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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 17:47

De toutes les théories les plus échevelées aux plus sages et solides, il y a celles qu'a tenu a évoquer M. Jimmy Guieu, il y a déjà les fondements de recherches fiables, des indices logiques et imparables.

 

Pour ma part il y a déjà tous les éléments constitutifs de ce dossier.

 

Ensuite vous trouverez des analyses, une enquête menée par "l'oeil frontal" assez solide qui reprend certaines théories ; les confirme ou les infirme. Très intéressant.

 

Vous retrouverez les deux premières vidéos en liens sur le premier des liens à la suite de ces vidéos (après les textes), toujours à voir avec une saine curiosité

 

Bonne visionnage, un voyage dans les mystères et l'Histoire.

 

 

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 16:44

Pour compléter la généalogie et procurer un peu plus d'explications.
 

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

751  Pépin III Le Bref élu roi des Francs : Les mérovingiens , sont écartés du pouvoir par une famille noble d’Austrasie actuel Est de la France et de la future dynastie des carolingiens, pour la raison vraisemblable d'incapacité à enrayer la progression des maures sur le territoire Franc. Il en sera de même avec la destitution des Carolingiens par les Capétiens pour n'avoir pas su enrayer les invasions et incursions Vikings.

752 ou 759  Narbonne* : Pépin le Bref,  fils de Charles Martel, appelé à la rescousse par les Goths, soulevés contre les Maures, expulse ces derniers et incorpore la Septimanie dans l’empire Franc. Création de la Marche de Gothie (ex Septimanie) pour se prémunir des sarrasins. A la faveur d’un revirement des Goths qui avaient massacré la garnison ennemie, son fils Charlemagne reprend Narbonne à  Abd –  Al –  Rhaman et semble t-il Carcassonne.

*Le siège aurait duré 7 ans.

 

 

 

A N S E M U N D U S [1]

(? comte) goth de Nîmes (Maguelonne, Agde, Béziers), mentionné en 752, tué en (? 753/756)

En 752 [2], le Goth Ansemundus (Misemundus) livre Nîmes, Maguelonne, Agde et Béziers au roi Pépin [3]. Lors d'une attaque de Narbonne conjointe avec l'armée franque, il est tué par l'un de ses hommes, Ermeniardus, devant une porte de la ville [4]. Sa veuve, Cauna, est tuée lors des troubles qui éclatent à Nîmes [5] peut-être en 756 [6].
 


[1] La Chronique d'Uzès (cf. infra) l'appelle Misemundus.
[2] Chronicon Anianense (ms. Paris BN lat. 4886, f. 2v - 49v.: Kettemann, Subsidia, 1999, t. 2, p. 36; HgLg, t. II, 1875, preuves n° 1 c. 25; autres éditions, cf. Kettemann, p. 693-694): Anno DCCLII: Ansemundus gotus nemauso civitatem, magdalonam; Agaten, Biterris. pipino regi franchorum tradidit (manuscrit du XIIe siècle, dérivant d'une source perdue écrite vers le début du IXe siècle, cf. l'étude approfondie de Kettemann, op. cit., t. 1, p. 33-40, 485-528 et son tableau récapitulatif p. 528). La Chronique d'Uzès (chronicon Uticense), Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511, place l'événement en 753 (mais il n'y a pas lieu de tenir compte de la chronologie de cette chronique) et nomme le Goth Misemundus (notes marginales d'un manuscrit de Bernard Gui du XIVe siècle, dont la source principale a été l'œuvre perdue de laquelle découlent le Chronicon Moissiacense ainsi que le Chronicon Anianense. Leur valeur historique est jugée très différemment selon les études qui leur ont été consacrées, cf. Kettemann, op. cit., t. 1, p. 505-506 et n. 76; Abadal y de Vinyals, El paso, 1953, p. 43-44 n. 66).
[3] Cf. Rouche, L'Aquitaine, 1983, p. 121; Abadal y de Vinyals, El paso, 1953, p. 42-43; Ménard, Histoire, 1874, p. 97.
[4] Chronique d'Uzès a. 743: Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511; HgLg, t. II, c. 25 a. 754; cf. Ménard, op. cit., p. 98, qui opte pour la date de 753; Cauvet, Etude, 1877, p. 401 n. 1.
[5] Cf. Abadal y de Vinyals, op. cit., p. 44; Ménard, op. cit., p. 98.
[6] Chronique d'Uzès a. 756: Kettemann, op. cit., t. 1, p. 511; HgLg, t. II, c. 26 a. 756. Sur tous ces évènements, cf. l'interprétation de Cauvet, op. cit., p. 387-388, 400-403 qui rattache le meurtre de Cauna aux troubles qui suivent la nomination à Nîmes d'un comte franc, Radulfus (Chronique d'Uzès a. 754, Kettemann, p. 512; HgLg c. 26 a. 754) après l'assassinat de Misemundus d'après lui en 756.
 
 
________________________________________
 

A N S E M U N D U S

vicedominus de Marseille (? 2e quart du VIIIe siècle)

Une notice de plaid du 23 février 780 [1], Digne, relate le jugement que les missi de Charlemagne rendent en faveur de Maurontus, évêque de Marseille, au sujet de Chaudol [2] et d'Alpibus [3] dans le pagus d'Embrun [4]. Dans l'historique du domaine de Chaudol qui en est fait, il est dit que les témoins affirment avoir vu Ansemundus, vicedominus [5], per ordinationem Abbonis [6], patricii condam [7], pour le compte de Sainte-Marie et Saint-Victor de Marseille [8], faire la descriptio [9] de ce domaine, qu'il a tenu ce dernier per consensum Abbonis patricii vel cessionem ad partes supradictę ęcclesię et qu'il en a perçu tout le cens.     


[1] Grand cartulaire de Saint-Victor de Marseille de la fin du XIe siècle, publié par Guérard, Saint-Victor, I, 1857,  n° 31 p. 43-46 (aussi petit Cartulaire du XIIIe siècle); copie du XVIIIe siècle, publiée par la Gallia Christiana novissima, t. II, 1899, n° 42 c. 34-35; Brunterc'h, Archives, 1994, p. 179-181 (+ traduction en français p. 182-184 + avant-propos et notes p. 176-179, 184-186); Geary, Die Provence, 1994, p. 390-392; Nehlsen-von Stryk, Die boni homines, 1981, p. 349-350. Transcription d'une ancienne charte déjà presque totalement effacée (cf. Brunterc'h, op. cit., p. 176-179; Zerner, L'élaboration, 1993, p. 217-218, 245-246; Hübner, Gerichtsurkunden, 1891, n° 112 p. 18; AA. SS. Oct., t. IX,  1858, p. 370-373; Duchesne, Fastes, I, 1907, p. 276 et n. 4).
[2] Caladius: Alpes-de-Haute-Provence, arr. Digne, comm. et cant. La Javie.
[3] Le texte n'est pas clair: une fois il est question de ipsas villas, une autre fois de la villa Caladius dont l'évêque est réinvesti.
[4] Embrun, Hautes-Alpes, arr. Gap, ch.-l. cant. Il n'est pas possible de préciser à quoi se réfère ici le nom d'Alpibus (Alpes? Cf. Ganshof, Les avatars, 1949, p. 57, qui parle d'alpages; Brunterc'h, op. cit., p. 177, 182, propose Aups, sans autre commentaire; il existe bien une commune de ce nom, située dans le Var, arr. Draguignan, ch.-l. cant.).
[5] Brunterc'h, op. cit., p. 178, pense que sa fonction n'est pas celle habituelle d'un représentant de l'évêque ou de l'abbaye chargé d'administrer leur temporel, comme le pensent Geary, op. cit., p. 388, Ganshof, op. cit., p. 61 et n. 2, Buchner, Die Provence, p. 100 n. 60, mais celle d'un représentant du patrice de Provence.
[6] Cet Abbo est probablement identique au rector de Maurienne et de Suse cité en 726 et 739.
[7] D'après le texte de la notice, Abbo pourrait être mort vers 751, puisqu'une personne non nommée y affirme que Chaudol aurait appartenu au roi Charles (Charlemagne) depuis trente ans (cf. Geary, Die Provence, p. 389; du même, Aristocraty, 1985, p. 34 et n. 89; Ganshof, op. cit., p. 62 n. 1).
[8] Ce monastère est alors sans doute dirigé par l'évêque de Marseille (cf. AA. SS. Oct., op. cit., p. 365).
[9] ou poleticum: polyptique. Cf. Brunterc'h, op. cit., p. 186 n. 24 qui expose les deux interprétations actuelles de la descriptio: l'interprétation classique, l'inventaire détaillé d'un domaine, ou l'interprétation fiscaliste, l'opération par laquelle on révise ou on établit les registres d'impôts (aussi Niermeyer, lexicon, 1993 p. 324; Geary, Die Provence, p. 388).

 

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Première généalogie ANSEMUND du Vallespir marié à QUIXOL D'Ampurie

 

Quixol est descendante du Comte de Barcelone Sunifred

 

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JQk
MÉLANGES ET DOCUMENTS
BÉRENGER, COMTE DE SUBSTANTION (OU DE MÀUGUIO) EN 898
La notice d'un jugement d'avril-mai 898, conservée dans
le Cartulaire de N.-D. de Nîmes, commence, d'après
l'éditeur de ce cartulaire* :
Iudicium seu et notitia simul continentur in unum, qualiter, vel
quibus presentis bonis hominibus, qui subtus , scripturi vel signa
facturi, id est in presentia: Agilardo, gratia Dei.sedis Nemau-
sensis episcopo; vel in presentia Bernardo, vices comité; Sen-
tilde, vasso; Regemundo comité; Ansemundo, vasso; Berengario,
comité; Audino; Cotilane; seu et in presentia iudicum : Milone,
Rainulfo, Sentilde, Eliane, Teotgario, Witardo,. Agambaldo iudi-
ces, etc.
Ce texte présente des fautes évidentes de ponctuation.
D'après l'usage du ixe siècle, le mot vassus, dans les men-
1. E. Germer-Durand, Cartulaire du chapitre de l'église cathédrale de
N.-D. de Nîmes, Nîmesp 1875; voir p-.- 16, pièce VIII. La pièce n'est
datée, à la fin, que du X Kal. Junias, anno primo régnante... (le nom
du roi manque.) Mais Agelardus est devenu évêque de Nîmes entre
avril 892 et avril 895 (même recueil, pièces V et VII), et il est mort entre
902 et 905 (pièces IX et X). Le nom manquant ne peut être que celui de
Charles (le Simple); et comme, en .892 et 895, on datait à Nîmes d'après
les années d'Eudes, la date de notre charte VIII ne peut se rapporter qu'au
second avènement de Charles le Simple (1er janv. 898). Le mallus de Car-
rugière a été tenu 40 nuits avant le mallus du 23 mai 898, c'est-à-dire
vers le 13 avril.

 

 

 

Sentilde, vasso et Ansemundus, vasso, voudrait un
déterminatif ~ce mot ne suffit pas à définir l'état des deux
personnages et leur titre à siéger dans l'affaire. D'autre part,
il est impossible que deux comtes aient siégé ensemble au
tribunal dont il s'agit; impossible qu'ils aient siégé comme
assistants de leur inférieur le vicomte; impossible qu'ils
soient nommés après des vassi, personnages inférieurs
encore. Il faut lire :
... in presentia Bernardo, vices-comite ; Sentilde, vasso Rege-
mundo comité; Ansemundo, vasso Berengario comité; Audino,
etc.
On peut relever, dans l'édition du même cartulaire, une
série de fautes toutes semblables. Ainsi, dans le jugement
rendu au château des Arènes de Nîmes qui termine notre
notice, au lieu de :

 

 

 

in presentia Arlando, vasso; Regemundo comité, qui est missus;
Bernardo vice-comité; seu et iudices, etc.
on doit lire :
in presentia Arlando, vasso Regemundo comité, qui est missus
Bernardo vice-comité.
En effet, qui est missus n'a aucun sens; le motvasso n'est
pas un titre; et ni le comte Raymond, ni le vicomte Bernard
n'ont siégé comme assistants du vassal Arlandus1. .
La présence de Sentilde, vassal du comte Raymond, au
mallus tenu en commun par l'évêque et le vicomte de Nîmes,
ne fait pas difficulté : Raymond était comte de Nîmes2, et
les vassi comitis assistaient régulièrement au mallus com-
tal (ou vicomtal)8. Mais que fait ici Ansemundus^ vassal du
comte Bérenger, et quel est ce comte Bérenger? Le lieu de
1. Autres exemples : Dans la pièce IX (902), lire : Framaldo, misso vel
auditore Regemundo comité (Cf. pièce XX, p. 36). Pièce XVI (915) :
in presentia Fredelone, vasso Regemundo comité. Pièce ХХХ1П (928),
p. 58 : Almerado, vasso Raimundo comité.
2. Hist. du Languedoc, t. V, xn (890), xxxvn (909). Cf. t. III,
p. 44. .
3. Capitul. Aquisgranense a. 809, c. 5 (Boretius I, 148)

Carrugaria, se tint le mallus en question, se trouvait
dans la commune actuelle d'Aiguës- Vives, tout près de la
route romaine de Nîmes à Substantion (la voie Domitienne),
et à quelque trois kilomètres du Vidourle, qui était la limite
des deux comtés de Nîmes et de Maguelone (Substantion)v
Il semble infiniment probable qu'Ansemundus était venu
du comté voisin de Substantion, où il était vassal du comte
Bérenger.
Nous savons que les jours et lieux un comte
tenait mallus étaient notifiés à l'avance au comte et au public
des cités limitrophes1. Ansemundus se sera rendu au mallus
de Garrugière soit pour ses affaires privées, soit pour rem -
plir une mission du comte Bérenger. Carrugière, qui
touchait au comté de Substantion, était par contre éloigné des
autres comtés limitrophes de Nîmes, et ce n'est guère que
des habitants des comtés d'Arles, d'Avignon, de Viviers,
de Mende2, seraient venus trouver le vicomte Bernard.
On ne connaissait pas de comte de Maguelone ou de

 

 

Substantion depuis le temps de Charlemagne3 jusqu'au début du
xe siècle. Un comte Bernard est attesté au temps de Charles
le Simple*; un comte Bérenger, qu'on suppose être le fils du
précédent, était en fonctions vers 950 ; suivit un Bernard II,
mort vers 986. Notre Bérenger de 898 peut être le N. du
tableau généalogique de cette dynastie comtale qu'ont dressé ,
les auteurs de YHistoire du Languedoc (t. III, p. 178).
L'usage de l'alternance des noms aurait justement fait
supposer que N. s'était appelé Bérenger.
E.-Ch. Babut.
1. Edict. Pistense de 864, c. 32 (Boretius-Krause, II, 324).
2. Je ne parle pas de Rodez, qui avait le même comte que Nîmes.
3. Hist. du Languedoc, II, p. 315 et IV, p. 1

 

Pour ce qui concerne l'interprétation : elle est simple Ansemund est avec son fils Sentill, noté Sentilde, et ils sont là a titre honorifiques, car ils descendent de l'ancien Ansemund comte Goth de Nîmes ayant servit Pépin le Bref assassiné ainsi que sa femme par des détracteurs Goths. Donc ce document prouve la succession entre Ansemund l'ancien et le nouveau. D'ailleurs on retrouve dans les premiers Consuls de Nice Assalit des documents sur les îles des Lérins, qui est l'un des descendants d'Ansemund.

 

 

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Maintenant les Fenouillèdes et le Razes.

 

tableau généalogique sur les propriétés des descendants d'Ansemund sur les vicomtés de Fenouillet, de vallespir (Castelnou) de Peyrapertuse, la baronnie de Ganges, et le fief de Brissac.

 

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/c/a/9b605f6c17b512f684f769018230d37e3cf4edb2230651c7b20df91272a64b/Carte%2Bdu%2Bcarharisme.png?u=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F-hTTOyxTIzq0%2FVbd_XLRmJQI%2FAAAAAAAAAkI%2FeWYORM3pq8c%2Fs1600%2FCarte%252Bdu%252Bcarharisme.png&q=0&b=1&p=0&a=0

 

 

https://i0.wp.com/fenouilledes.fr/wp-content/uploads/2019/10/Image-6.png?resize=768%2C558&ssl=1

 

Légende :

Périmètre du Razés approximatif.

Triniach = Triniac = Latour de France

1 : Saint Martin Lys
2 : Quillan
3 : Axat
4 : Coustaussa
5 : Rennes les Bains
6 : Alet
7 : Cournarel
8 : Formiguères
9 : St Polycarpe
10 : Veraza
11 : Arques
12 : Bugarach
13 : Rennes le Château
14 : Caudiès
15 : Sabarda (Fenouillet)
16 : St Paul

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/c/a/fabf5a0543528a36b63b6a821c4ba9dd9bd19bc92dde25296ab7d2a5729685/les-territoires.jpg?u=http%3A%2F%2Ffayditsdescorbieres.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2015%2F09%2Fles-territoires.jpg&q=0&b=1&p=0&a=0

Territoires des Faydits (Chevaliers en rebellion contre les croisés)

Perdants titres, terres du fait de leur rebellion.

Termes - Termènes

Niort : à la famille des vicomtes d'Aniort

Fenolhet : à la famille des vicomtes de Fenouillèdes (Peyre) cousins Assalit baron de Ganges puis seigneurs du Lauragais, coseigneurs de Mirepoix.

Peyrepertuse : à la famille des Peyrepertuse (un des plus gros châteaux cathares) de la même famille que les vicomtes de Fenouillèdes. (Fenolhet, Peyrpertuse, Assalit, mais aussi Castelnou sont issus d'Ansemund de Castelnou ou de Vallespir)

 

Histoire des Fenouillèdes

 

https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/7/2/86a3de8c20d8eaf3fc825b357546963b894307960b1d29eb9cc4b1c9058c34/1200px-Comtats_catalans_s._VIII-XII.svg.png?u=https%3A%2F%2Fs3.amazonaws.com%2Fs3.timetoast.com%2Fpublic%2Fuploads%2Fphotos%2F12064478%2F1200px-Comtats_catalans_s._VIII-XII.svg.png&q=0&b=1&p=0&a=0

 

 

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Liste des comtes, puis des vicomtes de Razès
 
 
 

Ceci est une liste des comtes de Razès, qui ont gouverné le comté de Razès, un des comtés méridionaux du Haut Moyen Âge, entre la fin du VIIIe siècle et le début du XIe siècle, puis des vicomtes de Razès, qui en ont assumé la direction jusqu'en 1247 :

Comtes de Razès

Comtes bénéficiaires
Dynastie des Bellonides
  • Olibia II de Carcassonne (? - 879), comte de Carcassonne et de Razès (865 - 872) ;
  • usurpation de Bernard II de Toulouse (? - 864), fils de Raimond Ier de Toulouse, comte de Toulouse (865 - 872), de Carcassonne et de Razès (872) ;
  • Olibia II de Carcassonne (? - 879), comte de Razès et de Conflent (872 - 877) ; A partir des années 872-874, le comté de Razès est amputé du Capcir, Fenouillèdes et Perapertusès au profit du comte de Cerdagne Miron le Vieux.
  • Acfred Ier de Carcassonne (? - 906), frère du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (877 - 906) ;
  • Bencion de Carcassonne (? - 908), fils d'Olibia II de Carcassonne et neveu du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (906 - 908) ;
  • Acfred II de Carcassonne (? - 933), fils d'Olibia II de Carcassonne, neveu d'Acfred Ier et frère du précédent, comte de Carcassonne et de Razès (908 - 933) ;
  • Arsinde de Carcassonne (? - ?), fille d'Olibia II de Carcassonne, nièce d'Acfred Ier et sœur des précédents, comtesse de Carcassonne et de Razès (934).

En 934, Arsinde de Carcassonne renonce à ses droits en faveur de son époux, le comte de Comminges Arnaud Ier.

Dynastie de Comminges

Après sa mort, le comte de Barcelone achète Carcassonne (4 000 mancus d'or) aux sœurs de Roger III de Carcassonne, Ermengarde, épouse de Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d'Albi et de Nîmes, et Adélaïde, épouse de Guillaume-Raimond Ier, comte de Cerdagne.

Dynastie de Barcelone
  • Raimond-Bérenger Ier de Barcelone (vers 1023 - 1076), comte de Barcelone et de Gérone (1035 - 1076), d'Osona (1054 - 1076), de Carcassonne et de Razès, vicomte de Béziers et d'Agde (1069 - 1076) ;
  • Raimond-Bérenger II de Barcelone (1053 - 1082), fils du précédent, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona, de Carcassonne et de Razès (1076 - 1082), conjointement à :
  • Bérenger-Raimond II de Barcelone (1053 - 1097), fils de Raimond-Bérenger Ier de Barcelone et frère du précédent, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona (1076 - 1097), de Carcassonne et de Razès (1076 - 1082).

Raimond-Bernard Trencavel, qui n'a pas accepté la vente des droits de son épouse mène plusieurs guerres contre les comtes de Barcelone. En 1082, il profite du discrédit jeté sur Bérenger-Raimond II de Barcelone, à la suite du meurtre de son frère, pour prendre définitivement le pouvoir à Carcassonne et dans le Razès. Finalement, les comtes de Barcelone doivent accepter l'état de fait : ils continuent à porter le titre de « comte de Razès », complètement vidé de sa substance, tandis que les Trencavel portent celui de « vicomte de Razès ».

En 1209, le Razès est occupé par les forces de la croisade des Albigeois et tombe entre les mains de Simon de Montfort. Pierre II, roi d'Aragon et comte de Barcelone, venu défendre ses prétentions, est battu et tué à la bataille de Muret en 1213. En 1258, le traité de Corbeil, entre les représentants de Jacques Ier d'Aragon et ceux de Louis IX de France, achève l'abandon du comté de Razès au rois de France.

Vicomtes de Razès

Maison Trencavel
 
Maison Trencavel
  • Bernard Aton IV Trencavel (? - 1129) fils d'Ermengarde de Carcassonne et de Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d’Albi, de Nîmes (1074 - 1129), de Carcassonne, de Razès, de Béziers et d’Agde (1099 - 1129) ;
  • Roger Ier Trencavel (? - 1150), fils du précédent, vicomte d'Albi et de Carcassonne (1129 - 1150) ;
  • Raimond Ier Trencavel (? - 1167), fils de Bernard-Aton IV Trencavel et frère du précédent, vicomte de Béziers (1129 - 1167), d'Albi, de Carcassonne et de Razès (1150 - 1167) ;
  • Roger II Trencavel (1149 - 1194), fils du précédent, vicomte d'Albi, de Béziers, de Carcassonne et de Razès (1167 - 1194) ;
  • Raimond-Roger Trencavel (1185 - 1209), fils du précédent, vicomte d'Albi, de Béziers, de Carcassonne et de Razès (1194 - 1209).

En 1209, Raimond-Roger Trencavel est vaincu par les forces de la croisade des Albigeois et ses domaines sont attribués à un des croisés, Simon de Montfort.

 

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Par leurs ascendants, les Assalit, sont liés aux premiers comtes de Barcelone, mais aussi aux vicomtes de Fenouillédes entre autres ainsi que le Peyrapertuse.

Le Fenouillèdes tombe dans l'escarcelle de la maison de SAISSAC, par mariage, avec l'accord de la maison de Ganges ç'est à dire celle des Assalit,

 

Bertrand de Saissac sur la période qui nous intéresse est le tuteur de Raymond Roger Trencavel vicomte du Razes et régent des vicomtés.

 

Le véritable suzerain de la vicomté Trencavel est alors Pierre II d'Aragon, comme il l'est pour les terres de Fenouillèdes. Mais il est assassiné durant la bataille de Muret le 10 septembre 1213.

 

Du côté Catalan Pierre II avait nommé Assalit de Gudal viguier de la région. (certainement issu de la famille d'Ansemund)

 

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L'histoire des Trencavel vicomte du Razes

Roger II modifie son testament et meurt 3 jours après
17 mars 1193

les dernières volontées détaillées de Roger II, où l'on peut admirer l'application de Dom Vaissete à expliquer les détails et les anecdotes, mais surtout l'énonciation des participants...


Roger ordonna, au mois de décembre de l'an 1193, que les juifs de Limoux et d'Alet contribueraient à l'avenir, avec ceux de Carcassonne, aux tailles et aux questes qu'il imposait sur eux, ainsi que cela avait été pratiqué du temps de ses prédécesseurs. Il donna des lettres de sauvegarde, au mois de janvier suivant, en faveur de Pons de Bram, abbé de Saint-Hilaire, et des domaines de cette abbaye situés dans le Carcassès et le Razès, et termina ensuite, le 3 du mois de mars, par l'arbitrage de Sicard, vicomte de Lautrec, de Frotard-Pierre de Bérens, de Bernard de Boissezon et de Doat d'Alaman, les différends qu'il avait avec l'évêque d'Albi touchant la seigneurie de cette ville et de ses dépendances.

Roger ne survécut pas longtemps à ce jugement ; il fit un codicille, le jeudi 17 de mars de l'an 1193 de la nativité de Jésus-Christ, qu'on doit compter cependant de l'Incarnation ; ainsi le codicille appartient à l'an 1194. Il confirme par cet acte le testament qu'il avait fait quelques années auparavant entre les mains de Bernard, archevêque de Narbonne, et de Gaufred, évâque de Béziers. Il choisit sa sépulture dans le monastère de Notre-Dame de Cassan, au diocèse de Béziers, auquel il lègue sa table d'or ornée de pierres précieuses, cinq mille sols melgoriens, etc. Il fait d'autres legs pieux en faveur des abbayes de Villelongue, de Caunes et de Saint-Hilaire ; il supprime le droit qu'il faisait lever sur le pont de Carcassonne, et ordonne à ses héritiers de réparer le tort qu'il avait fait à la cathédrale de Saint-Nazaire et à l'église de Sainte-Marie de cette ville ; il fait quelques libéralités à plusieurs de ses domestiques, entre autres à Bernard, son notaire ou secrétaire ; il veut que Raimond-Trencavel, son frère, soit entretenu pouèr la nourriture, le vêtement et les équipages, tant qu'il demeurera à la cour de son héritier, et il confirme le legs qu'il lui avait fait dans son testament. Il institue pour son héritier universel, ainsi qu'il l'avait fait dans cet acte, Raimond-Roger, son fils, qu'il avait d'Adélaïde, sa femme légitime, fille du seigneur Raimond, comte de Toulouse, et confirme les substitutions qu'il avait faites dans ce testament. Il établit Bertrand de Saissac, à la foi, à la protection et au conseil duquel il avait déjà remis la personne et les biens de ce fils, pour son tuteur et baile (bjulum) pendant cinq ans, à compter depuis la prochaine fête de Pâques. Il le charge de régir les domaines des diocèses de Béziers et d'Agde pour l'utilité de cet enfant, avec le conseil de l'évêque de Béziers, d'Étienne de Servian, d'Elzéar de Castries et Déodat de Boussagues. Il le charge aussi d'administrer ses domaines d'Albigeois, de Rouergue et du Toulousain, avec le conseil de l'évêque d'Albi, de Guillaume de Vassal, de Bérenger de Bonfils de Lavaur et de Guilhaume de Saint-Paul. Quant au Carcassès, au Razès, au Lauragais et au Termenès, Roger chargea Bertrand de Saissac de gouverner ces pays par l'avis de ses viguiers, savoir : Arnaud de Raimond, viguier de Carcassonne, et Guillaume d'Assalit, viguier de Razès.
Il nomma pour ses exécuteurs testamentaires le même Bertrand de Saissac, les évêques et les les chevaliers dont on vient de parler, et il leur ordonna de payer toutes ses dettes, suivant la décision d'Othon, évêque de Carcassonne, de l'archidiacre Bérenger, de Guillaume Amelii et de maître Bertrand. Il laissa Raimond-Roger, son fils et son héritier, avec ses tuteurs, viguiers, conseillers, bailes, et tous ses domaines à la garde et sous la protection et administration de Raimond, fils du comte de Toulouse. Il révoque l'ancien comte de cette ville (comitem Tolosanum majorem) et tous ceux, de quelque sexe qu'ils fussent, qu'il avait nommés dans son testament pour gérer la tutelle et être bailes de son fils, excepté ceux qu'il établit dans son codicille, parce qu'il tient les autres pour suspects. Enfin, ce vicomte déclare, par serment prêté sur les saints évangiles, qu'il avait ordonné toutes ces choses pour plus grande sûreté, et qu'il faisait sceller ce codicille de son sceau et de celui de l'évêque de Carcassonne. Ce prélat, les viguiers de Carcassonne et de Razès, et quelques autres y souscrivirent ; Bernard de Canet, notaire de Roger, l'écrivit et le scella, et trente-cinq des principaux vassaux de ce vicomte s'engagèrent en même temps, par serment, de tenir la main à l'observation de tous ces articles. Bertrand de Saissac, les deux viguier de Carcassonne et de Razès, Guillaume-Hugues, sous-viguier, Amblard et Guillaume de Pelapoul, Guillaume du Puy, Pierre-Roger et Jourdain de Cabaret, Pierre-Roger de Mirepoix, Guillaume et Jourdain de Saint-Félix, Raimond-Trencavel Guillaume de Roquefort, Bernard, Pons, Roger et Guillaume Ferrol, Pierre de la Tour, Pierre de Penautier, Guillaume de Gordon, Arnaud de Morlane, etc, furent de ce nombre.

Telle est la dernière disposition de ce vicomte ; mais nous n'avons plus le testament dont il y fait mention. Il mourut trois jours après et fut inhumé comme il l'avait ordonné au monastère des chanoines réguliers de Cassan, au diocèse de Béziers, dans le nécrologe duquel on lit les paroles suivantes : le 20 de mars mourut Roger, vicomte de Béziers, notre frère. Il avait changé de disposition par rapport à sa sépulture, car dans un codicille qu'il avait fait en 1179 il l'avait choisie dans la chapelle de Saint-Martin de l'abbaye de Valmagne, au diocèse d'Agde, fondée par Trencavel, son père, et il fit par le même acte des biens considérables à ce monastère.

Ainsi finit ses jours Roger II, vicomte de Béziers, de Carcassonne, de Razès et d'Albi, à l'âge d'environ cinquante ans, après avoir possédé pendant vingt-sept ans, ces quatre vicomtés, avec les pays de Lauragais, de Minervois, de Termnès et plusieurs autres domaines que Raimond-Trencavel, son père, lui avait transmis, et avoir passé une grande partie de sa vie à faire la guerre à Raimond V, comte de Toulouse, son beau-père et son seigneur, de concert avec le roi d'Aragon avec lequel il se ligua contre lui. Du reste, nous trouvons ici une nouvelle preuve que ce vicomte avait fait sa paix avec Raimond dès l'an 1191, car il révoque dans ce codicille la tutelle de son fils qu'il avait confiée à ce prince par son testament. Or cet acte est du moins de l'an 1191 puisqu'il déclare qu'il l'avait fait entre les mains de Bernard, archevêque de Narbonne, qui mourut cette même année. Roger était donc alors en paix avec le comte de Toulouse, son beau-père. Il paraît qu'il y eut depuis quelque refroidissement entre eux, puisqu'il le regardait comme suspect dans le temps de son codicille ; mais ayant laissé par le même acte le jeune comte de Toulouse, son beau-frère, pour tuteur de son fils, c'est une preuve que cette nouvelle brouillerie n'eût point de suites.

Roger II est encore plus connu dans l'histoire de l'Église par son attachement à la secte des albigeois que dans celle de la Province par ses exploits militaires. On a parlé ailleurs de l'accusation qu'on forme contre lui d'avoir embrassé les erreurs de ces sectaires ; mais supposé qu'il ait eu le malheur de les suivre pendant quelque temps, il est du moins certain qu'il les avait abandonnées sur la fin de ses jours et qu'il mourut catholique. Outre le serment et les legs pieux qu'il fait dans son codicille, on voit par cet acte qu'il était alors très-uni avec tous les évêques de ses domaines ; et on a déjà remarqué que les chanoines réguliers du monastère de Cassan, où il fut inhumé, le qualifient leur frère.

 

 

Blason de Guillaume Assalit, Assailly

 

 

 

Assalit, Assailly, cathares, Razes, Rennes le Château, Fenouillèdes, Montségur

L'Armorial

 

Blason de Rennes le Château

 

 

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Les Assalit ou du moins Guillaume sont alliés par mariage à la famille de Mirepoix, l'originelle, ils sont co seigneurs du château et de la ville de Mirepoix.

 

Durant cette période Pierre Roger de Mirepoix est coseigneur avec Raymond de Péreille de Montségur

 

Guillaume Assalit est un des hommes d'armes de la citadelle de Montségur on y retrouve de ses enfants et donc ceux des Mirepoix.

 

Après la chûte de Montségur les cathares survivants se réfugient dans la vicomté de Fenouillèdes dont les châteaux cèderont à leur tour !

 

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Les droits exercés par Peire-Rotgier de Mirapeis sur Montségur à l’époque du siège de 1243-1244 étaient d’acquisition récente, et lui venaient de son mariage avec Philippa, qui se place entre 1231 et 1234. Depuis sa reconstruction vers 1204 jusqu’à ce mariage, Montségur n’eut qu’un seigneur en titre et en fait, Raymond de Péreille, si l’on excepte, évidemment, la seigneurie purement théorique que le Français Guy de Lévis avait acquise en 1209 par droit de conquête.
De la reconstruction jusqu’à la reddition de mars 1244, parfaits et parfaites cathares résidant de façon permanente ou temporaire à Montségur y vécurent à l’ombre et sous la protection d’une communauté laïque dont le noyau était constitué par le vaste clan familial des deux coseigneurs…

 

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Compte rendu du Procès de Raymond de Péreille par l'Inquisition

 

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 par la suite vers 1400

 

Evêques d'Alet - Pierre Assalhit (Assalbit)
 
Pierre Assalhit (Assalbit)
( ? - v.1448)
Evêque d'Oloron (1412),
puis Evêque de Condom (1418),,
puis Evêque-Comte d'Alet (1421)
 
 
 

D'azur, au chevron d'or, à la bordure d'argent.

 

Evêché d'Alet

 

- Pierre d'Assalit fut le neveu de Pierre Amiel. Il est né à Limoux, fut d'abord un religieux de l'ordre de StAugustin, puis prieur à Bordeaux, abbé commendataire de Plane-Sauve, mais il bénéficia de l'aura protectrice de son oncle et le neveu suivra ses pas, devenant comme lui, le bibliothécaire apostolique, secrétaire et confesseur du pape, ce que l'on voit dans une transaction passée à Rome avec l'archevêque de Narbonne. Elevé au poste d'évêque d'Oléron, il sera ensuite transféré à Condom et enfin promu à Alet par Martin V au début du XIVème S. alors que s'éteint son oncle à Rome; un diocèse qu'il régira très longtemps, de 1419 à 1442 au moins puisque l'on sait qu'il assista aux Etats d'Occitanie convoqués par Charles VII en 1442. C'est dans ce vaste mais pauvre diocèse de la Haute Vallée de l'Aude, son pays d'origine et celui de son oncle, celui de Limoux et Brénac, que se trouvent aussi les deux Rennes des mystères religieux et trésoraires; décidément il semble bien qu'il y eut là si ce n'est des connaissances à cacher du moins des choses à surveiller de près !
(=> "Recherches historiques sur le diocèse d'Alet ..." J. T. Lasserre, Parer, 1877; "Biographies Limouxins" A. Buzaries, Limoux, Boute, 1865; Dict. Encyclop. de l'Aude s/s la dir. de Gérard Jean, Lacour, 2005).

 

 

 

Documents annexes

UN EXEMPLE DE CATHARISME ORDINAIRE :
FANJEAUX

par Michel ROQUEBERT

Guillelme de Tonneins épouse de Guillaume II Assalit

 


I - LA PERIODE DE PAIX (AVANT 1209)

Guillelme de Tonneins
Les informations deviennent plus nombreuses et plus précises dès qu'on aborde les
dernières années du XIIe siècle.

« Il y a cinquante ans, déclare en 1246 un habitant, Pierre d`En Terren, j'ai vu les
hérétiques publiquement installés à Fanjeaux. J`avais alors huit ans. Je les ai aidés une fois à
préparer des peaux d'agneaux ».

10 En 1181 et 1182 : HGL VIII, 353. 364.
11 En 1184 : HGL VIII, 376,378, 380.
12 Archives Nationales, JJ 19, 177.
13 J. RAMIERE de FORTANIER, Chartes de franchises du Lauragais (Paris, 1939), p. 418-421. La châtellenie de
Fanjeaux s’étendait notamment sur Laurac, Villasavary, Villesiscle, Cailhavel, Cailhau, Cambieure, Belvèze-du-
Razès, Gramazie, Mazerolles, Plaigne, Gaja-la-Selve, soit plus de 30 km d'est en ouest sur 13 du nord au sud.

14 Bibliothèque municipale de Toulouse, Ms

 

5
Deux figures se détachent d'emblée au sein de l`église cathare de Fanjeaux.
D'abord, dès les environs de 1193, celle de la parfaite Guillelme de Tonneins, dite aussi
Guillelme de Fonters, sans doute Fonters par sa naissance, et Tonneins par son mariage,
Tonneins étant un castrum disparu sur la commune de Lasserre de Prouille. Sa petite-fille Hélis
de Mazerolles en parle abondamment : « Feue ma grand-mère Guillelme de Tonneins fut
hérétique revêtue, et alors qu'elle tenait la secte, je l'ai vue tenir sa propre maison à Fanjeaux
avec d'autres femmes hérétiques. Et moi, qui étais alors petite-fille (puella), je suis allée maintes
fois la voir. Elle me donna plusieurs fois du pain, du vin, des noix et autres fruits »15.

Attestée jusqu'à la croisade de 1209, Guillelme de Tonneins appartient à la plus ancienne
génération de parfaites nommément connues, celle de Blanche de Laurac ou de la dame de
Roquefort dans la Montagne Noire. C'est la génération des grandes directrices de conscience
des lignages nobiliaires, qui transmettront le flambeau à la génération suivante, celle de
Garsende du Mas-Saintes-Puelles, de Marquésia Hunaud de Lanta, de Fournière de Péreille, et
d`Aude de Fanjeaux, la propre fille - l'une des filles - de Guillelme de Tonneins.

Les deux filles de Guillelme ont fait des mariages assez prestigieux.
L'une, Marquésia, a épousé Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux, principal co-seigneur
de Mirepoix, et père du Pierre-Roger qui sera le défenseur de Montségur16.

L’autre, Aude, est devenue une « de Fanjeaux » par son mariage avec Isarn-Bernard, le
grand officier du vic
omte de Carcassonne dont on a déjà parlé. Personnage qui nous oblige à
nuancer l'idée si souvent avancée selon laquelle le catharisme n'aurait touché qu’une noblesse
désargentée, sans assises économiques solides.

En 1201, en effet, le vicomte de Carcassonne engage le Balaguèrès et le Quercorb à
Isarn-Bernard de Fanjeaux pour 13100 sous de Melgueil. Indiquons à titre de comparaison qu'en
1236 la dot d'Esclarmonde, princesse de Foix, sera de 10000 sous...

L'histoire de la descendance de Guillelme de Tonneins pourrait occuper un livre entier.
On se bornera à noter qu'en plus de ses deux filles, Guillelme a plusieurs fils, dont l'un,
Guillaume-Assalit, sera viguier du Razès en 1201 et 1217 et mourra faidit et exhérédé avant
la croisade royale de 1218 ; sa veuve Esclarmonde réfugiée à Toulouse chez des patriciens de
haut rang, tous croyants cathares, mourra de maladie vers 1236-38 en recevant le consolament
19.
La fille d'Esclarmonde et de Guillaume Assalit, Lombarde, avait été ordonnée parfaite avant
1209
  20.

Pour achever ce très rapide tableau de ce qui paraît être la plus importante famille
cathare de Fanjeaux, on notera qu`Aude et Isarn-Bernard eurent au moins cinq enfants :

15 Bibliothèque Nationale, Ms du Fonds DOAT, t. XXIII, f° 163 v°.
16 Cf. M. ROQUEBERT, « Pierre-Roger de Mirepoix, seigneur de Montségur, et sa famille » dans Montségur, 13
ans de recherche archéologique (Groupe de Recherches archéologiques de Montségur et ses environs,
Carcassonne, 1981), p. 55-69.

17 HGL, VII, 468, 473.
18 HGL, VII, Enquêteurs, 354.
19 DOAT XXIII, 14 v°, 16 r°-v°, 17 r°, 46 v° ; Ms 609, 202 v°. 213 v°.
20 DOAT XXIII, 9

 

Gaia et Braida, qui se feront parfaites avant la croisade de 1209. Braida avait épou
Hugues de Roumegoux, viguier du Razès en 1189, charge dans laquelle il a donc succédé à son
beau-père (
je suppose une erreur, il lui succède mais pas à cette date là !) : on ne sort pas de la haute noblesse de la vicomté.

Une autre fille, Hélis, épousera Raines de Mazerolles, seigneur de Gaja, et l'un de leurs
trois fils, Pierre, sera un agent actif de l'église cathare, à Gaja même, dont il fera avec Queille
le plus important relais de la clandestinité entre le Lauragais et Montségur.

Un fils d'Aude et d'Isarn-Bernard, Roger-Isarn, mourra à Fanjeaux en 1225 en
demandant le consolament, mais il ne le recevra pas, car les parfaits arriveront trop tard.

Un autre fils, Isarn-Bernard junior, épousera Véziade, fille de Turca, ordonnée parfaite
avant la croisade, et de Raymond Ferrand qui, lui, se fera ordonner parfait à Montségur même
vers 1214. Encore un personnage de haut rang, ce Raymond Ferrand, témoin de diverses chartes
de Trencavel entre 1189 et 1202. Quant à Isarn-Bernard de Fanjeaux junior, on peut le suivre
presque année par année pendant un demi-siècle, jusqu’à sa condamnation par l`Inquisition en
1244, et même au-delà

 

__________________________

 

Marquésia Assalit épouse de Pierre Roger le Vieux de Mirepoix,

fille de Guillaume II Assalit et soeur de Guillaume III viguier du Razes

Détails sur la Famille de Mirepoix, celle Assalit, Fanjeaux

 

 

 

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JE VOUS PROPOSE PLUSIEURS VIDEOS sur ce qui concerne le RAZES et ses mystères, vous y trouverez des informations intéressantes ou pas ! A vous de voir !

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 06:00

Ansemund nom d'origine haut germanique, plutôt a orientation gothique (voir lien)

Ensuite marié à Quixol fille du comte de Barcelone.

"

Les Vicomtes de Fenouillet sont Catalans. Les seigneurs de Camélas, Ansemund et Sentill, ancêtres des Vicomtes de Fenouillet à la lueur des travaux des généalogistes catalans, sont des proceres d’origines franques et wisigothiques[60].

L'épouse d'Ansemund, Quixilona, est la fille de Guifré I de Barcelona, Comte de Cerdanya i d’Urgell (870?-897) i de Barcelona, de Girona (Guifré II) i de Besalú (878-897), comme le dit sa pierre tombale. Si nous considérons les noms de leurs enfants, à part Sentill, ils sont tous les noms typiques de la famille des comtes de Barcelone: Sunifred, Miró et Sunyer[61]. Le premier Vicomte de Fenouillet est Pere I (vers 933 - vers 1017), fils de Sentill, senyor de Cameles, très certainement le Sentilles fils de Quixilona et Ansemund[62]. Calixte de la Providence a raison, Jean de Matha ou Mota descend des barons choisis par Charlemagne pour la Marca Hispánica (ou Marca Española).

Les Vicomtes de Fenouillet sont très croyants. On trouve - entre autres en 1067 - et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[63]. Mais, la famille maternelle de Jean de Matha ou Mota perd sa vicomté, du fait d'un jugement de l'Inquisition, en 1269, car Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[64].

 

Pour les mariages successifs je ne suis pas remonté plus haut pour l'instant, les généalogies ont été complétées en partie avec les recherches de Settipani (pour Bertarde de Prum et Thierry III roi des Francs) Thierry et Hélène Bianco pour ce qui concerne Guillemette d'Aquitaine. 

Sunière du Roussilon est comte du Roussillon et d'Empuries dont l'origine est Bello de Carcassonne.

donc on se retrouve dans la trame originelle Goth-Franque tissée par les carolingiens et notamment par Guillaume de Gellone, mais cela était déjà préfiguré, avec des alliances plus antiques.

 

Une des branches de Ganges donne les de Pierre de Bernis, dans la description Guillaume Assalit est nommé de Poupian ou Popian, mais on retrouve par document un serment prêté par lui et sa mère pour Brissac, château des Ganges alors. Mais Vierne n'est pas une Anduze comme il est précisé (travaux de Thierry et Hélène Bianco) mais bien une Popian, dont l'ascendance Sunyer du Roussillon.

 

Pour ce qui concerne la suite, les alliances se contractent sur les familles méridionales dont les ascendants tournent autour de la lignée mérovingo-carolingienne (par Guillaume de Gellone) les branches de Barcelone, de Carcassonne plus ancienne. (Bello) issu peut être de la branche des Girardides premier comtes de Paris carolingiens. Notamment les Mirepoix - Bellisen (nom peut invoquant le comte Bello). Quoiqu'il en soit tout ce beau monde se retrouve à Montségur assiégé par le roi de France et bon nombre des noms cités dans la généalogie sont décédés dans le buché, notamment les femmes et enfants, les hommes d'armes ne sont pas considérés comme cathare mais comme combattants défenseurs du puig, même s'ils en partageaient la foi.

 

descendance sentil fils Ansemund grand format

Ascendance Adalais du Pouget-Assalit

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 11:26
Généalogie en ligne Assalit, Pouget, Popian, Melgueil, Aniort, Mirepoix, Laurac,

Bonjour,

Vous pourrez trouver en ligne un arbre généalogique plus complet et plus compréhensible indiquant les sources sur les noms cités ci dessus entre 750 et 1250

sur une base de travail sources :

Mme Duhamel Amado, Laurent Schneider, Michel Roquebert, cartulaires abbayes et enquêtes inquisitoriales

http://gw.geneanet.org/henrydass?n=assailly&oc=&p=guillaume+ii

Vous pouvez remonter dans les arbres ou descendre selon

merci

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 22:06

Je viens de remettre en ordre la généalogie des Assailly, Assalit, Assalti, Assalitus, d'Assailly

sur http://www.geneanet.org/

taper assailly avant 1300

plusieurs noms vont apparaitre choisissez l'arbre fait par henrydass

donc les éléments sont plus clairs, plus nets, mais l'arbre est très complexe,

il recoupe beaucoup d'informations dont des recherches récentes sur les lignées méridionales au Moyen Age, notamment par Helene Debax, Claudie Duhamel Amado (CNRS), Laurent Schneider (CNRS), et quelques autres, complété par les cartulaires de Gellone et Aniane

Mais aussi quelques relevé d'interrogatoires de l'inquisition durant la croisade Albigeoise

donc on y retrouvera les assailly évidemment, les Mirepoix, Les l'Isles Jourdain, les Roumengoux,

les Laurac, les Mazerolles, les Fanjeaux, les Hunaud de Lanta (seigneur de Montségur) les Pereilhe,

sur des périodes plus anciennes les Pouget, et les Popians, issus de pour les uns de Blitgarde de Melgueil, des Montpellier, de guillemette d'Aquitaine; de Guillaume duc d'aquitaine et de Pépin le Bref, Pour l'autre part d'Ermengarde du Poitou, et de Roussillon

Une histoire qui commence assez bien au moment des carolingiens pour se terminer en partie dans un bain de sang le 16 mars 1244 à Montségur sous les capétiens

PS : consultez les arbres ascendants pour les conjoints voir leurs parents

ces recoupements et informations montrent le tissage des liens familiaux au Moyen Age, qui étaient courants dans toutes les classes de la société.

Pour ce qui concerne la période Cathare il y a une contraction aristocratique des grandes familles issues des carolingiens et des wisigoths. Je pense a une contraction face aux capétiens, la région étant restée assez légitimiste vis à vis des carolingiens (Saint Fulcran).

Les liens avec les pépinides sont la plupart du temps familiaux, les fondations d'abbayes conséquentes. C'est une région riche héritière des anciennes colonies romaines, voies et lieux de commerce qui contrôlent tout une partie du sud de la France, mais aussi le passage vers la Catalogne.

cette structure constituée avant l'an 800 s'est faite avec quelques heurts (grande guerre méridionale), mais tout s'équilibrait au final.

Les duc d'aquitaine et de Poitou avaient des légitimités aussi sur ces terres, les Méridionaux aussi mais on en était resté là.

le choc de la croisade albigeoise fait voler en éclat toute la structure, mais aussi le modèle de gestion communal.

La reprise en main des capétiens est brutale est sanglante,

C'est une éradication totale de la structure, via la religion, les biens et titres sont spoliés.

Plusieurs familles s'éteindront définitivement les Trencavels, les Mirepoix, les comtes de Toulouse entre autre.

En 1240 déjà tout est consommé, le comté de Toulouse tombe via Alphonse de Poitiers dans l'escarcelle royale, le Poitou en 1271 a la mort d'Alphonse frère de saint Louis,

le contrat de mariage avec la fille du comte du Toulouse et Alphonse de Poitiers stipulait que sans enfants les biens retourneraient à la couronne. Ce qui pris cette tournure

Bon courage

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:40

 

ASSAILLY. Auvergne, Languedoc, Poitou.

D'azur à trois lis au naturel, posés 2 et 1 (1). Couronne : de comte. Supports : deux lions. - ( Saint-Allais, tome XX.)

Devise : Vise plus haut que terre.

La maison d'Assailly, dont le nom se trouve écrit dans les anciens titres : Assalit, d'Assallit, de l'Assaily, Assaillit, est originaire des confins de l'Auvergne et du Languedoc.



Seigneurs de la Salmondière, du Peux, de Lorageay, de Géranson, de Laubonnerie, de la Rivière d'Arthenay, etc., les d'Assailly se fixèrent aussi en Guyenne et en Poitou, où
ils existent encore de notre temps.

Les preuves de cette maison sont nombreuses. En voici les principales :

Baluze, rôles gascons, conservés à la tour de Londres;
Inventaire du Trésor des Chartres, Biblioth. impér.,

Registres des hommages

, aux Arch, impér., maintenues de noblesse;
Armor. général manuscrit; Bauchet-Filleau ; Saint-Allais.

Le premier des membres dont l'histoire nous ait conservé le souvenir est Guillaume Assaillit, qui signa comme témoin le testament de Roger, vicomte de Béziers, mari d'Adelaide de Toulouse, en 1113. (Voir Baluze,
Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, pages 500 et 501.)

Guillaume Assaillit ou d'Assaillit, assista, en 1119, comme témoin, à un plaid tenu en Bas-Languedoc, rapporté dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Guillaume.

Un des rejetons de cette maison prit part aux premières croisades et s'établit en Palestine. On voit en effet Gilbert ou Gerbert d'Assalit, né à Tyr, succéder en 1167 à Arnaud de Comps, comme grand-maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et accompagner, en 1168, Amaury, roi de Jérusalem, au siège de Belbéis, en Egypte.

Guillaume Assailly ou Assalit est nommé viguier ou vicomte de Razes, dans le testament de Roger II, vicomte de Béziers et de Carcassonne, fait en 1194. En la même année, il intervint comme témoin à la donation faite par Raynaud Roger, vicomte de Béziers, et Raynaud Roger, vicomte de Foix.

Bertrand-Robert d'Assailly est cité, comme témoin, avec Raymond-Etienne de Clermont et Guiraud Engilbert, viguier de Toulouse, lors d'une donation faite par Alphonse, comte de Toulouse, à l'abbaye de Lezat, en 1127.

Guillaume d'Assailly prête serment de fidélité au roi, en 1243.

Le seigneur d'Assaillit de Tynerie, et son fils, Etienne Assaillit, sont nommés dans un dénombrement de tenants fief et devant hommage à Robert V, comte d'Auvergne et de Boulogne, en 1249. (Baluze, Preuves de l'histoire d'Auvergne, tome II, liv. Ier, page 108.)

Audebert d'Assalit laissa une fille, mariée à Constantin de Châteauneuf, et vivant en 1270. (Cartulaire de l'abbaye de Charroux.)

 

Bertrand d'Assalhit , damoiseau, coseigneur de Pelleporc, signa, en cette qualité, la charte de 1275, accordant des coutumes et franchises aux habitants de la dite commune. (Généalogie de La Fite-Pelleporc.)

Bertrand Assalit
et son père sont cités dans une ordonnance du roi d'Angleterre. (Teste rege apud Eborum, 10 julii 1349. — Rôles gascons conservés à la Tour de Londres.)

Bertrand Assalit, probablement le même que Bertrand ci-dessus, obtint en 1329 la garde du château de Penné. (Teste rege apud Dunstaple, 20 octobre 1329. — Rôles gascons de la Tour de Londres.)

Marguerite Assaillide, veuve de Guillaume de Montviannays, rend hommage, en 1338, de la maison de Montviannays, et d'une autre maison appelée du Four, ensemble une rente de cent sols. (Thers. — Registre des hommages, aux Archives impériales.)

Gilbert Dassalit, écuyer, est cité dans une ordonnance du roi d'Angleterre. (Teste rege apud Westminster, 10 mars 1340. — Rôles gascons.)

Bernard Assaillit vivait en 1355. (Inv. de Trésor des Chartes. Bibliothèque impériale.)

Etienne Assaillit, dit Tredat. archer de la retenue du roi, vivait en 1470. (Loc. cit.)

Jean Assailly. dit Angalin, et Jean Angelin, son fils, sont cités dans des chartes de 1478 à 1480. (Loc. cit.)

Pierre Assailly, commissaire extraordinaire au Châtelet de Paris, obtient des lettres de confirmation dans les dites fonctions en 1484. (Loc. cit.)

Une branche de cette famille paraît s'être perpétuée en Languedoc jusque vers le commencement du XVIIe siècle, puisqu'on voit à cette époque Marie d'Assalhit de la Tour épouser Bertrand de Clarac, baron de Roqueservière, seigneur de Mirepoix, dont elle eut une fille, Anne de Clarac, mariée en 1641 à Pierre de Gout.

La branche établie en Poitou, et dont la postérité s'est continuée jusqu'à nos jours, commence sa filiation suivie par :
 


Sébastien, qui suit, I.

I. Sébastien Assailly
ou d'Assailly, vivant en 1570, eut un fils, François, qui suit, II.

II. François d'Assailly
, seigneur du Peux, cité avec ses fils dans le Catalogue original des nobles de la généralité de Poitiers, en 1594 et 1597, eut deux enfants, savoir :

A. François, qui suit, III.

B. Sébastien d'Assailly.

III. François d'Assailly
épousa noble demoiselle Chargé, dont il eut quatre enfants, savoir :

A. François d'Assailly, seigneur de Peux, qui servit à l'arrière-ban de Poitou, en 1689, fit enregistrer ses armes dans l' Armorial général, en 1697, et fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères par M. de Maupeou, en 1699. Il épousa Gabrielle de Barazan, dont il n'eut pas d'enfants.

B. Pierre d'Assailly, seigneur de Lorageay, qui servit au ban de 1691, dans les gentilhommes de l'escadron de Grand-champs, était, en 1706, officier dans les troupes du roi, au service d'Espagne; mort sans alliance.

C. Alexis, qui suit, IV.

D. Madelaine.

IV. Alexis d'Assailly
, seigneur de Laubonnerie, servit au ban de 1690, et commanda, en 1703, le 3° escadron des nobles du haut Poitou. Il fit enregistrer ses armes en 1697, et fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères et soeurs par arrêt de M. de Maupeou, du 10 janvier 1699. Il avait épousé, le 7 juin 1673, noble demoiselle Marguerite Thibaut, fille de Thibaut, seigneur de Colombier, dont un fils, Sébastien-Guillaume-Alexandre, qui suit, V

V.  Sébastien-Guillaume-Alexandre d'Assailly, chevalier, seigneur de la Salmondière et de la Rivière-d'Artenay, fonda à Vouillé, près Niort, avec le duc de Béthune-Charost, une communauté de soeurs de la Providence. Il épousa, vers 1740, Charlotte-Rose-Cécile Grellier de Concize, d'une des familles les plus distinguées du bas Poitou, élevée dans la maison noble de Saint-Cyr, dont deux fils émigrés avec elle pendant la Révolution, savoir :

A. Alexandre-Charles d'Assailly, qui servit dans l'armée des princes et entra, en 1814, dans la maison militaire du roi Louis XVIII.

B. Philippe-Antoine, qui suit, VI.

VI. Philippe-Antoine d'Assailly
épousa, le 13 juin 1803, Elisabeth-Louise d'Amarzit d'Espagnac, fille du comte d'Espagnac, officier aux gardes françaises, petite-fille du lieutenant-général d'Espagnac. frère d'armes et historien du maréchal de Saxe, mort gouverneur des Invalides. Il eut de ce mariage deux enfants, savoir :

A. Charles-Philippe-Alfred, qui suit, VII.

B. Ursule.

VII. Charles-Philippe-Alfred d'Assailly
, ministre plénipotentiaire, a épousé, le 30 janvier 1837, Adrienne-Octavie de Lasteyrie du Saillant, fille du marquis de Lasteyrie, et, par sa mère, Virginie du Motier de Lafayette, petite-fille du maréchal Louis de Noailles, dont cinq enfants, savoir :

A. Octave-Charles-Ursule d'Assailly.

B. Valentine-Adrienne a épousé, le 14 mai 1860, le marquis Marc de Pindray d'Ambelle.

C Marie-Charlotte-Camille a épousé, le 26 juillet 1864, le baron Maurice Pérignon.

D. Frédéric-Arthur d'Assailly.

E. Oscar-Alexandre d'Assailly.

 

Source :  La France héraldique, Tome 1 - Poplimont Charles - Paris- 1870-1874

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 15:36


ASSAILLY (d’), aussi appelée de l’ASSAILLY et d’ASSALLIT.


- Famille noble de Niort, où elle a rempli souvent les premières charges municipales.
Son nom se trouve dans le Nobiliaire de Toulouse, et il est de tradition parmi ses membres, qu’elle est d’origine écossaise.

Depuis la publication de ce qui précède - extrait de la première édition du Dictionnaire - nous avons reçu communication d’un ouvrage sans nom d’auteur, ni d’éditeur qui se publie à Genève sous le titre de : Histoire générale des hommes du XIXe vivants ou morts de toutes les nations. On y dit de l’origine de la famille d’Assailly paraît remonter à 1090 ; que de 1113 jusqu’en 1201, des personnages portant ce nom signent comme témoins ou sont nommés dans les documents émanés des comtes de Toulouse ou des comtes de Béziers ; qu’un Gilbert d’Assailly ou d’Assalit (Roger de Hoveden , sub anno 1183, f° 622, écrit Gilbertus dictus Assailly) fût le 4ème grand maître de l’Ordre des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, mort en 1183.


« Les origines de cette famille des plus anciennes et illustres, nous semblent ainsi suffisamment établies, elle s’est perpétuée jusqu’à nos jours, et semble avoir conservé jusque dans ses derniers descendants le caractère d’indépendance absolue de ses ancêtres du Moyen-Âge. »


Sans vouloir discuter cette question, nous extrairons des Confirmations de noblesse de M. de Maupeou ce qui concerne la famille niortaise de ce nom, car il en a existé plusieurs en Poitou, sur lesquelles nous avons recueilli le peu de renseignements que nous allons donner.


Assalit (Audebert d’) existait en 1270, d’après la Charte de l’abbaye de Charroux. Il eût une fille, N., qui à cette époque, était femme de Constantin de Chateauneuf. (D.F.),
 

Assailly (Laurent) était chanoine du grand chantre de N.-D. de Châtellerault le 24 mars 1427,

Assailly (Jean) doyen du chapitre de N-D. de Châtellerault, fonda un service le 22 déc. 1435,


Assailly (Etienne)
est cité parmi les censitaires de la Tour des Mées, acte du 23 mai 1641 (Arch. Nat. r. 329, 332.),
 

On trouve à la même date :


Assaillye (Babeau) veuve de feu Guillaume Morinet, tenant des terres à la dite seigneurie des Mées (Id),
 

Assailly (Gilet) tenait la Baronnie de Mirebeau, l’ hébergement de la Roche-Rambert, de 1453 à 1457. (M.A.O. 1877, 189.),
 

Assailly (Etienne), dit Tredat, archer de la retenue du Roi en 1478, étant à jouer aux quilles près de la ville de Poitiers, eut une dispute avec un nommé Guillot Varlet, qu’il tua dans la chaleur d’une querelle (A.N.),
 

Assailly (Simon) était chanoine de l’église de Luçon en 1491 (De La Fontelle, Hist. de Luçon.),


Assailly . - Trois membres de cette famille, portant tous les prénoms de François, l’un père, l’autre fils, le troisième seigneur du Peux, sont cités aux années 1594  et 1597 dans le Catalogue original des nobles de la généralité de Poitiers (St-All.),


Assailly (Sébastien) habitant de Niort, n’existe plus en févr. 1596 (Livre des fiefs),


Assailly (Sébastien) notaire et tabellion royal à Niort le 8 août 1601, assiste aux assemblées du corps de ville réunies pour aviser des moyens de combattre la peste en 1603 (M. Stat. 9, 193.). Il était en 1620 pair de la maison commune, et en 1629 receveur des deniers de la ville (M. Stat. 1865, 75, 76.),


Filiation suivie :


1- Assailly (François) , Ier du nom , sr. du Peux, dont il a été fait mention ci-dessus, eut un fils qui suit.


2- Assailly (François d’), IIème du nom, sr. du Peux, fut nommé échevin de la commune de Niort au moyen de la résignation faite par Antoine Chargé, le 6 oct. 1634  et le 7 nov. 1634 déclara au greffe vouloir vivre noblement.
Il servit au ban des nobles du Poitou convoqué en 1635, et était en 1660 capitaine du régime royal de Niort ; décéda avant le 6 sept. de cette année, revêtu de sa qualité d’échevin.
Il avait épousé Madeleine Chargé, devenue veuve Madeleine paya à Jehannot de Bertillac la somme de 450 pour la maintenue en noblesse et privilèges.

François Assailly laissa de son mariage les enfants dont les noms suivent, et qui, le 26 févr. 1671, partagèrent sa succession avec leur mère :


A- François, Ecuyer, sr. du Peux, épousa le 30 août 1672 (Piet et son collègue, not. à Niort), Gabrielle de Barazan, fille de Jean, écuyer, sgr de la Salmondière, Il avait fait partie de la deuxième brigade du ban des nobles du Poitou réuni à Moncoutant  le 26 mai 1689. Ce fut lui, qui avec Alexis, sgr de Laubonnerie, et Madeleine, ses frères et soeur, fut confirmé dans sa noblesse par sentence du 10 janv. 1699, signé Maupeou. (O.) Le 1er sept. 1661, il avait arrenté, par acte reçut Joussseaume et Pérot, notaires à Niort, de vénérable Jean Chargé, prieur de Ruffigny, héritier de noble Guillaume Chargé, la terre des Prez. Il légua, le 10  janv. 1737, à Sébastien d’Assailly, Ec. sgr. de Géranson, son neveu, la terre et la seigneurie de la Salmondière, à lui échue de sa femme (F.)


B - Pierre, Ecuyer, sgr de Lorageay, assista au ban de 1691, servit dans les gentilshommes de l’escadron de M. Granchamps ; en 1706 il était officier dans les troupes du roi au service d’Espagne, ainsi qu’il résulte des lettres du lieutenant du roi de la province du Poitou et de M. le Maréchal de Clérembault, à M. l’Intendant du Poitou, 21 août 1706 (F.)


C - Alexis qui suit.
 

D - Madeleine citée dans la maintenue de noblesse.


3- Assailly (Alexis d’), Ecuyer, sgr de Laubonnerie, échevin en 1688 de la commune de Niort et officier major du régiment royal en 1698 (M. Stat. 1875, 75) assista au ban de la noblesse convoqué en 1690, et commanda le 3ème escadron des nobles du Haut-Poitou au ban convoqué en 1703.
Il avait épousé, le 7 juin 1673 (Chauvegrain et Piet, notaire royaux à Niort); Dlle Marguerite Thibaut, fille de N. Ec. sgr du Colombier dont il eut :


4 - Assailly (Sébastien-Guillaume-Alexandre d’) chev. sgr de la Salmondière et de la Rivière d’Arthenay.
Il avait établi à Vouillé, près de Niort, de concert à M. le duc de Béthune-Charost, une communauté des Soeurs de la Providence, pour le soin des malades et l’éducation des enfants de la campagne ; mais la Révolution détruisit cette pieuse fondation et confisqua les biens qui y étaient affectés. (F.)
Sébastien avait épousé Charlotte-Rose-Cécile Grelier de Concize, laquelle, forcée d’émigre, emmena dans sa retraite ses deux fils qui suivent :


A- Alexandre-Charles, né le 24 février 1772, entré lors de la Restauration, dans la maison militaire du roi.

B - Philippe-Antoine, qui suit.


5 - Assailly (Philippe-Antoine d’) né le 11 janvier 1779, épousa le 21 prairial an XI (28 juillet 1803, Trutat, notaire à Paris), Suzanne-Elisabeth-Louise de Sahuguet d’Amarzit d’Espagnac, fille de Charles-Antoine-Léonard Comte d’Espagnac et d’Elisabeth-Ursule de la Toison Rocheblanche, dont il eut :


A- Charles-Philippe-Alfred qui suit.


B- Ursule, religieuse.
 

Philippe-Antoine est décédé en 1832.


6 - Assailly (Charles-Philippe-Alfred d’) né à Paris en 1804, décéda à Paris le 24 juillet 1869, fut ministre plénipotentiaire à Cassel, démissionnaire en 1852 après le coup d’Etat, épousa le 30 janvier 1837, Adrienne-Octavie de Lasteyrie, fille de Louis, Marquis de Lasteyrie et Virginie de La Fayette, dont il eut :


A- Octave-Charles-Ursule, qui suit;
 

B - Valentine-Adrienne née en 1839.


C - Arthur.


D - Alexandre-Charles-Camille-Oscar, capitaine au 7ème chasseurs à cheval, s’est distingué dans la guerre de Tunisie, chev. de la Légion d’honneur le 9 juillet 1883.


E - Camille-Caroline-Marie, mariée le 14 juillet 1864 à Louis-Maurice Baron de Pérignon.

 

7 - Assailly (Octave-Charles-Ursule d’) né le 5 février 1858, auteur de plusieurs publications littéraires (Les Minnssinger), Conseiller général des Deux-Sèvres, a épousé , le 10 mars 1870, Marie-Hélène Gunin-Bridaine, fille de Léon-Martial (fils de l’ancien ministre).

 

Source : Historique et généalogie des Familles du Poitou - H. et Paul Bauchet-Filleau  - Imprimerie Oudin, Poitiers 1891, p.131-132



Liens internes pour études :


Généalogies :


- La France héraldique, Tome 1 - Poplimont Charles -  Paris- 1870-1874,
- Généalogie médiévale (Henry),
- Généalogie moderne (Henry)


Liens matrimoniaux d'Assailly Languedoc entre IX et XIIIème siècle :

 

- histoire de l'abbaye d'Aniane entre 780 et 1187, possessions, actes, transactions, abbés,
- les Guilhem de Montpellier, Vicomté d'Aumelas et baronnie du Pouget,
- liste des seigneurs du Pouget, de Lestang (villa Franconique), de Notre-Dame de Rouvièges,
-
tableau I (généalogie d'Assailly- d'Assalit) (liens Popian, Pouget, Tonneins, Mirepoix - Fanjeaux),
- tableau II (liens famillaux, Mirepoix -Fanjeaux, Laurac - Mazerolles, Ferrand, L'isle Jourdain, Foix),
- tableau III (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux, Ferrand, Roumengoux, Villeneuve),
- tableau IV (liens familiaux, Mirepoix - Fanjeaux - Pereilhe, Ferrand, Rougmengoux, Villeneuve, Hunaut de Lanta, Aniort - Roquefeuil),
- tableau V (liens familiaux, Mirepoix- Fanjeaux, L'isle Jourdain, Foix, Ferrand, Laurac- Mazerolles)

 

Documents relatifs aux Assalit :


- execution testamentaire du seigneur Teutberg (villa Franconique entre autre), Cartulaire d'Aniane, le 29 septembre 842,
- donation faite par Aliard, fils de Teuberg et son épouse Rametrude, d'une partie des terres de la Villa Franconique à l'abbaye d'Aniane, Cartulaire d'Aniane, le 18 mars 840,
- charte de 1100 pour donation de plusieurs seigneurs à l’ordre de Saint Jean de Jérusalem pour la fondation de la commanderie de Puysiubran,
- plaid de 1119 (Cartulaire de l’abbaye de Saint-Guillem),
- donation faite par Alphonse comte de Toulouse à l’abbaye de Lezat 1127 (Cartulaire de Lezat),
- donation par Guillaume Assalit et son frère Isarn du village et des terres de Fontenille au Temple de Toulouse en 1163,
- commanderie hospitalière d’Homps
- liste des chevaliers de Fanjeaux en 1209,
- noblesse de Fanjeaux en 1242,
- liste des coseigneurs de Mirepoix en 1207,
- Histoire des Mirepoix - Bellisen et liste des coseigneurs en 1223,
- actes seigneurs de Fanjeaux de 1234 et 1242 (paix de Paris),
- lettre patente de Philippe III dit le "Hardi" de 1279.


Documents relatifs à Gilbert d’Assalit/Assailly Vème grand maître de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem :


-texte de Guillaume de Tyr, sur la maîtrise de Gilbert d’Assailly et texte de Roger de Hoveden (1183) 
 

 Origine de cette famille :

 

Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, eux mêmes issus dans les années 800 de Sunifred 1er d'Urgel, duc de Septimanie, marquis de la marche d'Espagne, comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne.

 

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:13

Blason :

Assailly (Assalit, Assalhit) D'azur, à trois lis de jardin d'argent, tigés et feuillés de sinople. Supports: deux lions ou deux griffons d'or.
Devise: TERRIS ALTIUS ou TERRA ALTIS



 (La couleur azur est portée vers la fin du XVIIème, la couleur originale est de gueule soit un émail rouge. (tel que cela a été enregistré en 1696 dans l'Armorial général par Edit, quatre fois)) Le nom originel est Assalit, Assalhit, Assalty, Assaly, ou Assailly. noté dans les textes comme Assalitus sans d' celui ci est rajouté très tardivement vers le XVème environ. Il y a une variation de l'orthographe due à la prononciation.

 

http://www.euraldic.com/blas_as.html

Mais aussi lion au repos sous pointe blason.  Les blasons ne sont pas fixés au XIIème siècle la famille d'Assailly-Assailly (comme il est précisé dans les bases héraldiques par ces détails :

ASSAILLY Niort, Poitou - François, escuier, sieur du Peux
ASSAILLY (D') Poitou (Supplt49) (notes sur l'origine du nom)
ASSAILLY (D') France
ASSAILLY (D') Niort
ASSAILLY (D') ou D'ASSALY ou D'ASSALIT
ASSAILY OU ASSAILLY Poitou - Comtes. Niort
ASSALY Niort, Poitou - Louise
ASSALY Niort, Poitou - Madeleine, fille
tous devise "terra altis" ou "terris altius" et même blason

Pour ce qui concerne l'origine de la famille Assalit - Assailly etc... voir ce lien :

http://www.henrydarthenay.com/article-d-assailly-d-assalit-d-assalhit-breve-genealogie-moyen-age-45379545.html

 Guilhemus Assalitus (tel noté dans les texte) est l'un des fils du baron de Ganges marié avec Vierne d'Anduze châtelaine de Brissac. Les Ganges sont issus de la famille de Pierre (Peyre) vicomtes de Fenouillèdes, eux mêmes issus dans les années 800 de Sunifred 1er d'Urgel, duc de Septimanie, marquis de la marche d'Espagne, comte de Barcelone, d'Urgel, du Conflent, de Gérone, d'Ausonne, de Cerdagne.



ASSALYT (D') De Tyr Ou De Sailly - Languedoc (JM1504) voir gilbert ou gerbert d'assailly - d'assalit sur site

prend le lys comme emblème et non le lion  avec les molettes (signe de chevalerie) comme gilbert ou gerbert d'Assailly. Il semble donc antérieur à l'autre blason et  donc être celui original de cette même famille, qui correspond à celui des Anduze et celui des Ganges. Les lis étant connus plus tardivement. Gilbert d'Assalit, (Assalhit, Assailly) est neveu de Guillaume Assalit de Brissac (Hérault) (de castro Breixach, ce qui porte à penser que le lion est bien celui des seigneurs de Brissac dans l'Hérault. Après une succession houleuse, Guillaume perd Brissac qu'il devait récupérer et  qui passe à son frère (vers l'an 1000), Guillaume récupère alors les terres du Pouget, de Popian, ainsi que la villa Franconie (ainsi que quelque castrum) Le nom Assalit provient certainement du conflit qui opposa ce Guillaume aux abbayes d'Aniane et de Gellone, et qui jouèrent en faveur de son frère pour le domaine de Brissac. Les Assalit récupèrent bien plus tard ces terres par le biais de mariage, notamment avec les Roquefeuils (Aniort) (voir généalogie médiévale détaillée) et origine du nom et famille. (voir également les actes originaux sur ces liens)

- symbolique du lis :

Des représentations de Marie avec fleurs de lis se voient sur des monnaies émises par des évêques à partir du XIe siècle. Sous le nom de Cantique des Cantiques [Shir ha-shirîm] est connu un texte, vraisemblablement un poème d'Amour très antérieur à l'écriture de la Bible et intégré à celle-ci, qui a fait l'objet de multiples interprétations par les mystiques. Un fameux verset évoque un lis : «Je suis la fleur des champs et le lis des vallées» (Cant. 2, 1). La traduction pose en fait, d'insolvables problèmes d'identification des plantes. Pour le lis on peut aussi bien évoquer le Pancratium ou le Narcissus tazetta, entre autres. L'interprétation religieuse médiévale en fait le lis blanc. La fleur de lis prendra d'abord une valeur christologique, avec des représentations du Christ au milieu de lis ou de fleurons stylisés. Ensuite, avec le développement du culte à la Vierge, s'ajoute la symbolique mariale du lis. Elle est induite par le verset suivant du Cantique : «Comme un lis au milieu des épines, telle est ma Dame au milieu des lis» (Cant. 2, 2).
L'interprétation de la fleur du Cantique comme lis n'est pas définitive : aujourd'hui le havazzelet ha-Sharon est interprété comme étant le Pancratium. Si l'on tenait à l'identité scrupuleuse de la fleur mariale avec le lis du Cantique, ce serait donc maintenant le Pancratium

- le nom :

Le nom est écrit d'Assailly, d'Assalit, d'Assalet, d'Assaly (d'Assalhit Languedoc) suivant textes.  Seigneurs du Peux, Laurageais, Laubonnerie et de La Salmondière (voir suite).

Notée comme "antique famille" dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (BEAUCHET-FILLAU), d'origine écossaise suivant  tradition familiale (terres hautes ou terre haute); mais vraisemblablement incertain, les héraldistes certifient d'originent Languedociennne. Les multiples sources donnent des notations en Languedoc, vers Carcassonne (seigneurs du Laurageais), mais plus surement de Brissac dans l'Hérault

Des alliances sont contractées notamment avec des familles languedociennes et poitevines : (de) Châteauneuf, Marbeuf, Payen, Clarac, Grelier de Concize, Sahuget, Lasteyrie du Saillant, Creuzé de Lesser etc...

M. de Maupou intendant du Poitou, confime le 10 janvier 1699 par jugement la véracité de l'extraction. Les armoiries sont enregistrées quatre fois dans l'Amorial général créé par Edit royal en 1696 (Registre de la généralité de Poitiers folios 138, 146, 168)

Plutôt à voir comme cri de guerre "terra salit" ou bien "terra salii" ? de salire (lat.) ou salii (salien) ?

Mais aussi de "assalire" en Occitan qui veut dire "attaquer. (voir notes du Nobiliaire universel - Recueil général des généalogies...d'Europe de Ludovic de Magny 1858 Institut Héraldique) précisé dans un article postérieur. 

nobiliaire universel de Ludovic de Magny 

Au dernier ressort c'est bien le mon assalhir qui est mis en évidence notamment pour la période de son adoption soit vers l'an mil, concernant l'un des fils de la famille de Brissac dans l'Hérault, étonnamment ce surnom reste définitivement dans la succession et devient nom dès la deuxième génération, ce qui fait qu'il est particulièrement traçable dans les archives !!! autrement sur l'origine de cette famille il semble que vu les ascendants multiples l'on ait affaire a l'une des ancienne famille carolingienne (Francs Rhénans) installé par Charlemagne pour administrer et controler cette province. On y trouve un Palatin, et certainement l'un premier vidame (vicomte amovible) de Narbonne Francon 1er, qui récupére la fameuse villa Franconie (un consul ou podestat (Nice), et un viguier du Razes). Les ascendants tiennent tous des castrums dans d'anciennes vigueries, telles que Popian et Brissac, formant une enclave assez importante, que d'autres familles vont se charger de démanteler à leur profit avec l'appui d'abbayes (était ce une reprise de contrôle (générale sur les domaines des grands vassaux) des capétiens arrivés en 987, via les autorités ecclésiastiques), en tout cas cela participe fortement à l'éclosion du catharisme, en sachant pas de quel côté vient le conflit originel...

Ou du domaine à Sailly ; il existe un village de Sailly en Belgique dont la rivière qui le traverse est la LYS ? 

Le nom d'Assalit (d'Assalhit) est aussi un prénom tel celui d'Assalit de Comborn fils d'Archambaud V de Blanchefort et de Jourdaine de Périgord, finalement c'est le nom de Blanchefort qui est retenu pour cette famille, suite à la construction du château portant ce même nom vers 1130 dans le Limousin à deux lieues d'Uzerche - Cartulaire de l'abbaye d'Uzerche (fol. 398 et 185 fol. 54) sur donation faite a l'abbaye par le vicomte Archambaud V et Assalit de Blanchefort. (les armes sont :  d'or de deux lions léopardés de gueules). Il faut noter aussi que les Lasteyrie du Saillant avait une branche Comborn (Octavie de Lasteyrie du Saillant est mariée à Charles d'Assailly), une autre alliance des d'Assailly avec ce pays du Saillant  : les Sahuguet.


 Autres articles sur la ville de Niort :

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:03

Château de La Salmondière (Arthenay de Vouillé Deux-Sèvres):

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- L'ancienne seigneurie  ainsi que l'ancien château de La Salmondière appartenait dans la première moitié du XVIème à la famille de Barazan. Pierre de Barazan servit au ban en 1533, ses descendants s'y succédèrent  jusqu'en 1672 date à laquelle Gabrielle de Barazan épouse François d'Assailly seigneur du Peux ( à Souché près de la ville de Niort), du Laurageais, de Laubonnerie. (catalogue des nobles de la généralité de Poitiers - 1594/1597),  

- son fils François, né en 1596 est élu échevin de la ville de Niort (déclaration faite au greffe de la ville de Niort le 7 novembre 1634), 

 

- alliances avec les familles Thibaut, sgr de La Gaschère et Avice de Mougon, sgr de la Vergne a possédé plusieurs terres à Secondigny dont La Touche-Guibert et son moulin,  

- le fils de François né en 1596, François également, fait partie de la 2ème brigade de la Sénéchaussée de Poitiers convoquée en 1689,  

- maintient des titres pour lui, Alexis, Pierre et Madeleine, frères et soeurs sur jugement du 10 janvier 1699,  

- Sébastien-Guillaume auteur de la branche cadette, Vème du nom habitait à Niort en 1594, sont fils sert dans le régiment des Gardes du roi, suivant la revue de le compagnie faite le 10 janvier 1638, 

 

- son neveu, Sébastien-Guillaume est pair de la ville de Niort de 1620 à 1630, son fils se fixe à Paris ou il devient trésorier-général-payeur des rentes de l'Hôtel de Ville,  

- suite à la révocation de l'Edit de Nantes, certains préférent émigrer à Dublin, pour enfin s'installer en Nouvelle Angleterre,  

- le neveu de Guillaume-Sébastien, fils de Joseph, Joseph épouse le 23 juin 1732 Jeanne Creuzé, 

- ses descendants émigrent sur l'île de Saint Dominique pour revenir se fixer en métropole dans les Bouches-du-Rhône, 

- Sébastien d'Assailly fonda à Vouillé, dans la deuxième moitié du XVIIIème, avec le concours du duc de Béthune-Charost, une communauté des soeurs de la Providence ayant pour mission de soigner les malades et instruire les enfants de la paroisse.Sébastien d'Assailly meurt juste avant la Révolution et sa veuve, née Grellier de Concize, émigre avec ses deux fils à Londres,  

- de retour en France, Charles-Philippe d'Assailly ( 1804-1869) épouse Adrienne Octavie de Lasteyrie du Saillant (petite fille  du Marquis de La Fayette) en 1804. Les Lasteyrie du Saillant avait une branche Comborn. 

- Procès de Guillemeau Jean Jacques-Daniel, Médecin militaire à Niort contre Phillipe-Antoine Assailly (vente de terre hypothéquée) an V - 1807

 

 http://www.geneall.net/F/per_page.php?id=608334 

www.ccpr.ucla.edu/Research/ProjectWebsites/ Rosenthal/Bases/BasesTSA/ineg.1887.tsa.xls 

quelques noms et dates :

- Alexandre dASSAILLY , né en 1850 , décédé en 1898

- Antoine, né en 1876 , décédé en 1905

- Arthur, né en 1844 , décédé vers 1925

- Camille, née en 1840 , décédée en 1922

- Isabelle, née en 1871 , décédée en 1930

- Mathilde, née en 1872 , décédée en 1898

- Octave, né en 1838 , décédé en 1899 

 

- Valentine-Adrienne épouse en 1860 Pierre Simon Louis Marc de Pindray d'Ambelle  

- Charles Philippe d'Assailly fait construire le nouveau château de La Salmondière en 1842 par l'architecte Segrétain architecte  également des 3 nouvelles églises de la ville de Niort au XIXème Saint Hilaire, Saint Etienne et Saint André (sur ancienne église détruite). 

- Dans le même temps la famille Goullard d'Arsay (marquis) fait construire le château de la Barre à Vouillé (l'actuelle Mairie) et s'y installe définitivement jusqu'a l'extinction de cette branche après la seconde guerre mondiale, 

-Charles Philippe est nommé ministre plénipotentiaire sous la Seconde République et démissionne lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851par le futur Napoléon III.  

- Octave d'Assailly devient Conseillé Général des Deux Sèvres,  

- Vers 1950 Gisèle d'Assailly dernière de ce lignage, vend le domaine à M. Desré qui le revend à Pierre Monnet de Lorbeau et reste dans cette même famille à ce jour 

autres rubriques :
- D'Assailly,
Gilbert d'Assailly ou de Sailly 5ème grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem,
Gilbertus Assaliensis, Gerbert d'Assalit 5ème grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem
- D'Assailly généalogie Moyen-Age 

http://www.chez.com/f5pjq/DFCF79002.htm 


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Sources

- celles citées ci-dessus,   

- Nobiliaire universel - Recueil général - Généalogies historiques et véridiques des maisons nobles d'Europe de Ludovic de Magny en 1858 .Edité par l'Institut Héraldique, 48, rue sainte Anne à Paris,  

Volume de pièces originales concernant des familles échevinales de la ville de Nyort :

Volume des titres originaux de propriétés, successions et procès concernant les familles, Assailly, Bastard, Chollet, Gorrin, Goupil, Guichard, Guillaudeau, Louvet, Rivolet, et Viault. Ces dernières ont un ancêtre commun Guillaume Viault mort avant 1543 - Pièces précédées d'arbres généalogiques (fin XVIIème) et analyses des actes de la période allant de 1553/1580 concernant ces dites familles,  

- Recensement complet et définitif des familles nobles ou patriciennes de la France, 1891 par G. de Morant édité par la Société Héraldique et généalogique de France


Autres articles sur la ville de Niort :

  Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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