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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 17:16
Le 18 juin 2020, le « Reuters Institute Digital News » a publié son rapport annuel. En janvier et février 2020, avant la pandémie, des échantillons représentatifs de 2 000 personnes ont été sondés dans 40 pays d’obédience occidentale. Selon ces sondages, le taux moyen de confiance dans les médias, en baisse pour ces 40 pays, s’établit à 38%. Mais il n’est que de 29% aux USA, qui prétendent encore diriger la planète et se classent 31ème/40, de 28% au Royaume-Uni (34ème/40) et de 23% en France, phare de l’humanité, mais qui se classe, hélas, 39ème sur 40.

Le « Reuters Institute Digital News » est un outil qui fait partie intégrante du système médiatique mainstream occidental. Il n’a, par conséquent, aucun intérêt à noircir l’image des médias de son camp. Les résultats de ses sondages ne peuvent donc être biaisés, s’ils le sont, que dans un sens favorable à ceux-ci. En clair, les taux de confiance pourraient bien être, en réalité, moins élevés qu’annoncés.

Jusque là, pas d’alarme ni de surprise, chacun se doutait bien que la crédibilité de l’information diffusée par les médias mainstream du trio USA, Royaume-Uni, France n’était pas très élevée en dehors de la météo, des résultats sportifs, de la nécrologie et des annonces de spectacles à venir. Il n’y a guère que des citadins pressés, parisiens entre autres, pour croire encore, les yeux fermés, à toutes les billevesées débitées par ces médias mainstream, dès lors qu’on aborde la politique intérieure ou étrangère et les sujets à la mode du « politiquement correct ». Les résultats compris entre 23% et 29% de taux de confiance et les classements peu glorieux qui en découlent pour les médias du trio USA, UK, France ne peuvent donc surprendre personne.

Mais l’évolution de ces taux de confiance au cours des toutes dernières années est préoccupante.

En effet, les mêmes études, du même institut, menées chaque année dans les mêmes pays, et dans les même conditions, entre 2017 et 2020 montrent que l‘évolution de ces taux de confiance au fil des ans est en chute libre pour ces 3 pays (USA, UK, France). Entre 2018 et 2020, en deux ans, le taux de confiance envers les médias a baissé de 12 points en France. Il a baissé de 10 points aux USA en 3 ans de mandature Trump (2017-2020) et de 15 points au Royaume-Uni sur la même période. La baisse n’est que de 5 points pour les médias allemands. Ces baisses sont générales, considérables, inédites et brutales. En France, les médias en sont réduits à quémander des subventions étatiques, à «solder» toujours plus leurs abonnements, voire à «acheter» des nouveaux abonnés en leur offrant des cadeaux (tablettes, portables, montres …etc) ou à négocier avec les compagnies aériennes la mise à disposition gratuite de la presse pour leurs passagers et pouvoir ainsi justifier, auprès des annonceurs, d’un minimum d’audience.

Quelles explications peut on raisonnablement donner à tout cela ?

Des explications différentes peuvent être avancées pour chaque pays.

Pour les USA, les fake news, véhiculées par les médias mainstream US n’ont jamais manqué dans l’histoire récente. La plus emblématique est celle des armes de destructions massives de l’Irak. Elle a été à l’origine d’un conflit meurtrier et de désordres mondiaux dont nos pays subissent encore les conséquences. Plus récemment, la guerre à outrance menée par la majorité des médias mainstream contre l’exécutif US actuel (Trump), ont conduit ces médias à créer de toute pièce et à véhiculer des «fake news» avec des procédés de plus en plus grossiers et une insistance partisane toujours plus évidente qui ont été révélés au fil du temps. Le Russiagate (ingérence présumée des russes dans les élections américaines au profit de Trump) en est un exemple parmi beaucoup d’autres.

Par ailleurs, une autre étude du Pew Research Center (US) publiée le 31 août 2020 indique que le public américain s’interroge de plus en plus sur l’opacité du financement de ces médias mainstream, sur leur regroupement, peu propice à la pluralité, et sur ceux qui les contrôlent… Tout cela a entraîné un fort déficit de confiance pour les médias US (-10 points en 3 ans).

Pour le Royaume-Uni, c’est incontestablement le traitement de l’affaire du Brexit par la majorité des médias mainstream qui a entraîné la perte considérable de confiance sur les trois dernières années. Ces médias sont apparus, à une majorité de l’opinion britannique, comme des auxiliaires des élites européistes défendant des intérêts perçus comme éloignés de ceux du Royaume-Uni. Dans ce combat contre une opinion publique qu’ils n’ont pas réussi à convaincre, les médias britanniques ont perdu 15 points de confiance en 3 ans. Je n’insisterai pas sur les fake news très grossières diffusées régulièrement au Royaume Uni contre la Russie (affaires Nemtsov, Skripal ou Navalny) ou contre la Syrie (attaques au gaz sous faux drapeau pour justifier des frappes illégales). Enfin, comme aux USA, l’opinion s’interroge toujours davantage sur les questions de l’opacité des financements, de la concentration des médias dans des «empires de presse» aux mains de quelques individus et du manque de pluralité qui en découle.

S’agissant de la France, le traitement biaisé par les médias mainstream de la crise des gilets jaunes, le matraquage médiatique partisan au profit d’un certain candidat et au détriment des autres lors de la dernière présidentielle, le manque de pluralité et le fait que les médias mainstream, subventionnés par le pouvoir, apparaissent, de plus en plus, comme des courroies de transmissions d’une parole politique en perte de crédibilité et de légitimité: tout cela joue un rôle évident dans le naufrage en cours. Comme aux USA et au Royaume-Uni, la partie «éclairée» de l’opinion publique commence à s’interroger sérieusement sur l’opacité des financements, la concentration des médias aux mains de quelques individus et sur les conflits d’intérêt.

Parfaitement informées de la perte de crédibilité de leurs médias mainstream, les gouvernances des trois pays les plus impactés ont réagi de manière très différentes d’un pays à l’autre.

Aux USA, Trump ne peut que se réjouir de la perte de crédibilité des médias mainstream qui sont ses adversaires les plus acharnés. Cette défiance de l’opinion envers ces médias ne peut être qu’un facteur favorable à sa réélection. Trump continuera donc de les enfoncer autant qu’il le pourra jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2020 et au-delà, s’il est réélu. Ce combat pourrait mettre sa vie en péril s’il contrecarre trop fermement les objectifs à long terme d’un «état profond» qui contrôle la quasi totalité de l’appareil médiatique US et influence encore considérablement celui de l’Union Européenne.

Pour le Royaume-Uni, pays où la liberté d’expression est très importante, la riposte passe par l’identification et la réfutation des informations alternatives à celles des médias mainstream.

Ces informations dérangeantes sont immédiatement classées « fake », attribuées à des « complotiste s», forcément « instrumentalisés par l’ennemi rouge » (la Russie et Poutine, éternels boucs émissaires). Dès janvier 2018, une « National Security Communication Unit » a été créée pour s’occuper du problème. Elle n’a pas obtenu, à ce jour, de résultats probants pour convaincre l’opinion.

Comment la gouvernance et les médias mainstream britanniques pourraient-ils convaincre l’opinion d’être les seuls détenteurs de la vérité lorsqu’ils ont été pris, à plusieurs reprises, en flagrant délit de «gros» mensonges délibérés pour lesquels ils ne se sont jamais excusés et qui ont entraîné des conséquences graves pour le monde entier (armes de destruction massives de Saddam Hussein ou couveuses du Koweït pour n’en citer que deux parmi beaucoup d’autres).

S’agissant de la France, pays dans lequel la liberté d’expression est pourtant constitutionnelle, comme partout en occident, les lois ou projets de loi visant à l’encadrer, voire à la limiter sont plus nombreux que dans la plupart des pays occidentaux, faisant dire au juriste américain Jonathan Turley que la France est aujourd’hui la plus grande menace internationale contre la liberté d’expression.

Les efforts de l’exécutif Macron-Philippe pour faire passer la loi Avia ont été vains. Celle-ci a été reconnue attentatoire aux libertés par les instances européennes et anti-constitutionnelle dans sa version initiale. La loi promulguée le 24 juin dernier a donc été vidée de sa substance par le Conseil constitutionnel. Notons qu’il s’est trouvé, en France, une majorité parlementaire « godillot » (LREM-MoDem) pour voter ce texte à deux reprises dans sa version initiale…

Des outils peu fiables

Les médias mainstream, pour leur part, ont créé des outils pour proposer aux internautes la détection de fake news sur internet. Ces outils ne sont pas fiables pour deux raisons :

1 – Ils travaillent directement au profit des grands médias qui les payent et oublient évidemment de décrypter leurs mensonges.

2 – Ils sont parfois, eux mêmes, condamnés en justice pour diffamation (donc mensonge).

La caricature de ce type d’outil partisan, peu crédible, est le Décodex du journal Le Monde, dont un directeur de publication a déjà été condamné en justice dans l’exercice de ses fonctions.

De connivence avec les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, mais aussi avec la complicité active des patrons de Google, de Face-Book, de Twitter et de Wikipédia les médias mainstream déploient des efforts acharnés pour détruire les sites dits de « réinformation », diffusant des informations alternatives. Ceux ci ne cessent pourtant de se multiplier et d’augmenter leur audience sur internet au détriment des médias mainstream.

Parmi ces sites, objets d’attaque et de harcèlements de tous types par le système mainstream français et ses complices, on peut citer, entre autres, Breizh-Info (déréférencé par Google au moment où son audience atteignait des sommets), le site « Les Crises », faussement accusé de diffuser des informations mensongères mais qui a fait condamner ses diffamateurs (Le Decodex et le journal Le Monde), Boulevard Voltaire etc. On peut citer aussi les sites de Sputnik et de Russia Today qui dérangent par l’importance de leur audience et qui, par une inversion accusatoire amusante, sont accusés de propagande alors même que 80% de leurs articles sont de sources occidentales… On peut enfin citer TV Liberté dont le lecteur pourra apprécier une courte émission sur la cérémonie parodique des « Bobards d’Or (médiatiques) 2020.» :

Les méthodes d’attaque et/ou de harcèlement utilisées contre ces sites de ré-information sont toujours les mêmes :

1 – « On » les classe dans la catégorie complotiste, d’extrême droite, parfois même d’antisémite voire, «crime impardonnable», de russophile et on les accuse de diffuser des «fake-news»; tout celà pour tenter d’effrayer l’internaute et de le dissuader de les fréquenter. Wikipédia, le Décodex du Monde et quelques ONG « bidons » jouent, évidemment, leur rôle de désinformateurs, voire de diffamateurs et de calomniateurs, agissant comme sources ou reprenant ces « fake accusations » à leur compte.

2 – « On » tente de leur couper les financements, voire de les ruiner pour les obliger à fermer boutique (dissuader les annonceurs par le chantage et la menace, amendes astronomiques sous des prétextes fallacieux). De telles pratiques, venant d’un gouvernement qui subventionne grassement, avec les deniers publics, les médias les plus serviles, sont évidemment peu glorieuses, mais elles sont aussi contre-productives car elles renforcent la détermination des sites de poursuivre la ré-information coûte que coûte. Elles renforcent aussi la détermination de ceux qui cherchent à s’informer en diversifiant leurs sources, en évaluant leur crédibilité et en décidant, eux-mêmes, de croire ou ne pas croire à telle ou telle d’entre elles.

3 – « On » organise un harcèlement judiciaire en initiant de faux procès ou des perquisitions pour un oui ou pour un non. Si nombre de ces procès n’aboutissent pas, ils assèchent les finances des sites attaqués, gênent considérablement leur fonctionnement, stressent leurs dirigeants, et hypothèquent leur énergie et leur attention. «On» va parfois jusqu’à faire incarcérer quelques heures ou quelques jour le responsable du site pour bien lui signifier la menace qui pèse sur lui au moindre faux pas. (Ce fut le cas pour Alain Soral, le mois dernier).

4- « On » censure les vidéos dérangeantes avec la complicité de You Tube. « On » censure leur circulation sur les réseaux sociaux, sous des prétextes souvent fallacieux, avec la complicité de Facebook. « On » déréférence les sites pour réduire leur fréquentation, avec la complicité de Google.

En conclusion, que peut-on dire de ce grand naufrage de la confiance dans les médias mainstream constaté par le «Reuters Institute Digital News» ?

Il nous révèle à la fois une mauvaise et deux bonnes nouvelles :

– une mauvaise nouvelle car les citoyens de grandes démocraties dignes de ce nom devraient pouvoir compter sur une information pluraliste qui exclue toute ingérence des États par le biais de subventions, toute concentration des médias entre les mains d’un petit nombre, tout conflit d’intérêt et, pour finir, toute ingérence d’organisme transnationaux sous contrôle de l’étranger (Face Book, Google, Twitter, Wikipédia).

– une première bonne nouvelle parce que, lorsqu’un citoyen n’accorde pas sa confiance, c’est la preuve indéniable qu’il a réfléchi. La baisse importante de la confiance dans les médias mainstream est donc le signe d’une prise de conscience de plus en plus prégnante dans l’opinion publique des manipulations dont elle est l’objet.

– une seconde bonne nouvelle parce que la défiance de l’opinion envers l’appareil médiatique mainstream occidental affaiblit celui-ci et le rend donc moins apte à promouvoir et à soutenir efficacement d’éventuelles initiatives belliqueuses de l’OTAN. Les grandes guerres ne peuvent être initiées sans un soutien massif de l’opinion, généralement obtenu par une manipulation et une propagande médiatiques intenses. Ce soutien sera beaucoup plus difficile à obtenir avec des médias en déficit de crédibilité.

Pas plus, mais pas moins que les médias mainstream, les sites d’information alternatifs ne peuvent prétendre détenir, à eux seuls, la vérité. Mais leur rôle est aujourd’hui utile et même indispensable pour rétablir un minimum de pluralisme de l’information et pour susciter la réflexion de tous. A chacun, ensuite, de se forger ses convictions en se fondant sur sa propre réflexion plutôt que de prendre pour argent comptant et de « gober » sans réfléchir toute l’information mainstream.

Après le traitement médiatique de la pandémie par les médias mainstream, où tout et son contraire ont été écrits, dits, entendus et martelés; après les conflits d’intérêt qui sont apparus au grand jour, il n’est pas improbable que le taux de confiance aux médias mainstream français se détériore encore dans le rapport 2021 et passe au dessous du seuil de 20%. Le record historique de défiance, déjà établi en 2020, serait à nouveau battu…

Wait and See

Général (2s) Dominique Delawarde

Crédit photo :DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 17:11

En matière de vaccination, il existe des exceptions juridiques qu’aucune autre industrie ne peut obtenir. Et pourtant, sous couvert de politiques sanitaires d’urgence, les industriels ont, d’abord aux États-Unis, obtenu une exemption juridique qui leur donne une totale impunité en cas d’effets secondaires graves. Récemment, cette même exemption a été octroyée concernant le futur vaccin contre le Sars-cov-2.

Dans le film « 1986 the act », Andy Wakefield démontre, faits à l’appui, comment Big Pharma a littéralement fait la loi dans les années 80 aux États-Unis. Ce document exceptionnel nous plonge au cœur de la collusion entre l’industrie et le gouvernement. (Voir notre vidéo plus bas)

1986 a marqué un tournant dans l’histoire de la vaccination avec la signature de la loi sur les vaccins pédiatriques, le « National Childhood Vaccine Injury Act », par le président Ronald Reagan. Cette loi qui devait mettre en place un système d’indemnisation des victimes de dommages vaccinaux, rapide et efficace, tout en offrant une certaine protection à l’industrie, fut entièrement détournée des objectifs annoncés. Donnant carte blanche aux fabricants, elle créa en réalité, les conditions d’une véritable ruée vers l’or vaccinal.

1986

◆ De Vaxxed à 1986

Loin du film « Vaxxed, de la dissimulation à la catastrophe » toujours du Dr Wakefiled, qui explorait à l’époque les éléments controversés d’une fraude scientifique, « 1986 the act » (voir le site : 1986theact.com) parcourt des décennies d’erreurs inavouées et de malversations dont le déni a fini par engendrer une avalanche de conséquences mettant tout le système de politique de santé en péril. À ne pas confondre avec Vaxxed 2, document réalisé par Polly Tommey, qui reprend les témoignages dramatiques d’accidents vaccinaux, recueillis lors de la tournée du bus Vaxxed à travers les États-Unis, « 1986 » est un film qui fait bien plus appel à la réflexion qu’aux larmes. En suivant les interrogations et l’enquête menée par un couple qui attend un bébé et dont les premiers avis s’opposent, le spectateur découvre une réalité politique particulièrement dérangeante.

1986

◆ Des questions légitimes

Pourquoi a-t-on a caché les risques dans les études cliniques ? Comment, les signaux d’alerte ont-ils systématiquement été étouffés ? Quelles études a-t-on manipulées et pourquoi ?  Comment l’industrie est-elle parvenue à obtenir une véritable impunité pour tout ce qui concerne la vaccination ? Pourquoi et comment le système judiciaire et les organismes de régulation et protection de la santé se sont-ils systématiquement rangé du côté de l’industrie ?

1986

◆ Un scénario dramatique

Prédictions de catastrophes épidémiques, promesses du vaccin salvateur, développement à la hâte de produits à peine testés, exonération de responsabilité, obligations vaccinales, accidents vaccinaux, absence de données, refus d’indemnisation, complicité des médias, omerta, censure… Ce qui frappe le plus, c’est l’apparition d’un scénario glaçant. Sans nul doute, les mêmes schémas se répètent à l’identique, depuis des décennies, privilégiant toujours les uns, sanctionnant toujours les autres. Et tandis que l’industrie et ses investisseurs voient leurs chiffres grimper de manière astronomique, des milliers d’enfants et d’adultes payent aujourd’hui le prix fort de ces désastreuses politiques de santé publique. Comme l’a souligné l’avocat Robert Kennedy, Jr. épiloguant sur la crise du coronavirus : « Ce qui est en train de se passer est kafkaïen, orwellien, je n’ai pas assez de mots forts pour le dire. C’est une gigantesque bombe sur l’humanité lancée par l’industrie du vaccin ! »

Senta Depuydt

 

INTERVIEW DE SENTA DEPUYDT, JOURNALISTE SPÉCIALISTE DES QUESTIONS VACCINALES :

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:56
Cet article a été déjà développé par Pierre Jovanovic
article original en lien
"Voici le cerveau derrière la manipulation de l’or et de l’argent du “Réseau criminel” de la JPMorgan

Il fut un temps où la simple mention de la manipulation de l’or dans les médias “réputés” suffisait pour être accusé perpétuellement d’être un complotiste avec un chapeau en alu quelque part dans une ferme. Cela coïncidait à peu près avec une époque où la manipulation du Libor, des devises, des hypothèques et des marchés obligataires était également considérée comme impensable, où les transactions à haute fréquence (THF) étaient censées “fournir des liquidités”, où l’on disait que le marché boursier n’était pas manipulé par la Fed et où les médias toujours confus, toujours désireux de prendre des concepts financiers “compliqués” à la valeur nominale fixée par un établissement intéressé, n’osaient jamais rien remettre en question.

Tout cela a changé en novembre 2018, lorsqu’un ancien négociant en métaux précieux de la JPMorgan a admis s’être livrée à un stratagème d’usurpation d’identité pendant six ans qui a escroqué des investisseurs dans les contrats à terme sur l’or, l’argent, le platine et le palladium. John Edmonds, alors âgé de 36 ans, a plaidé coupable sous scellés dans le district du Connecticut pour fraude sur les matières premières, conspiration en vue de commettre une fraude électronique, manipulation des prix des matières premières et spoofing, une technique de négociation par laquelle les négociants inondent le marché de “fausses” offres ou demandes visant à faire monter ou descendre le prix d’un contrat à terme donné vers un prix plus avantageux, et à semer la confusion chez les autres négociants ou THF qui répondent aux intentions des négociants en lançant une dynamique dans l’autre sens. Comme l’a expliqué à l’époque le directeur adjoint du FBI en charge de l’affaire Sweeney, “avec son plaidoyer de culpabilité, Edmonds a admis qu’il avait l’intention d’introduire des informations matériellement fausses et trompeuses sur les marchés des matières premières”.

 

Un peu plus d’un an plus tard, David Liew, ancien négociant en métaux précieux de la Deutsche Bank, s’est assis dans une salle d’audience fédérale pour raconter à un jury comment il avait appris à “usurper” les marchés de ses collègues, et qu’il considérait ce comportement comme “correct” parce qu’il était “tellement banal”. Malheureusement pour lui, les autorités fédérales n’ont pas vu les choses sous cet angle, et ont poursuivi agressivement les grandes banques de négoce pour manipulation de marché sur divers marchés. Son témoignage a conduit à la condamnation de deux de ses anciens collègues. Quelques jours plus tard, la JP Morgan a accepté de régler des allégations similaires avec une amende record d’un milliard de dollars, remportant ainsi une autre grande victoire pour le gouvernement dans la campagne de près de dix ans visant à éradiquer la manipulation des marchés des métaux précieux.

Aujourd’hui, Bloomberg rattrape enfin des années de reportages sur la “théorie du complot”, comme cet article publié ici en 2014 et intitulé “Gold Rigging By Bullion Banks Exposed : The Complete Chart”, avec un exposé complet sur le scandale de la manipulation et de l’usurpation des métaux précieux, en mettant l’accent sur le bureau de négociation des métaux précieux de la JPM et son principal trader, Mike Nowak.

Et bien que Bloomberg n’en ait inexplicablement pas parlé une seule fois dans son long rapport, le bureau de Nowak était sous la responsabilité directe de Blythe Masters, qui de 2007 à 2014 était à la tête de Global Commodities à la JPMorgan.

Ce qui est ironique car, en remontant jusqu’en 2012, la foule des “chapeaux de fer-blanc” était en proie à des spéculations selon lesquelles les banques centrales, peut-être de mèche avec les grands courtiers et parfois aidées par l’allumage de la dynamique du THF, conspiraient pour manipuler les prix des métaux précieux. Interrogée à ce sujet lors d’une interview à CNBC, Masters a nié que la JPMorgan ait été impliquée dans une quelconque manipulation, et a plutôt insisté sur le fait que le bureau des métaux précieux de la JPM était réputé pour être une “entreprise axée sur le client”.

“Notre activité est une activité axée sur le client, dans laquelle nous exécutons pour le compte des clients afin de les aider à atteindre leurs objectifs de gestion des risques”, a déclaré Blythe Masters avant de poursuivre en affirmant que la banque gère un “livre équilibré”, dans lequel ses positions longues et courtes sont toujours égalisées. Mais la chute a eu lieu lorsque Blythe Masters, qui est peut-être mieux connue pour avoir découvert le Credit Default Swap, a déclaré que manipuler les marchés pour favoriser les positions de la banque au détriment des clients serait “une erreur, et nous ne le faisons pas“.

Oups.

Masters a tranquillement quitté la JPM deux ans plus tard – peut-être en sentant que les régulateurs commencent à flairer le commerce des métaux précieux et juste après avoir été nommée par la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) pour avoir organisé la manipulation des marchés de l’énergie en Californie et dans le Midwest (la JPM s’est contentée de 410 millions de dollars). Malheureusement pour son ancien subordonné, Mike Nowak, qui était jusqu’à récemment le principal négociant en métaux précieux de la JPM, il est maintenant dans la ligne de mire d’une affaire RICO sans précédent, alléguant que son bureau de négociation a fonctionné comme une conspiration criminelle permanente en raison de son abus de “spoofing”, une stratégie qui a été accusée de manipulation illégale du marché qui pourrait avoir causé le krach éclair de 2010. Mais plus d’informations sur Blythe dans un instant.

Dans un long article détaillant l’enquête fédérale sur le bureau de Nowak, Bloomberg révèle comment le plan de Nowak a été exposé au monde entier après que les régulateurs sont venus frapper à la porte et que d’anciens subordonnés se sont retournés contre lui, et comment la pratique du “spoofing” est arrivée pour la première fois à la JPMorgan aux côtés de plusieurs nouveaux visages de Bear Stearns, que la JPM a “racheté” en 2008 dans le cadre d’un accord soutenu par le gouvernement pour quelques centimes de dollar.

 

Les témoignages d’Edmonds et d’autres trafiquants de pacotille pourraient aider à obtenir des verdicts de culpabilité contre Nowak et trois coaccusés de la JPM. Si les procureurs obtiennent d’autres verdicts de culpabilité contre M. Nowak et son équipe, cela pourrait créer un nouveau précédent sur la façon dont les grandes banques utilisent des outils comme RICO pour s’attaquer aux grandes banques.

En inculpant M. Nowak et d’autres personnes, les procureurs testent une application inhabituelle d’une loi formulée pour lutter contre les mafieux, la loi sur les organisations influencées par le racket et la corruption. Les procureurs affirment que le bureau de négociation de Nowak était une opération de racket criminel dans les limites de la plus grande banque américaine. Les traders du bureau de Nowak se sont engagés dans l’usurpation d’identité comme une pratique commerciale de base, le faisant plus de 50 000 fois en près de dix ans, ont-ils dit…

Le Département de la Justice a utilisé la loi RICO pour faire tomber les chefs de la mafia et les trafiquants de drogue. Il a utilisé d’autres lois pour obtenir des sanctions et des plaidoyers de culpabilité de la part de grandes banques accusées de manipulation du marché. Mais cela fait des décennies que le gouvernement a tenté d’appliquer la loi anti racket aux membres du bureau de négociation d’une grande banque, plaçant Nowak et d’autres dans la ligne de mire une fois qu’ils ont été formés sur des sujets comme les Latin Kings et la famille du crime Gambino.

Comme c’est traditionnellement le cas dans diverses affaires du Département de la Justice contre les spoofers de Wall Street, les preuves comprennent des transcriptions de chat Bloomberg étendues et accablantes sur les traders obtenues par le tribunal. Bloomberg en donne un exemple au début du rapport.

À ce moment-là, au lieu de consommer l’achat, M. Nowak a reçu un message instantané d’un responsable de Bear Stearns de l’autre côté de la rue : “Smith vient d’enchérir pour… vendre.”

Voici un autre échange pas trop subtil.

Alors que la plupart des détails de l’affaire du Département de la Justice étaient déjà connus du marché, le rapport expliquait pour la première fois comment les procureurs fédéraux basés dans le Connecticut sont initialement tombés sur le bureau des métaux précieux de la JPM. Alors que le Département de la Justice mettait l’accent sur la manipulation du marché avec des affaires concernant les devises et d’autres catégories d’actifs, les procureurs ont commencé à rechercher des modèles dans les données brutes de négociation fournies par les bourses. Lorsqu’ils ont recherché des traders individuels annulant une série d’ordres d’un côté tout en les exécutant de l’autre, ils ont noté que cela pouvait être un exemple de spoofing. Rapidement, les transactions effectuées par Edmonds et d’autres membres du bureau de Nowak se sont distinguées.

On peut imaginer que lorsque les procureurs ont décidé de “secouer l’arbre” et de confronter Edmonds avec les preuves, il a rapidement plié. L’équipe a rapidement obtenu la coopération d’un autre témoin du côté de Bear Stearns, et ils étaient partis.

L’arrestation de Nowak – qui faisait également partie du conseil d’administration de la LBMA (qui se décrit comme “l’autorité mondiale sur les métaux précieux”) jusqu’à son expulsion en septembre 2019, une fois les charges retenues contre lui révélées

… a provoqué une onde de choc dans le secteur alors que d’autres se demandaient s’ils pouvaient également faire l’objet d’un contrôle : car “s’il pouvait faire l’objet d’un contrôle, personne ne le pouvait ?

Le procès de M. Nowak est en bonne voie pour l’année prochaine, selon les documents déposés dans le cadre de l’affaire. Un expert a déclaré que les chances seront contre M. Nowak puisque le gouvernement devrait pouvoir utiliser un règlement de la JPMorgan en sa faveur.

“La société – et toutes ses informations et tout son personnel – est maintenant assise à la table des procureurs”, a déclaré un avocat.

 

Curieusement, dans une défense pas trop banale, Bloomberg a expliqué que Nowak pensait que l’usurpation d’identité était plus ou moins nécessaire pour aider les commerçants humains à empêcher les sociétés de THF basées sur des algorithmes de siphonner tous les profits. Il a peut-être raison. Voici comment Bloomberg décrit la tentative des nouveaux THF de voler les parts de marché des manipulateurs de marché établis, tels que la JPM :

Pendant des générations, les métaux ont changé de mains dans des fosses à ciel ouvert où des centaines de négociants criaient des prix et des obscénités. Nowak, introverti et intelligent, est arrivé à temps pour le commerce électronique et les problèmes qu’il posait. Les entreprises et les particuliers disposant de connexions internet rapides et d’algorithmes propriétaires se sont mis à entrer et à sortir des positions pour profiter des petites variations quotidiennes des prix.

Pour les lecteurs de longue date, rien de tout cela n’est nouveau – après tout, c’est précisément la dynamique que nous avons expliquée pour la première fois en 2009 et que nous avons vue se développer et prospérer pendant une grande partie des années 2010. Dans le même temps, certains des traders les plus importants de Wall Street se sont directement engagés avec ces THF dans une furieuse bataille de vie et de mort, alors que les humains essayaient constamment de déjouer les machines. L’une de ces approches consistait à les usurper (Citadel, puissance du THF, a récemment intenté un procès pour “escroquerie” par des humains qui ont réussi à usurper ses algos).

[Rappel : THF = Trading haute fréquence]

Les négociateurs de grandes opérations comme celle de la JPMorgan ont constaté que dans la seconde qui suit une offre, leur prix est souvent contré par des négociateurs à haute fréquence qui apparient et ferment une position avant que les négociateurs n’aient eu la chance de conclure leur transaction. Ces algos n’ont pas seulement fait grimper les transactions, mais ils ont également créé une dynamique sur le marché qui a éloigné les prix des objectifs des négociants.

Cela aussi a été expliqué sur ce site dès 2018 dans “Momentum Ignition – The Market’s Parasitic ‘Stop Hunt’ Phenomenon Explained”. À l’époque, on la qualifiait aussi de théorie du complot. Il s’est avéré que ce n’était pas le cas.

Selon les courtiers et négociants actuels et anciens, une façon de les déjouer était de présenter et de retirer une offre du côté opposé du marché. Les algorithmes recalculeraient alors l’offre et la demande du marché, laissant aux négociants la possibilité de conclure la transaction au prix qu’ils souhaitaient.

Au début, certains des négociants de Nowak ont tenté de contrer les algos en plaçant une seule grosse commande en face de celle qu’ils voulaient faire exécuter, selon les procureurs. Le tour de force des négociants de Bear a été de placer plusieurs ordres, à des prix différents, qui, au total, étaient sensiblement plus importants que l’ordre réel – une technique que le gouvernement appelle la stratification. Les commandes, passées en succession rapide après la commande réelle, étaient annulées dès que la commande réelle était exécutée. C’est comme si on essayait de vendre un hamburger. Vous faites apparaître une foule devant votre hamburger, créant ainsi la perception d’une demande. Une fois qu’un vrai client se présente et achète le hamburger, vous faites disparaître la foule.

Si cette stratégie est familière à tous ceux qui souhaitent créer un buzz – comme les fausses files d’attente pour acheter des iPhones devant les Apple stores – le problème est que, sur les marchés financiers du moins, l’usurpation d’identité est illégale. Malheureusement, comme les THF étaient également légaux – et qu’ils n’auraient jamais dû être autorisés dans un monde post-Reg-NMS (règlement National Market System, ndlr) – les commerçants ont dû se fier à leurs propres appareils pour déjouer les robots, et c’est pourquoi l’usurpation est devenue de plus en plus populaire et répandue.

La stratification a fonctionné sur les marchés à terme, en partie parce que les participants voient un barrage d’offres d’achat et de vente seconde après seconde, mais pas qui les fait. Et alors que les grosses commandes peuvent se distinguer, beaucoup de petites ne le font pas. Il était donc important d’avertir ses collègues lorsque des opérations de superposition étaient en cours. C’est ce qu’a fait l’un des anciens négociants des marchés haussiers pour un nouveau collègue de la JPMorgan début 2009, selon les procureurs.

“Vous savez donc que le gregg fait des offres sur les marchés à terme pour essayer d’en tirer profit”, a écrit l’ancien de Bear. “Au cas où vous regarderiez des offres importantes arriver sur le marché.”

À ce moment, Smith a passé un ordre de vente de sept contrats à terme sur l’or tout en faisant des offres d’achat sur 77. L’activité a été visible pendant 59 secondes avant que Smith ne vende trois de ses contrats et n’annule son essaim d’ordres d’achat.

“Appreesh”, a répondu le collègue, “ça a marché !”

En tout, Smith, un négociant en or de premier plan, a exécuté quelque 38 000 séquences de superposition au fil des ans, soit environ 20 par jour, selon les procureurs. (Smith a plaidé non coupable). Nowak lui-même traitait principalement des options, mais il plongeait dans le marché à terme pour couvrir ces positions. Il a essayé de superposer des couches en septembre 2009, selon les documents déposés, et a ensuite utilisé cette technique quelque 3 600 fois.

Quels ont été les dégâts ?

Eh bien, selon le gouvernement, les traders de la JPMorgan ont causé des dizaines de millions de dollars de pertes pour ceux qui se trouvaient de l’autre côté des transactions – qui comprenaient non seulement les THF mais aussi les traders réguliers, les traders de détail – et ont “porté atteinte à l’intégrité du marché”. En conséquence, le bureau de négociation de métaux précieux de la JPMorgan – qui rapporte jusqu’à 250 millions de dollars de bénéfices annuels – a généré des millions de dollars de gains illégaux.

Ce qui peut expliquer la manipulation effrontée non seulement de la JPM mais de toutes les autres anomalies, c’est que la CFTC – ces régulateurs édulcorés autrefois dirigés par feu Bart Chilton – a examiné les allégations de manipulation du marché de l’argent par la JPMorgan non pas une, ni deux, mais trois fois… et n’a rien trouvé (trop de moqueries).

On a demandé à M. Nowak, qui occupait des postes de direction à la LME et à la London Bullion Market Association, d’expliquer les opérations de la banque. En 2010, il a participé à deux jours d’entretiens avec les enquêteurs de la CFTC, expliquant les stratégies de négociation de la banque.

“À votre connaissance, les négociants de la JPMorgan, dans le groupe des métaux, ont fait des offres d’achat et de vente sur le marché qu’ils n’avaient pas l’intention d’exécuter, puis les ont retirées avant d’être frappés ou levés”, a demandé un enquêteur de la CFTC.

“Non”, a répondu M. Nowak.

La CFTC a clos la troisième de ces trois enquêtes en 2013 sans prendre de mesures. La JPMorgan a cité ces enquêtes de la CFTC tout en se défendant contre des poursuites civiles, accusant les plaignants de reprendre des “théories invraisemblables” de manipulation des contrats à terme sur l’argent qui ont été rejetées par les régulateurs.

Il s’avère que ces théories étaient non seulement plausibles mais vraies, et qu’elles n’ont été validées que grâce à un jeune procureur débutant du nom d’Avi Perry, un assistant du procureur américain dans le Connecticut, diplômé en droit de Yale. Comme le dit Bloomberg, “Perry n’a pas tant cherché à cibler l’opération de la JPMorgan que le commerce de la JPMorgan l’a trouvé”.

Perry a commencé à chasser les manipulations de marché vers 2018, alors que le Département de la Justice améliorait son jeu dans la région. Pendant des années, les procureurs ont monté des dossiers de manipulation de marché en suivant les tuyaux et en tirant des données commerciales sur les suspects. Aujourd’hui, ils font des plongées approfondies dans les données brutes pour découvrir des cibles, en analysant les dossiers déposés directement auprès des bourses.

Dans la mêlée en temps réel des marchés à terme, où les offres sont faites et retirées toute la journée, il est presque impossible de discerner une manipulation potentielle. Mais le gouvernement avait un avantage. Le flux de données des transactions comprend les références de chaque opérateur en bourse, ce qui permet aux enquêteurs de trier les modèles suspects et de les attribuer à des individus.

Perry avait également un guide précieux sur le marché. Son principal enquêteur du FBI, Jonathan Luca, a travaillé auparavant comme négociant en contrats à terme sur l’or et l’argent chez Morgan Stanley. Ensemble, ils ont créé une base de données pour les transactions sur les métaux précieux. L’idée, selon deux personnes connaissant bien l’analyse, était de faire apparaître des séquences dans lesquelles un trader plaçait et annulait une profusion d’ordres d’un côté du marché tout en exécutant une transaction de l’autre. Plus le décalage entre les offres réelles et les offres retirées est important, et plus un opérateur donné le fait, ont-ils dit, plus cela serait considéré comme un signal d’alarme pour une éventuelle usurpation d’identité.

Lorsqu’ils ont passé l’écran, les traders de la JPMorgan se sont distingués.

Le reste fait partie de l’histoire et, deux ans plus tard, la JPMorgan doit faire face à un record d’un milliard de dollars, ce qui, on le suppose, ne représente qu’une fraction des profits que la banque a réalisés en manipulant l’or et l’argent pendant plus d’une décennie, et quelques commerçants sont prêts à passer quelques mois dans des prisons de sécurité minimale de type “Club Fed”.

Mais cela ne s’est pas fait sans complications. Les lecteurs se souviendront peut-être de l’un des autres noms de manipulateurs d’or importants mentionnés ici au cours de la dernière décennie, celui de l’ancien responsable du bureau de l’or de l’UBS à Zurich, Andre Flotron (mentionné ici, ici, ici et ici). André s’en est sorti après que Perry n’ait pas présenté d’arguments convaincants et que la plupart des accusations portées contre l’ancien négociant en or de l’UBS aient été rejetées et qu’il ait été acquitté. Les avocats de la défense et même certains procureurs spécialisés dans les fraudes se sont demandé si l’initiative du gouvernement en matière d’usurpation d’identité était en train de s’essouffler, selon Bloomberg.

 

Mais Perry n’a pas abandonné et en 2018, ses patrons l’ont recruté pour un poste à la section des fraudes du Département de la Justice à Washington, dont les procureurs ont monté certaines des plus grosses affaires de criminalité d’entreprise aux États-Unis. Avec l’analyse des transactions en main, il est parti à la recherche d’individus susceptibles de parler.

On ne sait pas très bien comment Perry et le FBI ont approché Edmonds, qui avait parfois passé des commandes comportant jusqu’à 400 contrats à l’opposé d’un véritable contrat, mais ils l’ont probablement fait sans déclencher d’alarme au sein de la JPMorgan. Edmonds avait quitté la JPMorgan en 2017 après avoir décliné l’offre de la banque de se relocaliser à Singapour, et à l’automne 2018, il travaillait dans une autre banque.

Perry et son équipe ont parlé à Edmonds au moins deux fois au cours des semaines précédant son voyage dans le Connecticut pour enregistrer son plaidoyer de culpabilité secret le 9 octobre 2018.

Plusieurs mois plus tard, Perry a obtenu la coopération d’un des négociants en ours qui a déménagé à la JPMorgan. Plaidant coupable, ce trader a déclaré qu’il avait personnellement manipulé des transactions alors qu’il travaillait dans des bureaux à New York, Londres et Singapour, et a déclaré que les transactions frauduleuses étaient monnaie courante à la banque depuis près de dix ans.

Cependant, dans le bureau de M. Nowak, il y avait peu de signes de nuages sombres. Bien que les banques mettent souvent les individus en congé lorsqu’une action en justice est en cours, Nowak et Smith sont restés à leur bureau bien après que les charges contre Edmonds aient été rendues publiques en novembre 2018.

Les choses ont alors rapidement dégénéré, et pour les procureurs, les preuves correspondaient au modèle de conspiration de racket, alias RICO, le plus célèbre dans les affaires contre les familles de la mafia dans les années 1970 – un modèle d’illégalité au fil du temps, avec des individus travaillant ensemble pour faire avancer les objectifs de l’entreprise prétendument criminelle. Les accusations de racket ont été portées contre Michael Milken en 1989, mais ont été abandonnées lorsqu’il a conclu un accord avec les autorités. Selon Bloomberg, la loi a été appliquée avec succès au début des années 1990 contre huit négociants dans les fosses à soja du Chicago Mercantile Exchange.

En utilisant le modèle RICO, Perry avait obtenu, par le résumé de 2019, l’inculpation par le gouvernement de Nowak, Smith et d’un troisième négociant. Elle a été déposée sous scellés devant la cour fédérale de Chicago, où les transactions ont eu lieu. Les accusations ont été rendues publiques en septembre, et Nowak a comparu menotté au tribunal fédéral de Newark, dans le New Jersey – accusé de conspiration en vue de participer à une entreprise criminelle de racket ou de la diriger, de tentative de manipulation des prix, de fraude bancaire, de fraude électronique, de fraude sur les marchandises et de spoofing. En plus de la demi-douzaine de personnes qui ont été inculpées, les documents du gouvernement mentionnent sept autres personnes comme co-conspirateurs non inculpés. Il n’est pas clair si l’un d’entre eux a coopéré ou quelles informations supplémentaires ils ont pu fournir au cours de l’année qui a suivi.

Le procès de Nowak est prévu pour l’année prochaine, et le gouvernement devrait pouvoir utiliser le récent accord de la JPMorgan d’un milliard de dollars en sa faveur, a déclaré Bloomberg en citant Michael Koenig, un ancien procureur fédéral qui est maintenant associé chez Hinckley, Allen & Snyder, qui a ajouté que “la société – et toutes ses informations et tout son personnel – est maintenant assise à la table des procureurs”.

* * *

Pourtant, maintenant que toutes les théories de conspiration “en papier d’aluminium” impliquant le bureau de négociation de marchandises de la JPMorgan ont été confirmées, la banque est prête à payer un milliard de dollars pour régler toutes les affaires judiciaires en cours (et c’est une raison de plus pour laquelle Jamie Dimon est plus riche que vous), et un tas de négociants pourraient aller en prison pour quelques mois, un nom manque étrangement.

Celui de Blythe Masters, la personne qui était en charge de tout le commerce de marchandises de la JPMorgan pendant la période 2007 – 2014, lorsque la plupart de ces négociants ont commencé à faire du spoofing.

En attendant de savoir comment et pourquoi le Département de la Justice a oublié ce collaborateur clé de la JPMorgan qui a supervisé et rendu possible l’usurpation d’identité pendant près d’une décennie, et qui a été arrêté par la FERC pour avoir manipulé de la même manière le marché de l’énergie en Californie et dans le Michigan (parce que le simple fait de truquer le prix de l’or ne suffisait pas à la banque qui voulait aussi se faire passer pour Enron), nous rappellerons aux lecteurs une interview que Masters a accordée à CNBC en 2012, dans laquelle un sujet principal, ironiquement, était de savoir si oui ou non l’entreprise de Jamie Dimon manipule les prix des métaux précieux, et en particulier de l’argent.

Ce qui a suivi a été – comme nous le savons maintenant – une avalanche de mensonges :

  • “L’activité de la JPM dans le secteur des matières premières ne consiste pas à parier sur les prix des matières premières, mais à aider les clients”… “Il s’agit d’aider les clients à exécuter et à gérer leurs risques et de leur garantir l’accès au capital afin qu’ils puissent faire le type d’investissements importants à long terme qui sont nécessaires à long terme pour accroître l’offre de matières premières”…
  • “Il y a eu énormément de spéculation, en particulier dans la blogosphère, à ce sujet. Je pense que le défi est qu’elle représente un malentendu quant à la nature de notre activité. Comme je l’ai déjà mentionné, notre activité est une activité axée sur le client, dans laquelle nous exécutons pour le compte de clients afin d’atteindre leurs objectifs financiers et de gestion des risques. Le défi est que les commentateurs ne voient pas cela. Ainsi, pour vous donner un exemple précis, nous stockons une quantité importante de marchandises, par exemple de l’argent, pour le compte de clients, nous exploitons des chambres fortes à New York, à Singapour et à Londres. Et souvent, lorsque les clients font stocker ce métal dans nos installations, ils le couvrent à terme par l’intermédiaire de la JPMorgan qui, à son tour, se couvre sur les marchés des matières premières. Si vous ne voyez que les couvertures et notre activité sur le marché à terme, mais que vous n’avez pas connaissance de la position sous-jacente du client que nous couvrons, cela suggérerait à tort que nous avons une position directionnelle importante. En fait, ce n’est pas du tout le cas.
  • “Nous avons des positions compensatoires. Nous n’avons aucun intérêt à ce que les prix augmentent ou diminuent. Nous avons plutôt un portefeuille plat ou relativement plat.”

Et la chute de l’interview de 2012 :

“Ce qui est communément admis, c’est que la JPMorgan manipule le marché des métaux. Cela ne fait pas partie de notre modèle d’entreprise. Ce serait mal et nous ne le faisons pas”.

Huit ans plus tard, la JPMorgan paie un milliard de dollars parce qu’elle manipulait le marché des métaux et qu’elle mentait à ce sujet. D’où la question : cela signifie-t-il que la manipulation fait également partie du modèle commercial de la JPM ? Nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un pose cette question à Jamie Dimon lors du prochain appel aux gains de la JPMorgan.

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:42

Vous vous demandiez ou va votre argent, certainement pas très loin, pour certains mais pour d'autres rassurez vous par effets de leviers les grands banquiers vous assurent des avenirs radieux, ils pensent à vos intérêts à votre tranquillité, à la paix internationale.

Eh bien ils couvrent et servent d'intermédiaires pour les financements du terrorisme mondial, mais aussi pour le blanchiment d'argent sale des différentes mafias internationales, l'argent occulte non déclaré qui sert à corrompre, manipuler, trafiquer, anéantir, détruire ce que vous avez patiemment construit durant des années voire depuis des générations, voilà donc l'utilité de les soutenir pour que le crime se perpétue par la main invisible de l'économie.

Alors rendez leur grâces et versez consciencieusement vos frais, glorifiez leur actions bénévoles et accessoirement élisez les ! Mais ne vous plaignez plus ! Enfin vous en verrez la fin bientôt de tant de compassion envers des ânes qui vous remercieront pour des ruades après les avoirs nourris et caressés dans le sens du poil depuis plus de deux siècles.

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:38

Voilà donc ou en est la République ce que l'on ne peut faire sur son sol et bien l'on demande de passer outre par delà les frontières.

"

Le 25 juin, une semaine après que la loi Avia a été sévèrement censurée par le Conseil constitutionnel, le gouvernement français a demandé à la Commission européenne de faire adopter au niveau européen ce que la Constitution l’empêchait d’adopter en France.

Contre la « haine »

Le gouvernement français demande une nouvelle loi européenne pour « contraindre les plateformes à retirer promptement les contenus manifestement illicites » via « des obligations de moyens sous le contrôle d’un régulateur indépendant qui définirait des recommandations contraignantes relatives à ces obligations et sanctionnerait les éventuels manquements ». Cette demande est le strict reflet de la loi Avia : son délai de 24h, ses pleins pouvoirs donnés au CSA. La France demande de faire censurer « non seulement les contenus illicites, mais aussi d’autres types de contenus tels que les contenus préjudiciables non illicites […] par exemple, les contenus pornographiques [ou] les contenus de désinformation »

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:24
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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 15:47

J'ouvre ou je continue un dossier que j'avais survolé rapidement.

 

En effet, il est temps qu'outre les inepties intellectuelles dont on nous abreuve chaque jours de connaître les véritables pratiques occultes  en vue d'obtenir grâces et abondances dans une société de la matière et qui ne s'avère qu'être que de l'illusion.

J'avais déjà évoqué dans un article précédent "l'affaire des Poisons" ou sous Louis XIV une grande partie de la cour de Versailles s'est trouvée mêlée de près à empoisonnements mais aussi à des messes noires et des sacrifices rituels d'enfants souvent nouveaux nés durant ces cérémonies. (sur enquête de M. de la Reynie)

Alors pourquoi ceci se serait il arrêté, n'avons nous pas cette même tentation avec le sacrifice d'Isaac par Abraham certainement tenté par Shaitan mais dont l'éternel retient la main afin de signifier que l'oblation par le sang d'un enfant ou d'un humain est totalement réprouvée par lui.

Alors depuis la nuit des temps l'on sacrifiait aux dieux afin d'obtenir grâces et abondances par la matière.

Mais en cela par combien de fois leur faut il s'avilir et se plonger dans la fange ignoble de la lie de l'humanité ; aussi qu'ils soient condamnés unanimement et voués aux gémonies de tous pour leur pratiques iniques.

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:17

"Un décret énonce désormais de quelle manière certaines sections de routes nationales pourront être classées dans la catégorie "autoroute"... et donc concédées.

Si l'on voulait être un peu caustique, on dirait que la date de publication du décret au Journal officiel, passé quasi inaperçu, n'a pas été choisie par hasard : en plein milieu du mois d'août, le 15. Le décret en question établit les conditions auxquelles des sections de routes nationales pourront passer dans la catégorie des autoroutes. Il précise, en fait, l'un des articles de la loi d'orientation des mobilités (LOM), promulguée le 24 décembre 2019.

Qu'explique-t-il concrètement ? Que des portions de routes gérées par l'Etat, avec un profil 2x2 voies et chaussées séparées, situées dans le prolongement d'une autoroute, peuvent être intégrées au réseau d'autoroutes et donc être potentiellement concédées. Certes, celles-ci ne concernent que plusieurs dizaines de kilomètres sur les quelque 12.000 km de routes nationales, mais à l'heure où la privatisation d'une majeure partie des autoroutes (9.184 km sur 11.600) suscite toujours la controverse, cet adossement de portions de routes à des concessions autoroutières pose question sur la future gestion du réseau national. Car l'un des objectifs de cet amendement vise "à sécuriser juridiquement l'adossement au réseau routier concédé de sections du réseau routier".

Lors de la proposition de la LOM, l'exemple cité était le prolongement de l'A51 à gabarit routier entre le péage de La Saulce et la vallée de l'Avance, qui pourrait désormais aller jusqu'à l'intersection de la RN94 et de la RD942. L'idée était de désengorger ce genre de tronçons, en échange de leur entretien par les concessions, à condition qu'ils soient “couverts par une augmentation des tarifs raisonnable”.

Une manne pour les concessions autoroutières

Dès lors, on peut se demander quelles répercussions pécuniaires aura, sur les usagers, la concession de ces tronçons de nationales. Car s'il n'est pour l'heure pas question (du moins pas encore) d'imaginer des péages sur les RN, on sait bien que les sociétés concessionnaires d'autoroutes n'ont pas vocation à se lancer dans le bénévolat. Pour preuve, le rapport de l'Autorité de régulation des transports (ART) publié fin juillet. En 2019, le taux de rentabilité des concessionnaires historiques s'établissait à 7,8 % Une rentabilité stable, voire légèrement en hausse depuis 2017.

Même le confinement, qui a provoqué une baisse exceptionnelle du trafic autoroutier de - 80 %, n'entamera leurs profits que de manière modérée. L'ART estime que les sociétés de concessionnaires d'autoroutes ne perdront que deux milliards d'euros de chiffre d'affaires : pas de quoi remettre en cause leur rentabilité en 2020. Alors certes, l'argument d'entretenir des routes en piteux état (plus de 50 % sont à rénover, et 17 % du réseau routier national est très dégradé) plaide en leur faveur, mais à quel prix pour l'usager ? L'ART préconise de maintenir la gratuité de l'accès à ces sections en rallongeant les - juteux - contrats des concessionnaires. Mais ceux-là, prolongés à plusieurs reprises, courent déjà jusqu'en 2031 et 2036. Une suggestion qui va à contre-sens du chemin que prennent nos voisins européens, notamment l'Espagne, qui commence à renationaliser, et l'Italie, qui a résilié l'un des contrats à la suite de l'effondrement du pont de Gênes.

Quoi qu'il en soit, une commission d'enquête du Sénat est en cours. Elle pointe en particulier l'erreur stratégique d'avoir laissé la manne financière aux mains des concessions. La commission doit rendre son rapport mi-septembre. Avec, à la clé, des propositions favorables aux usagers ? On peut rêver."

Source : Wikistrike

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:14
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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:12

Comment justifier les interventions occidentales ? Les services de renseignement aux Etats-Unis et en Europe sont-ils à la hauteur ? L’ancien agent secret, Jacques Baud, colonel suisse ayant travaillé à l’ONU puis à l’OTAN est très critique envers les politiques étrangères en Occident et leur légitimation depuis une trentaine d’années.

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