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18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 18:59

Du roi wisigoth Witiza à Ansemund : généalogie Assalit –Assailly, Rennes le château (Partie I)

 

Chronologie

 

 

* 711 : Les Arabes débarquent en Espagne près de Gibraltar "djabal-al-Tariq" du nom du chef berbère "Tariq Ibn Ziyad" qui a vaincu le dernier Roi des Wisigoths d'Espagne Rodrigue ou Rodéric Roi de (710) à sa mort en (†711).

 

* 719 : Les Arabes franchissent les Pyrénées.

 

* 720 : Les Arabes prennent Narbonne. Ils prennent le contrôle de la Septimanie, le Languedoc actuel. Narbonne reçoit une colonie Musulmane.

 

* 721 : Echec des Arabes commandés par El-Samh, mettent le siège devant Toulouse. Le 11 Mai 721, El-Samh périt au cours de ce siège. L'armée Arabe n'est sauvée de la déroute et ramenée en bon ordre à Narbonne que grâce à Abd-er-Rahman. Les Arabes ne peuvent prendre le contrôle de l'Aquitaine. Mais en (725), commandés par Ambizah, ils prennent Carcassonne et Nîmes, en (730), Avignon. Ils lancent des raids dans la vallée du Rhône jusqu'à la Bourgogne. Ils pillent Autun, saccagent Beaune, Sens n'est sauvée qu'en payant un tribut. Des incursions en Gévaudan, en Rouergue et dans le Velay ruinent ces pays.

 

* Octobre 732 Bataille de Poitiers (Joué les Tours exactement) entre les troupes Franques commandées par Charles Martel et l'armée arabe commandée par Abd-er-Rahman qui règne à Cordoue. Ce dernier avait envahi l'Aquitaine à la poursuite d'un chef berbère Munuza qui avait signé un accord avec Eudes, duc d'Aquitaine, contre lui.L'armée Franque remporte la bataille.

 

* 741 : Mort de Charles Martel. Ses fils Pépin le Bref vers (715) maire du palais en (741) Roi des Francs en (751)-(768) et Carloman vers (715) maire du palais d'Austrasie en (741)-(754) lui succèdent.

 

* 742 : Pépin le Bref et Carloman soumettent les Aquitains.

 

* 743 : Pépin le Bref et Carloman décident de remettre comme Roi des Francs, Chiléric III Roi des Francs de (743) à (751) mort en (†754), fils de Chilpéric II (670) Roi de Neustrie en (715)-(721).

 

* 747 : Carloman remet à son frère l'Austrasie. Il part alors pour Rome où le pape Zacharie pape en (741)-(752) lui accorde l'habit monastique.

 

* 751 : Pépin le Bref est proclamé Roi des Francs par l'assemblée du peuple à Soissons. Il obtient l'accord du pape Zacharie et reçoit l'onction de St Boniface. Le Roi Childéric III ainsi que son fils Thierry sont exilés dans les abbayes de St Bertin et de St Wandrille. Pour faire disparaître les symboles du pouvoir royal propre aux Rois Mérovingiens, ils sont, au préalable, tondus.

 

* 756 : Un Prince de la dynastie des Omeyyades de Damas renversée par les Abbassides de Bagdad, Abd er-Rahman ben Mouayia, ayant pu fuir dans le Maghreb, puis en Espagne, réussi à prendre le pouvoir à Cordoue. Il pourchasse alors les partisans des Abbassides en Espagne.

 

* 759 : Pépin le Bref prend Narbonne et Carcassonne. Les Arabes sont chassés de Septimanie qui passe sous le contrôle des Francs.

 

* 760-768 : "5" campagnes sont entreprises par Pépin le Bref contre les Aquitains pour réduire leur rébellion.

 

* 768 : Pépin le Bref reçoit une ambassade des Abbassides de Bagdad.

 

* 24 Septembre 768 : Mort de Pépin le Bref. Ses "2" fils, Charles, le futur Charlemagne, et Carloman lui succèdent.

 

* 777 : Le wali Gouverneur de Barcelone, Sulaymân al-Arabi, et de Huesca viennent rencontrer Charles à Paderborn pour solliciter son appui dans leur révolte contre l'émir de Cordoue.

 

* Mai 778 : Charles décide de réunir une importante armée composée de Francs, de Bourguignons, de Provençaux, de Lombards, de Bavarois et de Septimaniens. L'armée est divisée en "2": un corps commandé par Charles franchit les Pyrénées en pays Gascon par le col d'Ibaneta, l'autre passe par le col du Perthus. Charles s'empare de Pampelune.

 

* Août 778 : Les "2" corps d'armée se rejoignent devant les murs de Saragosse. Les habitants de la ville et le wali, Hosein ben Yahia, résistent. Les négociations échouant, après "2" à "3" semaines, Charles renonce et fait demi tour. Sur son chemin il fait raser les murailles de Pampelune.

 

* 15 Août 778 : Au col de Roncevaux, l'arrière-garde de l'armée est attaquée par des montagnards Gascons, les Vascons, que l'on peut traduire par Basques. Un des lieutenants de Charles, le Comte Roland, est tué et les Francs sont massacrés.

 

* 781 : Louis, fils cadet de Charlemagne, futur Louis 1er le Pieux, devient Roi d'Aquitaine à (3) ans. Il représente le Roi des Francs sur un territoire où son autorité est contestée et il permet de lui accorder une certaine autonomie.

 

* 785 : Les habitants de Gérone livrent leur ville à Charles.

 

 

* 789 : Les habitants d'Urgel et de Cerdagne livrent leur région à Charles.

 

* 793 : L'émir de Cordoue Hicham Ier attaque Narbonne et arrive aux portes de Carcassonne, mais il échoue.

 

* 8 juin 793 : Le "1er" raid connu des Vikings s'abat sur le monastère de Lindisfarne au nord de l'Angleterre. Mise à sac de l'abbaye et meurtre de nombreux moines. Cette attaque a un retentissement important dans l'Europe Chrétienne.

 

* 797 : Borrel, Comte d'Urgel Cerdagne, s'empare de plusieurs localités au delà des Pyrénées.

 

* 4 avril 801 : Louis Ier, dernier fils de Charlemagne et Roi d'Aquitaine, s'empare de Barcelone. Il en laisse la garde à Béra, Comte de Razès et de Conflent. La marche d'Espagne "Marca Hispanica" peut alors être constituée. Elle comprend "5" comtés.

 

* 804 : Fondation de l'abbaye de Gellone à St Guilhem le Désert par Guillaume de Gellone.

 

* 809-811 : Plusieurs offensives contre Tortosa. Echec des Francs pour atteindre l'Ebre. La marche d'Espagne reste délimitée par le cours du Llobregat.

 

* 813 : L'ermite Pelayo a en rêve une vision du tombeau de St Jacques. Il est guidé par une étoile vers un champ, le champ de l'étoile, soit "campus stellae" en latin, qui deviendra Compostelle. *

 

* 820 : Le Roi de Galice Alphonse II le Chaste fait construire une "1ère" basilique sur les lieux de la sépulture à St-Jacques de Compostelle. L'évêque d'Iria Flavia, Théodomir, décide alors de transférer l'évêché sur le site de la tombe de St Jacques, évangélisateur de l'Espagne.

 

* 826 : L'émir de Cordoue Abd al-Rahman II assiège Barcelone défendue par Bernard de Septimanie.

 

 

* 838 : 13 Décembre Mort de Pépin 1er d'Aquitaine. Louis 1er le Pieux donne le royaume d'Aquitaine à son fils cadet, Charles le Chauve au lieu du fils de Pépin 1er, Pépin II (824) Roi est déposé en (852)-(865). Ce dernier est cependant choisi comme Roi par la noblesse d'Aquitaine, en particulier Bernard de Septimanie, fils de Guillaume, fondateur de l'abbaye de Gellone.

 

* 841 : Les Arabes commandés par Al-Iskandaruni franchissent les Pyrénées.

 

* 25 juin 841 : Bataille de Fontenoy en Puisaye entre Lothaire, fils aîné de Louis l'empereur Louis le Pieux, allié à Pépin II d'Aquitaine et Charles le Chauve allié à Louis de Germanie. Charles le Chauve emporte la bataille.

 

* 14 février 842 : Serment de Strasbourg prononcé par Louis le Germanique et Charles le Chauve devant leurs troupes pour confirmer leur alliance contre Lothaire. Ce serment est le plus ancien témoin qui nous soit parvenu d'un texte en langue Française et en langue Allemande.

 

* 843 : Les "3"trois fils de Louis le Pieux signent le traité de Verdun partageant l'Empire Carolingien. Il met la Provence dans le royaume de Lothaire, nouvel empereur d'Occident (840)-(855). Pépin II d'Aquitaine peut gouverner l'Aquitaine après le traité de Verdun.

 

* 844 : Les Vikings remontent la Garonne jusqu'à Toulouse, puis la Dordogne. Bernard de Septimanie, Comte de Barcelone et Duc de Septimanie, fils de Guillaume de Gellone et petit cousin de Charlemagne, est exécuté pour avoir soutenu Pépin II contre Charles le Chauve. Charles le Chauve nomme à sa place Sunifred Marquis de Gothie. Bataille de Clavijo. St Jacques serait apparu, monté sur un cheval blanc, pendant la bataille au côté des Chrétiens contre les Maures. Cela donnera à St Jacques son surnom de Matamore – "tueur de Maure".

 

* 848 : Guillaume de Septimanie, fils de Bernard, s'empare de Barcelone. Il est exécuté l'année suivante.

 

 

* 862 : Siège de Toulouse par les Vikings.

 

* 864 : Raid Viking en Aquitaine.

 

* 6 juillet 985 : Barcelone est mise à sac par les troupes du Calife de Cordoue, Al-Mansûr. La ville est incendier et ses habitants sont tués ou emmenés en captivités.

 

* 997 : Les Sarrasins d' Al-Mansûr s'emparent de St Jacques de Compostelle. Ils détruisent le sanctuaire. La cathédrale Romane est rapidement reconstruite (1078)-(1125).

 

 

* 1020 : Attaque navale de Narbonne par les Sarrasins.

 

Source

 

 

Witiza : Roi des Wisigoths d'Espagne (702-710).

 

Associé au trône depuis 700 par son père Égica, il ne régna qu'à la mort de celui-ci (702). Il convoqua aussitôt le XVIIIe concile de Tolède qui aggrava les mesures contre les juifs et fit ajouter de nouvelles dispositions au Liber iudiciorum. Il associa son fils Akhila au trône en Septimanie et en Tarraconaise.

Witiza n’est pas élu par la noblesse wisigothe bien qu’il fût couronné et oint comme il se doit, ç’est ce que lui reprochèrent les factions goths lors de l’élection de Roderic (fils du duc de Cordoue)

 

Wittiza a laissé au moins trois fils en bas âge selon un historien andalou du Xe siècle, Ibn al-Qūṭiyya : Agila (Agila II), Ardabast (peut-être Ardo), et Olmund (ou Ansemund), qui seront évincés par Rodéric. Flavio Ataúlfo, magnat galicien, serait un petit-fils de Wittiza

 

 

 

Agila II Roi des Wisigoths (710/711 – 713/714)

 

Une partie de la noblesse wisigothique, en particulier celles qui avaient bénéficié du roi Witiza, s'opposèrent à l'élection de Rodrigo comme roi. Cette opposition semble avoir choisi Agila II comme roi et aurait le soutien de la famille Witiza. Son domaine semble s'être limité à Tarragone et à la Narbonnaise, c'est-à-dire à la vallée de l'Èbre et au nord jusqu'à la Septimanie .

Au début, il a probablement aidé les musulmans – et peut-être même leur a-t-il demandé leur aide – pour vaincre Rodrigo, avec qui il avait un conflit sur la succession au trône de Witiza. Mais ses vœux furent coupés court par la décision de Mūsà , gouverneur de l'Afrique du Nord, d'incorporer la péninsule ibérique au califat. Mūsà lui-même a mené une incursion à travers la vallée de l'Èbre (713) obtenant la soumission de Fortún Casio , ce qui réduirait le soutien à Agila II. Et il se peut même qu'Agila soit décédée à ce moment-là et que certains nobles de la région aient décidé de signer un pacte avec les musulmans.

Agila II n'est mentionnée que dans la Continuatio codicis C Parisini , une version qui continue la Chronica regum Visigothorum  qui est consignée dans un manuscrit du XIIe siècle. Cette liste ne mentionne pas Rodrigo et indique que Witiza a été remplacé par Agila et après trois ans par Ardo . Agila n'apparaît pas dans la Chronique mozarabe de 754 ni dans les chroniques asturiennes ultérieures. Cependant, son existence est corroborée par des découvertes numismatiques portant son nom dans les ateliers de Saragosse, Gérone, Tarragone et Narbonne.

 

 

 

Olemund (Ansemund) – Séville ?, v. 742] Fils du  roi wisigoth Witiza

 

Comme ses frères Ardabasto et Agila, Olemundo a conclu un pacte avec les envahisseurs musulmans à l'époque du calife  al-Walīd I. De cette manière, les descendants de Witiza ont pu conserver d'immenses propriétés foncières.

Selon le chroniqueur Ibn al-Qutiyya¹, l'arrière-petit-fils d'Olemundo, Olemundo et ses frères ont participé à l'invasion musulmane ultra-rapide, se positionnant contre le roi Rodrigo

Lorsque Ṭāriq ben Ziyād entra en al-Andalus, au temps d'al-Walīd ben ʿAbd al-Malik, Rodrigo écrivit aux fils du roi [Witiza], qui étaient déjà jeunes et montaient à cheval, leur demandant leur aide et que leurs mains se joignent front contre l'ennemi. Ils ont mobilisé des troupes à la frontière [de Tolède], ont avancé et ont campé à Secunda, car ils ne faisaient pas confiance à Rodrigo pour entrer à Cordoue. Et [Rodrigo] sortit vers eux. Ils ont ensuite marché pour rencontrer Ṭāriq. Lorsque les deux camps se firent face, Olmundo et ses frères s'accordèrent pour trahir Rodrigo, et cette nuit-là ils envoyèrent des messagers à Ṭāriq, pour l'informer que Rodrigo avait été l'un des chiens de son père, de son entourage, et ils lui demandèrent pour l' homme, s'ils partaient le lendemain avec lui, et qu'il leur attribuât les terres de son père, qui étaient de trois mille terres, après ce qu'on appelait « la part choisie des rois ». Quand le matin se leva, eux et ceux qui étaient avec eux rejoignirent Ṭāriq, et ils furent la cause de la victoire.

Lorsqu'ils arrivèrent à lui, ils lui dirent : « Es-tu toi-même un émir ou y a-t-il un émir au-dessus de toi ? » ben Nuṣayren Ifriqiya pour consolider [leur lien avec lui]. Ils lui ont demandé d'écrire à [Mūsà] au sujet de leur liaison avec lui et de l'engagement qu'il [Ṭāriq] leur avait donné. Il l'a fait, et ils sont allés à Mūsà, et l'ont trouvé dans sa marche [vers al-Andalus], près du territoire des Berbères, avec l'écriture de Ṭāriq sur la façon dont ils avaient accepté la soumission, et la condition qu'il avait établie avec eux. Mūsà ben Nuṣayr s'adressa [au calife] al-Walīd ben ʿAbd al-Malik, et ils se présentèrent devant lui, qui formalisa pour eux les fiançailles de Ṭāriq ben Ziyād, et garantissait ainsi à chacun d'eux un acte, et dans ses actes était : "qu'ils ne se lèveraient pas devant quiconque entrait en leur présence ou sortait."

La plupart de ses possessions étaient concentrées dans l'ouest d'al-Andalus, c'est pourquoi il a établi sa résidence habituelle à Séville. Olemundo dut mourir vers l'an 742. A cette époque son frère Ardabasto tenta de s'emparer de tous ses domaines au détriment de ses neveux.

Cependant, les fils d'Olemundo ont engagé une expédition de navires à Séville et sont allés demander une audience au calife Hisham à Damas. Le calife reconnut ses droits et força Ardabasto à restituer ce qu'il s'était illégalement approprié (743).

progéniture d'Olemundo

 

  • Sara, dite la Goda , l'aînée de la fratrie, s'installe à Séville.
  • Abbas ou Oppas, évêque de Séville.
  1. L'historien andalou Abū Bakr IbnʿUmar Ibn Al-Qutiyya était un descendant de la famille Witiza, en particulier de Sara la Goda. Il a écrit la chronique  Tarij Iftitah al-Andalus (Histoire de la conquête d'al-Andalus). Une traduction partielle peut être consultée dans Viguera Molins, María Jesús (2011). La conquête d'al-Andalus selon Ibn al-Qutiyya (Xe siècle). Aljaranda 81.

 

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ARDABAST – ARDEBAST – ARDO – ARDON  : roi de Septimanie,

 

Ardo (diminutif de Ardebast), de la famille des Balthes est né au début du VIIIe siècle, vers 702/09 et décédé après 756, selon la Foundation for Medieval Genealogy[1].

 

'Ardo, Ardón pour les Espagnols, Ardabast, est le dernier rois du Regnum Visigothorum [2]. Il règne en Septimanie de 713 à 720.

 

Une source rédigée en Septimanie ou en Catalogne, en 828, le Laterculus regum visigothorum précise que Agila II (Almounz-Akhila II) est roi de la Narbonense y de la Tarraconense, des yacimientos de Narbona, Lérida, Gerona, Tarragona y Zaragoza Manzano[3], pendant trois ans après la mort du Roi Wittiza en 710. Ardo lui succède et reste roi en Septimanie, durant sept années[4].

 

De nombreux historiens germaniques pensent qu'Ardo, le successeur de Agila II (Akhila II), pourrait être Ardebas, fils de Wittiza[5]. En fût il autrement, qui pût alors légitimement succéder à Agila II sinon son frère, la question ne se pose même pas.

 

Selon la Foundation for Medieval Genealogy, Ardo est le fils du Roi Wittiza et le frère de Agila II (Akhila II)[6].

 

Ardo ou Ardón ne figure que dans la continuation de la Chronica regum Visigothorum, dans la soi-disant Continuatio Codicis C Parisini. L'histoire officielle parle du dernier roi wisigoth Rodéric d'Hispanie (688-711), vaincu et tué par les musulmans dans la bataille de Guadalete, en 711, et de Pelayo des Asturies, peut-être car son royaume se limite à une zone limitée au nord-est[7].

 

 

Ardabast dans les sources arabes. Fils cadet du roi wisigoth Witiza et comte des chrétiens de Cordoue

Comme ses frères Ansemund et Agila , Ardabast, après avoir trahi le roi Rodrigo , a conclu un pacte avec les envahisseurs musulmans à l'époque du calife  al-Walīd I. De cette manière, les descendants de Witiza ont pu conserver d'immenses propriétés territoriales.

Selon les chroniqueurs arabes, Ardabasto était célèbre pour sa richesse, sa ruse et ses talents sociaux et de négociation. Il possédait de nombreuses propriétés, plus d'un millier, réparties dans la partie médiane d'al-Andalus, peut-être le résultat d'un pacte entre les envahisseurs musulmans et les descendants du roi Witiza : Ardabasto, Olemundo (Ansemundo) et Rómulo ou Remila .

 

À la mort d'Agila (711-714) son successeur Ardo (Ardabast ou Ardon) 714- 720 (son frère selon Ibn al-Qūṭiyya) ne règne que sur la région de Narbonne (capitale de la Septimanie), au-delà des Pyrénées.

Il règne en Septimanie peut-être avec l'appui des musulmans, nouveaux maîtres d'une grande partie de l'Hispanie, qui ont franchi les Pyrénées et envahi le sud de la Gaule à partir de 719 environ, à moins qu'il ne soit resté plus ou moins indépendant. Selon un historien andalou du Xe siècle, Ardo est l'un des trois fils du roi wisigoth Wittiza et l'un des frères du roitelet Agila II, peut-être son prédécesseur. Il siège en tant que roi (ou roitelet) à Narbonne, chef-lieu de l'ancien duché wisigoth de Septimanie, et frappe monnaie, symbole de pouvoir. Il pourrait également avoir siégé à Rennes-le-Château, l'ancienne Rhedea des Wisigoths, jadis une importante place forte, au cœur de la seule partie de la Septimanie wisigothique dont l'occupation musulmane n'est pas prouvée, mais nous y reviendrons.

 

Il est connu grâce à une chronique mozarabe : la « Chronique mozarabe de 754 » et par les monnaies retrouvées en Septimanie.

 

En 713/714 son royaume est déjà très réduit, les zones wisigothes pas encore conquises par les musulmans et pendant ses années de gouvernement Ardo doit faire face à plusieurs raids. Le wali al-Hurr conquiert Pampelune, Tarragone et Barcelone, entre les années 717 et 718, et fait des incursions dans les zones les plus montagneuses des Pyrénées.

 

Ardo établit sa cour à Narbonne, car Cesaracosta est aux mains des moros et Tarraco est défruite et sa population morte ou envoyée en esclavage. Il siège aussi à Rennes-le-Château, Rhedae en latin. Ardo fait frapper des pièces de monnaie dans la région du Roussillon[8].

 

La conquête de la Septimanie est faite par le successeur d'al-Hurr, le wāli Al-Samh. En 720/721 les villes de Narbonne, Nîmes, Béziers, Lodève, Agde et Magalona deviennent musulmanes.

 

C'est parait-il en 721 que le roi Ardo est mort. Avec lui disparaît définitivement le royaume des Wisigoths. Mais, selon la Foundation for Medieval Genealogy, Ardo est décédé après 756. Le wāli Abd ar-Rahman ordonne la confiscation de ses terres. Mais, plus tard, il le dit premier comte de l'Espagne musulmane et lui redonne quelques-unes de ses terres[9].

 

Les derniers guerriers wisigoths défendent Nîmes et Carcassonne et continuent leur résistance héroïque pour d'autres ducs ou rois non Wisigoths[10]. Certes Athanagilde II est, en 741-743, le dernier prétendant au trône wisigothique. Toutefois sa mort marque la fin de tout espoir d'un retour à la monarchie hispano-wisigothique[11].

 

Ardo des Balthes est peut-être l'ancêtre de Odda, épouse de Leibulf de Provence, ancêtres des Seigneurs des Baux.

 

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Ardo roitelet à Rhedae (719 - 725/726)

 

 

La forteresse de Rhedae.

 

Les Sarrasins chassent les moines nîmois de leurs couvents (721).

 

Au cours des années qui suivent, le reste de la Septimanie, est presque complètement conquise par les Maures d'al-Andalus. Al-Samh réunit une grande armée et prend les diocèses d’Ales, Saint-Pons, Béziers, Agde, Manguelonne, Lodève... après juste quelques semaines de sièges. Mais Nîmes résiste et Rhedae n'est pas attaquée.

 

Guillaume Besse (1645) et l'évêque Pierre de Marca (1595 - 1662), rapportent que l'archevêque de Narbonne fuyant l'offensive arabe, se réfugie à Rhedae, en 720. Et que lui et ses successeurs y demeurent pendant toute la durée de l'occupation musulmane (720 - 759), c'est à dire trente neuf ans. Ce qui laisse supposer que cette place forte est demeurée aux mains des chrétiens.

 

Enfin, de très vieux écrits espagnols, connus sous le nom de Chronique Mozarabe de 754, nous apprennent qu'Ardo, aurait régné en Septimanie de 719 à 726. L'archevêque de Narbonne, alors ultime Primat d'Espagne, ayant son siège à Rhedae, tout porte à croire, par déduction, que ce fut probablement là que se tient la dernière cour royale wisigothe (La Cité de Rhedae (texte Jean Alain Sipra)

En 737, les Wisigoths qui résistent toujours dans les environs de Narbonne (Minervois, Razès) indiquent aux troupes de Charles Martel comment couper en deux l'armée arabe en marche qui va se porter au secours de Narbonne assiégée, en empruntant le défilé de la Berre qui débouche des Corbières entre Portel et Sigean.

 

Toujours en 737, le gros de l'armée arabe franchit les Pyrénées et est mis en pièces, pris en tenaille par les Francs et Wisigoths aux alentours de Portel des Corbières.

 

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Bataille de Carcassonne (721)

 

 

Siège de Carcassonne, aux mains des Sarrasins, par les Francs.

 

En 721, le wāli Al-Samh gagne la Bataille de Carcassonne (721), ville pourtant entourée par des murailles imposantes.

 

L'armée des Sarrasins s'avance ensuite du côté de Toulouse. Mais le wāli étant informé que le duc Eudes d'Aquitaine se dispose à marcher contre lui avec des forces bien supérieures aux siennes, se replie sur Carcassonne, qui devient dès ce moment la limite du territoire sarrasin (.Histoire du comté et de la vicomté de Carcassonne, précédée de recherches historiques sur Carcassonne et son histoire sous les Volkes, les Romains, les Wisigoths et les Sarrazins, Gabriel Cros-Mayrevieille, J. B. Dumoulin, 1846. p.92.)

 

Après un siège de deux mois au moins arrivent des forces militaires réunis par Eudes d'Aquitaine, qui a battu et tué le wāli Al-Samh le 10 Juin de 721 à Toulouse.

 

Le nouveau une retraite wāli ordonne un repli sur Narbonne, mais la route est coupée par la garnison de Carcassonne, plus au sud vers Rhedae.

 

Ces luttes font que les Arabes mettent fin à toute initiative militaire et favorisent la paix avec les autorités locales autonomes, probablement dirigées par Ardo. Carcassonne, Nîmes, Rhedae... Si Ardo est encore en vie, son royaume se réduit à trois comtés.

 

Noëlle Deflou-Leca et Alain Dubreucq nous disent qu'il résiste jusqu'en 725 aux musulmans, [Sociétés en Europe: mi VIe-fin IXe siècle, Histoire médiévale, Noëlle Deflou-Leca, Alain Dubreucq, Atlande, 2003.]. La Chronique Mozarabe de 754 donne la date de 726.

 

Ibn-el Kouthya constate que son oncle Ardebast saisit les domaines des enfants de Almounz après sa mort, au commencement du règne du khalife Hicham, fils d'Abd-el-Malek (qui régné de 724 à 741). Ibn-el Kouthya enregistre que Abd er-Rahman ordonne la confiscation des terres de Ardebast, mais qui plus tard il le dit premier comte de l'Espagne musulmane et lui redonne quelques-unes de ses terres.

 

Source

 

 

 

 

Une petite note : Pierre Plantard évoque « le rejeton Ardant » pour le fameux Sigebert IV, qui serait venu se réfugier à Rhedae,  En 1992, il reconnait devant la justice française que tout est basé sur une supercherie ; cependant le terme « rejeton Ardant » est proche d’ARDON et Ardon est bien le rejeton oublié de Rennes le Château.

 

Si l’on espère trouver un lien dynastique mérovingien dans la région il faut la trouver avec les Wisigoths. Par exemple les mariages mixtes sont courants dès le VIème siècle entre les deux dynasties.

On connaît en effet Clotilde, fille de Clovis, qui épouse Amalaric, roi des Wisigoths ; Sigebert 1, roi d'Austrasie, qui épouse Brunehaut, fille du roi des Wisigoths Athanagild ; et Rigonthe, fille de Childéric 1 qui épouse Reccared roi des Wisigoths.

(Cf. Edouard Salin : La Civilisation Mérovingienne. - Première partie chapitre II).

 

      • « On en connait ni descendant ni successeur d'Ardo, cependant l'historien et archéologue Laurent Schneider fait remarquer que Wittiza (le futur Saint-Benoit d'Aniane), fils du comte de Maguelone, peut-être Ansemond, soit l'un des personnages les plus importants et leader des Wisigoths dans la région au milieu du VIIIe siècle, porte le même prénom que le père des rois Ardo et Agila II, Wittiza. Le comte Ansemond porte lui aussi une variante du nom d'Olmund, frère supposé d'Ardo et Agila II. Enfin, un des compagnons et historiographe de Saint Benoît porte le nom d'Ardo. (la Vita Benedicti Anianensis, rédigée vers 823 par Ardon, disciple et contemporain de Benoît.)» source
  •  
  • Olmund (transcrit tel quel mais dont le nom en Norrois ancien est bien  Ansemond  Osmundr du nom de personne d'origine également scandinave Ásmundr (François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 171.), formé de Ás- qui a donné Ases, et mundr qui signifie « protection », donc protégé par les Ases Osmond se retrouve également en Normandie – Viking et Wisigoth ont des origines communes)

 

Je rajoute ces mots qui auront un sens plus tard quand aux propriétés de la famille de Wittiza ou Benoît d’Aniane : « « Ne désirant point bâtir sur les fondations d’autrui », le jeune moine s’en retourne cependant dans sa patrie, en Gothie, sur des possessions familiales, à proximité du fleuve Hérault. » source –tiré  de la Vita Benedicti Anianensis. Sur l’Hérault il y a Adge, mais également Ganges et Agones ; proches d’Aniane et Gellone.

 

 

1 [SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy ]

    1. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    2. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    3. Moreno, Eduardo (2006). Conquistadores, Emires Y Califas: Los Omeyas Y la    Formación de Al-Andalus. Editorial Critica. p. 44.
    4. Charlemagne et Mahomet. En Espagne (VIIIe-IXe siècles), Folio histoire, Philippe Sénac, Gallimard 2005.
    5. Francia 34/1. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte, Volume 34, Partie 1. Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft, Artemis Verlag, 2007.
    6. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    7. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    8. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    9. SPAIN: VANDALS, SUEVI & VISIGOTHS Foundation for Medieval Genealogy
    10. HISTORIAS DE ESPAÑA VIEJA (XVI): ¿ QUIÉN FUE EL ÚLTIMO REY GODO
    11. Liste des souverains du Languedoc, rois et comtes...

 

 

 

Notes sur Ardabast du point de vue du narrateur Ibn-el Kouthya :

 

ARDABAST ([702/09]- 756).

Ibn-el Kouthya nomme "Almounz, Roumlouh et Ardebast" comme les trois fils "le dernier des rois Goths en Andalousie…Witiza…encore en bas âge", leur mère"prit la régence et gouverna en leur nom à Tolède" mais ç’est "Rodrigue…le chef des armées du monarque défunt…qui vint établir sa résidence à Cordoue"[404].

Ibn-el Kouthya raconte qu’ "Ardebast" reste à Cordoue et possède"mille villages…au centre du pays" et il serait l’ancêtre "en ligne directe d'Abou Said le Comte"[405].

 

Ibn-el Kouthya raconte que "leur oncle Ardebast" s’approprie les terres d’"Almounz" (Ansemund) après sa mort "au commencement du règne du khalife Hicham, fils d'Abd-el-Malek" (qui régna de 724 à 741)[406].

Ibn-el Kouthya raconte qu’ Abd er-Rahman ordonna la confiscation des terres et domaine d’"Ardebast" mais plus tard il le nomme premier Comte d’Espagne musulmane et lui rendit certaines terres.

 

Les "fils de Wittiza", sont présentés par la Chronique d'Alphonse III comme des traîtres qui ont aidé à livrer l'Hispanie aux Maures (Wittiza avait été en opposition avec l’église ne l’oublions pas). Oppa, une figure ténébreuse mais historique, est réputée avoir été soit un frère, un demi-frère ou un fils de Wittiza, bien que ce dernier soit impossible simplement en raison de la jeunesse de Wittiza et de l'âge réputé d'Oppa en 711. Selon la version Rotensis de la Chronique d'Alphonse III, Wittiza avait trois fils: Olmund (ca), Romulus et Ardabast (Artabasdus), qui devint comte des chrétiens de Coimbra.[27] Olmund est un nom gothique (donc Ansemund « protégé des Ases), Romulus est nom romain et Ardabast (Artavasdes) est nom persan[28] (par l'arménien).

 

La fille d'Olmund, Sara al-Qutiyya, et ses frères se sont fait approprier leurs terres dans la crise de succession, par leur oncle Ardabast. Elle s'est rendue à Damas pour demander à Hisham ibn Abd al-Malik leur retour, qu'il a ensuite ordonné.

 

La Chronique du Xe siècle d'Abu Bakr Ibn Umar Ibn Al-Qutiyya - qui déclara être un descendant de Witiza par une petite-fille nommée Sara - établit que Witiza eut trois enfants : Olmundo, Artabas (Artabasdus) et Romulus (Romulus).44 Mais l'acceptation de la véracité de cette progéniture n'est pas universelle.

 

Certaines chroniques affirment l'existence d'un Flavio Sisebuto, juge des chrétiens de Coimbra, comme fils de Witiza. Certains généalogistes modernes en sont venus à identifier ce Sisebutus avec l'Artobas enregistré dans les chroniques arabes. Mais si ce comte existait vraiment, par chronologie il serait plus probable qu'il soit le frère de Witiza et non le fils.

 

Il y a également eu des spéculations selon lesquelles le roi Agila II, le rival de Rodrigo, était l'un des fils de Witiza, mais c'est une erreur en raison de données contradictoires et légendaires de l'historiographie hispano-arabe.46.

 

Oui effectivement ce Sisebuto ne peut être Ardabast qui termine ses jours en roi de Septimanie.

Source

Ardo n'est enregistré que dans une liste royale wisigothique comme régnant pendant sept ans, mais il a pu vivre sous un autre titre tel que comte

 

Source

 

 

Il est possible que la terre des Baux viennent d'Odda, une noble dame peut-être descendante d'Ardo Balthes. Baux vient d'audacieux en langue gothique, comme Balthes. Edward Gibbon écrit :

 

    Cette lignée illustre continua à s'étendre en France, dans la province gothique de Septimanie, ou Languedoc ; sous l'appellation impropre de Baux ; et un rameau de cette famille s'installa ensuite dans le royaume de Naples. Les seigneurs des Baux, près d'Arles et auprès de soixante-dix neuf lieux dits restèrent indépendants des comtes de Provence (Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain chapitre 30, note de bas de page 4.)

 

Donc Ardabast, Ardo, Ardon meurt avant la fin de la reconquête Chrétienne et il y a fort à parier étant sur Rhédae qu’il y fût enterré avec les honneurs dus à son rang, ou dans les environs très proches.

 

 

 

Ansemud comte de Nîmes, Maguelone, Adge, Beziers

 

 

Que savons-nous d’Ansemund comte de Nîmes, Maguelone, Adge et Béziers :

Comte de Nîmes (cité en 752), Ansemond est maître en plus des villes de Maguelone, d'Agde et de Béziers dont il constitue un petit état. Il refuse l'alliance avec les musulmans et s'allie aux Francs du roi Pépin le Bref qui le charge de s'emparer de Narbonne, tenue par les forces musulmanes depuis une trentaine d'années, aidées par des Goths : Ansemond est tué devant une des portes de la cité en 754 par un de ses domestiques nommé Ermen(i)ard, mandaté par un parti de Goths hostiles à l'alliance franque.

Il est remplacé à la tête du comté de Nîmes par un Franc nommé Radulfus2,3.

Caunia4, sa veuve, est tuée peu après lors des troubles qui éclatent à Nîmes, provoqués par le parti goth hostile aux Francs ; enfin ce qui est raconté par les narrateurs Francs, d’un coup miraculeux Ansemond est assassiné durant le siège de Narbonne puis sa femme lors d’une émeute à Nîmes.

 

  1. La Chronique d'Uzès l'appelle Misemundus ; il s'agit probablement d'une cacographie.
  2. Radulf, Radulphe.
  3. (en) « Radulfus » [archive], sur prosopographie.eu
  4. Caune, Caunie, Cauna.

 

Ardabast dernier roi des Wisigoths détient les comtés de Carcassonne, Narbonne et Nîmes mais aussi les villes de Béziers, Adge et Maguelone ; il perd Narbonne en 720 puis en 725 Carcassonne et Nîmes de cela on peut conclure que le royaume Wisigoth d’Ardabast était indépendant, et donc il perd également Béziers, Adge et Maguelone (villes côtières) en 721.

Les terres intérieures sont plus difficiles d’accès et permettent une résistance active, d’où le repli  sur Rhedhae plus isolée.

Il y règne à priori jusqu’en 726 environ.

 

 

 

En 737 Charles Martel pille et met à sac Nîmes détruit les forteresses d’Adge, Béziers, Maguelone mais ne peut libérer Narbonne.

 

En 752 Ansemund comte de Nîmes et des villes d’Adge, Maguelone et Beziers livre les villes à Pépin le Bref devenu roi des Francs en 751 après avoir évincé le Childéric III dernier roi mérovingien ; ainsi les rois mérovingiens sont « faits néant » ç’est à dire réduit à rien par les Carolingiens avec l’aval de l’assemblée des nobles à Soissons (La monarchie Mérovingienne est au départ élective, Clovis est élu roi des Francs par les guerriers Francs) avec l’aval de la papauté  

Ansemund doit avoir le soutien des Wisigoths mais aussi la légitimité pour livrer ses villes et qui donc pourrait le faire sinon le fils d’Ardabast. Il n’est pas sorti d’un chapeau en s’improvisant comte de Nîmes. De plus Ardabast avait le titre de premier comte de l’Espagne musulmane s’il n’était reconnu roi de Septimanie.

 

Quoiqu’il en soit, il s’allie à Pépin qui lui laisse le siège de Narbonne, mais en 759 (la date est douteuse par  plusieurs investigations parallèles certainement plus tôt) il est assassiné par Ermeniard un homme lige puis son épouse Caunia lors d’une révolte populaire à Nîmes ; alors Radulf est comte Franc de Nîmes installé par Pépin.

 

Evoquons la possibilité d’une négociation entre Ansemund et Pépin le Bref qui lui laisserait Narbonne à l’issu du siège pendant que lui assiègerait Carcassonne (qui tombe effectivement en 759) ou qu’il restituerait les domaines d’Adge, Beziers, Maguelone et Nîmes et mais par un malencontreux hasard va s’en dire favorable à Pépin tout tombe à l’eau, Ansemund est assassiné par un de ses hommes lige Pépin donne Nîmes à Radulf, ou je pense plutôt Caunia l’épouse d’Ansemund décède lors d’une malencontreuse révolte à Nîmes puis Pépin donne la ville à Radulf comte Franc.

 

N’oublions pas que les Carolingiens sont assez habiles pour éliminer toute contestation dynastique possible ou allié potentiellement dangereux.

 

Childéric III est déposé, tondu et placé en monastère à saint Omer par Pépin le Bref en 751, en 753 il fait éliminé son frère cadet Griffon par ses hommes (Pépin) à Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie (Riché 1983, p. 82. Et Settipani 1993, p. 157 et 178..)

Le duc d’Aquitaine Waifre est éliminé :

 « Après s'être soumis une première fois, le duc d'Aquitaine se révolte de nouveau en 761, puis chaque année jusqu'en 768, provoquant à chaque fois une réaction punitive du roi Pépin le Bref. Au printemps 768, Pépin s'empare de Bordeaux et réussit à capturer à Saintes la mère, la sœur de Waïfre et ses nièces(Adémar de Chabannes, Chroniques, Livre I, traduction par Yves Chauvin et Georges Pon, Brépols, 2003 (ISBN 2-503-51119-8).. Le 2 juin 768, Waïfre est finalement tué par un des siens, Waratton, sur ordre de Pépin (Michel Rouche, L'Aquitaine: des Wisigoths aux Arabes [archive], Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Éditions Touzot, 1979, p. 126). »

Il en sera de même pour l’élimination des fils de Guillaume de Gellone et la curieuse disparition  de Carloman(frère de Charlemagne). L’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs à leur avantage et apologie.

Donc en éliminant Ansemund, son épouse Caunia, Narbonne est donné par Pépin à Milon dont le père est Guérin de Thurgovie, Nîmes à Radulf, Adge et Béziers tombent sous la férule Franque, il ne reste que Maguelone qui devient un comté et que reprends alors Aigulf certainement frère de Witiza.

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12 décembre 2022 1 12 /12 /décembre /2022 16:45

Assalit, Assailly, cathares, Razes, Rennes le Château, Fenouillèdes, Montségur Blason Assalit (branche originelle du Languedoc)

C'est durant la période de la dernière Vicomté des Trencavels que Guillaume Assalit est viguier du Razes, 

 

Blason assailly jpeg

 

Assalit -Assailly branche récente (après 1243) Poitou Pour ce qui concerne Niort le nom Assalit est conservé de cette manière phonétique et c’est vers 1667 qu’il change a l’écrit pour se transformer en Assailly, sans pour autant avoir de particule. La branche directe du Languedoc s'éteint au XVIIème (certains étaient capitoul à Toulouse). Les Assailly sont seigneurs du Laurageais malgré tout (vers Fanjeaux) ainsi que quelques terres en Poitou, notamment Secondigny, Prahecq, Vouillé (Arthenay). Le nouveau blason est adopté en Poitou après avoir quitté le Languedoc, donc après la période de Louis IX.

Assailly (Assalit, Assalhit) D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or.
Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS voir en lien

 

 

 

___________________________________

 

Modification du nom de Assalhit, Assalit vers Assaillit ou Assailly :

 

 

Source : Catalogue des rolles Gascons, Normans et Francois, vol. I, ed. T. Carte, (, 1743), p.72 (grant to the petitioner of the keeping of this castle, taken from a vacated entry on m.3 of C 61/41

 

 

  Bertram (Bertran) Asalhy (Assaillit, Assailly).
Name(s): Asalhy (Assaillit, Assailly), Bertram (Bertran)
Addressees: King.
Nature of request:

Bertram Asalhy states that the king's father gave him the keeping of the castle of Penne-d'Agenais for term of life, as can be seen from his letters patent which he quotes [dated at Berwick-upon-Tweed, 10 March, 4 Edward II (1311)]. He requests confirmation of this gift.

 

Après la période Cathare, les Assalhy Asalhy Assalit partent du Languedoc pour la branche puînée, ou restent provisoirement notamment durant l'assimilation de certaines parties dans l'empire plantagenet, ainsi on retrouve cette branche au château du Penne d'Agenais sous Edouard II puis Edouard III dans les rôles Gascons. Dans les transcription le nom de Francise pour passer de Assalhy, Assalit vers Assailly, sans particule. On peut notre aussi l'Anglicisation Azeley

Lien avec grands tableaux généalogiques :

Ansemund descendance vers Fenouillet, Vallespir, Castelnou, Peyrepertuse, Ganges et Brissac.

Pouget.

Popian.

Le Quercorb est engagé en 1201 à Isarn de Fanjeaux (fils de Mirepoix) dont la mère est Aude Assalit pour 13000 sous melgoriens (une fortune à l'époque) vente confirmée en 1227 faisant passer le domaine dont ceux des Aniort dans l'escarcelle des Mirepoix. Documents

Auparavant le Quercorb avait été engagé en 1167 à Miron de Tonenses (ou Miron de Tonneins) certainement le père de Guilheme de Tonneins épouse de Guillaume II Assalit pour 11000 sous melgoriens. Documents

 

Engagement fait en 1167 par Raymond de Trencavel et son fils Roger de la terre de Cheircorb à Miron de Tonneins

Histoire Générale du Languedoc Dom Dévic Dom Vaissette T VIII Preuves 4 c.271
 

...Ego R. Trencavellus proconsul Bitterensis & Rogerius de Biterri filus meu, bona fide & intentione impignoramus & jure pignoris traitimus tibi Minori de Tonencs & uxori tua & infantibus tuis & cui verbo scripto dimittere & dare volueris, pro nostre sententia hac in carta descripta & convenentiis, nostrum castrum Balagarium cum omnibus ei pertinenbus, paeter vallem de Vindrano(*) & impignoramus vobis terram tatam quae dicitur Cheircob, excepta valle supradita de Vindrano
Sicut superius est dicitum, sic totam terram illam de Cheircorbes & castrum illod vocatur Balagarium & omnen terram ipsi castro pertinentem praeter vallem de Vindrano praetictam, impignoramus vobis sine vestro inganno, sicut nos hodie tenemus & tenere & habemus debemus, propter XI millia solidos Melgoriensis monetae bono & rectos, metebiles ac percurribiles,
 in qua terra de Cheircorb sunt ista villae scilicet Cambels & Cuculenra & Mongardin & Eissalabra & Sancto Columba & Vallis d'Anior & Eisocie & Rivels & Pendels at que Calmeta & Saltes & Villafort & Fonsfrigidus & Auriag
Estas villas omnes antedictas & omnia alia quae in terra Chicorbensi habemus & castrum praenominatum Balagario & omnia quae in omni terra Balagariensi...

(*) Vindrano est orthographié Umbrans dans le testament de Raymond Trencavel (HGL Preuves 599) Il s'agit de la vallée de l'Ambronne
 

Engagement du Quercorb par Trencavel à Isarn de Fanjeaux (Mirepoix) en 1201(Assalit viguier du Razes et Saissac gouverneur des domaines Trencavel ) 

HGL (Gallica 2017) TV Page 555 XXXVI Extrait divers actes touchant las vicomtes de Béziers (an 1201)

Ego Raymundus Rogerius per Die gratiam Carcassensis, Biterrensis, Redensis et Albiensis viccommes, perme, …ect

Concedo et recognosco tibi Isarno Bernado,(de Fanjeaux) et cui dimitere veld are aut impignorare pro vestra subdicta substantia, jure pignoris, et convenientiis volueritis, quod vos habetis et tenetis a me per pignus, castrum Balagueiro et Balagaires, Montem_Jordanum et omnen patriam meam de Quercor, vel propter XIX,M,et C sol mulgares
 

Vente définitive du Quercorb par Trencavel à Isarn de Fanjeaux (Mirepoix) 1227 (période ou Guillaume Assalit est viguier du Razes et Bertrand de Saissac (successeur des terres de Fenouillèdes) est gouverneur des domaines du fils Trancavel. (Fenouillèdes dont sont issus les Assalit) ; la reprise du domaine de la vicomté de Fenouillédes se fait par accord des barons de Ganges (Assalit et Brissac) des Peyrepertuse tous issus des vicomtes pour le mariage entre Ava de Fenouillet (dernière descendante directe des vicomtes de Fenouillet) et Pierre de Saissac. 

HGL (Gallica 2017) TV Page 646 CXLII - Charte de Trencavel vicomte de Béziers en faveur du comte de Foix (An 1227) chat Foix caisse 22

Quod nos Ttrencavellus Dei gratias Bitettensis vicecomes, dominus Albiensis, Carcassonae et Redensis, …cedimus etdonamus  vobis Rogerio-Bernadob Dei gratia comiti Fuxensi …

Totam terram de Chercobes, cum omnibus pertinentiis ejusdem terrae, silicet cascastrorum et villarum quae ibi sunt vel erunt, et militum, ae faeminarum, et dominationum, et generaliter omnium pertinentium eidem terrae, sicuti melies antecedores nostri vel aliqui pro habuerunt et tenerunt : quam videlicet terram vos de vestro proprio averi, ab Isarno Bernado de Fanojovis, a pignore XV.M melgor… 

Liens, Mirepoix, Fanjeaux, Mazerolles, Isle Jourdain, Roumengoux, Villeneuve, Roquefeuil, Aniort, Hunaut de Lanta, Foix...

 

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 17:47

De toutes les théories les plus échevelées aux plus sages et solides, il y a celles qu'a tenu a évoquer M. Jimmy Guieu, il y a déjà les fondements de recherches fiables, des indices logiques et imparables.

 

Pour ma part il y a déjà tous les éléments constitutifs de ce dossier.

 

Ensuite vous trouverez des analyses, une enquête menée par "l'oeil frontal" assez solide qui reprend certaines théories ; les confirme ou les infirme. Très intéressant.

 

Vous retrouverez les deux premières vidéos en liens sur le premier des liens à la suite de ces vidéos (après les textes), toujours à voir avec une saine curiosité

 

Bonne visionnage, un voyage dans les mystères et l'Histoire.

 

 

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 16:40

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 06:00

Ansemund nom d'origine haut germanique, plutôt a orientation gothique (voir lien)

Ensuite marié à Quixol fille du comte de Barcelone.

"

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

Pour les mariages successifs je ne suis pas remonté plus haut pour l'instant, les généalogies ont été complétées en partie avec les recherches de Settipani (pour Bertarde de Prum et Thierry III roi des Francs) Thierry et Hélène Bianco pour ce qui concerne Guillemette d'Aquitaine. 

Sunière du Roussilon est comte du Roussillon et d'Empuries dont l'origine est Bello de Carcassonne.

donc on se retrouve dans la trame originelle Goth-Franque tissée par les carolingiens et notamment par Guillaume de Gellone, mais cela était déjà préfiguré, avec des alliances plus antiques.

 

Une des branches de Ganges donne les de Pierre de Bernis, dans la description Guillaume Assalit est nommé de Poupian ou Popian, mais on retrouve par document un serment prêté par lui et sa mère pour Brissac, château des Ganges alors. Mais Vierne n'est pas une Anduze comme il est précisé (travaux de Thierry et Hélène Bianco) mais bien une Popian, dont l'ascendance Sunyer du Roussillon.

 

Pour ce qui concerne la suite, les alliances se contractent sur les familles méridionales dont les ascendants tournent autour de la lignée mérovingo-carolingienne (par Guillaume de Gellone) les branches de Barcelone, de Carcassonne plus ancienne. (Bello) issu peut être de la branche des Girardides premier comtes de Paris carolingiens. Notamment les Mirepoix - Bellisen (nom peut invoquant le comte Bello). Quoiqu'il en soit tout ce beau monde se retrouve à Montségur assiégé par le roi de France et bon nombre des noms cités dans la généalogie sont décédés dans le buché, notamment les femmes et enfants, les hommes d'armes ne sont pas considérés comme cathare mais comme combattants défenseurs du puig, même s'ils en partageaient la foi.

 

descendance sentil fils Ansemund grand format

Ascendance Adalais du Pouget-Assalit

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 19:04

Quelques modifications seront apportées, car ç'est assez complexe, et je rajouterais la ou étaient les difficultés, voire les différences d'interprétations si possible. ça permettra de voir les liens familiaux de ceux qui se retrouvèrent  assiègés à Montségur jusqu'au 16 mars 1244

Les Fenouillèdes (Fenolhedes) ainsi que Peyrepertuse (Peyrapertuses) sont des anciens pagus de l'antique Comté du Razes, on les retrouve donc en vicomtés.  " Avant le morcellement territorial consécutif aux guerres de la période féodale (Xe et XIe siècles), le Razès englobait les pays de Perapertusès correspondant au district du château de Peyrepertuse, (dans l’actuel dép. de l'Aude), de Fenolhedès (à cheval sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales), de Capcir (département des Pyrénées-Orientales), de Donezan (département de l'Ariège) et du Pays de Sault (département de l'Aude). Ce vaste territoire pyrénéen correspondant aux bassins supérieurs de l'Aude, de l'Agly et du Verdouble, constitua la partie occidentale du diocèse de Narbonne jusqu'à la création du diocèse d'Alet en 1318. On distingua alors le Haut-Razès ou Razès d'Amont (au Sud de la Corneilla et de Limoux), du Bas Razès ou Razès d'Aval qui demeura rattaché au diocèse de Narbonne (wikipédia) "

Le premier comte du Razes (ntre autres) est Guillaume de Gellone, compagnon et cousin de Charlemagne, il passe a Béra de la dynastie des Bellonides. Par la suite par jeu de successions le terres se morcellent en vicomtés, ou en comtés pour les enfants hommes ou femmes, les femmes épouses souvent des hommes d'origines wisigothes (donc le fameux Ansemud, qui veut dire fils des Ases en gothique), celui ci fonde les domaines de Fenolhet, Peyrapertuses, et aussi Vallespir puis Castelnou.

Les vicomtes de Fenolhet avaient des domaines à Ganges dans l'Hérault, certainement par mariage et l'un des fils en reprends la baronnie, ensuite les successions continuent.

Pour ce qui concerne le catharisme on voit que les domaines les plus touchés sont ceux des Trencavels, la vicomté de Carcassonne, Fenouillèdes, Peyrepertuse, Pays de Sault (domaine des Aniort) Fanjeaux, Mirepoix, Foix soit une grande partie de l'ancien comté du Razes. Donc dans cette histoire il n'y a que resserrements des liens entre ces régions au fur et a mesure que la croisade avance. Les terres des chevaliers occitans sont saisies et redistribuées aux féodaux du roy de France. Monfort, Levis, Voisins, etc...

les chevaliers sont dits faydits, ç'est a dire sans droits, sans terres, et sans titre, beaucoup après la défaite se soumettent mais s'ils gardent un titre ce n'est plus qu'honorifique, les domaines sont distribués, ainsi les Mirepoix et les Fenolhet vont jusqu'au XIV ème intenter des procès pour récupèrer leurs terres en vain évidemment. Les chevaliers qui ne se sont pas soumis ont été obligés de fuir dans d'autres pays qui n'étaient pas sous domination capétienne. Outre le côté religieux, il y a le fait de domination considérée comme étrangère (à montségur les hommes d'armes dont la plupart des membres familiaux étaient cathares ne sont pas cathares, ils défendent leurs familles, ils ne seront pas brulés et pourront partir sans dommage, la négociation se fait avec Blanche de Castille, ceux qui ne renoncent pas à la foi cathare sont brulés (220))

 

les domaines de Fenouilledes et de Peyrepertuse sont les domaines qui possèdent les plus grandes forteresses, les vicomtes en sont vassaux auprès d'un plus puissant qui change souvent car c'est une région qui partage la France et l'Espagne. S'ils perdent leurs terre ç'en est aussi la cause, car il y avait trop de liens entre les deux régions, les nouveaux vassaux sont issus du Nord et n'ont aucun liens régionaux sinon leur vassalité directe avec le roy de France.

 

je rajouterais d'autres éléments au fur et a mesure

 

Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
Genéalogie suite Assalit, Assailly, Assalhit
chateau de Puilaurens

chateau de Puilaurens

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

chateau vicomtal de saint paul de fenouillet

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Peyrepertuse

Chateau de Termes

Chateau de Termes

Terme faisait partie des alliances de Peyrepertuse

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:14

800px-Le_massacre_des_Albigeois.jpg


La Maison des Mirepoix serait issue de « Roger Ier le vieux », Comte de Carcassonne, décédé vers 1012, dont le père est Arnaldo, Comtes de Comminges et de Couserans (+957) et de Arsinda, Comtesse de Carcassonne (fille d’Acfred, Duc d’Aquitaine, Comte d’Auvergne et donc des familles de Septimanie, Carcassonne et Auvergne)

 


Alleu le 23 janvier 1062 des deux tiers du château de Mirepoix en faveur de la comtesse Rangarde et du Comte Roger son fils par les deux frères Roger et Raymond Bataillé seigneur du pays de Mirepoix. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1084 hommage de Arnaud de Bellisen pour le château de Mirepoix à la Comtesse Ermengarde fille de la Comtesse Rengarde. (Dom Vaisette Histoire du Languedoc)


En 1096 le comte de Toulouse Raymond IV de saint Gilles à la tête des nobles du Midi participe à la première croisade (Comté de Tripoli). Roger Bellissen de Mirepoix y compris ainsi que Trencavel entre autre
.

Le 22 juin 1209 Raymond VI comte de Toulouse, est excommunié par le pape pour ne pas avoir poursuivi les cathares, accusé d'être l'instigateur de l'assassinat de Pierre de Castelnau, fait amende honorable et est flagellé en public à Saint Gilles.


À partir de 1207-1208, Innocent III fait prêcher la croisade contre les Albigeois. Dans une lettre aux évêques du Midi, il expose pour la première fois les principes justifiant l'extension de la croisade en pays chrétien : l'Église n'est pas obligée de recourir au bras séculier pour exterminer l'hérésie dans une région ; à défaut du suzerain, elle a le droit de prendre elle-même l'initiative de convoquer tous les chrétiens, et même de disposer des territoires des hérétiques en les offrant, par-dessus le suzerain, comme butin aux conquérants. Il offre à tous ceux qui participeraient à la réduction de l'hérésie les mêmes indulgences que pour les croisés de Terre sainte mais en plus, ils leur donnent les terres conquises lors de la croisade. Le IVe concile du Latran de 1215 confirme ces dispositions (Cécile Morrisson, Les croisades, PUF, 2006, p. 58)


Le 5 juillet 1209 L'armée des croisés sous l’égide de Simon de Montfort et de sont Lieutenant Guy de Lévis se met en route pour éradiquer l’hérésie albigeoise. Le Raymond VI Comte de Toulouse se croise car ainsi ses terres passent sous protection papale, elles ne peuvent être attaquées par les croisés.


Le 22 juillet 1209 prise en mise à sac de la ville de Béziers, Simon de Montfort demande que les Consuls livrent les cathares de la ville; les consuls de la ville déclarent « Nous préférons être noyés dans la mer salée plutôt que de livrer nos concitoyens ». L'évêque de la ville a dressé une liste de 222 noms de cathares. Mais on ne sait pas s'il s'agit de membres du clergé.

Donc ordre est donné de piller et anéantir les habitants de la ville de Béziers, notamment pour faire un exemple.

Le chroniqueur Pierre des Vaux de Cernay parle de 7 000 personnes massacrées dans la seule église Sainte-Madeleine. Ces chiffres sont manifestement exagérés, la population de Béziers à l'époque n'excédant pas 10 000 habitants. Certains estiment le nombre de morts à la moitié de la population. Le massacre de la ville de Béziers est entré dans l'histoire sous le nom de grand masèl (grande boucherie en occitan)
.

Le 15 Août 1209 chûte de Carcassonne après quinze jours de sièges pour manque d’eau, le vicomte Raimond-Roger Trencavel remet ses domaines à Simon de Montfort


Le 22 Août il est nommé Vicomte de Béziers et Carcassonne.


En Septembre 1209 l’abbé Vital de Saint Antonin de Pamiers, en conflit avec Roger, Comte de Foix, vient au quartier général de Montfort à Fanjeaux pour lui offrir en paréage la ville de Pamiers et son château. Simon de Montfort s’empare de la ville mais également de Mirepoix.


Le 15 Août 1215 Signature à Carcassonne d'une convention entre Simon de Montfort et l'abbé de La Grasse au sujet des possessions attribuées a Guy de Lévis. Ces biens étaient auparavant sous la dépendance de l'Abbaye et de son prieuré de Camon.


En 1222 Bernard Roger Comte de Foix meurt au siège de Mirepoix. D'un ulcère et non d'une blessure (Chap. 34 Chronique Guillaume de Puylaurens)


En mars 1223, avec l'aide de Raymond Roger Comte de Foix, Pierre Roger de Mirepoix reprend son château. Il fait hommage, avec son frère Ysarn et les autres chevaliers ou feudataires, pour les biens qu'ils possèdent dans la seigneurie

 

1223


Le 11 avril 1229 : « Traité de Paris » : Raimond VII comte de Toulouse retrouve la plus grande part de ses possessions. Tout ce qui se trouvait dans les diocèses de Toulouse, Cahors, Agen et l'Albigeois méridional au sud du Tarn à l'exception du Mirepoix laissé à Guy de Lévis (le fief du Maréchal dépendant directement du Roi de France, Point 15 du traité). Le roi de France recevait l'Albigeois du Nord avec la ville d'Albi. Le pape recevait les terres de St Gilles dans le Royaume d'Arles. La fille unique de Raymond VII épousera le frère du roi de France en lui apportant en dot Toulouse et le Toulousain. Le roi reçoit en gage 7 châteaux

Le Roi de France accordera son pardon aux Mirepoix aux vues de leur participation à la croisade contre les infidèles en Palestine. Privés du blason de Mirepoix (trois étoiles et trois poissons) il recevront plus tard de nouvelles armes. Ce nouveau blason témoignera de leur pénitence : d'azur au trois bourdons de pèlerin rangés en pal d'or, et un chef de gueules, chargé de trois coquilles. Leur famille restera en terre Languedocienne à quelques lieux de Mirepoix. Dans l'Armorial général de Charles d'Hozier dressé en vertu de l'édit de 1696 on trouve plusieurs Bellissend se partageant le même blason (1). Jean de Bellisend seigneur de Camps (coquilles d'argent), Henri de Bellisend seigneur D'Hermines Lalande (coquilles d'or), Guillaume de Bellissend (seigneur de Saint Cougat et Millegrand (Hozier Charles d', Armorial général des personnes... Bibliothéque Nationale. Edition de Carcassonne: F Pomiés 1876)

 

 

Hommage de Mirepoix en 1223 à Raymond Roger comte de Foix et à son fils


L’acte intervient au lendemain de la reconquête de Mirepoix en mars 1223. Le comte Raimond Roger de Foix va mourir. Il sera remplacé par son fils Roger Bernard. . Sur les trente quatre coseigneurs (ou leurs descendants) de 1207 seulement cinq feudataires (soulignés) renouvellent leur hommage à la lignée de Foix.


Nos, dominis hujus castri Mirapisci, videcelet, Petrus Rogerii
et Izarnus, ejus, frater, et ego Lupus de Fuxo, pro me, et pro Bernado de Durbano et ego, Ramundus de Ravato, et ego, Arnaldus Rogerii per me, et per consobrinam mean, Galardam, et, ego, Bernardus Batalha de Mirapisce et ego, Atho Arnaldus de Castro Verduno, et ego, Izarnus de Catillione, et ego, Bernadus de Artinaro per me et per Arnaldus de Lordato, nos omnes prescripti, simul et un unum, per nos et par omnes nostros successores, bono animo, et voluntate gratuita, non decepti, non coacti ab aliquo facimus fermum pactum et firmum statutum vobis Ramundo Rogerii, comiti Fuxis, et filio vestro Rogerio Bernardi, et vestro succedenti ordinio, quod castrum Mirapisce, fortiam et fortitudes ian dicti castri.

 

Pierre Roger de Mirepoix est tué au siége de Fanjeaux.

Petrus Rogerii

Pierre Roger de Mirepoix

Fils du Pierre Roger de l'acte de 1207

 

 

Izarnus

Izarn de Fanjeaux

Frère de Pierre Roger
- tableau III
- tableau IV
- tableau V 

 

 

Lupus de Fuxo

Loup de Foix

Bâtard du comte de Foix, seigneur de Saverdun

 

 

Bernado de Durbano

Bernard de Durban

 

Ramundus de Ravato

Raimond de Rabat

 

Arnaldus Rogerii

Arnaud Roger

Fils de Guillaume de l'acte de 1207

 

 

Bernard Batalha de Mirapisce

Bernard Bataille

Un Bernard Bataille fait partie des défenseur de Montségur

 

 

Atho Arnaldus de Castro Verduno

Ath Arnaud de Chateauverdun

Beau frère de Pierre Roger

 

 

Izarnus de Catillione

Isarn de Castillon

 

Bernadus de Artinaro

Bernard d'Antignac

 

Arnaldus de Lordato

 

 

 

Archives du chateau de Léran A1- 5/3
Cartulaire de Mirepoix ( Pasquier

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 16:54

Le 20 mai 1207 Pierre Roger de Mirepoix et 34 coseigneurs de Mirepoix reconnaissent aux habitants des coutumes et privilèges. (Cartulaire de Mirepoix t.II )

Le 17 novembre 1207, le Pape Innocent III lance l'appel à la Croisade contre les Albigeois, après avoir excommunié le Comte Raymond VI de Toulouse.

Liste des coseigneurs de Mirepoix (les couleurs représentent les familles dont certaines sont à lier avec les tableaux des généalogies III et IV)

A l'évidence, les coseigneuries sont le résultats d'indivisions succéssorales en pratique dans le Languedoc:

- * "Seigneur, Baron, Seigneur, co-seigneur
Un seigneur est un seigneur féodal qui détient un ou plusieurs fiefs.
Co-Seigneur, co-Seigneur:
Dans le Languedoc, il était en usage courant de partager une succession entre les enfants, même s'il n'y avait qu'un seul fief de partager.
La conséquence est que de nombreux fiefs et châteaux se sont divisés et bientôt appartenu à plusieurs seigneurs (36 pour Montréal, 50 pour Lombers, 34 pour Mirepoix, etc.). Ils ont été "co-Lords" ou "co-Seigneurs". Certains d'entre eux ont pris l'initiative de lancer le fief comme l’actionnariat dans une société actuelle.
A titre d'exemple, la Principauté d'Andorre est toujours gouverné aujourd'hui par deux co-princes.
L’usage du Nord a été généralement favorable à l'aîné des fils, afin de garder chaque fief sans indivision. Cette utilisation a également été suivie par des grands propriétaires terriens dans le Languedoc"

Sources
:
http://www.earlyblazon.com/


1

 

 

PETRUS ROGERII DE MIRAPISCE

 

 

 

Pierre Roger de Mirepoix (le vieux) pére du défenseur de Montségur

 

 

 

O Marquésia née d'Assalit - de Tonneins

 

 

Signe la charte de franchise de la ville de Mirepoix, bléssé dans un attentat en 1204, reçoit le consolament de Guilhabert de Castres

 

 

2

 

 

 

Pierre - Roger de Mirepoix

 

 

 

O Philippa de Mirepoix - Pereilhe

 

 

Fils de Pierre Roger de Mirepoix et Marquésia d'Assalit) Maître militaire et coseigneur du castrum de Montségur. Il commande l'expédition d'Avignonnet qui va massacrer les inquisiteurs en 1242. Faydit, il dirigera la défense de Montségur et négociera la réddition en 1244. Dépossédé de ses terres à l'issue du Traité de Paris. Lors de la réddition il demande aux cathares de Montségur d'abjurer leur foi

 

 

3

 

 

ESQUIVUS ROGERII DE MIRAPICE eius filius

 

 

 

Esquieu de Mirepoix , son fils

 

 

 

 

 

4

 

 

GUILLELMUS DE MIRAPISCE

 

 

 

Guillaume Roger de Mirepoix - Pereihle

 

 

 

O Fournière de Pereilhe

 

 

 

5

 

 

ARNALDUS ROGERII

 

 

 

Arnaud Roger de Mirepoix - Pereihle, baron de Roquefixade, seigneur de Durfort et Montségur) fils de Guillaume

 

 

 

O Corba de Hunaud de Lanta

 

 

 

6

 

 

RAIMUNDUS DE RAVATO

 

 

Raimond de Rabat

 

 

O Eve de Mirepoix

 

 

 

Raymond de Rabat avant 1145 + 1244 Participa à l'expédition d'Avignonnet qui verra le massacre des Inquisiteurs Guillaume Arnaud et Etienne de Saint Thibéry, puis rejoindra Montségur, pour la défense du castrum

 

 

7

 

 

ISARNUS DE FANOJOVIS

 

 

 

Isarn Bernard de Fanjeaux

 

 

 

O Aude d'Assalit

 

 

Isarn Bernard de Fanjeaux 1172 viguier du Razes et du Carcassès, viguier des Trencavel. En 1201 Trencavel lui engage le Quercob et le Balaguères pour 13100 sous Melgueil (co-seigneur de Mirepoix, car fils de Roger IV de Mirepoix

 

 

8

 

 

ROGERIUS ISARNUS

 

 

Roger Isarn

 

 

 

 

9

 

 

ISARNUS BATALA

 

 

Isarn Bataille (chevalier)

 

 

 

 

10

 

 

IORDANUS DE MALARCO

 

 

Jordan ( ou Jourdain) de Malarc (ou Marliac)

 

 

 

 

11

 

 

BERTRANDUS DE MALARCO

 

 

Bertrand de Malarc (ou Marliac)

 

 

 

 

12

 

 

PETRUS DE ROMENGOS

 

 

Pierre de Roumengoux

 

 

?

 

 

Liens familiaux avec les Mirepoix(tableau IV)

 

 

 

13

 

 

BERTRANDUS DE ROMENGOS

 

 

Bertrand de Roumengoux

 

 

?

 

 

Liens familiaux avec les Mirepoix(tableau IV)

 

 

 

14

 

 

ROGERIUS DE VENTENACO

 

 

Roger de Ventenac

 

 

 

 

15

 

 

GUILLELMUS DE VENTENACO frater éius

 

 

Guillaume de Ventenac son frére

 

 

 

 

16

 

 

GIRALDUS DE PRIMARGAS

 

 

 

 

 

17

 

 

GALARDUS DE PRIMARGAS

 

 

 

 

 

18

 

 

HUGO DE AMANSA

 

 

Hugues de Manses

 

 

 

 

19

 

 

BERNADUS HATO

 

 

Bernard Hat (ou At)

 

 

 

 

20

 

 

GUILLELMUS IANINCUS

 

 

 

 

 

21

 

 

BERTRANDUS IANINCUS eius frater

 

 

 

 

 

22

 

 

GUILLELMUS AZEMAR

 

 

Guillaume Azema

 

 

 

 

23

 

 

VITALIS DE BOCIACO

 

 

Vital de Bousignac

 

 

 

 

24

 

 

RAIMUNDUS DE BOCIACO frater eius

 

 

Raimond de Bousignac son frére

 

 

 

 

25

 

 

PETRUS ROGERII DE BOSANNACO

 

 

Pierre Roger de Bousignac

 

 

 

 

26

 

 

PETRUS RAIMUNDUS DE ADALO

 

 

Pierre Raimond de Dalou

 

 

 

 

27

 

 

GUILLELMUS DE SPINOS

 

 

Guillaume de Espinoux

 

 

 

 

28

 

 

PETRUS RAIMINDIS eius frater

 

 

Pierre Raimond son frére

 

 

 

 

29

 

 

HUGO DE LA ROCA

 

 

Hugue de Laroque (chevalier)

 

 

 

 

30

 

 

ARNAUDUS BERENGARIUS

 

 

Arnaud de Bérengard

 

 

 

 

31

 

 

ARNAUDUS HOLIRICUS

 

 

 

 

 

32

 

 

PETRUS GIRALDUS

 

 

 

 

 

33

 

 

BERTRANDUS DE MALESPINO

 

 

Bertrand de Malespine

 

 

 

 

34

 

 

BERNARDUS DE LUPIANO

 

 

Bernard de Loupiac ?

 

 

 

 



Témoins :


1

 

RAIMUNDUS DE CALAVO

 

 

Raimon de Calavo

2

 

RAIMUNDUS DE CASTELO

 

 

 

3

 

PETRUS BARBA

 

 

Pierre Barbe

 

4

 

ARNAUDUS BARBA

 

 

Arnaud Barbe

 

5

 

ARNAUDUS BARBA (filius euis)

 

 

Arnaud Barbe son fils

 

6

 

ARNAUDUS DE SANCTO MARTINO

 

 

Arnaud de Saint Martin

 

7

 

VITALIS BONI PUER ou BONIPERIS

 

 

Arnaud Bon port

 

8

 

ARNAUDUS BEDOCII ou BEOCII

 

 

Arnaud Bedous

 

9

 

BERNADUS DE BERGA

 

 

Bernard de Berga (ou Verge)

 

10

 

PONCIUS MAGISTER

 

 

 

11

 

PETRUS (filius eius)

 

 

 

12

 

PONCIUS BARBA

 

 

Pons Barbe

 

13

 

AMELIUS AURUS ou AURUM

 

 

Ameli Aure

 

14

 

GUIRAUDUS DE VERNHOLA

 

 

Guiraud de Verniolles

 

15

 

GUILLERMUS DE ADALO

 

 

Guillaume de Dalou

 

16

 

BERNADUS FABRI

 

 

Bernard Fabri ( ou Fabre ou Faure)

 

17

 

MARTINUS DE VARILLIS

 

 

Martin de Varilhes

 

18

 

PETRUS BARBA minor

 

 

Pierre Barbe le jeune

 

19

 

PONCIUS AURUS

 

 

Pons Aure

 

20

 

GUILLELMUS BASTARD

 

 

Guillaume de Dalou dit le Bâtard ?

 

21

 

BERNADUS AUDIVINI

 

 

Bernard Audivini

 

22

 

ARNALDUS DE GARMACIA

 

 

Arnaud de Gramasie (Queille)

 

23

 

PETRUS DONADEI

 

 

Pierre Donadieu

 

24

 

PETRUS ROQUA

 

 

Pierre Roque

 

25

 

PONCIUS DE NA COLOMA

 

 

Pons fils de dame Coloma

 

26

 

GUILLEMUS PONCIUS

 

 

Guillaume Pons

 

27

 

BERNARDUS VITALIS

 

 

Bernard Vital

 

28

 

PETRUS FABER

 

 

Pierre Faure

 

29

 

GUILLELMUS DEN BATALA

 

 

 

30

 

GUILLELMUS PONCIUS DE LA GARRIGA

 

 

Guillaume Pons de la Guarigue (de Queille)

 

31

 

GUILLELMUS MEDICUS

 

 

 

32

 

ARNAUDUS ROUZAUDUS

 

 

Arnaud Rouzaud

 

33

 

ARNAUDUS VIGOROS

 

 

Arnaud Vigouroux

 

34

 

ARNAUDUS DE ABELERIIS

 

 

Arnaud de Billiéres

 

35

 

BERNADUS ROQUA

 

 

Bernard Roque

 

36

 

PONCIUS LEBRATERII

 

 

Pons Lebratier

 

37

 

BONAFADIS SUTOR

 

 

Bonnefoy Sutre ou Sudre

 

38

 

ARNAUDUS SUTOR

 

 

Arnaud Sutre ou Sudre

 

39

 

ARNAUDUS MASCARO

 

 

 

40

 

ROGERIUS AURUS

 

 

Rogier Aure

 

41

 

PETRUS RAIMUNDUS RUBEI

 

 

Pierre Raymond Rouch

 

43

 

GUILLELMUS DE SANCTO IULANO

 

 

Guillaume de Saint Julien

 

44

 

RAIMINDUS ARNAUDUS

 

 

Raimond Arnaud

 

45

 

PETRUS ARNAUDUS (frater eius)

 

 

Pierre Arnaud son frére

 



Consuls de Mirepoix :


1

 

ARNAUD ESCOBILON

 

 

Arnaud Escobillon

 

2

 

PONS FABRE

 

 

Pons Fabre

 

3

 

PETRUS DE FORN

 

 

Pierre Du Four

 

4

 

RAMUNDUS PORTA

 

 

Raimond Porte

 



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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 18:50

Généalogie médiévale d'Assalit, de Mirepoix/Fanjeaux, Foix, L'isle Jourdain, Ferrand, Mazerolles/Laurac

Cinquième  partie de la généalogie médiévale, alliances des d'Assalit et familles méridionales par Mme. Dubois Michèle, complétée en collaboration.

Famille D'assalit -d'Assailly
- tableau I,
- tableau II,
- tableau III,
- tableau IV,
- brève généalogie médiévale (textes et détails)
 

 

 

Famille de Laurac -Mazerolles

 

 

 

Famille de Foix

 

 

 

Famille de Mirepoix - Fanjeaux - Pereihle

-Liste des coseigneurs en 1207
- Histoire et liste des coseigneurs en 1223 

 

 

Famille de Ferrand

 

 

Famille de l'Isle Jourdain

 

 

Cette couleur de lettrage indique une filiation d'Assalit

(Brève généalogie médiévale - détails)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marquésia née d'Assalit - de Tonneins

 

filiation Mirepoix - d'Assalit tableau IV

 

 

 

 

Pierre Roger de Mirepoix "Le vieux" 1130 + 1209 Signe la charte de franchise de la ville de Mirepoix, bléssé dan s un attentat en 1204, reçoit le consolament de Guilhabert de Castres

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume d'Assalit viguier du Razes

 

Aude d'Assalit née en 1172 Parfaite, ordonnée par Guilabert de Castres, le même jour qu'Esclarmonde de Foix, signalée à Alaigne

 

Hélis de Fanjeaux 1190, déclarée relaps

 

 

O Ermengarde

 

O Guilhemne de Tonneins, de Fonters

 

O Isarn Bernard de Fanjeaux 1172 viguier du Razes et du Carcassès, viguier des Trencavel. En 1201 Trencavel lui engage le Quercob et le Balaguères pour 13100 sous Melgueil

 

 

O Arnaud de Mazerolles né en 1190, serment de fidélité au Comte de Toulouse, seigneur de Laurac

 

 

Pierre de Mazerolles 1210 seigneur de Gaja-la-selve, participa au massacre de d'Avignonnet, faydit, condamné par contumace par l'inquisition, sera arrêté en 1248 et finira ses jours en prison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arnaud de Mazerolles

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Pons de Mazerolles

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Izarn Bernard de Fanjeaux 1180 - 1243 co-seigneur de Mirepoix, cachat Guilabert de Castres chez lui 6 mois à Fanjeaux. Aidé par Pierre de Mazerolles et Pons de Villeneuve emmenèrent les croyants cathares à Montésgur et les remirent à Raymond de Pereille. Isarn et Pons de Villeneuve traitèrent avec les cathares de Carcasonne l'approvisionnement pour Montségur.

 

 

India de Fanjeaux

 

 

Ferrand Fonters du Razes 1120

 

Ferrand Raymond 1150 Parfait en 1214

 

O Véziade Ferrand 1179 le couple fût comdanmé à la prison perpétuelle le 16/8/1244 au "Mur" de Toulouse. Ils rentreront en grâce le 1/12/1249 après que Isarn Bernard eût prêté serment au nouveau Comte de Toulouse Alphonse de Poitiers (frère de Louis IX)

 

O Bertrand de l'Isle Jourdain

 

O ?

 

O Turca née en 1160 Parfaite en 1211 Les époux Ferrand sont donnés pour morts lors d'un interrogatoire fait par l'inquisition en 1245

 

 

 

 

 

 

 

 

JourdainII seigneur de l'Isle Jourdain, 1125 +1194

 

Jourdain III baron de l'Isle Jourdain, seigneur de Dunes et de Clermont-Dessus 1150 +1204

 

deux autres fils et trois filles issus de ce mariage

 

 

O De Gimoes Guilhemone Escarone, dame de Terride

 

O Esclarmonde de Foix en 1178, dame de Montségur. Devenue veuve en 1200 , elle devient parfaite en recevant le "consolamentum" à Fanjeaux par Guilabert de Castres en 1204, elle s'installe à Pamiers

 

 

 

 

 

 

 

Roger III de Foix, Comte de Foix 1190+1149

 

 

Roger Bernard Ier, Comte de Foix 1130+1188

 

 

 

 

O Chimène Diaz de Barcelona 1105+1149

 

O Céline Ferrane de Trencavel 1130+1188 fille de Raymond 1er Trencavel, Vicomte de Carcassonne, Béziers et Albi, et de Adélaïde de Béziers

 

Raymond Roger Ier, Comte de Foix 1155+1223 est coseigneur de Fanjeaux avec dame Cavaers "Domina Fanijovis", avec un domaine plus ou moins important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ermengarde de Fanjeaux

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Aude de Fanjeaux

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Bec de Fanjeaux

 

 

 

 

 

O Turca

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:43

Généalogie médiévale d'Assalit, de Mirepoix, Hunaut de Lanta, Fanjeaux, Ferrand, Roumengoux, Villeneuve

Quatrième  partie de la généalogie médiévale, alliances des d'Assalit et familles méridionales par Mme. Dubois Michèle, complétée en collaboration.
 

Famille D'assalit -d'Assailly
- tableau I,
- tableau II,
- tableau III,
- tableau V,
- brève généalogie médiévale textes et détails

 

 

Famille de Laurac -Mazerolles

 

 

 

Famille de Roumengoux

 

 

Famille de Ferrand

 

 

 

Famille de Hunaut de Lanta

 

 

 

Famille de Mirepoix - Fanjeaux - Pereihle
- liste des coseigneurs de Mirepoix en 1207
- histoire et liste des coseigneurs de Mirepoix en 1223

 

 

 

Famille de Villeneuve

 

 

 

Famille de l'Isle Jourdain

 

 

 

Cette couleur de lettrage indique une filiation d'Assalit

 

 

 

 

 

Famille d'Aniort - Roquefeuil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eve de Mirepoix 1130 + 1161

 

 

xx de Rabat

 

 

 

 

 

Raymond de Rabat avant 1145 + 1244 Participa à l'expédition d'Avignonet qui verra le massacre des Inquisiteurs Guillaume Arnaud et Etienne de Saint Thibéry, puis rejoindra Montségur, pour la défense du castrum.

 

xx de Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hunaut de Lanta Raymond 1184 +1226 de Barvaire, cache Guilhabert de Castres en 1229

 

 

 

Bernard de Congost seigneur du Quercob 1180- 1237

 

 

 

O Marquésia de Fourquevaux 1184 + 16 mars 1244 à Montségur. En 1226 se sentant menacée elle se réfugie à Toulouse, comme sa fille et sa petite fille elle périra dans le bûcher de Montségur aux "Prats das Crematz" ou pré des brûlés

 

 

O Arpaix de Pereilhe

 

 

 

 

 

Corba de Hunaud de Lanta 1195 + 16 mars 1244 Montségur sur le bûché. châtelaine de Montségur. Lors du siège de la forteresse elle s'occupera des bléssés et mourants.

 

 

Esclarmonde de Pereilhe + 16 mars 1244 à Montségur sur le bûché. Surnommée la "Dame blanche"

 

 

 

 

 

O Raymond de Pereilhe (Mirepoix) 1180 + 1245 Baron de Roquefixade, seigneur de Durfort et Montségur

 

 

Jourdain de Pereilhe

 

 

 

 

Fournière de Pereilhe née en 1155

 

 

Philippa de Mirepoix - Pereilhe + 1215 Interrogée par l'Inquisition, elle didra qu'elle n'a jamais assistée à un consolamentum

 

 

Esquieu de Mirepoix

 

 

 

O Guillaume Roger de Mirepoix - Pereihle coseigneur de Mirepoix 1140 + 1207

 

 

O Alzieu de Massabrac 1185 + 1228

 

O Pierre - Roger de Mirepoix 1184 + 1244 ( Fils de Pierre Roger de Mirepoix et Marquésia d'Assalit) Maître militaire et coseigneur du castrum de Montségur. Il commande l'expédition d'Avignonnet qui va massacrer les inquisiteurs en 1242. Faydit, il dirigera la défense de Montségur et négociera la réddition en 1244. Dépossédé de ses terres à l'issue du Traité de Paris. Lors de la réddition il demande aux cathares de Montségur d'abjurer leur foi avant de se rendre aux croisés, ce qu'ils refusèrent, ils périrent donc sur le bûcher en 1244

 

 

 

 

 

 

Azalaïs de Mirepoix - Pereilhe + 1185 à Roquefixade + 1234

 

 

 

 

 

 

0 Alzieu de Massabrac 1185 + 1228

 

Alzieu de Massabrac 1210, part avec sa mère en 1234 pour défendre le castrum de Montségur

 

 

 

 

 

 

 

 

Roger IV de Mirepoix 1094 - 1145/1159

 

 

Pierre Roger de Mirepoix "Le vieux" 1130 + 1209 Signe la charte de franchise de la ville de Mirepoix, bléssé dan s un attentat en 1204, reçoit le consolament de Guilhabert de Castres

 

 

 

Marquésia de Mirepoix née avant 1216

 

 

 

O Almodis ? 1144 +

 

O Marquésia née d'Assalit - de Tonneins + 1240

 

 

O Raymond d'Aniort - Roquefeuil (voir ascendants tableau III)

 

 

 

 

 

 

Séréna de Mirepoix née avant 1188 + 1247

 

 

 

 

 

 

O Athon - Arnaud de Castelverdun, coseigneur de Castelverdun et Mirepoix avant 1185 + 1232

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume d'Assalit viguier du Razes

 

Aude d'Assalit née en 1172 Parfaite, ordonnée par Guilabert de Castres, le même jour qu'Esclarmonde de Foix, signalée à Alaigne

 

Hélis de Fanjeaux 1190, déclarée relaps

 

 

O Ermengarde

 

 

O Guilhemne de Tonneins, de Fonters 1125 + 1209

 

O Isarn Bernard de Fanjeaux 1172 viguier du Razes et du Carcassès, viguier des Trencavel. En 1201 Trencavel lui engage le Quercob et le Balaguères pour 13100 sous Melgueil (co-seigneur de Mirepoix, car fils de Roger IV de Mirepoix)

 

 

O Arnaud de Mazerolles né en 1190, serment de fidélité au Comte de Toulouse, seigneur de Laurac

 

 

Pierre de Mazerolles 1210 seigneur de Gaja-la-selve, participa au massacre de d'Avignonnet, faydit, condamné par contumace par l'inquisition, sera arrêté en 1248 et finira ses jours en prison

 

 

 

Roger IV de Mirepoix 1094 - 1145/1159

 

 

 

 

 

 

O Almodis ? 1144 +

 

 

 

Arnaud de Mazerolles

 

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pons de Mazerolles

 

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Izarn Bernard de Fanjeaux 1180 - 1243 Marié également à Ransane puis à Milette d'Asnava (sans descendance) Co-seigneur de Mirepoix (cartulaire de Mirepoix TII)

 

 

India de Fanjeaux 1200

 

 

 

 

 

O Véziade Ferrand 1179

 

O Bertrand de l'Isle Jourdain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ermengarde de Fanjeaux

 

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aude de Fanjeaux

 

 

 

 

 

 

O ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bec de Fanjeaux

 

 

 

 

 

 

O Rica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaïa de Fanjeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Braïda de Fanjeaux 1200 Parfaite, tiens une maison cathare à Baraigne. Elle est à Gaja en 1218, Fanjeaux en 1225 et à Toulouse chez les Roqueville en 1230

 

 

Gauzion de Roumengoux 1220

 

 

Pons de Villeneuve 1240

 

 

 

 

O Hugues de Roumengoux 1199 rallie le parti des Trencavels. A pour frère Roger de Roumengoux co-seigneur de Mirepoix (cartulaire de Mirepoix TII)

 

O Pons de Villeneuve 1200-1248 Sénéchal de Toulouse surnommé "Le grand capitaine" Il fût excommunié pour recel d'hérétiques. Témoin au mariage d'Ermangarde et Pierre de Mazerolles. Il trouvait des lieux de prêche pour les cathares, et alimenta en blé Montségur. Arrêté en 1242 et relaché en 1243. Pons suivit le Comte de Toulouse à Rome pour faire lever la sentence d'excommunication

 

 

Raymond de Villeneuve

 

 

 

 

Pons de Villeneuve Viguier du Comte de Toulouse né en 1157 à Toulouse

 

 

Bernard de Villeneuve

 

 

 

 

 

O ?

 

O Fabrissa de Roumengoux Se réfugiera en compagnie de sa soeur Gauzion à Montségur

 

 

 

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