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25 janvier 2024 4 25 /01 /janvier /2024 19:39

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13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 20:55

C’est ce que prouvent des notes de la DCRI auxquelles ont eu accès Le Monde. Des notes qui n’ont jamais été déclassifiées et adressées à la justice.

Elles montrent d’abord que le renseignement français savait tout du profil du tueur de Toulouse dès 2012 et qu’ils ont laissé faire. L’ancien patron du renseignement intérieur toulousain, Christian Ballé-Andui, avait alerté sur sa probable implication dans les attentats, mais personne ne l’a écouté. Pourtant, ses conseils auraient sans doute évité la tuerie de l’école juive Ozar Hatorah. Dès juin 2011, Christian Ballé-Andui demande que soit « judiciarisé le dossier Merah », mais la DCRI s’y refuse. Merah est également pisté par les services depuis 2006, mais sa surveillance s’arrête inexplicablement fin 2011. 

Pourquoi ?

Parce que Merah était un informateur de la DCRI, bénéficiant d’une « liberté de mouvement en échange d’informations précieuses », en lien « avec un correspondant DCRI ». Ce que confirme Yves Bonnet, ancien patron de la DST : « Merah avait manifestement des relations avec la DCRI comme on l’a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même [le chef de la DCRI]. C’est-à-dire qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Alors appelez ça “correspondant”, appelez ça “officier traitant”… […] Or avoir un correspondant ce n’est pas anodin. »

Ce qui lui aurait permis notamment d’être introduit en Israël par la DGSE via la Jordanie, avec la bénédiction de son directeur Erard Corbin de Mangoux proche de Sarkozy. Il serait ensuite revenu en Jordanie d’où il se serait envolé pour l’Afghanistan. But de l’opération : « prouver au réseau djihadiste sa capacité à passer à travers la frontière avec un passeport européen », selon Daniele Raineri du quotidien Il Foglio.

Les services israéliens ont confirmé à Reuters que Merah s’était rendu trois jours en 2010 en Cisjordanie à partir de la Jordanie, confirmant une info donnée par Bernard Squarcini. De ce fait, Éric Denecé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, souligne : si Merah « était suivi par la DCRI, ses déplacements étaient forcément connus des services de renseignements français ». Comment se fait-il d’ailleurs qu’une carte d’un membre du GSPR (Groupement du président de la République) ait pu être retrouvée dans la voiture de Merah ?

Le Monde révèle même que Merah se serait filmé, peu avant sa mort lors de l’assaut, en révélant qu’un de ses amis, Zouheir, qu’il pensait être un djihadiste, était en réalité un agent du renseignement qui le manipulait. « Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J’aurais jamais cru ça. Va en enfer espèce de traître ! Je ne te pardonnerai jamais. Vous allez me tuer sans aucune raison. C’est vous qui m’avez entraîné dans cette situation. » (quotidien arabophone Echourouk et AFP).

Ce que confirme l’avocate française Isabelle Coutant-Peyre, qui assiste l’avocate algérienne de la famille Merah. D’où « la liquidation » de Mérah, pour ne pas révéler le fiasco et la manipulation des services français. Sachant que la DGSE a acheté le silence du père Merah, détenteur des vidéos, pour 30.000€ parce qu’il portait plainte contre la hiérarchie policière pour « meurtre aggravé » de son fils (Times of Israël).

Ce que dénonçait aussi Marc Granié, CRS pendant 35 ans, ancien Béret rouge chargé de la protection des hautes personnalités à l’Elysée, dans une vidéo

youtu.be/RzcULQHT2h0?si… :  « Il faut savoir que les américains avait intercepté Merah dans le pays où il s’entrainait pour le djihad, qu’après cette interpellation, les autorités US ont contacté la France qui a répondu : « Laissez-le ». Merah était un agent qui travaillait pour la France et qui par la suite fut assassiné. »

Sources👇 

https://www.slate.fr/story/52297/mohamed-merah-informateur

https://www.lemonde.fr/societe/article/2012/06/12/merah-aurait-decouvert-qu-il-etait-manipule-par-les-services-du-renseignements_1717261_3224.html

https://www.google.com/search?q=merah+l%27age%27t+retourn%C3%A9&client=ms-android-sonymobile&sxsrf=ALiCzsYzbABHHO4tN2mUQ2YFRLh94xGHHA%3A1659382744252&ei=2CvoYuXsDo6FlwToyL3gCQ&oq=merah+l%27age%27t+retourn%C3%A9&gs_lcp=ChNtb2JpbGUtZ3dzLXdpei1zZXJwEAMyCAgAEKIEELADSgQIQRgBUABYAGCREGgAcAB4AIAB9gOIAfYDkgEDNS0xmAEAyAEBwAEB&sclient=mobile-gws-wiz-serp

Claude Bardon, ancien directeur des Renseignements généraux et responsable de l’arrestation des membres du groupe Action Directe dans les années 80, déclare le jour où Merah a été tué :

« Merah est typiquement le type de personne que nous aurions essayé de recruter. Il avait des ennuis avec la justice, nous lui aurions effacé son ardoise. Il aimait sortir avec ses potes mais était sans emploi, nous lui aurions donné de l’argent de poche. Et si ça n’avait pas marché, nous l’aurions surveillé de très près. »

L’avocate algérienne de la famille Merah, Zahia Mokhtari, a affirmé détenir la preuve – sous forme de deux cassettes vidéo – de la liquidation de Merah par la police française, dans le but d’étouffer sa collaboration avec les renseignements français :

« Nous détenons deux vidéos identiques de 20 minutes chacune dans lesquelles Mohamed Merah dit aux policiers « pourquoi vous me tuez? (…) je suis innocent, vous m’avez trahi ! » a déclaré Mokhtari, qui affirme également que « Des personnes au coeur de l’événement, et qui voulaient que la vérité éclate, m’ont remis ces vidéos. (…) Merah (Mohamed) a été manipulé et utilisé dans ces opérations par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour ».

Si l’on tient compte des commentaires du chef de la DCRI, Bernard Squarcini, Merah était bien un informateur. Squarcini a déclaré qu’au cours du siège :

« Il a souhaité parler avec le policier de la direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) de Toulouse qui l’avait rencontré en novembre 2011. » [Le 13 octobre 2011, Merah appelle le fonctionnaire] « car il n’est pas en France à ce moment-là, il est au Pakistan ». « Dès que je rentre, je vous contacte », a-t-il dit. Le 3 novembre, il rappelle de l’hôpital Purpan, à Toulouse, ou il est hospitalisé pour une hépatite. « Dès que je sors, je viens vous voir », assure-t-il. Il fait preuv assure-t-il. Il fait preuve d’une excellente coopération, d’éducation, et de courtoisie.

En effet, ce n’est pas anodin d’avoir un correspondant aux renseignements, en particulier dans le cas de Merah, qui semble avoir été utilisé par les renseignements pour entrer en contact avec de soi-disants « militants islamistes » en Afghanistan et au Pakistan, afin de rapporter des informations sur leurs activités. Étant donné que le gouvernement français prend la menace du « terrorisme islamique » tellement au sérieux, on aurait pu supposer qu’il aurait surveillé et contrôlé étroitement les allées et venues de l’un de ses informateurs, après l’avoir envoyé tout droit chez les terroristes islamistes pour y subir un entraînement et, en essence, se faire passer pour un « djihadiste ». Logiquement, le risque qu’un indic’ « tourne mal » et ne finisse par trahir les autorités françaises aurait dû figurer en premier sur leur liste de problèmes potentiels et les inciter à le tenir à l’œil, non ? »

À lire👇

http://www.brujitafr.fr/article-le-11-septembre-de-sarkozy-l-americain-mohamed-merah-ou-l-informateur-liquide-102982404.html

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8 décembre 2023 5 08 /12 /décembre /2023 18:58
L'origine de la folie transhumaniste des politiques, psychopatologie des polititiciens.

Tout foutre en l'air par Vincent Pavan

 

Qu'est-ce qui relie, entre autres, Zelenski, Trudeau, Biden, Macron, les Femen, Marlène Schiappa, l'OMS, éduscol, Laurence Rossignol, Sonia Backès, la vaccination, la guerre en Ukraine, la mivilude ? Derrière l'apparente hétérogénéité de cette liste avance cependant un point commun : la réalisation d'un projet proprement sadien du rapport au corps et à la sexualité. A l'heure où triomphe de façon sournoise la pensée transhumaniste, une question se pose : puisque le transhumanisme est un évolutionnisme, comment résout-il la question de la sexualité ? C'est à partir de cette question que l'on avance dans l'interprétation des faits et que l'on découvre - comme nous l'avait annoncé le philosophe Italien Giorgio Agamben - que la Philosophie dans le boudoir de Sade constitue le nouveau paradigme d'organisation de la société et des individus.
Il rejoint l'analyse du philosophe Pierre-Henri Castel sur Sade pour qui "ce qui n'était qu'un vertige moral, voire littéraire se changera en une option pratique" .

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16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 19:24

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19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 18:48

Texte du psaume 109 (110) : Dixit Dominus

 

109:2 Virgam virtutis tuae emittet
Dominus ex Sion dominare in
medio inimicorum tuorum


Le Seigneur étendra de Sion* le
sceptre de ta puissance : Domine au
milieu de tes ennemis !

* Sion était l'ancien nom de Jérusalem

 

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Ils sont tous devenus fous, oui ç'est bien le cas, entre les messianistes, chrétiens, juifs, musulmans et les athées sionistes tels que les grands groupes financiers qui prônent le transhumanisme.

 

Il  faut un choc civilisationnel pour enterrer l'ancien monde et faire en naître un nouveau, les uns sûrs que le Messie est déjà là et qu'il nous sauvera et les autres sûr que leurs calculs, leurs opérations d'asservissement de la race humaine à leur soumission via la technologie est au terme.

 

Mais si dans les trois livres, l'Ancien, le Nouveau Testament et le Coran on avait parlé non pas au premier degré mais au deuxième ou troisième, que l'avènement du Messie ne soit que personnel.

 

De toutes les façons ils oeuvrent tous a acheminer le monde vers leur folie.

 

Nous savons qu'au moment de l'Apocalypse (révélation) arrivera l'antéchrist (celui qui précède le Christ) Un anti dieu de la matière celui qui prêche le mensonge et la division.

 

Il est important de lire ce texte pour se faire une idée de la situation dissimulée sous le boisseau !

 

Henry

 

 

 

 

 

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La guerre actuelle entre Israël et le Hamas selon l’érudit musulman et philosophe spécialisé en eschatologie islamique, Sheikh Imran Hosein

Comme chacun le sait, la guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée le 7 octobre 2023 par des attaques du Hamas contre Israël, également appelées par les factions paramilitaires palestiniennes opération Déluge d’al-Aqsa (en arabe : عملية طوفان الأقصى ; Amaliyyat Ṭūfān al-Aqṣā). Avec plus de 1 300 morts, en majorité des civils, ces attaques sont les plus meurtrières depuis la création d’Israël en 1948 : le nombre de morts en trois jours a dépassé celui constaté depuis 2003 pour l’État hébreu. Les attaques débutèrent avec quelque milliers de tirs de roquettes et l’infiltration de militants du Hamas dans les villes et kibboutzim entourant la bande de Gaza, par terre, mer et air à l’aide de deltaplanes motorisés. Des civils et des soldats israéliens ont été victimes d’exactions, tués ou pris en otage. Israël répliqua par l’opération Épées de fer (en hébreu : מבצע חרבות ברזל ; Mivtsa’ haravot barzel), comprenant des bombardements aériens, le “blocus complet” de la bande de Gaza et des opérations au sol à partir du 13 octobre. La riposte a entraîné la mort de plus de 2 200 civils et combattants palestiniens, le déplacement de plus de 400 000 civils et au moins 1 000 personnes sont portées disparues.

En général, lorsqu’ils discutent de ce conflit meurtrier, les commentateurs et les internautes omettent deux aspects importants qui ne doivent pourtant pas être négligés. Le premier point à souligner est que le mouvement terroriste islamiste et nationaliste palestinien, le Hamas (en arabe : حماس, litt. « ferveur, zèle »), est en fait une créature de l’État d’Israël. C’est ce qu’admettait lui-même Avi Primor, ex-ambassadeur d’Israël en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg, ancien porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères dans le gouvernement d’Yitzhak Rabin, sur la chaîne i24news en 2015. Il disait à ce moment : « C’est le gouvernement israélien, c’est nous qui avons créé le Hamas, afin de créer un poids contre le Fatah à l’époque. Et nous avons pensé que ce serait une organisation de prière qui va se chamailler avec le Fatah , on n’a pas pu prévoir ce que ça allait devenir, mais c’est notre création, alors d’abord les faits. Ensuite conquérir Gaza, détruire le Hamas, à quel prix? » Ceci est très bien expliqué par les deux chaînes Canard Réfractaire et Parlons peu Parlons bien sur la plateforme Youtube.

Voir la vidéo ICI

Il semble donc que le 7 octobre 2023 nous ayons assisté à une opération sous faux drapeau perpétré par Israël sur sa propre population. Mais dans quel but exactement ? Le 22 septembre, deux semaines avant le début du conflit Israël-Hamas, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est exprimé à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies pour annoncer un accord de paix historique avec l’Arabie saoudite : « Lors de la conférence du G20, le président Biden, le Premier ministre Modi et des dirigeants européens et arabes ont annoncé un projet visionnaire de couloir qui s’étendra de la péninsule arabe à Israël. Il connectera l’Inde à l’Europe par des liens maritimes, des liaisons ferroviaires, des oléoducs, des câbles optiques », dit-il. « La paix entre Israël et l’Arabie saoudite va véritablement créer un nouveau Moyen-Orient. » Netanyahou s’est félicité, jugeant que les Palestiniens n’avaient pas de droit de “veto” sur les nouveaux traités de paix susceptibles d’être conclus entre Israël et les États arabes. [Vidéo]

En fait ne s’agit-il pas du plan visant à la création du Grand Israël, c’est-à-dire à l’extension de l’État d’Israël sur l’ensemble ou une partie de la terre d’Israël avec les territoires palestiniens, incluant le territoire de l’ancien émirat de Transjordanie et la péninsule du Sinaï ? Il semble bien que oui.

C’est ici que nous pouvons souligner le deuxième point que les commentateurs négligent trop souvent lorsqu’ils parlent de la guerre entre Israël et le Hamas, c’est-à-dire l’aspect spirituel de cet événement. Pour plusieurs personnes, celui-ci préfigure les temps eschatologiques annoncés par les prophéties et il est vrai que les conditions qui marqueraient la « période finale du monde » se font de plus en plus pressantes : des guerres sur une grande échelle, la famine, des épidémies, d’importants tremblements de terre (Luc 21:11), ainsi que la dégradation des comportements humains : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. » (2 Timothée 3:1-4) Jésus lui-même a dit que les derniers jours se caractériseraient par la réalisation simultanée de toutes ces prophéties, et pas seulement de quelques-unes ou de la plupart d’entre elles : « De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. » (Matthieu 24:33).

La Bible mentionne des événements liés à la fin des temps qui auront lieu dans le Temple de Jérusalem (Daniel 9:26-27, Matthieu 24:15). 2 Thessaloniciens 2:4 décrit l’Antéchrist comme « l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir [comme Dieu] dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. » Pour cela, il faut qu’il y ait un Temple à Jérusalem, le troisième après celui de Salomon et celui de Zorobabel. Il s’agit du Temple d’Ézéchiel qui doit être reconstruit aux temps messianiques et qui fut prophétisé après la destruction du temple de Salomon dans les derniers chapitres du livre d’Ézéchiel. Cela pose toutefois le problème du lieu saint islamique du Dôme du Rocher, qui est construit aujourd’hui sur le site du Temple juif. Pour les musulmans, Mohammed est monté au ciel depuis cet endroit, ce qui en fait un des principaux lieux saints islamiques. Au vu du climat politique actuel, on n’imagine pas les Juifs prendre le contrôle de ce site pour y construire un Temple. Nous savons néanmoins que ce Temple sera construit, avant ou pendant la Grande Tribulation, probablement suite à l’alliance de l’Antéchrist avec Israël (Daniel 9:24-27).

Selon “Got Questions Ministries“, la construction du Temple sera un signe clair de l’accomplissement des prophéties de la fin des temps. Ce sera ce Temple qui sera profané par l’Antéchrist pendant la Grande Tribulation, l’« abominable dévastation » mentionnée par Christ en Marc 13:14.

Représentation du Troisième Temple de Jérusalem, ou Temple d’Ézéchiel (hébreu : בית המקדש השלישי), basée sur les derniers chapitres du Livre d’Ézéchiel décrivant en détail le temple, y compris ses dimensions.

Un autre événement préfigure sans aucun doute les temps eschatologiques qui ont été annoncés par les prophéties bibliques. Il s’agit de l’assèchement accéléré de l’Euphrate qui a cours en ce moment en Asie occidentale. Pour saisir toute la gravité de la sécheresse, il suffit de regarder les images et la vidéo provenant du Centre d’eau d’Anah (مركز ماء عنه), le service de traitement de l’eau qui gère le projet central qui alimente la ville d’Anah, en Irak. Les responsables de ce centre me confirmèrent que « le niveau de l’Euphrate dans cette zone a diminué d’environ 21 mètres. La baisse a commencé début mars 2021 et s’est poursuivie jusqu’à présent ». Or, cette sécheresse est prophétisée dans Apocalypse 16:12 : « Le sixième [ange] versa sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l’Orient fût préparé. » Selon les Écritures, ce fléau précède la grande bataille d’Armageddon qui aura lieu entre les rois de la Terre et le Dieu Tout-Puissant tel qu’il est décrit dans le texte de l’Apocalypse.

 

Il semble aussi que les anges déchus reviendront parmi nous pour accomplir ces prophéties. En effet, nous lisons dans Apocalypse 9:13-15 : « Le sixième ange sonna de la trompette. Et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu, et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d’Euphrate. » Ensuite, les quatre anges qui avaient été préparés pour cette heure, ce jour, ce mois et cette année furent déliés pour tuer un tiers de tous les habitants de la terre. « Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. » (Apocalypse 20:7-9)

 

Tout en sachant qu’il est probablement lié à la création du Grand Israël, serait-ce possible que l’accord de paix historique avec l’Arabie saoudite annoncé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ait aussi un lien avec le projet de « ville nouvelle futuriste » NEOM, annoncé en 2017 dans le cadre du plan Vision 2030 ? En effet, le régime saoudien, à l’initiative du prince héritier Mohamed Ben Salman, a décidé d’implanter son projet « pharaonique » à l’endroit où se situerait le véritable Mont Sinaï, c’est-à-dire au sommet du “Jabal Maqla”, un pic de la chaîne de montagne nommée “Jebel el Lawz” située dans le Nord-Ouest de l’Arabie saoudite, près de la frontière jordanienne, au-dessus du golfe d’Aqaba. Christophe Cros Houplon écrit dans la présentation de son roman intitulé NEOM : « Cité futuriste, hyper connectée. Pilotée par l’Intelligence Artificielle et les ordinateurs quantiques. Sur la Terre des Prophètes des trois grandes religions monothéistes. Cité immense. Résurrection du Veau d’Or de l’Ancien Testament. Une ville de débauches. » Pour sa part, Yahia Gouasmi écrivait le 12 mars 2021 :

Carte de NEOM, incluant « The Line ».

« Dans les récits religieux, il est dit qu’à la fin des temps, lorsque le Dajjal/Antéchrist apparaîtra pour prendre le contrôle de l’Humanité, il apportera son lot de merveilles et de miracles. Il séduira les peuples et les gouvernements en leur apportant l’illusion de la sécurité et de la prospérité. Il guérira le malade incurable, offrira des remèdes encore inconnus, apportera avec lui le progrès dans tous les domaines (scientifique, technologique, économiques etc….), solutionnera les problèmes de notre époque et il opérera sa magie sur l’ensemble des hommes. C’est ainsi que beaucoup s’y soumettront et que très peu s’y opposeront. Ce sera « son » paradis terrestre qu’il proposera à « notre » Humanité.

« Le Dajjal/Antéchrist a réuni ses meilleurs serviteurs : le sionisme et le wahhabisme pour concrétiser ce plan maléfique et son pseudo « jardin d’éden » commence à prendre forme à l’heure actuelle avec le projet NEOM, qui ne ressemblera à aucun autre. NEOM est perçu dans le monde comme une prouesse technologique voulant amener l’Arabie saoudite dans une ère nouvelle, mais très peu y perçoivent le danger qu’il représente pour notre Humanité car pour cela il faut être éveillé à l’eschatologie ainsi qu’à la Révélation vivante qui nous a été accordée. »

Selon Euronews, en Arabie Saoudite, s’opposer à la construction de NEOM peut coûter la vie. Trois hommes ont été condamnés à la peine de mort par un tribunal saoudien au début du mois d’octobre 2022. Selon l’ONG Alqst, basée à Londres, qui documente les exactions du pouvoir à Riyad, Shadli, Atallah, et Ibrahim al-Howeiti ont été jugés pour avoir refusé de quitter leurs maisons et tenter de protéger leurs familles. Leurs terres devaient être réquisitionnées pour la construction de la ville futuriste NEOM. Ils font tous trois partie de la tribu Howeitat, un groupe habitant la province de Tabuk, à l’extrême nord-ouest du Royaume, près de la frontière avec l’Egypte, la Jordanie et Israël, là où le projet, porté personnellement par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, verra le jour.

Cette condamnation intervenait en pleine vague de répression contre les Howeitat réfractaires au projet. Shadli al-Huwaiti a vu son frère tué en avril 2020 par les forces de l’ordre alors qu’il manifestait contre l’expulsion de sa famille et avait publié des vidéos sur Youtube. Au mois d’août 2022, deux hommes ont été condamnés à 50 ans de prison pour avoir défendu le droit de leurs familles à rester sur place. Selon Alqst, de tels cas se multiplient dans une relative indifférence de la presse internationale. La création de cette fameuse « ville nouvelle futuriste » NEOM n’augure certainement rien qui vaille. Loin du paradis artificiel tant annoncé, il semble plutôt que cela laisse présager une ère de domination mentale et physique absolue, régie par l’intelligence artificielle et les robots spécialisés.

Selon toute vraisemblance, la coalition wahhabo-sioniste semble préparer la venue de l’Antéchrist avec la création du Grand Israël et de la « ville nouvelle futuriste » NEOM. Yahia Gouasmi écrit : « Ainsi Jérusalem, sur laquelle tous les projecteurs sont braqués, occulte l’autre lieu saint, le Mont Sinaï/Jebel el Lawz. Et, si tous les croyants se sentent concernés et touchés par le statut de Jérusalem et de ce que le sionisme international veut en faire, seule une poignée de croyants, initiés à l’eschatologie et qui ont connaissance de la valeur spirituelle de ce haut lieu de la Révélation qu’est Jebel el Lawz, sont affectés par cette annonce. » Comme l’écrit à son tour le rédacteur du site web Nemox71, Israël sera certainement chargé d’assurer la gestion sécuritaire de NEOM : « Il est clair que ce ne sont pas les saoudiens qui administreront l’endroit. Ne disposant d’aucun savoir-faire en matière de haute technologie ou d’industrie du divertissement, ils se cantonneront à leur rôle habituel de vaches à lait des projets sionistes. »

Évidemment, certaines personnes rejetteront du revers de la main l’idée que le conflit qui oppose Israël et le Hamas puisse être une opération sous faux drapeau. Ces mêmes personnes rejetteront aussi l’aspect spirituel et eschatologique de la coalition wahhabo-sioniste. Récemment, j’ai seulement partagé la vidéo de l’évangéliste Joe Kirby sur ✘ et en peu de temps, un individu m’a répondu sauvagement en disant d’aller « niquer » ma mère ! Pourquoi cette agressivité et cette violence verbale ? Est-ce ainsi que nous allons trouver la paix en ce bas monde ? Personnellement j’ai toujours privilégié l’intelligence du verbe et des mots, aux préjugés sans discernement. C’est pourquoi je partage avec vous les propos de Sheikh Imran Hosein qui a publié le livre “The Messiah the Qur’ān and Ākhir Al-Zamān“, qui s’adresse principalement aux chrétiens croyants pour leur présenter Jésus, le Messie, dans le Coran.[1]

➽ La guerre en Israël selon Sheikh Imran Hosein

Nous commençons par notre dernier nom béni. Nous le louons et le glorifions comme il se doit. Nous prions pour la paix et les bénédictions sur tous ses nobles messagers, sur notre père Abraham — il est notre père —, sur Moïse — nous croyons en Moïse —, sur David et Salomon — nous croyons également en eux —, sur Jésus le Messie[1], sur sa mère, la Vierge Marie, et sur le dernier d’entre eux, qu’ils croient ou non en lui, n’a aucune importance. (…) Nous vous saluons en cette triste nuit, au lendemain de la guerre qui s’intensifie. La guerre en Terre sainte n’a jamais pris fin. Plus personne ne fait référence à la Terre sainte parce qu’on vit dans un monde sécularisé où la religion n’est plus reconnue comme quelque chose d’important dans les affaires internationales. Plus personne ne fait donc référence à la Terre sainte, pas même le gouvernement d’Israël. C’est donc la Palestine qui est réelle, mais pas la Terre sainte. Mais pour nous qui reconnaissons que la vérité absolue se trouve dans l’Écriture qui vient du Seigneur Dieu. La Terre Sainte, bien sûr, le gouvernement égyptien ne le savait pas. Non, non, non, le gouvernement égyptien ne sait pas que c’est la Terre Sainte. Et en Terre sainte, c’est la guerre. C’est un sujet que nous avons abordé dans l’un des premiers livres que nous avons écrits sur l’eschatologie islamique, que je vous conseille de relire maintenant, après ce qui se passe en Terre sainte, et qui s’intitule “Jérusalem dans le Coran“. Ce livre a été écrit dans ma tête il y a plus de 25 ans, mais il a été publié il y a plus de 20 ans. Je ne peux pas répéter le sujet maintenant. Cette courte vidéo de ce soir vous donne le contexte du sujet dans le Coran. “Jérusalem dans le Coran” est une lecture essentielle pour vous.

Maintenant, les événements qui se sont produits ces derniers jours, et je suis bombardé de demandes de partout autour de de moi, offrent quelques commentaires pour nous apporter un peu de clarté sur ce qui se passe en Terre Sainte. Mon premier commentaire est pour vous rappeler, si vous en avez besoin, que notre Prophète a prophétisé. Il a dit qu’au dernier âge, à la fin des temps, il y aura de grands menteurs. La Russie ne ment pas, Poutine ne ment pas. Mais il y aura de grands menteurs à la fin des temps. Alors méfiez-vous, a-t-il dit, méfiez-vous. Et oui, nous savons ce qui s’est passé à Pearl Harbor. Était-ce en 1945, lorsque le gouvernement américain a su que le Japon préparait une attaque massive contre la flotte américaine ? L’Armada était stationnée à Pearl Harbor, peut-être à Hawaï, et ils n’ont pris aucune mesure pour protéger les navires et les marins qui s’y trouvaient. Ils sont restés silencieux. Et l’armada américaine a été détruite. Et, je ne sais pas, peut-être 2000 hommes ont perdu la vie. Lorsque le Japon a lancé son attaque, les Américains savaient que l’attaque était imminente. Pourquoi l’ont-ils laissé faire ? Pourquoi sont-ils restés silencieux ? Parce qu’ils avaient un plan à mettre en œuvre. Et ils avaient besoin que cette attaque ait lieu pour mobiliser l’opinion publique. Et ces vies innocentes ont été perdues à cause de l’hypocrisie du gouvernement américain.

La même chose s’est produite lors du 11 septembre : non seulement le gouvernement américain savait qu’une attaque terroriste allait être lancée contre le World Trade Center, mais la CIA américaine a participé à la planification et à l’exécution de l’attaque, bien entendu en alliance avec sa consœur, le Mossad israélien. Je ne sais pas qui a joué le rôle principal et qui a joué le rôle secondaire. Cela n’a pas d’importance entre deux sœurs. Ils ont permis que l’attaque ait lieu, même s’ils savaient qu’elle allait avoir lieu, et tant d’innocents ont perdu la vie. Bien sûr, certains avaient été prévenus de ne pas aller travailler ce jour-là. Et bien sûr, ils ne sont pas allés travailler et leurs vies ont été sauvées. Mais les autres, qui n’avaient pas été prévenus, ont perdu la vie ce jour-là.

Nous disons donc maintenant qu’il est impossible qu’Israël n’ait pas eu connaissance du lancement de cette attaque il y a quelques jours. Si Israël n’était pas du tout au courant, et si Israël était honnête et sincère en disant « nous n’avions pas connaissance à l’avance du lancement de cette attaque », alors je dis à Israël, depuis mon salon ici dans l’île caribéenne de Trinidad, si vous êtes sincères, alors un chameau pourrait également passer par le chas d’une aiguille.

Non, non, il n’est pas possible qu’Israël n’ait pas été au courant du lancement de cette attaque. Si nous avons raison, quelles sont les implications ? Dans cette brève vidéo, je me limiterai à cette partie du sujet. Du point de vue de l’eschatologie islamique, vous n’attendez pas de moi une analyse militaire. Je ne suis pas un analyste militaire. J’ai des amis qui sont des analystes militaires et je me suis tourné vers eux pour obtenir des conseils. Je ne suis pas non plus un politologue. Non, vous pouvez vous adresser à d’autres politologues, pas à ceux de Washington, bien sûr, mais à ceux du Pakistan. Mais j’ai obtenu une maîtrise en philosophie et j’ai fait des études en relations internationales dans deux universités. Et bien sûr, je suis diplômé en études islamiques. Mais Allah m’a donné la chance d’être le pionnier de l’eschatologie islamique à l’ère moderne. Vous attendez donc de moi non pas une analyse militaire, ni une analyse politique, mais une analyse eschatologique islamique. Et c’est ce que je souhaite vous proposer brièvement ce soir.

Voir la vidéo ICI

Déclaration d’un Rabin : « Nous sommes aux côtés du gouvernement palestinien et du peuple palestinien. Avant l’occupation de la Palestine par les sionistes, les juifs vivaient en paix et en harmonie avec les musulmans. Notre souhait est le rétablissement de l’État palestinien. »

Si j’ai raison de dire qu’Israël savait que cette attaque était lancée, nous pourrons peut-être apprendre, au jour du Jugement dernier, que le Mossad israélien a joué un rôle dans l’acheminement de toutes ces armes américaines vers Gaza. Comment ont-elles pu parvenir à Gaza en si grand nombre et avec des armes si sophistiquées que le Mossad israélien a dû y jouer un rôle ? Ce n’était donc pas une surprise pour Israël. Mais Israël, comme le gouvernement américain, a choisi de garder le silence et de permettre à des innocents, parce qu’ils étaient innocents, de participer à l’oppression du peuple palestinien. Mais ils ne sont pas innocents en tant qu’oppresseurs du peuple palestinien. Ils font partie du système d’oppression. Mais ils ont perdu la vie. Ils n’étaient pas des combattants, mais ils ont perdu la vie. Nombre d’entre eux ont été faits prisonniers de guerre. Pas des otages, pas des otages, pas des otages. C’est la guerre. Le gouvernement israélien a déclaré que nous étions en guerre. Il s’agit donc de prisonniers de guerre et non d’otages.

Et maintenant. Si le gouvernement israélien savait que cette attaque allait avoir lieu, et qu’il a choisi de rester silencieux et de la laisser se dérouler, cela ne peut être que parce qu’il y a un grand plan à l’œuvre. Et ils avaient besoin de cet attentat pour faire avancer ce plan. Et quel peut être ce plan d’ensemble ? À Jérusalem, dans le Coran, nous avons souligné que la Torah dit que la Terre sainte s’étend du fleuve d’Égypte au fleuve Euphrate. C’est faux. C’est faux. Moscou, j’espère que vous nous écoutez, c’est faux.

La Terre sainte ne s’étend pas du fleuve d’Égypte au fleuve Euphrate. Mais si c’est dans la Torah, et si l’État d’Israël a été restauré en Terre sainte, c’est parce que les Juifs croient que le Messie est encore à venir, qu’il n’est pas encore venu, qu’ils rejettent Jésus, le fils de Miriam, comme le Messie[1]. Jésus n’est pas le Messie, dit Israël ! Dois-je le répéter ? Washington, tu m’écoutes ? Israël dit que Jésus n’est pas le Messie ! C’est un faux Messie, un faux ! Mais le chrétien dit non, et le musulman dit non ! Bien sûr, je parle des chrétiens qui suivent Jésus. Je ne me préoccupe pas des chrétiens qui suivent le Père Noël. Les chrétiens du monde occidental qui soutiennent Israël sont pour la plupart des gens qui suivent le Père Noël. Il suffit de les regarder à la période de Noël pour voir qui ils suivent.

Et c’est la même chose aujourd’hui. Les musulmans et les chrétiens qui suivent Jésus, nous disons non, le Messie était Jésus, le fils de Mariam.[1] Mais ils n’y croient pas. Ils le rejettent. Et ils ont créé un État d’Israël en Terre sainte, afin que leur Messie, qui n’est pas encore venu, puisse régner sur le saint Israël à Jérusalem et sur le monde. C’est ainsi que l’âge d’or reviendra. Si vous lisez Jérusalem dans le Coran, vous l’avez compris. Ils ont donc besoin que l’État d’Israël étende son territoire pour englober les confins bibliques de la Terre sainte. Vous n’entendriez pas cela de la part du Congrès américain. Ils n’en parleraient pas. Ils ont des choses plus importantes à discuter au Congrès. C’est pourquoi la planification de cette guerre permet peut-être à la résistance islamique en Palestine de s’organiser. Rappelez-vous que je n’utilise pas ces termes de talibans, de ceci et de cela. J’ai toujours parlé de la résistance islamique en Afghanistan. De même, je parle de la résistance islamique en Terre sainte, par opposition à la résistance nationale palestinienne laïque dirigée par l’OLP.

La franchise biblique de la Terre Sainte exige qu’Israël étende son territoire jusqu’au Nil de ce côté-ci et jusqu’à l’Euphrate de l’autre côté. Si vous ne le savez pas, lisez mon livre “Jérusalem dans le Coran“. Donc, si j’ai raison, cette guerre a été autorisée à avoir lieu, comme Pearl Harbor a été autorisée à avoir lieu, comme le 11 septembre a été autorisé à avoir lieu, et il y a un plan derrière tout cela, c’est pourquoi ils l’ont autorisé à avoir lieu. Et tant de personnes ont perdu la vie alors qu’elles auraient pu être sauvées. C’est peut-être parce qu’Israël prépare une guerre plus importante.

Le Mossad israélien sera probablement très en colère contre moi pour cette révélation. Il s’agit peut-être d’un plan visant à provoquer le Hezbollah au Liban, pour qu’il entre officiellement en guerre. Et une fois que le Hezbollah entrera en guerre, la route vers l’Iran sera ouverte. Mais si Israël croit qu’il peut lancer une guerre contre l’Iran et qu’il réussira, rappelez-vous qu’il joue avec le feu ! Pourquoi ? Parce que toute l’humanité va souffrir d’une guerre contre l’Iran dès le moment où l’Iran est attaqué. La première implication est que l’Iran va devenir une puissance nucléaire. Dois-je le répéter pour vous à Jérusalem ? Dès que vous attaquez l’Iran, la première implication, et Washington ne peut pas l’empêcher, est que l’Iran deviendra immédiatement une puissance nucléaire, une puissance dotée d’armes nucléaires. Il rejoindra le club des pays dotés d’armes nucléaires. Ce n’est pas ce que vous voulez pour Israël ! Non seulement cela, mais la deuxième implication est que l’Iran ne peut pas utiliser une arme nucléaire contre Israël. Nous n’avons pas besoin de le faire, sauf si, comme dans la politique de l’État russe, c’est lorsque le territoire de la Russie, l’État, qui est en danger. Ce n’est que dans ce cas que la Russie utiliserait des armes nucléaires. L’Iran pourrait donc décider de la même chose. Lorsque la survie de l’Iran en tant qu’État est en jeu, ce n’est qu’à ce moment-là qu’il aurait recours aux armes nucléaires, mais l’Iran deviendrait immédiatement, immédiatement, une puissance nucléaire. La deuxième implication est réelle. J’espère que vous écoutez.

Est-ce immédiatement que vous attaquez l’Iran ? Toutes les installations pétrolières du Golfe, en Arabie saoudite, au Koweït, à Abou Dhabi, seront réduites en cendres parce que l’Iran a la capacité de les détruire à l’aide de missiles et que le pétrole brûle. Il est inflammable et peut se propager facilement. Le feu. Si cela se produit et qu’il y a une destruction catastrophique des champs pétroliers au Moyen-Orient. Pouvez-vous imaginer les conséquences pour l’économie mondiale ? Quelles seront les conséquences pour beaucoup ? Quelles seront les conséquences pour l’inflation ? Partout dans le monde, l’argent commencera à perdre de sa valeur. Partout dans le monde, les prix vont grimper et la haine de l’humanité à votre égard va s’intensifier, car c’est vous qui aurez provoqué l’Iran. Ce sera la conséquence du lancement de votre attaque stupide contre l’Iran, parce que vous pensez que c’est essentiel pour la survie d’Israël et pour toute l’humanité, alors que toute l’humanité souffre avec des prix de plus en plus élevés pour tout, y compris l’énergie. La haine pour l’État d’Israël sera telle que rien à Washington, rien à Londres, rien à Paris ne pourra vous aider. Et ne vous tournez pas vers le Seigneur, le Seigneur Dieu, parce que le Seigneur Dieu est en colère contre vous.

Voir la vidéo ICI

Torah Judaism : « Le sionisme et Israël ne peuvent jamais représenter les juifs et le judaïsme. Le sionisme est une déformation du judaïsme. Il n’y a pas de sionisme dans le judaïsme. Nous voulons que les terres palestiniennes saisies par les sionistes pervers soient rendues à leurs propriétaires d’origine, le peuple palestinien. Les Juifs ne sont pas des sionistes. »

Maintenant, un mot pour notre peuple. C’est mon dernier commentaire pour cette très courte vidéo. Nous allons observer attentivement si le Hezbollah est incité à se joindre à la guerre et si cela conduit à une guerre avec l’Iran, comme je m’y attends. J’espère que cette stupidité ne l’emportera pas. Et Israël a le bon sens de dire qu’il ne faut pas jouer avec le feu. Mais pour nos concitoyens dans le monde de l’Islam, Poutine a raison. Le président russe Poutine a raison. Il dit que le cœur des musulmans du monde entier est avec la Palestine, avec les Palestiniens. Voici ce qu’il a dit. Le cœur des musulmans du monde entier est avec les Palestiniens. Les gouvernements sont peut-être des chiens de faïence de Washington, mais pas les peuples. Regardez la Jordanie et vous verrez le contraste entre le gouvernement et le peuple. Regardez l’Égypte et vous verrez le contraste entre le gouvernement et le peuple. Et regardez le Pakistan pathétique. Regardez les chiots yankees qui sont les généraux des forces armées pakistanaises. Et vous verrez la différence entre le peuple pakistanais, dont le cœur bat pour la Terre sainte, pour les musulmans palestiniens. Et regardez le gouvernement et les généraux.

Et je suis désolé de devoir faire un dernier commentaire. Je n’avais pas l’intention d’être aussi long. Mais comme le dit le Coran, il en sera toujours ainsi. Je veux dire que ce petit régime a été acquis par l’idée que nous avons honoré tous les descendants d’Adam et les uns les autres. Chaque être humain, en vertu de son statut d’être humain, est entouré de respect et d’honneur par le Seigneur Dieu, chaque être humain. Et notre Prophète, que les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit que toute l’humanité se présentera devant le Seigneur Dieu le jour du jugement comme étant égale à ses yeux, comme le sont les dents d’un peigne. Ainsi, lorsque la Torah dit que le peuple israélite naît supérieur, qu’il est l’élu du Seigneur Dieu et que le reste de l’humanité est inférieur, regardez ce à quoi cela a conduit aujourd’hui : le chef d’état-major des forces armées israéliennes qualifie le peuple palestinien d’animal. Soyez vigilants. Tous ceux qui soutiennent l’État d’Israël. Faites attention. Vous êtes du mauvais côté de l’histoire lorsque vous parlez de ces gens qui vivent dans le plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde, à Gaza. Vous les traitez avec mépris d’animaux et d’autres de sauvages.

Je me souviens, il y a de nombreuses années, d’un Premier ministre israélien nommé Yitzhak Shamir. Il s’agissait d’une cérémonie funéraire pour un colon qui avait été tué par un Palestinien, et les funérailles se déroulaient au sommet d’une colline en Israël. Il s’est levé sur cette colline et a déclaré : « Je m’adresse au peuple palestinien pour lui dire qu’à nos yeux, vous n’êtes rien de plus que des sauterelles ». Le même type de langage a été utilisé lorsque les Européens se sont rendus dans les Amériques et ont procédé au nettoyage ethnique des Indiens d’Amérique. C’est la même chose en Australie avec les Aborigènes : ils ne sont pas des êtres humains. Non, ils sont moins que des êtres humains. C’est ce qui a conduit la civilisation occidentale à adopter l’esclavage, à réduire les Africains en esclavage et à les emmener dans les Amériques, à les utiliser comme esclaves parce qu’ils ne croyaient pas qu’il s’agissait d’êtres humains comme eux, qu’il s’agissait d’un peuple inférieur. Nous sommes un peuple supérieur.

La Russie a rejeté cette exclusivité. La Russie chrétienne a dénoncé cette exclusivité. La Russie chrétienne ne se perçoit pas comme un peuple supérieur au reste de l’humanité, mais le peuple d’Israël permet à son chef d’état-major de qualifier le peuple palestinien d’animaux, de bêtes et d’inférieurs. Soyez prudents sur cette voie dans laquelle vous travaillez, car le Coran l’a réfutée. Vous n’êtes pas un peuple élu du Seigneur Dieu. C’est faux. C’est ce qu’Allah dit dans la sourate à Juma, et par ceux qui sont en dessous de lui dans l’ombre. Je m’adresse à tous ceux d’entre vous qui sont Yehudi, c’est-à-dire juifs qui ne font pas partie de la communauté israélite qui a rejeté Jésus en tant que Messie.[1] Ils sont maintenant appelés dans le Coran Allahu. Ce terme signifie “Juifs”. Si vous croyez à la fin des temps et à la pleine conscience, si vous croyez être le peuple élu du Seigneur Dieu, à l’exclusion du reste de l’humanité, si c’est votre croyance, mais que vous voulez en sortir en bons termes, si vous êtes sincères, alors pourquoi ne désirez-vous pas la mort ? Qu’est-ce que tu es ? Non, non, non, dit le Coran, ils ne désireront jamais la mort parce qu’ils savent ce qu’ils font. Ils savent le mal qu’ils commettent. C’est pourquoi ils ne désirent jamais la mort.

Il s’agit donc d’une fausse affirmation selon laquelle vous êtes le peuple élu du Seigneur Dieu, que vous êtes nés supérieurs au reste d’entre nous. Et vous pouvez dire de notre peuple que nous sommes des animaux ! Eh bien, laissez-moi vous dire que c’est l’avertissement qu’a donné Nabi Muhammad, que les bénédictions soient sur lui. Le gouvernement pakistanais ne vous le dira pas. Et les chiots yankees qui sont les généraux de l’armée pakistanaise ne vous le diront jamais, mais nous vous dirons que notre prophète a prophétisé qu’en raison de votre oppression incessante et de votre mauvaise conduite, vous qualifiez notre peuple d’animaux. À cause de cela, notre Prophète a prophétisé que vous alliez vous battre. Vous combattrez certainement les Juifs. Vous les vaincrez certainement. À ce moment-là, lorsque l’oppression aura atteint une telle intensité, il a dit que même les rochers et les pierres parleront en musulman. Un juif se cache derrière moi. Venez et tuez-le.

Notre Prophète ne fait pas référence à tous les Juifs. Faites attention à cette affirmation, car elle est fausse. Notre prophète ne fait certainement pas référence aux juifs qui dénoncent l’oppression de l’État d’Israël et qui sont solidaires du peuple palestinien. Je les connais à Brooklyn. Je les ai rencontrés à Brooklyn. J’en ai rencontré d’autres aussi, qui sont juifs et qui ne soutiennent pas l’oppression de l’État d’Israël. Les Juifs en Israël aujourd’hui qui s’opposent à l’oppression du gouvernement israélien. Je parle de ceux qui font partie de l’élite dirigeante de l’État d’Israël et qui oppriment le peuple et de ceux qui soutiennent le gouvernement dans son oppression. En ce jour qui viendra lorsque le Messie reviendra, rappelez-vous ces paroles de Muhammad, que la bénédiction d’Allah soit sur lui, « les pierres et les rochers parleront en musulman ce jour-là et diront : Un juif se cache derrière moi. Venez et tuez-le ».

Verset 45 (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent: « Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part: son nom sera “al-Masih” [le Messie] “Hissa”, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu ».

إِذْ قَالَتِ ٱلْمَلَٰٓئِكَةُ يَٰمَرْيَمُ إِنَّ ٱللَّهَ يُبَشِّرُكِ بِكَلِمَةٍ مِّنْهُ ٱسْمُهُ ٱلْمَسِيحُ عِيسَى ٱبْنُ مَرْيَمَ وَجِيهًا فِى ٱلدُّنْيَا وَٱلْءَاخِرَةِ وَمِنَ ٱلْمُقَرَّبِينَ

Verset 55 (Rappelle-toi) quand Dieu dit: « Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez ».

ِذْ قَالَ ٱللَّهُ يَٰعِيسَىٰٓ إِنِّى مُتَوَفِّيكَ وَرَافِعُكَ إِلَىَّ وَمُطَهِّرُكَ مِنَ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ وَجَاعِلُ ٱلَّذِينَ ٱتَّبَعُوكَ فَوْقَ ٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟ إِلَىٰ يَوْمِ ٱلْقِيَٰمَةِ ثُمَّ إِلَىَّ مَرْجِعُكُمْ فَأَحْكُمُ بَيْنَكُمْ فِيمَا كُنتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ

Verset 56 « Quant à ceux qui n’ont pas cru, Je les châtierai d’un dur châtiment, ici-bas tout comme dans l’au-delà; et pour eux pas de secoureurs ».

َأَمَّا ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ فَأُعَذِّبُهُمْ عَذَابًا شَدِيدًا فِى ٱلدُّنْيَا وَٱلْءَاخِرَةِ وَمَا لَهُم مِّن نَّٰصِرِينَ

Verset 57 Et quant à ceux qui ont la foi et font de bonnes oeuvres, Il leur donnera leurs récompenses. Et Dieu n’aime pas les injustes.

وَأَمَّا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَعَمِلُوا۟ ٱلصَّٰلِحَٰتِ فَيُوَفِّيهِمْ أُجُورَهُمْ وَٱللَّهُ لَا يُحِبُّ ٱلظَّٰلِمِينَ

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19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 17:48

C'est à la 48ème minute que commence la description de l'ascension des Rothschild au XIXème siècle, mais on y voit également, les banques européennes et ressortir souvent le nom de John Pierpont Morgan ou JP Morgan que l'on retrouvera notamment dans l'affaire du Titanic, mais également la JP Morgan (société) dans le crash de 1929.

C'est une des bases de compréhension du capitalisme originel et actuel, son fonctionnement intrinsèque, que l'on voit se proroger dans des gens tels que Bill Gates par exemple ou Larry Fink de Black Rock.

En quelques décennies, le capitalisme naissant se dissimule derrière des actionnariats moins voyants laissant toute latitude aux Conseils d'Administration dans le cas de majorité d'actions, mais il existe aussi les prêtes noms (personnes reconnues agissant pour le compte d'un tiers dans un Conseil d'Administration moyennant rémunération)

Et ç'est ainsi que la pieuvre, ou les pieuvres peuvent multiplier leurs bras, sans apparaître aucunement.

Pour ce qui concerne Rothschild les journaux d'époques, font l'apologie du Banquier et y ajoute un caractère méssianique, parlant même d'un troisième temple de Jérusalem ; nous sommes dans les années avant 1850 bien avant l'installation des juifs en Israël et ç'est ce qui résonne dans l'actualité du jours avec une étonnante prémonition auto réalisée ou programmée ?????

 

Henry

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14 octobre 2023 6 14 /10 /octobre /2023 17:02

Vidéo curieuse mais a écouter attentivement, les renseignements fournis sont bien exacts sur l'ensemble, les liens ou hypothèses sont plus difficiles a étayer. C'est à voir absolument !

J'ai surtout ri quand Bruno Le Maire se présente à New York, "La France est de retour.... Macron est Jupiter (rires dans la salle) et je suis Hermès " ; surtout quand on connait sa littérature et sa passion du fondement "dilaté comme jamais"!

D'Hermès on passe à satyre d'un coup ça la fout mal pour Zupiter ; quoique de ce côté là aussi !

Bienvenue au pays des timbrés !

 

Henry

 

Site Jésuite d'éducation : https://www.educationjesuite.info/

 

Sur ce même site : les jésuites et le nouvel Ordre Mondial : tout est dit ! https://www.educationjesuite.info/les-jesuites-sont-ils-les-principaux-artisans-du-nouvel-ordre-mondial/

 

 

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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 18:29

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21 septembre 2023 4 21 /09 /septembre /2023 11:01
Devoir de mémoire
 

 

BIG BROTHER c'est maintenant !

L' UE, le WEF, Macron, tous souhaitent des lois de transparence numérique pour imposer un contrôle en ligne des populations.

Pour notre plus grand bien, évidemment. pic.twitter.com/wHZJnEslG5

— Alexis Poulin (@Poulin2012) September 19, 2023

 

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C'est un texte très important pour comprendre ce mépris des élites pour les castes inférieures, cette façon de pensée est typique du Darwinisme social, ç'est à dire que la sélection de 'évolution est le résultat des races les plus combatives et dominatrices , cette philosophie ç'est le Darwinisme appliqué à l'économique libérale Victorienne, puis prolongé dans les théories racialistes nazis.

Actuellement ç'est un mélange des deux, un fascisme économique et politique allié à l'intention de créer une super élite (eugénisme) via l'Intelligence Artificielle incorporée dans l'homme.

Mais comme le dit l'apôtre de cette théorie Laurent Alexandre ( qui entre nous soit dit est le conseillé de Jordan Bardella ; quelle pitié) durant son discours devant les élèves de polytechnique déclare sans vergogne : "vous serez des dieux" et les autres "des  pièces interchangeables" car ne croyez pas que vous, moi, simple quidam nous ayons les moyens de nous faire améliorer pour accéder à des postes importants.

C'est ainsi une conclusion habile des classes dirigeantes qui depuis plus de deux siècles essaient de s'assurer avec leur descendance une hégémonie sociétale qui ne sera plus due à l'intelligence, mais à une modification une amélioration, donc fondamentalement  une tromperie, une escroquerie sans nom.

Voyez donc bien ou l'on vous mène et ce que l'on veut vous faire acquiescer ; ne soyez pas dupe. Il y aura très très peu d'élus au sommet, certains acceptés et cooptés pour leur docilité, postés dans les classes administratives intermédiares et une masse d'esclaves taillable et corvéable à merci

Voilà donc le tournant décisif : soit vous acceptez la servitude ou vous la refusez pour vous et pour vos enfants

 

Henry

 

 

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Darwinisme social et eugénisme anglo-saxons
 

 

 

On appellera empiriquement darwinisme social toute théorie ou élément de théorie qui maintient que les lois sociales constituent un prolongement de la nature, que l’une des lois les plus importantes de la nature est la lutte pour la vie menant à la survivance du plus apte, que cette loi s’applique à la lutte entre individus ou à la lutte entre groupes. La plupart du temps, le « darwinisme social », tel qu’on l’entend communément, maintient qu’il faut veiller à ce que cette loi s’exerce dans des conditions naturelles qui ne soient pas faussées par la société. Cette définition, comme toute autre, peut néanmoins prêter à polémique, dans la mesure où le « darwinisme social » est un terme que personne n’a jamais revendiqué pour ses propres thèses et qui a été prêté à des adversaires, réels ou imaginaires, par des critiques, lesdits adversaires n’admettant pas que leur pensée puisse être rangée dans cette catégorie [2][2]Voir l’article de D. Becquemont, « Aspects du darwinisme social….

 

On distingue néanmoins aisément un darwinisme social individualiste, mettant l’accent sur la compétition entre individus à l’intérieur d’un même groupe, sur le modèle de la lutte entre individus d’une même espèce dans l’œuvre de Darwin. Ce « darwinisme social » de premier type se résume en fait à ce qu’on appellerait aujourd’hui une forme extrême d’ultra-libéralisme, hostile à toute intervention de l’État dans la vie sociale au nom d’un laisser-faire des lois de la nature. Historiquement, il fut formulé par le philosophe anglais Herbert Spencer [3][3]Voir D. Becquemont et L. Mucchielli, Le Cas Spencer, Paris,…, avant même la publication de L’origine des Espèces de Charles Darwin. Jamais ce dernier, même s’il insista dans des écrits plus tardifs sur la nécessité d’une certaine compétition, n’adhéra à une telle théorie, rejetant même vigoureusement l’idée d’une suppression de l’aide sociale et médicale aux êtres considérés comme les perdants dans la lutte pour la vie. Si la philosophie de Spencer fut appelée « darwinisme », ceci résulte d’un malentendu historique résidant dans l’ambiguïté du terme « évolution [4][4]Voir l’article de D. Becquemont, « Développement », in… » – terme qui fut popularisé par Spencer et non par Darwin – et de l’acceptation par Darwin du terme « survivance du plus apte » comme synonyme de « sélection naturelle [5][5]Voir l’article de D. Becquemont, « Darwinisme social », in… ». Cette forme de darwinisme social individualiste de type spencérien reçut son appellation en France en 1880 [6][6]Dans La Critique du darwinisme social d’Émile Gautier, Paris,…, et fut longtemps appelée dans le monde anglo-saxon « sociologie darwinienne ». Proche du libéralisme économique, voire du libertarisme, elle fut souvent très hostile à l’impérialisme et à toute intervention guerrière de l’État, ainsi qu’à toute mesure eugénique.

Certains, enfin, considèrent que l’eugénisme est une branche du darwinisme social, voire la branche principale, thèse que nous ne critiquerons pas ici, nous bornant à indiquer les points de contact possibles entre « darwinisme social » et « eugénisme ».

On pourra, pour illustrer la complexité des problèmes de définition, mentionner une réunion de la Société Américaine de Sociologie [7][7]American Journal of Sociology, n° 12, 1907. en 1907. Un certain John Collier, qui, dans un article précédent, avait récusé l’idée que la lutte entre races pût être considérée comme une forme de darwinisme, fit un exposé sur ce qu’il appela « biologie sociale » ou « darwinisme social » : il consistait en un plaidoyer en faveur de mesures eugéniques. Après l’exposé de Collier, le sociologue américain Lester Ward – qui accordait une certaine importance à la lutte entre races – prit la parole, précisant qu’il avait préparé des notes sur le darwinisme social tel qu’il avait été défini et critiqué par le philosophe franco-russe Jacques Novicow dans un précédent congrès, c’est-à-dire la « lutte entre races ». Ward était d’autant plus irrité que Novicow l’avait qualifié de « darwinien social », alors qu’il avait lui-même consacré beaucoup de temps et d’écrits à réfuter le darwinisme social de Spencer, qu’il appelait « darwinisme conservateur », et qu’il n’admettait pas d’être rangé dans la même catégorie que Spencer et ses disciples.

Il en profita pour préciser que, jusque-là, le terme de « darwinisme social » avait été utilisé en deux sens différents, soit celui d’une légitimation des lois économiques de la compétition entre individus conformément à la loi naturelle de la survivance du plus apte, soit celui de la sociologie de la lutte. Il ajouta que c’était la première fois qu’il entendait définir l’eugénisme comme « darwinisme social », sens qui lui paraissait tout à fait erroné. Le darwinisme social de Spencer et la sociologie de la lutte étaient fondés sur des analogies entre lois de nature, lois sociales, et lois de l’économie politique. L’eugénisme avait pour présupposé, non des analogies, mais une réduction complète du social au biologique, et ne se basait pas sur la loi de survivance du plus apte au cours de l’histoire.

La lutte des races ou sociologie de la lutte

Si l’on suit à la lettre la métaphore darwinienne, la « lutte pour la vie » pouvait aussi être considérée comme lutte entre espèces, encore que Darwin ait toujours considéré la lutte entre individus d’une même espèce comme plus importante que la lutte entre espèces. Il était donc possible, par analogie, de considérer la lutte entre groupes humains comme une loi de nature. Ce type de raisonnement, qui ne pouvait guère s’appuyer sur le moindre texte de Darwin, fut néanmoins extrêmement populaire pendant près d’un siècle, de 1860 à 1940 au moins. Mais, plus qu’un un appel belliqueux à la lutte entre races à l’époque contemporaine, ces théories voyaient plutôt la lutte entre races s’exercer en sa plus grande intensité aux origines de l’humanité, et s’atténuer avec les progrès de la civilisation, l’assimilation de la race vaincue à la race victorieuse, l’élargissement constant des groupes humains. Ces théories eurent une certaine popularité en Grande-Bretagne, où elles servirent de justification aux institutions britanniques, appelées à s’étendre à l’ensemble du monde, ainsi qu’à un certain colonialisme se voulant plus pacifique que belliqueux. Aux États-Unis, outre la justification de l’occupation d’un immense territoire par victoire sur des peuples « inférieurs », elle renforça l’idée d’une « destinée manifeste » du peuple américain.

Cette théorie s’exprime au mieux dans les dernières œuvres du sociologue américain Lester Ward [8][8]Lester Ward, qui fait de la lutte des races le moteur de…. S’appuyant alors sur les thèses du sociologue autrichien Gumplowicz [9][9]Là où Ward parle de synergie, Gumplowicz parle de « syngénie »,…, Ward renonça à voir dans le progrès de l’humanité un développement des instincts sociaux, mais soutint que les conflits raciaux étaient à l’origine de l’État, la victoire du ou des groupes dominants entraînant une « synergie » entre peuples. Le « sauvage » primitif n’était pas un animal social, et la guerre était une nécessité sociale : la société progressait par amalgamation et assimilation de groupes en guerre, de nouvelles races « synergiques » naissant de ces luttes ; le principe biologique résidait dans la survivance du plus fort, le principe sociologique était la synergie entre groupes. C’est ainsi que de nombreuses races avaient été absorbées, que d’autres avaient disparu. Chaque race était le résultat d’assimilations complexes : de nos jours encore, de nouvelles races se constituaient en Australie ou en Afrique. Les guerres raciales avaient donc permis le développement du patriotisme, celui des premiers États, la protection de la propriété. L’humanité passait graduellement de la vie en petits groupes isolés à la vie « anarchique » (plusieurs groupes en contact et en guerre perpétuelle), à l’âge « politarchique », où existaient déjà des formes rudimentaires, et enfin l’âge « pantarchique » ou cosmopolite, où régnaient des sentiments humanistes universels et où s’abolissait la lutte entre races. L’on passait, au cours de ces âges, du cannibalisme (sauvagerie) à l’esclavagisme (barbarie), au servage (rudiments de civilisation), au salariat (capitalisme), à la conscience d’une solidarité (marché mondial, capitalisme ou socialisme d’État) : la liberté politique, la propriété, la démocratie, s’acquéraient par synergie croissante. Plus que de lois de nature, il s’agissait ici de lois sociales : alors que, dans la nature, l’environnement transformait les êtres vivants, dans la société, l’homme transformait son environnement. Le progrès de l’humanité, grâce à ce moteur qui s’autodétruisait avec les progrès syngéniques, était le passage d’une économie de la douleur à une économie du plaisir. Ward critiquait alors Spencer pour ne pas avoir poursuivi assez loin ses analogies : logiquement il aurait dû renoncer à son idée de compétition entre individus, qui n’était admissible qu’à un degré inférieur d’intégration sociale. La lutte pour la vie était le moteur de l’Histoire, mais, lorsque des formes supérieures d’intégration étaient à l’œuvre, elle devenait inutile, voire pernicieuse.

La théorie de Ward n’est que l’une parmi bien d’autres, nombreuses, qui voyaient aux origines de la société un sauvage belliqueux et considéraient que la guerre avait été un facteur de progrès, mais qui ne prônaient nullement, pour le présent, une lutte entre groupes humains.

De la lutte entre races au racisme essentialiste

Mais ce darwinisme social désigné souvent sous le terme de « sociologie de la lutte » s’accompagnait parfois, et de plus en plus dans le contexte historique qui devait mener à la guerre de 1914, sur l’idée que la loi du plus fort était une règle de justice autant qu’une loi de civilisation, et que la « lutte pour la vie » devait se poursuivre de nos jours. On a souvent mentionné les proclamations de certains militaires allemands comme une forme de ce « darwinisme social », voyant dans la lutte pour la vie une loi qu’aucune forme de civilisation n’atténuait. Dans le monde anglo-saxon, on mentionnera toutes les formes de manifestation de supériorité raciale, en ce dernier quart du xixe siècle, d’apologie de l’impérialisme, et de la domination des peuples colonisés sur les « sauvages ». Aux États-Unis, l’idée d’une « destinée manifeste » du peuple américain, dérivée de la notion religieuse de peuple élu par l’Histoire, destinée qui appelait les États-Unis à civiliser les races inférieures de son territoire et à servir d’exemple à toutes les nations par la perfection de ses institutions, débouchait aisément sur la supériorité de la race « nordique » sur les autres. Il était aisé de passer de la loi du plus fort à celle de la supériorité naturelle d’une race sur une autre, et c’est dans ce climat que s’établit une hiérarchie des races en Europe, différente dans chaque pays certes, mais reposant cependant sur certaines règles générales. La division, ou sous-division, de la race aryenne, en trois sous-races – nordique, alpine et méditerranéenne – s’accompagnait d’une hiérarchisation où le darwinisme social, d’apologie de la lutte entre races, tendait à devenir apologie de la race naturellement supérieure – quel que soit l’issue du conflit, pourrait-on dire, encore que cette position théorique n’allât pas sans poser problème.

10L’un de ces représentants extrêmes de ce racisme essentialiste en Grande-Bretagne – ou issu de la Grande-Bretagne, car il se fit naturaliser allemand et publia son œuvre majeure en allemand – était Houston Stewart Chamberlain. Dans ses Grundlagen des neunzehnten Jahrhunderts, Chamberlain considérait la race comme une forme d’élevage de ce qu’il y avait d’essentiel en elle, et dont la pureté était obtenue par une sorte de raffinage. La race n’était donc pas chez lui à proprement parler biologique, mais le produit mobile d’une certaine discipline sur un matériel humain : toute l’histoire de l’Occident était une histoire de bon et de mauvais mélange de sang. L’âme et la nation étaient bonnes ou mauvaises selon ce mélange, il existait des races bonnes et d’autres foncièrement mauvaises. À l’âme grecque s’opposait l’âme juive, son complément, « comme le jour a besoin de la nuit [10][10]« Il semble que toute la bassesse dont les hommes sont capables… ». La race aryenne était une race morale plus encore que biologique. Les Sémites, malgré leurs grandes qualités morales, étaient incapables de fonder un droit civilisateur, et seul le « chaos ethnique » qui prévalait en Europe avait pu leur conférer un certain rôle. Seule une forme de « sainteté de groupe » pouvait conférer à une nouvelle race le devoir moral de lutter contre « l’âge juif [11][11]Le Juif actuel était, selon Chamberlain, différent du peuple… » actuel, hybride barbare de peuples divers de qualités contradictoires, et seule la race germanique était encore en mesure de jouer ce rôle.

Cet ouvrage constitue, sans doute aucun, l’une des sources de la pensée nazie, et Hitler sut lui rendre un hommage particulier – et s’en inspirer de très près. Mais s’agit-il encore de darwinisme social, fût-ce même de celui qui hiérarchisait sans scrupule les races en dehors de toute sanction de « lutte pour l’existence » ? Il semble bien que H. S. Chamberlain ait franchi les limites de cette forme la plus raciste du darwinisme social, et s’inscrive au-delà en jetant une lumière sur certaines sources du nazisme proprement dit : le culte du sang, la sainteté de groupe, l’assimilation de l’âme et du sang, la haine irraisonnée et le désir de destruction d’un groupe humain dans son entier vont au-delà de toute définition du « darwinisme social ». Et l’on n’oubliera pas que Chamberlain choisit de renoncer à sa nationalité britannique.

De la race supérieure à la survivance des moins aptes

Le dernier quart du siècle vit néanmoins décroître l’optimisme de ceux qui considéraient que l’issue de la lutte pour la vie débouchait systématiquement sur le triomphe du plus fort. La foi en une éducation qui devait en l’espace de peu de temps éclairer les masses ébranlées, une crise économique larvée dans plusieurs pays – la Grande-Bretagne en particulier –, le niveau de pauvreté qui ne baissait que lentement, la foi même en la science comme solution à la plupart des problèmes économiques ou même moraux remise en question, tout cela entraînait un certain pessimisme et un certain doute envers la perfection des lois naturelles quand elles s’appliquaient à la société. Qui plus est, il s’avérait, aux yeux de nombreux membres de l’élite biomédicale évolutionniste, que, contrairement aux prévisions des premiers darwiniens sociaux, les « inaptes » – c’est-à-dire, pour simplifier, les « faibles d’esprit », les chômeurs et les pauvres –, se propageaient bien plus vite que les membres les mieux nés des élus « naturels » dans la lutte pour la vie. Des obstacles sociaux – tels que les progrès de la médecine et de l’hygiène –, des mesures de protection sociale étatiques, entravaient le libre jeu de la sélection naturelle et permettaient à une masse de faibles d’esprit et de corps de survivre dans des conditions artificielles. La race britannique en était menacée – le problème se posant en termes différents aux Etats-Unis, où le danger premier fut d’abord ressenti dans l’immigration mal contrôlée –, et le laisser-faire du premier darwinisme social n’était plus de mise. Il y avait « cessation de sélection » et menace de dégénérescence de la race. D’autres soutenaient que, pire encore, dans les conditions de lutte pour la vie dans la vie urbaine, se produisait la sélection d’un type d’individus qui était loin d’être le plus sain, « une race d’hommes petits, contrefaits, maladifs et difficiles à tuer [12][12]A. E. Crawley, « Primitive Eugenics », Eugenics Review, 1,… ». C’est dans ce climat d’incertitude, de hantise de la décadence et de la dégénérescence biologique que prit naissance l’eugénisme de Francis Galton. Le darwinisme social qui entérinait la victoire naturelle du plus apte, ou qui allait jusqu’à classer les races en supérieures et inférieures, s’inversait en son contraire, et s’apprêtait à prôner des mesures pour protéger les mieux nés, privés artificiellement du triomphe dans la lutte pour la vie par la prolifération incontrôlée, contre-nature, des souches les plus basses de la population.

Peut-on, alors qualifier l’eugénisme de « darwinisme social » ? Il serait sans doute préférable de distinguer les deux termes et les deux courants, autant que cela est possible, ne fût-ce qu’à cause de l’optimisme et du non-interventionnisme de l’un, du pessimisme et de l’interventionnisme de l’autre. Mais souvent, il est difficile de discerner le darwinisme social et l’eugénisme dans la pensée de certains auteurs. Ainsi Karl Pearson, qui fut un certain temps socialiste, considérait qu’il était nécessaire de renforcer la vigueur de sa race par des mesures eugéniques, afin de mieux l’emporter dans la lutte pour la vie entre nations. Tel fut le point de vue de nombreux darwiniens sociaux, qui envisageaient des mesures eugéniques aux fins de renforcer leur propre groupe social, mesures eugéniques qui pouvaient aller de pair avec un haut degré de protection sociale, voire une socialisation des moyens de production, d’où la pensée eugénique d’un certain nombre de socialistes [13][13]Cf. Daniel Becquemont, « Socialisme et eugénisme en….

Dès 1865, Galton avait envisagé d’appliquer la connaissance statistique des lois d’hérédité pour favoriser les naissances des « mieux nés ». Charles Darwin, à qui il s’ouvrit de son projet, demeura fort sceptique, jugeant que les connaissances biologiques de son époque n’étaient pas assez nombreuses pour envisager des mariages préférentiels entre les meilleures souches. Galton ne parla ouvertement d’eugénisme, ou d’eugénique, qu’en 1883, et la définition la plus précise qu’il en donna date de 1904 [14][14]Francis Galton, « Eugenics, its definition, scope and aim »,… : « L’étude des éléments contrôlables socialement qui peuvent améliorer ou détériorer les qualités raciales des futures générations, physiquement ou mentalement ». L’eugénique était pour lui à la fois une science (appuyée sur des lois de distribution statistique et des lois d’hérédité), une pratique, et une religion (le sens obscur d’un devoir religieux envers l’humanité future). Si ce projet ne rencontra guère d’écho dans les années qui suivirent, il devint très populaire dans les années 1900, où fut fondée la Société d’éducation eugénique, composée de médecins, de biologistes, et de nombreux intellectuels et membres des classes moyennes. L’un de ses membres, le docteur Saleeby, distingua deux eugéniques : l’eugénique positive, qui consistait à améliorer la fécondité des meilleures souches de la nation, par des mesures d’encouragement social, par l’établissement d’une sorte de liste nationale des éléments les mieux nés (un projet auquel Galton consacra beaucoup d’énergie) ; et l’eugénique négative, qui consistait à diminuer le taux de fécondité des souches inférieures. Pour cela, diverses mesures furent prônées : la ségrégation des « inaptes », des « faibles d’esprit », des « malades congénitaux » (tuberculose, syphilis, mais aussi surdité et cécité héréditaires), voire des alcooliques [15][15]Une certaine opposition, en Grande-Bretagne, distingue les…. Galton, dans une conférence prononcée à la Société britannique de sociologie lors d’une de ses premières réunions en 1901, proposa à la sociologie britannique de se fondre dans la science de l’eugénique. La Société d’éducation eugénique fit pression sur le gouvernement pour prendre des mesures de ségrégation des « inaptes ». L’eugénique fut acceptée dans le cursus universitaire et Karl Pearson, mathématicien disciple de Galton, créa en 1907 le Laboratoire d’eugénique ; le premier congrès international d’eugénique eut lieu à Londres en 1912. Les eugénistes anglais militèrent avec succès en faveur d’une restriction (modérée) de l’immigration (Aliens Act). Leur action en faveur de la stérilisation des inaptes (qui n’était pas acceptée par tous les eugénistes anglais), eut peu de succès. Karl Pearson, certes, affirmait que « chacun, une fois né, a le droit de vivre, mais ce droit de vivre n’implique pas en lui-même le droit pour chacun de se reproduire [16][16]Karl Pearson, Darwinism, Medical Progress and Eugenics,…. » Mais aucune mesure de stérilisation eugénique ne fut prise en Grande-Bretagne malgré la pression du mouvement eugéniste, le climat d’hostilité latente envers une immigration jugée excessive, et les nombreuses proclamations envers une certaine forme d’eugénisme, de Winston Churchill à l’écrivain socialiste H. G. Wells. Dans sa majorité, la Société d’éducation eugénique critiqua les premières lois eugéniques de l’Allemagne nazie, refusant l’application forcée de ces mesures à des groupes entiers. Mais Karl Pearson, dans un banquet donné en son honneur à l’Université de Londres, évoquant sa carrière et ses efforts pour promouvoir l’eugénisme, déclarait encore en 1934 :

 

« Des expéditions aventureuses dans de nombreux champs s’ensuivirent, ainsi que des combats sur plusieurs océans, mais, que nous ayons eu raison ou tort, que nous ayons perdu ou non, nous avons certainement produit un certain effet. Cela culmina avec l’apologie de l’eugénisme par Galton, et sa fondation d’une chaire universitaire d’eugénique. Ai-je parlé de culminer ? Non, cela viendra plutôt dans l’avenir, peut-être avec le chancelier du Reich Hitler et ses propositions pour régénérer le peuple allemand. En Allemagne se déroule une vaste expérience, et certains d’entre vous vivront peut-être pour voir ses résultats. Si elle échoue, ce ne sera pas par manque d’enthousiasme, mais plutôt parce que les Allemands n’en sont qu’au début des statistiques mathématiques au sens moderne du terme [17][17]J. Richard Marshall, Critical Psychology Forum, 95, 1996, p. 15. ! »

L’eugénisme aux États-Unis

Les États-Unis furent le pays où l’eugénisme fut le plus prôné et le plus mis en pratique au début du xxe siècle. Au Connecticut d’abord, puis dans de nombreux états, des mesures furent prises pour interdire les mariages des « épileptiques, débiles, et faibles d’esprit ». Mais la figure la plus importante en ce début de xxe siècle fut sans doute le généticien Charles Davenport [18][18]Son ouvrage Heredity in Relation to Eugenics (1911) marque une…, directeur de la station biologique de Cold Spring Harbor. Soutenu par de nombreux organismes privés, dont la fameuse Carnegie Institution [19][19]Ce n’est qu’en 1939 que la Carnegie Institution cessa de…, il fonda en 1910 l’Eugenic Record Office, qui, à la manière de Galton, dressa un grand nombre d’arbres généalogiques, d’où il apparaissait que les inaptes se trouvaient en très grand nombre chez les pauvres et les destitués. L’idée d’une amélioration possible de leur santé par des mesures d’hygiène ou de protection sociale ne semble pas avoir effleuré Davenport et son associé Harry Laughlin.

Davenport s’intéressait essentiellement à l’évolution humaine : il tenta, par l’étude de nombreuses généalogies comparées, de définir un certain nombre de « traits » comme la faiblesse d’esprit, la propension à la criminalité, ou même le nomadisme [20][20]Cf. Daniel Becquemont, « Les effets pervers de la protection…. L’idée d’un melting-pot aux États-Unis lui paraissait appartenir à une époque pré-mendélienne, que la génétique et les lois de l’hérédité invalidaient. Ses recherches, cependant, le poussèrent, comme Galton, à estimer les « valeurs comparées des différentes races » et à prôner un contrôle accru de l’immigration, ouvrant ainsi la voie aux théories de Madison Grant. Le glissement de la ségrégation des individus inférieurs à celui de race inférieure était facile dans un pays dont certains États interdisaient encore en 1915 le mariage entre Blancs et Noirs. Le métissage entre races (miscegenation) était, comme chez les racistes européens, considéré comme un danger de dégénérescence. Quant à Laughlin, collaborateur de Davenport, il proposa, dans l’une de ses publications, une « loi eugénique modèle de stérilisation », à laquelle devraient se soumettre les faibles d’esprit, les fous, les criminels, les alcooliques, les infirmes, aveugles et sourds congénitaux, ainsi que les pauvres incurables et vagabonds. En 1924, l’État de Virginie passa un Racial Integrity Act, sous les conseils de Laughlin et de Grant, qui eut force de loi, et prônait la pureté raciale. Si cette mesure interdisait les mariages des Blancs avec des Noirs et des Indiens, elle ne hiérarchisait cependant pas les races européennes.

De son côté, le psychologue Henry H. Goddard, qui traduisit en anglais le test de Binet en l’interprétant dans un sens très rigide [21][21]Voir Stephen J. Gould, The Mismeasure of Man (La mal-mesure de…, publia en 1912 son best seller, La Famille Kallikak, une étude de l’hérédité des faibles d’esprit, consacré à une famille « bien née » dont une branche, par des mariages avec des faibles d’esprit, dégénéra : « Ils étaient faibles d’esprit, et aucune forme d’éducation ou de bon milieu social ne peut changer un faible d’esprit en individu normal [22][22]H. H. Goddard, The Kallikak family a study in the heredity of…. » Et d’ajouter en conclusion : « Pour les idiots les plus inférieurs, certains ont proposé des chambres de mort. Mais l’humanité se refusera toujours obstinément à la possibilité de ce genre de méthode, et il n’y a aucune probabilité qu’elle soit jamais mise en pratique [23][23]Ibid., p. 101. Quelle que soit l’aversion que son texte…. » Popenoe, cependant, dans son Applied Eugenics, envisageait ces lethal chambers (chambres de mort), soulignant leur utilité dans le passé, mais rejetant leur usage dans le présent. Il proposait la ségrégation des faibles d’esprit [24][24]Le terme de « faible d’esprit » ne désigne pas seulement des… dans des sortes d’institutions (des « colonies », disait-il) où des travaux pourraient leur être confiés. La castration, ajoutait-il, susciterait un sentiment d’opposition trop fort pour qu’elle soit appliquée, mais la stérilisation à grande échelle pourrait être envisagée. Dans une décision de la Cour suprême de 1927, le juge Oliver Wendell Holmes proclamait : « Il vaut mieux pour tout le monde qu’au lieu d’attendre d’exécuter les descendants de dégénérés pour leurs crimes, ou les laisser mourir de faim à cause de leur stupidité, la société puisse empêcher ceux qui sont manifestement inaptes de propager leur race. Trois générations d’imbéciles sont assez. »

Deux obstacles, cependant, se dressaient devant ces mesures : d’une part, quelle serait l’influence du comportement immoral d’une couche de la population qui, stérilisée, n’aurait plus aucun frein à son esprit de débauche ; d’autre part, plus sérieusement, les lois d’hérédité ne prescrivaient pas précisément quel trait dégénératif était ou non transmis à la descendance, et une connaissance plus approfondie des lois de Mendel était nécessaire avant de pratiquer la stérilisation sur une grande échelle.

Si Stoddard et Davenport furent surtout des praticiens, Madison Grant exerça une influence plus grande dans le monde intellectuel des années 1900-1930. Loin de limiter l’idée de ségrégation à une catégorie d’individus désignés par des « mesures » à prétention scientifique [25][25]L’ouvrage de référence à ce sujet demeure celui de S. J. Gould,…, il l’élargit aux Européens. Des races dites caucasiennes, il ne retenait comme vraiment supérieure que la race nordique. Il mena campagne contre l’immigration incontrôlée qui, laissant entrer des races de moindre qualité du sud et de l’est de l’Europe, contribuait à une dégénérescence de la race nordique : celle-ci, à l’origine des plus nobles conquêtes de l’humanité, était menacée d’un « suicide racial [26][26]L’expression vient d’Angleterre, utilisée par R. R. Rentoul,… ». En 1916, il publia The Passing of the Great Race, or the Racial Basis of European History[27][27]Madison Grant, The Passing of the Great Race, or the Racial…, qui obtint un certain succès populaire. Grant se prononçait contre l’entrée non contrôlée des Italiens, des Slaves et des Juifs. Si cette théorie, ouvertement raciste, prônant des mesures eugénistes, perdit de sa popularité après la Première Guerre mondiale, elle eut une influence certaine sur les mesures prises pour limiter l’immigration, et son influence sur l’idéologie nazie ne saurait être niée. L’ouvrage fut très vite traduit en allemand, et l’idée d’hygiène raciale allemande s’inspira des théories de Grant. Edwin Black mentionne une lettre que Hitler aurait adressée à Madison Grant pour le féliciter et lui dire que The Passing of the Great Race était « sa Bible [28][28]Dans la seconde édition de son ouvrage, après l’entrée en… ». Selon Grant, conformément aux règles de la lutte pour la vie, la race supérieure nordique l’avait emporté dans la sélection naturelle, et l’emportait également dans la colonisation de l’Amérique du Nord [29][29]« Le dominion canadien est bien sûr handicapé par la présence…. Mais l’immigration de la fin du xixe siècle avait amené « un nombre croissant des membres les plus faibles, brisés, malades mentaux de toutes les races provenant des couches les plus basses du Bassin méditerranéen et des Balkans, ainsi que des hordes de ces populations misérables et écrasées des ghettos polonais [30][30]Ibid. Dans Whiteness of a Different Colour : European… ». Or si la survivance du plus apte signifiait la survivance du type le plus adapté aux conditions de vie saines de la colonisation des pionniers et de la lutte contre les Indiens, les conditions actuelles de survie dans les villes industrielles favorisaient surtout la « survivance des moins aptes [31][31]L’expression est de l’anglais Karl Pearson. Les idées de… ». Il était donc nécessaire d’envisager des mesures eugéniques de ségrégation, mais surtout de contrôler l’immigration. Le résultat de l’activité de Davenport, de Laughlin et de Grant fut le nouvel Immigration Act de 1924, qui assignait des quotas d’immigration aux divers pays d’Europe (et du monde en général). Celui-ci autorisait 2 % d’immigrants de chaque population selon le recensement de 1890 (ce qui favorisait les immigrants « nordiques » au détriment des Italiens, des Slaves et des Juifs). L’Immigration Act suivait en cela les recommandations du Comité eugénique des États-Unis sur l’immigration sélective, comité dont l’un des présidents n’était autre que Madison Grant. Le rapport précisait que les Européens du Nord et de l’Ouest, plus intelligents, fourniraient « le meilleur matériel pour la citoyenneté américaine ». L’Immigration Act « réduirait grandement le nombre d’immigrants d’un degré inférieur d’intelligence, et d’immigrants fournissant un nombre excessif de membres de nos classes de faibles d’esprit, fous, criminels, et autres groupes indésirables [32][32]Cité dans http://webcom.com/~intvoice/powell.11.html. »

Cette activité et cette propagande ne furent pas sans écho : elles ouvrirent la voie à de nombreuses mesures de protection eugénique dans plus de trente États des États-Unis. Si la ségrégation des Chinois et des Noirs n’avait guère besoin de s’appuyer sur un mouvement eugéniste, celui-ci fit beaucoup pour renforcer les préjugés raciaux envers les Européens du Sud, les Slaves et les Juifs. L’Immigration Act de 1924 constitua l’un des premiers succès de l’eugénisme. Le vice-président Calvin Coolidge avait déclaré en 1923 que « les lois biologiques prouvent… que les Nordiques se détériorent lorsqu’ils sont mélangés avec d’autres races [33][33]Cité par D. J. Kevles, Au nom de l’eugénisme, Paris, P.U.F.,…. » Il était devenu président des États-Unis lors de la promulgation des lois sur l’immigration.

À partir des années 1900, les sentiments de supériorité raciale et biologique des partisans de la « race nordique » étaient si forts que de nombreux États promulguèrent des lois eugéniques allant jusqu’à prescrire la stérilisation (obligatoire ou volontaire, suivant les cas) des « inaptes », tels qu’ils étaient définis par Laughlin. En 1909, le Connecticut promulgua des lois interdisant les mariages des inaptes (ainsi que toute relation hors mariage), l’État de Washington autorisa la stérilisation des récidivistes et des violeurs, et la Californie celle des « faibles d’esprit » – dans le sens très large du terme. L’Iowa passa une loi plus restrictive encore, autorisant la stérilisation des criminels, faibles d’esprit, idiots, alcooliques, drogués, épileptiques et pervers sexuels. Dans les années qui suivirent, le Nevada, le New Jersey, et l’État de New York promulguèrent des lois analogues. Après une première loi restrictive en 1905, l’Indiana promulgua en 1907 la première loi de stérilisation obligatoire : des experts étaient autorisés à faire stériliser des individus dont l’état mental n’était pas améliorable. Cette loi était accompagnée de restrictions interdisant le mariage des déficients mentaux, malades contagieux et ivrognes incurables ; les sujets sortant d’un asile devaient être en possession d’un certificat médical, et les mariages contractés par les résidants de l’Indiana dans un autre État devaient être réexaminés [34][34]Cf. Catherine Bachelard-Jobard, L’Eugénisme, la science et le…. En 1909, la Californie alla plus loin, en autorisant la stérilisation ou la castration des récidivistes et des « faibles d’esprit » de toute sorte. Seize États en 1917, une trentaine en 1930, adoptèrent ainsi des lois eugéniques autorisant, recommandant ou prescrivant la stérilisation de diverses catégories d’individus – aucune ne concernant des « races ou groupes humains », mais des individus considérés comme mentalement et/ou physiquement inférieurs. Certaines de ces lois parlaient de stérilisation volontaire, acceptée par les individus sollicités, d’autres de stérilisation obligatoire. D’autres lois furent néanmoins refusées par la Cour suprême.

Ces lois furent peu mises en pratique dans un premier temps, sauf en Californie. En 1927, un arrêt de la Cour suprême, s’appuyant sur un décret de l’État de Virginie, approuvait la stérilisation de la fille d’une prostituée, Carrie Buck, pour le simple fait qu’elle avait eu un enfant illégitime [35][35]L’affaire « Buck contre Bell ». La stérilisation de Carrie Buck…. Cet arrêté encouragea la mise en pratique de la stérilisation dans de nombreux États. Le nombre de personnes stérilisées de 1907 à 1940 varie selon les estimations de 30 000 à 40 000, dont quelques castrations (Kansas). Le nombre de femmes était assez sensiblement supérieur à celui des hommes, surtout en Californie, où se produisit le tiers des stérilisations. Des lois semblables furent promulguées dans certains États canadiens en particulier dans l’Alberta. Il y a une dizaine d’années se déroulaient encore dans cet État des procès intentés par des femmes stérilisées contre leur gré.

24Le programme des eugénistes allemands des années 1900-1930 ne différait guère du programme eugéniste américain ; Rockefeller et la fondation Carnegie subventionnèrent leurs recherches bien au-delà de cette date.

Dans un ouvrage récent [36][36]Edwin Black, War against the Weak, Londres-New York, Four Walls…, Edwin Black soutient que les eugénistes américains ont directement inspiré le programme d’élimination nazi. Hitler, dans Mein Kampf, aurait félicité les Américains pour leur politique eugénique, et fait preuve d’une connaissance approfondie de l’eugénisme américain [37][37]Black cite, de Mein Kampf, la phrase suivante : « Il y a au…. Ce qui est certain, c’est que les eugénistes californiens éprouvèrent un enthousiasme certains pour les premières mesures eugéniques de Hitler, qu’ils organisèrent une exposition à la gloire de ces mesures en août 1934, à l’occasion de la réunion annuelle de l’American Public Health Association à Los Angeles, après le retour d’un de leurs dirigeants les plus connus, le docteur C. M. Goethe [38][38]Cf. Edwin Black, « Eugenics and the Nazis : the California…, qui déclara à cette occasion :

 

« Vous serez intéressés de savoir que votre œuvre a joué un grand rôle dans la formation de l’opinion du groupe d’intellectuels qui soutiennent Hitler dans ce programme qui fera date. Partout, je me suis rendu compte que leur opinion a été profondément stimulée par la pensée américaine [39][39]Ibid.. »

Plus importante encore sans doute est l’opinion du New England Journal of Medicine, qui, un an après la nomination de Hitler à la chancellerie, écrivait en 1934 : « L’Allemagne est sans doute la nation la plus progressive dans sa limitation de la fécondité des inaptes. »

28Lors de la proclamation de premières lois eugéniques nazies, la majorité de la Société d’éducation eugénique de Grande-Bretagne avait manifesté sa désapprobation face à des mesures jugées trop extensives, appliquées à des groupes entiers. La désapprobation n’alla pas si vite aux États-Unis. Un certain malaise s’installa d’abord, en constatant le nombre des stérilisations (36 000 au moins dans les années 30), les réticences de plus en plus grandes du milieu médical, la compréhension, lente mais continue, de la nature du régime nazi ; les protestations de nombreux cercles juridiques avaient cependant sensiblement transformé l’attitude de l’opinion publique avant la déclaration de guerre, encore que certaines pratiques eugéniques de stérilisation « involontaire » subsistèrent au-delà de la Seconde Guerre mondiale.

Si l’eugénisme aux États-Unis, de 1900 à 1940 – en dehors, bien sûr, de l’eugénisme allemand – constitue, dans l’idéologie comme dans les pratiques de stérilisation, le moment maximal du pouvoir eugéniste, ces pratiques ne se sont nullement limitées aux États-Unis, et sont attestées, à un moindre degré, dans toute l’Europe du Nord, particulièrement dans les pays scandinaves. La France et la Grande-Bretagne en furent relativement exemptes, encore qu’une idéologie eugénique assez virulente ait subsisté en Grande-Bretagne jusqu’à la guerre, et que certains eugénistes français n’aient jamais désavoué l’eugénisme nazi

On peut s’interroger sur la puissance et la popularité de cette idéologie depuis la fin du xixe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La première constatation est qu’elle s’exerça avec une puissance maximale dans les pays à domination protestante. La culture et la religion catholiques semblent en effet avoir opposé une certaine résistance à l’idée d’une amélioration de l’espèce humaine par des moyens humains, amélioration appuyée sur une connaissance scientifique et médicale. Une certaine culture protestante avait, au contraire insisté, à côté de l’éthique du travail, sur la domination de la nature comme signe d’une certaine réussite, où la sélection naturelle faisait parfois bon ménage avec l’idée d’une élection surnaturelle des individus [40][40]Parfois, mais pas toujours. Le regain d’hostilité, de nos…. De dominer la nature à dominer la nature humaine en la transformant, il y avait, certes, plus qu’un pas à franchir, mais une certaine imprégnation culturelle a certainement favorisé la diffusion de l’idée d’un caractère modifiable de la nature physique de l’homme. Dans un pays neuf où l’immigration était à la fois une nécessité et un problème plus importants que dans les pays européens, l’eugénisme américain trouva un terreau où il put prospérer plus aisément que dans le Vieux Continent – si l’on excepte, bien entendu, les programmes de stérilisation, d’euthanasie, puis d’extermination du régime nazi, qui sont loin de se limiter à ce que l’on appelle communément l’eugénisme [41][41]Le racisme essentialiste et l’antisémitisme, sans être absents….

Des thèses de Darwin sur la lutte pour la vie au « darwinisme social », l’écart est immense, et le malentendu profond et malheureusement durable. Du darwinisme social, portant sur la lutte entre individus, au darwinisme social, considérant la lutte des races comme le moteur de l’Histoire appelé à s’effacer avec le progrès de la civilisation, au darwinisme social faisant l’apologie du droit du peuple le plus fort, toute une série d’interprétations biaisées est en fin de compte discernable, ainsi que dans le passage de l’apologie du plus fort à la glorification de la race supérieure, nordique ou teutonique. À toutes ces dérives vint s’ajouter, dans la crainte de la décadence et de la dégénérescence qui caractérise le climat intellectuel précédant immédiatement la Première Guerre mondiale, le fantasme de la survivance du plus faible dans la lutte pour la vie. C’est dans cette hantise que prospéra l’eugénisme, avec son programme d’eugénique positive puis négative, la stérilisation des « inaptes » qui se produisit – sur une échelle relativement réduite – aux Etats-Unis, mais ne s’imposa pas en Grande-Bretagne. Cet eugénisme, surtout dans la forme qu’il prit aux États-Unis, était assez proche de l’eugénisme allemand précédant le pouvoir nazi. Imprégné de racisme, teinté d’antisémitisme, il n’envisagea cependant jamais la suppression de groupes humains entiers.

De Darwin à Hitler [42][42]C’est, encore de nos jours, le titre d’un ouvrage d’André…, nul chemin, nulle filiation, directe ou indirecte, mais une série d’impasses, de trajets fourvoyés, de culs-de-sac faussement articulés. De Darwin au darwinisme social, le rapport existe surtout par des liens très lâches et une série de malentendus. Du darwinisme social au nazisme, une vague analogie, dont le contexte historique dissout les grandes lignes, mais signale les dérives eugéniques possibles. De l’eugénisme aux camps de la mort, le passage d’une pratique biomédicale déshumanisée à un racisme essentialiste désignant des groupes humains entiers à éliminer.

Notes

 

 

  • [1]

    Professeur émérite à l’université de Lille III.

  • [2]

    Voir l’article de D. Becquemont, « Aspects du darwinisme social anglo-saxon », Darwinisme et société, Patrick Tort éd., Paris, P.U.F., 1992.

  • [3]

    Voir D. Becquemont et L. Mucchielli, Le Cas Spencer, Paris, P.U.F, 1998.

  • [4]

    Voir l’article de D. Becquemont, « Développement », in Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, Paris, P.U.F., 1999.

  • [5]

    Voir l’article de D. Becquemont, « Darwinisme social », in Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution, op. cit.

  • [6]

    Dans La Critique du darwinisme social d’Émile Gautier, Paris, Derveaux,1880.

  • [7]

    American Journal of Sociology, n° 12, 1907.

  • [8]

    Lester Ward, qui fait de la lutte des races le moteur de l’Histoire, et s’inscrit donc dans une forme de darwinisme social « holiste », fut toujours un adversaire décidé des théories individualistes et libérales (au sens de libéralisme économique, et non au sens américain) d’Herbert Spencer, en qui l’on voit le représentant le plus évident du darwinisme social de nos jours. Cet antagonisme prouve par lui-même à quel point il est nécessaire de distinguer lutte interindividuelle et lutte entre groupes comme deux théories divergentes à l’intérieur de ce qu’il est convenu d’appeler « darwinisme social’.

  • [9]

    Là où Ward parle de synergie, Gumplowicz parle de « syngénie », sans que la différence entre les deux concepts soit très sensible.

  • [10]

    « Il semble que toute la bassesse dont les hommes sont capables se condense dans ce petit peuple ; non pas que les Juifs aient été au fond plus abominables que le reste de l’humanité, mais la hideur du vice nous stupéfie dans leur histoire parce qu’il s’y montre tout nu », H. S. Chamberlain, Les Fondements du xixe siècle, Paris, Payot, 1913.

  • [11]

    Le Juif actuel était, selon Chamberlain, différent du peuple d’Israël d’autrefois, « déjà passablement contre nature ».

  • [12]

    A. E. Crawley, « Primitive Eugenics », Eugenics Review, 1, 1909-10, p. 278.

  • [13]

    Cf. Daniel Becquemont, « Socialisme et eugénisme en Grande-Bretagne », Mil neuf cent, 12, 2000.

  • [14]

    Francis Galton, « Eugenics, its definition, scope and aim », Nature, 1904, p. 82.

  • [15]

    Une certaine opposition, en Grande-Bretagne, distingue les partisans de mesures eugéniques contraignantes, et ceux que l’on appellera plus tard les « hygiénistes », plus orientés vers la lutte contre l’alcoolisme, la tuberculose et autres maladies contagieuses.

  • [16]

    Karl Pearson, Darwinism, Medical Progress and Eugenics, Londres, Dulau & Co, 1912.

  • [17]

    J. Richard Marshall, Critical Psychology Forum, 95, 1996, p. 15.

  • [18]

    Son ouvrage Heredity in Relation to Eugenics (1911) marque une date importante dans l’histoire de l’eugénisme américain.

  • [19]

    Ce n’est qu’en 1939 que la Carnegie Institution cessa de subventionner l’Eugenics Record Office, qui cessa de fonctionner en 1944.

  • [20]

    Cf. Daniel Becquemont, « Les effets pervers de la protection sociale », revue Mutation, Des sciences contre l’homme, vol. II « Au nom du Bien », Paris, Autrement, 1993.

  • [21]

    Voir Stephen J. Gould, The Mismeasure of Man (La mal-mesure de l’homme), Penguin Books, 1981 ; traduit de l’américain par Jacques Chabert sous le titre La Mal-mesure de l’homme : l’intelligence sous la toise des savants, Paris, Ramsay, 1983.

  • [22]

    H. H. Goddard, The Kallikak family a study in the heredity of feeble-mindedness, New York, The Macmillan Company, 1912 p. 53.

  • [23]

    Ibid., p. 101. Quelle que soit l’aversion que son texte produise en notre siècle, Goddard ne regrette ni ne prône l’institution de ces « chambres de mort » qu’un « esprit d’humanité » lui interdit d’envisager.

  • [24]

    Le terme de « faible d’esprit » ne désigne pas seulement des « débiles légers », mais tout un ensemble d’individus d’apparence normale, qui s’avèrent à la longue peu capables d’accomplir des tâches élémentaires : 300 000 individus dans les États-Unis des années 1920, selon l’estimation de Goddard.

  • [25]

    L’ouvrage de référence à ce sujet demeure celui de S. J. Gould, The Mismeasure of Man, op. cit.

  • [26]

    L’expression vient d’Angleterre, utilisée par R. R. Rentoul, Race culture or Race suicide, Londres, 1906. Cf. D. Becquemont, « Les effets pervers de la protection sociale », op. cit., p. 15.

  • [27]

    Madison Grant, The Passing of the Great Race, or the Racial Basis of European History, New York, C. Scribner, 1916 ; traduction française de E. Assire sous le titre Le Déclin de la grande race, préface de G. Vacher de Lapouge, Paris, Payot, 1926.

  • [28]

    Dans la seconde édition de son ouvrage, après l’entrée en guerre des États-Unis en 1917, Grant métissa les Allemands en leur attribuant du sang « alpin ».

  • [29]

    « Le dominion canadien est bien sûr handicapé par la présence inassimilable de Franco-Canadiens, surtout d’origine bretonne. Les Québécois réussiront à entraver le progrès du Canada et réussiront encore mieux à demeurer une communauté pauvre et ignorante qui n’aura guère plus d’importance au niveau mondial que les Nègres du Sud », Grant, The Passing of the Great Race, op. cit., première partie, ch. 7.

  • [30]

    Ibid. Dans Whiteness of a Different Colour : European Immigrants and the Alchemy of race (Harvard University Press, 1998), Matthew Frye Jacobson voit dans The Passing of the Great Race le Mein Kampf du mouvement eugéniste.

  • [31]

    L’expression est de l’anglais Karl Pearson. Les idées de Madison Grant ne sont guère différentes des théories eugénistes exprimées en Europe à la même époque. L’idée que la sélection naturelle est entravée par les conditions actuelles de la vie urbaine est un lieu commun des eugénistes anglais. Vacher de Lapouge exprime en France la même idée d’une perversion de la sélection naturelle par des « sélections sociales » qui favorisent la prolifération des inaptes. Madison Grant écrivit la préface de l’ouvrage de Vacher de Lapouge.

  • [32]

    Cité dans http://webcom.com/~intvoice/powell.11.html

  • [33]

    Cité par D. J. Kevles, Au nom de l’eugénisme, Paris, P.U.F., 1995 (1ère édition, 1985), p. 139 (Good Housekeeping, février 1921).

  • [34]

    Cf. Catherine Bachelard-Jobard, L’Eugénisme, la science et le droit, Le Monde-PUF, Paris, 2001 ; Jesse Paulding-Smith, « Marriage, sterilization and compulsory laws », Journal of Criminal Law, septembre 1914 ; Mark Haller, Eugenics : Hereditarian Attutudes in American Thought, New Brunswick, Rutgers University Press, 1963, p. 47.

  • [35]

    L’affaire « Buck contre Bell ». La stérilisation de Carrie Buck eut un grand retentissement. C’est à cette occasion que le juge Holmes proclama : « Trois générations d’imbéciles suffisent ».

  • [36]

    Edwin Black, War against the Weak, Londres-New York, Four Walls Eight Windows, 2003.

  • [37]

    Black cite, de Mein Kampf, la phrase suivante : « Il y a au moins un État où existent les prémisses d’une meilleure conception. Naturellement, ce n’est pas notre république allemande, ce sont les États-Unis », sans mentionner quelle édition il utilise.

  • [38]

    Cf. Edwin Black, « Eugenics and the Nazis : the California Connection », San Francisco Chronicle, 9 novembre 2003.

  • [39]

    Ibid.

  • [40]

    Parfois, mais pas toujours. Le regain d’hostilité, de nos jours, de la part de nombreuses sectes protestantes envers la théorie même de l’évolution, témoigne de la variété des réactions des Églises et sectes protestantes aux États-Unis sur le sujet.

  • [41]

    Le racisme essentialiste et l’antisémitisme, sans être absents du mouvement eugéniste allemand avant la prise du pouvoir des nazis, n’en constituent pas la caractéristique principale. Cf. Paul Weindling, L’Hygiène de la race, vol. I, préface de Benoît Massin, Paris, La Découverte, 1998 ; Benno Müller-Hill, Science nazie, science de mort, l’extermination des Juifs, des Tziganes et des malades mentaux de 1933 à 1945, Paris, Odile Jacob, 1989 ; Catherine Bachelard-Jobard, L’Eugénisme, la science et le droit, Paris, Le Monde-P.U.F., 2001.

  • [42]

    C’est, encore de nos jours, le titre d’un ouvrage d’André Pichot, La Société pure : de Darwin à Hitler, Paris, Flammarion, 2000.

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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 17:53

Je vais encore me faire des amis, n'étant ni consensuel ni conventionnel parce que ç'est ma nature, mais également par ce que l'avenir va désintégrer la dissonance cognitive, les blocages, ce sera nécessaire car ce sera une question de survie. Tant pis pour les esprits chagrins !

Henry

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