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réf.

19 août 2026 3 19 /08 /août /2026 13:33

Recherches qui permettent de déduire la descendance d’Ansemund (et Quixol) vicomte de Vallespir pour les lignages de Fenouillet, Castelnou et possiblement de Conflent et Peyrepertuse.

 

__________________________

 

 

Contexte historique dans les comtés catalans de 801 à 988 :

 

1. Contexte : la Marche d’Espagne sous les Carolingiens (fin VIIIe – début IXe siècle)


 


 

  • Après les conquêtes de Charlemagne (notamment Barcelone en 801), les comtés catalans (Barcelone, Gérone, Urgell, Cerdagne, Osona, Pallars, Ribagorce) sont intégrés à la Marche d’Espagne, une zone frontalière de l’Empire carolingien face à Al-Andalus.

  • Les comtes sont nommés par les Carolingiens, alternant entre aristocrates francs et élites locales romanisées ou wisigothiques.

genealogie-du-tronc-commun-des-vicomte-de-vallespir-fenouillet-castelnou-liens-avec-le-conflent-et-peyrapertuse-entre-840-et-988

Marche d'Espagne

Septimanie

1. Royaume de Pampelune
2. Comté d'Aragon
3. Comté de Sobrarbe
4. Comté de Ribagorça
5. Val d'Aran
6. Comté de Pallars
7. Comté d'Urgell
8. Comté de Cerdagne
9. Comté de Besalu
10. Comté de Peralada
11. Comté de Ripoll
12. Comté de Barga
13. Comté d'Empuries
14. Comté d'Osona
15. Comté de Gérone
16. Comté de Barcelone

17. Comté de Roussillon
(Rosselló)
18. Comté de Conflent
(Conflent)
19. Comté du Razès (Rasès)
20. Comté de Carcassonne (Carcassona)
21. Comté de Narbonne (Narbona)
22. Comté d'Agde et de Béziers
(Agde-Besiers)
23. Comté de Lodève (Lodeva)
24. Comté de Melgueil
(Melguelh)
25. Comté de Nîmes (Nimes)

 

 

 

Charlemagne gouvernait son empire par l'intermédiaire des comtés, sous l'autorité d'un «compagnon du roi» appelé comes/comitis (ce qui a donné en français «comte» et «comté») à qui il déléguait l'administration locale. Ce dernier était à la fois un administrateur, un juge, un chef militaire et un percepteur d'impôts. Très souvent choisis parmi les membres de la proche famille de Charlemagne, les comtes furent à l'origine d'une aristocratie dont les liens survivront, malgré les frontières, au morcellement de l'empire carolingien. Parmi eux, le comté qui joua le plus grand rôle fut celui de Barcelone.  Le titre de comte était alors révocable, puis avec le temps celui-ci devint héréditaire, ce qui allait donner lieu à des dynasties comtales catalanes. (source : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan.htm)

 


 


2. Affaiblissement carolingien et autonomisation (IXe siècle)
  • À partir des années 840–870 : L’Empire carolingien se fragmente (traité de Verdun en 843, puis déclin des Carolingiens en Francie occidentale). Les comtes catalans, éloignés de la cour, commencent à s’autonomiser :

    • Les charges comtales deviennent héréditaires (ex. : famille des Borrellides à Barcelone).

    • Les comtes s’appuient sur les évêchés et les monastères pour légitimer leur pouvoir.

    • En 862–878, les Borrellides obtiennent la nomination à la tête de plusieurs comtés (Barcelone, Gérone, Osona) sous Charles le Chauve.

  • Processus de féodalisation :

    • Les comtes transforment leur charge en patrimoine familial, s’arrogeant des droits publics (justice, fiscalité).

    • Ils mènent des expéditions vers le sud (ex. : reconquête de Tarragone en 890) pour étendre leur influence.


3. Naissance des principautés catalanes (Xe siècle)
  • Vers 900–950 : Les comtés catalans deviennent des entités politiques quasi indépendantes, bien que théoriquement vassales des Carolingiens puis des rois de Francie occidentale.

    • Quatre principautés majeures émergent, centrées sur :

      • Barcelone (prééminence symbolique et militaire).

      • Gérone.

      • Urgell.

      • Pallars-Ribagorce.

    • Les comtes de Barcelone (comme Wifred le Velu, 870–897) et ses successeurs (Borrell II, 927–992) consolident leur pouvoir en unifiant progressivement les comtés.

  • Alliances et conflits :

    • Les comtes rivalisent entre eux (ex. : querelles entre Borrellides et Guilhemides (descendants de Guillaume de Gellone).

    • Ils collaborent avec les pouvoirs ecclésiastiques (ex. : évêché de Vic) pour renforcer leur légitimité.


4. L’indépendance de fait (seconde moitié du Xe siècle)
  • 987 : La fin de la dynastie carolingienne en Francie occidentale (avènement d’Hugues Capet) accélère l’autonomie catalane. Les comtes ne reconnaissent plus l’autorité des rois francs.

  • 988 : Le comte Borrell II refuse de prêter hommage au nouveau roi capétien, marquant une rupture définitive avec la Francie. Les comtés catalans deviennent de facto indépendants. En fait le serment d’allégeance initial était réservé aux carolingiens et non aux capétiens, usurpateurs du pouvoir légitime si l’on en juge par la réaction du comte catalan. Mais il y a surtout la réflexion que les alliances locales avec les carolingiens puissent être remises en causes par les capétiens, comme ce fût le cas dès le changement dynastique pour la transition mérovingiens puis carolingiens qui changèrent entièrement l’administration précédente. La reprise en mains des capétiens se fera plus tardivement soit par des opérations de mariages et ou par des conflits comme on le verra avec les Plantagenets entre autre dont les rois refusèrent l’allégeance et en plus demandèrent le trône du suzerain. Pour la catalogne on serait plus dans un mouvement légitimiste et indépendantiste dont une partie des comtés de la marche carolingienne retombera dans l’escarcelle capétienne a l’issue de la croisade Albigeoise, puis sous le règne de Louis XIV au moment de la guerre de succession d’Espagne.


 

________________________________________________________________________________________

___________________________


 

Identification d’Ansemund et variants dans les archives (842 - 998)

 

 

Date

Forme dans la source

Personne / identification

Parenté connue

Titre / fonction

Comté / région

Lieu précis

Référence documentaire

Tradition / source

842-08-21

Ansemundo / Ansemundus

Ansemundus

vicecomes, puis juge

Empúries, Peralada, Besalú, Girona

Empúries, église Saint-Martin

Catalunya Carolíngia, V, doc. 19

original non localisé ; copie XIIIe, Cartoral de Carlemany, pp. 12-14

845

Ansemundi / Ansemundus

Ansemundus, identité à vérifier

témoin

corpus pyrénéen

à déterminer

Catalunya Carolíngia, index anthroponymique

source éditée dans le corpus CATCAR

857

Ansemundus

Ansemundus

témoin / laïc à vérifier

Berguedà (?)

à déterminer

CATCAR, index

acte à identifier dans l'édition

870-879

Ansemundus / Ansemundo

Ansemundus, abbé de Banyoles

abbé de Sant Esteve de Banyoles

Besalú

Banyoles

dossier 870-879

plusieurs actes ; voir ci-dessous

878

Ansemundus

même abbé de Banyoles

abbé, requérant auprès du roi

Besalú / Peralada

Troyes

acte de Louis le Bègue, 878

original perdu ; tradition diplomatique

879-06-26

Ansemundus

même abbé

abbé, demandeur au plaid

Besalú / Peralada

Castelló d’Empúries

Catalunya Carolíngia V, dossier du jugement

original perdu ; plusieurs copies/transcriptions

883-12-19

Ansemundus

Ansemundus distinct ou continuateur à établir

témoin

Girona

à déterminer

CATCAR, index

acte original selon index

889-11-04

Ansemundus

Ansemundus du Biterrois

épouse Columba ; frère Giscalfredus

noble propriétaire

Béziers

Cuminiano / Comiurano, Saint-Geniès

Livre Noir de Béziers, n° 6 selon l'étude

tradition du cartulaire ; acte étudié par Magnou-Nortier

898-04-17

Ansemundus

Ansemundus

à identifier

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

898-04-25

Ansemundus

probablement même milieu que précédent, mais identité non démontrée

témoin / noble selon contexte

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

906-02-19

Ansemundus

Ansemundus de l'entourage de Montolieu

scribe, souscripteur

Carcassonne

territoire carcassonnais

TELMA/IRHT, charte n°2369

original conservé

923

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

926

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

928

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Peralada

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

941-05-18

Ausemundus / Ansemund

Ansemund, seigneur de Camélas

épouse Quíxol ; 7 enfants

seigneur du château de Camélas

Roussillon, Vallespir, Cerdagne, Besalú

Camélas et nombreux alleux

CC VI, doc. 259

original perdu ; copie XVIIIe, ADPO, Fonds Fossa n°50

945

Ansemundus

à identifier

clerc / témoin probable

Osona / Manresa

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

946

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

947

Ansemundus

à identifier

témoin

Manresa

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

951

Ansemundus

à identifier

témoin

Besalú

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

953

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

954

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

955

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona / Roussillon

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

957

Ansemundus

Ansemundus archilevite

archilevite de Vic

Vic / Osona

Vic, puis Montserrat

acte de dotation de Sainte-Cécile, 957

copie XVIIIe ; édition Ramon Ordeig

957

Ansemundus

autre occurrence à examiner

à déterminer

Besalú / Conflent

CATCAR

occurrence indexée

959

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Berguedà, Manresa, Ripoll, Urgell

CATCAR

occurrences multiples

960

Ansemondo

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

962

Ansemundo

à identifier

témoin

Occitanie

CATCAR

occurrence indexée

965

Ansemundus

à identifier

témoin

Barcelona

CATCAR

occurrence indexée

966

Ansemundus

à identifier

témoin

Manresa

CATCAR

occurrence indexée

967

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

969

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

978

Ansemundus

au moins une occurrence ecclésiastique

sacer / scribe dans un acte

Besalú/Girona

à déterminer

CATCAR V

acte à confronter au dossier de Vic

986

Ansemundo

à identifier

témoin

Vallespir

CATCAR

occurrence indexée

997

Ansemundo

à identifier

témoin

Empúries

CATCAR

occurrence indexée

998

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

Les occurrences 842–998 proviennent de l'index anthroponymique de Catalunya Carolíngia ; celui-ci est particulièrement utile pour éviter de manquer les formes Ausemundus et Ansemundo qui ne ressortent pas avec une recherche limitée à « Ansemundus ». (Publicacions IEC)



1. Le dossier de 842 : très solide, et probablement un personnage de haut rang

Le 21 août 842, à Empúries, un tribunal présidé par Gotmar, évêque de Girona, et Alaric, comte d'Empúries, entend une affaire relative aux droits épiscopaux sur les terres de Girona, Besalú, Empúries et Peralada.

La liste des juges donne explicitement :

Ansemundo vicecomiti

C'est donc un Ansemundus vicomte, et non simplement un témoin quelconque. (reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

Le document est particulièrement important pour votre hypothèse parce que son espace politique englobe exactement plusieurs des territoires que vous cherchez :

Empúries → Peralada → Besalú → Girona.

L'original n'est pas localisé ; la tradition principale est le Cartoral de Carlemany, pp. 12-14, copie du XIIIe siècle. L'édition moderne est signalée comme Catalunya Carolíngia, V, doc. 19.

(reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

https://publicacions.iec.cat/repository/pdf/00000336/00000046.pdf


2. L'Ansemundus abbé de Banyoles : 870-879

Ici, nous avons une identification beaucoup plus sûre, car plusieurs documents convergent.

En 879, Ansemundus est explicitement présenté comme :

abbé du monastère de Sant Esteve de Banyoles, situé dans le territoire de Besalú.

Il défend devant le tribunal de Castelló d'Empúries les possessions du monastère contre Obtared, abbé de Sant Policarp de Rasès.

Les biens litigieux sont dans le territoire de Peralada :

  • Sant Joan Sescloses ;

  • Sant Cebrià de Pineda ;

  • Sant Fruitós de la Vall de Santa Creu ;

  • Sant Pere de Rodes. (portalgironi.cat)

Le document est capital parce qu'il fournit un pont documentaire concret entre Besalú, Empúries, Peralada et Razès.

L'original est perdu ; les principales traditions sont :

  • Villanueva, Viage, XIV, ap. XXV, p. 314-317 ;

  • Monsalvatje, Noticias, XI, n° XXXVIII ;

  • Constans, Diplomatari, n° 13 ;

  • Catalunya Romànica, VIII, p. 52. ( portalgironi.cat)

Et surtout, en 878, Ansemundus se rend auprès de Louis le Bègue à Troyes avec l'évêque Teuter de Girona pour obtenir confirmation des possessions de Banyoles. Le précepte royal mentionne expressément les dépendances de Banyoles en Besalú et Peralada. (Caro)

Acte royal de Louis le Bègue, 878 — CARO

Jugement de Castelló d’Empúries, 879

Conséquence généalogique

Cet Ansemundus ne peut pas encore être identifié avec certitude avec l'Ansemundus de Camélas de 941.

Il existe cependant une continuité géographique remarquable :

Ansemundus 842 — Empúries / Peralada / Besalú

Ansemundus 870-879 — Banyoles / Besalú / Peralada / Rasès

Ansemund 941 — Roussillon / Vallespir / Cerdagne / Besalú

Cela justifie pleinement une recherche prosopographique approfondie.


3. L'Ansemundus de Carcassonne, 906

Celui-ci est à séparer provisoirement des deux précédents.

Le 19 février 906, un acte concernant l'exécution du testament d'Acfred, comte de Carcassonne, en faveur de Montolieu porte la souscription :

Signum Ansemundus

puis :

Ansemundus qui hanc scripturam scripsi...

Il est donc le scribe de l'acte, et également souscripteur. (Telma)

Cette pièce est exceptionnelle parce qu'il s'agit d'un parchemin original conservé, aujourd'hui à la BnF, Collection de Languedoc, t. 194, n° 3.

L'IRHT lui attribue le n° 2369 dans Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France. (Telma)

Notice IRHT et fac-similés de l'original de 906

C'est une piste Carcassonne–Razes particulièrement importante

Mais attention : être le scribe de l'acte ne signifie pas être parent du comte Acfred.

Il faut donc classer cet Ansemundus comme :

Ansemundus de l'entourage documentaire de Carcassonne, 906 — identité familiale non démontrée.


4. 889 à Béziers : Ansemundus et son « frère » Giscalfredus pour la villa Cuminiano ouvre la porte au réseau aristocratique Melgueil, Lodève, Nîmes. (peut être en lien avec les barons de Ganges)

Le 4 novembre 889, un Ansemundus, son épouse Columba et Giscalfredus, probablement son frère, vendent à l'évêque de Béziers leur cinquième partie de Cuminiano/Comiurano et de l'église Saint-Geniès.

Le texte dit qu'ils tenaient ces biens de leurs parents, lesquels les avaient eux-mêmes reçus de Charles le Chauve. (OpenEdition Books)

L'étude de l'aristocratie septimanienne rapproche cet Ansemundus de la lignée de Faugères, dans l'environnement de Lunas et du Biterrois. (OpenEdition Books)

Je le classerais donc actuellement :

Ansemundus de Béziers/Faugères, 889 — probablement distinct du groupe catalan.

C'est une distinction importante : le même nom ne suffit absolument pas à établir une filiation Carcassonne → Catalogne.


5. Le dossier extraordinaire de 941 : Ansemund de Camélas

C'est le document qui mérite la plus grande attention.

Le 18 mai 941, Ansemund, seigneur du château de Camélas, et son épouse Quíxol disposent de leurs biens en faveur de leurs enfants.

Le texte porte sur des biens situés explicitement dans :

  • le comté de Roussillon ;

  • le Vallespir ;

  • le comté de Cerdagne ;

  • le comté de Besalú. (Enciclopèdia.cat)

L'original a disparu, mais une copie du XVIIIe siècle subsiste aux Archives départementales des Pyrénées-Orientales, Fonds Fossa, n° 50. (Enciclopèdia.cat)

La référence publiée est :

Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, 18 mai 941. (repositori.udl.cat)

Les enfants

L'acte donne notamment :

  • Sunieffredo, clerc ;

  • Sentilles / Sentill ;

  • Mirone ;

  • Riculfo ;

  • Suniario ;

  • Olibane ;

et une fille Ranlo est également signalée dans l'analyse du testament. (repositori.udl.cat)

C'est extrêmement intéressant pour la prosopographie, car les noms Sunifred, Miró, Sunyer, Oliba et Riculf sont précisément ceux qui circulent dans les familles comtales de Cerdagne, Besalú, Roussillon et Barcelone.

Acte du 18 mai 941 en entier version latine et française

LES CONJOINTS ANSEMON ET QUIXOL VENDENT A LEURS ENFANTS SUNIFRED LE CLERC, SENTILL, MIRO, RICULF, SUNYER, OLIBÀ ET RANLÓ LES ALLEUX QU'ILS ONT DANS LES COMTÉS DE ROUSSILLÓN, CERDAGNE ET BESALÚ, POUR LE PRIX DE CINQ CENTS SOUS « solidi (monnaie d’or en cours à Constantinople). ET DANS DIFFÉRENTS ENDROITS DU VALLESPIR, (voir détail plus bas) Ceci est un acte de cession en échange d’un usufruit sur les domaines jusqu’à leur décès pour la somme précitée de 500 sous d’or.

 

Original perdu.

 

- [UN]. Copie de 1140-1147 au Cartulairel d'Elna, f. 66, perdu.

 

- B. Copie du siècle xvm, certifié par Fossà : Paris, BN, Col. Moreau, vol. 6, suiv. 171-173, ex A.

 

- C.* Copie du XVIIIe siècle, certifié par Fossà : Perpignan, APO, fonds Fossà, 12 J 25, Recueil, tome 11, no. 50, ex A. OBJET : LACVIVIER, Le cartulaire, no. 50, p. 321. Le regest de Lacvivier commence par ces mots : « Vente au même Evêque [Wadalde] par Ausemundus et Kixol, son épouse, de divers alleux", mais il ajoute en note de bas de page : "Alart indique : Vente par Ause- monde et son épouse à leurs enfants». Tous les lieux qu'il répertorie ainsi que leur disposition correspondent à ceux mentionnés dans ce document.

 

« In nomine Domini. Ego Ansemundus et uxor mea Kixol, nos simul in unum, vinditores sumus

vobis Suniefredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario, Olibane et Ranlone femina, empto-

res nostros. Per hanc scripturam vindicionis nostre vindimus nos vobis omnem alodem nostrum

quod nos habemus in comitatu Russilionense, in villa Roderadi, que alium nomen vocant Monte

Schapri vel infra eius fines et termines; et in villa Sancto Felice vel infra eius fines et termines; et in

Riliano vel in eius terminio; et in Ripa fracta vel in eius terminio; et infra terminio de Monte Au-

riolo vel in eius aiacentia; et in valle Agrevolaria vel in eius fines et termines; et in locum ubi vocant

ad ipsas Insulas vel in Monte Nigro vel in illorum fines et termines; sive infra terminio de ipsos vil-

lares qui sunt infra terminio de kastro Chamelas; et infra terminio de Valle Asperi, in locum ubi va-

cant Ulmos vel infra eius fines et termines; et in Monte Bodone sive in suis membris vel in eius vil-

laribus vel in illorum fines et termines; et infra terminio de Bucago, in locum ubi vacant Campo

Cerdana vel infra eius fines et termines; et in locum ubi vacant Uxas ipso villare que vacant de Gai-

ro vel de Gairardo qui fuerunt condam et hodie vacant Gausago, cum illorum fines et termines, to-

tum ah integre.

Et in comitatu Cerdania, in locum ubi vacant Navarando et Talltorta, totum ah integre cum om-

nes fines et termines earum. Et in comitatu Bisuldunense, in locum ubi vacant Biania, in villa que nun-

cupant Cubile Secho vel infra eius fines et termines; et in villa Bevida vel infra eius fines et termines.

In istis iamdictis Iods vel infra illorum fines et termines vindimus nos vobis omnia quantum

quod nos ibidem habemus et hodie retinemus vel hereditare debemus vel que inantea adquirere po-

tueramus, tam in domibus quam in curris, in casas, casalibus, in curris, in curtalibus, in orris, in or-

talibus, in terris et in vineis, pratis, pascuis silvis, garricis, aquis aquarum, molindinis et molinaribus,

et linaribus, vieductibus et reductibus, omnia et in omnibus quantum quod nos ibidem habemus et

hodie retinemus tam ex parentorum quam ex comparatione vel ex comutatione vel que inantea ad-

quirere potuerimus tam quisitum quam ad adquirendum, tam rusticum quam hurbanum, omnia et

in omnibus sic vindimus nos vobis ah omnem integritatem, cum exia et regressia earum, et cum illo-

rum affrontationes, exceptus quod nos in sanctas Dei ecclesias donaverimus. Ipsum quoque alaudem

de Sancto Felice, cum ipsas ecclesias qui ibidem sunt fundatas in honore Sancte Marie vel Sancti

Michaelis vel ipso alode de Riliano sive de Ripa fracta, vendimus sive tradimus in potestates de istos

iam suprascriptos filios nostros, id est Sunieffredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario et

Olibane, ut de ah hodierna die et tempore maneat illis firma potestas. Ranlo quoque femina ista iam

suprascripta non habeat potestatem nec tenere nec possidere nec vindere nec donare nec alienare de

ipsum alode de Sancto Felice nec de Riliano nec de Ripa fracta.

Et accepimus nos vinditores de vos emptores predum sicut inter nos et vos bene convenit in nos-

tra diffinitionis, id est solidatas D, quod vos emptores nobis dedistis et nos vinditores de presente ma-

nibus nostris recepimus, et nichilque de ipso precio apud vos emptores non remansit, est manifestum.

Quem vero hec omnia superius inserta de nostra iure in vestra tradimus potestate, in tale vero

deliberatione ut dum nos vixerimus teneamus et possideamus et exfructare fadamus cunctis diebus

vite nostre, et post obitum nostrum maneat vobis firma potestas sicut superius insertum est. Et si

unus ex vobis migraverit de hoc seculo et filios aut filias legitimos non relinquerit post se qui ad per-

facta etate perveniant, ipsa hereditas revertere fadat ad istos iam suprascriptos illorum fratres qui ad

illum tempus iam venturi erunt. Quod si nos vinditores aud ullus homo qui contra ista scriptura vin-

ditionis venerit pro inrumpendum, quantum ad eo tempore hec omnia superius inserta melioratum

fuerit, in dupla vobis componere fadat. Et inantea ista scriptura vinditionis inrumpere non permi-

tatur, sed plenam in omnibus habeat firmitatem. 

F acta scriptura vinditionis sub die XV kalendas iunii, anno V regnante Ludovico rege, filio Ka-

rulo rege.

Ansemundus, Sig+num Chixilo, nos simul in unum qui ista scriptura vinditionem fecimus et tes-

tes firmare rogavimus. Sig+num Ramaricus. Sig+num Bartolomeus. Sig+num Vivendus. Sig+num

Ingilbertus. Sig+num Frambertus. Sig+num Albaricus. Sig+num Baldericus.

Malangeicus presbiter, qui ista vindictione scripsi et subscripsit die et anno quod supra. »

 

 

 

 

« Au nom du Seigneur. Moi, Ansemundus, et ma femme Kixol, unis comme un seul homme, vous vendons, à Suniefredo le clerc, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario, Olibane et Ranlone la femme, nos acheteurs. Par cet acte de vente, nous vous vendons toutes nos terres situées dans le comté de Roussillon, dans la commune de Roderadi, également appelée Monte Schapri, ou dans ses limites ; dans la commune de Sancto Felice, ou dans ses limites ; à Riliano, ou dans ses limites ; à Ripa fracta, ou dans ses limites ; à Monte Au- riolo, ou à proximité ; dans la vallée d'Agrevolaria, ou dans ses limites ; à l'endroit où l'on appelle les Îles, ou à Monte Nigro, ou dans ses limites ; ou dans les limites des mêmes communes.et confins ; ou dans les limites des villages situés eux-mêmes dans le ressort du château de Chamelas ; et dans les limites de la Valle Asperi, au lieu-dit Ulmos (aujourd'hui désert) ou dans ses limites et confins ; et sur le Monte Bodone, ou dans ses dépendances, ses villages ou leurs limites et confins ; et dans les limites de Bucago, au lieu-dit Campo Cerdana (aujourd'hui désert) ou dans ses limites et confins ; et au lieu-dit Uxas (aujourd'hui désert), dans le village autrefois habité par Gair ou Gairardo et aujourd'hui désert (dit de Gausago), avec toutes leurs limites et confins.

 

Et dans le comté de Cerdagne, aux lieux-dits Navarrando et Talltorta (aujourd'hui déserts), le tout avec toutes leurs limites et confins.

 

Et dans le comté de Besalú, au lieu-dit Biania (aujourd'hui désert), dans la localité désormais appelée Cubile Secho ou dans ses limites et confins ; et dans la localité de Bevida ou dans ses limites et confins. Sur ces terres susmentionnées, ou dans leurs limites et confins, nous vous vendons tout ce que nous y possédons et détenons actuellement, tout ce dont nous devons hériter ou que nous avons pu acquérir précédemment : maisons, fermes, masures, exploitations agricoles, cours, collines, jardins, terres et vignes, prairies, pâturages, forêts, garrigues, cours d'eau, moulins, champs de lin, ainsi que toutes les voies d'accès et dépendances ; en somme, tout ce que nous y possédons et détenons — que ce soit par héritage, par achat, par échange ou par toute autre acquisition passée ou future, en milieu rural comme urbain — nous vous le vendons en toute intégrité, avec les droits de passage et d'accès ainsi que les droits de voisinage, à l'exception toutefois des biens que nous avons donnés aux saintes églises de Dieu. Nous vendons et cédons ledit alleu de San Felice — avec les églises qui y sont fondées en l'honneur de sainte Marie ou de saint Michel — ainsi que les alleux de Riliano ou de Ripa Fracta, à nos fils susnommés, à savoir : le clerc Sunieffred, Sentilles, Miron, Riculf, Suniario et Olibano, afin qu'ils en détiennent désormais la pleine propriété. Ladite femme susmentionnée n'a, quant à elle, aucun droit de détenir, posséder, vendre, donner ou aliéner ces mêmes alleux de San Felice, de Riliano ou de Ripa Fracta. Nous, vendeurs, avons reçu de vous, acheteurs, le prix convenu entre nous, à savoir cinq cents sous (*solidi*), somme que vous nous avez versée et que nous avons reçue ; il est établi qu'aucune partie de ce prix ne demeure entre vos mains. Nous vous transférons légalement la propriété de tous les biens susmentionnés, selon les termes suivants : nous promettons d'en conserver la jouissance et la possession durant toute notre vie, après quoi la pleine propriété vous en reviendra, comme il a été stipulé plus haut. Si l'un de vous venait à mourir sans laisser de fils ou de filles légitimes ayant atteint l'âge adulte, cet héritage reviendrait aux frères susmentionnés alors en vie. Si nous, vendeurs, ou quiconque d'autre, tentions d'enfreindre cet acte de vente, nous serions tenus de vous verser le double de la valeur qu'auront alors acquise les biens susmentionnés. Cet acte de vente est irrévocable et conserve toute sa validité juridique. Il a été rédigé le 15e jour avant les calendes de juin, en la cinquième année du règne du roi Louis, fils du roi Charles. Nous, Ansemund et le seigneur, Chixilo, avons conjointement établi cet acte de vente et appelé des témoins pour le confirmer. Seigneur Ramaricus. Signataire Barthélemy. Signataire Vivendus. Signataire Ingilbertus. Signataire Frambertus. Signataire Albaricus. Signataire Baldericus. Le prêtre Malangeicus, qui a rédigé et souscrit cet acte de vente aux jour et année susmentionnés.


5.1. La question essentielle : qui est Quíxol ?

C'est ici que la recherche devient vraiment intéressante.

Quíxol

941 : Quíxol

→ probablement Quixilona

→ morte 22 février 945

filia Wifredi comitis. (Publicacions IEC)

Une étude de Martí Aurell examine précisément ce document de 941 et les liens de Quixilona avec la famille de Guifred le Velu.

Une hypothèse ancienne identifiait Quíxol, épouse d'Ansemund, à une fille de Delà, comte d'Empúries, et de son épouse Quíxol.

Mais Aurell estime plus vraisemblable qu'elle soit Quixilona, fille de Guifred I le Velu. Il rapproche notamment :

  • son décès en 945 ;

  • une inscription funéraire la donnant comme fille du comte Wifred ;

  • la vente de ses biens en 941 ;

  • les noms des fils d'Ansemund et Quíxol ;

  • et surtout la géographie des biens en Cerdagne, Besalú et Roussillon. (repositori.udl.cat)

L'hypothèse n'est pas certaine, mais elle est beaucoup plus intéressante historiquement que les généalogies en ligne qui donnent directement Quíxol comme fille de Delà sans démonstration documentaire.


 

Le dossier Quíxol / Quixilona est particulièrement intéressant

L'acte du 18 mai 941, CC VI, doc. 259, donne la forme Quíxol pour l'épouse d'Ansemund et énumère les six fils :

Sunieffredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario et Olibane

La copie de l'acte est conservée sous forme de copie du XVIIIe siècle ; l'original est perdu. (Enciclopèdia.cat)

Mais Martí Aurell propose une identification capitale :

Quíxol, épouse d'Ansemund = Quixilona, fille de Guifred Ier.

La preuve indépendante est une inscription funéraire :

Chixiloni Deo dicata, filia Wifredi comitis

Elle donne sa mort au 22 février 945. Aurell estime que l'identification avec la Quixilona d'Ansemund est plus vraisemblable que l'ancienne hypothèse qui faisait de Quíxol une fille de Delà d'Empúries. (Repository UDL)

Mais il faut conserver le niveau de preuve

Identification

Niveau

Quíxol épouse d'Ansemund

certain en 941

Quixilona morte en 945 = épouse d'Ansemund

probable, non démontré

Quixilona = fille de Guifred Ier

certain pour la défunte de 945

Quíxol d'Ansemund = fille de Guifred Ier

hypothèse historiographique forte

Quíxol = fille de Delà d'Empúries

ancienne hypothèse, moins convaincante selon Aurell

L’élément qui renforce Aurell est justement l’onomastique des enfants : Sunifred, Miró, Sunyer, Oliba et Riculf appartiennent au stock de noms des familles comtales de Cerdagne/Besalú/Roussillon. (Repository UDL)



 

5.2. Ansemund : disparition presque complète après 941

Les formes dans le dossier roussillonnais apporte un élément important :

Ansemund / Ansemon / Ansemun / Ansemundo / Ausemund

Ansemund de Camélas n'est plus attesté personnellement après l'acte de 941.

La documentation spécialisée le considère comme connu essentiellement par cet acte. (Enciclopèdia.cat) Cela ne veut pas dire qu’il soit décédé ; il a pu entrer dans un ordre monastique par la suite.


7. Les biens de 941 : un véritable « réseau patrimonial »

Le testament permet de suivre la famille dans plusieurs zones.

Vallespir

Montboló est explicitement mentionné parmi les biens d'Ansemund et Quíxol en 941. (Enciclopèdia.cat)

Roussillon

Camélas, Oms, Llotes et d'autres biens appartiennent au patrimoine familial.

Pour Llotes, la documentation indique explicitement :

en 941, Ansemund et Quíxol disposent de leur alleu de Llotes au profit de leurs enfants.

Et en 1008, l'un des descendants dispose encore d'un bien à Llotes provenant de cet héritage. (Enciclopèdia.cat)

Camélas → Castellnou

L'importance de Camélas est confirmée par la généalogie seigneuriale ultérieure : Ansemund est considéré comme l'ancêtre de la lignée des Castellnou ; son petit-fils Guillem devient vicomte de Vallespir puis la famille prend le nom de Castellnou. (Enciclopèdia.cat)


8. 957 : un autre Ansemundus ecclésiastique, à Vic

Il faut encore distinguer l'Ansemundus de 941 de l'Ansemundus archilevite de Vic.

L'acte de dotation/consécration de Sainte-Cécile de Montserrat en 957 porte parmi les souscripteurs :

Ansemundus archilevita...

Une étude prosopographique de la cathédrale de Vic l'identifie comme :

Ce personnage est donc solidement documenté dans le milieu capitulaire de Vic, et non comme seigneur de Camélas.

Étude prosopographique de la cathédrale de Vic — PDF

L'acte de 957 est également transmis par une copie du XVIIIe siècle, l'original ayant disparu. (Enciclopèdia.cat)


9. Ce que les sources permettent déjà de conclure

Je proposerais actuellement cette reconstruction à trois niveaux de certitude :

Groupe A — Empúries/Besalú, IXe siècle

Ansemundus, vicomte, 842

⬇ probablement milieu aristocratique d'Empúries/Besalú

Ansemundus, abbé de Banyoles, 870-879

Mais la filiation entre les deux n'est pas démontrée.

Le fait qu'un même nom apparaisse à 842 et vers 870-879 dans la même aire est suggestif, mais insuffisant.


Groupe B — Carcassonne/Béziers

Ansemundus de Carcassonne, 906

et

Ansemundus de Béziers, 889

doivent pour l'instant être traités comme deux lignées distinctes du groupe catalan.

Leur proximité géographique et l'onomastique commune justifient une recherche complémentaire, mais aucune filiation directe n'est établie.


Groupe C — Camélas/Vallespir, Xe siècle

Ansemund + Quíxol, 941

est un personnage exceptionnellement bien caractérisé par son patrimoine :

Camélas → Roussillon → Vallespir → Cerdagne → Besalú.

C'est ce groupe qui donne naissance à la future aristocratie de Castellnou/Vallespir, et probablement aussi à la lignée de Fenollet. (Enciclopèdia.cat)


10. Une piste particulièrement prometteuse : 941 → 1000

Le meilleur test généalogique n'est peut-être pas de chercher directement un « Ansemundus père de X », mais de suivre chacun des sept héritiers de 941.

Par exemple :

Ansemund + Quíxol (941)
Sentill
Guillem I, vicomte de Vallespir/Castellnou
Castellnou

et parallèlement :

Ansemund + Quíxol
Pere I ?
Fenollet

L'Enciclopèdia Catalana considère précisément que les patrimoines de la future famille Fenollet autour de Camélas correspondent aux biens répartis par Ansemund en 941, et que les deux lignages présentent une onomastique commune. (Enciclopèdia.cat)

Cela donne un axe de recherche beaucoup plus solide que de simplement aligner les occurrences du nom.


11. Et surtout : Ripoll, Cerdagne et Foix

Pour votre objectif initial, je ne considère pas encore la piste Foix comme démontrée.

Le corpus CATCAR montre des occurrences dans Ripoll, Urgell/Cerdagne, Besalú, Vallespir et Empúries, mais il faut ouvrir les actes individuels avant de transformer une occurrence d'Ansemundus en lien généalogique. L'index montre par exemple des mentions en Ripoll en 959, en Vallespir en 986, et en Empúries en 997. (Publicacions IEC)

Autrement dit :

Ripoll : piste réelle.
Cerdagne : piste très forte autour de 941.
Vallespir : extrêmement forte.
Roussillon : extrêmement forte.
Empúries/Besalú : très forte dès 842.
Carcassonne/Razès : réelle mais probablement autre branche.
Foix : à démontrer par les actes, pas seulement par l'onomastique.



12. Sources primaires / éditions à conserver comme « noyau dur »

Voici les références que je considérerais comme les plus importantes pour poursuivre le dossier :

  1. 842 — Empúries, Ansemundus vicecomes
    Catalunya Carolíngia, V, doc. 19 ; Cartoral de Carlemany, pp. 12-14. (reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

  2. 878 — précepte de Louis le Bègue pour Banyoles
    Recueil des actes de Louis II le Bègue, Louis III et Carloman II, n° 23. (Caro)

  3. 879 — jugement de Castelló d'Empúries
    Catalunya Carolíngia / Constans, Diplomatari, n° 13. (portalgironi.cat)

  4. 889 — Ansemundus + Columba + Giscalfredus, Béziers
    Livre Noir de Béziers, n° 6 / étude Magnou-Nortier. (OpenEdition Books)

  5. 906 — Ansemundus, scribe de l'acte de Montolieu
    IRHT/TELMA, Charte n° 2369, original conservé à la BnF. (telma)

  6. 941 — Ansemund + Quíxol, Camélas
    Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, 18 mai 941 ; copie ADPO, Fonds Fossa n° 50. (repositori.udl.cat)

  7. 957 — Ansemundus archilevita, Vic/Montserrat
    Acte de Sainte-Cécile de Montserrat ; prosopographie de Vic, RP-18. (Déposit Digital UB)

  8. 1008 — héritage de Llotes
    document permettant de suivre la transmission d'un des biens de 941. (Enciclopèdia.cat)

Corpus numérique Catalunya Carolíngia — Institut d'Estudis Catalans

Corpus des chartes originales antérieures à 1121 — IRHT/TELMA


 


 

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_________________________


 

ACTE DE DONATION D’ANSEMUND ET QUIXOL A LEURS SEPT ENFANTS DU 18 MAI 941, domaines, alleux...


 

. Le point de départ : Ansemund + Quíxol, 18 mai 941

L'acte du 18 mai 941, Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, est notre acte fondateur.

Ansemund est seigneur du château de Camélas. Avec son épouse Quíxol, il attribue ses biens à leurs sept enfants : six fils et une fille. Les biens se trouvent dans les comtés de :

  • Roussillon ;

  • Vallespir ;

  • Cerdagne ;

  • Besalú.

L'original est perdu ; nous disposons d'une copie du XVIIIe siècle conservée dans le fonds Fossa, APO/ADPO, n° 50. (Enciclopèdia.cat)

Les six fils sont :

  1. Sunieffredo / Sunifred, clerc ;

  2. Sentilles / Sentill ;

  3. Mirone / Miró ;

  4. Riculfo / Riculf ;

  5. Suniario / Sunyer ;

  6. Olibane / Oliba ;

et la fille :

  1. Ranlo.

Cette liste est donnée explicitement par Martí Aurell à partir de l'acte de 941. (repositori.udl.cat)


 

Acte fondateur : 18 mai 941

L'acte de 941 donne six fils et une fille :

Sunieffredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario et Olibane, plus Ranlo. Les biens sont répartis dans le Roussillon, Vallespir, Cerdagne et Besalú. (Repository UDL)

Le patrimoine comprend notamment :

  • Camélas ;

  • Llotes ;

  • les Illes ;

  • Montescot ;

  • Sant Feliu d'Amunt ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa ;

  • Oms ;

  • Montboló ;

  • Buçac ;

  • Camp Cerdà ;

  • Uixes ;

  • Gosag.

Les biens sont des alleux, donc des propriétés libres, ce qui est capital pour suivre leur transmission. (Enciclopèdia.cat)



 

les six fils sont bien repris à Camélas vers 970

Un index onomastique généalogique donne les entrées suivantes :

  • Miró de Cameles — VV.970

  • Oliba I de Cameles — V.994

  • Ranlo de Cameles — VV.970, épouse Isarn I de Conflent

  • Riculf de Cameles — VV.970

  • Sunifred de Cameles — VV.970, clerc

  • Sunyer de Cameles — VV.970

  • Sentill de Cameles.

(Benasque)

C'est exactement la liste des enfants de 941, à l'exception de Ranlo qui est une fille.

Cela ne constitue toutefois pas encore un acte primaire disant « Miró, fils d'Ansemund ». L'index doit donc être utilisé comme instrument de repérage, pas comme preuve finale.

Mais il donne une direction de recherche beaucoup plus précise : les six enfants ne sont pas des noms fantômes ; la tradition documentaire/généalogique les suit à Camélas vers 970.



 

DETAIL DES ENFANTS DANS LA SUCCESSION


 


 


 

1. 941 → Sentill : le lien est certain


 

Le lien :

Sentill → fils d'Ansemund

est explicitement repris par les sources documentaires et historiques.

La Catalunya Romànica indique sans ambiguïté que :

Sentill, fils d'Ansemund, seigneur du château de Camélas, fut le père de Guillem.

Le dossier de 991 va nous permettre de passer de la simple généalogie rétrospective à un acte familial contemporain. (Enciclopèdia.cat)


 

991 : l'acte qui verrouille la branche Sentill

 

C'est le document le plus important après 941.

Le 9 novembre 991, Sentill et son épouse Adelaida donnent à leur fils Udalgar une série d'alous constituant son héritage.

La référence est :

Catalunya Carolíngia, VI, doc. 607, 9 novembre 991.

Le texte donne :

  • Teulís / Tevolici ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Volpillera ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa ;

dans le comté de Roussillon et le Vallespir. (Publicacions IEC)

Le point généalogique essentiel est la formule :

Ego Sintilles et uxor mea Adaliz ... donatores sumus tibi filio nostro, nomine Udalgario.

Autrement dit :

Sentill + Adelaida → Udalgar.

Et l'édition précise :

Sentill, fils d'Ansemon, seigneur du château de Camélas, fut père de Guillem ; son frère Udalgar fut archiprêtre d'Elne. (Publicacions IEC)
Schéma désormais certain
Ansemund + Quíxol

      Sentill + Adelaida

        ├── Udalgar
        └── Guillem I

Pour Udalgar, la filiation est documentée directement.

Pour Guillem, elle sera confirmée par plusieurs actes.


1. 1. Udalgar (fils de Sentill) : la branche ecclésiastique

L'acte de 991 nous donne Udalgar comme fils de Sentill et d'Adelaida.

Il reçoit son héritage personnel comprenant notamment Teulís. (Enciclopèdia.cat)

Ensuite, il entre dans l'Église.

Il apparaît :

  • vers 1000 comme prêtre ;

  • en 1009 comme archiprêtre d'Elne ;

  • en 1011 et 1022 dans des actes de consécration ;

  • en 1027 comme juge à Cuixà ;

  • en 1030 encore dans une assemblée judiciaire. (Enciclopèdia.cat)

Ainsi :

ANSEMUND

 SENTILL ─── ADELAIDA

 UDALGAR

   └── carrière ecclésiastique
       prêtre → archiprêtre d'Elne

C'est une branche parfaitement documentée :


 

L'acte du 9 novembre 991, Catalunya Carolíngia VI, doc. 607, dit explicitement :

Ego Sintilles et uxor mea Adaliz... donatores sumus tibi filio nostro, nomine Udalgario.

Donc :

Sentill + Adelaida → Udalgar.

L'édition ajoute explicitement :

Sentill, fils d'Ansemon, seigneur du château de Camélas, fut père de Guillem ; le frère de Guillem, Udalgar, fut archiprêtre d'Elne. (Publicacions IEC)
Le patrimoine transmis en 991

Udalgar reçoit des biens à :

  • Teulís ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Volpillera ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa.

Ils se trouvent dans le Roussillon, Vallespir et la Ribera. (Publicacions IEC)

Branche Udalgar
Ansemund

   │

 Sentill ── Adelaida

   │

 Udalgar

   │

 archiprêtre d'Elne

Udalgar est ensuite attesté dans le milieu ecclésiastique d'Elne au début du XIe siècle. (OpenEdition Books)




 

1.2. Guillem I (fils de Sentill) : le futur vicomte de Castellnou

Le même Sentill et la même Adelaida ont un autre fils :

Guillem.


 

Un Guillem, fils de Sentill, apparaît comme vicomte dès 1003

Il est attesté le 8 décembre 1006 dans l'acte d'élection d'Adalbert, abbé de Sant Genís de Besalú.

Il signe :

Vuilielmus vicecomes

donc Guillem, vicomte. (Enciclopèdia.cat)

Puis en 1018, il se désigne comme :

vicecomes Asperiensis

et en 1021 :

vicescomite de Castro Novo.

C'est un jalon capital.

Pourquoi ?

Parce qu'en 1006 il est déjà vicomte, alors que son père Sentill n'est pas présenté comme tel dans l'acte de 991.

On voit donc probablement la transformation :

seigneurie patrimoniale de Camélas → fonction vicomtale de Vallespir → Castellnou.


 

Donc l'évolution est :

Ansemund

   │

 Sentill

   │

 Guillem I

   │

 vicomte de Vallespir

   │

 vicomte de Castellnou

Les sources spécialisées sont très nettes sur cette filiation. (OpenEdition Books)

Le château de Castellnou est documenté à partir de 993 et est construit vers 988-990, sur une portion méridionale de l'ancien territoire de Camélas. (Enciclopèdia.cat)

Conclusion

Ansemund → Sentill → Guillem I = filiation établie.


 


 


Le document de 1012 apporte une preuve supplémentaire

Même si nous dépassons votre limite de 1008, cet acte est très utile pour contrôler la reconstruction.

Le 18 février 1012, Guillem signe :

Wilelmus, filius Sentille

soit :

Guillem, fils de Sentill. (Enciclopèdia.cat)

Cela confirme directement :

Sentill

Guillem

et élimine pratiquement tout doute sur la filiation.



 


 

1.3. Pere I de Fenollet : probablement un autre fils de Sentill

Voilà le point le plus délicat.

Pere I de Fenollet, premier vicomte de Fenollet, apparaît vers 1000.

L'acte fondamental est la donation du 23 février 1000 :

Bernat I Tallaferro, comte de Besalú, donne le monastère de Sant Pau de Monisat / Sant Pau de Fenolhet à Saint-Michel de Cuixà.

Pere signe comme témoin avec Arnau, vicomte de Conflent. (Enciclopèdia.cat)

La Catalunya Romànica dit :

Pere I est fils de Sentill et d'Adelaida, et frère de Guillem I.

Mais la formulation historiographique est prudente : « probablement ». (Enciclopèdia.cat)


 


 

Pourquoi l'hypothèse est forte ?

Parce que les Fenollet possèdent justement des biens autour de Camélas, héritage qui correspond aux biens distribués par Ansemund en 941. (Enciclopèdia.cat)


Le document patrimonial de 1008 est la pièce maîtresse qui confirme le lien

Le 16 mars 1008, Pere I de Fenollet effectue une permutation avec une femme nommée Odda.

Il échange des biens situés à :

  • Illa ;

  • Llotes ;

contre des possessions à :

Et c'est ici que nous avons la connexion patrimoniale la plus forte avec Ansemund.

En 941 :

Ansemund + Quíxol → leurs enfants → alleu de Llotes

En 1008 :

Pere I de Fenollet → possède Llotes et le transmet dans une permutation.

La source sur Llotes précise explicitement que Pere disposait en 1008 de l'alou qui lui venait de ses parents, et mentionne également sa part d'héritage à Illa. (Enciclopèdia.cat)

C'est extrêmement important.

Nous avons :

941
Ansemund + Quíxol

        └── distribution de Llotes aux enfants


                     Pere I ?


1008
Pere possède Llotes
comme bien provenant de ses parents

C'est la meilleure preuve patrimoniale en faveur de la descendance Ansemund → Pere.


 

Llotes devient le « marqueur ADN » de la famille

C'est probablement le meilleur fil conducteur de toute la reconstruction.

941

Llotes fait partie du patrimoine d'Ansemund et Quíxol. (Enciclopèdia.cat)

951

On retrouve Llotas dans une transaction de Sunifred, comte de Cerdagne, avec Cuixà. Le document de 951 montre que Llotes continue à être un espace patrimonial important dans le même secteur. (Publicacions IEC)

1008

Pere I de Fenollet possède un alou à Llotes et l'échange avec Odda. (Enciclopèdia.cat)

Donc :

Ansemund 941 → Llotes → Pere 1008

est une chaîne patrimoniale beaucoup plus convaincante que la seule répétition du nom.

Le document de 1008 est ici très intéressant : Pere échange une partie de son patrimoine de Llotes et Illa contre des biens situés notamment dans le comté de Razès. (Enciclopèdia.cat)

Donc, même si nous ne pouvons pas encore prouver une ascendance directe :

Ansemund de Camélas → Pere de Fenollet → Razès

est maintenant une connexion documentaire réelle vers le Razès en 1008.


 

Pere I est très probablement petit-fils d'Ansemund par Sentill ; la continuité patrimoniale de Llotes fournit un argument indépendant particulièrement fort, mais il manque encore un acte explicitant la transmission entre Sentill et Pere.

 
Pour la raison que : il faut être plus prudent sur l'idée que Llotes aurait été attribué directement à Sentill en 941.

Les sources consultées disent seulement que Llotes faisait partie de l'ensemble patrimonial distribué entre les sept enfants ; elles ne suffisent pas, dans les extraits accessibles, à établir que Sentill en était précisément l'attributaire.

C'est justement pourquoi l'acte de 941 doit être repris ligne par ligne.

Cette distinction est essentielle :

Pere possède Llotes en 1008

Sentill possédait nécessairement Llotes en 941

Pere est nécessairement héritier de Sentill par Llotes seul.

La conclusion actuelle doit donc rester :

preuve patrimoniale forte, mais chaîne successorale incomplète.


 




 

*. Sentill meurt vers 991

Les sources donnent Sentill † après 991. L'acte du 9 novembre 991 est donc probablement l'un des derniers documents le concernant directement.

La chronologie traditionnelle est :

Ansemund → Sentill → Guillem I.

La Catalunya Romànica donne :

  • Ansemund : † après 941 ;

  • Sentill : † après 991 ;

  • Guillem I : † après 1028. (Enciclopèdia.cat)




 

2. 967 : une piste pour Sunifred

Un acte du 25 août 967, Catalunya Carolíngia, VI, doc. 448, est le testament du levita Sunifred.

Il lègue notamment :

  • à Sainte-Marie d'Arles : son alleu de Palaldà ;

  • à Saint-Michel de Cuixà : ses biens de Montboló ;

  • à la cathédrale d'Elne : ses biens de Malloles ;

  • et à son fils Arimany, entre autres biens, des possessions à Brullà, Tatzó d'Avall, La Roca, Elna, etc. (Publicacions IEC)

C'est extrêmement intéressant car Montboló faisait partie du patrimoine attribué par Ansemund et Quíxol en 941.

La Catalunya Romànica propose donc que le Sunifred de 967 puisse être le Sunifred, premier fils d'Ansemund, clerc en 941. (Enciclopèdia.cat)

L'acte de 941 dit :

Sunieffredo clerico.

Or un Sunifred lévite, en 967, dispose de ses biens avant un pèlerinage et lègue notamment :

  • Montboló ;

  • Palaldà ;

  • Malloles ;

et une partie de ses biens à son fils Armany/Arimany.

L'étude de Catalunya Romànica indique explicitement que ce Sunifred de 967 pourrait être le fils d'Ansemund de 941. (Enciclopèdia.cat)

Le rapprochement patrimonial est intéressant :

Montboló apparaît dans le patrimoine d'Ansemund en 941, puis un Sunifred lévite en dispose en 967. (Enciclopèdia.cat)

Arbre provisoire
Ansemund + Quíxol

     Sunifred
     clericus 941

     Sunifred
     levita 967 ?

     Armany

Niveau : B+ / probable.


3. Mais il existe un autre fils : Oliba

Le cas d'Oliba est particulièrement intéressant.

L'acte de 941 le donne comme sixième fils d'Ansemund et Quíxol. (repositori.udl.cat)


En 993/994, un Oliba vicecomes apparaît parmi les grands du Vallespir lors d'un plaid tenu au Castellnou devant la comtesse Ermengarde, veuve d’Oliba Cabreta

Une étude prosopographique récente propose que cet Oliba soit précisément le fils d'Ansemund. (OpenEdition Books)

La Catalunya Romànica dit également que le premier titulaire du nouveau château fut un Oliba (993), probablement le septième fils d'Ansemund. (Enciclopèdia.cat)

Oliba I de Cameles — V.994, vicari Vallespir. (Benasque)

Et nous avons effectivement un Oliba vicomte en 994 à Castellnou.

Constant résume la démonstration de Ponsich :

l'un des fils d'Ansemund, Oliba, serait le vicomte Oliba cité en 994 parmi les proceres du Vallespir.


un autre Oliba vicomte de Peyrepertuse pourrait entrer en concurrence. (OpenEdition Books) et ou ce dernier est il aussi vicomte de Peyrepertuse, ce qui pour ma part serait logique puisqu’il est dans la sphère d’influence de la vicomté de Fenouillet, ç’est une portion de celle ci.

Niveau de preuve

Oliba 941 = Oliba vicomte 993/994 : probable, mais pas démontré.

Cela donne toutefois un scénario très séduisant :

Ansemund + Quíxol

        ├── Sentill
        │    ├── Udalgar
        │    └── Guillem I

        └── Oliba ?
             └── Oliba vicecomes, 993/994 ?

4. Ranlo : la piste Conflent/Urgell

C'est probablement la branche féminine la plus intéressante.

En 941, Ranlo est la fille d'Ansemund et Quíxol.

Le testament lui impose certaines restrictions patrimoniales, probablement afin que les biens ne sortent pas du lignage par mariage. La Catalunya Romànica propose que cette Ranlo puisse être la même personne que :

Ranlo, vicomtesse de Conflent, épouse d'Isarn, et mère de :

  • Sal·la, archidiacre puis évêque d'Urgell ;

  • Bernat, vicomte de Conflent. (Enciclopèdia.cat)

Et nous avons un acte extraordinaire en 974 :

Ranlo, Guisclamundus sacerdos, Guadamir et Esclua, comme exécuteurs testamentaires d'Isarn, vicomte de Conflent, donnent deux alleux à ses fils :

  • Sallane, archidiacre d'Urgell ;

  • Bernard, vicomte de Conflent.

Le premier alleu est Pi, en Cerdagne ; le second Aiguatèbia, dans le Conflent. (Publicacions IEC)

Schéma possible
Ansemund + Quíxol

        │

      Ranlo ?

        │

      Isarn

        │

   ┌────┴─────┐

 Sal·la     Bernat

 Urgell     Conflent
Mais ici je suis plus prudent

Le document de 974 prouve :

Ranlo + Isarn → Sallà + Bernat.

Il ne prouve pas que cette Ranlo soit la fille d'Ansemund.

La source historique considère cette identification comme une possibilité, pas comme un fait acquis. (Enciclopèdia.cat)

Verdict

Ranlo → Isarn → Sallà/Bernat : certain pour le couple de 974.

Ranlo de 974 = fille d'Ansemund : hypothèse sérieuse, non démontrée.

Ranlo 941 = Ranlo vicomtesse de Conflent : hypothèse, pas preuve.

Cela pourrait ouvrir une autre branche très importante vers Cerdagne–Conflent–Urgell.


 

5. Enfant n°3 Mirone.

Le nom est extrêmement intéressant parce qu'il appartient au stock onomastique des familles comtales de Cerdagne/Besalú/Roussillon. Aurell souligne précisément que Miró, avec Sunifred et Sunyer, est un nom caractéristique du groupe comtal guifredien. (Repository UDL)

Mais je n'ai pas trouvé, dans le corpus consulté jusqu'à 1020, un acte qui dise clairement :

Miró, fils d'Ansemund

puis qui permette de suivre une épouse ou des enfants.

Le résultat généalogique indexé qui donne un « Miró de Camélas » vers 970 est insuffisant comme preuve primaire ; il faut retrouver l'acte correspondant dans Catalunya Carolíngia avant de l'intégrer à l'arbre. (Benasque)

Verdict

Miró : fils certain d'Ansemund en 941 ; descendance 941-1020 non établie.


6. Enfant n°4 — Riculf

Même situation.

Le testament donne :

Riculfo.

Le nom est particulièrement intéressant historiquement : Aurell remarque que Riculf appartient à l'onomastique ancienne des familles comtales de Besalú, Cerdagne et surtout Roussillon. (Repository UDL)

pas trouvé actuellement d'acte permettant de construire une chaîne :

Riculf → épouse → fils/fille → biens

avant 1020.

L'index généalogique donne bien un Riculf de Camélas vers 970, mais, là encore, cela demande vérification dans le document original/édition avant d'être considéré comme une identification. (Benasque)

Verdict

Riculf : fils certain d'Ansemund ; descendance non démontrée.


7. Enfant n°5 — Sunyer

Le testament donne :

Suniario.

C'est encore un prénom très significatif.

Aurell relève précisément que Sunyer fait partie des noms caractéristiques du stock onomastique des comtes issus de Guifred. (Repository UDL)

Mais attention à une difficulté énorme : le Xe siècle compte plusieurs Sunyer/Suniarius de très haut rang.

Le Sunyer qui devient évêque d'Elne à la fin du Xe siècle, par exemple, appartient au milieu comtal d'Empúries-Roussillon et ne doit absolument pas être assimilé automatiquement au fils d'Ansemund.

J'ai trouvé un Sunyer de Camélas vers 970 dans un index généalogique secondaire, mais pas encore le document primaire qui établisse son identité et sa descendance. (Benasque)

Verdict

Sunyer : fils certain en 941 ; descendance non démontrée.


Reconstruction acte par acte, 941-1008

Date

Acte

Personne

Ce que l'acte apporte

Filiation

18-05-941

CC VI, doc. 259

Ansemund + Quíxol

Répartition des biens entre 7 enfants

acte fondateur

18-05-941

même acte

Sunifred

fils, clerc

certain

18-05-941

même acte

Sentill

fils

certain

18-05-941

même acte

Miró

fils

certain

18-05-941

même acte

Riculf

fils

certain

18-05-941

même acte

Sunyer

fils

certain

18-05-941

même acte

Oliba

fils

certain

18-05-941

même acte

Ranlo

fille

certain

25-08-967

CC VI, doc. 448

Sunifred levita

possède notamment Montboló ; fils Arimany

identification avec fils de 941 possible

09-11-991

CC VI, doc. 607

Sentill + Adelaida

donnent Teulís, Rellà, Polig, etc. à leur fils Udalgar

Sentill → Udalgar certain

09-11-991

même acte

Udalgar

reçoit son héritage

certain

993

plaid de Castellnou

Oliba vicecomes

premier titulaire associé à Castellnou

Oliba 941 probable

23-02-1000

donation Sant Pau de Monisat

Pere I

premier témoignage sûr de Pere ; futur Fenollet

descendant d'Ansemund probable

1003

documentation vicomtale

Guillem I

apparaît comme vicomte

Sentill → Guillem

08-12-1006

élection de l'abbé de Sant Genís

Vuilielmus vicecomes

Guillem est explicitement vicomte

certain

16-03-1008

permutation

Pere I + Odda

Pere possède Llotes + Illa et les échange contre Torrelles/Razès

fort indice de transmission familiale

Les actes de 991, 1000, 1006 et 1008 sont particulièrement importants pour passer de la généalogie hypothétique à la reconstruction patrimoniale. (Publicacions IEC)


Ce que nous pouvons maintenant dessiner

Je proposerais trois branches issues d'Ansemund, avec trois degrés de certitude.

BRANCHE A — Castellnou : certaine
ANSEMUND + QUIXOL

      SENTILL + ADELAIDA

        ├───────────────┐
        │               │
     UDALGAR         GUILLEM I
        │               │
 archiprêtre          vicomte
   d'Elne            de Vallespir

                    Castellnou

Certitude généalogique : très forte.

La filiation Sentill → Udalgar est donnée par l'acte de 991 ; Sentill → Guillem est confirmée par les actes postérieurs, notamment celui où Guillem se dit filius Sentille. (Publicacions IEC)


BRANCHE B — Fenollet : très probable
ANSEMUND + QUIXOL

      SENTILL

        └── PERE I ?

             ├── vicomte de Fenollet, vers 1000

             └── Llotes + Illa, 1008

Certitude : probable, mais pas au niveau de la branche Guillem/Udalgar.

C'est néanmoins renforcé par la continuité patrimoniale de Llotes. (Enciclopèdia.cat)


BRANCHE C — Oliba : probable
ANSEMUND + QUIXOL

       OLIBA ?

        └── Oliba vicecomes, 993/994 ?
            Castellnou

Certitude : moyenne.

Les sources spécialisées considèrent l'identification comme probable, mais signalent la possibilité d'une confusion avec Oliba de Peyrepertuse. (OpenEdition Books)


 


 

Verdict généalogique au 1008

À la date du 16 mars 1008, je considère la reconstruction suivante comme la plus défendable :

                         ANSEMUND
                    seigneur de Camélas

                    +      QUIXOL

       ┌───────────┬───────┼────────┬────────┬─────────┐
       │           │       │        │        │         │
   SUNIFRED     SENTILL   MIRÓ    RICULF   SUNYER    OLIBA
       │           │                                  │
    Arimany?       │                             Oliba
                   │                            vicecomes?
             + ADELAIDA

          ┌────────┴────────┐
          │                 │
       UDALGAR          GUILLEM I
          │                 │
   archiprêtre d'Elna    vicomte

                       CASTELLNOU

                   ┌────────────────

                PERE I ?

             vicomte de Fenollet

             Llotes + Illa

              permutation
                 1008

                 Razès
Niveau de certitude
  • Ansemund → Sentill : certain

  • Sentill → Udalgar : certain

  • Sentill → Guillem I : certain

  • Ansemund → Oliba vicomte 993 : probable

  • Ansemund → Pere I : très probable

  • Sentill → Pere I : probable, mais pas directement démontré

  • Ansemund → Sunifred 967 : possible/probable, mais identification concurrente

  • Ansemund → Ranlo vicomtesse de Conflent : hypothèse

  • Quíxol = fille de Guifred I : hypothèse historiographique forte, pas certitude

Le point le plus remarquable est que la chaîne patrimoniale Ansemund 941 → Llotes → Pere 1008 vient maintenant corroborer indépendamment la tradition généalogique qui fait de Pere un proche parent de Guillem I. (Enciclopèdia.cat)

Sources primaires à conserver

Le volume VI de Catalunya Carolíngia est ici la source de travail fondamentale : il contient le diplomataire des comtés de Roussillon, Conflent, Vallespir et Fenollet et a été édité par Pere Ponsich, révisé par Ramon Ordeig i Mata, en 2006. (Publicacions IEC)

Catalunya Carolíngia, vol. VI — PDF de l’Institut d’Estudis Catalans

SENTIL DE CAMELES

Une chaîne documentaire particulièrement robuste :

941

Ansemund + Quíxol → Sentill. (Repository UDL)

991

Sentill + Adelaida → Udalgar. (Publicacions IEC)

vers 1000

Pere I de Fenollet, fils de Sentill selon la tradition prosopographique. (Enciclopèdia.cat)

1003

Guillem I, fils de Sentill, apparaît comme vicomte. (OpenEdition Books)

1006

Guillemus vicecomes, à Sant Genís de Besalú. (OpenEdition Books)

1008

Pere I → Llotes + Illa → échange avec Odda → Razès. (Enciclopèdia.cat)

C'est donc déjà une double descendance aristocratique :

                     ANSEMUND

                        │

                     SENTILL

                    + ADELAIDA

                        │

          ┌─────────────┼─────────────┐

          │             │             │

       UDALGAR       GUILLEM I      PERE I

          │             │             │

     Elne/Église    CASTELLNOU     FENOLLET

                                      │

                                    RAZÈS

                                    1008

Et cela explique pourquoi les sources considèrent les familles Castellnou et Fenollet comme issues d'un même noyau aristocratique de Camélas. (Enciclopèdia.cat)



 


 

Pourquoi l'onomastique devient ici une vraie preuve auxiliaire

Aurell fait une observation remarquable.

Dans la descendance de Guifred Ier apparaissent :

  • Sunifred

  • Miró

  • Sunyer

  • Oliba

  • Riculf

et ce sont précisément les noms des fils d'Ansemund et Quíxol en 941, avec Sentill comme nom distinctif.

Il en conclut que l'onomastique suggère un lien avec la famille de Guifred, que ce soit par Ansemund ou par Quíxol. (Repository UDL)

Mais il ne faut pas transformer l'onomastique en acte de filiation.

Je classerais donc :

Personne

941

Correspondance vers 970

Filiation

Sunifred

fils

Sunifred de Camélas, clerc

probable

Miró

fils

Miró de Camélas

probable mais à documenter

Riculf

fils

Riculf de Camélas

probable mais à documenter

Sunyer

fils

Sunyer de Camélas

probable mais à documenter

Oliba

fils

Oliba vicomte, 993/994

probable

Sentill

fils

Sentill 991

certain

Ranlo

fille

Ranlo vicomtesse, 974

possible/probable


Un élément qui renforce considérablement la cohérence : le patrimoine

Le véritable test n'est pas seulement le prénom.

Il faut suivre les alleux.

En 941, le patrimoine d'Ansemund comprend notamment :

Camélas, Llotes, Montescot, Sant Feliu, Rellà, Polig, Vallicrosa, Oms, Montboló, Buçac, Camp Cerdà, Uixes, Gosag. (Enciclopèdia.cat)

Or :

  • Sunifred 967 → Montboló ;

  • Sentill/Udalgar 991 → Rellà, Polig, Vallicrosa, Sant Feliu d'Avall, Teulís ;

  • Pere 1008 → Llotes + Illa ;

  • la famille de Castellnou possède ensuite Camélas, Sant Feliu, Teulís, etc. (Enciclopèdia.cat)

Ce n'est donc pas seulement une répétition de prénoms.

Nous avons une continuité territoriale et patrimoniale extrêmement forte.



 

Arbre révisé au meilleur niveau de preuve

                         GUIFRED I ? 

                     Quixilona († 945)

                             ?

ANSEMUND ─────────────── QUIXOL
seigneur de Camélas           │
          │                   │
          └───────────────────┘

       ┌────────────┼─────────────────────────────┐
       │            │          │        │          │
   Sunifred      SENTILL      Miró    Riculf     Sunyer
      │             │
  Armany?      + Adelaida

             ┌──────┼─────────┐
             │      │         │
          Udalgar Guillem    Pere?
             │      │         │
           Elna  Castellnou Fenollet

                         Llotes, 1008

                            Razès

                    Oliba

              Oliba vicecomes ?
                 993/994

                    Ranlo

                    Isarn

               ┌──────┴──────┐
             Sallà         Bernat
             Urgell        Conflent

Les branches en ? restent explicitement des hypothèses.


 

____________________________________________________________________________________________________________________________

 


 

Actes mentionnant les noms Ansemond / Ansemund / Ansemundus (et variantes)

Documents entre 800 et 1000 — Languedoc, Catalogne, Septimanie et régions voisines


Note préliminaire

Le célèbre Ansemundus (Ansemond), noble goth de Septimanie, comte de Nîmes, Maguelone, Agde et Béziers (752–754), qui livra ces cités à Pépin le Bref en 752 et fut assassiné devant Narbonne en 754, est antérieur à la période demandée. Il n'est pas inclus dans la liste principale, mais il est mentionné rétrospectivement dans des sources postérieures (notamment le Chronicon Anianense).

Les actes ci-dessous sont ceux où le nom apparaît dans des documents datés entre 800 et 1000.

Actes principaux (800–1000)

1. 19 mai 844 — Aspiran et Lignan (pagus de Béziers)

Élément

Détail

Forme du nom

Hansemundus (variante Ransemundus dans le témoin A)

Rôle

Prêtre (presbyter), nommé parmi les Hispani établis à Aspiran et Lignan

Acte

Précepte du roi Charles le Chauve confirmant aux Hispani la quasi-propriété des villas d'Aspiran et d'Albinian (Lignan) dans le comté de Béziers

Lieu d'émission

Monastère Saint-Sernin de Toulouse

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis a Catalunya, doc. XVI, p. 336 ; HGL, t. 2, n° 110, col. 228

URL

publicacions.iec.cat ; archive.org (HGL)


 

Les autres personnes nommées dans le même précepte : Ranemirus, Aurifolio, Elias, Mirabilis (presbyter), Cicila.


2. 4 juillet 870 — Attigny (palais)

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus / Ansemundo

Rôle

Abbé du monastère de Sant Esteve de Banyoles

Acte

Précepte du roi Charles le Chauve, donné à la requête de l'abbé Ansemund, confirmant ce qui avait été accordé à l'abbé Pere (son prédécesseur) en faveur du monastère de Banyoles

Région

Catalogne (monastère en territoire de Besalú) ; acte émis à Attigny (France)

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis, p. 456–457 ; notitia conservée dans un manuscrit du XVIIIe s. de l'Arxiu de la Casa Missió de Banyoles

URL

publicacions.iec.cat


 


3. [Septembre] 878 — Troyes

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Abbé de Banyoles

Acte

Précepte du roi Louis II le Bègue, donné à la requête de l'abbé Ansemund, concédant au monastère de Banyoles l'immunité et la libre élection abbatiale, et confirmant ses possessions (Santa Maria de Romània, Sant Martí de Campmajor, Sant Julià, Sant Miquel, etc.)

Datation

Le document porte la date du 29 mai 878 (indiction X), mais la datation est discutée ; Ramon d'Abadal proposait septembre 878

Région

Catalogne (monastère de Banyoles, territoire de Besalú) ; acte émis à Troyes

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis ; Flórez (1819) ; Villanueva, Viage literario (1850)

URL

publicacions.iec.cat ; cecbanyoles.cat


 


4. 26 juin 879 — Castelló d'Empúries

Élément

Détail

Formes du nom

Ansemundus, Ansemundo, Asemundo (latin) ; Ansemon, Ansemund (catalan)

Rôle

Abbé de Sant Esteve de Banyoles, partie dans le litige

Acte

Jugement (mall públic) présidé par l'évêque Teuter de Girona et le comte Delà d'Empúries, tranchant le litige entre l'abbé Ansemund de Banyoles et l'abbé Obtared de Sant Policarp de Rasès, concernant la possession des cellules de Sant Joan Sescloses, Sant Cebrià de Pineda, Sant Fruitós et Sant Pere, dans le territoire de Peralada

Région

Catalogne (comtés de Girona, Besalú, Empúries, Rasès) ; le document mentionne aussi rétrospectivement le synode d'Attigny (874) et le concile de Troyes (878)

Source

Catalunya Carolíngia V, Els comtats de Girona, Besalú, Empúries i Peralada, doc. 52, p. 92–94 ; Villanueva, Viage, XIV, ap. XXV, p. 314–317 ; Constans, Diplomatari, n° 13, p. 179–182

URL

portalgironi.cat ; cecbanyoles.cat


 

Document original perdu ; connu par les transcriptions de Villanueva (1850), Alsius, Montsalvatje, Morera et Constans.


5. 4 novembre 889 — Béziers

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus

Rôle

Vendeur, avec son épouse Columba et Giscafredus

Acte

Vente à Agilbert, évêque de Béziers, du cinquième de la villa de Cuminiano (Caminiano) et de son église dédiée à Saint-Geniès. Les biens provenaient de leurs parents, qui les tenaient du roi Charles le Chauve. Prix : 25 sous. L'acte est daté de la deuxième année du règne du roi Eudes

Lieu

In territorio Bitirense (pagus de Béziers) ; villa de Cuminiano, localisée dans la viguerie de Lunas (et non à Combejean comme on l'a dit)

Source

Livre Noir de Béziers (Cartulaire du Chapitre de Saint-Nazaire), n° 6, p. 4–6 ; HGL, t. V, n° 10, col. 81 ; Doat, t. 61, fol. 6 r°

URL

gallica.bnf.fr (Livre Noir) ; books.openedition.org


 

Témoins : Sisuldus presbiter, Geirardus presbiter, Teudericus, Lenssinrius, Giran, Cevdas presbiter, Goldaldus, Teveterias, Bernardus presbiter (scribe).


6. c. 888–950 — Biterrois

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemond

Rôle

Mentionné parmi l'aristocratie locale biterroise, liée aux abbés, chanoines, évêques et vicomtes de Béziers, particulièrement à l'évêque Réginard

Acte

Actes intégrés dans le cartulaire du chapitre de Béziers (Livre Noir), dans le réseau des alleutiers locaux

Lieu

Biterrois (région de Béziers)

Source

Article de Claudie Duhamel-Amado, In regno Septimanie, in comitatu et territorio biterrensi (HAL-SHS, halshs-00360289)

URL

shs.hal.science


 

Mention secondaire non isolée à un acte précis ; peut désigner un réseau de personnes plutôt qu'un acte individuel.


7. 7 mai 955 — Comté de Rosselló, villa d'Illa

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundo (ablatif)

Rôle

Propriétaire voisin (son verger sert de limite de propriété)

Acte

Donation par le moine Odiló au monastère de Sant Miquel et Sant Germà de Cuxà d'un alleu dans le comté de Rosselló, dans la villa d'Illa (Insula), avec un mans et un demi-jardin. Le jardin d'Ansemundo forme la troisième borne

Région

Roussillon / Conflent (monastère de Cuxà)

Source

Catalunya Carolíngia VI, Els comtats de Rosselló, Conflent, Vallespir i Fenollet, doc. 350, p. 328

URL

publicacions.iec.cat


 


8. 17 juin 957 — Entre Rosselló et Conflent (villa Illa)

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus

Rôle

Signataire / témoin

Acte

Donation par Suniefred et son épouse Leudeherga au monastère de Cuxà d'un alleu situé entre Rosselló et Conflent, dans la villa Illa, au lieu dit Coxano

Région

Roussillon / Conflent

Source

Catalunya Carolíngia VI, Els comtats de Rosselló, Conflent, Vallespir i Fenollet, doc. 372, p. 341

URL

publicacions.iec.cat


 


9. 19 octobre 957 — Sant Esteve de Banyoles

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Donateur (frère d'Oliba)

Acte

Donations (terres, vignes, maisons) lors de l'acte de consécration de la nouvelle église de Sant Esteve de Banyoles. Les donations concernent des biens à Deovota, Borgonyà, Porqueres, Puigpalter et Vall-llobera

Région

Catalogne (comté de Besalú)

Source

Catalunya Carolíngia V, Els comtats de Girona, Besalú, Empúries i Peralada, doc. 325, p. 293–295. Original conservé à la Biblioteca de Catalunya

URL

cecbanyoles.cat


 


10. Documents 653 et 654 — Comtés d'Urgell, Cerdagne et Berga

Élément

Détail

Forme du nom

Asemundus

Rôle

Non précisé (non accessible dans les extraits PDF disponibles)

Acte

Deux documents du volume VIII de la Catalunya Carolíngia (comtés d'Urgell, Cerdanya et Berga)

Datation

IXe–Xe siècle (le volume couvre les documents antérieurs à l'an mil)

Région

Urgell, Cerdagne ou Berga

Source

Catalunya Carolíngia VIII, Els comtats d'Urgell, Cerdanya i Berga, index des anthroponymes, p. 1011

URL

publicacions.iec.cat


 


11. Document 608 — Comtés d'Urgell, Cerdagne et Berga

Élément

Détail

Forme du nom

Seimundus (variante renvoyant à Asemundus selon l'index)

Rôle

Non précisé

Acte

Document du volume VIII de la Catalunya Carolíngia

Datation

IXe–Xe siècle

Région

Urgell, Cerdagne ou Berga

Source

Catalunya Carolíngia VIII, index des anthroponymes, p. 1047 (entrée Seimundusv. Asemundus)

URL

publicacions.iec.cat


 


Hors période (juste après l'an mil)

12 juin 1012 — Territoire de Barcelona

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Vendeur, avec son épouse Orúcia

Acte

Vente à Olibá Suder d'une vigne dans le territoire de Barcelona, terme del Cogoll antic, pour 5 uncies et 4 mancusi d'or

Région

Catalogne (comté de Barcelona)

Source

Pergamins municipals de Barcelona, pergamins de l'époque du comte Ramon Borrell, n° 100

URL

ddd.uab.cat


 


Personnage antérieur à 800 (exclu de la liste principale)

Ansemundus, comte goth de Nîmes (752–754)

Noble goth de Septimanie, comte de Nîmes, il livra en 752 les cités de Nîmes, Maguelone, Agde et Béziers au roi Pépin le Bref. Il fut tué en 754 devant les portes de Narbonne par un de ses domestiques, Ermen(i)ard, mandaté par un parti de Goths hostiles à l'alliance franque. Il est mentionné dans le Chronicon Anianense et dans de nombreuses sources postérieures, mais les actes le concernant sont antérieurs à 800.

Sources : Wikipedia (fr) ; Chronicon Anianense


Sources et corpus consultés

Corpus

Description

URL

Histoire générale de Languedoc (HGL)

Dom Devic et Dom Vaissète, 5 volumes (1730–1745), éd. augmentée par Du Mège et Paya (Toulouse, 1840–1846)

archive.org

Catalunya Carolíngia (vol. I–VIII)

Institut d'Estudis Catalans, 1926–2020. Recueil d'environ 5 000 documents des IXe–Xe siècles

iec.cat ; catcar.iec.cat

Livre Noir de Béziers

Cartulaire du Chapitre de Saint-Nazaire de Béziers (816–1209), éd. J. Rouquette (1918)

gallica.bnf.fr

Cartulaire du Chapitre de Notre-Dame de Nîmes

213 chartes (834–1156)

archive.org

Pergamins municipals de Barcelona

2 688 documents (885–1908)

ajuntament.barcelona.cat

Duhamel-Amado, In regno Septimanie

Étude de l'aristocratie biterroise (fin IXe–fin Xe s.)

shs.hal.science

Duhamel-Amado, Les vicomtes de Béziers et d'Agde

Étude des vicomtes du Biterrois

books.openedition.org

Centre d'Estudis Comarcals de Banyoles

Monestirs i territori (Quadern 33)

cecbanyoles.cat

Portal Gironí d'Història i Genealogia

Transcription du jugement de 879

portalgironi.cat

Foundation for Medieval Genealogy

Catalan nobility, Toulouse nobility

fmg.ac


 


Note méthodologique

Ce dépouillement est provisoire. Les corpus suivants ont été consultés partiellement :

  • Catalunya Carolíngia vol. VI (Rosselló, Conflent, Vallespir, Fenollet) : deux mentions trouvées (docs. 350 et 372).

  • Catalunya Carolíngia vol. VIII (Urgell, Cerdanya, Berga) : l'index signale les docs. 653, 654 (forme Asemundus) et le doc. 608 (forme Seimundus), mais les textes complets n'étaient pas accessibles en ligne.

  • Catalunya Carolíngia vol. VII (comté de Barcelona) : non dépouillé intégralement.

  • Cartulaires d'Elne, Cuxà, Arles-sur-Tech, Ripoll : non dépouillés.

  • TELMA / Chartae Galliae (CNRS) : non accessible par recherche directe sur le nom.

Les noms de famille germaniques en Ans- peuvent présenter de nombreuses variantes graphiques (Anse-, Ansem-, Asem-, Hansem-, Ransem-, Seim-), ce qui rend la recherche exhaustive difficile sans accès aux index imprimés complets.


 

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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 17:00

Pour cette partie on a une approche nettement plus traditionnelle historique, mais également une analyse stratégique et militaire, tout aussi intéressante.

 

Henry

Je serais un peu plus modéré quand aux libertés religieuses sous les rois wisigoths, au VIème siècle une politique plutôt favorable aux juifs, puis un retournement au VIIème siècle ; qui correspond à l'avènement de Récarrède et de sa conversion de l'arianisme au "catholicisme". 

Pour ce qui concerne la suite de l'invasion de la Septimanie par les mulsumans j'ai déjà fait un article sur le sujet il est posté en fin de cette rubrique.

 

Henry

 

 
  • 711715 : Agila II ; nommé Akhila dans les sources arabes ; peut-être le fils de Wittiza, opposé au roi Rodéric, règne en Tarraconaise et en Septimanie ;
  • 715720 : Ardo ; peut-être le frère d'Agila II, il règne en Septimanie et frappe monnaie à son effigie, signe de pouvoir

Agila s'il n'est pas un fils de Witiza peut être un tuteur d'Ardo (Ardabast) qui lui est bien un des  fils de Witiza, comme Olemund (Ansemund) , car il avait un ancêtre nommé Ardabast. Ardo est bien décédé après 720, un chroniqueur arabe date sa mort en 756, on peut transiger plus tôt, en 752 ç'est Ansemund (pour moi certainement son fils, puisque ç'est un prénom familial ) (comte des villes de Nîmes, Beziers, Adge, Maguelone) qui les livre aux Francs caroligiens en l'occurrence Pépin le Bref, vous avez l'explication dans mon article qui suit.

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24 mai 2025 6 24 /05 /mai /2025 19:51
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18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 18:59

Du roi wisigoth Witiza à Ansemund : généalogie Assalit –Assailly, Rennes le château (Partie I)

 

Chronologie

 

 

* 711 : Les Arabes débarquent en Espagne près de Gibraltar "djabal-al-Tariq" du nom du chef berbère "Tariq Ibn Ziyad" qui a vaincu le dernier Roi des Wisigoths d'Espagne Rodrigue ou Rodéric Roi de (710) à sa mort en (†711).

 

* 719 : Les Arabes franchissent les Pyrénées.

 

* 720 : Les Arabes prennent Narbonne. Ils prennent le contrôle de la Septimanie, le Languedoc actuel. Narbonne reçoit une colonie Musulmane.

 

* 721 : Echec des Arabes commandés par El-Samh, mettent le siège devant Toulouse. Le 11 Mai 721, El-Samh périt au cours de ce siège. L'armée Arabe n'est sauvée de la déroute et ramenée en bon ordre à Narbonne que grâce à Abd-er-Rahman. Les Arabes ne peuvent prendre le contrôle de l'Aquitaine. Mais en (725), commandés par Ambizah, ils prennent Carcassonne et Nîmes, en (730), Avignon. Ils lancent des raids dans la vallée du Rhône jusqu'à la Bourgogne. Ils pillent Autun, saccagent Beaune, Sens n'est sauvée qu'en payant un tribut. Des incursions en Gévaudan, en Rouergue et dans le Velay ruinent ces pays.

 

* Octobre 732 Bataille de Poitiers (Joué les Tours exactement) entre les troupes Franques commandées par Charles Martel et l'armée arabe commandée par Abd-er-Rahman qui règne à Cordoue. Ce dernier avait envahi l'Aquitaine à la poursuite d'un chef berbère Munuza qui avait signé un accord avec Eudes, duc d'Aquitaine, contre lui.L'armée Franque remporte la bataille.

 

* 741 : Mort de Charles Martel. Ses fils Pépin le Bref vers (715) maire du palais en (741) Roi des Francs en (751)-(768) et Carloman vers (715) maire du palais d'Austrasie en (741)-(754) lui succèdent.

 

* 742 : Pépin le Bref et Carloman soumettent les Aquitains.

 

* 743 : Pépin le Bref et Carloman décident de remettre comme Roi des Francs, Chiléric III Roi des Francs de (743) à (751) mort en (†754), fils de Chilpéric II (670) Roi de Neustrie en (715)-(721).

 

* 747 : Carloman remet à son frère l'Austrasie. Il part alors pour Rome où le pape Zacharie pape en (741)-(752) lui accorde l'habit monastique.

 

* 751 : Pépin le Bref est proclamé Roi des Francs par l'assemblée du peuple à Soissons. Il obtient l'accord du pape Zacharie et reçoit l'onction de St Boniface. Le Roi Childéric III ainsi que son fils Thierry sont exilés dans les abbayes de St Bertin et de St Wandrille. Pour faire disparaître les symboles du pouvoir royal propre aux Rois Mérovingiens, ils sont, au préalable, tondus.

 

* 756 : Un Prince de la dynastie des Omeyyades de Damas renversée par les Abbassides de Bagdad, Abd er-Rahman ben Mouayia, ayant pu fuir dans le Maghreb, puis en Espagne, réussi à prendre le pouvoir à Cordoue. Il pourchasse alors les partisans des Abbassides en Espagne.

 

* 759 : Pépin le Bref prend Narbonne et Carcassonne. Les Arabes sont chassés de Septimanie qui passe sous le contrôle des Francs.

 

* 760-768 : "5" campagnes sont entreprises par Pépin le Bref contre les Aquitains pour réduire leur rébellion.

 

* 768 : Pépin le Bref reçoit une ambassade des Abbassides de Bagdad.

 

* 24 Septembre 768 : Mort de Pépin le Bref. Ses "2" fils, Charles, le futur Charlemagne, et Carloman lui succèdent.

 

* 777 : Le wali Gouverneur de Barcelone, Sulaymân al-Arabi, et de Huesca viennent rencontrer Charles à Paderborn pour solliciter son appui dans leur révolte contre l'émir de Cordoue.

 

* Mai 778 : Charles décide de réunir une importante armée composée de Francs, de Bourguignons, de Provençaux, de Lombards, de Bavarois et de Septimaniens. L'armée est divisée en "2": un corps commandé par Charles franchit les Pyrénées en pays Gascon par le col d'Ibaneta, l'autre passe par le col du Perthus. Charles s'empare de Pampelune.

 

* Août 778 : Les "2" corps d'armée se rejoignent devant les murs de Saragosse. Les habitants de la ville et le wali, Hosein ben Yahia, résistent. Les négociations échouant, après "2" à "3" semaines, Charles renonce et fait demi tour. Sur son chemin il fait raser les murailles de Pampelune.

 

* 15 Août 778 : Au col de Roncevaux, l'arrière-garde de l'armée est attaquée par des montagnards Gascons, les Vascons, que l'on peut traduire par Basques. Un des lieutenants de Charles, le Comte Roland, est tué et les Francs sont massacrés.

 

* 781 : Louis, fils cadet de Charlemagne, futur Louis 1er le Pieux, devient Roi d'Aquitaine à (3) ans. Il représente le Roi des Francs sur un territoire où son autorité est contestée et il permet de lui accorder une certaine autonomie.

 

* 785 : Les habitants de Gérone livrent leur ville à Charles.

 

 

* 789 : Les habitants d'Urgel et de Cerdagne livrent leur région à Charles.

 

* 793 : L'émir de Cordoue Hicham Ier attaque Narbonne et arrive aux portes de Carcassonne, mais il échoue.

 

* 8 juin 793 : Le "1er" raid connu des Vikings s'abat sur le monastère de Lindisfarne au nord de l'Angleterre. Mise à sac de l'abbaye et meurtre de nombreux moines. Cette attaque a un retentissement important dans l'Europe Chrétienne.

 

* 797 : Borrel, Comte d'Urgel Cerdagne, s'empare de plusieurs localités au delà des Pyrénées.

 

* 4 avril 801 : Louis Ier, dernier fils de Charlemagne et Roi d'Aquitaine, s'empare de Barcelone. Il en laisse la garde à Béra, Comte de Razès et de Conflent. La marche d'Espagne "Marca Hispanica" peut alors être constituée. Elle comprend "5" comtés.

 

* 804 : Fondation de l'abbaye de Gellone à St Guilhem le Désert par Guillaume de Gellone.

 

* 809-811 : Plusieurs offensives contre Tortosa. Echec des Francs pour atteindre l'Ebre. La marche d'Espagne reste délimitée par le cours du Llobregat.

 

* 813 : L'ermite Pelayo a en rêve une vision du tombeau de St Jacques. Il est guidé par une étoile vers un champ, le champ de l'étoile, soit "campus stellae" en latin, qui deviendra Compostelle. *

 

* 820 : Le Roi de Galice Alphonse II le Chaste fait construire une "1ère" basilique sur les lieux de la sépulture à St-Jacques de Compostelle. L'évêque d'Iria Flavia, Théodomir, décide alors de transférer l'évêché sur le site de la tombe de St Jacques, évangélisateur de l'Espagne.

 

* 826 : L'émir de Cordoue Abd al-Rahman II assiège Barcelone défendue par Bernard de Septimanie.

 

 

* 838 : 13 Décembre Mort de Pépin 1er d'Aquitaine. Louis 1er le Pieux donne le royaume d'Aquitaine à son fils cadet, Charles le Chauve au lieu du fils de Pépin 1er, Pépin II (824) Roi est déposé en (852)-(865). Ce dernier est cependant choisi comme Roi par la noblesse d'Aquitaine, en particulier Bernard de Septimanie, fils de Guillaume, fondateur de l'abbaye de Gellone.

 

* 841 : Les Arabes commandés par Al-Iskandaruni franchissent les Pyrénées.

 

* 25 juin 841 : Bataille de Fontenoy en Puisaye entre Lothaire, fils aîné de Louis l'empereur Louis le Pieux, allié à Pépin II d'Aquitaine et Charles le Chauve allié à Louis de Germanie. Charles le Chauve emporte la bataille.

 

* 14 février 842 : Serment de Strasbourg prononcé par Louis le Germanique et Charles le Chauve devant leurs troupes pour confirmer leur alliance contre Lothaire. Ce serment est le plus ancien témoin qui nous soit parvenu d'un texte en langue Française et en langue Allemande.

 

* 843 : Les "3"trois fils de Louis le Pieux signent le traité de Verdun partageant l'Empire Carolingien. Il met la Provence dans le royaume de Lothaire, nouvel empereur d'Occident (840)-(855). Pépin II d'Aquitaine peut gouverner l'Aquitaine après le traité de Verdun.

 

* 844 : Les Vikings remontent la Garonne jusqu'à Toulouse, puis la Dordogne. Bernard de Septimanie, Comte de Barcelone et Duc de Septimanie, fils de Guillaume de Gellone et petit cousin de Charlemagne, est exécuté pour avoir soutenu Pépin II contre Charles le Chauve. Charles le Chauve nomme à sa place Sunifred Marquis de Gothie. Bataille de Clavijo. St Jacques serait apparu, monté sur un cheval blanc, pendant la bataille au côté des Chrétiens contre les Maures. Cela donnera à St Jacques son surnom de Matamore – "tueur de Maure".

 

* 848 : Guillaume de Septimanie, fils de Bernard, s'empare de Barcelone. Il est exécuté l'année suivante.

 

 

* 862 : Siège de Toulouse par les Vikings.

 

* 864 : Raid Viking en Aquitaine.

 

* 6 juillet 985 : Barcelone est mise à sac par les troupes du Calife de Cordoue, Al-Mansûr. La ville est incendier et ses habitants sont tués ou emmenés en captivités.

 

* 997 : Les Sarrasins d' Al-Mansûr s'emparent de St Jacques de Compostelle. Ils détruisent le sanctuaire. La cathédrale Romane est rapidement reconstruite (1078)-(1125).

 

 

* 1020 : Attaque navale de Narbonne par les Sarrasins.

 

Source

 

 

Witiza : Roi des Wisigoths d'Espagne (702-710).

 

Associé au trône depuis 700 par son père Égica, il ne régna qu'à la mort de celui-ci (702). Il convoqua aussitôt le XVIIIe concile de Tolède qui aggrava les mesures contre les juifs et fit ajouter de nouvelles dispositions au Liber iudiciorum. Il associa son fils Akhila au trône en Septimanie et en Tarraconaise.

Witiza n’est pas élu par la noblesse wisigothe bien qu’il fût couronné et oint comme il se doit, ç’est ce que lui reprochèrent les factions goths lors de l’élection de Roderic (fils du duc de Cordoue)

 

Wittiza a laissé au moins trois fils en bas âge selon un historien andalou du Xe siècle, Ibn al-Qūṭiyya : Agila (Agila II), Ardabast (peut-être Ardo), et Olmund (ou Ansemund), qui seront évincés par Rodéric. Flavio Ataúlfo, magnat galicien, serait un petit-fils de Wittiza

 

 

 

Agila II Roi des Wisigoths (710/711 – 713/714)

 

Une partie de la noblesse wisigothique, en particulier celles qui avaient bénéficié du roi Witiza, s'opposèrent à l'élection de Rodrigo comme roi. Cette opposition semble avoir choisi Agila II comme roi et aurait le soutien de la famille Witiza. Son domaine semble s'être limité à Tarragone et à la Narbonnaise, c'est-à-dire à la vallée de l'Èbre et au nord jusqu'à la Septimanie .

Au début, il a probablement aidé les musulmans – et peut-être même leur a-t-il demandé leur aide – pour vaincre Rodrigo, avec qui il avait un conflit sur la succession au trône de Witiza. Mais ses vœux furent coupés court par la décision de Mūsà , gouverneur de l'Afrique du Nord, d'incorporer la péninsule ibérique au califat. Mūsà lui-même a mené une incursion à travers la vallée de l'Èbre (713) obtenant la soumission de Fortún Casio , ce qui réduirait le soutien à Agila II. Et il se peut même qu'Agila soit décédée à ce moment-là et que certains nobles de la région aient décidé de signer un pacte avec les musulmans.

Agila II n'est mentionnée que dans la Continuatio codicis C Parisini , une version qui continue la Chronica regum Visigothorum  qui est consignée dans un manuscrit du XIIe siècle. Cette liste ne mentionne pas Rodrigo et indique que Witiza a été remplacé par Agila et après trois ans par Ardo . Agila n'apparaît pas dans la Chronique mozarabe de 754 ni dans les chroniques asturiennes ultérieures. Cependant, son existence est corroborée par des découvertes numismatiques portant son nom dans les ateliers de Saragosse, Gérone, Tarragone et Narbonne.

 

 

 

Olemund (Ansemund) – Séville ?, v. 742] Fils du  roi wisigoth Witiza

 

Comme ses frères Ardabasto et Agila, Olemundo a conclu un pacte avec les envahisseurs musulmans à l'époque du calife  al-Walīd I. De cette manière, les descendants de Witiza ont pu conserver d'immenses propriétés foncières.

Selon le chroniqueur Ibn al-Qutiyya¹, l'arrière-petit-fils d'Olemundo, Olemundo et ses frères ont participé à l'invasion musulmane ultra-rapide, se positionnant contre le roi Rodrigo

Lorsque Ṭāriq ben Ziyād entra en al-Andalus, au temps d'al-Walīd ben ʿAbd al-Malik, Rodrigo écrivit aux fils du roi [Witiza], qui étaient déjà jeunes et montaient à cheval, leur demandant leur aide et que leurs mains se joignent front contre l'ennemi. Ils ont mobilisé des troupes à la frontière [de Tolède], ont avancé et ont campé à Secunda, car ils ne faisaient pas confiance à Rodrigo pour entrer à Cordoue. Et [Rodrigo] sortit vers eux. Ils ont ensuite marché pour rencontrer Ṭāriq. Lorsque les deux camps se firent face, Olmundo et ses frères s'accordèrent pour trahir Rodrigo, et cette nuit-là ils envoyèrent des messagers à Ṭāriq, pour l'informer que Rodrigo avait été l'un des chiens de son père, de son entourage, et ils lui demandèrent pour l' homme, s'ils partaient le lendemain avec lui, et qu'il leur attribuât les terres de son père, qui étaient de trois mille terres, après ce qu'on appelait « la part choisie des rois ». Quand le matin se leva, eux et ceux qui étaient avec eux rejoignirent Ṭāriq, et ils furent la cause de la victoire.

Lorsqu'ils arrivèrent à lui, ils lui dirent : « Es-tu toi-même un émir ou y a-t-il un émir au-dessus de toi ? » ben Nuṣayren Ifriqiya pour consolider [leur lien avec lui]. Ils lui ont demandé d'écrire à [Mūsà] au sujet de leur liaison avec lui et de l'engagement qu'il [Ṭāriq] leur avait donné. Il l'a fait, et ils sont allés à Mūsà, et l'ont trouvé dans sa marche [vers al-Andalus], près du territoire des Berbères, avec l'écriture de Ṭāriq sur la façon dont ils avaient accepté la soumission, et la condition qu'il avait établie avec eux. Mūsà ben Nuṣayr s'adressa [au calife] al-Walīd ben ʿAbd al-Malik, et ils se présentèrent devant lui, qui formalisa pour eux les fiançailles de Ṭāriq ben Ziyād, et garantissait ainsi à chacun d'eux un acte, et dans ses actes était : "qu'ils ne se lèveraient pas devant quiconque entrait en leur présence ou sortait."

La plupart de ses possessions étaient concentrées dans l'ouest d'al-Andalus, c'est pourquoi il a établi sa résidence habituelle à Séville. Olemundo dut mourir vers l'an 742. A cette époque son frère Ardabasto tenta de s'emparer de tous ses domaines au détriment de ses neveux.

Cependant, les fils d'Olemundo ont engagé une expédition de navires à Séville et sont allés demander une audience au calife Hisham à Damas. Le calife reconnut ses droits et força Ardabasto à restituer ce qu'il s'était illégalement approprié (743).

progéniture d'Olemundo

 

  • Sara, dite la Goda , l'aînée de la fratrie, s'installe à Séville.
  • Abbas ou Oppas, évêque de Séville.
  1. L'historien andalou Abū Bakr IbnʿUmar Ibn Al-Qutiyya était un descendant de la famille Witiza, en particulier de Sara la Goda. Il a écrit la chronique  Tarij Iftitah al-Andalus (Histoire de la conquête d'al-Andalus). Une traduction partielle peut être consultée dans Viguera Molins, María Jesús (2011). La conquête d'al-Andalus selon Ibn al-Qutiyya (Xe siècle). Aljaranda 81.

 

_______________________________________

 

 


 

 

ARDABAST – ARDEBAST – ARDO – ARDON  : roi de Septimanie,

 

Ardo (diminutif de Ardebast), de la famille des Balthes est né au début du VIIIe siècle, vers 702/09 et décédé après 756, selon la Foundation for Medieval Genealogy[1].

 

'Ardo, Ardón pour les Espagnols, Ardabast, est le dernier rois du Regnum Visigothorum [2]. Il règne en Septimanie de 713 à 720.

 

Une source rédigée en Septimanie ou en Catalogne, en 828, le Laterculus regum visigothorum précise que Agila II (Almounz-Akhila II) est roi de la Narbonense y de la Tarraconense, des yacimientos de Narbona, Lérida, Gerona, Tarragona y Zaragoza Manzano[3], pendant trois ans après la mort du Roi Wittiza en 710. Ardo lui succède et reste roi en Septimanie, durant sept années[4].

 

De nombreux historiens germaniques pensent qu'Ardo, le successeur de Agila II (Akhila II), pourrait être Ardebas, fils de Wittiza[5]. En fût il autrement, qui pût alors légitimement succéder à Agila II sinon son frère, la question ne se pose même pas.

 

Selon la Foundation for Medieval Genealogy, Ardo est le fils du Roi Wittiza et le frère de Agila II (Akhila II)[6].

 

Ardo ou Ardón ne figure que dans la continuation de la Chronica regum Visigothorum, dans la soi-disant Continuatio Codicis C Parisini. L'histoire officielle parle du dernier roi wisigoth Rodéric d'Hispanie (688-711), vaincu et tué par les musulmans dans la bataille de Guadalete, en 711, et de Pelayo des Asturies, peut-être car son royaume se limite à une zone limitée au nord-est[7].

 

 

Ardabast dans les sources arabes. Fils cadet du roi wisigoth Witiza et comte des chrétiens de Cordoue

Comme ses frères Ansemund et Agila , Ardabast, après avoir trahi le roi Rodrigo , a conclu un pacte avec les envahisseurs musulmans à l'époque du calife  al-Walīd I. De cette manière, les descendants de Witiza ont pu conserver d'immenses propriétés territoriales.

Selon les chroniqueurs arabes, Ardabasto était célèbre pour sa richesse, sa ruse et ses talents sociaux et de négociation. Il possédait de nombreuses propriétés, plus d'un millier, réparties dans la partie médiane d'al-Andalus, peut-être le résultat d'un pacte entre les envahisseurs musulmans et les descendants du roi Witiza : Ardabasto, Olemundo (Ansemundo) et Rómulo ou Remila .

 

À la mort d'Agila (711-714) son successeur Ardo (Ardabast ou Ardon) 714- 720 (son frère selon Ibn al-Qūṭiyya) ne règne que sur la région de Narbonne (capitale de la Septimanie), au-delà des Pyrénées.

Il règne en Septimanie peut-être avec l'appui des musulmans, nouveaux maîtres d'une grande partie de l'Hispanie, qui ont franchi les Pyrénées et envahi le sud de la Gaule à partir de 719 environ, à moins qu'il ne soit resté plus ou moins indépendant. Selon un historien andalou du Xe siècle, Ardo est l'un des trois fils du roi wisigoth Wittiza et l'un des frères du roitelet Agila II, peut-être son prédécesseur. Il siège en tant que roi (ou roitelet) à Narbonne, chef-lieu de l'ancien duché wisigoth de Septimanie, et frappe monnaie, symbole de pouvoir. Il pourrait également avoir siégé à Rennes-le-Château, l'ancienne Rhedea des Wisigoths, jadis une importante place forte, au cœur de la seule partie de la Septimanie wisigothique dont l'occupation musulmane n'est pas prouvée, mais nous y reviendrons.

 

Il est connu grâce à une chronique mozarabe : la « Chronique mozarabe de 754 » et par les monnaies retrouvées en Septimanie.

 

En 713/714 son royaume est déjà très réduit, les zones wisigothes pas encore conquises par les musulmans et pendant ses années de gouvernement Ardo doit faire face à plusieurs raids. Le wali al-Hurr conquiert Pampelune, Tarragone et Barcelone, entre les années 717 et 718, et fait des incursions dans les zones les plus montagneuses des Pyrénées.

 

Ardo établit sa cour à Narbonne, car Cesaracosta est aux mains des moros et Tarraco est défruite et sa population morte ou envoyée en esclavage. Il siège aussi à Rennes-le-Château, Rhedae en latin. Ardo fait frapper des pièces de monnaie dans la région du Roussillon[8].

 

La conquête de la Septimanie est faite par le successeur d'al-Hurr, le wāli Al-Samh. En 720/721 les villes de Narbonne, Nîmes, Béziers, Lodève, Agde et Magalona deviennent musulmanes.

 

C'est parait-il en 721 que le roi Ardo est mort. Avec lui disparaît définitivement le royaume des Wisigoths. Mais, selon la Foundation for Medieval Genealogy, Ardo est décédé après 756. Le wāli Abd ar-Rahman ordonne la confiscation de ses terres. Mais, plus tard, il le dit premier comte de l'Espagne musulmane et lui redonne quelques-unes de ses terres[9].

 

Les derniers guerriers wisigoths défendent Nîmes et Carcassonne et continuent leur résistance héroïque pour d'autres ducs ou rois non Wisigoths[10]. Certes Athanagilde II est, en 741-743, le dernier prétendant au trône wisigothique. Toutefois sa mort marque la fin de tout espoir d'un retour à la monarchie hispano-wisigothique[11].

 

Ardo des Balthes est peut-être l'ancêtre de Odda, épouse de Leibulf de Provence, ancêtres des Seigneurs des Baux.

 

__________________________

 

Ardo roitelet à Rhedae (719 - 725/726)

 

 

La forteresse de Rhedae.

 

Les Sarrasins chassent les moines nîmois de leurs couvents (721).

 

Au cours des années qui suivent, le reste de la Septimanie, est presque complètement conquise par les Maures d'al-Andalus. Al-Samh réunit une grande armée et prend les diocèses d’Ales, Saint-Pons, Béziers, Agde, Manguelonne, Lodève... après juste quelques semaines de sièges. Mais Nîmes résiste et Rhedae n'est pas attaquée.

 

Guillaume Besse (1645) et l'évêque Pierre de Marca (1595 - 1662), rapportent que l'archevêque de Narbonne fuyant l'offensive arabe, se réfugie à Rhedae, en 720. Et que lui et ses successeurs y demeurent pendant toute la durée de l'occupation musulmane (720 - 759), c'est à dire trente neuf ans. Ce qui laisse supposer que cette place forte est demeurée aux mains des chrétiens.

 

Enfin, de très vieux écrits espagnols, connus sous le nom de Chronique Mozarabe de 754, nous apprennent qu'Ardo, aurait régné en Septimanie de 719 à 726. L'archevêque de Narbonne, alors ultime Primat d'Espagne, ayant son siège à Rhedae, tout porte à croire, par déduction, que ce fut probablement là que se tient la dernière cour royale wisigothe (La Cité de Rhedae (texte Jean Alain Sipra)

En 737, les Wisigoths qui résistent toujours dans les environs de Narbonne (Minervois, Razès) indiquent aux troupes de Charles Martel comment couper en deux l'armée arabe en marche qui va se porter au secours de Narbonne assiégée, en empruntant le défilé de la Berre qui débouche des Corbières entre Portel et Sigean.

 

Toujours en 737, le gros de l'armée arabe franchit les Pyrénées et est mis en pièces, pris en tenaille par les Francs et Wisigoths aux alentours de Portel des Corbières.

 

________________________________

 

Bataille de Carcassonne (721)

 

 

Siège de Carcassonne, aux mains des Sarrasins, par les Francs.

 

En 721, le wāli Al-Samh gagne la Bataille de Carcassonne (721), ville pourtant entourée par des murailles imposantes.

 

L'armée des Sarrasins s'avance ensuite du côté de Toulouse. Mais le wāli étant informé que le duc Eudes d'Aquitaine se dispose à marcher contre lui avec des forces bien supérieures aux siennes, se replie sur Carcassonne, qui devient dès ce moment la limite du territoire sarrasin (.Histoire du comté et de la vicomté de Carcassonne, précédée de recherches historiques sur Carcassonne et son histoire sous les Volkes, les Romains, les Wisigoths et les Sarrazins, Gabriel Cros-Mayrevieille, J. B. Dumoulin, 1846. p.92.)

 

Après un siège de deux mois au moins arrivent des forces militaires réunis par Eudes d'Aquitaine, qui a battu et tué le wāli Al-Samh le 10 Juin de 721 à Toulouse.

 

Le nouveau une retraite wāli ordonne un repli sur Narbonne, mais la route est coupée par la garnison de Carcassonne, plus au sud vers Rhedae.

 

Ces luttes font que les Arabes mettent fin à toute initiative militaire et favorisent la paix avec les autorités locales autonomes, probablement dirigées par Ardo. Carcassonne, Nîmes, Rhedae... Si Ardo est encore en vie, son royaume se réduit à trois comtés.

 

Noëlle Deflou-Leca et Alain Dubreucq nous disent qu'il résiste jusqu'en 725 aux musulmans, [Sociétés en Europe: mi VIe-fin IXe siècle, Histoire médiévale, Noëlle Deflou-Leca, Alain Dubreucq, Atlande, 2003.]. La Chronique Mozarabe de 754 donne la date de 726.

 

Ibn-el Kouthya constate que son oncle Ardebast saisit les domaines des enfants de Almounz après sa mort, au commencement du règne du khalife Hicham, fils d'Abd-el-Malek (qui régné de 724 à 741). Ibn-el Kouthya enregistre que Abd er-Rahman ordonne la confiscation des terres de Ardebast, mais qui plus tard il le dit premier comte de l'Espagne musulmane et lui redonne quelques-unes de ses terres.

 

Source

 

 

 

 

Une petite note : Pierre Plantard évoque « le rejeton Ardant » pour le fameux Sigebert IV, qui serait venu se réfugier à Rhedae,  En 1992, il reconnait devant la justice française que tout est basé sur une supercherie ; cependant le terme « rejeton Ardant » est proche d’ARDON et Ardon est bien le rejeton oublié de Rennes le Château.

 

Si l’on espère trouver un lien dynastique mérovingien dans la région il faut la trouver avec les Wisigoths. Par exemple les mariages mixtes sont courants dès le VIème siècle entre les deux dynasties.

On connaît en effet Clotilde, fille de Clovis, qui épouse Amalaric, roi des Wisigoths ; Sigebert 1, roi d'Austrasie, qui épouse Brunehaut, fille du roi des Wisigoths Athanagild ; et Rigonthe, fille de Childéric 1 qui épouse Reccared roi des Wisigoths.

(Cf. Edouard Salin : La Civilisation Mérovingienne. - Première partie chapitre II).

 

      • « On en connait ni descendant ni successeur d'Ardo, cependant l'historien et archéologue Laurent Schneider fait remarquer que Wittiza (le futur Saint-Benoit d'Aniane), fils du comte de Maguelone, peut-être Ansemond, soit l'un des personnages les plus importants et leader des Wisigoths dans la région au milieu du VIIIe siècle, porte le même prénom que le père des rois Ardo et Agila II, Wittiza. Le comte Ansemond porte lui aussi une variante du nom d'Olmund, frère supposé d'Ardo et Agila II. Enfin, un des compagnons et historiographe de Saint Benoît porte le nom d'Ardo. (la Vita Benedicti Anianensis, rédigée vers 823 par Ardon, disciple et contemporain de Benoît.)» source
  •  
  • Olmund (transcrit tel quel mais dont le nom en Norrois ancien est bien  Ansemond  Osmundr du nom de personne d'origine également scandinave Ásmundr (François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 171.), formé de Ás- qui a donné Ases, et mundr qui signifie « protection », donc protégé par les Ases Osmond se retrouve également en Normandie – Viking et Wisigoth ont des origines communes)

 

Je rajoute ces mots qui auront un sens plus tard quand aux propriétés de la famille de Wittiza ou Benoît d’Aniane : « « Ne désirant point bâtir sur les fondations d’autrui », le jeune moine s’en retourne cependant dans sa patrie, en Gothie, sur des possessions familiales, à proximité du fleuve Hérault. » source –tiré  de la Vita Benedicti Anianensis. Sur l’Hérault il y a Adge, mais également Ganges et Agones ; proches d’Aniane et Gellone.

 

 

1 [SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy ]

    1. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    2. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    3. Moreno, Eduardo (2006). Conquistadores, Emires Y Califas: Los Omeyas Y la    Formación de Al-Andalus. Editorial Critica. p. 44.
    4. Charlemagne et Mahomet. En Espagne (VIIIe-IXe siècles), Folio histoire, Philippe Sénac, Gallimard 2005.
    5. Francia 34/1. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte, Volume 34, Partie 1. Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, Artemis Verlag, 2007.
    6. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    7. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    8. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    9. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    10. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    11. Liste des souverains du Languedoc, rois et comtes...

 

 

 

Notes sur Ardabast du point de vue du narrateur Ibn-el Kouthya :

 

ARDABAST ([702/09]- 756).

Ibn-el Kouthya nomme "Almounz, Roumlouh et Ardebast" comme les trois fils "le dernier des rois Goths en Andalousie…Witiza…encore en bas âge", leur mère"prit la régence et gouverna en leur nom à Tolède" mais ç’est "Rodrigue…le chef des armées du monarque défunt…qui vint établir sa résidence à Cordoue"[404].

Ibn-el Kouthya raconte qu’ "Ardebast" reste à Cordoue et possède"mille villages…au centre du pays" et il serait l’ancêtre "en ligne directe d'Abou Said le Comte"[405].

 

Ibn-el Kouthya raconte que "leur oncle Ardebast" s’approprie les terres d’"Almounz" (Ansemund) après sa mort "au commencement du règne du khalife Hicham, fils d'Abd-el-Malek" (qui régna de 724 à 741)[406].

Ibn-el Kouthya raconte qu’ Abd er-Rahman ordonna la confiscation des terres et domaine d’"Ardebast" mais plus tard il le nomme premier Comte d’Espagne musulmane et lui rendit certaines terres.

 

Les "fils de Wittiza", sont présentés par la Chronique d'Alphonse III comme des traîtres qui ont aidé à livrer l'Hispanie aux Maures (Wittiza avait été en opposition avec l’église ne l’oublions pas). Oppa, une figure ténébreuse mais historique, est réputée avoir été soit un frère, un demi-frère ou un fils de Wittiza, bien que ce dernier soit impossible simplement en raison de la jeunesse de Wittiza et de l'âge réputé d'Oppa en 711. Selon la version Rotensis de la Chronique d'Alphonse III, Wittiza avait trois fils: Olmund (ca), Romulus et Ardabast (Artabasdus), qui devint comte des chrétiens de Coimbra.[27] Olmund est un nom gothique (donc Ansemund « protégé des Ases), Romulus est nom romain et Ardabast (Artavasdes) est nom persan[28] (par l'arménien).

 

La fille d'Olmund, Sara al-Qutiyya, et ses frères se sont fait approprier leurs terres dans la crise de succession, par leur oncle Ardabast. Elle s'est rendue à Damas pour demander à Hisham ibn Abd al-Malik leur retour, qu'il a ensuite ordonné.

 

La Chronique du Xe siècle d'Abu Bakr Ibn Umar Ibn Al-Qutiyya - qui déclara être un descendant de Witiza par une petite-fille nommée Sara - établit que Witiza eut trois enfants : Olmundo, Artabas (Artabasdus) et Romulus (Romulus).44 Mais l'acceptation de la véracité de cette progéniture n'est pas universelle.

 

Certaines chroniques affirment l'existence d'un Flavio Sisebuto, juge des chrétiens de Coimbra, comme fils de Witiza. Certains généalogistes modernes en sont venus à identifier ce Sisebutus avec l'Artobas enregistré dans les chroniques arabes. Mais si ce comte existait vraiment, par chronologie il serait plus probable qu'il soit le frère de Witiza et non le fils.

 

Il y a également eu des spéculations selon lesquelles le roi Agila II, le rival de Rodrigo, était l'un des fils de Witiza, mais c'est une erreur en raison de données contradictoires et légendaires de l'historiographie hispano-arabe.46.

 

Oui effectivement ce Sisebuto ne peut être Ardabast qui termine ses jours en roi de Septimanie.

Source

Ardo n'est enregistré que dans une liste royale wisigothique comme régnant pendant sept ans, mais il a pu vivre sous un autre titre tel que comte

 

Source

 

 

Il est possible que la terre des Baux viennent d'Odda, une noble dame peut-être descendante d'Ardo Balthes. Baux vient d'audacieux en langue gothique, comme Balthes. Edward Gibbon écrit :

 

    Cette lignée illustre continua à s'étendre en France, dans la province gothique de Septimanie, ou Languedoc ; sous l'appellation impropre de Baux ; et un rameau de cette famille s'installa ensuite dans le royaume de Naples. Les seigneurs des Baux, près d'Arles et auprès de soixante-dix neuf lieux dits restèrent indépendants des comtes de Provence (Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain chapitre 30, note de bas de page 4.)

 

Donc Ardabast, Ardo, Ardon meurt avant la fin de la reconquête Chrétienne et il y a fort à parier étant sur Rhédae qu’il y fût enterré avec les honneurs dus à son rang, ou dans les environs très proches.

 

 

 

Ansemud comte de Nîmes, Maguelone, Adge, Beziers

 

 

Que savons-nous d’Ansemund comte de Nîmes, Maguelone, Adge et Béziers :

Comte de Nîmes (cité en 752), Ansemond est maître en plus des villes de Maguelone, d'Agde et de Béziers dont il constitue un petit état. Il refuse l'alliance avec les musulmans et s'allie aux Francs du roi Pépin le Bref qui le charge de s'emparer de Narbonne, tenue par les forces musulmanes depuis une trentaine d'années, aidées par des Goths : Ansemond est tué devant une des portes de la cité en 754 par un de ses domestiques nommé Ermen(i)ard, mandaté par un parti de Goths hostiles à l'alliance franque.

Il est remplacé à la tête du comté de Nîmes par un Franc nommé Radulfus2,3.

Caunia4, sa veuve, est tuée peu après lors des troubles qui éclatent à Nîmes, provoqués par le parti goth hostile aux Francs ; enfin ce qui est raconté par les narrateurs Francs, d’un coup miraculeux Ansemond est assassiné durant le siège de Narbonne puis sa femme lors d’une émeute à Nîmes.

 

  1. La Chronique d'Uzès l'appelle Misemundus ; il s'agit probablement d'une cacographie.
  2. Radulf, Radulphe.
  3. (en) « Radulfus » [archive], sur prosopographie.eu
  4. Caune, Caunie, Cauna.

 

Ardabast dernier roi des Wisigoths détient les comtés de Carcassonne, Narbonne et Nîmes mais aussi les villes de Béziers, Adge et Maguelone ; il perd Narbonne en 720 puis en 725 Carcassonne et Nîmes de cela on peut conclure que le royaume Wisigoth d’Ardabast était indépendant, et donc il perd également Béziers, Adge et Maguelone (villes côtières) en 721.

Les terres intérieures sont plus difficiles d’accès et permettent une résistance active, d’où le repli  sur Rhedhae plus isolée.

Il y règne à priori jusqu’en 726 environ.

 

 

 

En 737 Charles Martel pille et met à sac Nîmes détruit les forteresses d’Adge, Béziers, Maguelone mais ne peut libérer Narbonne.

 

En 752 Ansemund comte de Nîmes et des villes d’Adge, Maguelone et Beziers livre les villes à Pépin le Bref devenu roi des Francs en 751 après avoir évincé le Childéric III dernier roi mérovingien ; ainsi les rois mérovingiens sont « faits néant » ç’est à dire réduit à rien par les Carolingiens avec l’aval de l’assemblée des nobles à Soissons (La monarchie Mérovingienne est au départ élective, Clovis est élu roi des Francs par les guerriers Francs) avec l’aval de la papauté  

Ansemund doit avoir le soutien des Wisigoths mais aussi la légitimité pour livrer ses villes et qui donc pourrait le faire sinon le fils d’Ardabast. Il n’est pas sorti d’un chapeau en s’improvisant comte de Nîmes. De plus Ardabast avait le titre de premier comte de l’Espagne musulmane s’il n’était reconnu roi de Septimanie.

 

Quoiqu’il en soit, il s’allie à Pépin qui lui laisse le siège de Narbonne, mais en 759 (la date est douteuse par  plusieurs investigations parallèles certainement plus tôt) il est assassiné par Ermeniard un homme lige puis son épouse Caunia lors d’une révolte populaire à Nîmes ; alors Radulf est comte Franc de Nîmes installé par Pépin.

 

Evoquons la possibilité d’une négociation entre Ansemund et Pépin le Bref qui lui laisserait Narbonne à l’issu du siège pendant que lui assiègerait Carcassonne (qui tombe effectivement en 759) ou qu’il restituerait les domaines d’Adge, Beziers, Maguelone et Nîmes et mais par un malencontreux hasard va s’en dire favorable à Pépin tout tombe à l’eau, Ansemund est assassiné par un de ses hommes lige Pépin donne Nîmes à Radulf, ou je pense plutôt Caunia l’épouse d’Ansemund décède lors d’une malencontreuse révolte à Nîmes puis Pépin donne la ville à Radulf comte Franc.

 

N’oublions pas que les Carolingiens sont assez habiles pour éliminer toute contestation dynastique possible ou allié potentiellement dangereux.

 

Childéric III est déposé, tondu et placé en monastère à saint Omer par Pépin le Bref en 751, en 753 il fait éliminé son frère cadet Griffon par ses hommes (Pépin) à Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie (Riché 1983, p. 82. Et Settipani 1993, p. 157 et 178..)

Le duc d’Aquitaine Waifre est éliminé :

 « Après s'être soumis une première fois, le duc d'Aquitaine se révolte de nouveau en 761, puis chaque année jusqu'en 768, provoquant à chaque fois une réaction punitive du roi Pépin le Bref. Au printemps 768, Pépin s'empare de Bordeaux et réussit à capturer à Saintes la mère, la sœur de Waïfre et ses nièces(Adémar de Chabannes, Chroniques, Livre I, traduction par Yves Chauvin et Georges Pon, Brépols, 2003 (ISBN 2-503-51119-8).. Le 2 juin 768, Waïfre est finalement tué par un des siens, Waratton, sur ordre de Pépin (Michel Rouche, L'Aquitaine: des Wisigoths aux Arabes [archive], Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Éditions Touzot, 1979, p. 126). »

Il en sera de même pour l’élimination des fils de Guillaume de Gellone et la curieuse disparition  de Carloman(frère de Charlemagne). L’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs à leur avantage et apologie.

Donc en éliminant Ansemund, son épouse Caunia, Narbonne est donné par Pépin à Milon dont le père est Guérin de Thurgovie, Nîmes à Radulf, Adge et Béziers tombent sous la férule Franque, il ne reste que Maguelone qui devient un comté et que reprends alors Aigulf certainement frère de Witiza.

Le Comté de Maguelone en propre possède de nombreuses terres, mais la seule référencée est le domaine d'Agones (noté plus ancien domaine du Comté de Maguelone), hors ce domaine appartient par la suite aux barons de Ganges, proche du chateau de Brissac et souvent cité avec lui, il semble le plus ancien domaine des Ganges ; donc un lien est fait entre le domaine d'Agones et un Ansemund qui a des terres proches, Ansemund est le nom du fondateur de la vicomté de Fenouillet ; la prénomination locale indique un lignage précis dans le Languedoc, ici on tiens a montrer par le prénom Ansemund le lien entre Ansemund comte de Narbonne, Béziers, Adge, Maguelone mais aussi en arrière plan celui du   fils de Witiza.

Ce que l'on sait ç'est qu'Ansemund de Fenouillet avait de nombreux domaines et notamment a l'extérieur de la Vicomté ; on peut considérer que la baronnie de Ganges etait une suite du Comté de Maguelone (peut être un des fils) dont un Ansemund, qui vient après Aigulf de Maguelone et qui est avant Ansemund de Fenouillet. Quand à Ansemund de Fenouillet il épouse  Quixol d'Empurie petite fille de Sunifred de Barcelone ç'est à cette occasion que la Vicomté est crée sur une partie de l'ancien domaine du Razés.

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12 décembre 2022 1 12 /12 /décembre /2022 16:45

Assalit, Assailly, cathares, Razes, Rennes le Château, Fenouillèdes, Montségur Blason Assalit (branche originelle du Languedoc)

C'est durant la période de la dernière Vicomté des Trencavels que Guillaume Assalit est viguier du Razes, 

 

Blason assailly jpeg

 

Assalit -Assailly branche récente (après 1243) Poitou Pour ce qui concerne Niort le nom Assalit est conservé de cette manière phonétique et c’est vers 1667 qu’il change a l’écrit pour se transformer en Assailly, sans pour autant avoir de particule. La branche directe du Languedoc s'éteint au XVIIème (certains étaient capitoul à Toulouse). Les Assailly sont seigneurs du Laurageais malgré tout (vers Fanjeaux) ainsi que quelques terres en Poitou, notamment Secondigny, Prahecq, Vouillé (Arthenay). Le nouveau blason est adopté en Poitou après avoir quitté le Languedoc, donc après la période de Louis IX.

Assailly (Assalit, Assalhit) D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or.
Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS voir en lien

 

 

 

___________________________________

 

Modification du nom de Assalhit, Assalit vers Assaillit ou Assailly :

 

 

Source : Catalogue des rolles Gascons, Normans et Francois, vol. I, ed. T. Carte, (, 1743), p.72 (grant to the petitioner of the keeping of this castle, taken from a vacated entry on m.3 of C 61/41

 

 

  Bertram (Bertran) Asalhy (Assaillit, Assailly).
Name(s): Asalhy (Assaillit, Assailly), Bertram (Bertran)
Addressees: King.
Nature of request:

Bertram Asalhy states that the king's father gave him the keeping of the castle of Penne-d'Agenais for term of life, as can be seen from his letters patent which he quotes [dated at Berwick-upon-Tweed, 10 March, 4 Edward II (1311)]. He requests confirmation of this gift.

 

Après la période Cathare, les Assalhy Asalhy Assalit partent du Languedoc pour la branche puînée, ou restent provisoirement notamment durant l'assimilation de certaines parties dans l'empire plantagenet, ainsi on retrouve cette branche au château du Penne d'Agenais sous Edouard II puis Edouard III dans les rôles Gascons. Dans les transcription le nom de Francise pour passer de Assalhy, Assalit vers Assailly, sans particule. On peut notre aussi l'Anglicisation Azeley

Lien avec grands tableaux généalogiques :

Ansemund descendance vers Fenouillet, Vallespir, Castelnou, Peyrepertuse, Ganges et Brissac.

Pouget.

Popian.

Le Quercorb est engagé en 1201 à Isarn de Fanjeaux (fils de Mirepoix) dont la mère est Aude Assalit pour 13000 sous melgoriens (une fortune à l'époque) vente confirmée en 1227 faisant passer le domaine dont ceux des Aniort dans l'escarcelle des Mirepoix. Documents

Auparavant le Quercorb avait été engagé en 1167 à Miron de Tonenses (ou Miron de Tonneins) certainement le père de Guilheme de Tonneins épouse de Guillaume II Assalit pour 11000 sous melgoriens. Documents

 

Engagement fait en 1167 par Raymond de Trencavel et son fils Roger de la terre de Cheircorb à Miron de Tonneins

Histoire Générale du Languedoc Dom Dévic Dom Vaissette T VIII Preuves 4 c.271
 

...Ego R. Trencavellus proconsul Bitterensis & Rogerius de Biterri filus meu, bona fide & intentione impignoramus & jure pignoris traitimus tibi Minori de Tonencs & uxori tua & infantibus tuis & cui verbo scripto dimittere & dare volueris, pro nostre sententia hac in carta descripta & convenentiis, nostrum castrum Balagarium cum omnibus ei pertinenbus, paeter vallem de Vindrano(*) & impignoramus vobis terram tatam quae dicitur Cheircob, excepta valle supradita de Vindrano
Sicut superius est dicitum, sic totam terram illam de Cheircorbes & castrum illod vocatur Balagarium & omnen terram ipsi castro pertinentem praeter vallem de Vindrano praetictam, impignoramus vobis sine vestro inganno, sicut nos hodie tenemus & tenere & habemus debemus, propter XI millia solidos Melgoriensis monetae bono & rectos, metebiles ac percurribiles,
 in qua terra de Cheircorb sunt ista villae scilicet Cambels & Cuculenra & Mongardin & Eissalabra & Sancto Columba & Vallis d'Anior & Eisocie & Rivels & Pendels at que Calmeta & Saltes & Villafort & Fonsfrigidus & Auriag
Estas villas omnes antedictas & omnia alia quae in terra Chicorbensi habemus & castrum praenominatum Balagario & omnia quae in omni terra Balagariensi...

(*) Vindrano est orthographié Umbrans dans le testament de Raymond Trencavel (HGL Preuves 599) Il s'agit de la vallée de l'Ambronne
 

Engagement du Quercorb par Trencavel à Isarn de Fanjeaux (Mirepoix) en 1201(Assalit viguier du Razes et Saissac gouverneur des domaines Trencavel ) 

HGL (Gallica 2017) TV Page 555 XXXVI Extrait divers actes touchant las vicomtes de Béziers (an 1201)

Ego Raymundus Rogerius per Die gratiam Carcassensis, Biterrensis, Redensis et Albiensis viccommes, perme, …ect

Concedo et recognosco tibi Isarno Bernado,(de Fanjeaux) et cui dimitere veld are aut impignorare pro vestra subdicta substantia, jure pignoris, et convenientiis volueritis, quod vos habetis et tenetis a me per pignus, castrum Balagueiro et Balagaires, Montem_Jordanum et omnen patriam meam de Quercor, vel propter XIX,M,et C sol mulgares
 

Vente définitive du Quercorb par Trencavel à Isarn de Fanjeaux (Mirepoix) 1227 (période ou Guillaume Assalit est viguier du Razes et Bertrand de Saissac (successeur des terres de Fenouillèdes) est gouverneur des domaines du fils Trancavel. (Fenouillèdes dont sont issus les Assalit) ; la reprise du domaine de la vicomté de Fenouillédes se fait par accord des barons de Ganges (Assalit et Brissac) des Peyrepertuse tous issus des vicomtes pour le mariage entre Ava de Fenouillet (dernière descendante directe des vicomtes de Fenouillet) et Pierre de Saissac. 

HGL (Gallica 2017) TV Page 646 CXLII - Charte de Trencavel vicomte de Béziers en faveur du comte de Foix (An 1227) chat Foix caisse 22

Quod nos Ttrencavellus Dei gratias Bitettensis vicecomes, dominus Albiensis, Carcassonae et Redensis, …cedimus etdonamus  vobis Rogerio-Bernadob Dei gratia comiti Fuxensi …

Totam terram de Chercobes, cum omnibus pertinentiis ejusdem terrae, silicet cascastrorum et villarum quae ibi sunt vel erunt, et militum, ae faeminarum, et dominationum, et generaliter omnium pertinentium eidem terrae, sicuti melies antecedores nostri vel aliqui pro habuerunt et tenerunt : quam videlicet terram vos de vestro proprio averi, ab Isarno Bernado de Fanojovis, a pignore XV.M melgor… 

Liens, Mirepoix, Fanjeaux, Mazerolles, Isle Jourdain, Roumengoux, Villeneuve, Roquefeuil, Aniort, Hunaut de Lanta, Foix...

 

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 17:47

De toutes les théories les plus échevelées aux plus sages et solides, il y a celles qu'a tenu a évoquer M. Jimmy Guieu, il y a déjà les fondements de recherches fiables, des indices logiques et imparables.

 

Pour ma part il y a déjà tous les éléments constitutifs de ce dossier.

 

Ensuite vous trouverez des analyses, une enquête menée par "l'oeil frontal" assez solide qui reprend certaines théories ; les confirme ou les infirme. Très intéressant.

 

Vous retrouverez les deux premières vidéos en liens sur le premier des liens à la suite de ces vidéos (après les textes), toujours à voir avec une saine curiosité

 

Bonne visionnage, un voyage dans les mystères et l'Histoire.

 

 

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 16:40

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 06:00

Ansemund nom d'origine haut germanique, plutôt a orientation gothique (voir lien)

Ensuite marié à Quixol fille du comte de Barcelone.

"

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

Pour les mariages successifs je ne suis pas remonté plus haut pour l'instant, les généalogies ont été complétées en partie avec les recherches de Settipani (pour Bertarde de Prum et Thierry III roi des Francs) Thierry et Hélène Bianco pour ce qui concerne Guillemette d'Aquitaine. 

Sunière du Roussilon est comte du Roussillon et d'Empuries dont l'origine est Bello de Carcassonne.

donc on se retrouve dans la trame originelle Goth-Franque tissée par les carolingiens et notamment par Guillaume de Gellone, mais cela était déjà préfiguré, avec des alliances plus antiques.

 

Une des branches de Ganges donne les de Pierre de Bernis, dans la description Guillaume Assalit est nommé de Poupian ou Popian, mais on retrouve par document un serment prêté par lui et sa mère pour Brissac, château des Ganges alors. Mais Vierne n'est pas une Anduze comme il est précisé (travaux de Thierry et Hélène Bianco) mais bien une Popian, dont l'ascendance Sunyer du Roussillon.

 

Pour ce qui concerne la suite, les alliances se contractent sur les familles méridionales dont les ascendants tournent autour de la lignée mérovingo-carolingienne (par Guillaume de Gellone) les branches de Barcelone, de Carcassonne plus ancienne. (Bello) issu peut être de la branche des Girardides premier comtes de Paris carolingiens. Notamment les Mirepoix - Bellisen (nom peut invoquant le comte Bello). Quoiqu'il en soit tout ce beau monde se retrouve à Montségur assiégé par le roi de France et bon nombre des noms cités dans la généalogie sont décédés dans le buché, notamment les femmes et enfants, les hommes d'armes ne sont pas considérés comme cathare mais comme combattants défenseurs du puig, même s'ils en partageaient la foi.

 

descendance sentil fils Ansemund grand format

Ascendance Adalais du Pouget-Assalit

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 19:04

Quelques modifications seront apportées, car ç'est assez complexe, et je rajouterais la ou étaient les difficultés, voire les différences d'interprétations si possible. ça permettra de voir les liens familiaux de ceux qui se retrouvèrent  assiègés à Montségur jusqu'au 16 mars 1244

Les Fenouillèdes (Fenolhedes) ainsi que Peyrepertuse (Peyrapertuses) sont des anciens pagus de l'antique Comté du Razes, on les retrouve donc en vicomtés.  " Avant le morcellement territorial consécutif aux guerres de la période féodale (Xe et XIe siècles), le Razès englobait les pays de Perapertusès correspondant au district du château de Peyrepertuse, (dans l’actuel dép. de l'Aude), de Fenolhedès (à cheval sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales), de Capcir (département des Pyrénées-Orientales), de Donezan (département de l'Ariège) et du Pays de Sault (département de l'Aude). Ce vaste territoire pyrénéen correspondant aux bassins supérieurs de l'Aude, de l'Agly et du Verdouble, constitua la partie occidentale du diocèse de Narbonne jusqu'à la création du diocèse d'Alet en 1318. On distingua alors le Haut-Razès ou Razès d'Amont (au Sud de la Corneilla et de Limoux), du Bas Razès ou Razès d'Aval qui demeura rattaché au diocèse de Narbonne (wikipédia) "

Le premier comte du Razes (ntre autres) est Guillaume de Gellone, compagnon et cousin de Charlemagne, il passe a Béra de la dynastie des Bellonides. Par la suite par jeu de successions le terres se morcellent en vicomtés, ou en comtés pour les enfants hommes ou femmes, les femmes épouses souvent des hommes d'origines wisigothes (donc le fameux Ansemud, qui veut dire fils des Ases en gothique), celui ci fonde les domaines de Fenolhet, Peyrapertuses, et aussi Vallespir puis Castelnou.

Les vicomtes de Fenolhet avaient des domaines à Ganges dans l'Hérault, certainement par mariage et l'un des fils en reprends la baronnie, ensuite les successions continuent.

Pour ce qui concerne le catharisme on voit que les domaines les plus touchés sont ceux des Trencavels, la vicomté de Carcassonne, Fenouillèdes, Peyrepertuse, Pays de Sault (domaine des Aniort) Fanjeaux, Mirepoix, Foix soit une grande partie de l'ancien comté du Razes. Donc dans cette histoire il n'y a que resserrements des liens entre ces régions au fur et a mesure que la croisade avance. Les terres des chevaliers occitans sont saisies et redistribuées aux féodaux du roy de France. Monfort, Levis, Voisins, etc...

les chevaliers sont dits faydits, ç'est a dire sans droits, sans terres, et sans titre, beaucoup après la défaite se soumettent mais s'ils gardent un titre ce n'est plus qu'honorifique, les domaines sont distribués, ainsi les Mirepoix et les Fenolhet vont jusqu'au XIV ème intenter des procès pour récupèrer leurs terres en vain évidemment. Les chevaliers qui ne se sont pas soumis ont été obligés de fuir dans d'autres pays qui n'étaient pas sous domination capétienne. Outre le côté religieux, il y a le fait de domination considérée comme étrangère (à montségur les hommes d'armes dont la plupart des membres familiaux étaient cathares ne sont pas cathares, ils défendent leurs familles, ils ne seront pas brulés et pourront partir sans dommage, la négociation se fait avec Blanche de Castille, ceux qui ne renoncent pas à la foi cathare sont brulés (220))

 

les domaines de Fenouilledes et de Peyrepertuse sont les domaines qui possèdent les plus grandes forteresses, les vicomtes en sont vassaux auprès d'un plus puissant qui change souvent car c'est une région qui partage la France et l'Espagne. S'ils perdent leurs terre ç'en est aussi la cause, car il y avait trop de liens entre les deux régions, les nouveaux vassaux sont issus du Nord et n'ont aucun liens régionaux sinon leur vassalité directe avec le roy de France.

 

je rajouterais d'autres éléments au fur et a mesure

 

Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
chateau de Puilaurens

chateau de Puilaurens

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Termes

Chateau de Termes

Terme faisait partie des alliances de Peyrepertuse

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:14

800px-Le_massacre_des_Albigeois.jpg


La Maison des Mirepoix serait issue de « Roger Ier le vieux », Comte de Carcassonne, décédé vers 1012, dont le père est Arnaldo, Comtes de Comminges et de Couserans (+957) et de Arsinda, Comtesse de Carcassonne (fille d’Acfred, Duc d’Aquitaine, Comte d’Auvergne et donc des familles de Septimanie, Carcassonne et Auvergne)

 


Alleu le 23 janvier 1062 des deux tiers du château de Mirepoix en faveur de la comtesse Rangarde et du Comte Roger son fils par les deux frères Roger et Raymond Bataillé seigneur du pays de Mirepoix. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1084 hommage de Arnaud de Bellisen pour le château de Mirepoix à la Comtesse Ermengarde fille de la Comtesse Rengarde. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1096 le comte de Toulouse Raymond IV de saint Gilles à la tête des nobles du Midi participe à la première croisade (Comté de Tripoli). Roger Bellissen de Mirepoix y compris ainsi que Trencavel entre autre
.

Le 22 juin 1209 Raymond VI comte de Toulouse, est excommunié par le pape pour ne pas avoir poursuivi les cathares, accusé d'être l'instigateur de l'assassinat de Pierre de Castelnau, fait amende honorable et est flagellé en public à Saint Gilles.


À partir de 1207-1208, Innocent III fait prêcher la croisade contre les Albigeois. Dans une lettre aux évêques du Midi, il expose pour la première fois les principes justifiant l'extension de la croisade en pays chrétien : l'Église n'est pas obligée de recourir au bras séculier pour exterminer l'hérésie dans une région ; à défaut du suzerain, elle a le droit de prendre elle-même l'initiative de convoquer tous les chrétiens, et même de disposer des territoires des hérétiques en les offrant, par-dessus le suzerain, comme butin aux conquérants. Il offre à tous ceux qui participeraient à la réduction de l'hérésie les mêmes indulgences que pour les croisés de Terre sainte mais en plus, ils leur donnent les terres conquises lors de la croisade. Le IVe concile du Latran de 1215 confirme ces dispositions (Cécile Morrisson, Les croisades, PUF, 2006, p. 58)


Le 5 juillet 1209 L'armée des croisés sous l’égide de Simon de Montfort et de sont Lieutenant Guy de Lévis se met en route pour éradiquer l’hérésie albigeoise. Le Raymond VI Comte de Toulouse se croise car ainsi ses terres passent sous protection papale, elles ne peuvent être attaquées par les croisés.


Le 22 juillet 1209 prise en mise à sac de la ville de Béziers, Simon de Montfort demande que les Consuls livrent les cathares de la ville; les consuls de la ville déclarent « Nous préférons être noyés dans la mer salée plutôt que de livrer nos concitoyens ». L'évêque de la ville a dressé une liste de 222 noms de cathares. Mais on ne sait pas s'il s'agit de membres du clergé.

Donc ordre est donné de piller et anéantir les habitants de la ville de Béziers, notamment pour faire un exemple.

Le chroniqueur Pierre des Vaux de Cernay parle de 7 000 personnes massacrées dans la seule église Sainte-Madeleine. Ces chiffres sont manifestement exagérés, la population de Béziers à l'époque n'excédant pas 10 000 habitants. Certains estiment le nombre de morts à la moitié de la population. Le massacre de la ville de Béziers est entré dans l'histoire sous le nom de grand masèl (grande boucherie en occitan)
.

Le 15 Août 1209 chûte de Carcassonne après quinze jours de sièges pour manque d’eau, le vicomte Raimond-Roger Trencavel remet ses domaines à Simon de Montfort


Le 22 Août il est nommé Vicomte de Béziers et Carcassonne.


En Septembre 1209 l’abbé Vital de Saint Antonin de Pamiers, en conflit avec Roger, Comte de Foix, vient au quartier général de Montfort à Fanjeaux pour lui offrir en paréage la ville de Pamiers et son château. Simon de Montfort s’empare de la ville mais également de Mirepoix.


Le 15 Août 1215 Signature à Carcassonne d'une convention entre Simon de Montfort et l'abbé de La Grasse au sujet des possessions attribuées a Guy de Lévis. Ces biens étaient auparavant sous la dépendance de l'Abbaye et de son prieuré de Camon.


En 1222 Bernard Roger Comte de Foix meurt au siège de Mirepoix. D'un ulcère et non d'une blessure (Chap. 34 Chronique Guillaume de Puylaurens)


En mars 1223, avec l'aide de Raymond Roger Comte de Foix, Pierre Roger de Mirepoix reprend son château. Il fait hommage, avec son frère Ysarn et les autres chevaliers ou feudataires, pour les biens qu'ils possèdent dans la seigneurie

 

1223


Le 11 avril 1229 : « Traité de Paris » : Raimond VII comte de Toulouse retrouve la plus grande part de ses possessions. Tout ce qui se trouvait dans les diocèses de Toulouse, Cahors, Agen et l'Albigeois méridional au sud du Tarn à l'exception du Mirepoix laissé à Guy de Lévis (le fief du Maréchal dépendant directement du Roi de France, Point 15 du traité). Le roi de France recevait l'Albigeois du Nord avec la ville d'Albi. Le pape recevait les terres de St Gilles dans le Royaume d'Arles. La fille unique de Raymond VII épousera le frère du roi de France en lui apportant en dot Toulouse et le Toulousain. Le roi reçoit en gage 7 châteaux

Le Roi de France accordera son pardon aux Mirepoix aux vues de leur participation à la croisade contre les infidèles en Palestine. Privés du blason de Mirepoix (trois étoiles et trois poissons) il recevront plus tard de nouvelles armes. Ce nouveau blason témoignera de leur pénitence : d'azur au trois bourdons de pèlerin rangés en pal d'or, et un chef de gueules, chargé de trois coquilles. Leur famille restera en terre Languedocienne à quelques lieux de Mirepoix. Dans l'Armorial général de Charles d'Hozier dressé en vertu de l'édit de 1696 on trouve plusieurs Bellissend se partageant le même blason (1). Jean de Bellisend seigneur de Camps (coquilles d'argent), Henri de Bellisend seigneur D'Hermines Lalande (coquilles d'or), Guillaume de Bellissend (seigneur de Saint Cougat et Millegrand (Hozier Charles d', Armorial général des personnes... Bibliothéque Nationale. Edition de Carcassonne: F Pomiés 1876)

 

 

Hommage de Mirepoix en 1223 à Raymond Roger comte de Foix et à son fils


L’acte intervient au lendemain de la reconquête de Mirepoix en mars 1223. Le comte Raimond Roger de Foix va mourir. Il sera remplacé par son fils Roger Bernard. . Sur les trente quatre coseigneurs (ou leurs descendants) de 1207 seulement cinq feudataires (soulignés) renouvellent leur hommage à la lignée de Foix.


Nos, dominis hujus castri Mirapisci, videcelet, Petrus Rogerii
et Izarnus, ejus, frater, et ego Lupus de Fuxo, pro me, et pro Bernado de Durbano et ego, Ramundus de Ravato, et ego, Arnaldus Rogerii per me, et per consobrinam mean, Galardam, et, ego, Bernardus Batalha de Mirapisce et ego, Atho Arnaldus de Castro Verduno, et ego, Izarnus de Catillione, et ego, Bernadus de Artinaro per me et per Arnaldus de Lordato, nos omnes prescripti, simul et un unum, per nos et par omnes nostros successores, bono animo, et voluntate gratuita, non decepti, non coacti ab aliquo facimus fermum pactum et firmum statutum vobis Ramundo Rogerii, comiti Fuxis, et filio vestro Rogerio Bernardi, et vestro succedenti ordinio, quod castrum Mirapisce, fortiam et fortitudes ian dicti castri.

 

Pierre Roger de Mirepoix est tué au siége de Fanjeaux.

Petrus Rogerii

Pierre Roger de Mirepoix

Fils du Pierre Roger de l'acte de 1207

 

 

Izarnus

Izarn de Fanjeaux

Frère de Pierre Roger
- tableau III
- tableau IV
- tableau V 

 

 

Lupus de Fuxo

Loup de Foix

Bâtard du comte de Foix, seigneur de Saverdun

 

 

Bernado de Durbano

Bernard de Durban

 

Ramundus de Ravato

Raimond de Rabat

 

Arnaldus Rogerii

Arnaud Roger

Fils de Guillaume de l'acte de 1207

 

 

Bernard Batalha de Mirapisce

Bernard Bataille

Un Bernard Bataille fait partie des défenseur de Montségur

 

 

Atho Arnaldus de Castro Verduno

Ath Arnaud de Chateauverdun

Beau frère de Pierre Roger

 

 

Izarnus de Catillione

Isarn de Castillon

 

Bernadus de Artinaro

Bernard d'Antignac

 

Arnaldus de Lordato

 

 

 

Archives du chateau de Léran A1- 5/3
Cartulaire de Mirepoix ( Pasquier

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