
« Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. » « You can fool all the people some of the time, and some of the people all the time, but you cannot fool all the people all the time. » Abraham Lincoln.
Nous vivons une drôle d’époque, Trump est présenté comme un agent du KGB tout comme Fedorovsky,et même ce pauvre Dominique Merchet anti poutine primaire mais qui réfléchit parfois
Fedorovsky fut l’initiateur de la perestroika.Il est d’origine ukrainienne, a toujours été critique de Poutine mais il connait bien la situation

Vladimir Fédorovski : On vit maintenant la période la plus dangereuse de l’histoire de l’Europe. En Russie, Staline est en effet devenu le personnage le plus populaire, plus que tous les autres dirigeants de la Russie historique. C’est un phénomène unique, c’est plutôt le phénomène historique. Toutes les lignes rouges sont dépassées. Il y a un mélange entre la propagande et la politique réelle. J’utilise ainsi dans ce livre, un supposé dialogue entre Poutine et Staline pour expliquer la crise actuelle.
Jean-Claude Mairal : Est-ce qu’il n’y a pas eu une formidable occasion manquée, par les Occidentaux, par les Américains mais aussi par la France et par l’ensemble des pays de l’Est de l’Europe alors qu’étaient réunies les conditions pour bâtir, comme le disait le général De Gaulle, une Europe de l’Atlantique à l’Oural ?
Vladimir Fédorovski : Je suis à 100% d’accord avec vous. Il s’agissait d’une occasion absolument unique pour le monde, une occasion complètement manquée par les Diplomaties, notamment européennes. Les Occidentaux ont estimé que ce que faisait Gorbatchev, c’était une preuve de faiblesse alors que c’était, au contraire, une preuve de force intellectuelle. Comme diplomate, proche du numéro deux au Kremlin, j’ai été mêlé de près à tout cela. Nous voulions participer à la construction d’un nouveau monde. Je tiens à vous raconter une anecdote plus personnelle. J’ai vu Mitterrand quelques jours avant sa mort pour une sorte de visite d’adieu. Il me dit « Vladimir, encore un mot » – c’était le dernier à mon intention : « Gorbatchev n’appartient pas au passé, il appartient à l’avenir ». Cette formule correspondait vraiment à la réalité.
Après la guerre froide ; on aurait pu, soit construire un monde basé sur la force, soit privilégier l’équilibre des intérêts. C’est ce que comprenaient les gens sensés, et pas seulement en Europe. J’ai connu un grand diplomate américain, Secrétaire d’Etat adjoint des US. Il s’appelait George Kennan. C’est lui qui avait été à l’origine de la théorie du « containment » pendant toute la guerre froide. Je l’ai rencontré alors qu’il avait plus de 100 ans, peu avant qu’il ne disparaisse. Il m’a dit que la plus grande erreur occidentale depuis Jésus-Christ fut de ne pas avoir su saisir cette chance. La chute du mur avait été décidée 6 mois auparavant à Moscou.
Le Secrétaire d’État américain du moment James Baker prend l’engagement que l’OTAN ne bougerait pas d’un pouce.
Gorbatchev voulait aller vers la réunification de l’Allemagne. C’était en juin 1989. J’y étais et j’aurais pu vous raconter comment cela s’est passé. Il y avait quand même 500 000 soldats soviétiques en Allemagne. Il s’agissait d’un geste de bonne volonté. Le Secrétaire d’État américain du moment James Baker, au nom des États-Unis et en présence de mon ami, le grand Diplomate géorgien, Édouard Chevardnadzé, dernier ministre des Affaires étrangères de l’URSS, a pris l’engagement que l’OTAN ne bougerait pas d’un pouce.
Il n’y a pas eu de traités. Les Américains en ont ensuite profité pour prétendre que cet engagement n’avait jamais existé, qu’il ne s’agissait que d’une parole verbale, que ce fut la victoire de l’Occident, ce qui était faux.
Pourtant, autour de Gorbatchev des gens ont été des visionnaires avec une approche lucide de la réalité et une conception d’un socialisme démocratique à visage humain. Ils ont voulu construire un nouveau monde, sans guerre. A l’époque, Mikhaïl Gorbatchev faisait confiance aux Occidentaux. Il était naïf et c’est cette naïveté qui fait que sa popularité est tombée au plus bas dans le pays. Poutine lui reproche justement de ne pas avoir fait de traité. Comme témoin, je peux néanmoins vous confirmer cet engagement de James Baker. Toute la crise actuelle remonte à cette période.
Je dois avouer que, paradoxalement peut-être, les Russes continuent à adorer la France et l’Italie. Je voyage beaucoup en Europe. On prétend que la France et l’Italie seraient devenues russophobes, ce qui n’est pas vrai. La France, où je vis, est un des pays les plus russophiles.
Mais on y trouve aussi un grand nombre de gens plus proches des néoconservateurs américains et qui ont probablement des comptes à régler avec la Russie.
Une Russie morcellée en 37 Etats ?
Ces derniers cherchent à affaiblir la Russie en tentant de provoquer une scission du pays en plusieurs états, conformément à la théorie de Paul Wolfowitz, Secrétaire d’état adjoint à la Défense du temps de Bush-fils qui avait délibérément menti à propos de l’élargissement de l’OTAN. L’Ukraine devait, pour lui, servir de fer de lance pour affaiblir la Russie. Lors de la chute de l’Union soviétique, un ancien président polonais m’a même présenté les cartes des 37 Etats qui pourraient remplacer la Russie. Imaginez le chaos qui en résulterait en Russie qui a plus de 100 nationalités sur son territoire, et de différentes religions. Les Russes ne peuvent évidemment pas accepter de telles menaces de scission.
Trump a compris que la Russie peut récupérer dans les prochains mois 40% de l’Ukraine, toute la partie qui parle massivement russe. Il sait aussi qu’une puissance nucléaire ne peut pas perdre sans utiliser la bombe . Poutine est dangereux s’il utilise la bombe parce que ses intérêts vitaux sont menacés
Nos téléfolamours devraient savoir que la dissuasion nucléaire a changé les conditions de la guerre, y compris pour la France.
Trump veut sauver l’essentiel après 12 ans d’idioties de la part des occidentaux.
Sans le coup d’Etat du Maidan et 15 000 civils ukrainiens innocents russophones massacrés dans le Donbass, il n’y aurait jamais eu de guerre . Que cela plaise ou non la bande à Soros, les Nazis de Kiev, les BHL et autres Glucksmann portent une lourde responsabilité
Il suffit de regarder la vidéo ci dessous , en 2019 Zélensky se moquait de Poutine qui réclamait la reconnaissance e la Crimée (peuplée à 3% d’Ukrainiens) mais seulement des garanties pour les russes du Donbass
https://x.com/i/status/1992260634625630288
Le professeur américain des relations internationales John Mearsheimer en août 2025 :
« La Russie ne transigera pas. Elle exige la reconnaissance de la Crimée et des 4 régions du Donbass, la neutralité de l’Ukraine, et son désarmement offensif. » En clair, sans capitulation occidentale, il n’y aura pas de paix possible. C’est ce que le président Donald Trump, lucide, sage et réaliste, a très bien compris ! Il a finalement accepté toutes les conditions dictées par le Kremlin, vainqueur incontesté de la guerre en Ukraine. Il ne pouvait pas faire autrement, sinon l’armée russe aurait conquis toute la partie russophone de l’Ukraine de Kharkov à Odessa en passant par la Transnistrie dans un délai de quelques mois.
carte:le plan Trump



