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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 19:25
 
Coups d'États et multinationales pharmaceutiques

Lorsqu'on se renseigne, à des sources plus variées qu'aux seuls médias tributaires d'entreprises privées, on sait que la plupart des interventions militaires servent à s'accaparer des richesses naturelles et des infrastructures de contrées jusque-là indépendantes. Le Coup d'État contre Jacobo Arbenz, au Guatemala, servit à restituer à la United Fruit son monopole sur les voies de chemin de fer et les plantations. La destitution de Lugo, élu par 98% des Paraguayens, fit espérer à Río Tinto Alcan un forfait hydroélectrique, plus avantageux pour la firme que pour le pays, tout en redonnant aux multinationales les meilleures terres agricoles. L'éviction d'Evo Morales, en Bolivie, entrouvrit les mines de lithium à la famille Trump-Kushner et Bill Gates. ¹

 

Les métiers d'avenir dans l'industrie pharmaceutique ...

Maison mère de Pfizer à New York
À l'inverse, la nationalisation du pétrole, au Venezuela, fit jaillir une propagande de diffamation contre Hugo Chávez et Nicolás Maduro, puisqu'elle finance les soins de santé de toute la population, au détriment de l'oligarchie. Personne ne se surprend d'une ingérence stimulée par l'or noir. On imagine moins l'influence de groupes humanitaires. Quoi qu'il en soit, l'Argentine nous en fournit deux exemples irréfutables.

Le néocolonialisme des multinationales

Savoir qu'un laboratoire déclare 53 milliards de dollars étatsuniens, en une année, peut être considéré acceptable par bien des gens. Qu'une entreprise assure que nous sommes en pleine pandémie et demande un accès à la mer, un droit de pêche, et le contrôle des glaciers de Patagonie, en échange d'une livraison de doses anti-Covid ‒ en plus de recevoir le paiement des remèdes ! ‒, ce fait n'est-il pas assez explicite pour que l'on doute des intentions humanistes des promoteurs de vaccins ? ²

Comment remédier aux maux provoqués par les entreprises pharmaceutiques

En 1955, un Coup d'État mit fin au gouvernement de Juan Perón. En 1957, aucune évaluation n'était requise, en Argentine, lorsqu'on élaborait un remède. En 1959, toute législation à ce sujet s'était dissipée. Ce n'est qu'au retour d'un gouvernement peu apprécié des militaires, sous la Présidence du médecin Arturo Illia, qu'on adopta des normes visant à rendre accessibles les médicaments et à en garantir l'efficacité. Le Ministre de l'Assistance sociale et Santé Publique, Arturo Oñativia, conçut une loi dont les dirigeants de ce monde devraient s'inspirer. Car rien, depuis, n'a été planifié pour que la cupidité cesse de prévaloir sur les soins de santé.
  • La loi 16.462 fut publiée en août 1964. Elle allait permettre la réduction des prix de vente et assurer des normes d'élaboration adéquates, tout en régulant celles liées à l'importation et l'exportation. On y fixait même les marges de profits licites, en corrélation avec les coûts de production !
  • On répertoria 825 laboratoires médicaux, dont l'ensemble enregistrait plus de 33,000 remèdes... Une étude démontra que les coûts des matières premières s'avéraient bien inférieur au budget investit dans la publicité.
  • Des spécialistes prouvèrent, par l'étude de plus de 20,000 médicaments, que beaucoup d'entre eux manquaient des substances qu'ils prétendaient contenir, ou les révélaient dans des proportions moindre que celles mentionnées dans les documents. Suite à l'analyse des composants, plus de 10,000 remèdes sans effets médicaux furent retirés des pharmacies !
  • On s'aperçut que les grands laboratoires doublaient leurs livres de compte, ce qui facilitait l'exagération des coûts pour maximiser les profits. L'équipe signala que, mise à part quelques exceptions d'honnêtes fabricants, cette politique laxiste fut impulsée à des fins spéculatives, aucunement par nécessité ou manque de financement.
  • Oñativia espérait que les médicaments soient considérés comme « des biens d'intérêts sociaux » et, en cas d'urgence sanitaire, que le profit ne puisse primer sur le droit à la vie. Le Sénat national, contrôlé par des opposants au gouvernement d'Arturo Illia, rejeta cette mention et la fixation d'un prix uniformisé des produits entre les firmes.
  • On définit une limite aux coûts alloués à la publicité. Tous les laboratoires pharmaceutiques eurent l'obligation de présenter une déclaration jurée, par laquelle ils acceptaient la nouvelle législation. On donna six mois aux grandes entreprises pour présenter cette déclaration, relative aux coûts et à la qualité des médicaments, en maintenant, durant ce délai, un gel des prix de vente. Aucune firme étrangère ne présenta cette déclaration.
Les grands laboratoires, surtout européens et particulièrement suisses, prétendirent qu'eux seuls possédaient des experts capables de réaliser les contrôles ! À ce refus, s'ajouta la rage de magnats étatsuniens : le gouvernement d'Ilia annulait les concessions pétrolières que l'ex-président Frondizi leur avait accordé par décret, sans médiation parlementaire. La volonté d'annuler ces contrats apparaissait dans le programme politique du Parti Démocratique Chrétien, du Parti Socialiste argentin. D'autres proposaient une renégociation ou de s'en remettre à une décision du Congrès. Même le Parti Civique Radical Intransigeant, de Frondizi, en souhaitait l'abrogation !

L'année suivante, la Suisse, forte de l'appui externe des États-Unis, s'opposa au refinancement de la dette extérieure de l'Argentine par le Club de Paris. Le 29 mai 1966, le général Pistarini, lors d'une cérémonie à laquelle assistait le Président Illia, fit un discours venimeux, antigouvernemental, en vue de provoquer un acte d'autorité présidentiel, une quelconque mesure qui justifierait une rébellion. Mais Illia ne fit rien de ce genre.

La presse officielle, comme d'habitude, défendait l'oligarchie et les intérêts des multinationales, tout en diffamant Arturo Illia.

On prépara donc la population à une intervention forcée. Le coup d'État eut lieu le 26 juin 1966. Il est incontestable que la législation en faveur de la santé publique fut un des motifs de ce renversement de pouvoir. Illia fut remplacé par le militaire Juan Carlos Onganía. Les lois d'Oñativia disparurent et les grandes entreprises purent à nouveau agir en deçà d'une éthique minimale. ³

Les antécédents

Peu après la guerre de 1914-18, on créa un premier Institut bactériologique. Les chercheurs recevaient des abattoirs municipaux les glandes servant à fabriquer du sérum et des vaccins. Avant 1914, la seule économie lucrative des États-Unis s'avérait la vente d'appareils réfrigérants. Dans les années 1920, leurs activités économiques se diversifièrent et, très vite, ce pays et l'Allemagne acquirent le rôle de meneurs de l'industrie pharmaceutique au niveau mondial.

Pfizer : plus que du bonbon pour sugar daddy !

En 1849, à New-York, l'association du chimiste d'origine allemande, Karl Pfizer et de son cousin Karl Erhart, un confiseur, donna une friandise un tantinet amère, à propriétés vermifuges. En 1990, la même entreprise fit fortune avec... le Viagra,

► Depuis, des fusions avec les laboratoires Warner-Lambert en l'an 2000, Pharmacia en 2003, et Wyeth en 2009, accentuent la puissance de Pfizer, dans plus de 150 pays ;

► Ses chiffres d'affaires s'évaluaient à 53,6 milliards de dollars étatsuniens, en 2018 ;

► À 28,3 milliards $ hors des États-Unis ;

► Ses investissements en recherche et développement atteignaient 8 milliards ;

► Ses dépenses en publicité s'estimaient à 3,1 milliards ;

► Le Viagra à lui seul rapporta 636 millions de dollars cette année là. 4

Et c'est cette firme qui, en pleine pandémie, pense à insérer une clause lui donnant accès à la mer et à un site touristique lucratif de Patagonie. A-t-on intégré de telles demandes dans d'autres contrats d'achats de vaccins ? Les négociations étant secrètes, qui peut nous garantir que ce n'est pas le cas ailleurs qu'en Argentine, exigé par d'autres laboratoires ?

Suivons l'exemple de la seconde guerre mondiale en matière de réparation

À la fin de la guerre de 1939-45, l'Allemagne étant en ruine et l'Europe plutôt détruite, ce sont en partie les pharmaceutiques Bayer, BASF et Hoechst qui contribuèrent à l'indemnisation des victimes soumises au travail forcé sous régime nazi.

La surenchère du H5N1 et du H1N1 permit à des politiciens, comme l'ancien Ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, de s'enrichir grâce à l'inefficace vaccin Tamiflu©, concocté par l'entreprise Gilead Science, revendu au laboratoire suisse Roche. Sachant, de manière indéniable, que les entreprises pharmaceutiques encaissent actuellement des profits exorbitants, en se prévalant d'une pandémie, la Cour Internationale de Justice devrait les contraindre à respecter une éthique professionnelle, en obligeant les firmes des États-Unis, d'Allemagne et de Suisse, notamment, à payer les dommages encourus par la panique générée par la Covid-19.

Cette demande serait opportune, car :

► La promotion d'une vaccination massive leur permet de s'enrichir, tout en ruinant, sans aucune justification, l'économie de nombreux pays ;

► On aggrave la santé de centaines de milliers de patients, dont on reporte les opérations ;

► On pousse à la faillite des petites et moyennes entreprises ;

► On accule au chômage des travailleurs ;

On s'octroie le mandat de dominer la politique des États, restreindre la liberté des citoyens et les droits humains.

Si une municipalité s'arroge le droit de donner des amendes de 1,500 dollars canadiens à des gens qui manifestent contre une vaccination obligatoire, il serait bien temps que l'on redonne à la médecine et à la pharmaceutique leur vocation humanitaire, en les obligeant à cesser leur mutation en monopoles privés et exploiteurs de la santé publique.

Ce que prévoyait les lois 16.462 et 16.643 d'Arturo Oñativia

► En cas d'encaissement de gains excessifs non justifiés, l'entreprise se verrait attribuer une amende ;

► Lors de profits allant jusqu'à cinq fois le gain licite, on procéderait à la fermeture temporaire ou définitive du laboratoire; à l'interdiction de vendre les produits en infraction ;

► Provoquer une fausse augmentation des coûts de fabrication ou une fausse pénurie de remèdes, par négociation avec d'autres producteurs, pouvait mener à une peine de prison ;

► Les amendes recueillies alimenteraient le Fonds National de la Santé ;

► On ne construirait pas de nouveaux laboratoires dont les activités se limitent à envaser les préparations élaborées par un tiers, sans concocter par eux-mêmes de remèdes ;

► Les contenants devaient enfin mentionner les minimum et maximum de substances contenues, indiquer la date de péremption et les effets secondaires potentiels, d'après lesquels l'item serait offert en vente libre ou sous prescription ;

► On prévoyait un réajustement des normes émises après cinq ans. ³

Références

1. J'ai collaboré pendant six ans à l'organisme de coopération Projet Accompagnement Québec-Guatemala. J'ai vécu en Argentine et assisté, en tant qu'unique journaliste étrangère, au procès du général Luciano Menéndez, chef du 3e corps d'armée, le plus haut responsable de la répression durant la dictature militaire, et du général-sénateur Antonio Bussi, dirigeant un Centre de détention clandestin, tous les deux condamnés pour crime contre l'humanité en août 2008.

À propos du Guatemala :
1. À propos des dictatures et la mention des contrats pétroliers par le Président Frondizi : 1. À propos de la destitution de Fernando Lugo et de Río Tinto Alcan : 2. Les clauses du contrat entre Pfizer et l'Argentine :

Déclaration du médecin Jorge Rachid : La demande occultée expliquant le retard de l'accord entre l'Argentine et Pfizer :
3. Les deux lois sur les médicaments : 4. Les statistiques financières de l'entreprise Pfizer : N.B. Pour des informations sur le traitement international des dettes, inscrivez : club_de_Paris.pdf (et vous pourrez télécharger un document à ce sujet)
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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 19:15

Il peut maintenant « jouer à des jeux vidéo en utilisant son esprit ».

Elon Musk, le PDG de Tesla, a déclaré dans une interview donnée dimanche dernier qu’un singe avait été connecté pour jouer à des jeux vidéo avec son esprit par une société qu’il a fondée, Neuralink.

La société spécialisée dans les interfaces homme-machine a placé une puce informatique dans le crâne du singe et a utilisé de “petits fils” pour le connecter à son cerveau, a déclaré Musk. Le milliardaire de la technologie a dit que le singe « a l’air totalement heureux » et que les installations de Neuralink répondent aux exigences réglementaires américaines.

« Ce n’est pas un singe malheureux », a-t-il déclaré lors de l’interview sur Clubhouse, une nouvelle application de médias sociaux qui gagne en popularité et qui permet aux gens d’avoir des conversations informelles pendant que d’autres écoutent. « Vous ne pouvez même pas voir où l’implant neural a été mis, sauf qu’il a un léger mohawk sombre. »

Celui qui est aussi PDG de la société spécialisée dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial, SpaceX, a aussi déclaré aux animateurs de Good Time Show, un talk-show organisé sur Clubhouse, que Neuralink essayait de savoir s’il pouvait utiliser ses puces pour amener les singes à jouer au “mind Pong” entre eux, a-t-il dit. « Ce serait plutôt cool ». Musk a également parlé des voyages dans l’espace, des colonies sur Mars, de la cryptographie, de l’intelligence artificielle et des vaccins covid-19.

Basée à San Francisco, l’équipe de Neuralink, composée d’une centaine de personnes, tente de développer une interface ordinateur-cerveau implémentable. Musk la décrit comme un Fitbit dans le crâne avec des fils minuscules qui vont dans le cerveau. Selon lui, le but de Neuralink est d’augmenter la vitesse à laquelle l’information peut circuler du cerveau humain vers une machine.

Neuralink teste les interfaces neuronales sur les animaux depuis des années. Dans une vidéo publiée l’année dernière, Neuralink a effectué une démonstration en direct de sa technologie sur trois porcs. Le public a pu voir les signaux neuronaux en temps réel de l’un des porcs, que Musk a nommé Gertrude.

Dans cette vidéo, Neuralink a démontré sa capacité à enregistrer et éventuellement à prédire des actions en se basant sur une puce câblée implantée dans le cerveau de Gertrude. Mais selon Musk, le singe qui joue au jeu vidéo s’est vu implanter une puce sans fil qui lui permet de contrôler une interface électronique uniquement avec son esprit. « Il n’est pas mal à l’aise et il n’a pas l’air bizarre », a déclaré Musk.

Le dispositif sans fil est particulièrement important, car il pourrait éliminer le potentiel d’infection qui vient avec les fils dépassant de la matière organique. « Si vous pouvez faire des expériences avec quelque chose qui n’implique pas de fils traversant la peau, cela va améliorer le bien-être des animaux », a déclaré l’année dernière le professeur de neuroscience Andrew Jackson de l’Université de Newcastle.

Le milliardaire a ajouté qu’un inspecteur du ministère américain de l’Agriculture (USDA) a décrit le laboratoire de Neuralink comme « les plus belles installations pour singes » qu’ils aient jamais vues.

Suivre le rythme du progrès de l’intelligence artificielle

La startup de l’interface cerveau-machine, que Musk a mise en place en 2016, espère à terme implanter des puces dans les cerveaux humains pour fournir un lien à large bande passante entre les humains et les ordinateurs. Pour cela la technologie de Neuralink devra suivre le rythme des progrès de l’IA, qui va continuer à devenir plus intelligente.

Pour illustrer le rythme des progrès de l’IA, le patron de Neuralink – qui pense que l’intelligence des machines finira par dépasser l’intelligence humaine – a souligné les percées réalisées dans des laboratoires de recherche comme OpenAI, qu’il a cofondé, et DeepMind, un laboratoire d’IA londonien qui a été racheté par Google en 2014. DeepMind est « à court de jeux à gagner », a déclaré Musk, qui a été l’un des investisseurs de la société.

Les gens sont en effet déjà des “cyborgs” car ils disposent d’une “couche numérique” tertiaire grâce aux téléphones, aux ordinateurs et aux applications, a déclaré Musk. « Avec une interface neurale directe, nous pouvons améliorer la bande passante entre votre cortex et votre couche numérique tertiaire de plusieurs ordres de grandeur », a-t-il dit. « Je dirais probablement au moins 1 000, ou peut-être 10 000, ou plus. »

Le cortex est une partie du cerveau qui joue un rôle clé dans la mémoire, l’attention, la perception, la pensée, le langage et la conscience. La couche numérique à laquelle il fait référence pourrait être n’importe quoi, de l’iPhone d’une personne à son compte Twitter.

À court terme, Neuralink prévoit d’utiliser ses puces sans fil pour traiter les troubles et les maladies du cerveau. En juillet dernier, Musk a prétendu que sa mystérieuse puce cérébrale révolutionnaire Neuralink, qui contourne les sens et communique directement avec le cerveau, pourrait être capable de « rééduquer » nos synapses pour guérir la dépression et les dépendances. Ces puces implantées chez les quadriplégiques leur donneront la capacité de « contrôler une souris d’ordinateur, ou leur téléphone, ou n’importe quel autre appareil simplement en pensant », dit-il.

Mais les objectifs à plus long terme de la startup sont bien plus ambitieux, allant du concept de “symbiose humain-AI”, à ce que le PDG appelle la “télépathie conceptuelle”. Cela impliquerait que les humains réfléchissent à une « série complexe de concepts » et les transfèrent ensuite directement, sans les comprimer, à une autre personne. « Cela améliorerait massivement la qualité et la rapidité de la communication », a déclaré Musk.

« Il y a d’autres choses assez folles qui pourraient être faites », a-t-il poursuivi. « Vous pourriez probablement sauvegarder l’état du cerveau. Ainsi, si vous deviez mourir, votre état pourrait être rendu sous la forme d’un autre corps humain ou d’un corps de robot… Vous pourriez décider si vous voulez être un robot ou une personne ou autre chose. »

Il y avait quelques réserves à la technologie futuriste, tout téléchargement ou transfert de conscience pouvant entraîner une perte de mémoire ou de sens de soi.

« Vous ne seriez pas exactement le même, il y aurait une petite perte de transfert… Mais il est également vrai que si vous vous réveillez aujourd’hui, vous n’êtes pas exactement le même qu’hier », a déclaré Musk. « Il pourrait y avoir quelque chose d’analogue à un jeu vidéo, comme une situation de sauvegarde, où vous êtes capable de télécharger votre dernier état… Peut-être perdre quelques souvenirs, mais surtout être vous », a-t-il poursuivi.

Musk a utilisé la conférence sur Clubhouse pour essayer d’inciter les ingénieurs à postuler pour un emploi chez Neuralink. « Si quelqu’un qui écoute est doué pour concevoir des Fitbit, des montres Apple, des téléphones, des ordinateurs de toutes sortes, alors, en fait, il serait parfait pour Neuralink », a-t-il déclaré. Il a également publié un tweet dimanche pour attirer des personnes capables de travailler sur les projets de la société.

Lire aussi : 13 choses à savoir sur l’implant Neuralink d’Elon Musk

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 19:14

Cela demande un peu de temps pour le visionnage, mais je crois que ç'est vraiment utile. Actuellement un pays du Moyen Orient vient d'amener en aide plus de 400 milliards d'euros, sans compter les autres.

Pierre Jovanovic nous dévoile comme à son habitude la face cachée de la négociation feutrée bancaire.

Certaines informations pourront choquer, mais elles démontrent très bien ce qui se passe. Merci de votre attention !

"La BCE n’est pas en reste dans la fabrication de fausse monnaie conduisant toujours plus aux taux d’intérêts négatifs, une menace sur les retraites et l’épargne. L’essentiel des flux financiers se dirigent vers Wall Street et la City, tandis qu’en Europe se préparent les taxes covid. Fusions bancaires en masse et création de bad banks sont le signe d’une grave crise bancaire qui menace. Un signe qui ne trompe pas sur la nature du nouveau pouvoir étatsunien, Biden a nommé à la tête du gendarme de la bourse américains Gary Gensler, ce qui a fait hurler de rire toute la profession. En effet, Gary Gensler est celui qui a permis la manipulation des cours de l'or, de l'argent, et surtout, la prolifération des CDS (Crédit Default Swap, produits dérivés hyper toxiques) pendant une décennie. Cela n’empêche d’ailleurs pas que le monde commence à se défaire du Dollar, tandis qu’il est de plus en plus question du Revenu de Base Universel, l’aumône du Grand Reset. Et d’autres perspectives, à dire vrai, bien sombres, traitées avec une pointe d’humour pour garder le moral... Pour en parler, Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent le journaliste financier".

 

Pierre Jovanovic.

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 18:55

La plus grande expérience sur les humains jamais vue.

Elevage de cobaye – Adisco – Appui au Développement ...

Quelle est l’approche la plus raisonnable qu’une société pourrait adopter en cas d’épidémie :

1. Mettre les malades en quarantaine et prendre des précautions raisonnables pour empêcher ceux qui sont identifiés comme vulnérables de contracter la maladie.

2. Tenter de « contrôler le virus » en empêchant des millions de personnes en bonne santé d’avoir des contacts avec d’autres personnes en bonne santé.

Pour toute société avant 2020, il aurait été évident que la première approche est non seulement logique et proportionnée, mais aussi la moins susceptible d’avoir d’autres conséquences non voulues et hautement destructrices. Toutefois, à mon grand étonnement, de nombreux membres de notre société croient non seulement que la réponse est la deuxième, mais aussi qu’elle est fondée sur des données scientifiques établies.

Je comprends maintenant que beaucoup de ceux qui soutiennent les confinements s’opposeront à ma caractérisation de leur position. Ils diront qu’elle est délibérément trompeuse, puisqu’elle parle de personnes en bonne santé, et ne mentionne pas les malades. Ces objections se fondent toutefois sur ce fait indéniable : les confinement sont, par nature, une approche totalement non ciblée et sans discernement d’un problème de santé, et l’interdiction par la loi de millions de personnes en bonne santé d’avoir des contacts avec d’autres personnes en bonne santé est une caractéristique, et non un bogue d’une politique qui n’a pas été testée et éprouvée avant d’être mise en œuvre pour la première fois par le parti communiste chinois en janvier de l’année dernière, puis copiée par de nombreux gouvernements dans le monde entier par la suite.

Pour une raison quelconque, de nombreux adeptes du confinement semblent penser qu’il incombe aux opposants au régime de réfuter leur position. Mais comme le souligne le Dr Malcolm Kendrick dans son excellent article Does Lockdown Work or Not, c’est le contraire de la façon dont les choses sont censées fonctionner :

« Le point de départ, pour toute hypothèse scientifique, est que les partisans réfutent l’hypothèse nulle. Exiger de ceux qui croient que quelque chose peut ne pas fonctionner, pour prouver que ce n’est pas le cas, c’est mettre la méthode scientifique sens dessus dessous. On ne peut jamais prouver une hypothèse négative. »

Malgré cela, il poursuit en soulignant que la plupart des pays ayant le plus grand nombre de décès par million sont ceux qui ont mis en place des mesures de confinement assez strictes, et donc les données jusqu’à présent ne montrent certainement pas que les mesures de confinement sont efficaces, même selon leurs propres termes. Bien sûr, la logique Covidienne a toujours une réponse à cela, à savoir que ces confinements n’étaient pas de véritables confinements. Ils étaient trop peu, trop tard, trop doux, trop indulgents, trop courts, trop petits, trop violets ou quelque chose comme ça ! Mais ils ne peuvent jamais se tromper. Le faible taux de mortalité montre qu’ils fonctionnent. Un taux de mortalité élevé montre qu’ils auraient fonctionné si seulement les gens n’avaient pas été mauvais.

Mais ce que je veux surtout dire, c’est qu’il ne s’agit pas de quelque chose qui a été proposé, étudié ou testé auparavant, mais d’une pratique entièrement nouvelle, imposée au monde pour la première fois en 2020. Ce qui veut dire quoi ? Cela signifie qu’il s’agit d’une expérience en temps réel. Cela signifie que notre société (ainsi que beaucoup d’autres) a fait l’objet d’une expérience au cours de l’année écoulée et continue de le faire dans un avenir proche. En fait, il s’agit de la plus grande expérience psychologique, sociale et expérimentale jamais menée.

Lorsque j’utilise ce genre de langage, il a tendance à rencontrer la réponse moqueuse suivante : « Alors, vous dites que tout cela n’est qu’une conspiration de masse ? Qui est le marionnettiste alors ? » Mais là, on passe à côté de l’essentiel. Il n’est pas nécessaire qu’un Seigneur des Ténèbres soit assis au-dessus de tout cela pour que ce soit une expérience, bien qu’il faille dire que des personnes comme le professeur Schwab semblent vouloir se présenter comme d’assez bons candidats. Non, il s’agit simplement, par définition, d’une expérience psychologique, sociale et économique par la nature même du fait que la mise en quarantaine et le masquage de masse de millions de personnes, qui ne peuvent manquer de changer la psychologie, la société et l’économie, sont des méthodes non testées, non éprouvées, basées sur de simples hypothèses et non sur des données concrètes. En fait, les données proviennent toujours de cette énorme expérience, mais comme le dit le Dr Kendrick, elles ne sont pas vraiment bonnes pour l’hypothèse :

« …je conclurais que les études d’observation n’ont pas – jusqu’à présent – réussi à réfuter l’hypothèse nulle. En fait, les preuves recueillies jusqu’à présent pourraient suggérer que les confinements pourraient en fait augmenter le taux de mortalité. En bref, je chercherais une autre idée. »

Mais l’expérimentation psychologique, sociale et économique n’est en aucun cas terminée. Nous sommes maintenant passés à l’expérimentation médicale, c’est-à-dire à l’administration de « vaccins » à des millions de personnes (appelés ainsi parce qu’ils n’empêchent pas réellement les gens de contracter le virus et qu’on ne sait pas encore s’ils empêchent la transmission).

Incroyablement, si vous regardez l’essai clinique de Pfizer BioNTech SE sur la base de données des essais cliniques de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, vous remarquerez quelque chose de très étrange, à savoir que la date d’achèvement estimée de l’étude est le 31 janvier 2023. C’est le cas ici :

« la date à laquelle le dernier participant à une étude clinique a été examiné ou a reçu une intervention/un traitement afin de recueillir les données finales pour les mesures de résultats primaires, les mesures de résultats secondaires et les événements indésirables. »

En d’autres termes, les effets secondaires à moyen et long terme de ce produit ne peuvent pas être connus, car l’étude est toujours en cours. En résumé, comme le souligne le professeur Sucharit Bhakdi dans cette excellente interview (à regarder avant que les Gatekeepers de YouTube ne la fasse disparaître), chaque personne qui reçoit aujourd’hui ces piqûres est en fait un sujet d’essai involontaire dans le cadre de la plus grande expérience médicale jamais réalisée, puisqu’on lui a demandé de donner son consentement pour recevoir un produit injecté dans son corps sans être correctement informé du statut du produit.

En d’autres termes, ni les personnes qui administrent ces piqûres ni celles qui les reçoivent ne peuvent avoir la moindre idée des conséquences potentielles à moyen et long terme de ces choses, car les sociétés qui les produisent n’ont pas terminé les études qui les concernent. Et non, ce n’est pas la marque d’un anti-vaccin que d’être profondément préoccupé par cela (je ne le suis pas) ; c’est juste la marque d’avoir son sens critique en état de marche et de se soucier de ce qui est fait aux gens – cela s’appelle aimer son voisin comme soi-même.

En résumé, tant le confinement que les « vaccins » sont essentiellement une expérience de masse sur l’humanité. Les conséquences à moyen et long terme de ces deux types de mesures sont totalement inconnues. Les générations futures s’émerveilleront de la façon dont les autorités ont pu y parvenir, mais elles s’émerveilleront encore plus de la façon dont des millions de personnes ont accepté sans réfléchir. Rien de tout cela ne peut être de bon augure. Nous devons faire preuve d’humilité et examiner attentivement ce que nous faisons, ou permettons que l’on nous fasse, de toute urgence.

 

Source : TheBlogMire

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 18:50
Que ce soit Trump ou Biden, les Européens sont toujours les vassaux de l’oncle Sam

La présomption de Biden de dire aux Européens que le gazoduc Nord Stream-2 est une mauvaise affaire montre qu’en fin de compte, les Européens sont considérés comme n’ayant pas de souveraineté lorsqu’il s’agit de définir leur politique énergétique.

L’Union européenne a reçu cette semaine un mémo grossier indiquant qu’un nouveau président pourrait résider à Washington, mais c’est toujours la même politique américaine de les traiter comme des vassaux.

 

Le président démocrate Joe Biden a peut-être plus de finesse et de sensibilité transatlantique que le républicain Donald Trump. Mais en fin de compte, Joe Biden se sent tout aussi en droit que son prédécesseur de donner des ordres aux Européens comme à une bande de larbins. Peut-être pas avec la même rhétorique laconique, mais avec la même attitude autoritaire.

Cela ressort clairement de la déclaration de l’administration Biden sur le projet de gaz naturel Nord Stream-2, qui doit bientôt être achevé entre la Russie et l’Europe. “Le président Biden pense que c’est un mauvais accord pour l’Europe”, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jan Psaki, avec un air de finalité sur la question.

La nouvelle administration étudie les moyens de mettre en œuvre les sanctions formulées par le précédent Trump, qui viseront les entreprises européennes impliquées dans la construction du projet gazier. Après une année de suspension des travaux en raison des sanctions américaines, la construction du gazoduc Nord Stream-2 a repris cette semaine. Ce projet de 10 milliards d’euros, qui prévoit la construction de 1 225 kilomètres de gazoduc sous la mer Baltique entre la Russie et l’Allemagne, est achevé à plus de 95 %. Les derniers kilomètres de canalisation ont repris dans les eaux danoises en direction des côtes allemandes.

La nouvelle ligne d’approvisionnement Nord Stream doublera le volume actuel de gaz naturel livré de la Russie à l’Allemagne et au reste de l’Union européenne. L’augmentation de la consommation de gaz naturel plus propre est cruciale pour les plans allemands visant à s’éloigner du charbon sale et de l’énergie nucléaire. Le gaz russe est également beaucoup plus économique que les sources alternatives telles que les projets américains d’exportation de gaz naturel liquéfié par voie maritime.

En effet, la Russie s’est opposée aux sanctions américaines sur Nord Stream-2, au motif que Washington tente de renforcer les décisions commerciales en utilisant des instruments politiques. (Tant que ça pour le capitalisme américain de libre échange !)

La chancelière allemande Angela Merkel a réitéré l’engagement de son gouvernement à terminer le projet Nord Stream-2. Les consortiums d’entreprises allemands ont également souligné l’importance stratégique de garantir un approvisionnement abordable en énergie gazière pour la croissance économique future. Le coût de l’énergie est primordial pour l’économie allemande axée sur l’exportation ainsi que pour réduire les factures des ménages.

Cet engagement allemand est pris en dépit de la controverse sur la figure de l’opposition russe Alexei Navalny qui a été transporté en Allemagne en août dernier en prétendant avoir été empoisonné par le Kremlin dans le cadre d’un étrange complot d’assassinat. Le Kremlin a catégoriquement rejeté ces affirmations comme une provocation délibérée, suggérant l’implication des services secrets occidentaux dans une tentative de déstabilisation de la Russie. Navalny a séjourné en Allemagne pendant près de cinq mois en tant qu’invité de facto du gouvernement de Berlin. A son retour à Moscou le 17 janvier, il a été arrêté pour violation de sa licence de libération conditionnelle pour une peine avec sursis concernant une condamnation pour fraude passée.

Merkel et d’autres politiciens allemands ont certainement apporté à Navalny un grand soutien médiatique pour ses allégations non fondées contre le Kremlin. Leur indulgence à l’égard de ces accusations provocatrices est certainement un mépris méprisable de la souveraineté et des lois russes, élevant un agitateur douteux au rang de président Vladimir Poutine.

 

Cependant, les Allemands ne sont pas si stupides. Ils savent très bien que l’abandon du Nord Stream-2 équivaut à tirer sur leur économie à deux pieds. C’est pourquoi, malgré le brouhaha autour de Navalny, Berlin s’en tient à Nord Stream-2.

Voici donc Joe Biden. Le président est censé dire aux Européens ce qu’il pense être bon ou mauvais pour eux. Un leader américain d’outre-Atlantique hurle aux États européens que prendre livraison du gaz russe économique n’est “pas une bonne affaire”.

Bien sûr, les Américains doivent déguiser leurs intérêts commerciaux et stratégiques nus avec la tenue rhétorique selon laquelle Washington ne s’inquiète “que” de voir l’Europe exploitée par le chantage politique russe si l’Europe dépend de Moscou pour son approvisionnement en gaz. La conclusion étant que la Russie pourrait couper les lignes de gaz chaque fois que cela serait politiquement opportun. Ce point de vue cynique est fondé sur la sombre russophobie et, en tout état de cause, d’un point de vue juridique et contractuel, il serait peu plausible.

L’opposition arrogante de Biden au Nord Stream-2 n’est pas seulement la continuation de la politique de l’administration Trump. Dans les anciennes administrations Obama (2008-2016), où Biden était vice-président, la politique consistait également à s’opposer à l’ambitieux projet gazier, qui a débuté en 2011.

Avec Trump, la plupart des dirigeants européens en sont venus à détester ses manières effrontées et grossières. Avec son slogan “America First”, Trump a intimidé les Européens au sujet de prétendus tarifs douaniers injustes ainsi que pour avoir prétendument relâché ses engagements en matière de dépenses militaires envers l’OTAN. Seuls la Pologne et les États baltes de droite semblent avoir eu une faveur pour Trump, qu’ils admiraient pour ses sanctions anti-russes concernant Nord Stream-2.

Maintenant que Biden est à la Maison Blanche, plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur soulagement et ont accueilli chaleureusement le nouveau président qui parle ouvertement de renouveler et de renforcer l’alliance transatlantique. La croyance implicite est que Biden apprécie les alliés européens d’une manière que le vulgaire Trump n’appréciait pas.

Toute notion de nouvelle appréciation américaine des alliés européens devrait être écartée. La présomption de Biden de dire aux Européens que Nord Stream-2 est une mauvaise affaire montre qu’en fin de compte, les Européens sont considérés comme n’ayant pas de souveraineté lorsqu’il s’agit de définir leur politique énergétique. L’oncle Sam, comme toujours, sait ce qu’il faut faire pour ses petits vassaux européens.

Source: The Strategic Culture Foundation, le 1er février 2021

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 18:13

Par Valérie Bugault – Janvier 2021

valerie_bugault

Bonjour, docteur en droit et ancienne avocate fiscaliste, je viens de créer mon site internet avec, pour vocation, de réformer le droit en profondeur.

Il faut partir du simple constat que la domination hégémonique du modèle de droit des affaires anglo-saxon a vidé de sa substance le Droit au sens où nous l’entendions sur le continent européen. Pour arriver à ma volonté de revenir à un droit commun, de nature civil, c’est-à-dire bannir la conception marchande du droit aujourd’hui à l’œuvre ; cette déviance du droit se traduit principalement, en droit français, par la mise en œuvre juridique sournoise du concept de « propriété économique ».

 
 
Mise à jour du 17 Janvier 2021
 

J’ai pour ambition de rendre à l’État la juste place, politique, qui est la sienne et de remettre les entreprises à la juste place qui est la leur. A cette fin, j’ai notamment déjà développé deux théories juridiques, une sur l’entreprise, l’autre sur la monnaie, qui doivent servir de fil directeur à la Rénovation du droit. J’ai également fait des propositions de réforme de l’organisation de l’État. Vous trouverez l’ensemble de mes travaux centralisé sur mon site internet.

Toutefois, au-delà des travaux déjà entrepris, il reste beaucoup à faire, en particulier à dépoussiérer le droit actuel de ses scories amassés par les velléités commercialistes de règlementation tout azimut. A cette fin, j’ai donc pris l’initiative de créer un Cercle de Réflexion du droit appelé « RévoluDroit », dont la finalité est de développer une École de Droit alternatif dont les fondamentaux suivront l’ordre naturel, et iront en conséquence dans le sens du droit naturel, concept devant lui-même être rénové. Vous trouverez l’essentiel des informations dans la page « RévoluDroit » de mon site.

J’appelle tous les juristes intéressés à me contacter et, le cas échéant, à me rejoindre via le formulaire « contact » situé sur mon site internet : valeriebugault.fr

 

Je vous propose également cet article sur la dette mais les chiffres de l'endettement ont considérablement augmentés, Merci !

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 19:21

Une bombe à retardement :

 

Quiconque est impliqué de quelque manière que ce soit en cas d'ingérence étrangère verra tous ses avoirs gelés le 1er février 2021qu'il soit soupçonné d'une quelconque manière pendant 30 jours avant que décisions soient prises au sujets de ceux ci qui en cas de fraude pourraient être saisis ainsi que les biens des conspirateurs.

 
1er février : le décret 13848 entre en vigueur !
 

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Pensez-vous que ce soit une coïncidence que le 1er février soit le "FREEDOM DAY"?

 

Folks, c'est pourquoi Wall Street devient fou en ce moment. Ils paniquent et essaient de déplacer l'argent, avant qu'il ne soit gelé. C'EST INTÉRESSANT!

 

Si vous n'avez pas lu entièrement l'ordonnance exécutive sur le contrôle électoral, le moment est venu de le faire !

 

45 jours du 3 novembre 2020 au 18 décembre 2020 + 45 jours du 18 décembre 2020 au 1er février 2021!

 

 

Pensez-y ... Le président Donald Trump est le 45e président des États-Unis.

 

Le président Donald J.Trump a signé le décret 13848 le 12 septembre 2018

 

Imposer certaines sanctions en cas d'ingérence étrangère dans une élection aux États-Unis

 

Par l'autorité qui m'est conférée en tant que président par la constitution et les lois des États-Unis d'Amérique, y compris l'International Emergency Economic Powers Act (50 USC 1701 et suiv.) (IEEPA), le National Emergencies Act (50 USC 1601 et suiv. ) (NEA), article 212 (f) de la loi sur l'immigration et la nationalité de 1952 (8 USC 1182 (f)) et article 301 du titre 3, United States Code, 

 

Je déclare, DONALD J. TRUMP , Président des États-Unis d'Amérique, que les personnes qui se trouvent totalement ou substantiellement en dehors des États-Unis ont la capacité d'intervenir dans les élections aux États-Unis ou que la confiance du public dans ces élections sape, y compris des personnes non autorisées. l'accès aux infrastructures électorales et électorales ou la diffusion secrète de propagande et de désinformation constituent une menace inhabituelle et exceptionnelle pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis.

 

Fondamentalement, ce règlement stipule que toute personne impliquée dans l'ingérence dans les élections de 2020 ou dans le soutien d'élections frauduleuses au pays ou à l'étranger verra ses biens et ses avoirs gelés.

 

Cela inclut les médias grand public, les médias sociaux et toutes les autres personnes impliquées dans le vol de ce choix.

=====

45 jours du 3 novembre 2020 au 18 décembre. 

Pendant cette période, DNI John Ratcliffe a collecté des données sur la fraude électorale.

 

Section 1. (a):

Au plus tard 45 jours après la conclusion d'une élection aux États-Unis, le directeur du renseignement national, en consultation avec les chefs d'autres départements et agences (agences) exécutifs appropriés, évalue toute information indicative de l'existence d'un gouvernement étranger ou de toute personne agissant en tant que représentant ou au nom d'un gouvernement étranger a agi avec l'intention ou le but d'interférer dans cette élection.

L'évaluation identifiera la nature de l'ingérence étrangère et les méthodes utilisées pour la réaliser, les personnes impliquées et le ou les gouvernements étrangers qui l'ont approuvée, dirigée, parrainée ou aidée, le cas échéant. Le directeur des services nationaux de renseignement transmettra cette évaluation et les informations connexes au président, au ministre des Affaires étrangères, au ministre des Finances, au ministre de la Défense, au procureur général et au ministre de la Sécurité intérieure.

 

Après cela, 45 jours supplémentaires sont autorisés pour la rédaction et la soumission du rapport. C'est pourquoi le procureur général Barr n'a rien vu avant de quitter l'administration Trump. Il n'avait pas été livré à son département à ce moment-là. C'était entre les mains d'autres autorités. La société dit qu'il n'y a aucune excuse pour l'ignorance de la loi, mais allez les gars ... pouvez-vous nous jeter tous un os de temps en temps? Au moins, cela nous a permis de creuser dans le noir, et nous rattrapons tous tous les domaines que nous ne connaissions pas et dont nous n'étions pas non plus informés. Tout cela fait partie de la propriété de l'entreprise. Je veux dire, qui va expliquer ce qu'ils font à leur propriété? Parlez-vous à votre voiture? Avec vos plats? Je pense,

 

=====

 

45 jours du 18 décembre au 1er février

 

Cette période a permis à DNI John Ratcliffe de compiler toutes les données, de compiler le rapport de fraude électorale et de remettre le rapport au président Trump.

 

Section 1. (b):

 

Dans les 45 jours suivant la réception de l'évaluation et des informations décrites à la section 1 (a) du présent arrêté, le procureur général et le ministre de la Sécurité intérieure, en consultation avec les chefs de toutes les autres autorités compétentes et, le cas échéant, les autorités nationales et locales, transmet au président, au secrétaire d'État un rapport au secrétaire au Trésor et au secrétaire à la Défense évaluant l'élection aux États-Unis sous réserve de l'évaluation décrite à la section 1 (a):

 

======

 

Puis, le 1er février ou après, les choses commencent vraiment à se produire:

 

Section 2. (a):

Tous les biens et intérêts de propriété situés aux États-Unis, qui tomberont plus tard aux États-Unis, ou qui tomberont plus tard en la possession ou le contrôle de toute personne américaine des éléments suivants, seront bloqués et transférer, payer, exporter, retirer ou traiter d'une autre manière toute personne étrangère désignée par le secrétaire au Trésor en consultation avec le secrétaire d'État, le procureur général et le secrétaire à la Sécurité intérieure:

(i) directement ou indirectement impliquée dans une ingérence aux États-Unis pour avoir été impliqué, avoir parrainé, dissimulé ou rendu complice;

(ii) le soutien matériel, le parrainage ou le soutien financier, matériel ou technologique pour, ou les biens ou services pour, ou à l'appui des activités décrites au sous-alinéa (a) (i) du présent article, ou par des personnes dont les biens et intérêts sont conformément à verrouillé à cet arrangement; ou

(iii) être détenu ou contrôlé par, ou agir ou agir par, toute personne qui agit, directement ou indirectement, pour ou au nom de toute personne dont la propriété ou les intérêts sont bloqués en vertu de la présente ordonnance.

(b) Le décret 13694 du 1er avril 2015, tel que modifié par le décret 13757 du 28 décembre 2016, reste en vigueur. Cet arrêté n'a pas pour but et ne servira pas à limiter le pouvoir discrétionnaire du ministre des Finances dans l'exercice des pouvoirs prévus par le décret 13694. Le cas échéant, le secrétaire au Trésor, en consultation avec le procureur général et le secrétaire d'État, peut exercer les pouvoirs énoncés dans le décret 13694 ou d'autres pouvoirs en relation avec l'exercice par le secrétaire au Trésor des pouvoirs prévus dans le présent arrêté.

 

(c) Les interdictions de la sous-section (a) de la présente section s'appliquent sauf dans la mesure prévue par la loi ou toute ordonnance, ordonnance, directive ou licence qui peut être émise en vertu de la présente ordonnance, et nonobstant tout ce qui a été conclu avant la date de cette commande Contrats ou licences ou permis accordés.

 

Paragraphe 3. Après avoir soumis l'évaluation requise à la section 1 (a) et le rapport requis à la section 1 (b):

 

(a) Le secrétaire au Trésor examine l'évaluation requise par l'article 1 (a) et le rapport requis par l'article 1 (b) et, en consultation avec le secrétaire d'État, le procureur général et le ministre de la Sécurité intérieure, impose les sanctions appropriées en vertu de la section 2 (a) de la présente ordonnance et toute pénalité raisonnable décrite à la section 2 (b) de la présente ordonnance; et

 

s'ils ne s'appliquent pas aux plus grandes unités commerciales de ce pays, secteurs d'importance stratégique comparable pour ce gouvernement étranger). La recommandation doit comprendre une évaluation de l’impact des sanctions recommandées sur les intérêts économiques et de sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés. Toute sanction recommandée doit être adaptée de manière appropriée à l'ampleur de la nuisance étrangère identifiée et peut inclure une ou plusieurs des mesures suivantes en relation avec chaque cible étrangère La recommandation doit comprendre une évaluation de l’impact des sanctions recommandées sur les intérêts économiques et de sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés. Toute sanction recommandée doit être adaptée de manière appropriée à l'ampleur de la nuisance étrangère identifiée et peut inclure une ou plusieurs des mesures suivantes en relation avec chaque cible étrangère La recommandation doit comprendre une évaluation de l’impact des sanctions recommandées sur les intérêts économiques et de sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés. Toute sanction recommandée doit être adaptée de manière appropriée à l'ampleur de la nuisance étrangère identifiée et peut inclure une ou plusieurs des mesures suivantes en relation avec chaque cible étrangère

 

(i) bloquer et interdire toutes les transactions sur les biens ou les intérêts de toute personne relevant de la juridiction des États-Unis;

 

(ii) les restrictions de licences d'exportation en vertu de toute loi ou réglementation exigeant un examen et une approbation préalables du gouvernement des États-Unis comme condition d'exportation ou de réexportation de tout bien ou service;

 

iii) interdiction aux institutions financières américaines d’octroyer des prêts ou des crédits à quiconque;

 

(iv) les restrictions sur les opérations de change dans lesquelles une personne est impliquée;

 

(v) les interdictions de transfert de crédit ou de paiement entre ou par, via ou vers une institution financière au profit de toute personne;

 

(vi) interdiction à toute personne américaine d'investir ou d'acquérir des actions ou des titres de créance;

 

(vii) l'expulsion des États-Unis de tout dirigeant de société étrangère;

 

(viii) imposer l'une des sanctions énoncées dans le présent article à l'encontre du chef de la direction étranger d'une personne; ou

 

(ix) toute autre action autorisée par la loi.

 

=====

 

MAINTENANT À PELOSI et à d'autres - Cela explique le tollé pour l'application du 25e amendement, et lorsque cela a échoué, le tollé pour une destitution immédiate. Il explique la censure à grande échelle jusqu'à et y compris l'arrêt de plates-formes Web entières telles que Parler. Il explique toutes les divagations insensées et les actions désespérées qui étaient tous les cris d'une société en train de couler qui s'accroche à tout ce qui se trouve dans les murs du Capitole pour sauver sa cabale.

 

=====

 

ON ON WALLSTREET - Ils déplacent de l ' argent aussi vite que possible - les gestionnaires de hedge funds ont désespérément tenté de vendre à découvert autant que possible avant d' être interrompus. Il semble qu'ils aient tenté de sauver leurs avoirs avant d'être confisqués. Les mêmes actifs sont apparemment sur le point d'être gelés, conformément au décret n ° 13848 du président Trump.

 

=====

 

Points clés:

 

Dès qu'une fraude électorale est commise, une enquête commence. Dans les 45 jours, les enquêteurs doivent prouver qu'il y a eu fraude électorale.

 

Après les 45 jours, il reste 45 jours pour créer et soumettre le rapport.

 

Une fois le rapport remis, les actifs seront gelés.

 

Cela nous amène au règlement d'application sur le gel des avoirs. Cela devrait commencer le 1er février.

 

Les avoirs seront gelés pendant 30 jours pendant que les enquêtes y relatives se poursuivent.

 

L'ensemble du processus prend 90 jours à compter du jour où les avoirs sont gelés. Ce qui pourrait commencer le 1er février 2021.

 

Quiconque est impliqué de quelque manière que ce soit verra tous ses avoirs gelés.

 

Le 1er février 2021 est le jour où tout cela commence à se jouer. Même les gens qui ont conspiré ou dissimulé.

 

30 jours de gel des avoirs nous amènent à mars. Ils voient ce qui s'en vient et ils savent que c'est fait. Tout l'argent impliqué dans cela va couler.

 

Donc, une fois de plus, alors que nous traversons la chute de l'empire corporatif qui a asservi la République des États-Unis d'Amérique ... Nous, le peuple, devons tenir bon. Soyez patient et attendez le Seigneur au cas où il y aurait un tremblement de l'olivier. Restez à l'intérieur et cachez-vous un peu jusqu'à ce que le Fléau passe. FÉVRIER EST SUR LE POINT DE RETOUR ET DE RETOUR.

 

=====

 

Le président Trump a signé le décret n ° 13848 sur l'ingérence étrangère en septembre 2018. L'ordonnance explique les détails du processus et les délais associés à l'imposition de sanctions.

 

Décret exécutif 13848 du 12 septembre 2018

 

Imposer certaines sanctions en cas d'ingérence étrangère dans une élection américaine

 

Décret exécutif 13848: [ anglais ] [ allemand ]

 

Restez fort, gardez la foi, Dieu est aux commandes.

 

Source

Trevor Winchell
Administrateur du site - Journaliste d'investigation

Vu ici

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 19:05

Le Président russe Vladimir Poutine a participé à distance au Forum annuel de Davos, qui a lieu cette année du 25 au 29 janvier 2021. Il a évoqué de un risque de conflit majeur inhérent a une situation internationale instable, il a mis en évidence le rôle des multinationales en état de monopole qui s'arrogent les droits des peuples et entrent en concurrence avec les états, déstabilisant un peu plus l'équilibre fragile des sociétés Occidentales. Il a également appuyé sur le fait que "l 'ère associée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire, cette époque est révolue" par le simple fait que cela dépend de la volonté consensuelle de tous les axes planétaires et non la décision unilatérales de quelques uns.

Donc je vous prie de lire ce discours car il en dit assez long sur la situation avec une analyse feutrée mais très juste et efficace.

https://s2.qwant.com/thumbr/0x0/6/3/8a013e2f3f0d3a2a249bfeb1e81af5790938f0c7d67ae504dfc4bd3c5a9046/648x360_vladimir-poutine-encore-pris-gafam.jpg?u=https%3A%2F%2Fimg.20mn.fr%2FyYtG7yjgQeSPCA6mX_PIQw%2F648x360_vladimir-poutine-encore-pris-gafam.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1

Cher M. Schwab, cher Klaus ! Chers collègues !

J’ai assisté à de nombreux événements organisés par M. Schwab dans les années 90. Klaus vient de se rappeler que nous nous sommes rencontrés en 1992. Au cours de mon travail à Saint-Pétersbourg, j’ai assisté à plusieurs reprises à ce forum consultatif. Je tiens à vous remercier pour l’occasion qui m’est donnée aujourd’hui d’apporter mon point de vue à la communauté des experts, qui se réunit sur cette plateforme mondialement reconnue grâce aux efforts de M. Schwab.

Tout d’abord, Mesdames et Messieurs, je tiens à vous souhaiter à tous la bienvenue au Forum économique mondial.

Il est agréable de constater que cette année, malgré la pandémie, malgré toutes les restrictions, le forum poursuit encore ses travaux. Bien qu’il soit en ligne, il fonctionne toujours et donne aux participants l’occasion de partager leurs évaluations et leurs prévisions dans le cadre d’une discussion ouverte et libre, ce qui compense en partie le manque de communication directe entre les dirigeants, les représentants des entreprises mondiales et le public, qui s’est accumulé au cours des derniers mois. Tout cela est important à un moment où nous avons tant de questions difficiles auxquelles il faut répondre.

Le forum de cette année est le premier de la troisième décennie du XXIe siècle, et la plupart de ses thèmes portent, bien sûr, sur les profonds changements qui se produisent sur la planète.

En effet, il est difficile de ne pas remarquer des transformations fondamentales dans l’économie, la politique, la vie sociale et la technologie mondiales. La pandémie de coronavirus que Klaus vient de mentionner, et qui est devenue un sérieux défi pour l’ensemble de l’humanité, n’a fait que stimuler et accélérer les changements structurels, dont les conditions préalables étaient déjà réunies depuis longtemps. La pandémie a exacerbé les problèmes et les déséquilibres accumulés jusqu’alors dans le monde. Il y a tout lieu de croire qu’il existe des risques d’escalade des conflits. Et ces tendances peuvent se manifester pratiquement dans tous les domaines.

Bien sûr, il n’y a pas de parallèles directs dans l’histoire. Mais certains experts – je respecte leur opinion – comparent la situation actuelle avec les années 30 du siècle dernier. Vous pouvez être d’accord ou non avec cette situation. Mais à de nombreux égards, en termes d’ampleur et de nature complexe et systémique des défis et des menaces potentielles, certaines analogies sont néanmoins justifiées.

Nous assistons à une crise des modèles et des outils de développement économique antérieurs. La stratification sociale s’intensifie, tant au niveau mondial que dans les différents pays. Nous en avons déjà parlé. Mais cela entraîne à son tour une forte polarisation de l’opinion publique, provoque la croissance du populisme, du radicalisme de droite et de gauche et d’autres extrêmes, et aggrave et exacerbe les processus politiques internes, y compris dans les pays leaders.

Tout cela affecte inévitablement la nature des relations internationales et n’y apporte ni stabilité ni prévisibilité. Les institutions internationales s’affaiblissent, les conflits régionaux se multiplient et le système de sécurité mondial se dégrade.

Klaus a mentionné ma conversation d’hier avec le président des États-Unis et l’extension du traité sur la limitation des armes stratégiques. C’est certainement un pas dans la bonne direction. Néanmoins, les conflits se multiplient, comme on dit. Comme on le sait, l’incapacité et le manque de volonté de résoudre en substance de tels problèmes au XXe siècle ont conduit à la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale.

Bien sûr, un tel conflit mondial « brûlant » est désormais, je l’espère, impossible, en principe. Je l’espère vraiment. Cela signifierait la fin de la civilisation. Mais, là encore, la situation peut évoluer de manière imprévisible et incontrôlable. Si, bien sûr, rien n’est fait pour l’empêcher. Il est possible que nous devions faire face à un véritable bouleversement du développement mondial, avec une lutte de tous contre tous, avec des tentatives de résoudre les conflits latents par la recherche d’ennemis « internes » et « externes », avec la destruction non seulement des valeurs traditionnelles (que nous chérissons en Russie), telles que la famille, mais aussi des libertés fondamentales, y compris le droit au choix et à la vie privée.

Permettez-moi de noter ici que la crise sociale et de valeurs se transforme déjà en conséquences démographiques négatives, à cause desquelles l’humanité risque de perdre des continents civilisationnels et culturels entiers.

Notre responsabilité commune aujourd’hui est d’éviter une telle perspective, semblable à une sinistre dystopie, pour assurer un développement sur une trajectoire différente, positive, harmonieuse et créative.

À cet égard, je m’attarderai sur les principaux défis auxquels, à mon avis, la communauté mondiale est actuellement confrontée.

Le premier est d’ordre socio-économique.

Oui, à en juger par les statistiques, même en dépit des crises profondes de 2008 et 2020, la période des quarante dernières années peut être qualifiée de succès, voire de super succès pour l’économie mondiale. Le PIB mondial en parité de pouvoir d’achat a doublé en termes réels par habitant depuis 1980. C’est assurément une évolution positive.

La mondialisation et la croissance intérieure ont entraîné une forte reprise dans les pays en développement, permettant à plus d’un milliard de personnes de sortir de la pauvreté. Ainsi, si l’on prend un niveau de revenu de 5,5 dollars par personne et par jour (à parité de pouvoir d’achat), la Banque Mondiale estime qu’en Chine, par exemple, le nombre de personnes à faible revenu est passé de 1,1 milliard en 1990 à moins de 300 millions ces dernières années. C’est assurément un succès pour la Chine. Et en Russie, de 64 millions de personnes en 1999 à environ 5 millions aujourd’hui. Et nous pensons qu’il s’agit également d’un progrès dans notre pays dans la direction principale, soit dit en passant.

Néanmoins, la question principale, dont la réponse permet dans une large mesure de comprendre les problèmes actuels, est de savoir quelle était la nature de cette croissance mondiale, qui en a le plus profité.

Bien sûr, comme je l’ai déjà dit, à bien des égards, les pays en développement ont bénéficié de la demande croissante pour leurs produits traditionnels et même pour de nouveaux produits. Cependant, cette intégration dans l’économie mondiale n’a pas seulement eu pour résultat des emplois et des recettes d’exportation. Mais aussi des coûts sociaux. Y compris un écart important dans les revenus des citoyens.

Qu’en est-il des économies développées, où le niveau moyen de richesse est beaucoup plus élevé ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les problèmes de stratification ici dans le monde développé ont été encore plus profonds. La Banque Mondiale estime que si 3,6 millions de personnes vivaient avec moins de 5,50 dollars par jour aux États-Unis en 2000, elles étaient 5,6 millions en 2016.

Au cours de la même période, la mondialisation a entraîné une augmentation significative des profits des grandes multinationales, principalement des entreprises américaines et européennes.

D’ailleurs, en ce qui concerne les citoyens, la tendance dans les économies développées de l’Europe est la même qu’aux États-Unis.

Mais encore une fois, quand il s’agit des bénéfices des entreprises, qui en profite ? La réponse est connue, elle est évidente – un pour cent de la population.

Et que s’est-il passé dans la vie du reste des gens ? Au cours des 30 dernières années, dans certains pays développés, le revenu de plus de la moitié des citoyens en termes réels a stagné, n’a pas augmenté. Mais le coût de l’éducation et des services de santé a augmenté. Et savez-vous de combien ? Trois fois.

Cela signifie que des millions de personnes, même dans les pays riches, n’ont pas vu la perspective d’une augmentation de leurs revenus. Et ils doivent faire face à plusieurs problèmes, comment se maintenir et maintenir leurs parents en bonne santé, comment offrir aux enfants une éducation de qualité.

Il y a aussi une accumulation de personnes qui, en fait, ne sont pas employées. Par exemple, l’Organisation internationale du travail estime qu’en 2019, 21 % des jeunes du monde, soit 267 millions de personnes, n’ont ni étudié ni travaillé nulle part. Et même parmi les actifs (voici un chiffre intéressant, des chiffres intéressants), même parmi les actifs, 30 % vivent avec des revenus inférieurs à 3,2 dollars par jour à parité de pouvoir d’achat.

Ces distorsions du développement socio-économique mondial sont le résultat direct des politiques menées dans les années 1980, souvent de manière grossière et dogmatique. Ces politiques étaient basées sur le soi-disant « consensus de Washington ». Avec ses règles non écrites, donnant la priorité à une croissance économique basée sur la dette privée avec une déréglementation et des impôts peu élevés sur les riches et les entreprises.

Comme je l’ai dit, la pandémie de coronavirus n’a fait qu’exacerber ces problèmes. L’année dernière, la chute de l’économie mondiale a été la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale. En juillet, les pertes sur le marché du travail équivalaient à près de 500 millions d’emplois. Oui, la moitié d’entre eux avaient été récupérés à la fin de l’année. Mais cela représente tout de même près de 250 millions d’emplois perdus. C’est un chiffre important et très alarmant. Rien qu’au cours des neuf premiers mois de l’année dernière, les pertes de revenus du travail dans le monde se sont élevées à 3,5 trillions de dollars. Et ce chiffre ne cesse de croître. Cela signifie que les tensions sociales sont en hausse.

Dans le même temps, la reprise après la crise n’est pas facile. Si, il y a 20 ou 30 ans, le problème pouvait être résolu en stimulant la politique macroéconomique (et c’est d’ailleurs ce qu’ils font encore), aujourd’hui, de tels mécanismes sont pratiquement épuisés, ils ne fonctionnent pas. Leurs ressources sont pratiquement épuisées. Ce n’est pas une affirmation infondée de ma part.

Ainsi, selon les estimations du FMI, le niveau de la dette agrégée des secteurs public et privé est proche de 200 % du PIB mondial. Et dans certaines économies, il a dépassé 300 % du PIB national. Pendant ce temps, les taux d’intérêt sont proches de zéro dans les économies développées. Et dans les principales économies émergentes, ils sont à des niveaux historiquement bas.

Tout cela rend la stimulation de l’économie par les outils traditionnels au détriment de l’augmentation des prêts privés pratiquement impossible. L’assouplissement dit quantitatif, qui ne fait qu’augmenter, gonfle la « bulle » de la valeur des actifs financiers et conduit à une stratification supplémentaire de la société. Et l’écart croissant entre l’économie « réelle » et « virtuelle » (d’ailleurs, j’en entends souvent parler par les représentants de l’économie réelle de nombreux pays, et je pense que les participants à la réunion d’aujourd’hui issus du monde des affaires seront également d’accord avec moi) est une menace réelle, porteuse de chocs graves et imprévisibles.

Certains espoirs de pouvoir « redémarrer » l’ancien modèle de croissance sont liés à la rapidité du développement technologique. En effet, les 20 dernières années ont jeté les bases de ce que l’on appelle la quatrième révolution industrielle, qui repose sur l’utilisation généralisée de l’intelligence artificielle, des solutions automatisées et de la robotique. La pandémie de coronavirus a considérablement accéléré ces développements et leur mise en œuvre.

Cependant, ce processus génère de nouveaux changements structurels, je pense tout d’abord au marché du travail. Cela signifie que sans une action gouvernementale efficace, de nombreuses personnes courent le risque d’être au chômage. Et c’est souvent ce qu’on appelle la classe moyenne. Or c’est la base de toute société moderne.

Et cela est lié au deuxième défi fondamental de la décennie à venir – le défi sociopolitique. La croissance des problèmes économiques et des inégalités divise la société, génère l’intolérance sociale, raciale et ethnique, et cette tension éclate même dans les pays dont les institutions civiles et démocratiques apparemment bien établies sont conçues pour aplanir et réprimer ces phénomènes et ces excès.

Les problèmes socio-économiques systémiques génèrent un tel mécontentement du public qu’ils nécessitent une attention particulière, qu’ils exigent que ces problèmes soient résolus de manière concrète. La dangereuse illusion qu’ils peuvent être ignorés, négligés, mis sur le côté est lourde de conséquences. Dans ce cas, la société sera toujours divisée, tant politiquement que socialement. Parce que pour les gens, les raisons d’être mécontents ne sont en fait pas des spéculations, mais de véritables problèmes qui concernent tout le monde, quelles que soient les opinions, y compris politiques, auxquelles on n’adhère. Ou auxquelles on pense tenir. Et ce sont les vrais problèmes qui génèrent le mécontentement.

Je voudrais souligner un autre point fondamental. Les géants technologiques modernes et, surtout, numériques ont commencé à jouer un rôle de plus en plus important dans la société. On en parle beaucoup aujourd’hui, notamment en relation avec les événements qui se sont déroulés aux États-Unis pendant la campagne électorale. Et ce ne sont plus des géants économiques quelconques ; dans certains domaines, ils sont en concurrence de facto avec les États. Leur audience se chiffre en milliards d’utilisateurs qui passent une partie importante de leur vie au sein de ces écosystèmes.

Du point de vue des entreprises elles-mêmes, leur position de monopole est optimale pour organiser les processus technologiques et commerciaux. C’est peut-être juste, mais le public se pose une question : dans quelle mesure un tel monopole correspond-il exactement à l’intérêt public ? Où se situe la limite entre le succès des entreprises mondiales, les services et les prestations demandés, la consolidation des données personnelles et les tentatives de gérer grossièrement, à sa guise, la société, de se substituer aux institutions démocratiques légitimes, en fait, d’usurper ou de limiter le droit naturel des gens à décider eux-mêmes comment vivre, quoi choisir, quelle position exprimer librement ? Nous l’avons tous vu récemment aux États-Unis, et tout le monde comprend ce dont je parle maintenant. Je suis sûr que la grande majorité des gens partagent cette position, y compris ceux qui participent à la conférence avec nous aujourd’hui.

Enfin, le troisième défi, ou plus précisément la menace évidente à laquelle nous pourrions être confrontés au cours de la prochaine décennie, est une nouvelle aggravation de l’ensemble des problèmes internationaux. Après tout, les problèmes socio-économiques intérieurs non résolus et croissants peuvent nous inciter à chercher un responsable pour tous les problèmes et à rediriger l’irritation et le mécontentement de nos citoyens. Et nous pouvons déjà le voir, nous pouvons sentir que le niveau de la politique étrangère, de la rhétorique de propagande augmente. Nous pouvons nous attendre à ce que la nature des actions concrètes devienne plus agressive, y compris la pression sur les pays qui ne sont pas d’accord avec le rôle de satellites obéissants et dirigés, l’utilisation de barrières commerciales, les sanctions illégitimes et les restrictions dans les sphères financières, technologiques et de l’information.

Ce jeu sans règles augmente de manière critique les risques d’utilisation unilatérale de la force militaire – c’est-à-dire le danger du recours à la force sous n’importe quel prétexte farfelu. Il multiplie la probabilité de nouveaux « points chauds » sur notre planète. C’est un tout qui ne peut que nous inquiéter.

Dans le même temps, chers participants au Forum, malgré un tel enchevêtrement de contradictions et de défis, nous ne devons certainement pas perdre notre vision positive de l’avenir et devons rester engagés dans un programme constructif. Il serait naïf de suggérer quelques remèdes miracles universels pour les problèmes évoqués. Mais nous devons tous essayer d’élaborer des approches communes, rapprocher nos positions le plus possible et identifier les sources de tensions mondiales.

Je voudrais répéter ma thèse : la cause fondamentale de l’insoutenabilité du développement mondial est, dans une large mesure, l’accumulation des problèmes socio-économiques. Par conséquent, la question clé aujourd’hui est de savoir comment élaborer la logique des actions afin non seulement de restaurer rapidement les économies et les secteurs mondiaux et nationaux touchés par la pandémie, mais aussi de garantir que cette restauration soit durable à long terme et ait une structure qualitative qui aide à surmonter le poids des déséquilibres sociaux. Il est clair que, compte tenu des contraintes de politique macroéconomique déjà mentionnées, la poursuite du développement économique dépendra davantage de la relance budgétaire, les budgets des gouvernements et les banques centrales jouant un rôle clé.

En fait, nous observons déjà de telles tendances dans les pays développés, et dans certains pays en développement également. Le rôle croissant des États dans la sphère socio-économique au niveau national exige évidemment une plus grande responsabilité et une coopération interétatique étroite sur l’agenda mondial également. Dans divers forums internationaux, on peut entendre des appels constants à une croissance inclusive, à la création de conditions permettant d’atteindre un niveau de vie digne pour chaque personne. C’est la bonne chose à faire, et notre travail commun va absolument dans la bonne direction.

Il est absolument clair que le monde ne peut pas s’engager sur la voie de la construction d’une économie qui fonctionne pour un million de personnes ou même un « milliard doré ». C’est tout simplement une position destructrice. Un tel modèle est par définition non viable. Les événements récents, notamment les crises migratoires, l’ont confirmé une fois de plus.

Il importe maintenant de passer d’une déclaration générale à l’action, de diriger les ressources et les efforts réels pour parvenir à la fois à la réduction des inégalités sociales au sein des différents pays et à la convergence progressive du niveau de développement économique des différents pays et régions de la planète. Il n’y aura alors pas de crise migratoire.

Le sens, l’importance d’une telle politique, destinée à assurer un développement durable et harmonieux, est évident. Qu’est-ce que c’est ? C’est la création de nouvelles opportunités pour chacun, des conditions pour le développement et la réalisation du potentiel humain, indépendamment de l’endroit où il est né et vit.

Et je vais ici présenter quatre grandes priorités. Pourquoi je les considère comme des priorités. Peut-être que je ne dirai rien d’original. Néanmoins, puisque Klaus m’a permis d’exprimer la position de la Russie, ma position, je le ferai volontiers.

Premièrement. Une personne doit avoir un environnement de vie confortable. Il s’agit du logement et des infrastructures accessibles : transport, énergie, services publics. Et, bien sûr, le bien-être environnemental, il ne doit jamais être oublié.

Deuxièmement. Une personne doit être sûre qu’elle aura un emploi, qui lui procurera un revenu en constante augmentation et, par conséquent, un niveau de vie décent. Elle devrait avoir accès à des mécanismes efficaces d’apprentissage tout au long de la vie, aujourd’hui c’est absolument nécessaire, lui permettant de développer et de construire sa carrière, et après son achèvement d’obtenir une retraite et un paquet social décents.

Troisièmement. Une personne doit être sûre qu’elle recevra des soins médicaux efficaces et de qualité lorsqu’elle en aura besoin, que le système de soins de santé lui garantit en tout cas l’accès à un niveau moderne de services.

Quatrièmement. Quel que soit le revenu familial, les enfants doivent avoir la possibilité de recevoir une éducation décente et de réaliser leur potentiel. Chaque enfant a ce potentiel.

C’est la seule façon de garantir le développement le plus efficace de l’économie moderne. Une économie où l’homme n’est pas un moyen, mais un but. Et seuls les pays qui pourront progresser dans ces quatre domaines (ils ne sont pas exhaustifs, je n’ai dit que l’essentiel), mais seuls les pays qui pourront progresser au moins dans ces quatre domaines, assureront un développement durable et inclusif.

Ce sont les approches qui sont au cœur de la stratégie que mon pays, la Russie, met également en œuvre. Nos priorités s’articulent autour de l’individu, de sa famille, et visent le développement démographique et la préservation de la nation, l’amélioration du bien-être des personnes et la protection de leur santé. Nous nous efforçons de créer les conditions d’un travail digne et efficace et d’un entrepreneuriat réussi, afin d’assurer la transformation numérique comme base du mode technologique de l’avenir de tout le pays, plutôt que d’un groupe étroit d’entreprises.

Nous voulons concentrer les efforts du gouvernement, des entreprises et de la société civile sur ces tâches et mettre en place une politique budgétaire stimulante dans les années à venir.

Nous sommes ouverts à la coopération internationale la plus large possible pour atteindre nos objectifs nationaux de développement et nous pensons qu’une coopération sur l’agenda socio-économique mondial aurait un impact positif sur l’atmosphère générale des affaires mondiales également, tandis qu’une interdépendance dans le traitement des questions urgentes acttuelles ajouterait à la confiance mutuelle, ce qui est particulièrement important et urgent de nos jours.

De toute évidence, l’ère associée aux tentatives de construction d’un ordre mondial centralisé et unipolaire, cette époque est révolue. En fait, elle n’a même pas encore commencé. Seule une tentative a été faite dans ce sens. Mais cela aussi est passé. Un tel monopole était tout simplement intrinsèquement contraire à la diversité culturelle et historique de notre civilisation.

La réalité est que différents pôles de développement avec leurs propres modèles originaux, systèmes politiques et institutions sociales ont émergé dans le monde et se sont fait connaître. Et aujourd’hui, il est extrêmement important de construire des mécanismes de coordination de leurs intérêts, afin que la diversité et la concurrence naturelle des pôles de développement ne se transforment pas en anarchie et en une série de conflits prolongés.

À cette fin, nous devons notamment travailler au renforcement et au développement des institutions universelles qui ont une responsabilité particulière pour assurer la stabilité et la sécurité dans le monde et pour élaborer les règles de conduite de l’économie mondiale et du commerce.

J’ai déjà déclaré plus d’une fois que beaucoup de ces institutions traversent des moments difficiles. Nous en parlons constamment lors de différents sommets. Bien sûr, ces institutions ont été créées à une autre époque, c’est clair. Il peut être objectivement difficile pour elles de relever les défis d’aujourd’hui. Toutefois, je voudrais souligner que ce n’est pas une raison pour les rejeter, sans rien offrir à la place. D’autant plus que ces structures ont une expérience unique et un grand potentiel, largement inexploité. Il ne fait aucun doute qu’elles doivent être soigneusement adaptées aux réalités actuelles. Mais il est encore trop tôt pour les jeter à la poubelle de l’histoire. Nous devons travailler avec elles et les utiliser.

Parallèlement, il est bien sûr important d’utiliser des formats d’interaction nouveaux et supplémentaires. Je fais ici référence au phénomène du multilatéralisme. Bien sûr, il peut aussi être compris de différentes manières. Il peut s’agir soit de faire valoir ses intérêts, en donnant un semblant de légitimité aux actions unilatérales alors que les autres n’ont qu’à hocher la tête pour approuver. Ou bien il s’agit d’une véritable unification des efforts des États souverains pour résoudre des problèmes spécifiques dans l’intérêt commun. Dans ce cas, nous pouvons parler du règlement des conflits régionaux, de la création d’alliances technologiques et de nombreux autres domaines, y compris la formation de couloirs transfrontaliers de transport et d’énergie, etc.

Chers amis, Mesdames et Messieurs !

Vous comprenez qu’il existe un vaste champ de travail commun. De telles approches multilatérales fonctionnent vraiment. La pratique montre qu’elles fonctionnent. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre du format Astana, la Russie, l’Iran et la Turquie font beaucoup pour stabiliser la situation en Syrie et aident maintenant à établir un dialogue politique en Syrie. Bien sûr, avec d’autres pays. Nous le faisons ensemble. Et ce n’est généralement pas sans succès, je tiens à le souligner.

Par exemple, la Russie a entrepris des efforts de médiation actifs pour mettre fin au conflit armé dans la région du Haut-Karabakh, dans lequel les peuples et les États proches de nous – l’Azerbaïdjan et l’Arménie – ont été impliqués. Dans le même temps, nous avons cherché à suivre les principaux accords conclus au sein du groupe de Minsk de l’OSCE, en particulier entre ses coprésidents – la Russie, les États-Unis et la France. C’est également un très bon exemple de coopération.

Comme vous le savez, une déclaration trilatérale entre la Russie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie a été signée en novembre. Et il est important qu’elle soit, dans l’ensemble, mise en œuvre de manière cohérente. Nous avons réussi à arrêter le bain de sang. C’est la chose la plus importante. Nous avons réussi à arrêter l’effusion de sang, à obtenir un cessez-le-feu complet et à entamer le processus de stabilisation.

La communauté internationale et, sans aucun doute, les pays impliqués dans la résolution de la crise doivent maintenant aider les zones touchées à relever les défis humanitaires que sont le retour des réfugiés, la reconstruction des infrastructures détruites et la protection et la restauration des monuments historiques, religieux et culturels.

Ou un autre exemple. Je voudrais souligner le rôle de la Russie, de l’Arabie saoudite, des États-Unis et d’un certain nombre d’autres pays dans la stabilisation du marché mondial de l’énergie. Ce format est devenu un exemple productif d’interaction entre des pays ayant des points de vue différents, parfois même complètement opposés, sur les processus mondiaux et leurs propres visions du monde.

Dans le même temps, bien sûr, il y a des problèmes qui concernent tous les États sans exception. La coopération dans l’étude et le contrôle de la pandémie de coronavirus en est un exemple. Récemment, plusieurs variantes de ce que l’on sait être une maladie dangereuse ont fait leur apparition. Et la communauté internationale doit créer les conditions permettant aux scientifiques et aux spécialistes de travailler ensemble pour comprendre pourquoi et comment les mutations du coronavirus se produisent et comment les différentes souches diffèrent les unes des autres. Et bien sûr, nous devons coordonner les efforts du monde entier, comme l’a demandé le secrétaire général de l’ONU et comme nous l’avons demandé lors du sommet du G20 il n’y a pas si longtemps, afin d’unir et de coordonner les efforts du monde entier pour lutter contre la propagation de la maladie et accroître la disponibilité des vaccins contre le coronavirus dont nous avons tant besoin. Nous devons aider les nations qui ont besoin de soutien, y compris les nations africaines. Je parle de l’intensification des tests et de la vaccination. Nous constatons que la vaccination de masse est désormais accessible principalement aux citoyens des pays développés. Alors que des centaines de millions de personnes dans le monde n’ont même pas l’espoir de bénéficier d’une telle protection. Dans la pratique, cette disparité peut représenter une menace générale, car, comme on le sait et comme on l’a dit à maintes reprises, l’épidémie continuera à se prolonger et des poches incontrôlables persisteront. Elle n’a pas de frontières.

Il n’y a pas de frontières pour les infections et les pandémies. Nous devons donc tirer les leçons de la situation actuelle et proposer des mesures visant à accroître l’efficacité du système de surveillance de l’apparition de ces maladies dans le monde et de l’évolution de ces situations.

Un autre domaine important dans lequel nous devons coordonner notre travail, voire celui de la communauté internationale dans son ensemble, est la protection du climat et de la nature de notre planète. Je ne vais rien dire de nouveau ici non plus.

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons progresser dans la résolution de problèmes aussi graves que le réchauffement climatique, la déforestation, la perte de biodiversité, l’augmentation des déchets, la pollution des océans par les plastiques, etc, et trouver le meilleur équilibre entre les intérêts du développement économique et la préservation de l’environnement pour les générations actuelles et futures.

Chers participants du forum ! Chers amis !

Nous savons tous que la concurrence, la rivalité entre les pays dans l’histoire du monde n’a pas cessé, ne cesse pas et ne cessera jamais. En fait, les divergences et les conflits d’intérêts sont aussi une chose naturelle pour un organisme aussi complexe que la civilisation humaine. Toutefois, à des moments critiques, cela ne nous a pas empêchés, mais au contraire, nous a encouragés à unir nos efforts dans les directions les plus importantes et les plus décisives. Et il me semble que nous vivons précisément une telle époque.

Il est très important d’évaluer honnêtement la situation, de se concentrer non pas sur des problèmes mondiaux imaginaires mais bien réels, d’éliminer les déséquilibres qui sont d’une importance capitale pour l’ensemble de la communauté internationale. Et alors, j’en suis sûr, nous pourrons réussir, relever les défis de la troisième décennie du XXIe siècle avec dignité.

J’aimerais terminer ici et vous remercier pour votre patience et votre attention.

Merci beaucoup.

Vladimir Poutine

Source

Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

Vu ici

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 19:38

C'est à la fois terrible et fascinant : autant d'égo surdimensionné dans un seul homme. Non seulement il en est infusé mais il le diffuse, tout en démontrant avec certitude que le monde de demain ouvre ses jambes bleues aux futurs élites dirigeantes, le reste, ç'est à dire selon lui (Laurent Alexandre directeur de Doctissimo et chirurgien) les êtres inutiles seront substituables a merci à moins que l'intelligence artificielle ne leur développe leurs capacités intellectuelles. Ce qui veut également dire que l'homme sera lié intrinsèquement  à la machine comme le propose et l'appelle de ses voeux Klaus Schawb directeur du Forum économique Mondial.

C'est donc un apôtre de ce nouvel évangile que je qualifierai de démoniaque puisqu'il érige en statut de dieu (ç'est lui qui le dit évidemment)  les élites impliquées dans le processus et rejette la majorité dans une sorte de fange innommable inconséquente et servile à souhait.

Voilà donc la vision des abysses auquel il voue la majorité pour s'auto délecté de sa suffisance et de la vanité de son savoir sans conscience

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 19:33

Le texte que je partage ici avec vous grâce à la bienveillance de son auteur, m'a transpercé et ébloui. Comme je lui ai écrit, j'ai mis plusieurs heures à me remettre de sa lecture.
https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/7/9/19804e8ef1d90709fb7f165faefdd2bef37671e3b3c5be3d173d01d2ed370b/cle_mafia.jpg?u=http%3A%2F%2Fshekoos.files.wordpress.com%2F2011%2F05%2Fcle_mafia.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1
© Inconnu
Dieu sait pourtant si l'époque, dans sa folie, a été propice à susciter des réflexions et de mises en perspectives de qualité, dont j'ai eu l'honneur de re-publier un petit nombre sur ce blog. Et puis il y a des textes, parfois, d'une clarté qui atteint à l'incandescence, portés par un souffle rare, qui illuminent le champ de vision du lecteur. Celui-ci est de ceux-ci.

Il me faudrait des pages pour présenter Michel Maffesoli, un des tout grands penseurs de notre époque. Professeur émérite à la Sorbonne, il s'est inscrit dans un héritage somptueux (allant pour faire vite de Gaston Bachelard à Gilbert Durand, le défricheur lumineux des « structures anthropologiques de l'imaginaire », en passant par Jean Duvignaud, Georges Bataille, Julien Freund ou encore Georges Ballandier), produisant un renouvellement audacieux de la pratique socio-anthropologique et nourrissant une féconde descendance intellectuelle.

Dans laquelle j'ai l'heur de m'inscrire modestement puisque mon directeur de mémoire en anthropologie était au double bénéfice d'un doctorat en anthropologie (sous la direction de Gilbert Durand) et d'un doctorat d'État en Sorbonne (sous celle précisément de Michel Maffesoli.)

Celui-ci aborde ici un thème qu'il a abondamment défriché, de manière visionnaire, bien avant que qui que ce soit s'en préoccupe sérieusement : celui de la faillite des élites. Nous devons à Maffesoli des concepts essentiels pour comprendre l'effondrement de la modernité dans lequel nous nous trouvons engagés comme ceux de « tribalisme », de « nomadisme », d'« ensauvagement » ou encore d'« infosphère ».

Il me tient à cœur de partager, aussi, sur ce blog des perspectives épistémologiques, essentielles pour appréhender ce qui sur-détermine le désastre en cours. Je m'y suis essayé dans différents articles, accueillant au passage des productions magnifiques comme celles de l'anthropologue Jacques Pollini, du sociologue Laurent Mucchielli, du philosophe Michel Weber, du psychanalyste Michel Rosenzweig, sans oublier celles de différents médecins, chercheurs ou psychiatres.

Je ne développerai pas ici l'immensité des contributions de Bachelard, Durand et Maffesoli au domaine de l'épistémologie, si ce n'est pour en rappeler un socle dont la négation se trouve bel et bien au cœur du naufrage en cours : toute la production de sens de notre espèce est configurée selon certains axes symboliques fondamentaux. Ce que l'on définit aujourd'hui comme « la science » résultant (simplement osera-t-on dire) d'une polarisation particulière du champ des images. Assurément légitime, mais aussi inéluctablement limitée.

C'est un des phénomènes saisissants de notre époque que la généralisation des renversements, indiquant que la crise est en fait bien plus « religieuse » que sanitaire, politique ou même socio-économique. Nous vivons ainsi un état confusionnel collectif - tragique et à haut risque - qui voit les axes cardinaux de l'absolu et du relatif être désorientés : la science, qui est un savoir relatif et circonstanciel, se substitue à la religion comme absolu, alors même que la caste qui s'en réclame la prostitue de toutes les manières possibles et imaginables. Une épidémie naturelle, normale et à vrai dire « banale » au regard de l'histoire devient un cataclysme absolu !

Dans le même temps, l'Absolu lui-même (dont la juste contemplation constitue notre seul véritable garde-fou en ce qu'il nous rappelle implacablement notre condition de créatures inscrites au sein d'une création) se trouve relativisé sous les coups de boutoir psychotiques du délire transhumaniste : les milliardaires de la Silicon Valley aspirent à l'immortalité, et imposent la « correction » et l'« amélioration » du vivant à coups de manipulations génétiques.

Les parlements nationaux (qui n'ont plus de nationaux que le nom, réduit à un simple prétexte) embouchent ces trompettes apocalyptiques : l'interruption de grossesse est désormais possible en France sans raison médicale impérative jusqu'au terme de la grossesse (« horresco referens ») pendant que le tabou éthique posé sur la création de chimères (embryons mi-humains mi-animaux) a été remisé aux oubliettes, ouvrant la porte aux pires monstruosités selon le modèle chinois - qui a déjà produit des êtres humains « clonés »...

Le texte de Michel Maffesoli percute la sensibilité et l'intelligence de plein fouet, la particularité de l'auteur étant de pratiquer une sociologie incarnée, polysémique, qui se différencie de manière assumée d'une sociologie plus « rationnelle » et cérébrale.

Il y aborde un des nœuds centraux de l'affaire qui nous occupe tous à nos corps défendant : celui de la faillite mais aussi de l'ensauvagement des élites. Nos gouvernants se comportent désormais sans le moindre scrupule apparent comme des malfrats, mentant à tout va, niant les évidences, considérant n'avoir plus de compte à rendre à qui que ce soit, imposant des mesures arbitraires et brutales à leur guise, en s'exonérant d'un même mouvement de tout devoir de conformation au réel comme de leur responsabilité envers l'intérêt supérieur des peuples qu'ils sont censés servir.

Dans un récent entretien avec André Bercoff, Michel Maffesoli exprimait sa certitude que cet état de fait ne pourrait que déboucher sur des explosions de violence, chaotiques, incontrôlables et fugaces. Nous en prenons le chemin à grand pas, les contre-pouvoirs devant faire barrage à l'hubris débridé et existentiellement blasphématoire de nos élites étant désormais structurellement aux abonnés absents.

C'est avec une très chaleureuse et révérante gratitude que je remercie Michel Maffesoli de l'autorisation qu'il m'a donnée de partager son texte (publié sur le site du Courrier des stratèges) avec les lectrices et lecteurs de ce blog.

Il met le doigt, avec le génie qui est le sien, exactement là où ça fait mal, soit là où notre lucidité (ou ce qu'il en reste) doit impérativement regarder si nous voulons préserver une chance de sortir tôt ou tard du délire en cours...

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« Une société en pleine décadence », par Michel Maffesoli, Professeur émérite à la Sorbonne

Michel Maffesoli nous livre un texte direct et panoramique sur la décadence de notre société que suscitent nos élites. À force d'être obsédées par la morale et par une étiquette de cour, ces élites se sont détournées de flux du vivant et entretiennent une vision artificielle de la société dont le seul destin est de disparaître.

S'accorder au cycle même du monde, voilà ce qui est la profonde sagesse des sociétés équilibrées. Tout comme, d'ailleurs, de tout un chacun. C'est cela même qui fonde le sens de la mesure. Le « bon sens » qui, selon Descartes, est la chose du monde la mieux partagée. Bon sens qui semble perdu de nos jours. Tout simplement parce que l'opinion publiée est totalement déconnectée de l'opinion publique.

Mais pour un temps, sera-t-il long ? Cette déconnection est quelque peu masquée. C'est la conséquence d'une structure anthropologique fort ancienne : la stratégie de la peur.
Note de Sott : Le lecteur notera les similitudes avec le concept de pseudo-réalité développé par Andrew Lobaczewski dans son ouvrage La ponérologie politique et James Lindsay, notamment dans son article traduit en français et publié par Sott « La psychopathie et les origines du totalitarisme », mais aussi dans son livre co-écrit avec Helen Pluckrose, Cynical Theories [« Théories cyniques », non traduit en français]. Les mises en gras sont de notre fait.
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La stratégie de la peur pour se maintenir au pouvoir

D'antique mémoire, c'est en menaçant des supplices éternels de l'enfer que le pouvoir clérical s'est imposé tout au long du Moyen-Âge. Le protestantisme a, par après, fait reposer « l'esprit du capitalisme » (Max Weber) sur la théologie de la « prédestination ». Vérifier le choix de dieu : être élu ou damné aboutit à consacrer la « valeur travail ». L'économie du salut aboutit ainsi à l'économie stricto sensu !

Dans la décadence en cours des valeurs modernes, dont celle du travail et d'une conception simplement quantitativiste de la vie, c'est en surjouant la peur de la maladie que l'oligarchie médiatico-politique entend se maintenir au pouvoir. La peur de la pandémie aboutissant à une psycho-pandémie d'inquiétante allure.

Comme ceux étant censés gérer l'Enfer ou le Salut, la mise en place d'un « Haut commissariat au Bonheur » n'a, de fait, pour seul but que l'asservissement du peuple. C'est cela la « violence totalitaire » du pouvoir : la protection demande la soumission ; la santé de l'âme ou du corps n'étant dès lors qu'un simple prétexte.

Le spectre eugéniste, l'aseptie de la société, le risque zéro sont des bons moyens pour empêcher de risquer sa vie. C'est-à-dire tout simplement de vivre ! Mais vivre, n'est-ce pas accepter la finitude ? Voilà bien ce que ne veulent pas admettre ceux qui sont atteints par le « virus du bien ». Pour utiliser une judicieuse métaphore de Nietzsche, leur « moraline » est dès lors on ne peut plus dangereuse pour la vie sociale, pour la vie tout court !

La morale comme instrument de domination

Étant entendu, mais cela on le savait de longue date, que la morale est de pure forme. C'est un instrument de domination. Quelques faits divers contemporains, animant le Landernau germanopratin montrent, à loisir que tout comme le disait le vieux Marx, à propos de la bourgeoisie, l'oligarchie « n'a pas de morale, elle se sert de la morale ».

Le moralisme fonctionne toujours selon une logique du « devoir-être », ce que doivent être le monde, la société, l'individu et non selon ce que ces entités sont en réalité, dans leur vie quotidienne. C'est cela même qui fait que dans les « nuées » qui sont les leurs, les élites déphasées ne savent pas, ne veulent pas voir l'aspect archétypal de la finitude humaine. Finitude que les sociétés équilibrées ont su gérer.

C'est cela le « cycle du monde ». Mors et vita ! Le cycle même de la nature : si le grain ne meurt... Qu'est-ce à dire, sinon que la beauté du monde naît, justement, de l'humus ; du fumier sur lequel poussent les plus belles fleurs. Régle universelle faisant de la souffrance et de la mort des gages d'avenir.

En bref, les pensées et les actions de la vie vivante sont celles sachant intégrer la finitude consubstantielle à l'humaine nature. À la nature tout court, mais cela nous oblige à admettre qu'à l'opposé d'une histoire « progressiste » dépassant, dialectiquement, le mal, la dysfonction et pourquoi pas la mort, il faut s'accommoder d'un destin autrement tragique, où l'aléa, l'aventure le risque occupent une place de choix.

Pour une philosophie progressive

Et au-delà du rationalisme progressiste, c'est bien de cette philosophie progressive dont est pétrie la sagesse populaire. Sagesse que la stratégie de la peur du microcosme ne cesse de s'employer à dénier. Et ce en mettant en œuvre ce que Bergson nommait « l'intelligence corrompue », c'est-à-dire purement et simplement rationaliste.

Ainsi le funambulisme du microcosme s'emploie-t-il pour perdurer à créer une masse infimie de zombies. Des morts-vivants, perdant, peu à peu, le goût doux et âcre à la fois de l'existence. Par la mascarade généralisée, le fait de se percevoir comme un fantôme devient réel. Dès lors, c'est le réel qui, à son tour, devient fantomatique.

Monde fantomatique que l'on va s'employer à analyser d'une manière non moins fantomatique. Ainsi, à défaut de savoir « déchiffrer » le sens profond d'une époque, la modernité, qui s'achève, et à défaut de comprendre la postmodernité en gestation, l'on compose des discours on ne peut plus frivoles. Frivolités farcies de chiffres anodins et abstraits.

Il est, à cet égard, frappant de voir fleurir une quantophrénie ayant l'indubitabilité de la Vérité ! Carl Schmidt ou Karl Löwith ont, chacun à leur manière, rappelé que les concepts dont se servent les analyses politiques ne sont que des concepts théologiques sécularisés.

La dogmatique théologique propre à la gestion de l'Enfer ou la dogmatique progressiste théorisant la « valeur travail » s'inversent en « scientisme » prétendant dire ce qu'est la vérité d'une crise civilisationnelle réduite en crise sanitaire. « Scientisme », car le culte de la science est omniprésent dans les divers discours propres à la bien-pensance.

Cet étrange culte de la science

Il est frappant d'observer que les mots ou expressions, science, scientifique, comité scientifique, faire confiance à la Science et autres de la même eau sont comme autant de sésames ouvrant au savoir universel. La Science est la formule magique par laquelle les pouvoirs bureaucratiques et médiatiques sont garants de l'organisation positive de l'ordre social. Il n'est jusqu'aux réseaux sociaux, Facebook, Tweeter, Lindkedin, qui censurent les internautes qui « ne respectent pas les règles scientifiques », c'est-à-dire qui ont une interprétation différente de la réalité. Doute et originalité qui sont les racines de tout « progrès » scientifique !

Oubliant, comme l'avait bien montré Gaston Bachelard que les paradoxes d'aujourd'hui deviennent les paradigmes de demain, ce qui est le propre d'une science authentique alliant l'intuition et l'argumentation, le sensible et la raison, le microcosme se contente d'un « décor » scientiste propre à l'affairement désordonné qui est le sien.

Démocrates, peut-être, mais démophiles, certainement pas

Politiques, journalistes, experts pérorant jusqu'à plus soif sont en effet, à leur « affaire » : instruire et diriger le peuple, fût-ce contre le peuple lui-même. Tant il est vrai que les démocrates auto-proclamés sont très peu démophiles. Au nom de ce qu'ils nomment la Science, ils vont taxer de populistes, rassuristes voire de complotistes tous ceux qui n'adhèrent pas à leurs lieux communs.

On peut d'ailleurs leur retourner le compliment. Il suffit d'entendre, pour ceux qui en ont encore le courage, leur lancinante loggorhée, pour se demander si ce ne sont pas eux, les chasseurs de fake news, qui sont les protagonistes essentiels d'une authentique « complosphère »[1]. Très précisément parce qu'ils se contentent de mettre le monde en spectacle.

Pour reprendre le mot de Platon, décrivant la dégénérescence de la démocratie, la « Théâtrocratie » est leur lot commun. Politique spectacle des divers politiciens, simulacre intellectuel des experts de pacotille et innombrables banalités des journalistes servant la soupe aux premiers, tels sont les éléments majeurs constituant le tintamarre propre à ce que l'on peut nommer la médiocrité de la médiacratie.

Face à l'inquisition de l'infosphère

J'ai qualifié ce tintamarre « d'infosphère ». Nouvelle inquisition, celle d'une élite déphasée regardant « de travers » tout à la fois le peuple malséant et tous ceux n'adhérant pas au catéchisme de la bienpensance. « Regarder de travers », c'est considérer ceux et ce que l'on regarde en coin comme étant particulièrement dangereux. Et, en effet, le peuple est dangereux. Ils ne sont pas moins dangereux tous ceux n'arrivant pas à prendre au sérieux la farce sanitaire mise en scène par les théâtrocrates au pouvoir.

Il faudrait la plume d'un Molière pour décrire, avec finesse, leurs arrogantes tartufferies. Leur pharisianisme visant à conforter la peur, peut aller jusqu'à susciter la délation, la dénonciation de ceux ne respectant pas la mise à distance de l'autre, ou de ceux refusant de participer au bal masqué dominant. Leur jésuitisme peut également favoriser la conspiration du silence vis-à-vis du mécréant. (celui qui met en doute La Science). Et parfois même aller jusqu'à leur éviction pure et simple des réseaux sociaux.

Dans tous ces cas, il s'agit bien de la reviviscence inquisitoriale. La mise à l'Index : Index librorum prohibitorum. Délation et interdiction selon l'habituelle manière de l'inquisition : au moyen de procédures secrètes. L'entre-soi est l'élément déterminant de la tartufferie médiatico-politique. L'omerta mafieuse : loi du silence, faux témoignages, informations tronquées, demi-vérités, sournoiseries etc. Voilà bien le modus operandi de la fourberie en cours. Et tout un chacun peut compléter la liste de ces parades théâtrales.

Voilà les caractéristiques essentielles de « l'infosphère », véritable complosphère dominante. Mafia, selon la définition que j'ai proposée des élites, rassemblant « ceux qui ont le pouvoir de dire et de faire ». Puis-je ici rappeler, à nouveau, une rude expression de Joseph de Maistre pour décrire ceux qui sont abstraits de la vie réelle : « la canaille mondaine ».

Peut-être faudrait-il même dire « demi-mondaine ». Ce qui désigne, selon Alexandre Dumas, une « cocotte » richement entretenue et se manifestant bruyamment dans la sphère médiatique, le théâtre et la vie publique ou politique. Demi-monde on ne peut plus nébuleux dont les principales actions sont de déformer la réalité afin de la faire rentrer en congruence avec leur propre discours. Demi-mondaines entretenues par l'État ou les puissances financières de la démocratie afin de faire perdurer un état de choses désuet et rétrograde.

Mais cette déformation de la réalité a, peu à peu, contaminé l'espace public.

C'est cela le cœur battant du complotisme de « l'infosphère » : entretenir « mondainement » la peur de l'enfer contemporain. Anxiété, restriction des libertés acceptée, couardise, angoisse diffuse et tout à l'avenant au nom du « tout sanitaire ». Forme contemporaine du « tout à l'égoût » !

Une vraie psycho-pandémie

Sans nier la réalité et l'importance du virus stricto sensu, sans négliger le fait qu'il ait pu provoquer un nombre non négligeable de décès, ce qui n'est pas de ma compétence, il faut noter que le « virus » s'est introduit de manière essentielle dans nos têtes. Ce qui devrait nous conduite à parler d'une « psycho-pandémie » suscitée et entretenue par l'oligarchie médiatico-politique.

Psycho-pandémie comme étant la conséquence logique de ce que Heidegger nomme la « pensée calculante » qui, obnubilée par le chiffre et le quantitatif et fascinée par une logique abstraite du « devoir être », oublie la longue rumination de la « pensée méditante » qui, elle, sait s'accorder, tant bien que mal à la nécessité de la finitude.

Voilà ce qui, pour l'immédiat suscite une sorte d'auto-anéantissement ou d'auto-aliénation conduisant à ce que ce bel esprit qu'était La Boétie nommait la « servitude volontaire ». Ce qui est, sur la longue durée des histoires humaines, un phénomène récurrent. Cause et effet de la stratégie de la peur qui est l'instrument privilégié de tout pouvoir, quel qu'il soit.

Stratégie de la peur qui, au-delà ou en-deçà de l'idéal communautaire sur lequel se fonde tout être ensemble, aboutit, immanquablement à une grégaire solitude aux conséquences on ne peut plus dramatique : violence perverse, décadence des valeurs culturelles, perte du sens commun et diverses dépressions collectives et individuelles. L'actualité n'est pas avare d'exemples illustrant une telle auto-aliénation !

Il est deux expressions qui devraient nourrir la pensée méditante, ce que Durkheim nomme le « conformisme logique », ou ce que Gabriel Tarde analyse dans « les lois de l'imitation ». Des insanités déversées d'une manière lancinante, dans la presse écrite, radiophonique ou télévisuelle par l'oligarchie, au spectacle du bal masqué que nous offre la réalité quotidienne, on voit comment la stratégie de la peur induite par l'inquisition contemporaine aboutit à un état d'esprit tout à fait délétère, et on ne peut plus dangereux pour toute vie sociale équilibrée.

Cette grégaire solitude est particulièrement angoissante pour les jeunes générations auxquelles est déniée tout apprentissage vital. Et c'est pour protéger des générations en fin de vie que l'on sacrifie une jeunesse qui est, ne l'oublions pas, la garante de la société à venir.

De diverses manières de bons esprits ont rappelé qu'une société prête à sacrifier la liberté, la joie de vivre, l'élan vital en échange de sécurité et de tranquillité ne mérite ni les uns, ni les autres. Et, in fine, elle perd le tout. N'est-ce point cela qui menace, actuellement, la vie sociale en son ensemble ?

De la raison sensible

Mais une fois le diagnostic fait, il est nécessaire de formuler un pronostic pertinent. Ainsi, en accord avec le réalisme que l'on doit à Aristote ou à Saint Thomas d'Aquin, il faut savoir mettre en oeuvre un chemin de pensée alliant les sens et l'esprit. Ce que j'ai nommé la « raison sensible ».

Voilà qui peut mettre à bas les châteaux de cartes du rationalisme étroit dans lequel les concepts abstraits servent de pseudo-arguments. Le bon sens et la droite raison réunis peuvent permettre de mettre un terme au brouhaha des mots creux. C'est bien d'ailleurs ce qui est en train de se passer sur les réseaux sociaux dans lesquels grâce aux tweets, forums de discussion, échanges sur Facebook, sites et blogs de résistance divers et presse en ligne est en train de s'élaborer une manière de penser et d'agir différente. Il faut être attentif à la société officieuse en gestation, totalement étrangère à la société officielle propre à l'oligarchie médiatico-politique.

Il est une heureuse expression que l'on doit à l'universitaire et homme politique Pierre-Paul Royer-Collard (1763 - 1845) qu'il est utile de rappeler de nos jours. C'est ainsi qu'il oppose « le pays légal au pays réel ». Par après cette opposition a été reprise, diversement, par Auguste Comte ou Charles Maurras. Mais elle a l'heur de nous rappeler que parfois, il existe un divorce flagrant qui oppose la puissance populaire, puissance instituante, au pouvoir officiel et institué. C'est ce qui permet de saisir la lumière intérieure du bon sens populaire. C'est ce qui permet de comprendre qu'au-delà de la décomposition d'une société peut exister une renaissance. C'est cette métamorphose qui est en cours. Et au-delà de la soumission induite par la protection, c'est dans le « pays réel » que se préparent les soulèvements fondateurs d'une autre manière d 'être ensemble.

Ainsi de la révolte des « gilets jaunes » à la résistance, multiforme, à la mascarade, à la distanciation, voire aux vaccins, c'est une métamorphose sociétale qui se prépare. Le « monde d'après » est déjà là. Métamorphose qui bien évidemment à ce que Vilfredo Pareto nommait, avec pertinence, la « circulation des élites ».

La faillite des élites est déjà là

Une telle circulation est inéluctable. La faillite des élites est, maintenant, chose acquise. La forte abstention aux diverses élections, la désaffection vis-à-vis des organes de presse, émissions de télévision ou radio en portent témoignage. Ce que l'on peut appeler « des bulletins paroissiaux » n'intéresse que des affidés, des petites sectes médiatico-politiques se partageant le pouvoir.

Or le propre des « sectaires » est, en général, d'être totalement aveugles vis-à-vis de ce qui échappe à leur dogmatique. C'est ainsi que tout en considérant cela comme dangereux, ils sont incapables de repérer et de comprendre ces indices hautement significatifs que sont les rassemblements festifs se multipliant un peu partout. Il en est de même des multiples transgressions aux divers « confinements » et autres « couvre-feu » promulgués par l'appareil technico-bureaucratique. Et l'on pourrait multiplier à loisir des exemples en ce sens.

Lorsque dans les années 70, je soulignais que la vraie violence, la « violence totalitaire » était celle d'une « bureaucratie céleste » voulant aseptiser la vie sociale et ce en promulguant la nécessité du risque zéro, je rappelais qu'à côté d'une soumission apparente existaient une multiplicité de pratiques rusées. Expression d'une duplicité structurelle : être tout à la fois double et duple.

Il s'agit là d'un quant à soi populaire assurant, sur la longue durée, la survie de l'espèce et le maintien de tout être ensemble. C'est bien un tel « quant à soi » auquel l'on rend attentif tout au long de ces pages. Il témoigne d'une insurrection larvée dont la tradition donne de nombreux exemples et qui ponctue régulièrement l'histoire humaine.

Duplicité anthropologique de ce bon sens dont Descartes a bien montré l'importance. Duplicité qui à l'image de ce qu'il disait : « larvatus prodeo », l'on s'avance masqué dans le théâtre du monde. Mais il s'agit là d'un masque provisoire qui sera, plus ou moins brutalement, ôté lorsque le temps s'y prêtera. Et ce en fonction du vitalisme populaire qui sait, de savoir incorporé, quand il convient de se soulever. Et ce avant que le bal masqué ne s'achève en danse macabre !
Note

[1] Je renvoie ici à la lucide et sereine analyse de Raphaël Josset, Complosphère. L'esprit conspirationniste à l'ère des réseaux, Lemieux éditeurs, 2015
Source du texte écrit par Michel Maffesoli, Professeur émérite à la Sorbonne, et publié le 22 janvier 2021 : Le courrier des Stratèges
Source de l'article : Jean-Dominique Michel sur Anthropo-logiques
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