 à auquel assiste entre autre Guillaume Assalit (original)

 

- Les Assalit sont largement impliqués dans l'hérésie cathare, que ce soit sur Fanjeaux, comme sur Toulouse, du moins dans ce qu'il ressort de l'enquête inquisitoriale et sa restitution dans le cartulaire de Prouille ; toute la noblesse de Fanjeaux semble hérétique!!!. Outre ce document on voit donc intéressantes liaisons matrimoniales entre les seigneurs locaux et les grands féodaux. Les d'Assalit sont par alliances cousins des seigneurs de Mazeroles, Laurac, Lavaur, Montréal, Aniort, Roquefeuil, Tonnenx Fanjeaux et Mirepoix.
Les Mazeroles possédant de nombreux domaines dans le Lauraguais, à Fanjeaux, Gaja et plusieurs localité du Razes
Cette implication vaudra pour la plupart le statut de faydit,  pour avoir soit été considérés comme hérétiques ou bien n'avoir pas voulu faire allégeance aux meneurs de la croisade. Ils sont dépossédés de leurs biens et titres. La lettre patente de Philippe III d'Aout 1279  réatribue aux familles les biens et titres " a condition que les faits qui ont entrainé ou pu entrainer la commise soient antérieur à la mort du comte Alphonse de Poitiers et à la réunion du comté de Toulouse"

Sources :  
  Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles p. CCXLIV et CCXLV

- (filsde Guillaume d'Assalit II) Guillaume III ( époux Bérengère de Mons), frère de B. de Roquetaillade, prête serment au Roi, en 1243 avec les barons et seigneurs locaux (2), 

- condamnation de Bérengère en 1249 à la prison perpétuelle, libérée par application de la lettre patente de Philippe III en 1279 ?
 
- deux de ses fils forment la branche cadette du Poitou, Audebert est chevalier et Bertrand damoiseau (3),

- sa fille Lombarda à pour fille Agnès,

- son autre fille Hélis épouse Arnaud de Mazeroles et devient la belle fille de Blanche de Laurac (née de Paracols), veuve de Sicard de Laurac
- Blanche de Laurac à six enfants - Aymeric de Montréal-Laurac - Mabille - Navarre - Guiraude épouse du seigneur de Lavaur - Arnaud de Mazeroles - Esclarmonde épouse le seigneur d'Aniort. Donc Hélis est la tante de Bernard Othon d'Aniort, Guillaume d'Aniort et Raymond de Roquefeuil

Sources :  
Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles : Seigneurs de Montréal- famille de Laurac et rôle dans le Comté de Toulouse p. CCLI et CCLII.
 
- Tous assistent pratiquement  au consolamentum d'Esclarmonde de Foix, fille du Comte de Foix à Fanjeaux en 1204 


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille tome I p. CCXL, CCXLI, CCXLVI Paris Alphonse Picard et fils éditeurs 1907


- chevalier d'Assailly délégué par Raymond VI de Toulouse (1194-1222) pour enquêter sur l'évolution de l'hérésie cathare. (Archives de Toulouse), certainement marié avec Esclarmonde


- N. fille d'Audebert épouse Constantin de Châteauneuf vers 1270 (Charte de l'abbaye de Charroux), 


- Stéphane d’Assailly part en croisade avec Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, 
 

- Dès lors la branche aînée reste en Languedoc, la cadette finira par s'installer en Poitou ; les anciennes liaisons féodales du XIIème et avant ont été anéanties par la croisade albigeoise ; le blason semble changer vers cette époque.
 

- un émissaire d'Alix de Bourgogne (1251-1290),
  

- En 1357 Charte : Charles d'Espagne, Connétable de France,  donne  ordre en 1351 au Sénéchal de Saintonge et enfin au Maire et Prévost de Saint Jean d'Angély d'attribuer les biens confisqués pour raison de forfaiture durant la guerre à Pierre d'Assailly et Collin d'Arques, situés à Saint Jean d'Angély et environs à Pierre Braque,  

 

- en Poitou, en 1364, Guillaume d'Assailly et son épouse Isabeau de Marboeuf figurent comme témoins dans une charte du 4 mars 1364, 


- 1419 Pierre III d’Assalit évêque d'Alet. Religieux nommé par le pape. Il se trouva à Rome dans deux circonstances remarquables. Il était né à Limoux. (branche Languedoc). Il oeuvre notamment pour le rapatriement de Sainte Monique mère de Saint Augustin à Rome.

- 1432 Robert Assalit est receveur général de la Sénéchaussée de Toulouse

Suite généalogie période Moderne d'Assailly

 

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Suite généalogie médiévale :



- Guillaume 1° est le fils de Guilhem d'ASSALIT seigneur de Brissac (Hérault)  , époux de Guilhemne de Tonenx (Tonneins) (1195).  - fille de Pierre Raymond de Tonneins (voir acte original) . Guilhem était je pense l'oncle de Gilbert d'ASSAILLY né à Tyr, il est précisé qu’au moins un des rejeton Assalit aurait pris part à la première croisade, en ce cas le frère de Gilbert.

- Il a pour enfants :

Guillaume d'Assalit II marié avec Esclarmonde (?),
Aude d'Assalit mariée à Izarn-Bernard de Fanjeaux, fille Hélis
Marquesia (prénom) de Tonenx (Tonneins) mariée avec Pierre Roger de Mirepoix. (avant les Levis de Mirepoix)

- 1163-1169/70 (en fait fin 1162 début du Magistère) Gilbert d'Assailly 5ème Grand Maître de l'Ordre Souverain de Saint Jean de l'Hospital,

- Donation en 1162 par Guillaume et Ysarn d’Assalit son frère du village et des terres de Fontenille (acte original) :

- "Au mois de mars de l'année 1162, Guillaume et Yzarn d'Assalit « Sans doute de la même famille que Gilbert d'Assalit, grand membre de l'Ordre (1167-1169) », Vital de Posquières et autres seigneurs, donnèrent à l'Ordre du Temple les terres qu'ils possédaient à « Fontenille », ainsi que les droits féodaux qu'ils y avaient sur chaque feu, « à la condition de garder et de défendre la ville, ses habitans et leurs biens de tout malfaiteur. » Cette donation fut faite à Dieudonné de Girbert, maître du Temple de Toulouse, entre les mains de Raymond comte de Toulouse et de Jourdain de l'Isle qui la confirmèrent"



SourcesHistoire du Grand Prieuré de Toulouse - A. Du Bourg -Toulouse - 1883.

- Guillaume d'Assailly ( Guilhem),   2ème du nom,, (époux d'Esclarmonde). Il prend la fonction de viguier du Razes à la suite de son beau-frère Izarn-Bernard de Fanjeaux. (Magistrat qui avait des fonctions analogues à celles de prévôt dans certains états du Midi) du vicomte de Rodez (1),  Une autre source (1a) indique la même fonction c'est-à-dire viguier, mais du territoire du Rhédésium (pagus rhédensis) - vicomté du Rhédez - diocèse situé en ancienne province romaine de Septimanie -  le Rhédésium devient le Razès en 1084 par l'acte de serment de fidèlité de Bernard Aton IV Trencavel à sa mère Ermengarde pour la défense des deux châteaux "pro ambis castris"  


- "Le treizième siècle commence, et, avec lui, la guerre des Albigeois. L'histoire n'attribue aucun rôle au castrum de Rhedae, tandis qu'elle fait mention du siège du château de Coustaussa, son voisin. Il est vrai que le château de Coustaussa dominait la vallée de la Salz qui, des bords de l'Aude, conduit dans les Corbières, et que ce château gênait la marche des croisés tant au fond de la vallée que sur les hauts plateaux. Il est vrai qu'une poignée d'hommes pouvait suffire pour défendre Coustaussa, tandis qu'il aurait fallu une nombreuse garnison pour garder la longue ligne des remparts de Rhedae, dont les fortifications, du reste, avaient dû souffrir lors de la destruction de la ville basse. Peut-être aussi une partie de ces fortifications était-elle détruite, et Guillaume d'ASSALIT qui était alors viguier du Rhedesium, ne put-il disposer des moyens nécessaires pour mettre l'antique citadelle en bon état. Quoi qu'il en soit, il paraît que Rhedae n'était pas en état de défense, et ne fit aucune résistance aux armées des Croisés. Néanmoins nous n'hésitons pas à croire que les troupes de Simon de MONTFORT s'en emparèrent, et comme c'était une place de guerre qu'il fallait armer ou détruire pour la défendre, ou bien empêcher qu'elle ne devînt un centre de résistance entre les mains du jeune vicomte de Béziers et de ses alliés, elle fut démantelée et ruinée. Le castrum de Rhedae l'antique citadelle, qui était toujours la capitale de la contrée, ne fut plus qu'un simple bourg quand la croisade eut fini son oeuvre. Ses remparts et ses tours jonchèrent le sol et si la tradition locale ne fait pas erreur, une seule partie de ses fortifications demeura debout, ce fut le castrum salassum ou turris salassa, le donjon qui fait face au midi, cette tour de la Salasse qui fut plus tard convertie en magasin à poudre

 

 

Il existe, du reste, un acte authentique qui prouve à quel rôle modeste fut réduit Rhedae après la conquête des Croisés. On ne l'appelle plus civitas cité, ni castrum, ville fortifiée On la désigne sous le nom de villa, c'est-à-dire bourg ou petite ville. Nous lisons, en effet, dans une charte de 1231, le dénombrement des villes, villages et châteaux formant l'assignat de Pierre de VOISINS, sénéchal de Simon de MONTFORT.

Dans ce dénombrement figure Rhedae sous la rubrique suivante:

"Villam de redde pro XXV libris ae IV sols." (1a).
 

- 1190 Bérenger Assalit (de Cabarets) et ses frères, Assalit (de Conques) et Géraud de Montserrat donnent aux hospitaliers leur château de Jouarres à la commanderie hospitalière d’Homps (texte commanderie d’Homps



- Malgré et aussi à cause de sa grande fortune il sera et mourra faydit et dépossédé de ses biens pour liaison avec les cathares.

Guillaume d'Assalit prête serment a l'abbé de Saint Guilhem Le Désert en 1221 :

"Signalons que la formule initiale aujas, écoutez, entendez ; qui est fort ancienne : nous la trouvons en tête du serment d'Assalit de Brissac à l'abbé de Saint Cluilhem, en 1221. et dans plusieurs publications du XVème conservées dans les archives de Gignac" 
 
Sources :  200 Dialectes anciens dans LANGUES ROMANES PUBLIÉE PAR LA SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DES LANGUES ROMANES - TOME PREMIER V /- MONTPELLIER PAMS AU BUREAU DES PUBLICATIONS A LA LIBRAIRIE DE A. FRANCK DE LA SOCIÉTÉ (VIEWEG, propriétaire) POUR l'ETUDE DES LANGUES ROMANES i 67, RUE KICHELIEU,67 M DGCG LXX -) 

- Il sert dans les rangs occitans, contre Simon de Montfort


- à noter que sur ce territoire territoire ce diocèse de Rhédésium se trouvait la famille issue d'Assalit de Comborn au château de Blanchefort, famille  de Blanchefort qui porte aussi le même nom que leur château du Limousin qui est à l'origine de leur nom. Le Rhédésium ou le Razès pourra avoir une géométrie variable suivant les époques, ayant quelques villes ou villages principaux (Limoux, Rennes les Bains (anciennement les Bains de Montferrand), Reddhé (Rennes-le-Château), le pays de Sault avec Niort de Sault. Le Pays de Niort de Sault est aux Aniort lié familialement Assalit puisque Hélis de Mazeroles et la tante d'Othon Bernard d'Aniort (détails plus bas) 


- Acte de 1242 recensant la noblesse de Fanjeaux "Milites de Fanojovis" par lequel les chevaliers de ce territoire s'engagent observer et faire observer le traité de paix qui venait d'être conclu entre Louis IX et Raymond VII, comte de Toulouse. Guillemelmus Assaliti figure parmi les 17 chevaliers. Le Comte de Foix  (père d'Esclarmonde de Foix)partageait la seigneurie de Fanjeaux avec dame Cavaers qualifiée elle même de "domina fanijovis". Elle abandonne ses droits seigneuriaux sur Fanjeaux et ses territoires "omnem dominationem et universum jus quod habeo et habere debeo in castro  Fanijovis et in ejus terminiis et territorio" à son cousin Pons Arnaud de Castelverdun ainsi qu'a ses neveux les autres Castelverdun. (document original)


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - document de 1242 - Noblesse de Fanjeaux p. CCXLLIII

- Acte du Mardi 27 mars 1234 à auquel assiste entre autre Guillaume Assalit (original)

 

- Les Assalit sont largement impliqués dans l'hérésie cathare, que ce soit sur Fanjeaux, comme sur Toulouse, du moins dans ce qu'il ressort de l'enquête inquisitoriale et sa restitution dans le cartulaire de Prouille ; toute la noblesse de Fanjeaux semble hérétique!!!. Outre ce document on voit donc intéressantes liaisons matrimoniales entre les seigneurs locaux et les grands féodaux. Les d'Assalit sont par alliances cousins des seigneurs de Mazeroles, Laurac, Lavaur, Montréal, Aniort, Roquefeuil, Tonnenx Fanjeaux et Mirepoix.
Les Mazeroles possédant de nombreux domaines dans le Lauraguais, à Fanjeaux, Gaja et plusieurs localité du Razes
Cette implication vaudra pour la plupart le statut de faydit,  pour avoir soit été considérés comme hérétiques ou bien n'avoir pas voulu faire allégeance aux meneurs de la croisade. Ils sont dépossédés de leurs biens et titres. La lettre patente de Philippe III d'Aout 1279  réatribue aux familles les biens et titres " a condition que les faits qui ont entrainé ou pu entrainer la commise soient antérieur à la mort du comte Alphonse de Poitiers et à la réunion du comté de Toulouse"

Sources :  
  Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles p. CCXLIV et CCXLV

- (filsde Guillaume d'Assalit II) Guillaume III ( époux Bérengère de Mons), frère de B. de Roquetaillade, prête serment au Roi, en 1243 avec les barons et seigneurs locaux (2), 

- condamnation de Bérengère en 1249 à la prison perpétuelle, libérée par application de la lettre patente de Philippe III en 1279 ?
 
- deux de ses fils forment la branche cadette du Poitou, Audebert est chevalier et Bertrand damoiseau (3),

- sa fille Lombarda à pour fille Agnès,

- son autre fille Hélis épouse Arnaud de Mazeroles et devient la belle fille de Blanche de Laurac (née de Paracols), veuve de Sicard de Laurac
- Blanche de Laurac à six enfants - Aymeric de Montréal-Laurac - Mabille - Navarre - Guiraude épouse du seigneur de Lavaur - Arnaud de Mazeroles - Esclarmonde épouse le seigneur d'Aniort. Donc Hélis est la tante de Bernard Othon d'Aniort, Guillaume d'Aniort et Raymond de Roquefeuil

Sources :  
Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles : Seigneurs de Montréal- famille de Laurac et rôle dans le Comté de Toulouse p. CCLI et CCLII.
 
- Tous assistent pratiquement  au consolamentum d'Esclarmonde de Foix, fille du Comte de Foix à Fanjeaux en 1204 


Sources : Cartulaire de Notre-Dame de Prouille tome I p. CCXL, CCXLI, CCXLVI Paris Alphonse Picard et fils éditeurs 1907


- chevalier d'Assailly délégué par Raymond VI de Toulouse (1194-1222) pour enquêter sur l'évolution de l'hérésie cathare. (Archives de Toulouse), certainement marié avec Esclarmonde


- N. fille d'Audebert épouse Constantin de Châteauneuf vers 1270 (Charte de l'abbaye de Charroux), 


- Stéphane d’Assailly part en croisade avec Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, 
 

- Dès lors la branche aînée reste en Languedoc, la cadette finira par s'installer en Poitou ; les anciennes liaisons féodales du XIIème et avant ont été anéanties par la croisade albigeoise ; le blason semble changer vers cette époque.
 

- un émissaire d'Alix de Bourgogne (1251-1290),
  

- En 1357 Charte : Charles d'Espagne, Connétable de France,  donne  ordre en 1351 au Sénéchal de Saintonge et enfin au Maire et Prévost de Saint Jean d'Angély d'attribuer les biens confisqués pour raison de forfaiture durant la guerre à Pierre d'Assailly et Collin d'Arques, situés à Saint Jean d'Angély et environs à Pierre Braque,  

 

- en Poitou, en 1364, Guillaume d'Assailly et son épouse Isabeau de Marboeuf figurent comme témoins dans une charte du 4 mars 1364, 


- 1419 Pierre III d’Assalit évêque d'Alet. Religieux nommé par le pape. Il se trouva à Rome dans deux circonstances remarquables. Il était né à Limoux. (branche Languedoc). Il oeuvre notamment pour le rapatriement de Sainte Monique mère de Saint Augustin à Rome.

- 1432 Robert Assalit est receveur général de la Sénéchaussée de Toulouse

Suite généalogie période Moderne d'Assailly

 

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Sources : 

(1) Histoire du Languedoc. Tom. III des preuves fol. 91 -Codicile de Roger, vicomte de Béziers 1194, 

(1a) Quelques notes sur Rhédéa, par Louis Fédié ; avec approbation de la Société des Arts et Sciences de Carcasonnes lors du Congrès des Sociétés Savantes réunies à Narbonne le 1877 

(2) Ibid (1), T. III, folio 424, 
 

(3) Charte de 1257 (de Courcelles, T. VI, généalogie de la maison de Pellepore,



(4) LE COMTE DE RAZES et le DIOCESE D’ALET  - Notices historiques -  par LOUIS FEDIE Membre de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne, Ancien conseiller général de l’Aude. L’édition originale de cet ouvrage a été réalisée par Lajoux Frères à Carcassonne en 1880 

Histoire de la Ville de Nice - Durante - t. I, p.165. - Abel. Revue de Nice, 1er mai 1862

"Histoire de la Vicomté d'Aumelas et la Baronnie du Pouget" Abbé A. Delouvrier, Montpellier, imprimerie Grollier père 1896 In-8°, XI 350 p.

 

Annuaire du Conseil Héraldique de France (Vème année), Paris 1892,

Ordre de Malte - Histoire du Grand Prieuré de Toulouse (des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean....) - M. A. Du Bourg - Toulouse - Louis Sistac et Jean Boubée, éditeurs - libraires 1883
 

Cartulaire de Notre-Dame de Prouille, précédé d'une étude sur l'albigéisme languedocien aux 12e & 13e siècles - Paris, Alphonse Picard et fils, 1907,


Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France A. Dubourg, seconde série, T. XI, p. 399 à 403, Toulouse, Privat-Chauvin éditeurs


Sources en ligne :


http://books.google.com/books?id=Lun286ZdmXUC&pg=RA1-PA43&lpg=RA1-PA43&dq=%22d+assailly%22&source=web&ots=118qg7cBci&sig=QCYv5vgn5Yywap2MK-ZmwpFHanM#PRA1-PA43,M1 

Adamant Média Corporation) ISBN 0543997642 (sous droits d'auteur)

Editions Elibron Classics (année 2004) ; Volume 5, p. 43-44 de la prédédente édition  de 1858

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858

Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris



Ce travail a été réalisé en collaboration avec plusieurs personnes, dont Mme. Dubois Michèle, généalogiste,  M. Cabrol, qui travaille sur la famille Roquefeuil (Aniort), et M. Arthur Assaly. Les documents sont tirés en grande partie des recherches de Jean Duvernoy et Michel Roquebert, complétées sur archives, ainsi que sur les recherches de Mme. Duhamel Amado (Cnrs) (notamment son livre (génése de l'aristocratie languedocienne) qui laisse envisager de multiples pistes notamment sur les travaux des cartulaires de Gellone et d'Aniane. 
Aussi je vous saurais gré de bien vouloir apporter votre contribution et vos rectificatifs (avec documents à l'appui) à ce travail de recherche, qui désormais est très avancé et permet entre autre de retracer le parcours singulier d'une ancienne famille mériodionale et notamment sa migration vers le territoire Poitou-Aquitaine, cas qui à priori ne semble pas être unique.
Au départ il semble que nous ayons affaire à une prise de poste en territoire de l'ancienne Narbonnaise en temps que Missi domine durant les premiers temps de la dynastie carolingienne, c'est à dire des territoires à haut revenus.
Les liaisons avec les familles méridionales sont certaines maintenant, notamment avec toutes les familles énumérées ci-dessus.
Vous trouverez en ligne le travail de Mme. Dubois avec toutes les corrélations nécessaires à votre compréhension dans un futur proche
Merci de votre attention et de vos futurs contacts
bien cordialement
Henry

contact :
henry.arthenay@hotmail.fr

Liens internes pour études :

Liens familaux d'Assailly languedoc entre XI et XIIIème siècle :

- histoire de l'abbaye d'Aniane entre 780 et 1187, possessions, actes, transactions, abbés,
- les Guilhem de Montpellier, Vicomté d'Aumelas et baronnie du Pouget,
- liste des seigneurs du Pouget, de Lestang (villa Franconique), de Notre-Dame de Rouvièges,

- tableau I (généalogie d'Assailly- d'Assalit) (liens Popian, Pouget, Tonneins, Mirepoix - Fanjeaux),
- tableau II (liens famillaux, Mirepoix -Fanjeaux, Laurac - Mazerolles, Ferrand, L'isle Jourdain, Foix),
- tableau III (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux, Ferrand, Roumengoux, Villeneuve),
- tableau IV (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux - Pereilhe, Ferrand, Rougmengoux, Villeneuve, Hunaut de Lanta, Aniort - Roquefeuil),
- tableau V (liens familiaux, Mirepoix- Fanjeaux, L'isle Jourdain, Foix, Ferrand, Laurac- Mazerolles)

Documents :

- éxécution testamentaire du seigneur Teutberg (villa Franconique entre autre), Cartulaire d'Aniane, le 29 septembre 842,
- donation faite par Aliard, fils de Teuberg et son épouse Rametrude, d'une partie des terres de la Villa Franconique à l'abbaye d'Aniane, Cartulaire d'Aniane, le 18 mars 840,
- litige concernant l'honneur de Lestang entre l'abbaye d'Aniane,  et Guillaume Assalit, Adalaïs du Pouget et leur enfants,

- charte de 1100 pour donation de plusieurs seigneurs à l’ordre de Saint Jean de Jérusalem pour la fondation de la commanderie de Puysiubran,

- plaid de 1119 (Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem),

- donation faite par Alphonse comte de Toulouse à l’abbaye de Lezat 1127 (Cartulaire de Lezat),
-donation par Guillaume Assalit et son frère Isarn du village et des terres de Fontenille au Temple de Toulouse en 1163,

- inventaire des chartes de Syrie, sous le magistère de Gilbert Assalit (grand maître de l'ordre de saint jean de Jérusalem (1163-1169),
- commanderie hospitalière d’Homps

- liste des chevaliers de Fanjeaux en 1209,
- actes seigneurs de Fanjeaux de 1234 et 1242 (paix de Paris),
-
noblesse de Fanjeaux en 1242,
-
liste des coseigneurs de Mirepoix en 1207,
-
Histoire des Mirepoix - Bellisen et liste des coseigneurs en 1223,
- lettre patente de Philippe III dit le "Hardi" de 1279.



Autres articles sur Niort :

    Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

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Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,



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pour ce qui concerne cette généalogie je la met à caution,

pour ce qui concerne l'origine du domaine des Fenouillèdes par Ansemund de Cameles,

il est improbable que ce domaine et deux autres tombent dans des familles de controle militiare de ces régions, mêmes si Cameles a bien appartenue à Ansemund... la tradition est de laisser à ses enfants les domaines ce qui aboutit à un morcellement de propriétés, ce qui visuellement se traduit sur les régions, comme Popian, Le Pouget, etc.... qui était comme Brissac issues de l'héritage de Guillaume de Gellone, là nous avons a faire à un domaine ou plusieurs comtés, un marquisat et un duché sont regroupés sous une une même autorité, qui par la suite la transmet entre ses enfants, il est donc naturel que les enfants des enfants continuent de se partager les domaines... parfois en indivisions, comme ce fût le cas pour les premiers comtes de Fenouillèdes... Donc il est plus qu'improbable que cela en fût autrement.... je pense que M. Pierre Ponsich se soit laissé abusé par sa propre ambition régionaliste qui la coupait des liens francs même si ceux ci se sont alliés par stratégie diplomatique avec les anciennes familles Wisigothes de l'ancien royaume. (Pour moi l'affaire est close)

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