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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 18:13

Les révélations faites ici montrent l'implication de l'Etat Israëlien dans les affaires Epstein. Mike Borowsky s'étonne de certaines pratiques, au final nous avons a faire a des services secrets ou leur filiales, tout cela pu évidemment, on y parle de sacrifice d'enfants, de meurtres, de cannibalisme, de viols, de tortures de pédophilie évidemment, ça ressemble fort a des rituels anciens réactualisés et appréciés par les élites.

Les personnes impliquées sont piégées ou consentantes, La liste est innombrable :

Les monarchies européennes, Institutions Européennes puis quelques pays dont la France, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne... le Forum Economique Mondial (avec un nombre assez important de notables), des scientifiques ciblés dans les domaines de la virologie, vaccin, covid, clonage, modification des embryons, réchauffement climatique, laboratoires en Ukraine...mais également le milieu du Show Business, le spectacle, et aussi le ciblage de certains Young Global Leaders, armement la cybernétique et aussi Steve Bannon

Donc cela balaye tous les objectifs, les centres décisionnels, de contrôles et d'action. cela s'opére avec certains familles des élites souvent citées.

La Russie et la Chine seuls avaient refusés la venue et l'implantation de Epstein sur leur territoire.

Ici il y a eut usage d'Intelligence d'Etats multiples pour des intérêts communs notamment la mise en place d'un Etat que l'on peut considérer a objectif messianique (mais est ce vraiment le Messie), avec l'aide des protestants Américains ; ç'est une conjonction d'intérêts.

Cela dépasse les populations tous groupes confondus, qu'ils soient Juifs, Chrétiens, Musulmans, et autres puisque nous en sommes tous victimes, ce sont simplement des calculs de services, des visées futures aussi obscures que leurs pratiques. Car ç'est a ses pratiques que l'on juge un homme et là ç'est hélàs indéfendable. Rien ne peut justifier le meurtre, le viol, la torture d'enfants, ç'est une abomination

Henry

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 18:03

La machine à fric EPSTEIN BILL GATES , un réseau diabolique

  • Le réseau Epstein-Gates (« la machine »)
    Epstein est présenté comme un « central téléphonique » facilitant des connexions discrètes entre Gates, JPMorgan Chase, des figures politiques (ex. : Peter Mandelson) et des entités de santé mondiale. Exemples :
    • En 2011, Epstein conseille sur la création d’un fonds de dons (DAF) pour Gates incluant des branches offshore « spécialement pour les vaccins ».
    • En 2017, il place des personnes dans le bureau de Gates, l’équipe vaccins de Merck et les produits de réassurance pandémique de Swiss Re.
    • En 2013, Gates demande à Epstein de le représenter dans des négociations via son conseiller Boris Nikolic, malgré la condamnation antérieure d’Epstein.
    • Epstein organise des dîners (ex. : 2013 avec Gates et des figures liées à l’ONU) et transmet des informations sur les pandémies.
  • Le plan à 150 millions de dollars (Project Molecule)
    Il s’agit d’une proposition de 14 pages (version 13) de JPMorgan en 2011 pour un « Gates & J.P. Morgan Charitable Giving Fund » : une structure fiscale neutre et perpétuelle dotée de 150 millions de dollars pour des interventions mondiales. Répartition :
    • 40 M$ pour les vaccins oraux contre la polio en Afghanistan
    • 40 M$ au Pakistan
    • 20 M$ pour un « réseau de surveillance au Pakistan »
    • 20 M$ pour MenAfriVac en Afrique
    • 30 M$ pour les vaccins contre le rotavirus en Amérique latine
      Gouvernance par des comités non élus (Melinda Gates présidente des subventions, membres comme Warren Buffett et Susan Rice). Epstein mentionne dans des e-mails de l’époque « de l’argent supplémentaire pour les vaccins » pour séduire un Gates « frustré », avec une projection à plusieurs milliards.
  • Les « espions de la polio »
    L’article relie les 20 millions de dollars pour la surveillance au Pakistan (dans Project Molecule) aux efforts d’éradication de la polio dans un contexte géopolitique tendu. Il évoque la campagne de vaccination bidon de la CIA en 2011 au Pakistan (prétendument contre l’hépatite B pour récupérer l’ADN d’Oussama ben Laden), qui a alimenté la méfiance envers les vaccins et favorisé la résurgence de la polio. Bien que le texte n’utilise pas littéralement le terme « espions », il suggère que la surveillance privée (via l’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio de la Fondation Gates) mélangeait santé et monitoring de type renseignement dans les zones endémiques.
  • Les paris sur les pandémies
    Les pandémies sont décrites comme une « classe d’actifs investissable ». Exemples :
    • Produits de Swiss Re avec « déclencheurs paramétriques » (paiements automatiques en cas de déclaration de pandémie).
    • Global Health Investment Fund (rendements ciblés de 5–7 % sur les vaccins avec garantie de 60 % du principal par la philanthropie).
    • E-mails de 2017 listant « pandémie » comme catégorie de financement DAF, au même titre que l’énergie.
    • Simulation Event 201 en 2019 (scénario de coronavirus) mettant l’accent sur les chaînes d’approvisionnement, le contrôle des médias et la censure.
    • Spéculations d’Epstein sur Ebola en 2014 et sur les conséquences politiques (« paris » sur les élections au Sénat).
  • Pourquoi les médias « refusent de toucher » le sujet
    Selon l’article, la couverture mainstream réduit les scandales à des « fautes personnelles » (ex. : les liens de Mandelson avec Epstein comme un « mauvais jugement ») tout en ignorant l’« architecture » systémique : gouvernance privée échappant au contrôle public, mélange profit/philanthropie. Il évoque des outils de censure comme le Center for Countering Digital Hate (lié à des proches de Mandelson) qui ont ciblé la « Disinformation Dozen » et provoqué des déplateformages et pertes de revenus (jusqu’à 90 % pour certains). Des tentatives d’arrestation ex parte au Royaume-Uni contre des journalistes américains (comme l’auteur) pour des propos légaux aux États-Unis illustreraient la protection transnationale du modèle.

Chronologie clé

  • 2011 : Rédaction de Project Molecule ; e-mails Epstein sur le DAF Gates avec focus vaccins.
  • 2013 : Dîner Gates-Epstein ; Gates lève les conflits d’intérêts pour Epstein dans des négociations.
  • 2014 : Epstein transmet des infos sur Ebola et spécule sur des « paris » politiques.
  • 2017 : E-mails et iMessages sur la pandémie comme secteur de carrière/financement ; lancement de CEPI financé par Gates.
  • 2019 : Simulation Event 201.
  • 2026 : Publication des fichiers Epstein (31 janvier) ; article de Sayer Ji (9 février).

L’article insiste sur les incitations structurelles plutôt que sur une intention criminelle directe, montrant comment ces réseaux permettent un contrôle privé sur la biologie mondiale sans responsabilité publique. Il n’apporte pas de preuve directe de crises fabriquées, mais met en lumière une position avantageuse préalable pour en tirer profit.

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17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 18:16
Covid-19 : communication ou déontologie ? 5 médecins de plateau convoqués devant la chambre disciplinaire
SLS, Covid-19 : communication ou déontologie ? 5 médecins de plateau convoqués devant la chambre disciplinaire

Auteur(s) France-Soir Publié le 13 février 2026 – 14:01

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Dans le cadre de son action « Les 9 Bonimenteurs », le Syndicat Liberté Santé (SLS) annonce la tenue de cinq audiences publiques devant les Chambres disciplinaires des Conseils régionaux de l’Ordre des médecins d’Occitanie et d’Île-de-France. Le 27 mars 2026 à Montpellier comparaîtra le Dr Jérôme Marty à 10h30. Le 31 mars 2026 à Paris se succéderont le Pr André Grimaldi (9h00), le Pr Karine Lacombe (9h30), le Pr Gilbert Deray (10h00) et le Pr Bruno Mégarbane (10h30). Ces audiences font suite aux plaintes ordinales déposées par le syndicat contre ces figures omniprésentes des plateaux télévisés durant la crise du Covid-19.

Le SLS leur reproche des manquements déontologiques graves : absence de prudence et de mesure dans leurs déclarations publiques, défaut d’information claire, loyale et appropriée, non-déclaration de liens d’intérêts, abus de crédulité publique et manquement au devoir de confraternité. Pendant des mois, ces médecins ont multiplié les interventions médiatiques péremptoires, transformant des hypothèses évolutives en certitudes assénées. Ils ont contribué à installer un climat d’anxiété et à marginaliser toute voix discordante, le tout en bénéficiant d’une exposition médiatique sans précédent.

À travers ces procédures disciplinaires, le Syndicat Liberté Santé affirme que la célébrité médiatique ne place pas un praticien au-dessus du Code de déontologie. Lorsque des médecins investissent les plateaux pour influencer l’opinion et soutenir des orientations sanitaires engageant des millions de personnes, ils engagent leur responsabilité professionnelle. Ces audiences publiques marquent une étape décisive, et posent la question de la reddition de comptes de ceux qui, au plus fort de la crise, ont occupé l’espace médiatique et façonné un débat public, souvent sans respecter les exigences éthiques de leur profession, ni le serment qu’ils ont prêté.

À lire aussi : « Médecins de plateau » : Le Syndicat Liberté Santé porte plainte contre André Grimaldi

Source : France Soir

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 16:04

Le battage médiatique qui occupe la place publique occulte volontairement le rôle des services secrets Occidentaux, mais aussi de la sphère Moyen-Orientale Israël inclus.

La France a été a l'initiative du Safari Club pour contrôler l'Afrique et neutraliser l'Union Soviétique, autant dire que toutes les puissances de l'Ouest et leurs alliées ont oeuvrer de concert.

Et ç'est là que l'on découvre toutes les manigances, machinations guerres et massacres perpétrés via cette officine : Rwanda, Al Qaida, Djihadisme, etc...

Epstein est dans la continuité de ces agissements par un personnage qui aurait été son mentor Adnan Khashoggi, je laisse un article sur le sujet. (Adnan Khashoggi est un milliardaire saoudien trafiquant d'armes)

Je vous laisse le soin de regarder mes liens ceux sur "abus et crimes rituels" qui couvrent l'affaire P. Diddy, et le monde d'Hollywood (à l'heure actuelle plus de 220 articles) , mais aussi celui sur les "réseaux criminels et mafieux" car les services secrets se conduisent ainsi, mais également les Etats qui les couvrent, aussi faut il souligner que les découvertes et l'étonnement de vierge outragée de Ministre ou politique sur ces dossiers relèvent de la farce la plus cynique qui soit ! Les Etats agissent en fonction des Sociétés publiques, mais aussi des multinationales pour conserver toute leur autorité, non seulement à l'étranger, mais aussi en France pour assurer la continuité des affaires, dont la population voit de moins en moins les bénéfices puisque la part du gâteau se réduit et les pays étrangers se sont libérés de la tutelle Occidentale (est ce pour un mieux ; ç'est à eux d'en juger).

 

Henry

 

État Profond et Renseignement : L’exemple du Safari Club
 

​Histoire du Safari Club

Dans les années 1970, aux États-Unis, les réformes mises en place après le scandale du Watergate amenèrent à des restrictions légales et budgétaires sur la CIA. Sous la présidence de JamesCarter, le contrôle de cette agence de renseignement par le Congrès américain fit grincer des dents à d’importants officiers et retraités qui lui étaient liés. En réponse à ce repli, un réseau alternatif appelé le Safari Club fut mis en place. Le prince Turki Ben Fayçal, n°1 des services de renseignement saoudiens, déclara à ce propos aux anciens élèves de l’Université de Georgetown en février 2002 : « Afin de compenser cela [le bridage de la CIA], un groupe de pays se réunit dans l’espoir de combattre le communisme, et mis en place ce qui fut appelé le Safari Club. Celui-ci incluait la France, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, le Maroc et l’Iran »[1].

Initialement, le Safari Club est le nom d’une résidence située au Kenya et accueillant des réunions élitistes. Elle appartenait à l’homme d’affaires saoudien Adnan Khashoggi, tout simplement considéré comme l’homme le plus riche du monde à cette époque. Le nom de Safari Club fut conservé lorsque le 1er septembre 1976, il se muta en une véritable agence de renseignement parallèle et que son QG fut déplacé du Kenya vers Le Caire, en Égypte. La paternité de cette nouvelle entité est attribuée au comte Alexandre de Marenches, n°1 des services de renseignement français extérieurs de l’époque (le Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage), qui était inquiet des avancées soviétiques et cubaines, notamment en Afrique. Ce club peut être considéré comme une coalition anticommuniste, entreprise avec le chef des renseignements saoudiens de l’époque Kamal Adham (ami d’Adnan Khashoggi), l’homme d’État égyptien Anouar Al-Sadate et le Shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi, afin de poursuivre les opérations qui devenaient délicates à mener pour la CIA. Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, le Safari Club aurait permis de monter un certain nombre d’interventions armées en Afrique et au Proche-Orient de 1977 à 1981 et durant la guerre d’Afghanistan (1979-1989). 

L’enseignant-chercheur ougandais Mahmod Mamdani perçoit cette structure alternative de renseignement comme une conséquence de la recherche par Washington de nouveaux soutiens extérieurs, après l’échec de l’intervention conjointe des États-Unis et de l’Afrique du Sud en Angola au milieu des années 70. Selon lui, l’alliance du Safari Club fut mise en place avec la bénédiction du secrétaire d’État américain Henry Kissinger[2]. En d’autres termes, cette structure secrète aurait été validée par le n°1 du Département d’État chargé des Affaires étrangères, également membre du cabinet, l’organisme le plus puissant du pouvoir exécutif américain. Selon le journaliste américain John Cooley, le Safari Club serait carrément le résultat d’une réflexion d’Henry Kissinger suite à la guerre du Vietnam et au scandale du Watergate : à l’avenir, la CIA devra sous-traiter les opérations sensibles à d’autres structures afin d’éviter les retombées en cas d’échec[3].

Les prérogatives de cette structure alternative ne se cantonnaient donc pas uniquement l’échange de renseignements, mais comprenaient également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison des réformes post-Watergate. Nous souhaitons mettre en valeur l’aspect déterminant de ce phénomène : les décisions prises par le Safari Club ne relevaient pas et n’étaient pas le fruit d’un pouvoir politique élu ; elles pouvaient même aller à son encontre. Ce fait peut aussi être compris sous l’angle de l’antagonisme historique entre la CIA et la Maison-Blanche depuis l’échec du débarquement de la Baie des Cochons et le limogeage du directeur de la CIA de l’époque, Allen Dulles. Beaucoup de présidents américains ont essayé de contrôler cette agence, avec peu de succès[4]. Nous verrons comment se débrouillera Donald Trump face à cette question, sachant que la CIA a (presque) tout fait pour qu’il ne parvienne pas à la présidence étasunienne.

Selon le journaliste d’investigation Joseph Trento, le Safari Club a utilisé un réseau de banques afin de financer ses opérations de renseignement. Avec l’approbation officielle de George H. W. Bush, à l’époque à la tête de la CIA, KamalAdham transforma une petite banque pakistanaise, la Bank of Credit and Commerce International, en une machine internationale de blanchissement d’argent, dans le but de financer les opérations clandestines du Safari Club[5]

Service de renseignement et Etat profond


​Les principaux succès du Safari Club

  • Selon l’historien et collaborateur de l’hebdomadaire L’express Jean-Christophe Notin, le premier succès du Safari Club réside dans son soutien à l’homme d’État Mobutu Sese Seko au Congo[6].
  • Selon Mahmod Mamdani, le rapprochement historique entre l’Égypte et Israël, deux alliés stratégiques des États-Unis, à la fin des années 1970 fut grandement influencé par le Safari Club.
  • Selon le journaliste d’investigation américain Robert ParryAlexandre de Marenches organisait des rencontres entre le directeur de la CIA, William Casey, et des émissaires iraniens et israéliens à Paris en juillet et octobre 1980. Casey avait notamment promis à l’Iran de lui livrer du matériel militaire étasunien et israélien en échange d’un décalage de la libération des otages de Téhéran, pour la synchroniser avec l’accession de Ronald Reagan à la présidence.
  • Selon l’universitaire canadien Peter Dale ScottCasey engagea également dans les années 1980 la guerre secrète en Afghanistan, hors du cadre bureaucratique de la CIA. Une opération conjointe, entre autres, avec les directeurs des services de renseignement saoudien (GID), Kamal Adham et son neveu et successeur le prince Turki Ben Fayçal, et avec le général Akhtar Abdur Rahman, directeur des services de renseignement pakistanais (ISI). La création d’une légion étrangère appelée les « Arabes Afghans », chargée d’aider les moudjahidines afghans à combattre les Soviétiques, résulterait de ces alliances effectuées au sein du Safari Club. Ces « Arabes Afghans » venus de l’étranger étaient également soutenus par le Maktab Al-Khidamat (MAK) du Jordano-Palestinien Abdullah Azzam (mentor d’Oussama Ben Laden), depuis les bureaux de la Ligue Islamique Mondiale et des Frères Musulmans à Peshawar, au Pakistan. Cette guerre secrète est appelée l’Opération Cyclone. La relation qu’entretenait la CIA avec les « Arabes afghans », le MAK et Oussama Ben Laden fait encore l’objet de nombreux débats. Dans tous les cas, ce soutien opérationnel objectif deviendra plus tard connu sous le nom d’Al-Qaïda[7]. Ces résultats seraient donc la conséquence des décisions majeures prises au sein de l’agence de renseignement informelle Safari Club, pour mener à bien des opérations secrètes sans entrave gouvernementale.
Service secret et Etat profond


Quel rapport avec notre époque ?

Avec le phénomène terroriste contemporain, des tendances inquiétantes sont en train de voir le jour. Il y a peu, l’ancien directeur de la CIA, DavidPetraeus, conseillait au gouvernement des États-Unis de collaborer avec les déçus d’Al-Qaïda pour lutter contre l’État Islamique. Inutile de s’étendre sur la dimension extraordinairement novatrice d’une telle proposition : si le Safari Club n’existe plus, d’autres agences gardent un pouvoir aussi puissant qu’opaque. Europol est par exemple en train d’accélérer la centralisation du renseignement européen et accroit de plus en plus ses prérogatives pour lutter contre le terrorisme, parallèlement à la réforme du système d’information Schengen, une base de données européenne qui rassemble 64 millions de signalements (objets, personnes recherchées, soupçon de terrorisme, etc.).

Si la coopération internationale des polices peut avoir des effets bénéfiques, cette globalisation du renseignement, et des tendances à l’autonomie politique qui en découlent, risquent d’amener à de sérieuses dérives comme le montre l’exemple du Safari Club. La question du contrôle de ces structures supranationales centralisées doit donc se poser, car les bonnes volontés de la Commission européenne et des députés européens ne suffiront pas à contenir le pouvoir gargantuesque d’une poignée de cercles d’experts contrôlant intégralement les flux de datas à une échelle supranationale. Le monopole étatique sur cette question est déjà assez inquiétant pour ne pas l’étendre davantage, sachant que le gros de la récupération de données revient dans tous les cas aux pieuvres NSA, Five Eyes et consorts, sous le regard apathique de nos zélites.

Pour étayer ce sujet, nous vous renvoyons vers un précédent article qui tente de démontrer que les conséquences politico-juridiques profondes du terrorisme actuel amèneront inévitablement à une centralisation supranationale de plus en plus poussée de nos données et métadonnées. Effectivement, cette analyse de la centralisation du renseignement à l’échelle internationale doit obligatoirement être couplée avec celle de la captation massive des métadonnées par les multinationales nord-américaines du numérique, qui ont encore plus de moyens et de compétences. S’il y a des risques élevés quant à une concentration et une centralisation plus poussées des services de renseignement internationaux (avec ses limites : concurrences, intérêts stratégiques, etc.), il y a réellement danger en cas d’association avec le secteur privé, et particulièrement s’il est américain, chinois ou russe (qui, eux, ne délaisse pas leur stratégie de puissance et leur intérêt national). Ne parlons pas du puissant américain Palantir, initialement financé par des fonds de la CIA, qui va bientôt sous-traiter pour le renseignement intérieur français. C’est temporaire nous dit-on. Il ne tient qu’à nous de nous prémunir en protégeant nos datas, autant que faire se peut, par le biais du logiciel libre et de la vigilance constante.

Franck Pengam

 

[1] Peter Dale Scott, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial : 50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis, Éditions Demi-Lune, 2010.

[2] Mahmod Mamdani, Good Muslim, Bad Muslim: America, the Cold War, and the Roots of Terror, Pantheon, New York, 2004.

[3] John K. Cooley, CIA et Jihad, 1950-2002 : Contre l’URSS, une désastreuse alliance, Autrement, 2002.

[4] Peter Dale Scott, La Machine de guerre américaine : La politique profonde, la CIA, la drogue, l’Afghanistan, Éditions Demi-Lune, 2012.

[5] Peter Dale Scott, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial : 50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis, Éditions Demi-Lune, 2010, p.102.

[6] Jean-Christophe Notin, La Guerre de l’ombre des Français en Afghanistan: 1979-2011, Éditions Fayard,  2011.

[7] Peter Dale Scott, L’État profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle, Éditions Demi-Lune, 2015.

HISTOIRE/RENSEIGNEMENT – Alexandre de Marenches et le Safari Club : L’alliance occulte entre Paris et les monarchies musulmanes pour sauver l’Occident
Safari Club : Une deuxième CIA, de la guerre froide au financement du djihadisme

Longtemps, le scandale du Watergate fut considéré comme un tournant qui vit une nouvelle génération d’élus entrer dans un Congrès américain aux pouvoirs accrus. Dans un contexte de Guerre Froide, cette période de renouveau de la vie politique a amené Jimmy Carter à la tête de la maison blanche.

 

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Cette version des faits passe cependant sous silence un basculement majeur dans la politique extérieure américaine. Puisque la War Powers Resolution oblige désormais l’exécutif américain à passer par le Congrès pour l’organisation d’une intervention militaire ou des ventes d’armes, le secrétaire d’Etat Henry Kissinger propose à plusieurs pays arabes, enrichis par la montée des prix du pétrole, de financer des opérations militaires secrètes pour stopper la propagation de l’influence soviétique en Afrique et au Moyen-Orient. Un moyen efficace de poursuivre les intérêts américains sans en assumer les responsabilités en cas d’échec des opérations. La mise en place du projet est confiée au patron du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (SDECE), Alexandre de Marenches. Ce dernier réunit autour de lui les représentants des services secrets de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte, de l’Iran dirigé par le Shah et du Maroc. C’est la naissance du Safari Club, qui compte a son actif plusieurs interventions militaires à partir de 1976. Quelques mois avant la mise en place effective du club, plusieurs représentants de l’aile la plus conservatrice du parti républicain s’emparent de plusieurs postes clés, avec notamment Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Georges H.W. Bush qui prend la tête de la CIA. 

Si l’existence du Safari Club est confirmée par l’ancien directeur des services secrets saoudien, le prince Turki Al-Faisal, au cours d’une intervention à l’université de Georgetown en 2002, le journaliste Mohamed Haikal en dévoile les dessous dans son livre Iran : The Untold Story, dès 1982. Le gouvernement islamique issu de la Révolution iranienne l’autorise en effet à étudier les archives du Shah, allié des Etats-Unis, où il prend connaissance de l’existence du club. On découvre ainsi, dans son livre, les premières lignes de la charte du Safari Club : « Les récents évènements en Angola et dans d’autres parties d’Afrique ont démontré le rôle du continent comme théâtre des guerres révolutionnaires conduites par l’Union Soviétique, qui utilise des individus ou des organisations qui ont de la sympathie pour, ou qui sont contrôlés par l’idéologie marxiste. » La charte est ratifiée le 1er septembre par les dirigeants des services secrets des 5 pays cités plus haut. Parallèlement à la lutte militaire et idéologique contre le communisme, les activités du club incluent la défense d’intérêts miniers ou pétroliers dans divers pays africains. Chaque membre du club apporte des compétences spécifiques, nécessaires à la bonne conduite des opérations. La France fournit ainsi des équipements de pointe en matière de sécurité et de communication, l’Egypte et le Maroc mettent des armes et des hommes à disposition, le financement est assuré par l’Arabie Saoudite. La réussite du Safari Club est en partie liée à la préexistence de solides réseaux entre les différents acteurs. L’Arabie Saoudite achète déjà des Mirages français pour l’armée égyptienne et assure une aide financière au Maroc, que le Shah d’Iran et la France ont déjà  aidé lors de sa guerre au Sahara occidental contre les indépendantistes du Front Polisario. Ces réseaux permettent alors de récolter quelques précieuses informations telles que les plans complets du missile soviétique Sam-7. Directeur de cabinet d’Alexandre de Marenches, Michel Roussin explique que « cette structure, maillée par un réseau particulier de transmission, va permettre de monter un certain nombre d’« opérations » en Afrique et au Proche-Orient. Le Sdece n’apparaissant pas directement, la France n’est donc pas impliquée. C’est ça, le rôle du Service. » 

Le succès le plus conséquent du Safari Club est d’avoir réussi à mettre en place le rapprochement entre l’Egypte de Sadate et Israël. Grâce aux bonnes relations entre le roi Hassan II et le Mossad, une rencontre a lieu au Maroc dès octobre 1976 entre Yitzhak Rabin et Anouar Al Sadate. Suite à cette première rencontre, les négociations commencent entre Yitzhak Hofi, le chef des services secrets israéliens et l’émissaire égyptien Hassan Tuhami. Le rapprochement et des rapports entre les deux pays sont officiellement consacrés le 17 novembre 1977 lors de la visite historique du président égyptien à Jerusalem. La normalisation des relations entre Israël et l’Egypte renversent complètement la situation au Proche et Moyen-Orient pour les décennies à venir. En Afrique subsaharienne, l’action du club se révèle déterminante durant la première guerre de Shaba, une province minière au sud du Congo (ex-Zaïre), au printemps 1977. Face au soulèvement du Front de Libération Nationale du Congo, la France réussit à acheminer sur place des troupes marocaines et égyptiennes pour venir en aide au régime de Mobutu, allié des Etats-Unis. L’opération est un succès et servira à porter assistance à l’UNITA de Jonas Savimbi durant la guerre civile en Angola contre les marxistes du Mouvement populaire de Libération de l’Angola. Toujours en 1977, Siad Barré, qui dirige la Somalie, suit l’exemple d’Anouar Al Sadate et, bien que recevant des armes des soviétiques, décide d’un renversement d’alliance en faveur des Etats-Unis. Le 23 juillet, il envahit l’Ogaden et bénéficie du soutien des membres du Safari Club pour combattre le régime du Derg éthiopien, soutenu par Cuba et l’Union Soviétique . En neutralisant le Shah, la révolution iranienne viendra perturber la politique des « deux piliers », Iran et Arabie Saoudite, sur laquelle reposait la politique américaine au Moyen-Orient. Si le Safari Club perd ainsi un membre influent, les réseaux qu’il a construit n’en demeurent pas moins actifs. Ils permettent principalement d’instrumentaliser l’Islam wahabiste comme nouvelle arme contre l’athéisme soviétique. Cette politique conduit les Etats-Unis à porter « une assistance clandestine aux moudjahidines opposés au régime prosoviétique de Kaboul » et entraine l’URSS dans un conflit qui causera sa fin. Ce programme afghan, fruit de la collaboration entre l’Arabie Saoudite, le Pakistan et les Etats-Unis facilite la venue de plus de 30 000 moudjahidines en provenance de plusieurs pays arabes et l’installation des Talibans et du fondamentalisme islamiste. Avec les conséquences que l’on connait. 

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 15:48

Il ne faut pas oublier que cette affaire Epstein est une partie des affaires P. Diddy, Hunter Biden, fondation Gates, coronavirus mais aussi celles liées à Zelensky, ce sont des manoeuvres liées aux services secrets en partie, qu'ils soient directement sous les ordres des états ou qu'ils soient sous traités.

 

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La Politique De La Prédation Institutionnalisée.

« Je deviens plus fort à mesure que vous devenez plus faible, j’absorbe la force à mesure que la vôtre coule en moi. Je suis capable de cela parce que je ne ressens pas votre douleur, je ne me soucie pas de votre perte, et je ne ressens aucun regret de vous utiliser, de vous abuser et de vous dévorer. »


— Page 63, Un Âge Pour Lucifer

 

Considérez les éléments suivants:

« Ce livre explore une nouvelle spiritualité étrange sur le point d’entrer en concurrence avec d’autres religions établies. Mon but ici est de vous convaincre que son émergence est probable, voire inévitable. Je commence cette exploration par une hypothèse non prouvée basée sur des principes évolutifs darwiniens: un nouveau prédateur apparaîtra sur notre planète, un prototype évolutif conçu pour s'attaquer aux humains. Une autre hypothèse suit alors: ce prédateur évoluera progressivement et progressivement de l'humanité, tout comme nous avons apparemment évolué de formes inférieures à des proies sur eux. Une autre hypothèse suggère que ces prédateurs sont déjà apparus comme des prototypes évolutifs, comme de nouveaux humains avec des méthodes de survie avancées et de nouvelles formes d’expression spirituelle et d’organisation religieuse conçues pour soutenir et faire progresser leur prédation.
— Robert C Tucker, An Age For Lucifer: La spiritualité prédatrice et la quête de la divinité

Le livre en question était « An Age For Lucifer: Predatory Spirituality and the Quest For Godhood » de Robert C Tucker. J’ai d’abord écrit à ce sujet dans un article de Bombthrower: The WEF N’est pas une cabale, It’s A Cult, et je ne me souviens pas comment j’en suis entré en possession en premier lieu. Je me souviens l'avoir possédé pendant des années et ne jamais le lire, parce que franchement, ça m'a fait peur.

Au début, je pensais que c’était une sorte de manuel pour la psychopathie – comment s’élever au-dessus de vos émotions humaines auto-limitantes pour atteindre le pouvoir et la gloire (même Dieu?) à travers la prédation énergétique de ceux qui vous entourent.

Mais une fois que j’ai découvert que son auteur n’était pas un grand prêtre du chemin de la main gauche, mais plutôt, un ancien conseiller et directeur de la COMA, le Council On Mind Abuse, basé au Canada – il a commencé à prendre un autre jour.

COMA a travaillé avec « les survivants adultes et les enfants victimes d’abus rituels », et Tucker a passé une grande partie de sa vie adulte à interviewer des satanistes et des lucifériens (oui, il y a une distinction, car Tucker éluciderait dans ce livre).

Le Dieu Ailé Lucifer, avec un enfant humain sur son genou...

C'était une étude anthropologique, née d'une expérience de pensée:

Et si tous les abus ritualistes que nous voyons n’étaient pas de la criminalité aléatoire, mais l’expression d’un principe global et organisateur qui considérait les simples humains comme du fourrage psychique, à dévorer pour le bénéfice de ceux qui sont au courant?

Dans ses entretiens avec les satanistes et les sociopathes Tucker ont détecté à plusieurs reprises une bouffée de quelque chose, il n’y a jamais mis de nom, mais l’a qualifié de « chose qui pointe au-delà d’elle-même ».

Le COMA a finalement fait faillite, recevant la fin de la loi implacable de l'Église de Scientologie. Tucker est mort d'une crise cardiaque au Mexique en 2003.

Dans ma pièce originale de Bombthrower, j’ai repris le fil sur « The Thing That Points Beyond Itself », posant l’existence très réelle, non métaphorique, d’entités transpersonnelles plus grandes telles que les égrégores, les champs morphogènes, les « Pendulums » de Vadim Zeland, les mémétiques et les formes de pensée de masse en général.

 

Le WEF N’est Pas Une Cabale. C’est un culte

Alors que le monde tente d’envelopper sa tête autour des millions de nouveaux documents d’Epstein, il devient très difficile de ne pas voir la dynamique de ce qui s’est révélé se jouer aux échelons les plus élevés du pouvoir institutionnel, au moins des décennies.

La Chose Qui Pointe Au-Delà De Lui-Même

Un égrégore n’est pas une analogie ou un mythique. C’est ce que devient un système de croyance partagé lorsqu’il fusionne avec des incitations et des institutions et commence à se comporter comme un organisme. Il recrute, il se nourrit, il se protège. Le réseau Epstein n’est pas l’égrégore. C’est un de ses organes.

Comme les noms continuent de baisser, il est difficile de ne pas avoir le sentiment que absolument quiconque avait atteint la célébrité, l’influence, le pouvoir ou la renommée était mélangé dans une cabale organisée de dépravation et de turpitude morale.

On a l’impression que chaque TED Talk que vous avez jamais hoché la tête, chaque chanteur primé aux Grammys que vous avez visité, chaque politicien pour lequel vous avez voté, et chaque chef d’entreprise dont vous avez acheté des actions, ils riaient tous dans votre dos, parce que c’était un Big Club et que vous n’y êtes pas.

Le Club est dans le jeu de la domination mondiale, et ses accréditations comprennent la fraude, le racket, le chantage et la maltraitance ritualisée des femmes et des enfants.

FedEx: «quand vous avez absolument, positivement besoin d’une peinture murale de massacre pour un rituel qui se déroule mercredi à 14h»

Mais ce qui est bizarre dans The Club, c'est la prépondérance apparente des pédophiles et des prédateurs sexuels. Quelqu’un de gentil ne se lève-t-il jamais dans des positions d’autorité ?

Le Club doit être poussé par quelque chose, qu’il s’agisse d’une structure d’incitation ou d’une dynamique qui attire à la fois les sociopathes et les bunglers facilement manipulables.

Mais ça va au-delà.

La falsification du rasoir de Hanlon

Le rasoir de Hanlon était le fondement de ma pensée. C’est une dérivation du rasoir d’Occam. Lâchement déclaré, il nous conseille:

« Ne jamais attribuer à la conspiration ce qui peut être expliqué par la stupidité. »

Lorsque vous regardez les types de personnes engagées dans le gouvernement, la bureaucratie et le milieu universitaire, cela correspond. Nulle part dans le secteur privé, vous ne pourriez trouver un éventail aussi monotone d'apparatchiks unidimensionnels. Toute entreprise dirigée par une telle médiocrité institutionnalisée n’aurait aucun avantage concurrentiel et ferait faillite.

Cependant, ce que j'aurais aussi dû prendre à cœur, plus que je ne l'ai fait, c'est quelque chose que James Dale Davidson et Lord Rees-Mogg ont observé il y a plus de vingt ans dans leur travail fondamental L'individu souverain:

« Trop peu d’attention a été accordée au fait que la politique électorale attire des personnalités messianiques désordonnées en position de pouvoir. »

Mon cas de base était que la classe politique était, par définition, des échecs et des rejets. Ils ont été lavés du secteur privé, puis ont dérivé dans l'artisanat par nécessité.

Je pensais que la croyance en une vaste conspiration globale d'élites puissantes qui contrôlaient tout était Loserthink. Il a enraciné un sentiment d'impuissance chez le croyant, ce qui les a rendus ambivalents et dociles.

Maintenant, je me rends compte que je suis le perdant – du moins aux yeux de tout le monde dans The Club, parce qu’il n’y a maintenant aucun doute, sauf aux ignorants volontairement – que The Club existe, et toute la classe dirigeante politique, les oligarques d’entreprise, les influenceurs de classe TED et les chefs parlants de CNN et les experts panélistes, sont tous dedans.

Voir maintenant que le Club existe, et tout ce qui se cache derrière, il tire les leviers du pouvoir, de la narration et de l’argent lui-même, ne me fait pas me sentir impuissant après tout.

Ça me met en colère. Comme cela le fait probablement pour beaucoup de gens.

Mais le Club est motivé par quelque chose, qui est derrière.

Pas beaucoup de Podesta dans les dossiers d'Epstein, mais beaucoup, et beaucoup de pizza

Qu’y a-t-il derrière les Three-M ?

Dans de nombreux écrits, j’ai dit que l’affliction principale à laquelle l’humanité est confrontée aujourd’hui était ce que je parle en privé des « 3M d’Isularisme d’élite », ceux du Club sont malthusiens, misanthropes et marxistes.

Mais je soupçonne maintenant que ce ne sont que de simples symptômes de la façon dont La Chose qui pointe au-delà d'elle-même présente, et cette chose est...

Dans le roman Messie de Gore Vidal en 1954, un culte de la mort nommé « Caveism » balaie le monde occidental en moins de 36 mois.

Un culte de la mort luciférienne

Tout au long de son livre, le terme Tucker utilise pour désigner sa spiritualité prédatrice posée est le luciférianisme, et il a dit qu'il

« Renforce et encourage quatre énergies de base – dévorer, posséder, violer et déguiser – qui à leur tour, aident les Lucifériens à transformer la conscience, à animer le potentiel caché et, en fin de compte, à atteindre la divinité. »

Dévorer est le processus principal – c’est l’acte d’ingérer divers types d’énergie pour soi-même, qu’il s’agisse de richesse, de propriété ou d’énergie de vie elle-même – c’est un jeu équitable pour les élites du Club, parce qu’ils le considèrent comme le leur par droit divin.

« Les Lucifériens croient que l’identité de base ne peut être dévorée que lorsqu’elle est brisée comme un œuf ou un mot. Une fois brisée, l’identité de la victime donne de puissantes énergies. «

Page 71.

(Vibes adrénéchromes sérieuses...)

Les élites, The Club, se considèrent comme une sorte de civilisation séparatiste – mais pas dans le sens où j’appelle la Grande Bifurcation depuis des années. Mon sens de cela était une scission en flux séparés de l'humanité, un la Loi et des Morlocks posés dans The Time Machine, par cet Irascible communiste H.G. Wells.

Mais le Club ne se sépare pas de la masse de l’humanité, il utilise les masses comme carburant pour la séparation de scène comme une fusée de rappel. Prêts à jeter nos coques usées alors que notre énergie psychique est consommée pour les propulser dans les étoiles et Dieu lui-même.

Pour le reste d’entre nous, nous devons nous soumettre à cela et nous fournir un carburant énergétique pour être consommés par nos meilleurs.

Cela implique la promotion de ce que Tucker appelle des « Traditions d’auto-annihilation » et nous le voyons dans diverses formes d’opérations de conduite psychique et d’influence de masse qui induisent une léthargie intellectuelle et instinctive à la fois au niveau individuel et au niveau de la masse :

« L’expérience réelle d’être dévoré émotionnellement, cognitivement ou spirituellement se produit généralement progressivement au fil du temps. Le dévorage lui-même n’est jamais évident pour la victime; si c’était le cas, alors les défenses seraient mobilisées. »

Toute souffrance que les victimes éprouvent est attribuée à d’autres causes – je les considère comme des « boucs émissaires institutionnels ».

« L’empathie suicidaire » est une phrase qui est née de ceux qui sont sceptiques quant à la valeur prop de se permettre d’être psychiquement, économiquement et même physiquement dévoré au profit du Club, apparemment au service de l’appel supérieur du collectif.

Nous devons être conditionnés à désirer la fin de notre propre existence comme un impératif moral en soi – d’où la crise climatique implacable, le récit de l’humanité en tant que cancer, l’institutionnalisation de l’euthanasie, de l’avortement et l’incitation à la pseudo-science médicale qui induit une psychose violente à grande échelle.

Comme l'équation anti-vie posée dans la série New Gods de DC Comics, la plupart des humains doivent être conditionnés à vouloir mourir.

DC Comics: New Gods #6 (1972), écrit et illustré par Jack Kirby

...pour que la « classe de capstone », comme je les ai appelés dans le passé, puisse nous utiliser comme carburant de rappel dans la divinité.

Le livre de Tucker a été déposé comme une expérience de pensée, et c’est là qu’il s’est assis pour moi, jusqu’à maintenant.

Lorsque vous mappez le modèle sur le monde, nous habitons réellement le point cesse d’être qu’une nouvelle spiritualité de classe prédateur pourrait émerger.
C’est ici maintenant, et le fait est que nous habitons un système qui lui est optimisé.

Structure de classe, maintenant et futur

Quelque part le long de la ligne, un prototype a évolué à l'intérieur de l'espèce, et a appris à s'attaquer à son propre genre. Comme je l'ai décrit
Une autre (très longue) pièce, cela dure probablement depuis longtemps, très longtemps.

(Cet article a mentionné l'initié de la Fondation Clinton Ira Magaziner, son rôle qui façonne le régime de gouvernance d'Internet, et sa présence dans le livre noir d'Epstein; le dernier fichier d'Epstein montre, malgré les protestations qu'aucune relation n'existait, que Magaziner et Epstein étaient en effet en contact au-delà des affirmations déclarées. Ira est toujours PDG de la Clinton Health Access Initiative. Son fils est le député Seth Magazine, D-RI).

Retour au Club: au fil des siècles, ils ont construit une architecture sociale et spirituelle qui normalise la prédation et la fait progresser – en prenant des efforts particuliers pour coopter tout ce qui semble qui pourrait le contester. Tucker l’a appelé « spiritualité prédatrice ». Nous avons d'autres noms. Le comportement est le même.

Et où une telle classe (The Club) s'installerait-elle, si elle était réelle ?

Ils ne vivraient pas à la marge, ni ne s'enfouiraient dans la sous-classe impuissante.

Le club se dirigerait inexorablement vers le sommet. Ils infiltreraient les institutions qui confèrent l'immunité, marcheraient dans les couloirs du pouvoir où les faveurs deviennent loi.
Ils acquerraient le contrôle des organes médiatiques où le spin définit la réalité, et ils résideraient au-dessus de la loi, où les conséquences sont pour d'autres personnes, les petites personnes.

La spiritualité prédatrice prend résidence là où le pouvoir émane, parce que c’est là qu’elle peut se nourrir sans être vue, ou à tout le moins avec immunité.

Guerre civile, SplinterNet et Guillotines
(a.k.a. où nous nous dirigeons...)

Epstein n'est pas important parce qu'il était particulièrement dépravé. Il est important parce qu'il est l'icône, le symbole qui pointe au-delà de lui-même.

Les machinations de son réseau nous donnent un aperçu du système d'exploitation. C’est une étude de cas sur la façon dont l’effet de levier, le rituel et la protection institutionnelle s’entremêlent. Une fois que vous l’avez accepté, la question n’est plus « Comment cela pourrait-il se produire ? » La question devient « Depuis combien de temps cela se passe-t-il ? » et « Qui ou ce qui n’a pas été corrompu par elle ? »

Dans la pièce de suivi, je vais élargir la lentille. Parce que lorsque la légitimité institutionnelle se décompose, les structures alternatives entrent dans le vide.

Malgré ce que le Club voudrait pour la rabble, quand il s’agit de cela, les gens ne veulent pas être psychiquement, économiquement et spirituellement dévorés pour le bénéfice d’une classe insulaire et souveraine.

Pendant des années, j'ai écrit l'âge de la centralisation et la géométrie linéaire de l'âge industriel se dirigeait vers l'effondrement. Il était, et est toujours, trop tôt pour dire ce qui vient ensuite – mais quoi qu’il en soit, en raison de l’architecture émergente de l’âge du réseau, ce ne sera pas une hiérarchie descendante, dominée par les prêtres (lucifériens) du temple.

Chaque fois que les gens me demandent un descripteur succinct de ce que je vois venir, ma réponse était et reste: Snow Crash.

Nous sommes déjà passés à part entière Snow Crash. pic.twitter.com/KJjgRI6snQ

— Mark E. Jeftovic (@jeftovic) 11 février 2026

 

Alors que l’effondrement de la légitimité institutionnelle s’accélère, les groupes non étatiques entreront dans le vide et fourniront l’échafaudage fonctionnel que les gouvernements civils ne veulent plus ou ne sont plus en mesure de fournir.

Parfois, ils ressemblent à des raquettes de protection. Parfois, ils ressemblent à des zones économiques spéciales, à des souverainetés de franchise ou à des cités-États.

Parfois, ils ressemblent à des cartels avec des drones. Parfois, ils ressemblent à des sociétés transnationales avec des services de renseignement privés.

Le résultat final est le même. La fragmentation. Autorités concurrentes. SplinterNets (et la réalité de consensus brisée).

C’est là que cela mène.

Épilogue

Mon prochain article explore une nouvelle construction sociale étrange sur le point d'entrer en concurrence avec d'autres souverainetés établies. Mon but ici est de vous convaincre que son émergence est probable, voire inévitable. Je commence cette exploration par une hypothèse non prouvée basée sur la théorie des jeux et des incitations simples: une nouvelle classe de souverains irréguliers apparaîtra sur notre planète, un prototype évolutif conçu pour s'opposer à la prédation luciférienne. Une autre hypothèse suit alors: ces factions évolueront progressivement et progressivement à partir d'États-nations largement compromis, tout comme nous avons apparemment évolué à partir de structures de gouvernance obsolètes précédentes. Une autre hypothèse suggère que ces groupes sont déjà apparus comme des prototypes évolutifs, comme des guérillas avec des méthodes avancées de résilience et de nouvelles formes de communication et des tactiques asymétriques conçues pour soutenir et faire progresser leur insurrection.

De la civilisation de Baal-Moloch ( Alexandre Douguine)
 

 

Animateur : Eh bien, le ministère de la Justice des États-Unis a finalement publié les listes d’Epstein. Il s’agit de trois millions de fichiers que les journalistes analysent activement en ce moment. Certaines choses sont horribles, d’autres — comiques, surtout lorsque des noms précis, figurant dans ces documents, sont extraits de leur contexte. On y a trouvé à la fois Zyriovnski, Lénine, et même des personnages de films et de dessins animés. Vous, Alexandre Guélievitch, avez évoqué l’année dernière la présence de votre nom dans une correspondance. Pour résumer toute cette affaire: comment doit-on l’interpréter, étant donné que les nouvelles se répandent rapidement tant dans les médias russes qu’étrangers?

 

De la civilisation de Baal-Moloch( Alexandre Douguine - Strategika

Alexandre Douguine : À mon avis, je ne réduirais pas l’importance de ce qui se passe. Une vaste toile pédophile a été dévoilée, impliquant des tortures, des violences et des meurtres, allant jusqu’au cannibalisme et aux « messes noires ». Ce réseau comprenait l’élite des deux partis américains: de George Bush père à Barack Obama, Clinton et Bill Gates. La participation à cette structure a été confirmée tant par eux-mêmes que par de nombreux dirigeants européens. Beaucoup d’entre eux démissionnent actuellement parce que l’appartenance à ce groupe, la fréquentation directe du cercle d’Epstein et la visite de son île constituent, en principe, une totale déconsidération pour tout homme politique, figure publique, scientifique, penseur, philosophe, économiste ou homme d’affaires. En gros, faire partie de ce réseau criminel, connaître Epstein, Ghislaine Maxwell et d’autres personnages de leur entourage, en tout ou en rien, revient à reconnaître une activité criminelle totale.

Par conséquent, à mon avis, c’est extrêmement sérieux. D’abord, le point principal est que l’élite occidentale moderne est tellement amorale qu’elle n’a plus le droit moral, non seulement de donner des leçons à sa propre société ou de lui dicter quoi faire, mais aussi, à l’égard des autres peuples, ces dégénérés — cette caste libérale, globaliste et pédophile — n’ont simplement pas le droit d’ouvrir la bouche. À mon sens, négocier avec eux ou s’asseoir à côté de personnes impliquées dans la « liste d’Epstein » est tout simplement immoral. Ceux qui respectent leur dignité se voient interdits d’être dans la même situation que ceux qui bafouent ouvertement cette dignité. C’est une question d’honneur: les personnes figurant sur la liste d’Epstein ont totalement perdu de vue le fait qu’elles peuvent encore entrer en contact ou en communication avec des gens décents. Il existe un terme dur dans le jargon criminel russe — « être en loi » (être « zakoncheny »). Les personnes ayant participé à la violence sur des enfants sont totalement disqualifiées à tous égards. Et c’est la première conclusion de grande envergure. Aujourd’hui, ce scandale tente d’être un peu étouffé, mais il aura des conséquences véritablement tectoniques.

Animateur : Permettez-moi une question supplémentaire: cela va-t-il vraiment passer comme une lettre à la poste pour ces politiciens et responsables occidentaux impliqués dans cette affaire? Ou tout se limitera-t-il simplement à des démissions bruyantes que nous observons en ce moment — comme celle de Peter Mandelson en Grande-Bretagne ou de Miroslav Lajčák en Slovaquie?

Alexandre Douguine : Je ne peux pas le dire avec certitude, mais la question est: qui jugera? Pour juger ces personnes, impliquées dans des crimes aussi atroces contre des enfants, des femmes et des innocents — y compris les menaces de faire enterrer par Trump sur des champs de bataille ces adolescentes qui ont protesté contre ce qu’on leur a fait — il faudrait une révolution. Il faut des gens véritablement libres de tout contact avec ce milieu. Et là, il apparaît que Musk, Bannon, sans parler de Trump lui-même — Trump est totalement impliqué dans ce cercle étroit d’Epstein, y compris la première dame, sa femme. Qui peut vraiment les juger? Les juger, c’est juger toute l’élite occidentale, l’élite américaine et ceux qui gouvernent aujourd’hui le monde.

Et dans les partis démocrate et républicain, deux politiciens remarquables ont insisté pour la publication de ces fichiers. Ce n’est pas grâce à une attitude bienveillante de Trump, qui lui-même a été un participant direct aux activités pédophiles sur l’île d’Epstein. Il s’agit du républicain Thomas Massie et du démocrate Ro Khanna, qui n’avaient probablement rien à voir avec cela. Ils ont réussi à faire passer cette décision malgré la résistance furieuse des élites. Trump a affirmé un temps que ces documents n’existaient pas et qu’ils étaient inventés, mais il s’est avéré que ce n’était pas une fiction, mais une véritable condamnation des élites occidentales. Comment peut-on les juger s’ils détiennent le pouvoir en Occident ?

En général, dans de telles situations, on assiège la Bastille, on opère des coups d’État, et alors sur la place, déboulent des masses furieuses, enragées, qui ne supportent plus la pourriture qui a pris le contrôle du monde. Cela n’est pas encore visible, et personne ne sait ce qui adviendra, mais cela constitue au moins une base solide pour une révolution anti-élite totale aux États-Unis et dans d’autres pays. Je ne connais aucun précédent dans l’histoire où l’on a laissé passer une telle chose. Aujourd’hui, certains fuient, d’autres se cachent, d’autres essaient de minimiser le scandale et de réduire l’importance de la publication des fichiers, mais plus les gens les lisent, plus ils sont horrifiés. Les fichiers contiennent non seulement des informations sur la violence envers des enfants, mais aussi sur le trafic d’êtres humains au plus haut niveau.

C’est la première remarque. La deuxième est qu’on a l’impression que beaucoup ne sont pas venus sur l’île d’Epstein pour satisfaire leurs perversions. Ils y allaient comme dans une sorte de « département du personnel » du gouvernement mondial, pour participer à des actes criminels enregistrés sur vidéo et faire l’objet de chantage. Sans un dossier lié à l’île d’Epstein, on ne peut tout simplement pas entrer dans l’élite. C’est une organisation bien orchestrée, systémique, qui déconsidère ces politiciens occidentaux, une sorte de « billet » pour accéder au pouvoir, ce qui est en soi monstrueux. À une époque, on reprochait cela au KGB ou aux régimes pro-soviétiques d’Europe de l’Est, mais il s’avère qu’au sein de l’Occident, c’est encore plus gros. Sur ce sujet, je préfère ne pas entrer dans les détails, mais c’est désormais un fait avéré: si tu veux accéder à l’élite, il faut commettre un crime monstrueux, lequel sera enregistré, et alors, une fois totalement disqualifié, tu peux entrer au pouvoir et suivre les ordres d’un centre.

Voici la troisième question: qu’est-ce que ce centre?
Il est intéressant de noter qu’une grande partie des documents dans les fichiers d’Epstein ne concerne pas du tout des viols, mais la gestion du monde. Dans les échanges avec des hautes personnalités politiques, il est question de déstabilisation du pouvoir et de coups d’État en Russie et en Ukraine. En Ukraine, le plan a réussi, et Epstein s’en réjouit. En Russie, en 2012, ce cercle avait l’idée de déloger le président légitime Vladimir Vladimirovitch Poutine, en plaçant à sa place des représentants de l’opposition — on parle d’Ilya Ponomarev et d’Alexeï Navalny. De plus, dans la correspondance d’Epstein et de Bannon, il est question de mon nom, dans le contexte de l’existence en Russie de cercles conservateurs traditionalistes, qui soutiennent un monde multipolaire et refusent l’hégémonie de l’Occident.

À ce titre, beaucoup de noms sont évoqués. Tous ne sont pas impliqués dans des crimes : notre président Vladimir Poutine, par exemple, y apparaît comme une cible à éliminer, sur laquelle il faut faire pression ou qu’il faut renverser. Sont décrits aussi bien des amis que des ennemis. La question se pose: quelle est cette instance? Ces cercles ne se contentent pas de fournir « de la marchandise vivante » et de collecter du matériel compromettant, ils travaillent aussi pour quelqu’un d’autre, avec leur propre plan de restructuration du monde, de soutien à certains régimes tout en en déconsidérant d’autres.

Et là, se révèle une autre chose terrible, qui a provoqué un énorme scandale aux États-Unis : il est évident que cela concerne Israël.
Les services secrets israéliens ont dirigé et coordonné toute cette activité. Ghislaine Maxwell était une courroie officielle du Mossad aux États-Unis. Aujourd’hui, se dessine une image claire: Israël, par le biais de ce type de chantage, contrôlait la politique américaine et peut-être mondiale. Cela bouleverse totalement toutes nos idées et nos cartes. Les Américains se croyaient souverains, Israël n’était qu’un allié au Moyen-Orient, mais il s’avère en réalité que c’était le contraire. C’est Israël qui dirigeait, depuis longtemps jusqu’à maintenant, la politique américaine, en coordonnant le processus de chantage. De plus, Epstein et son entourage ne cachaient pas leur racisme sioniste direct. Dans les fichiers, ils discutent: «Les nôtres, ou juste des nôtres, seront-ils à la fête ou y aura-t-il aussi ces maudits goyim?». Et Epstein répond: « Oui, malheureusement, il y aura aussi des goyim». C’est une participation explicite au plan sioniste pour contrôler TOUT l’Occident. On en parlait auparavant uniquement parmi des marginaux, partisans des théories du complot, auxquels personne ne croyait, pensant qu’un pays aussi puissant ne pouvait être l’outil d’un petit État. Et maintenant, l’Amérique, effrayée, a compris qu’elle pouvait tout à fait l’être.

Quels autres soupçons sont confirmés, et que découvrira-t-on encore dans ces fichiers, sachant que seule la moitié a été publiée? Et pour finir: il est crucial de souligner qu’un certain nombre de fichiers, accessibles sur le site du ministère américain de la Justice sous la direction de Pamela Bondi, contenaient, pendant quelques heures, des documents liés à Trump lui-même. Ces documents confirmaient sa complicité dans des actes de pédophilie. Il y avait aussi des histoires concernant Melania Trump, le maire de New York, plusieurs membres des élites européennes, la famille royale anglaise (y compris le prince Andrew) et des proches de Macron. Tous figuraient dans cette liste, et, par ailleurs, Elon Musk y apparaît aussi.

Animateur: Permettez-moi de préciser certains détails. Tout d’abord, rappelons: Ilya Ponomarev et le défunt Alexeï Navalny sont inscrits sur la liste des terroristes et extrémistes. Alors que nous discutons de ce sujet, les événements évoluent rapidement. Trump vient de publier sur Truth Social un message ferme: il n’a jamais été sur l’île d’Epstein et ne l’a même pas approchée. C’est sa réaction à une blague de Trevor Noah lors des Grammy Awards. La question est: cela a-t-il encore un sens de faire des gestes de défi, alors que la publication — qui n’a duré qu’une heure — a déjà fait le tour? Comme on le sait, internet se souvient de tout.

Alexandre Douguine : Trump, en fait, est soit véritablement déconnecté, soit totalement irresponsable de ses paroles. Rien qu’au cours de cette première année de son second mandat présidentiel, il a modifié ses affirmations à plusieurs reprises: il promettait d’abord aux électeurs que les fichiers d’Epstein seraient publiés, puis jurait qu’ils n’existaient pas, et maintenant, lorsque leur publication a été forcée, il affirme qu’ils existent, mais qu’il n’est pour rien là-dedans. Peut-on sérieusement écouter et croire un tel personnage? Remarquez: ce vieil homme, impliqué dans ces affaires, ment constamment et mène des actes d’agression non provoquée contre des États modernes souverains. Peut-on négocier sérieusement avec une telle personne, peut-on lui faire confiance? Ses paroles ont perdu toute valeur. Il fait partie de ce réseau, et il est tout à fait naturel qu’il essaie de se justifier en niant l’évidence. Cependant, ces documents ont été conservés, ils ont été publiés sur le site du ministère américain de la Justice, et chacun peut les étudier.

C’est évidemment un scandale énorme qui a suscité une idée légitime: puisque nous savons maintenant avec certitude que l’Amérique est contrôlée par le Mossad, Israël et des extrémistes sionistes d’extrême droite, la publication de ce matériel à ce moment précis a ses raisons. Les réseaux occidentaux discutent du fait que Trump essaie prétendument de résister à la guerre avec l’Iran, guerre que ces cercles lui imposent. Je ne veux pas porter de jugement définitif, mais il faut comprendre la nature intérieure de la société occidentale, mais il semble que la publication soudaine de ces documents est un instrument des forces géopolitiques qui se profilent derrière Epstein. Le but est simple: par le chantage, pousser Trump à lancer une guerre contre l’Iran ou à pourrir les relations avec la Russie. Il s’avère que l’élite américaine est totalement sous le contrôle de ce centre (Israël), et leurs déclarations publiques ne sont qu’un voile dissimulant des processus invisibles, dirigés depuis un petit État du Moyen-Orient.

Ce tableau change radicalement notre vision de l’Occident. Nous voyons sa chute morale totale et découvrons la véritable nature satanique de la civilisation occidentale [1]. Notre président a déjà souligné avec prudence que l’Occident est devenu satanique, et nous disposons maintenant de preuves concrètes: «messes noires», rituels sataniques, pédophilie mondiale, et une entité totalement criminelle (Isarël). Les plus terribles soupçons et les invectives les plus corsées de ceux qui avaient aperçu dans l’Occident «le secret du crime» sont désormais devenus faits universels. Comment traiter avec de telles personnes? Nous ne devons plus nous étonner de leur mensonge, de leur violation des accords et de leur soutien à des régimes terroristes en Ukraine ou au Moyen-Orient. Ils sont prêts à changer de régime partout, en utilisant des outils de pression même sur ceux qui n’en veulent pas.

Nous nous sommes réveillés dans un monde différent. Quand ces fichiers ont commencé à être publiés, nos médias ont été momentanément sidérés par le choc. Toutes nos descriptions de l’Occident se sont révélées trop candides. Nous les considérions simplement comme des gens avec leurs opinions, mais la correspondance d’Epstein montre autre chose: la promotion du transgendérisme, la légalisation du mouvement LGBT (interdit en Russie), et des liens directs avec des groupes sataniques. Il est crucial de souligner que cela n’a aucun rapport avec le judaïsme religieux traditionnel, où il y a foi en Dieu. Ce que nous avons vu, c’est un système diabolique de gouvernement mondial. C’est la concrétisation vivante des prophéties de la culture orthodoxe sur le Royaume de l’Antéchrist. [2]

Il est difficile d’imaginer quelque chose de plus expressif que ces fichiers, confirmant la pensée qui dit que nous vivons à l’époque de l’Antéchrist, et que la civilisation occidentale est celle de l’Antéchrist.

Animateur : Rappelons que le satanisme est officiellement reconnu en Russie comme mouvement terroriste et extrémiste, et est interdit. Et face à tout cela, il ne reste plus de place pour la surprise. Quand d’anciens alliés de Zelensky et des dirigeants occidentaux évoquent sérieusement les rituels, les poupées vaudou et la magie noire, on a l’impression que tous les masques sont tombés en un clin d’œil. Je suis entièrement d’accord avec vous. Nous avons déjà commencé à établir un pont vers la question iranienne à travers la lentille des fichiers d’Epstein. Selon vous: cette publication et le scandale gigantesque qui l’accompagne peuvent-ils réellement retarder ou même repousser le début d’une éventuelle guerre des États-Unis contre l’Iran?

Alexandre Douguine : Je pense que, compte tenu du rapport général des sentiments dans la société occidentale et aux États-Unis, cela va plutôt accélérer l’agression militaire contre l’Iran. Pour détourner l’attention des conséquences inévitables de la publication des fichiers d’Epstein, quelque chose de vraiment gigantesque doit se produire: soit une grande guerre, soit — je ne l’exclus pas — un conflit nucléaire. La compromission profonde de l’élite occidentale et la lecture de ces trois millions de fichiers constituent un verdict fatal pour l’establishment, et il ne peut y avoir qu’une réponse d’un autre ordre pour en détourner l’impact.

Il me semble qu’une guerre classique contre l’Iran ne suffira même pas à couvrir l’ampleur du scandale, sauf si, dès le départ, il y a utilisation d’armes nucléaires. Le monde est au seuil d’une catastrophe véritable. La présence, dans l’Occident aujourd’hui, d’une élite véritablement satanique — sans guillemets ni métaphores — change complètement la donne par rapport à ce qu’on pensait récemment. Nous croyions pouvoir négocier avec certains, convaincre d’autres, faire preuve de force ou d’arguments avec d’autres encore. Mais ce que nous découvrons maintenant prouve que cela ne fonctionne pas. Il faut des méthodes totalement différentes pour traiter avec une civilisation satanique.

Théoriquement, cette civilisation doit être en guerre contre tous ceux qui ne font pas partie d’elle. Toutes les forces qui ne sont pas sous le contrôle total de cette « île d’Epstein » mondiale et du réseau pédophile des élites libérales doivent se soulever. Cela répond également à un devoir religieux, y compris pour certains cercles juifs, qui voient où mènent ceux qui se cachent derrière leur nom. Je pense que c’est notre devoir commun, et c’est la conclusion la plus sérieuse. Quant à l’Iran…

Animateur: La seule chose que je préciserai en rappelant aux auditeurs: le mouvement mondial satanique est reconnu en Russie comme organisation terroriste et extrémiste, et est interdit. Alexandre Guélievitch, vous parlez de l’inévitabilité d’une grande guerre ou d’une catastrophe, mais en même temps, Axios rapporte des signaux que les États-Unis envoient à l’Iran concernant un éventuel accord. Si, selon vous, même un conflit d’une telle ampleur ne peut pas faire oublier l’histoire des fichiers d’Epstein, alors il semble qu’aucun accord ne pourra non plus faire disparaître ce scandale. Ai-je tort dans mes évaluations?

Alexandre Douguine : Un accord passera tout simplement inaperçu, surtout qu’on ne peut pas faire confiance à l’Amérique. Ils ont justement invité le Hamas à un accord, et en même temps, ils ont détruit toute leur direction politique. Il ne faut pas faire confiance à l’Occident, même pendant une seule seconde. Un accord ne détournera pas l’attention, donc il n’y en aura tout simplement pas. Ou bien ce sera une manœuvre habile pour détruire l’élite iranienne. Mais concernant la destruction de l’élite: je tiens à souligner à quel point tout cela devient sinistre aujourd’hui. Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des opérations américaines, occidentales en général, ou émanant de leurs alliés (ou plutôt, la question est: qui est allié de qui: je veux dire Israël, ou peut-être que c’est l’Occident qui est l’allié d’Israël, et non l’inverse). En tout cas, les méthodes de l’Occident deviennent de plus en plus visibles, et leur utilisation contre des pays et des systèmes politiques qui refusent leur volonté s’intensifie chaque jour: ils sont utilisés contre ceux qui ne capitulent pas.

Remarquez: tout a commencé avec Israël qui a détruit la direction politique du Hamas. On pourrait dire que le Hamas a attaqué Israël, ce qui donne une certaine symétrie ou équilibre. Ce n’est pas justice, mais c’est une situation qui, au moins, a permis de détruire la direction militaire du Hamas, où qu’elle se trouve. Ensuite, c’est la destruction de la direction du Hezbollah, qui n’a pas officiellement rejoint la guerre contre Israël au Liban, malgré ses déclarations de soutien au Hamas. Maintenant, la direction politique d’un autre pays est ciblée. Lors du conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran, ce sont des missiles israéliens et d’autres technologies qui éliminent les hauts responsables politico-militaires iraniens, y compris des scientifiques impliqués dans des projets nucléaires. En somme, on voit à nouveau des éliminations ciblées de leaders de régimes politiques qui ne cadrent pas avec le programme d’Israël et des États-Unis.

Ensuite, il y a la capture du président légitime du Venezuela en quelques heures. Puis, des attaques de drones, ukrainiens, contre la résidence du président de Russie. Et, en gros, aujourd’hui, il y a un tabou, une sorte de limite tacite, sur l’élimination de dirigeants politiques et militaires d’un autre pays avec lequel il n’y a pas de guerre déclarée ou de conflit direct — cela devient une pratique courante. À cela s’ajoute la récente tentative de coup d’État militaire en Chine. On en parle peu, mais presque tout le commandement militaire y a été remplacé, y compris le chef de l’armée chinoise, Zhang Yuxia, un homme proche de Xi Jinping. La majorité des autres dirigeants militaires ont été démis de leurs fonctions le même jour, accusés, selon les médias chinois, d’avoir participé à un complot contre la direction du Parti communiste chinois en faveur des États-Unis. En Chine même, l’Occident tente de mener une opération de changement de régime. Tout récemment, des protestations soutenues par les États-Unis et Israël ont secoué l’Iran, sans aboutir au résultat souhaité: le changement du régime politique du Velayat-e Faqih, qui est le système politique et religieux en Iran. Donc, il y aura d’autres actions.

Ainsi, les opérations de changement de régime, l’élimination physique des dirigeants politiques de ces États et systèmes qui refusent d’accepter cette civilisation satanique, interdite en Russie, c’est-à-dire la civilisation du libéralisme occidental — il faut s’attendre à cela. Bien sûr, si aujourd’hui l’ennemi parvient à éliminer les figures clés, celles qui sont essentielles pour ces États (notamment les civilisations ayant le courage, la dignité et la force d’un appel spirituel pour s’opposer à ce que nous voyons en Occident), ils en profiteront. Si cette possibilité existe, et cela dépend uniquement d’eux, rien ne pourra les arrêter: ni arguments, ni menaces de conflit total ou d’utilisation d’armes nucléaires.

Tous ces arguments ne fonctionnent plus. Voilà le côté terrible de notre situation. Ce que nous voyons, c’est comment les États-Unis mènent des opérations de changement de régime et tentent d’éliminer leurs opposants politiques, quel que soit leur poste, y compris président ou chefs d’État, et parfois, hélas, ils y parviennent — cela met toutes les sociétés (l’Iran, la Chine et la Russie, ce qui est le plus important) dans une situation totalement nouvelle. Si l’Occident est fou, s’il a activé tous les moyens d’action contre nous et ne parvient plus à empêcher ses satellites de frapper notre président, alors l’opération de changement de régime en Russie même est ce qu’il faut craindre et attendre dans un avenir très proche.

Je rappelle encore la correspondance d’Epstein avec un personnage interdit en Russie, l’extrémiste Ilya Ponomarev: ils discutaient de l’opération de changement de régime dès 2012. Et aujourd’hui, la Russie, en première ligne dans la lutte contre la civilisation satanique de l’Occident, représente évidemment un danger énorme pour eux. En réalité, tout repose sur notre président, notre peuple, notre armée et notre société: tout l’axe de la résistance à la civilisation de l’Antéchrist est là. Bien sûr, certains diront qu’il y a aussi la Chine, mais la Chine a essayé de différer cette confrontation directe. Elle ne nous a même pas soutenus activement au début de la guerre en Ukraine. Nous avons tenu seuls le choc initial. Mais quelle est la récompense que récolte cette neutralité de la Chine? Une tentative de déstabilisation de Xi Jinping et la mise en place au pouvoir de politiciens encore plus pro-occidentaux. Autrement dit, personne n’est à l’abri de l’Occident, entré dans une période critique de son histoire.

C’est une civilisation totalement démente, purement diabolique, qui n’a aucune restriction morale, ses dirigeants ayant traversé ces expériences anti-humaines du système Epstein pour accéder à l’élite. Vous imaginez qui est Trump, ce qu’il a dans la tête? Peut-on avoir des arguments moraux, politiques ou juridiques capables de le retenir? Il a lui-même récemment déclaré qu’il n’existe pas de droit international : « La morale, c’est ce que je considère comme moral ». Si c’est un pédophile qui dit cela (réfléchissons bien et combinons cette information avec celle sur ses expériences pédophiles, qui a duré peu de temps sur le site du ministère de la Justice, et sa déclaration sur la morale), alors cela veut dire que pour Trump, la pédophilie est morale. Cela devient donc une loi pour tout l’Occident.
Imaginez dans quel monde profondément malade et déformé nous sommes progressivement et insensiblement tombés. Et nous voulions encore le suivre il y a trente ans, cet Occident. Non, même pas trente ans — il y a cinq ou six ans seulement, avant le début de l’opération spéciale. Nous partagions ses soi-disant valeurs, voulions respecter la souveraineté, préserver les particularités de la culture nationale, mais contre l’Occident dans son ensemble, nous n’avions rien. Dans les années 90, nous étions simplement attirés vers lui, et nos élites ont commencé à s’intégrer à ces cercles mondiaux.

Au fait, il y a peu de choses sur le «fil russe» dans les fichiers d’Epstein: ils mentionnent des personnes secondaires, quelques dames de compagnie légère. Ce sont des détails, mais nous ne savons pas tout. Peut-être que d’autres figures plus sérieuses du camp libéral, opposées à notre président et à la souveraineté, ressortiront. Avant l’opération spéciale, il y en avait déjà beaucoup dans le champ légal. Peut-être ont-elles aussi passé ces formes d’initiation aux cultes sataniques sur l’île d’Epstein. Nous ne savons pas encore; les fichiers ne sont pas encore totalement traités. Mais, même en imaginant que tout n’est pas aussi profond, et que des gens ont simplement été attirés par l’attrait extérieur de l’Occident… Je ne sais pas quel être humain malade ou irréfléchi peut exister en se croyant libéral et favorable à l’Occident. Mais cela, laissons tomber pour l’instant, car on ne sait jamais: parfois, les gens ne parlent pas toutes les langues et se laissent berner comme des sauvages, comme des bibelots. Bon, mais maintenant, les masques sont tombés.

Selon moi, la situation est très grave. Si nous ne pouvons avoir aucune garantie en Occident, en voyant l’état moral de leurs élites, il faut une mobilisation totale de la société. Nous devons renforcer les cercles patriotiques de la Russie elle-même, pour ne pas laisser tomber notre président.

En Occident, il peut naître une fausse image: celle que le plus grand opposant à l’Occident serait personnellement Vladimir Vladimirovitch Poutine, mais que tout son entourage serait prêt à faire des compromis. Mais cela revient à mettre en danger la vie et la sécurité de notre commandant suprême. Ils doivent avoir le sentiment que si, mais que Dieu nous en préserve, quelque chose arrivait à notre président, des forces politiques se dresseraient derrière lui qui ne seraient pas petites pour l’Occident. Ce qu’ils ont maintenant face à eux est une conduite correcte, équilibrée et responsable, qui ne reconnaît que partiellement leur hégémonie. La prochaine vague doit tellement effrayer l’Occident qu’arriveront ceux qui ne négocieront plus, déclareront l’Occident « civilisé » totalement satanique et rompront toutes les relations, sauf une escalade nucléaire. Ce sera la garantie que rien n’arrivera à notre président.

Pour l’instant, si en Occident, il y a la sensation que le seul porteur de notre esprit indépendant et de l’idée russe, c’est lui, et que tous les autres sont prêts à faire des compromis — c’est en fait une invitation à tenter encore et encore de changer de régime ou à éliminer physiquement notre leader. Voilà le danger. Et ce n’est même pas une question de libéraux: peut-être que tout l’entourage du président est composé de patriotes convaincus, je peux le croire. Mais il faut le montrer, car beaucoup, comme sous l’eau, n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils pensent de l’opération spéciale, de l’Occident, du Christ et de l’idée russe. Le président — oui, il ne fait pas que parler, il agit en tout. Il faut montrer: si une seule de ses mèches tombe, l’Occident fera face à un cauchemar. Il faut démontrer ce cauchemar dès maintenant pour la sécurité du système. Toute allusion au libéralisme ou à une attitude flexible envers l’Occident, y compris à l’égard de Trump, doit être effacée. Cette étape est terminée. Nous avons essayé de ne pas irriter Trump, en voyant son conflit avec d’autres élites, mais maintenant, en voyant ces dossiers, il est évident: parmi ces personnes, il ne peut y avoir des soutiens pour nous. Leur confiance et leur accord sont impossibles. Donc, quand on dit que Kirill Dmitriev est allé à Miami, mais qu’il n’y a pas de progrès, je pense que son avion volait justement au moment où ces fichiers étaient publiés au-dessus de l’Atlantique. Ce serait bien que son avion, comme celui de Primakov autrefois, fasse demi-tour au-dessus de l’océan en disant: «Avec qui allons-nous négocier?» — Avec ces gens-là, on ne négocie pas.

Animateur: Je précise: il ne faut pas essayer de « désenivrer » les élites occidentales ou de guérir l’irréparable, mais il faut avant tout se concentrer sur la sécurité intérieure et la mobilisation spirituelle. Il faut comprendre qui nous sommes, quels sont les objectifs de l’État, et qui en est à la tête.

Alexandre Douguine : On peut le dire ainsi. Je pense qu’il faut s’unir autour de notre président. Il faut, dans les plus brefs délais, passer à une nouvelle vitesse dans l’affirmation dans notre société des valeurs traditionnelles. Tout cela est annoncé, mais cela avance lentement, ça patine. Dans de nombreux instituts — je ne vais pas faire de reproches — il y a encore des portraits d’agents étrangers dans des auditoires de sciences humaines. Nous avançons très lentement dans cette voie, et cette vitesse devient déjà inacceptable. Oui, il faut d’abord préparer le pays à de grandes épreuves encore à venir. Rien ne finira : tout ne fait que commencer, malheureusement — le choc avec cette civilisation satanique.

Et d’un autre côté, ce dont vous avez commencé par parler dans votre question: faire en sorte qu’ils cessent d’être des adorateurs du diable, des satanistes et des pédophiles. C’est absurde. Comment pouvons-nous, en envoyant Kirill Dmitriev, convaincre des criminels endurcis, des sadomasochistes et des cannibales de ne pas l’être? Est-ce que Kirill Dmitriev a cette apparence pour ressembler à un prédicateur orthodoxe ou à un saint, venu parler à des païens, des meurtriers et des barbares pour leur transmettre notre vérité chrétienne? Peut-être est-il une bonne personne, mais il n’est clairement pas de cette race.

Il faut appeler les élites et la société occidentale au repentir, au retour à la tradition, à une apparence humaine. C’est nécessaire. Mais cela doit se faire par d’autres moyens, et pas seulement en disant: «on va arrêter de se battre, puis on reprendra le commerce». Il faut chercher un autre registre dans notre manière de parler à l’Occident, et ne plus craindre, honnêtement, les témoignages prophétiques, comme ceux d’Élie et d’Énoch, qui apparaissent à la fin des temps et commencent à dénoncer publiquement le pouvoir de l’Antéchrist. On se trouve dans une situation proche de cela, et il faut comprendre: c’est difficile. Mais notre mission spirituelle doit être accomplie. C’est pour cette mission — la confrontation avec l’Antéchrist — que notre peuple russe a été choisi par le Christ.

Source : geopolitika.ru – 10 février 2026 – Alexandre Douguine

https://www.geopolitika.ru/fr/article/de-la-civilisation-de-baal-moloch

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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 19:24
Les dossiers Epstein révèlent une architecture de 20 ans derrière les pandémies utilisées comme modèle économique, avec Bill Gates au centre du réseau

Les dossiers Epstein révèlent une architecture de 20 ans derrière les pandémies utilisées comme modèle économique, avec Bill Gates au centre du réseau.

DR, France-soir

NDLR : cet article est une traduction et une adaptation en français de l’enquête publiée par Sayer Ji sur Substack, intitulée « BREAKING: The Epstein Files Illuminate a 20-Year Architecture Behind Pandemics as a Business Model—With Bill Gates at the Center of the Network ». Basée sur les documents récemment publiés par le Département de la Justice américain concernant Jeffrey Epstein, cela révèle des liens financiers et structurels entre Bill Gates, Epstein et JPMorgan, impliquant des mécanismes de profit autour des pandémies et des vaccins. Ces révélations soulèvent des questions éthiques sur la philanthropie et le capitalisme de crise, mais restent factuelles et non spéculatives. La rédaction invite à consulter les sources originales pour une vérification indépendante ainsi que cet autre article de Jessica Rose.

Rose
Le fil de discussion par courriel qui aborde les livrables et le périmètre 

Sayer Ji a donné son accord pour la reproduction de l’article.

Au cœur du système JPMorgan–Gates–Epstein : fonds de dotation, financement des vaccins et architecture des profits prépositionnés

https://twitter.com/sayerjigmi/status/2018374717426503946?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E2018374717426503946%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.francesoir.fr%2Fopinions-tribunes%2Fles-dossiers-epstein-revelent-une-architecture-de-20-ans-derriere-les-pandemies

Le dernier lot de documents Epstein du ministère de la Justice révèle qu’au moment où le monde a été confronté à la COVID-19, le dispositif financier, philanthropique et institutionnel permettant de gérer une pandémie — et d’en tirer profit — était déjà bien en place.

Si les dossiers Epstein ont relancé l’examen de relations spécifiques, leur importance profonde réside dans leur insertion dans une chronologie beaucoup plus longue et largement inexplorée. Les documents publics, les initiatives institutionnelles et les instruments financiers indiquent que les fondements conceptuels de la préparation aux pandémies, en tant que catégorie financière et de sécurité gérée, ont commencé à se dessiner à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avec la convergence croissante des capitaux philanthropiques, de la gouvernance sanitaire mondiale et du financement des risques. Après la crise financière de 2008, ce cadre s’est rapidement développé – s’étendant aux marchés de la réassurance, aux déclencheurs paramétriques, aux structures de financement conseillées par les donateurs et aux simulations mondiales – des années avant que la COVID-19 ne révèle cette architecture au grand jour.

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Ce que cette enquête examine – et ce qu’elle n’examine pas

Cette enquête ne porte pas sur les origines de la COVID-19 elle-même. Elle examine plutôt les dispositifs déjà en place avant son apparition. À partir de courriels internes, d’accords financiers, de SMS et de documents de planification – notamment pour la période 2011-2019, durant laquelle nombre de ces systèmes sont passés du stade conceptuel à l’opérationnel – il apparaît que les pandémies et les vaccins étaient déjà considérés comme des catégories financières et stratégiques établies. Les instruments d’investissement, les structures de fonds de dotation, les programmes de simulation et les produits de réassurance n’ont pas été improvisés en réponse à la crise ; ils ont été perfectionnés et développés au sein d’une architecture dont les fondements sont antérieurs de plus d’une décennie à l’ère de la COVID-19. Des exercices tels que l’Événement 201 démontrent clairement que les pandémies de coronavirus n’étaient pas des abstractions hypothétiques, mais des scénarios explicitement modélisés et intégrés à la planification financière, philanthropique et politique bien avant l’émergence de la COVID-19.

Résumé exécutif
  • Les vaccins comme stratégie de financement : des courriels internes de JPMorgan datant de 2011 montrent que Jeffrey Epstein conseillait les plus hauts dirigeants de la banque sur la manière de présenter un fonds de dotation piloté par Gates, insistant pour que la présentation comprenne l’expression « argent supplémentaire pour les vaccins » et ordonnant la création d’une « branche offshore – spécialement dédiée aux vaccins ».
  • Les pandémies comme source de financement : un échange de courriels datant de 2017 entre Epstein, Gates et Boris Nikolic désigne les « pandémies » comme un « domaine clé » pour les structures de fonds conseillés par les donateurs – trois ans avant la COVID-19.
  • Simulation de pandémie comme monnaie d’échange professionnelle : une conversation iMessage de janvier 2017 provenant du téléphone d’Epstein montre un associé mentionnant « pandémies (je viens de faire une simulation de pandémie) » comme qualification professionnelle, tout en discutant de placements professionnels au sein du bureau privé de Gates, de Biomatics Capital de Boris Nikolic, de l’équipe de développement des vaccins de Merck et des produits de réassurance contre les pandémies de Swiss Re.
  • La crise comme actif d’investissement : une note d’information de la Fondation Gates décrit le Fonds mondial d’investissement pour la santé comme un véhicule d’« investissement à impact » visant des rendements de cinq à sept pour cent sur les médicaments et les vaccins, garantis à hauteur de soixante pour cent du capital.
  • La simulation comme livrable technique : un document de cadrage interne de 2017 du bgC3, le bureau privé de Gates, mentionne la « simulation de pandémie de souches » aux côtés des applications en neurotechnologie et en défense nationale.
  • Le réseau de préparation aux pandémies : une lettre de la Fondation Gates datant de 2015 confirme la coordination de la préparation aux pandémies avec l’Institut international pour la paix – dirigé par Terje Rød-Larsen, un invité à dîner d’Epstein documenté – tandis qu’Epstein transmet séparément à Rød-Larsen les messages publics de Gates sur les pandémies.
Avant-propos : l’architecture que vous n’étiez pas censé remarquer

On ne construit pas une caserne de pompiers après un incendie. Ce serait une réaction impulsive. Or, les documents ci-dessous révèlent tout autre chose : une caserne construite à côté d’une usine de stockage d’accélérateurs d’incendie, appartenant aux mêmes personnes qui ont rédigé le règlement de construction.

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Les courriels, accords, SMS, notes d’information sur les investissements et mémos de cadrage examinés dans ce rapport ne prouvent pas que la COVID-19 ait été fabriquée ou diffusée délibérément. Il s’agit d’une question de preuve distincte. Ce qu’ils démontrent, selon les propres termes des participants, c’est que les pandémies et les vaccins étaient considérés comme des catégories financières et stratégiques permanentes des années avant toute pandémie déclarée, avec des instruments de financement, des cadres juridiques, des stratégies de communication, des portefeuilles de brevets, des programmes de simulation, des produits de réassurance et des exercices de simulation.

Les personnes qui ont bâti ces structures n’étaient pas des responsables de la santé publique réagissant à des menaces émergentes. Il s’agissait de financiers, de stratèges de cabinets privés, de dirigeants de l’industrie pharmaceutique et d’intermédiaires condamnés travaillant au sein des conseils d’administration de JP Morgan, rédigeant des documents de cadrage au sein du cabinet privé de Gates, coordonnant des actions dans des juridictions offshore et facilitant les placements professionnels dans les équipes de vaccination et les unités de réassurance en cas de pandémie.

Cette distinction est importante. La préparation est un bien public. L’alignement préalable des intérêts financiers, du pouvoir et du contrôle du discours autour d’une catégorie de crise anticipée ne l’est pas – et les documents qui suivent montrent avec quelle facilité un tel alignement dérive du service public vers l’exploitation systémique.

La question : JP Morgan s’intéresse à Epstein

Avant les expressions qui allaient plus tard définir cette histoire — « financement des vaccins », « branche offshore », « simulation de pandémie » —, il y avait des interrogations et des questions. Et cela révèle qui tirait les ficelles.

Le 17 février 2011, Juliet Pullis, cadre chez JP Morgan travaillant sous les ordres de Jes Staley, a envoyé un courriel à Jeffrey Epstein contenant une liste structurée de questions. Elle expliquait que Staley lui avait demandé de les lui transmettre. Ces questions provenaient de « l’équipe JPM qui élabore des propositions pour Gates ».

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Source : Fil de discussion par courriel intitulé « Re : de Jes » daté du 17 au 18 février 2011. ( EFTA00904739–40 )

Les questions étaient précises et opérationnelles : quels sont les objectifs des commanditaires ? L’anonymat est-il important ? JP Morgan devrait-elle fournir des conseils ou intervenir dans la mise en œuvre ? Qui gère les investissements : le principal financeur ou les donateurs individuels ? Qui gère les subventions ? Quelle plateforme technologique est prévue ?

Il ne s’agit pas d’une simple démarche. Une grande banque de Wall Street demande à un délinquant sexuel condamné de définir la structure d’un fonds caritatif lié à Gates. JP Morgan n’offrait pas à Epstein un siège à la table des décisions ; elle lui demandait de concevoir la table elle-même.

La réponse d’Epstein, envoyée le soir même, est d’une remarquable fluidité. Il décrit un fonds de dotation de JP Morgan doté d’un « conseil d’administration exceptionnel, divisé en comité d’investissement et de distribution ». Il fait référence au Giving Pledge – le programme Gates-Buffett par lequel les milliardaires s’engagent à donner plus de la moitié de leur fortune – et note que plus de soixante milliards de dollars avaient déjà été promis. Puis il repère l’opportunité :

« La suite est incertaine. Ils ont tous un conseiller fiscal, mais n’ont aucune idée de comment s’en débarrasser. »

Il décrit la relation du fonds avec la banque en des termes qui vont bien au-delà d’un simple rôle de conseil : « JPM serait un élément essentiel. Pas un conseiller… un opérateur, un garant de la conformité. » Il envisage la banque non pas comme un consultant proposant des options, mais comme la colonne vertébrale opérationnelle du véhicule, prenant en charge la conformité, l’administration et l’exécution des investissements.

La réponse de Jes Staley à tout cela a tenu en trois mots : « Nous devons parler. »

La phrase qui devrait vous glacer le sang

Cinq mois plus tard, en juillet 2011, Epstein envoya un courriel interne à Jes Staley, avec Boris Nikolic, principal conseiller scientifique et technologique de Bill Gates, en copie. Ce courriel décrivait le fonds de dotation proposé en des termes plus élaborés. Une phrase, dissimulée dans le langage opérationnel, mérite d’être lue attentivement :

« Une proposition cloisonnée qui permettra à Bill d’obtenir plus d’argent pour les vaccins. »

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Source : Courriel intitulé « GATES… » daté du 26 juillet 2011 ( EFTA01860211.pdf )

Pas « plus de recherche ». Pas « capacité d’urgence ». Pas « résilience du système de santé publique ». De l’argent. Pour les vaccins. Voilà le langage de la création de capital, pas celui de la charité.

Les questions du PDG, les réponses du condamné

Trois semaines plus tard, le 17 août 2011, Mary Erdoes, PDG de JPMorgan Asset and Wealth Management, a envoyé un courriel directement à Epstein, contenant une deuxième série de questions structurées en vue d’une réunion à venir. Elle écrivait depuis Maroon Bells, dans le Colorado, où elle était en vacances, et avait mis Jes Staley en copie.

Ses questions étaient précises : quel rôle jouera la Fondation Gates vis-à-vis des autres donateurs ? Quel est le profil des donateurs potentiels, notamment leur situation fiscale ? L’anonymat est-il important ? La mise en commun des investissements est-elle un élément essentiel ? Quel est le montant potentiel du financement ? Quel est le calendrier de lancement ?

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Source : Courriel intitulé « Re : Questions » daté du 17 août 2011. ( EFTA01256269 )

La réponse d’Epstein, envoyée en quelques minutes, est sans appel. Aucune intervention de la fondation sur les investissements. Les donateurs choisissent entre des portefeuilles personnalisés ou des compartiments prédéfinis – un concept de fonds commun de placement. Le fonds serait « initialement composé principalement d’investisseurs américains », mais, ajoute-t-il : « Toutefois, nous devons être prêts à disposer d’une antenne à l’étranger, notamment pour les vaccins. »

Il prévoit des « milliards de dollars » au cours des deux premières années et « des dizaines de milliards d’ici la quatrième année ». Selon lui, ce calendrier « dépend uniquement de la capacité de JPM à s’organiser, à gérer les aspects juridiques et la structure, à assurer une présence en ligne et à recruter du personnel ». Le principal obstacle n’est ni Gates, ni les donateurs, mais la capacité de la banque à mettre en œuvre ce qu’Epstein a déjà conçu.

Le fonds serait pérenne et assorti de mécanismes de succession. Il ne s’agirait pas d’un programme de réduction des dépenses thématiques, ni d’une initiative à durée déterminée. Ce serait un instrument permanent, conçu pour survivre à ses créateurs.

Il ajoute que le fonds aurait « accès aux cibles actuelles de la Fondation » tout en « recherchant de nouvelles opportunités assorties de critères de réussite ». Dans un simple courriel, Epstein a esquissé un véhicule à vocation mondiale, flexible grâce à son implantation à l’étranger, à durée illimitée et bénéficiant d’un accès direct au vivier de la Fondation Gates.

La PDG de la division de gestion d’actifs de JPMorgan, qui gère 2 000 milliards de dollars, n’a pas demandé au service de conformité d’examiner la situation. Elle n’a pas non plus signalé la source. Elle a exigé des réponses avant le 31 – et les a obtenues le soir même, d’un homme dont la signature électronique indiquait : « Ceci appartient à Jeffrey Epstein. »

La tension : gagner de l’argent grâce à une organisation caritative

Onze jours plus tard, le 28 août 2011, Epstein a envoyé un courriel de suivi à Staley et Erdoes détaillant davantage le concept de fonds de dotation. La structure qu’il décrit n’est pas un organisme de bienfaisance classique. Il s’agit d’une plateforme financière.

Le fonds serait initialement lié exclusivement au programme Gates. Don minimum : cent millions de dollars. Objectif : cent milliards de dollars d’ici deux ans . Sa structure comprendrait des conseils consultatifs, des comités d’investissement, des comités d’attribution de subventions, une administration similaire à celle d’un fonds commun de placement, des services d’évaluation pour les actifs illiquides ou atypiques, et la gestion des investissements serait externalisée auprès de Highbridge, un fonds spéculatif affilié à JPMorgan.

Vient ensuite la phrase qui reconnaît la contradiction au cœur de tout le dispositif : « La difficulté réside dans la génération de revenus à partir d’une organisation caritative. Par conséquent, les activités lucratives doivent être gérées de manière indépendante. »

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Source : ( EFTA01835356)

L’architecte de cette structure – un homme condamné pour agressions sexuelles sur mineurs – reconnaît explicitement que le dispositif est conçu pour générer des profits sous couvert d’organisme de bienfaisance . Sa solution n’est pas de supprimer la motivation lucrative, mais de la dissimuler par une séparation stricte des responsabilités.

« Bill est terriblement frustré »

La même chaîne de courriels d’août 2011 contient un autre passage révélateur. Epstein, écrivant à Erdoes, décrit l’état émotionnel de Gates concernant le rythme du projet :

« Bill est extrêmement frustré. Il souhaite renforcer les mesures qui fonctionnent sans pour autant négliger celles qui ne fonctionnent pas… par conséquent, il est indispensable d’expliquer dans la présentation que cela permettrait de dégager des fonds supplémentaires pour les vaccins. »

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Source : Courriel intitulé « Re : Questions » daté du 17 août 2011. ( EFTA01301108 )

Cette phrase nous apprend quatre choses à la fois. Premièrement, Epstein parle en connaissant parfaitement l’état émotionnel de Gates . Deuxièmement, il influence la stratégie de présentation de JPMorgan. Troisièmement, le financement du vaccin sert d’appât, justifiant ainsi le montage financier. Et quatrièmement, c’est Epstein qui dicte ce qui « doit absolument être inclus » pour conclure l’affaire.

Dans cette même correspondance, Epstein décrit la Fondation Gates comme « un groupe extrêmement susceptible qui a dépensé des milliards… on peut difficilement la qualifier de grande réussite, et même la polio n’est pas encore éradiquée ». Il ne s’agit pas d’une analyse philanthropique, mais de gestion de clientèle. Epstein conseille un cadre de Wall Street sur la manière de gérer les insécurités d’un milliardaire.

Pourquoi les fonds de dotation à vocation caritative sont importants

Une brève explication à l’intention des lecteurs qui ne connaissent pas le système financier au cœur de cette histoire.

Les fonds de dotation à vocation caritative ne sont ni illégaux ni intrinsèquement abusifs. Ce sont des instruments philanthropiques largement utilisés qui permettent aux donateurs de bénéficier d’une déduction fiscale immédiate tout en conservant un droit de regard sur l’investissement et la distribution de leur contribution sous forme de subventions. Fidelity, Schwab et Vanguard proposent tous des fonds de dotation à vocation caritative. Ils sont bien établis.

Ce qui les rend pertinents ici, c’est leur ampleur, leur opacité et leur temporalité . Lorsque les fonds de dotation sont conçus pour une durée perpétuelle, une flexibilité offshore, des seuils minimums de cent millions de dollars et une logique axée sur l’investissement — lorsque leur objectif déclaré n’est pas simplement la charité mais la génération de rendements par le biais de véhicules comme les fonds spéculatifs et les produits structurés — ils brouillent la frontière entre philanthropie et ingénierie financière d’une manière que le contrôle public peine rarement à appréhender.

L’avantage fiscal est immédiat. Le don caritatif peut être différé indéfiniment. Et les revenus de placement générés entre-temps s’accumulent au sein d’une structure exonérée d’impôt. Lorsqu’Epstein écrit que « le problème est de faire de l’argent avec une organisation caritative » et propose une séparation « sans lien de dépendance » comme solution, il ne décrit pas un abus du système, mais le système fonctionnant exactement comme prévu – à une échelle que la plupart des régulateurs n’avaient jamais anticipée.

Pour les lecteurs souhaitant un exemple contemporain de la manière dont l’opacité des fonds de dotation peut s’entremêler avec l’influence politique et le plaidoyer transfrontalier, voir : « Influence étrangère révélée : le fonds caritatif Schwab se joint à une attaque menée depuis le Royaume-Uni contre la liberté d’expression aux États-Unis ».

Investissement à impact : quand la crise devient une classe d’actifs

Si les courriels de 2011 donnent un aperçu du projet, un document d’information distinct de la Fondation Gates révèle la philosophie dans sa forme aboutie.

Une note confidentielle de 15 pages, préparée pour une table ronde organisée par JPMorgan le 23 septembre 2013, décrit le Fonds d’investissement pour la santé mondiale comme « le premier fonds d’investissement axé sur le développement de médicaments et de vaccins pour la santé mondiale ». Le fonds vise explicitement des rendements financiers de l’ordre de cinq à sept pour cent, tout en restituant l’intégralité du capital investi.

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Source : Note d’information intitulée « Panel JPM – Lancement du Fonds mondial d’investissement pour la santé ». ( 0EFTA01103797 )

Le mécanisme de réduction des risques liés aux investissements privés est essentiel : la Fondation Gates et d’autres partenaires offrent une garantie de soixante pour cent du capital, ce qui signifie que les investisseurs pourraient participer au développement de vaccins et de médicaments avec la majeure partie de leurs pertes absorbées par des capitaux philanthropiques et souverains.

Voici la logique structurelle du financement des pandémies mise à nu : risque public, garantie philanthropique, gain privé. Les vaccins et les outils de santé mondiale ne sont plus considérés comme des biens publics à financer puis à oublier, mais comme des actifs investissables dont les profils de risque sont délibérément conçus pour attirer les capitaux.

Le Réseau de préparation aux pandémies : Gates, Epstein et l’Institut international pour la paix

Les sections précédentes de l’article s’intéressaient à l’argent. Celle-ci s’intéresse aux invitations à des réunions, et elles mènent toutes deux aux mêmes endroits.

Le 9 mars 2015, Amy K. Carter, directrice adjointe des subventions d’intérêt familial à la Fondation Bill & Melinda Gates, a écrit au Dr Terje Rød-Larsen, président de l’Institut international pour la paix, au sujet de la proposition de l’IPI d’organiser «

une réunion d’experts pour discuter de la manière dont nous pouvons lutter et prévenir le plus efficacement possible les pandémies ».

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Source : Lettre de la Fondation Gates à l’IPI, le 9 mars 2015. ( EFTA02713880 / EFTA_R1_02137620)

La Fondation a refusé de financer la réunion, mais a confirmé que plusieurs des groupes figurant dans la proposition de l’IPI étaient « déjà en discussion avec le personnel de la Fondation Gates au sujet de la préparation et de la réponse aux pandémies » en amont de l’Assemblée mondiale de la santé et du G7. La lettre indiquait que ces sujets seraient des « thèmes clés » lors des deux forums.

Rappelons-nous : Rød-Larsen est le même homme qui a assisté au dîner de septembre 2013 chez Epstein, en compagnie de Bill et Melinda Gates et de Thorbjørn Jagland, alors secrétaire général du Conseil de l’Europe. Ce lien est loin d’être anodin. L’institution de Rød-Larsen propose des réunions en période de pandémie à Gates, et sa vie sociale privée se déroule principalement dans la salle à manger d’Epstein.

Trois mois plus tard, le 2 juin 2015, Epstein a transmis à Rød-Larsen un article de Vox concernant Bill Gates et la préparation à une pandémie de grippe, sans commentaire, se contentant de fournir le lien. L’URL : vox.com/2015/5/27/8660249/gates-flu-pandemic.

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Source : E-mail de Jeffrey Epstein à Terje Rød-Larsen. 2 juin 2015. ( EFTA02499005 )

Le schéma est précis : la Fondation Gates refuse de financer la réunion de Rød-Larsen sur la pandémie en mars. Epstein transmet à Rød-Larsen les messages publics de Gates sur la pandémie en juin. Les instances officielles s’y opposent. Le réseau Epstein maintient le dialogue. C’est le rôle d’un intermédiaire : préserver des relations que les institutions formelles ne peuvent – ou ne veulent – entretenir elles-mêmes.

De la proposition au pouvoir : la réunion de Genève de mai 2015 sur la préparation aux pandémies

La proposition n’est pas restée théorique. En mai 2015, l’Institut international pour la paix a organisé à Genève une réunion à huis clos de haut niveau intitulée « Se préparer aux pandémies : tirer des enseignements pour des réponses plus efficaces ». L’ordre du jour révèle une convergence de pouvoirs institutionnels rarement réunis en dehors des périodes de crise déclarée : le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, le président de la Banque mondiale, le président du Comité international de la Croix-Rouge, le président international de Médecins Sans Frontières, ainsi que de hauts responsables des Nations Unies et de la santé mondiale.

Il convient de noter que l’ordre du jour de cette réunion de Genève a circulé en privé à l’avance, a été explicitement mentionné dans un courriel d’Epstein daté du 20 mars 2015, émanant de la direction de l’Institut international pour la paix, et a été transmis par les voies diplomatiques des semaines avant la tenue de la réunion, soulignant ainsi que cette convergence était planifiée, coordonnée et délibérée plutôt qu’émergente.

Le cadre même de la réunion est révélateur. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’épidémiologie ou l’analyse rétrospective, l’ordre du jour s’articule autour de questions de gouvernance prospectives : comment anticiper les pandémies, comment exercer l’autorité, comment coordonner les multiples parties prenantes et, surtout, quels mécanismes juridiques, institutionnels et financiers mettre en place en amont pour permettre une réponse rapide et centralisée. Une session entière est consacrée à l’identification des lacunes juridiques et de gestion, des blocages institutionnels et des points de tension qui ont limité les réponses précédentes, suivie d’une autre axée explicitement sur la mise en œuvre : qui doit être responsable, comment les politiques doivent être mises en œuvre et comment le suivi international doit être assuré.

Dans ce contexte, la préparation aux pandémies n’est pas envisagée comme une planification d’urgence pour des événements exceptionnels, mais comme un domaine permanent de la gouvernance mondiale, exigeant une autorité pré-alignée, des chaînes de responsabilité pré-établies et des instruments financiers prêts à l’emploi. La présence de la Banque mondiale aux côtés des institutions humanitaires et sanitaires souligne que les pandémies étaient déjà perçues non seulement comme des crises de santé publique, mais aussi comme des chocs systémiques nécessitant une réponse financière et politique coordonnée. Cette architecture était en place des années avant la COVID-19, et bien avant que le public ne soit invité à un véritable débat sur son ampleur, sa légitimité ou ses conséquences.

Source : Institut international pour la paix. « Se préparer aux pandémies : enseignements tirés pour des réponses plus efficaces » (Agenda). Genève, mai 2015. ( EFTA_R1_01347204 )
La pandémie en tant que catégorie – et non en tant qu’événement

En mai 2017, un échange de courriels entre Epstein, Gates et Boris Nikolic revient sur le concept de fonds de dotation. Epstein présente ces fonds comme un « contrepoids » aux coupes budgétaires prévues dans le financement public de la recherche scientifique. Nikolic répond par une phrase qui mérite d’être lue attentivement :

« Cela pourrait constituer une excellente voie à suivre pour certains domaines clés tels que l’énergie, la pandémie, etc. »

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Source : Courriel daté du 24 mai 2017. ( EFTA00697005 )

La pandémie est considérée comme une catégorie permanente – au même titre que l’énergie – propice à la mobilisation de capitaux privés à long terme. Il ne s’agit pas d’un discours d’urgence, mais d’un discours de stratégie de portefeuille.

En 2017, soit trois ans avant la COVID-19, les proches de Gates considéraient déjà les pandémies comme un secteur de financement durable – un domaine qui persisterait, qu’une épidémie spécifique se matérialise ou non.

Le Rolodex : La simulation de pandémie comme monnaie d’échange professionnelle
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Le document le plus troublant de ce lot n’est ni un courriel adressé à un dirigeant de banque, ni une lettre d’une fondation. Il s’agit d’une conversation par SMS – un échange iMessage provenant du téléphone d’Epstein, daté du 20 au 23 janvier 2017 – entre Epstein (utilisant l’adresse courriel je*******@***il.com) et un associé non identifié.

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Source : fil de discussion iMessage, 20-23 janvier 2017. ( EFTA01617419-27 )

La conversation débute par des vœux d’anniversaire. Le collaborateur arrive de Zurich. Ils conviennent d’une brève rencontre. Puis, la conversation prend une tournure inattendue : une séance de planification de carrière où le collaborateur explore ses options professionnelles – et presque toutes passent par le réseau d’Epstein.

L’autodescription de ce collaborateur est remarquable par sa précision. Il se décrit comme médecin ayant travaillé à l’ONU, à l’OMS, à la Fondation Gates et à la Banque mondiale. Et ensuite : 

« Mon expertise porte également sur la sécurité sanitaire publique. Les pandémies (je viens de participer à une simulation de pandémie) et les menaces qui pèsent sur la santé des États-Unis. Cela pourrait constituer une plateforme importante. »

La simulation de pandémie est perçue comme un atout professionnel, un levier d’ascension, et non comme un exercice de sécurité publique ou une activité académique. Elle est considérée comme une plateforme pour l’avancement de carrière, au même titre que l’accès au pouvoir politique et institutionnel.

Les perspectives de carrière énumérées ensuite par le collaborateur ressemblent à une carte du complexe industriel de la préparation aux pandémies : « Associé au conseil d’administration de Biomatics Capital (Boris), mais cela signifierait que je devrais l’aider à lever des fonds auprès de BG. »

Biomatics Capital est le fonds d’investissement de Boris Nikolic. Nikolic — principal conseiller scientifique de Gates, celui-là même qui figurait en copie des courriels sur les vaccins de 2011, celui-là même qui inclura plus tard la « pandémie » dans les catégories de son fonds d’investissement pour les affaires de défense — reçoit ici du personnel recruté par Epstein.

« Bureau de BG (pour 6 mois maximum), travaillant sur une série de dossiers complexes, mais en tant que son conseiller scientifique principal. »

Le bureau privé de Gates – bgC3, la même entité qui a produit la simulation de pandémie – est indiqué comme lieu de destination. Le rôle d’Epstein en tant qu’intermédiaire est explicite. Il donne ensuite les instructions suivantes : « Préparez votre CV… pour ma soumission. »

« Rejoindre l’équipe Merck pendant 6 à 12 mois au sein de leur équipe de vaccination (effort important pour le vaccin Gardasil/HPV) nécessiterait d’être basé au Rwanda. »

L’équipe de Merck chargée des vaccins. Gardasil. Un lien direct entre le téléphone d’Epstein et les opérations pharmaceutiques liées aux vaccins.

« J’ai rejoint l’équipe de Swiss Re (réassurance) qui développe des produits de santé. J’ai notamment travaillé sur un produit lié aux pandémies et contribué au développement d’un déclencheur paramétrique. »

Il s’agit peut-être de l’élément le plus important de la liste sur le plan structurel. Swiss Re est l’une des plus grandes sociétés de réassurance au monde. Un « déclencheur paramétrique » est un mécanisme financier automatisé qui effectue un versement lorsqu’un seuil prédéfini est franchi — en l’occurrence, une déclaration de pandémie. Le collaborateur explique avoir participé au développement d’un produit financier qui génère automatiquement des versements en cas de déclaration de pandémie . Quant au réseau d’Epstein, il lui sert de tremplin pour sa carrière.

Le collaborateur mentionne également : « Rejoignez le Forum économique mondial en tant que conseiller scientifique principal auprès de Klaus Schwab. »

Et: « Rejoignez l’équipe de Martin Sorrell et contribuez au développement de technologies médiatiques pour comprendre et contrer la fragilité des gouvernements internationaux. »

La liste complète comprend le bureau de Gates, le fonds de Nikolic, l’équipe de Merck chargée des vaccins, les produits de Swiss Re liés à la pandémie, le Forum économique mondial, la Fondation Rockefeller, la Banque mondiale, Goldman Sachs, Alibaba, MasterCard et TPG Capital. Chaque maillon essentiel de la chaîne de valeur, de la préparation aux pandémies à la rentabilité, figure sur un seul et même menu de carrière, accessible via les SMS de Jeffrey Epstein.

Puis, le collaborateur révèle comment Gates lui-même s’intègre dans ce calcul : « BG… Il déteste la santé mentale, mais il est passionné par les vaccins et l’autisme. Cela pourrait être le point de départ d’une conversation plus large. »

L’intérêt de Gates pour les vaccins est présenté non comme un engagement philanthropique, mais comme un levier psychologique pour faciliter l’accès à ces ressources . Son associé conçoit les vaccins et l’autisme comme le point d’entrée – l’amorce – qui ouvrira la voie à un dialogue plus large. C’est la même logique stratégique qu’Epstein a employée en 2011 lorsqu’il a insisté pour que des fonds supplémentaires soient alloués aux vaccins lors de la présentation à JPMorgan. Les vaccins ne sont pas la mission, ils sont la clé.

La réaction d’Epstein face à cet inventaire professionnel interminable ? « BG. » Puis : « Pas trop général. » Puis : « BG. » Il oriente son associé vers Gates. L’associé acquiesce. Epstein ordonne : « Prépare ton CV… pour que je le soumette. »

Un autre élément de cette conversation mérite notre attention. La veille, Epstein avait envoyé un SMS : « N’hésitez pas à demander à Bill s’il souhaite une rencontre privée avec Bannon, Thiel ou Barracks. » C’était le 21 janvier 2017, le lendemain de l’investiture de Donald Trump. Epstein propose d’organiser des rencontres privées entre Bill Gates et les principaux acteurs de la nouvelle administration. L’homme qui a conçu le fonds de dotation, qui a dirigé la stratégie de présentation de JPMorgan, qui a placé du personnel au sein du cabinet de Gates et du fonds de Nikolic, propose désormais de mettre Gates en relation avec la Maison-Blanche.

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Simulation de pandémie de souches : un livrable technique

Deux mois plus tard (mars 2017), un courriel distinct intitulé « Livrables et périmètre de bgc3 » détaille les travaux proposés pour bgc3, le bureau stratégique privé de Bill Gates. Ce document énumère les livrables dans plusieurs domaines : santé nationale, infrastructure de données de santé personnelles, neurotechnologies, neurosciences et, sans mise en évidence particulière, 

« Recommandations de suivi et/ou spécifications techniques pour la simulation de pandémie de souches. »

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Sont également incluses les neurotechnologies utilisées comme armes dans le renseignement et la défense nationale.

Il ne s’agit pas d’un exercice de simulation public ni d’un document de politique générale. C’est un document de cadrage interne qui traite la simulation de pandémie comme une discipline technique, s’inscrivant dans le même cadre de planification que la surveillance sanitaire, les systèmes de données et les applications de défense.

Le courriel a été transmis à Jeffrey Epstein. Quel que soit son rôle précis, son implication continue dans la planification stratégique de Gates jusqu’en 2017 est avérée et non présumée.

Conjuguée à la conversation iMessage de janvier 2017 – où un associé d’Epstein mentionne nonchalamment avoir « fait une simulation de pandémie » – la situation s’éclaircit : la simulation de pandémie n’était pas un exercice ponctuel. C’était une compétence acquise, un gage de réussite professionnelle et un livrable technique au sein de l’entourage de Gates et Epstein, le tout au cours du même trimestre de la même année.

Entre le document de cadrage de mars 2017 et la simulation d’octobre 2019, l’architecture n’a pas stagné. Elle s’est accélérée, grâce à des canaux publics désormais accessibles à tous.

En janvier 2017 – le même mois que la publication du fil de discussion iMessage sur la planification de carrière et le même trimestre que la publication du document de cadrage du bgC3 – la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) a été officiellement lancée au Forum économique mondial de Davos, dotée d’un financement initial de 460 millions de dollars provenant de la Fondation Gates, du Wellcome Trust et des gouvernements de Norvège, du Japon et d’Allemagne. La mission explicite de la CEPI : réduire les délais de développement des vaccins de dix ans à moins de douze mois, avec comme cibles initiales le coronavirus MERS. À Davos, Bill Gates a décrit l’initiative comme la mise en place d’une infrastructure vaccinale « en temps de paix », afin qu’elle soit opérationnelle en cas de pandémie.

Six mois plus tard, en juin 2017, la Banque mondiale a émis les premières obligations catastrophes pandémiques : 320 millions de dollars de titres vendus à des investisseurs privés par le biais de son mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie. Structurées par Swiss Re et Munich Re, ces obligations comportaient des mécanismes de déclenchement paramétriques qui libéraient automatiquement des capitaux lorsque des seuils pandémiques prédéterminés étaient franchis. Le coronavirus était explicitement mentionné comme un risque couvert. Les investisseurs bénéficiaient de taux de coupon supérieurs à 11 % sur la tranche à risque le plus élevé, des rendements qui devaient se poursuivre tant qu’aucune pandémie admissible ne survenait. Lorsque la COVID-19 a finalement déclenché le mécanisme en avril 2020, les investisseurs ont perdu leur capital et 195,84 millions de dollars ont été déboursés. Mais pendant les trois années précédentes, le produit avait fonctionné exactement comme l’avait décrit l’associé d’iMessage : un instrument de réassurance pandémique avec un mécanisme de déclenchement paramétrique, générant des rendements jusqu’à la survenance de l’événement déclaré.

Parallèlement, en décembre 2019, soit plusieurs semaines avant que l’OMS ne soit informée du foyer de pneumonie de Wuhan, le NIAID et Moderna ont conclu un accord de transfert de matériel envoyant des candidats vaccins à ARNm contre le coronavirus au laboratoire de Ralph Baric à l’UNC Chapel Hill.

Au moment où l’événement 201 a débuté, l’architecture décrite dans les sections précédentes n’était plus à l’état de concept. Elle était financée, structurée, garantie, assurée, dotée en personnel et juridiquement formalisée. Il ne restait plus qu’à procéder à la répétition.

Événement 201 : La répétition générale

Le 18 octobre 2019, six semaines avant les premiers cas de COVID-19 reconnus publiquement, le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire, le Forum économique mondial et la Fondation Bill & Melinda Gates ont co-organisé l’événement 201, un exercice de simulation de pandémie de haut niveau mettant en scène un nouveau coronavirus.

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L’exercice portait sur la coordination gouvernementale, les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques, la gestion des médias, les stratégies de censure sur les réseaux sociaux, le respect des réglementations publiques et l’harmonisation de la gouvernance internationale. Parmi les participants figuraient des représentants d’institutions financières internationales, d’entreprises pharmaceutiques, de services de renseignement et d’organisations médiatiques.

L’événement 201 n’a pas causé la COVID-19. Ce n’est pas ce qui est affirmé.

L’argument est le suivant : lorsqu’une pandémie de coronavirus est simulée des semaines avant l’apparition d’une véritable pandémie de coronavirus , et lorsque cette simulation coïncide avec des années de structuration financière, de développement de brevets, de travaux de simulation internes, de développement de produits de réassurance, de placement de personnel dans les équipes de vaccination et de véhicules de capital déjà conçus autour de rendements de catégorie pandémie, la coïncidence à elle seule ne suffit pas à expliquer la convergence.

Cela ne prouve pas l’existence d’un complot. Cela prouve que l’infrastructure institutionnelle permettant de tirer profit précisément de ce type de crise était déjà en place, testée, dotée en personnel et assurée.

Le problème de la prévoyance en matière de brevets

Note sur la portée des preuves : les sections précédentes de cette enquête s’appuient exclusivement sur des courriels internes, des accords financiers, des SMS et des documents de planification issus des dossiers Epstein – des preuves de première main, recueillies auprès des participants eux-mêmes. Les brevets présentés ci-après proviennent d’une autre catégorie de preuves : les documents publics déposés auprès de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) et la littérature scientifique évaluée par les pairs. Aucun lien documentaire direct entre les titulaires de brevets mentionnés ci-dessous et la correspondance Epstein-Gates-JPMorgan n’a été établi dans les documents publiés. Ces brevets permettent toutefois de mettre en lumière le contexte industriel plus large dans lequel l’architecture financière décrite ci-dessus a été mise en place, ainsi que le calendrier qui a rendu structurellement possible une monétisation rapide.

Bien avant que le COVID-19 ne soit nommé, des technologies liées au coronavirus étaient déjà brevetées. Les détails sont publics.

Les brevets fondamentaux de Moderna sur l’ARNm revendiquent la priorité sur les demandes déposées entre 2010 et 2016. En 2015, le NIAID et Moderna ont conclu un accord de recherche et développement coopératif axé sur la mise au point de vaccins à ARNm. Le 12 décembre 2019 – soit plusieurs semaines avant que l’OMS ne soit informée d’un foyer de pneumonie à Wuhan – un accord de transfert de matériel entre le NIAID, Moderna et le laboratoire de Ralph Baric à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill a permis le transfert de « candidats vaccins à ARNm contre le coronavirus, développés et détenus conjointement par le NIAID et Moderna », destinés à des essais sur des animaux. Cet accord concernait spécifiquement le MERS-CoV, et non le SARS-CoV-2, et a été modifié en février 2020 après le séquençage du nouveau virus. Mais la plateforme était déjà en place.

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L’historique des brevets à l’UNC est encore plus ancien. Ralph Baric a déposé son premier brevet sur des méthodes de production de coronavirus recombinants en avril 2002 ( brevet américain n° 7 279 327 ). En mars 2015, Baric et ses collègues ont déposé une demande de brevet international pour des protéines de pointe chimériques du coronavirus (PCT/US2015/021773), qui a abouti au brevet américain n° 9 884 895 en février 2018 – financé par la subvention NIH n° U54AI057157. Les décennies de recherche de Baric sur les coronavirus, financées par les NIH, notamment ses travaux sur l’augmentation de la fonction des constructions de protéines de pointe, ont permis d’acquérir des compétences largement documentées dans des publications scientifiques à comité de lecture et des dépôts de brevets plusieurs années avant 2020.

Ces brevets ne prouvent pas l’intention de disséminer un agent pathogène. Ce n’est pas l’objet de la revendication. Ils prouvent l’anticipation d’une utilité et ont permis une monétisation rapide lorsque les conditions anticipées se sont concrétisées, une dynamique reconnue en droit de la propriété intellectuelle sous le nom de « prévoyance par brevet ». (Voir « Le problème de la prévoyance par brevet »)

Le point structurel est le suivant : l’architecture financière décrite dans les sections précédentes – les fonds de développement des affaires (DAF), les véhicules d’investissement à impact, les mécanismes de déclenchement de la réassurance, les programmes de simulation – n’a pas été conçue isolément. Elle a été élaborée en parallèle, et parfois même en étroite proximité, avec un processus de développement de brevets et de technologies visant à garantir que les détenteurs de la plateforme seraient en mesure d’agir en premier en cas de pandémie de coronavirus. Les documents examinés dans le cadre de cette enquête ne prouvent pas que ces deux initiatives étaient coordonnées. Ils prouvent qu’elles étaient simultanées, qu’elles impliquaient des institutions communes et que les deux étaient pleinement opérationnelles avant l’arrivée de la COVID-19.

Quand brevets, simulations, instruments de financement, exercices de simulation, clauses de réassurance et documents de périmètre internes existent déjà avant une crise, il ne s’agit pas d’une théorie du complot. Il s’agit d’une préparation structurelle à la rentabilité – une préparation qui privilégie la rapidité, centralise le contrôle et marginalise les approches alternatives.

Des brevets associés à Moderna pour les plateformes de vaccins contre le coronavirus existaient des années avant la pandémie. Les recherches menées par Ralph Baric et ses collègues de l’Université de Caroline du Nord , en collaboration avec des laboratoires financés par les NIH, ont permis d’obtenir des résultats sur la protéine Spike du coronavirus et des capacités de gain de fonction qui ont été documentés dans des publications scientifiques à comité de lecture et des dépôts de brevets bien avant 2020.

Les brevets ne prouvent pas l’intention de disséminer un agent pathogène. Ils prouvent l’anticipation d’une utilité et permettent une monétisation rapide lorsque les conditions anticipées se concrétisent, une dynamique reconnue en droit de la propriété intellectuelle sous le nom de « prévoyance en matière de brevets » .
(Voir « Le problème de la prévoyance en matière de brevets »)

Epstein comme intermédiaire : un risque de gouvernance, et non une rumeur.

Parmi les documents les plus importants de ces archives figure une lettre d’accord datée du 8 août 2013, adressée à William H. Gates.

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La lettre indique que Gates a « expressément demandé » que Jeffrey Epstein « représente personnellement » Boris Nikolic dans certaines négociations financières et logistiques. Elle reconnaît qu’Epstein entretenait une « relation de travail » avec Gates, dans le cadre de laquelle Epstein avait déjà reçu des « informations confidentielles et/ou exclusives ». Gates renonce à tout conflit d’intérêts et offre une large garantie d’indemnisation.

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Source : Lettre d’accord datée du 8 août 2013. ( EFTA02685163 )

Cet accord a été conclu cinq ans après la condamnation d’Epstein pour incitation à la prostitution de mineure . Gates avait les moyens de collaborer avec n’importe qui. Il a choisi un délinquant sexuel fiché et l’a formalisé par écrit.

Des documents supplémentaires relatifs à l’agenda de 2010 à 2014 font état de réunions privées répétées, de dîners, de voyages en jet privé, de rendez-vous tardifs et d’un dîner en septembre 2013 à la résidence d’Epstein auquel ont assisté Bill et Melinda Gates, ainsi que Terje Rød-Larsen et Thorbjørn Jagland — le même Rød-Larsen dont l’Institut international pour la paix coordonnait des réunions sur la pandémie avec la Fondation Gates, et qui recevait les communiqués de presse d’Epstein relatifs à la pandémie.

Comme le démontre la conversation iMessage de janvier 2017, le rôle d’intermédiaire d’Epstein s’étendait bien au-delà de Gates personnellement. Il plaçait du personnel au sein du cabinet privé de Gates, de Biomatics Capital (la société de Nikolic), de l’équipe de Merck chargée des vaccins, de l’unité de réassurance pandémie de Swiss Re et du Forum économique mondial. Il organisait des rencontres avec la nouvelle administration Trump. Il pilotait la stratégie de présentation chez JPMorgan. En bref, il était le principal intermédiaire par lequel transitaient les flux financiers, scientifiques, politiques et politiques liés à la pandémie.

Les intermédiaires ont leur importance car ils influencent les résultats sans avoir à rendre de comptes. Lorsqu’une personne comme Epstein se trouve au cœur de ce réseau, la confiance du public n’est pas une conséquence fortuite, mais bien une victime collatérale.

Le problème ne réside pas seulement dans l’implication d’Epstein, mais aussi dans le fait que des institutions aux ressources illimitées l’aient choisi à maintes reprises comme intermédiaire – malgré sa condamnation – alors que d’autres options ne manquaient pas. JPMorgan comptait des milliers de conseillers en gestion de patrimoine. La Fondation Gates employait plus de 1 500 personnes. Boris Nikolic aurait pu engager n’importe quel cabinet d’avocats du pays. 

Ils ont choisi Epstein – et ils ont continué de le choisir, année après année, de 2011 à au moins 2017. Ce schéma révèle une défaillance de gouvernance, et non une coïncidence.

Entre les lignes

Voici ce que ces documents, pris ensemble, révèlent – non pas comme une accusation, mais comme un schéma récurrent :

  • JPMorgan a traité un délinquant sexuel condamné comme l’architecte opérationnel d’un fonds caritatif lié à Gates, sollicitant son avis sur la structure, la conformité et la stratégie dès février 2011.
  • Les vaccins ont été présentés comme un argument de levée de capitaux au sein de structures financières conçues pour l’échelle, la flexibilité offshore et la génération de profits à distance — des années avant toute pandémie.
  • La pandémie a été considérée comme une catégorie stratégique permanente — et non comme une urgence hypothétique — par les personnes qui conçoivent les fonds conseillés par les donateurs et les véhicules d’investissement à impact.
  • La simulation de pandémie était à la fois un livrable technique, une qualification professionnelle et un tremplin pour l’insertion professionnelle – le tout dans l’orbite Gates-Epstein, le tout documenté début 2017.
  • Des produits de réassurance contre les pandémies avec déclencheurs paramétriques — des instruments financiers qui versent automatiquement des indemnités lors d’une déclaration de pandémie — étaient en cours de développement par des professionnels du réseau de placement professionnel d’Epstein.
  • Le réseau de préparation aux pandémies passait par Epstein : de la correspondance institutionnelle de la Fondation Gates avec l’Institut international pour la paix au canal privé d’Epstein vers son président.
  • Ces exercices de simulation ne se limitaient pas à modéliser la propagation de la maladie, mais incluaient également le contrôle du récit , la coordination gouvernementale et l’adhésion du public – des semaines avant l’événement réel.
  • Les structures financières garantissaient aux investisseurs privés un risque minimal tout en leur permettant de conserver un potentiel de gain – un dispositif qui crée des incitations systémiques à identifier, maintenir et même privilégier les conditions dans lesquelles ces investissements sont rentables.

Rien de tout cela n’implique une intention criminelle pour être dangereux. Le seul mécanisme incitatif – la convergence, avant une crise, de la préparation, des capitaux, du pouvoir et du discours dominant – crée une dynamique favorisant des résultats qui servent les intérêts des personnes préparées.

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Facilitation institutionnelle et coût du désengagement

Les conséquences de la complaisance des institutions envers leurs clients influents ne sont plus de simples hypothèses. En novembre 2023, un juge fédéral américain a validé un accord à l’amiable de 290 millions de dollars entre JPMorgan Chase et plus de 100 femmes accusant Jeffrey Epstein d’agressions sexuelles. Cette décision faisait suite aux révélations selon lesquelles la banque avait ignoré des alertes internes et négligé des signaux d’alarme évidents pendant des années, car Epstein était un client important. En approuvant l’accord, le juge Jed Rakoff a souligné que cette affaire envoyait un message clair aux institutions financières quant à leur responsabilité d’identifier et de gérer les risques qu’elles engendrent. JPMorgan n’a pas reconnu sa culpabilité, mais la décision du tribunal a mis en lumière comment les incitations systémiques peuvent primer sur le jugement éthique et juridique jusqu’à ce qu’une instance de contrôle externe intervienne.

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Source : Reuters, « Un juge américain approuve l’accord à l’amiable de 290 millions de dollars conclu entre JPMorgan et les accusatrices d’Epstein », 9 novembre 2023.
L’explication innocente – et ses limites

Les défenseurs de ces dispositifs affirment que la préparation aux pandémies, les exercices de simulation, les investissements dans les vaccins et les produits de réassurance constituent simplement des réponses prudentes aux risques mondiaux connus. Les pandémies ont toujours été une question de temps, et non de possibilité. Les institutions responsables s’y préparent.

Cet argument mérite d’être pris au sérieux – et dans sa version la plus convaincante, et non la plus faible.

Les fonds de dotation à vocation philanthropique ne sont pas rares. Fidelity Charitable est le plus important organisme philanthropique des États-Unis. Les structures de fonds de dotation à vocation philanthropique de l’ordre de cent millions de dollars sont des instruments courants pour les philanthropes fortunés, et la Fondation Gates est loin d’être la seule organisation à y recourir. L’existence d’un fonds de dotation à vocation philanthropique, même important et complexe, n’est pas en soi un signe d’irrégularité.

La préparation aux pandémies n’était pas une préoccupation marginale. Entre 2000 et 2019, les gouvernements, les institutions multilatérales, les centres de recherche et les fondations privées du monde entier ont investi massivement dans ce domaine. L’OMS, les CDC, la BARDA, le Wellcome Trust, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies et des dizaines d’universités ont mené des simulations, financé des plateformes de vaccination et mis au point des mécanismes de financement – la plupart sans aucun lien avec Jeffrey Epstein. La préparation aux pandémies était une activité institutionnelle courante, et nombre de ceux qui y participaient agissaient de bonne foi.

Tout cela est vrai. Et rien de tout cela ne répond aux questions soulevées par ces documents.

La question n’est pas de savoir si les fonds de dotation existent ou si la préparation aux pandémies est légitime. La question est de savoir pourquoi l’architecture spécifique décrite ici – des structures offshore dédiées aux vaccins, des véhicules à durée indéterminée avec séparation des profits, des mécanismes paramétriques automatisant les versements en cas de déclaration de pandémie – a été conçue, perfectionnée et mise en œuvre par un biais passant à plusieurs reprises par un délinquant sexuel condamné. L’existence généralisée de ces outils rend ce circuit d’autant plus troublant. Gates avait accès à tous les cabinets d’avocats, toutes les banques, toutes les structures de conseil au monde. JPMorgan comptait des milliers de conseillers en gestion de patrimoine. Boris Nikolic aurait pu faire appel à n’importe quel cabinet de conseil du pays. L’abondance d’alternatives légitimes est précisément ce qui rend ce circuit exposé si difficile à justifier.

L’ampleur des mesures légitimes de préparation aux pandémies n’explique pas non plus la concentration constatée ici. Des centaines d’institutions ont œuvré à cette préparation. Or, les documents de ce rapport ne décrivent pas des centaines d’institutions. Ils décrivent un réseau unique où un même petit groupe d’individus a simultanément conçu les montages financiers, dirigé la stratégie de communication, affecté du personnel aux équipes de vaccination et aux unités de réassurance, financé les simulations, détenu les brevets et facilité l’accès aux instances politiques – un seul homme assurant la coordination de toutes ces fonctions. Le problème n’est pas tant que la préparation ait eu lieu, mais plutôt que nombre de ses dimensions financières, stratégiques et humaines aient convergé par l’intermédiaire d’un seul intermédiaire dont la légalité est compromise.

La préparation peut être publique, transparente et soumise à un contrôle démocratique. Or, ces documents révèlent une préparation privatisée, financiarisée et soustraite à toute responsabilité. La distinction entre planification d’intérêt public et prépositionnement d’intérêt privé n’est pas une simple question de sémantique. C’est la différence entre un service d’incendie et un enquêteur spécialisé dans les incendies criminels qui vend également des assurances incendie.

Une interprétation bienveillante vous oblige à croire que chaque caractéristique structurelle de ce système — les bras armés offshore, la durée perpétuelle, les déclencheurs paramétriques, la séparation des pouvoirs, l’intermédiaire condamné — relevait simplement d’une bonne planification. Les documents soulèvent une autre question : une bonne planification pour qui ?

La question que personne n’est censée poser

Si les systèmes sont conçus pour tirer profit des crises — si les mêmes personnes qui conçoivent les instruments financiers financent également les simulations, détiennent les brevets, développent les mécanismes de réassurance, placent le personnel, définissent la politique et gèrent le discours —, alors la question n’est pas de savoir si elles agiraient dans leur propre intérêt.

La question est la suivante : quelles garanties structurelles existent pour éviter qu’ils ne le fassent ?

Et si la réponse est « la confiance » — la confiance dans les mêmes institutions qui ont fait d’un délinquant sexuel condamné un intermédiaire financier, qui ont structuré des véhicules caritatifs avec une « tension » reconnue autour du profit, qui ont simulé une pandémie de coronavirus des semaines avant qu’elle ne survienne, qui ont mis en place des mécanismes de réassurance conçus pour indemniser en cas de déclaration de pandémie —, alors la confiance seule ne suffit pas.

La transparence n’est pas du cynisme. La responsabilité n’est pas une théorie du complot. Et se demander qui profite des catastrophes est la question la plus ancienne et la plus nécessaire de la vie publique.

La lumière du soleil demeure l’intervention de santé publique la plus efficace jamais conçue. Elle est gratuite, ne nécessite aucun brevet et n’a aucun effet secondaire, sauf pour ceux qui préfèrent travailler dans l’obscurité.


Utilisez l’outil de recherche de documents Epstein en accès libre pour des recherches complémentaires .

  1. Courriel de Juliet Pullis (JPMorgan) à Jeffrey Epstein, copie à Jes Staley. Intitulé « Re : de Jes ». 17-18 février 2011. (EFTA00904739-40)
  2. Jeffrey Epstein à Jes Staley, copie à Boris Nikolic. Courriel intitulé « GATES… », 26 juillet 2011.
  3. Jeffrey Epstein à Mary Erdoes, copie à Jes Staley. Courriel intitulé « Re : Questions ». 17 août 2011. (EFTA01256269–70 / EFTA_00188987–88)
  4. Jeffrey Epstein à Jes Staley et Mary Erdoes. Courriel intitulé « À ce jour… pas de brouillon ». 28 août 2011.
  5. Fondation Bill & Melinda Gates. Note d’information intitulée « Panel JPM – Lancement du Fonds mondial d’investissement pour la santé ». Septembre 2013.
  6. Lettre d’accord adressée à William H. Gates. 8 août 2013.
  7. Lesley Groff (bureau d’Epstein). « Point sur le dîner Gates – vendredi 20 septembre 2013 ».
  8. Fondation Bill & Melinda Gates (Amy K. Carter) au Dr Terje Rød-Larsen, Institut international pour la paix. Lettre relative à la réunion sur la préparation aux pandémies. 9 mars 2015. (EFTA02713880 / EFTA_R1_02137620)
  9. Jeffrey Epstein à Terje Rød-Larsen. Article Vox transmis sur Gates et la préparation à la pandémie de grippe. 2 juin 2015. (EFTA02499005 / EFTA_R1_01624983)
  10. Conversation iMessage provenant du téléphone d’Epstein (je*******@***il.com). Planification de carrière, simulation de pandémie, accès à la Fondation Gates, placement dans le secteur des vaccins/pharmaceutique. 20-23 janvier 2017. (EFTA01617419-27)
  11. Courriel intitulé « Livrables et portée de bgc3 ». 3 mars 2017. Transmis à Jeffrey Epstein.
  12. Jeffrey Epstein, Bill Gates et Boris Nikolic. Courriel concernant le rôle de DAF comme contrepoids. 24 mai 2017. (EFTA00697005)
  13. Bill Gates à Jeffrey Epstein. Invitation transmise. « Réunion de Bill Gates avec Jeffrey Epstein (Boris) » sur le campus de la Fondation Bill & Melinda Gates. Juillet 2011.
  14. Boris Nikolic à Jeffrey Epstein. « FW : Bio. » 5 février 2014.
  15. Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire, Forum économique mondial et Fondation Bill & Melinda Gates. « Exercice de simulation de pandémie Event 201 ». 18 octobre 2019.
  16. Dépôts de brevets de Moderna, Inc. concernant la plateforme de vaccin contre le coronavirus avant 2020. Office des brevets et des marques des États-Unis.
  17. NIH / Ralph Baric et al. Recherche sur la protéine Spike du coronavirus et dépôts de brevets antérieurs à 2020. Office des brevets et des marques des États-Unis .

Source : France Soir

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4 février 2026 3 04 /02 /février /2026 16:42
Auteur(s)
Sayer Ji, traduit par France-Soir
Publié le 03 février 2026 - 17:00
 
Dossier Epstein
Les dossiers Epstein révèlent une architecture de 20 ans derrière les pandémies utilisées comme modèle économique, avec Bill Gates au centre du réseau.
DR, France-soir

Ndlr : cet article est une traduction et une adaptation en français de l'enquête publiée par Sayer Ji sur Substack, intitulée « BREAKING: The Epstein Files Illuminate a 20-Year Architecture Behind Pandemics as a Business Model—With Bill Gates at the Center of the Network ». Basée sur les documents récemment publiés par le Département de la Justice américain concernant Jeffrey Epstein, cela révèle des liens financiers et structurels entre Bill Gates, Epstein et JPMorgan, impliquant des mécanismes de profit autour des pandémies et des vaccins. Ces révélations soulèvent des questions éthiques sur la philanthropie et le capitalisme de crise, mais restent factuelles et non spéculatives. La rédaction invite à consulter les sources originales pour une vérification indépendante ainsi que cet autre article de Jessica Rose.

Rose
Le fil de discussion par courriel qui aborde les livrables et le périmètre 

 

Sayer Ji a donné son accord pour la reproduction de l'article.

Au cœur du système JPMorgan–Gates–Epstein : fonds de dotation, financement des vaccins et architecture des profits prépositionnés

Le dernier lot de documents Epstein du ministère de la Justice révèle qu'au moment où le monde a été confronté à la COVID-19, le dispositif financier, philanthropique et institutionnel permettant de gérer une pandémie — et d'en tirer profit — était déjà bien en place.

Si les dossiers Epstein ont relancé l'examen de relations spécifiques, leur importance profonde réside dans leur insertion dans une chronologie beaucoup plus longue et largement inexplorée. Les documents publics, les initiatives institutionnelles et les instruments financiers indiquent que les fondements conceptuels de la préparation aux pandémies, en tant que catégorie financière et de sécurité gérée, ont commencé à se dessiner à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avec la convergence croissante des capitaux philanthropiques, de la gouvernance sanitaire mondiale et du financement des risques. Après la crise financière de 2008, ce cadre s'est rapidement développé – s'étendant aux marchés de la réassurance, aux déclencheurs paramétriques, aux structures de financement conseillées par les donateurs et aux simulations mondiales – des années avant que la COVID-19 ne révèle cette architecture au grand jour.

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Ce que cette enquête examine – et ce qu’elle n’examine pas

Cette enquête ne porte pas sur les origines de la COVID-19 elle-même. Elle examine plutôt les dispositifs déjà en place avant son apparition. À partir de courriels internes, d'accords financiers, de SMS et de documents de planification – notamment pour la période 2011-2019, durant laquelle nombre de ces systèmes sont passés du stade conceptuel à l'opérationnel – il apparaît que les pandémies et les vaccins étaient déjà considérés comme des catégories financières et stratégiques établies. Les instruments d'investissement, les structures de fonds de dotation, les programmes de simulation et les produits de réassurance n'ont pas été improvisés en réponse à la crise ; ils ont été perfectionnés et développés au sein d'une architecture dont les fondements sont antérieurs de plus d'une décennie à l'ère de la COVID-19. Des exercices tels que l'Événement 201 démontrent clairement que les pandémies de coronavirus n'étaient pas des abstractions hypothétiques, mais des scénarios explicitement modélisés et intégrés à la planification financière, philanthropique et politique bien avant l'émergence de la COVID-19.

 

Résumé exécutif
  • Les vaccins comme stratégie de financement : des courriels internes de JPMorgan datant de 2011 montrent que Jeffrey Epstein conseillait les plus hauts dirigeants de la banque sur la manière de présenter un fonds de dotation piloté par Gates, insistant pour que la présentation comprenne l’expression « argent supplémentaire pour les vaccins » et ordonnant la création d’une « branche offshore – spécialement dédiée aux vaccins ».
  • Les pandémies comme source de financement : un échange de courriels datant de 2017 entre Epstein, Gates et Boris Nikolic désigne les « pandémies » comme un « domaine clé » pour les structures de fonds conseillés par les donateurs – trois ans avant la COVID-19.
  • Simulation de pandémie comme monnaie d'échange professionnelle : une conversation iMessage de janvier 2017 provenant du téléphone d'Epstein montre un associé mentionnant « pandémies (je viens de faire une simulation de pandémie) » comme qualification professionnelle, tout en discutant de placements professionnels au sein du bureau privé de Gates, de Biomatics Capital de Boris Nikolic, de l'équipe de développement des vaccins de Merck et des produits de réassurance contre les pandémies de Swiss Re.
  • La crise comme actif d'investissement : une note d'information de la Fondation Gates décrit le Fonds mondial d'investissement pour la santé comme un véhicule d'« investissement à impact » visant des rendements de cinq à sept pour cent sur les médicaments et les vaccins, garantis à hauteur de soixante pour cent du capital.
  • La simulation comme livrable technique : un document de cadrage interne de 2017 du bgC3, le bureau privé de Gates, mentionne la « simulation de pandémie de souches » aux côtés des applications en neurotechnologie et en défense nationale.
  • Le réseau de préparation aux pandémies : une lettre de la Fondation Gates datant de 2015 confirme la coordination de la préparation aux pandémies avec l’Institut international pour la paix – dirigé par Terje Rød-Larsen, un invité à dîner d’Epstein documenté – tandis qu’Epstein transmet séparément à Rød-Larsen les messages publics de Gates sur les pandémies.

 

Avant-propos: l’architecture que vous n’étiez pas censé remarquer

On ne construit pas une caserne de pompiers après un incendie. Ce serait une réaction impulsive. Or, les documents ci-dessous révèlent tout autre chose : une caserne construite à côté d’une usine de stockage d’accélérateurs d’incendie, appartenant aux mêmes personnes qui ont rédigé le règlement de construction.

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Les courriels, accords, SMS, notes d'information sur les investissements et mémos de cadrage examinés dans ce rapport ne prouvent pas que la COVID-19 ait été fabriquée ou diffusée délibérément. Il s'agit d'une question de preuve distincte. Ce qu'ils démontrent, selon les propres termes des participants, c'est que les pandémies et les vaccins étaient considérés comme des catégories financières et stratégiques permanentes des années avant toute pandémie déclarée, avec des instruments de financement, des cadres juridiques, des stratégies de communication, des portefeuilles de brevets, des programmes de simulation, des produits de réassurance et des exercices de simulation.

Les personnes qui ont bâti ces structures n'étaient pas des responsables de la santé publique réagissant à des menaces émergentes. Il s'agissait de financiers, de stratèges de cabinets privés, de dirigeants de l'industrie pharmaceutique et d'intermédiaires condamnés travaillant au sein des conseils d'administration de JPMorgan, rédigeant des documents de cadrage au sein du cabinet privé de Gates, coordonnant des actions dans des juridictions offshore et facilitant les placements professionnels dans les équipes de vaccination et les unités de réassurance en cas de pandémie.

Cette distinction est importante. La préparation est un bien public. L'alignement préalable des intérêts financiers, du pouvoir et du contrôle du discours autour d'une catégorie de crise anticipée ne l'est pas – et les documents qui suivent montrent avec quelle facilité un tel alignement dérive du service public vers l'exploitation systémique.

La question : JPMorgan s'intéresse à Epstein

Avant les expressions qui allaient plus tard définir cette histoire — « financement des vaccins », « branche offshore », « simulation de pandémie » —, il y avait des interrogations et des questions. Et, cela révèle qui tirait les ficelles.

Le 17 février 2011, Juliet Pullis, cadre chez JPMorgan travaillant sous les ordres de Jes Staley, a envoyé un courriel à Jeffrey Epstein contenant une liste structurée de questions. Elle expliquait que Staley lui avait demandé de les lui transmettre. Ces questions provenaient de « l'équipe JPM qui élabore des propositions pour Gates ».

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Source : Fil de discussion par courriel intitulé « Re : de Jes » daté du 17 au 18 février 2011. ( EFTA00904739–40 )

 

Les questions étaient précises et opérationnelles : Quels sont les objectifs des commanditaires ? L’anonymat est-il important ? JPMorgan devrait-elle fournir des conseils ou intervenir dans la mise en œuvre ? Qui gère les investissements : le principal financeur ou les donateurs individuels ? Qui gère les subventions ? Quelle plateforme technologique est prévue ?

Il ne s'agit pas d'une simple démarche. Une grande banque de Wall Street demande à un délinquant sexuel condamné de définir la structure d'un fonds caritatif lié à Gates . JPMorgan n'offrait pas à Epstein un siège à la table des décisions ; elle lui demandait de concevoir la table elle-même.

La réponse d'Epstein, envoyée le soir même, est d'une remarquable fluidité. Il décrit un fonds de dotation de JPMorgan doté d'un « conseil d'administration exceptionnel, divisé en comité d'investissement et de distribution ». Il fait référence au Giving Pledge – le programme Gates-Buffett par lequel les milliardaires s'engagent à donner plus de la moitié de leur fortune – et note que plus de soixante milliards de dollars avaient déjà été promis. Puis il repère l'opportunité :

« La suite est incertaine. Ils ont tous un conseiller fiscal, mais n'ont aucune idée de comment s'en débarrasser. »

Il décrit la relation du fonds avec la banque en des termes qui vont bien au-delà d'un simple rôle de conseil : « JPM serait un élément essentiel. Pas un conseiller… un opérateur, un garant de la conformité. » Il envisage la banque non pas comme un consultant proposant des options, mais comme la colonne vertébrale opérationnelle du véhicule, prenant en charge la conformité, l'administration et l'exécution des investissements.

La réponse de Jes Staley à tout cela a tenu en deux mots : « Nous devons parler. »

 

La phrase qui devrait vous glacer le sang

Cinq mois plus tard, en juillet 2011, Epstein envoya un courriel interne à Jes Staley, avec Boris Nikolic, principal conseiller scientifique et technologique de Bill Gates, en copie. Ce courriel décrivait le fonds de dotation proposé en des termes plus élaborés. Une phrase, dissimulée dans le langage opérationnel, mérite d'être lue attentivement :

« Une proposition cloisonnée qui permettra à Bill d'obtenir plus d'argent pour les vaccins. »

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Source : Courriel intitulé « GATES… » daté du 26 juillet 2011 ( EFTA01860211.pdf )

 

Pas « plus de recherche ». Pas « capacité d'urgence ». Pas « résilience du système de santé publique ». De l'argent. Pour les vaccins. Voilà le langage de la création de capital, pas celui de la charité.

 

Les questions du PDG, les réponses du condamné

Trois semaines plus tard, le 17 août 2011, Mary Erdoes, PDG de JPMorgan Asset and Wealth Management, a envoyé un courriel directement à Epstein, contenant une deuxième série de questions structurées en vue d'une réunion à venir. Elle écrivait depuis Maroon Bells, dans le Colorado, où elle était en vacances, et avait mis Jes Staley en copie.

Ses questions étaient précises : Quel rôle jouera la Fondation Gates vis-à-vis des autres donateurs ? Quel est le profil des donateurs potentiels, notamment leur situation fiscale ? L’anonymat est-il important ? La mise en commun des investissements est-elle un élément essentiel ? Quel est le montant potentiel du financement ? Quel est le calendrier de lancement ?

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Source : Courriel intitulé « Re : Questions » daté du 17 août 2011. ( EFTA01256269 )

 

La réponse d'Epstein, envoyée en quelques minutes, est sans appel. Aucune intervention de la fondation sur les investissements. Les donateurs choisissent entre des portefeuilles personnalisés ou des compartiments prédéfinis – un concept de fonds commun de placement. Le fonds serait « initialement composé principalement d'investisseurs américains », mais, ajoute-t-il : « Toutefois, nous devons être prêts à disposer d’une antenne à l’étranger, notamment pour les vaccins. »

Il prévoit des « milliards de dollars » au cours des deux premières années et « des dizaines de milliards d'ici la quatrième année ». Selon lui, ce calendrier « dépend uniquement de la capacité de JPM à s'organiser, à gérer les aspects juridiques et la structure, à assurer une présence en ligne et à recruter du personnel ». Le principal obstacle n'est ni Gates, ni les donateurs, mais la capacité de la banque à mettre en œuvre ce qu'Epstein a déjà conçu.

Le fonds serait pérenne et assorti de mécanismes de succession. Il ne s'agirait pas d'un programme de réduction des dépenses thématiques, ni d'une initiative à durée déterminée. Ce serait un instrument permanent, conçu pour survivre à ses créateurs.

Il ajoute que le fonds aurait « accès aux cibles actuelles de la Fondation » tout en « recherchant de nouvelles opportunités assorties de critères de réussite ». Dans un simple courriel, Epstein a esquissé un véhicule à vocation mondiale, flexible grâce à son implantation à l'étranger, à durée illimitée et bénéficiant d'un accès direct au vivier de la Fondation Gates.

La PDG de la division de gestion d'actifs de JPMorgan, qui gère 2 000 milliards de dollars, n'a pas demandé au service de conformité d'examiner la situation. Elle n'a pas non plus signalé la source. Elle a exigé des réponses avant le 31 – et les a obtenues le soir même, d'un homme dont la signature électronique indiquait : « Ceci appartient à Jeffrey Epstein. »

 

LIRE LA SUITE SUR FRANCE-SOIR

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 12:39

 janv. 2026

 

En janvier 2022, lors d’un entretien resté célèbre, Emmanuel Macron affirmait sa volonté délibérée d’« emmerder » les Français non vac**nés. Face à cette déclaration, l’association Réaction 19, forte de ses 10 000 adhérents, a lancé une offensive juridique.

Aujourd’hui, la justice a franchi un pas décisif en autorisant l’ouverture d’un procès impliquant 500 parties civiles contre le chef de l’État. Alors que les grands médias gardent un silence total sur cette affaire, Mike Borowski était présent au tribunal pour saisir l’invisible. Il a notamment interpellé l’avocat personnel du couple Macron, l’homme qui plaide habituellement dans les dossiers les plus sensibles de l’Élysée.

Cette investigation exclusive révèle les arguments de Maître Maud Marian et de Me Carlo Brusa face à une défense macroniste acculée. L’enjeu de cette procédure dépasse le simple cadre de l’insulte présidentielle. Selon toute vraisemblance, une condamnation, même symbolique, pourrait créer une jurisprudence historique. Le président de la République pourra-t-il désormais être poursuivi par les citoyens pour ses actions et ses mots ? Les coulisses de ce procès pourraient bien marquer le début d’une dépossession de l’impunité pour la caste au pouvoir. Mike Borowski revient sur ce procès contre Emmanuel Macron sur GPTV Investigation.

Reportage réalisé par Farid Dms Debah

Source : GPTV INVESTIGATION et GÉOPOLITIQUE PROFONDE

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 19:51
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23 décembre 2025 2 23 /12 /décembre /2025 18:58

Et pendant ce temps là les affaires du banquier continuent !

En parallèle que s'est il passé pour la vaccination covid : rétrospective d'Idriss Aberkane

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