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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 19:36

Je ne suis pas communiste, ça n'est pas une maladie, mais ça n'est pas une réussite non plus ; l'analyse de Karl Marx est hélas permanente et ç'est bien triste de le constater.

Ce genre de constat est issu de la société capitaliste triomphante du XIXème, qui se perpétue et n'est guère plus efficace, puisqu'il promet des effondrements par saccades et des soubresauts sociaux inhérent à sa nature même. Ce qui nous vivons n'en est ni plus ni moins que l'aboutissement, voire la fin.

 

______________________________________________________

24 février 1848 : Naissance de la Seconde République

 

Quelques années après on a la Révolution de 1848, suivie de la dictature la plus rude de notre histoire (on ne pouvait écrire ni parler ni penser) : c’est le Second Empire  Et cette fois c’est Marx qui écrit, et qui ne rate au passage ni la France ni sa prospère administration

 

« On se rend compte immédiatement que, dans un pays comme la France, où le pouvoir exécutif dispose d’une armée de fonctionnaires de plus d’un demi-million de personnes et tient, par conséquent, constamment sous sa dépendance la plus absolue une quantité énorme d’intérêts et d’existences, où l’État enserre contrôle, réglemente, surveille et tient en tutelle la société civile, depuis ses manifestations d’existence les plus vastes jusqu’à ses mouvements les plus infimes, de ses modes d’existence les plus généraux jusqu’à la vie privée des individus, où ce corps parasite, grâce à la centralisation la plus extraordinaire, acquiert une omniprésence, une omniscience une plus rapide capacité de mouvement et un ressort, qui n’ont d’analogues que l’état de dépendance absolue, la difformité incohérente du corps social, on comprend donc que, dans un tel pays, l’Assemblée nationale, en perdant le droit de disposer des postes ministériels, perdait également toute influence réelle. »

 

Classe a priori régnante au sens kantien, la bourgeoisie Française se range du côté du manche et distribue prébendes et postes pour nourrir la machine oppressive. Marx explique pourquoi :

 

« Mais l’intérêt matériel de la bourgeoisie française est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée. C’est là qu’elle case sa population superflue et complète sous forme d’appointements ce qu’elle ne peut encaisser sous forme de profits, d’intérêts, de rentes et d’honoraires. D’autre part, son intérêt politique l’obligeait à aggraver de jour en jour la répression, et, par conséquent, à augmenter les moyens et le personnel du pouvoir gouvernemental, tandis qu’en même temps il lui fallait mener une guerre ininterrompue contre l’opinion publique, mutiler et paralyser jalousement les organes moteurs indépendants de la société, là où elle ne réussissait pas à les amputer complètement. »

 

Dans ce contexte le parlement Français ne sert à rien (chambre d'enregistrement de l'executif) :

 

« C’est ainsi que la bourgeoisie française était obligée, par sa situation de classe, d’une part, d’anéantir les conditions d’existence de tout pouvoir parlementaire et, par conséquent aussi, du sien même, et, d’autre part, de donner une force irrésistible au pouvoir exécutif qui lui était hostile. »

 

Avec tous ces bons rappels, je nous garantis peu de chances. Et pour ceux qui voudraient comprendre pourquoi la France et l’Italie sont les pays plus tyranniques du monde, je rappellerai ces lignes de Debord :

« La place prédominante qu’ont tenue la Russie et l’Allemagne dans la formation du spectaculaire concentré, et les États-Unis dans celle du spectaculaire diffus, semble avoir appartenu à la France et à l’Italie au moment de la mise en place du spectaculaire intégré, par le jeu d’une série de facteurs historiques communs : rôle important des parti et syndicat staliniens dans la vie politique et intellectuelle, faible tradition démocratique, longue monopolisation du pouvoir par un seul parti de gouvernement, nécessité d’en finir avec une contestation révolutionnaire apparue par surprise. »

 

Gare aux putschs à venir, celui de Trudeau, celui de Biden (qui a déjà frappé une fois), ou celui à venir de Macron. Debord encore :

« … Et pourtant Marx est malheureusement resté trop longtemps actuel, qui évoque dans le même livre ce gouvernement “qui ne prend pas la nuit des décisions qu’il veut exécuter dans la journée, mais décide le jour et exécute la nuit”. »

 

Sources principales :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/18_brumaine_louis_bonaparte/18_brumaine_louis_bonaparte.pdf

https://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2012/01/De-la-d%C3%A9mocratie-en-Am%C3%A9rique.pdf

http://achard.info/debord/CommentairesSurLaSocieteDuSpectacle.pdf

https://www.dedefensa.org/article/ortega-y-gasset-et-la-montee-eschatologique-de-la-stupidite

 

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