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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 18:01
Scandales de fin de règne : après McKinsey, c’est au tour d’Orpea !
 

 

L’Inspection générale des affaires sociales et l’Inspection générale des finances ont remis leur rapport d’enquête sur le groupe d’Ehpad Orpea. Au regard des dysfonctionnements significatifs, l’État saisira la Justice et exigera le remboursement des financements publics. Le rapport conclut à la nécessité de mettre en œuvre dans les plus brefs délais les mesures annoncées le 8 mars dernier par Olivier Véran et Brigitte Bourguignon : renforcement des contrôles, transparence vis-à-vis des familles et qualité du service dans les Ehpad.

 

Le gouvernement découvre la maltraitance

Le gouvernement a découvert la maltraitance des établissements d’Orpea avec le livre enquête de Victor Castanet intitulé Les Fossoyeurs. Le Média en 4-4-2 s’étonne qu’il ait fallu ce livre pour que l’État apprenne ce qui avait été auparavant révélé dans le rapport sur la maltraitance dans les Ehpad publié en mai 2021 par le Défenseur des droits. Bien d’autres enquêtes publiées avaient montré les coulisses des Ehpad (voir liste là).
Le gouvernement n’a pas non plus entendu la voix des familles de résidents : « Lorsque j’étais présidente de la Fnapaef (Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissements et de leurs familles), de 2004 à 2014, déclare Joëlle Le Gall, nous n’avons eu cesse de dénoncer des cas de maltraitance dans des Ehpad sans que personne ne nous entende. Déjà, à l’époque, du personnel et des directeurs d’établissement venaient nous trouver, disant qu’ils ne voulaient plus travailler dans des structures où il leur était demandé d’économiser sur les protections hygiéniques, en limitant les changes à un par jour seulement. Et le gouvernement prétend qu’il ne savait pas ? »

Le gouvernement découvre les rétrocommissions

En mai 2014, l’Agence régionale de santé Ile-de-France avait demandé des explications à propos de rétro-commissions. Les éclaircissements ont dus être suffisants pour que le dossier soit clos en 2015, sans que aucune sanction n’ait été prononcée, ni contre Orpea ni contre Korian. Aujourd’hui rebelote, Korian passera à travers les gouttes : Brigitte Bourguignon, ne lancera pas d’enquêtes administratives sur d’autres sociétés que Orpea.

Le secret des « affaires » au secours des dirigeants d’Orpea

Contrairement aux déclarations du ministre de la Santé Olivier Véran, le 11 mars, qui comptait alors en publier “la totalité, à l’exception de ce qui est couvert par le secret des affaires”, le rapport des inspections ne sera pas rendu public. Il est entièrement couvert par le “secret des affaires”. Il faut croire qu’il y a beaucoup à cacher ! Victor Castanet, l’auteur des Fossoyeurs, regrette la non-publication du rapport d’enquête : « L’argument du secret des affaires m’a été opposé tout au long de mes trois années d’enquêtes. Cette notion floue protège un groupe privé au détriment de l’intérêt général. »

Le nouveau PDG d’Orpea, est Philippe Charrier (ex-Procter & Gamble France). Il remplace Yves Le Masne (spécialiste en finances-comptabilité) qui avait revendu en juillet des actions pour près de 600 000 euros « trois semaines seulement après que la direction d’Orpea a été informée de la parution prochaine du livre » de Victor Castanet. Des faits qui peuvent s’apparenter un « délit d’initié ». Orpea n’a certes jamais été gérée par des philanthropes, mais les limites de la légalité ne les a pas étouffés. Grâce au secret qui couvre le rapport de l’Igas et de l’IGF, Philippe Charrier a beau jeu de dire regretter que le rapport « ne soit ni rendu public ni mis à disposition des parties prenantes » car il « permet de conclure » qu’« il n’y a pas chez Orpea de système organisé qui aboutirait à de la maltraitance ». « À cet égard, les allégations les plus choquantes du livre de Victor Castanet sont battues en brèche : le rationnement des protections urinaires n’est pas avéré. Le rapport dit clairement que notre prévention des escarres n’est pas un sujet », etc. Dans un entretien au Figaro, le PDG d’Orpea reconnaît quand même certains dysfonctionnements et présente ses excuses aux résidents et à leurs familles. Elles apprécieront.

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