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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 20:06
Beaucoup de fantasmes, de peurs, de rumeurs, ont circulé sur le graphène, et sur son hypothétique présence dans le vaccin contre le COVID. À notre connaissance, ce débat n’a pas été tranché, c’est d’ailleurs pour cette raison que nous n’avons jamais relayé les affirmations diverses sur le graphène dans nos colonnes. Mais il est un fait avéré, qui mérite d’être relevé, c’est l’engouement de Mc Kinsey pour le graphène et pour les avantages qu’il présenterait dans le domaine des bio-technologies. Nous vous devions bien une revue de la littérature Mc Kinseyenne sur le sujet.

 

Graphene by the numbers

 

Répétons-le, beaucoup de fantasmes ont agité le landerneau concernant la présence de graphène dans le vaccin contre le COVID. Je parle de fantasme, ici, car j’ai lu des histoires fantaisistes de lanceurs d’alerte arrêtés et suicidés par la police après avoir prétendument démontré les dangers du graphène présent dans le vaccin.

Du graphène présent dans le vaccin Pfizer, vraiment ?

Personnellement, je ne comprends rien à ces histoires de graphène, et je revendique ma parfaite nullité en matière scientifique. Sur ce sujet, je me réfugie donc derrière ma méthode habituelle, qui est d’écouter tous les avis et de chercher les dénominateurs communs, avec la conviction que ces dénominateurs peuvent être un indice (fragile, friable, révocable) d’un consensus. Tant que je n’ai pas trouvé cet indice, je m’abstiens d’évoquer le sujet.

Sur le graphène dans le vaccin, je me souviens d’avoir discuté avec le directeur d’une publication complotiste qui m’a expliqué qu’il n’avait trouvé aucune preuve d’une telle présence dans le vaccin. J’ai aussi discuté avec une virologue de très haut niveau qui m’a soutenu ne pas savoir ce qu’il y avait exactement dans les adjuvants du vaccin, mais qui ne m’a pas dit qu’on y trouvait du graphène.

Faute d’éléments probants, je suis donc incapable de dire si du graphène se trouve dans le vaccin ou non et, à ma connaissance, personne n’est parvenu à le prouver.

Pour être franc, je soupçonne que, parmi ceux qui soutiennent que Pfizer a introduit le graphène dans le vaccin, on trouve parfois des trolls mondialistes qui poussent à la roue pour discréditer les dissidents en les attirants dans les bas-fonds d’un complotisme manichéen.

C’est pour cette raison que le Courrier des Stratèges, qui n’est pas complotiste, prend toujours garde à ne pas donner d’écho à des rumeurs incertaines, et s’en tient aux sources contestables et opposables. En revanche, l’excellent Laurent Aventin, qui est spécialiste de ces sujets, livrera la semaine prochaine un dossier documenté sur la question.

Ce que Mc Kinsey dit du graphène

Ce qui est attesté, en revanche, c’est l’intérêt que le cabinet Mc Kinsey porte au graphène, et même, peut-on dire sans trop de difficultés, la publicité qu’il fait à ce produit.

Ainsi, on découvre sur le site du World Economic Forum un article de… Mc Kinsey, d’octobre 2021, évoquant les dix tendances technologiques du futur, qui montre ceci :

 

tech-trends-2022

 

Les observateurs attentifs noteront que, selon Mc Kinsey, la neuvième tendance technologique d’avenir, ce sont les matériaux de nouvelle génération (next-generation materials) parmi lesquels le graphène occupe une place de choix, à côté des nano-matériaux et des nano-particules de disulfide de molybdène.

Selon Mc Kinsey, le graphène fait donc partie des nouveaux matériaux qui vont “exploser” dans les dix ans à venir.

Les initiés noteront que, pour Mc Kinsey, la première tendance reste le développement des objets connectés, qui permettront de rendre encore plus performante la surveillance quotidienne et l’hégémonie culturelle de la caste, comme je l’explique dans le deuxième chapitre de mon livre sur l’agenda du chaos publié aujourd’hui (et que je vous offre exceptionnellement !).

Ceux qui ont suivi notre dossier sur Mc Kinsey ont relevé que le cabinet de conseil américain exerce une importante influence sur la mondialisation… Les théories sur le graphène sont donc à prendre au sérieux.

Mc Kinsey propagandiste du graphène

L’engouement de Mc Kinsey pour le graphène n’a pas commencé avec la crise du COVID. Dès avril 2018, le cabinet publie un article qui ressemble plus à de la publicité qu’à de l’analyse (mais Mc Kinsey est-il capable de distinguer les deux ?), qui énumère les avantages du nouveau matériau.

Le propos de Mc Kinsey est d’expliquer que les semi-conducteurs actuels ont atteint leurs limites technologiques, et que tout gain de fonction suppose une recherche de plus en plus coûteuse et de moins en moins rentable. Pour cette raison, le graphène est un matériau d’avenir.

Le cabinet américain énumère longuement les qualités de ce matériau, avec différentes infographies dont nous avons reproduit la plus parlante.

On notera en particulier que l’article relève que :

sa mobilité est estimée à 250 fois celle du silicium et sa flexibilité et d’autres propriétés le rendent idéal pour une gamme d’applications, de la technologie des batteries à l’optoélectronique comme les écrans tactiles.

C’est pour cette raison essentielle de rapidité que Mc Kinsey affirme que le graphène est un “game changer”, c’est-à-dire un matériau qui changera la face des semi-conducteurs dans les 10 ans à venir. Autrement dit, le graphène est appelé à devenir un produit de grande consommation dans les technologies de l’information.

L’article s’étend longuement sur les perspectives futures du graphène, comme si ces perspectives étaient un fait acquis. Il ne faut surtout pas oublier ici que l’un de ses trois auteurs est aussi un investisseur spécialisé dans les nouveaux matériaux (Nick Santhanam). Son intérêt est donc de bien “vendre” son produit en vantant ses mérites et son potentiel de croissance.

Car, le problème du graphène, c’est son coût de production… Plus il sera produit, moins il coûtera cher.

Et le vaccin alors ?

Dans les éléments que nous citons, on constate que Mc Kinsey ne parle à aucun moment du vaccin, ni de l’utilisation possible du graphène comme adjuvant vaccinal.

En revanche, un petit élément éveille l’attention, ce sont les vertus que Mc Kinsey prête au graphène dans les communications sans fil. Pour le cabinet, cette utilisation n’est pas “première”, mais seulement une applicatiion future du produit.

Dans cet article, Mc Kinsey ne s’étend pas directement sur les fonctions possibles du graphène dans le domaine de la communication sans fil.

Pour comprendre les utilisations possibles, il faut se référer à un autre document du cabinet, qui est un rapport complet de mai 2020 consacré à la bio-révolution

Le graphène y est cité dans une note en bas de page consacrée à son utilisation agricole possible (page 113 du rapport) :

CRISPR-Chip is a system that immobilizes CRISPR complexes on the surface of graphene-based transistors, which
allows for the electronic identification of specific target genes (La CRISPR-puce est un système qui immobilise les CRISPR complexes sur la surface des transistors à base de graphène, qui permettent l’identification électronique de gènes cibles spécifiques).

Selon Mc Kinsey, cette technologie de transistor à base de graphène permettrait de ne plus utiliser de pesticides de masse, parce qu’elle rendrait possible l’injection de “CRISPR-chip” combattant génétiquement les maladies dans chaque plante.

Le vaccin n’est pas cité ici nommément, mais on voit bien que, selon Mc Kinsey, le graphène peut être médicalement utile en jouant le rôle de transistor qui immobilise les CRISPR, technologie évoquée pour lutter contre le virus.

Technologiquement, en tout cas, on peut penser que Mc Kinsey n’exclut pas une utilisation médicale du graphène, non pour communiquer avec les antennes 5G, mais pour fixer les CRISPR supposés intervenir dans la lutte contre les virus.

Sur tous ces points, ne manquez pas les surprises que Laurent Aventin vous réserve la semaine prochaine dans son dossier spécial.

Mais une évidence s’impose : Mc Kinsey s’intéresse au graphène et à ses possibilités médicales…

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 19:54
Vladimir Poutine a reconnu ce soir 21 février 2022 les Républiques sécessionnistes de Luhansk et de Donetsk. Une reproduction de ce qui s'était passé en 2008 avec la Géorgie et l'Ossétie du Sud. L'OTAN et l'UE n'ont rien appris.

 

Vladimir Poutine a prononcé ce soir 21 février 2022 un discours de presque une heure à la fin duquel il a annoncé reconnaître les Républiques sécessionnistes du Donbass. Deux heures plus tard, il a donné l’ordre à l’Armée russe d’assurer le maintien de la paix dans les territoires concernés, attaqués depuis plusieurs jours par l’armée ukrainiennes et ses milices fascistes.  Vous trouvez dans le tweet ci-dessus le lien avec une vidéo du discours assortie d’une traduction simultanée, de qualité moyenne mais qui a le mérite d’exister. 

Plus qu’un discours solennel, c’est un exposé des motifs de sa décision que propose un Vladimir Poutine parfaitement maître de lui, qui parle sans notes. 

Il montre comme l’Ukraine dans ses frontières actuelles était en partie une construction historique artificielle sortie des cerveaux de Lénine et Staline.  La radioscopie qu’il fait de la corruption des gouvernements ukrainiens est saisissante de vérité pour qui connaît le pays. Et le président russe n’a pas besoin de hausser le ton pour décrire l’agressivité de l’OTAN depuis les années 1990. 

L'OTAN prise à son propre piège

 

En fait, les stratèges de l’OTAN, bien mal nommés ont un gros problème de perception. Ils croient qu’ils ont encore affaire à l’URSS. Mais Poutine ne réagit pas en chef d’Empire comme Lénine ou Staline. Il défend ls intérêts d’une nation. Il est très économe de ses forces là où l’URSS les gaspillait. Il ne prévoit que des opératiuons ciblées. 

Les Occidentaux aimeraient une bonne invasion de toute l’Ukraine. Vladimir Poutine ne leur fera pas ce cadeau. A chaque crise il verrouille un territoire stratégique: la Crimée en 2014; le Donbass aujourd’hui. Mais le président russe sait que l’Ukraine est un pays complexe, appauvri, gouverné par une clique corrompue. Il ne pourrait absorber d’autres territoires que si le peuple ukrainien rejetait clairement les réseaux de corruption qui l’oppressent. Je reviendrai sur tous ces sujets dans le prochain numéro de Géopolitique du chaos

Les Etats-Unis projettent en fait sur la Russie leur façon de faire. Ils auraient aimée que Vladimir Poutine envahissent l’Ukraine comme ils ont envahi l’Irak ou saccagé la Libye. Ils menaçaient déjà la Russie de sanctions globales. Cependant, ce soir 21 février (cet après-midi à Washington), l’administration Biden commence déjà à se demander si elle ne va pas y aller plus progressivement. 

 

Traduction: “Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes sur la réponse à Poutine et sur ce qui va suivre, un haut responsable de l’administration a suggéré que les troupes russes à Donetsk/Luhansk *seules* pourraient *ne pas* justifier les sanctions “rapides et sévères” que l’administrateur a prévisualisées .”

Vladimir Poutine vient d’utiliser exactement la même tactique qu’en 2008 avec l’Ossétie du Sud  et l’Abkhazie, républiques sécessionnistes attaquées par la Géorgie: apporter sa protection à des territoires ciblés, attaqués par leur ancien gouvernement à qui les Etats-Unis ont promis l’intégration dans l’OTAN.  S’établir sur des points de contrôle qui permettent une possible nouvelle avancée si les intérêts stratégiques de la Russie étaient menacés.  

L’OTAN, qui n’a rien appris, est prise à son propre piège. 

 

 

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La demande de Poutine d’obtenir le droit de déployer des forces armées à l’étranger est approuvée par le Parlement russe
 

Le Parlement russe a officialisé les grandes décisions annoncées par le président Poutine. Mardi, le Conseil de la Fédération du pays a ratifié à l’unanimité ce que l’on appelle « les accords d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle avec les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk » présentés par M. Poutine, selon des sources étatiques.

Les sénateurs auraient applaudi la ratification et les accords seraient identiques pour Donetsk et Lougansk. Les chefs des républiques séparatistes d’Ukraine – Denis Pushilin et Leonid Pasechnik, respectivement – ont signé les traités, qui stipulent que « les parties établiront leurs relations en tant qu’États amis, en étant constamment guidées par les principes du respect mutuel de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale et de la résolution pacifique de tout désaccord« .

 

 

Et, fait crucial, M. Poutine a également demandé officiellement à la chambre haute du parlement russe l’autorisation de déployer les forces armées russes à l’étranger. Dans la nuit, le Pentagone a déclaré avoir observé ce que le Kremlin a appelé des forces de « maintien de la paix » en mouvement dans les régions du Donbass.

Toutefois, il est encore difficile de savoir dans quelle mesure un nombre important de troupes sont déjà sur le terrain de l’autre côté de la frontière russe.

« La demande a déjà été examinée par les commissions du Sénat, a déclaré la présidente du Conseil de la Fédération russe, Valentina Matvienko », selon les médias russes. La réunion du Sénat russe a été diffusée en direct, dans le cadre de ce qui devient un « événement en direct » permanent et une sorte de démonstration de force à l’égard de l’Occident.

Le Sénat a rapidement émis une autorisation officielle pour le déploiement de troupes dans le Donbass. Et en réponse, le secrétaire de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est empressé de condamner ce qu’il a qualifié de « moment le plus dangereux pour la sécurité depuis une génération ».

Étant donné que Poutine a maintenant mis en garde l’Ukraine contre toute escalade des tensions ou attaque de ses forces qui vont bientôt se déverser dans le Donbass en formation à grande échelle, la question reste de savoir comment l’Occident va réagir au-delà d’éventuelles maigres sanctions….

 

 

Traduction : Dans la sphère politique, il semble que Poutine cherche à appâter Biden. Si Biden se retire de la réunion de cette semaine, il renonce à la diplomatie. Si Biden y participe et que Poutine poursuit son invasion, Biden aura l’air inefficace.

 

 

LA VOIE DE L'EPEE BLOG POST

 
Offensives éclairs dans le Donbass- août 2014/janvier 2015
 

 

Extrait

 

Comme en Crimée, l’offensive russe prend complètement le gouvernement ukrainien et les pays occidentaux par surprise. Dans la nuit du 23 au 24 août, le front ukrainien sur la frontière est percé, en particulier au centre dans la zone du 5e bataillon territorial qui se débande et laisse un trou de 40 km. Une centaine de véhicules blindés russes y passe en quelques heures, alors que l’état-major ukrainien refuse d’abord de croire à une opération d’une telle ampleur, un retard fatal à ses forces les plus avancées.

L’objectif opérationnel est de dégager les bastions séparatistes de la pression des forces ukrainiennes, un objectif minimal pour une escalade que l’on veut également minimale dans l’espace et le temps. Il y a quatre axes d’effort portés chacun par une force hybride autour d’un groupement tactique interarmes (GTIA), c'est-à-dire un bataillon mixant chars-infanterie blindée et artillerie.

L’introduction des GTIA russes ne peut que changer la donne opérationnelle. Les différences de niveau tactique entre les unités loyalistes ukrainiennes et les unités rebelles étaient plutôt à l’avantage des premières, mais l’écart était faible, ce qui expliquait la longueur et l’indécision des combats. Avec les GTIA russes on se trouve avec des unités de valeur humaine sans doute comparable, mais qui ont sur les points de contact plusieurs avantages techniques sur leurs adversaires.

Les T-72B3 et T-90 russes ont des blindages réactifs qui résistent pratiquement à tout l’arsenal antichar ukrainien, lance-roquettes RPG-7 ou 26 et même missiles guidés, car ils ne disposent que peu de charges tandem. Pour les contrer, les Ukrainiens sont obligés d’engager leurs propres chars, en position d’infériorité technique, ou leurs obusiers 2S1 en mode canon d’assaut. Les obus des 2S1 ne sont pas pénétrants, mais possèdent une grande puissance cinétique. Le 2S1 est en revanche peu blindé et vulnérable.

Le deuxième avantage russe est, une nouvelle fois, la supériorité de leur artillerie, non plus cette fois sur les positions statiques de la frontière, mais en combat mobile. Le rapport de forces en nombre de pièces d’artillerie sur les points de contact est de l’ordre de 5 à 7 contre 1 en faveur des Russes et avec un environnement technique très supérieur.

Avec plusieurs niveaux qualitatifs d’écart entre les adversaires, les combats conduisent mécaniquement à des résultats décisifs, car il devient possible de disloquer le dispositif de l’adversaire.

Si le commandement ukrainien et les puissances occidentales avaient anticipé cette offensive, il aurait été possible de se préparer et de compenser ces niveaux d’écart par la livraison et la maitrise de missiles antichars modernes de type Javelin ou TOW II par exemple. Rien n’a été fait dans ce sens. Pour résister un peu plus, il aurait fallu également que les forces ukrainiennes se fortifient autant que possible non seulement sur la frontière, mais aussi à l’intérieur sur les lignes de contact de manière à résister à la fois à l’artillerie et aux blindés lourds par des obstacles, mines et tirs d’artillerie à vue. Cela demandait un effort considérable et du temps, mais ce n’était pas inconcevable. Encore une fois, cela n’a jamais été sérieusement envisagé, car jugé peu nécessaire.

Il aurait peut-être été possible aussi de se préparer à mener un combat de harcèlement sur les forces mobiles adverses. C’était difficile avec des troupes aussi médiocres et en un temps aussi court, qui plus dans un terrain plutôt défavorable, mais peut-être pas impossible la densité des forces étant relativement faible et autorisant alors des infiltrations d’unités légères et des combats imbriqués.

Huit ans plus tôt, le Hezbollah libanais était parvenu à tenir tête à l’offensive aéroterrestre israélienne en combinant tous ces éléments. L’armée ukrainienne en a été incapable, en grande partie parce qu’elle ne concevait même pas qu’un tel effort puisse être nécessaire. Fin août, la (nouvelle) surprise russe n’est pas seulement opérationnelle, elle l’est aussi dans la stratégie des moyens. À quelques heures de l’affrontement, il n’était plus possible de modifier le système de forces ukrainien, l’issue était donc fatale.

Au nord, l’effort porte sur le dégagement de l’aéroport de Louhansk. Le GTIA russe est doté de mortiers 2S4 Tyulpan de 240 mm, les plus puissants au monde avec des munitions de 230 kg, éventuellement guidées par laser, pouvant être envoyées de 9 à 20 km. Les défenses sont écrasées. La 1ère brigade blindée ukrainienne tente une opération de dégagement qui donne lieu à des affrontements entre ses T-64 et les T-72B et T-90 russes, sans doute les premiers combats de chars un peu importants en Europe depuis 1945. Les Ukrainiens sont repoussés et les parachutistes sur l’aéroport obligés de se replier en catastrophe. Le 1er septembre, l’aéroport est pris.

L’axe d’effort principal est au centre et plein-est en direction d’Ilovaïsk. Laissés sans ordres clairs, plus de 2500 combattants ukrainiens sont encerclés dès le 24 août sans avoir bougé. Après plusieurs jours de combat autour de la ville et la défection d’un bataillon de volontaires qui ouvre leur dispositif, les forces ukrainiennes tentent un repli négocié et tombent dans une embuscade. À la fin des combats, le 29 août, entre 450 à 1000 soldats ukrainiens ont été tués avec autant de blessés et prisonniers. C’est alors le plus grand désastre de l’armée ukrainienne. L’état-major est mis en cause pour son absence de réaction.

Plus au sud, un autre groupement de forces reprend une grande partie du terrain, mais échoue à s’emparer de Volnovakhe et de Donskoye, point clé de communications.

Le dernier groupement de forces se déplace le long de la côte de la mer Noire et ouvre un nouveau front en direction de Marioupol. Le 27 août, il s’oppose violemment à l’armée ukrainienne à Novoazovsk et la refoule. Encerclée, Marioupol est fortifiée et en partie évacuée. Les premiers combats dans les faubourgs débutent le 4 septembre, à l’avantage des Russes, mais ils sont arrêtés par la signature du protocole de Minsk sous les auspices de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Le protocole, complété le 19 septembre par des mesures techniques, consacre d’abord la victoire militaire de l’opération russe, puisqu’il établit la «ligne de contact» à celle de l’avancée de ses forces, à l’exception du saillant de Sebaltseve. Les forces ukrainiennes encerclées se retirent de la zone d’opération tandis que Marioupol est dégagée après encore plusieurs semaines d’accrochages. Une grande partie des résultats d’ATO, au moins ceux du mois d’août, est annulée.

Le gouvernement ukrainien accorde l’«autonomie locale» dans les oblasts de Donetsk et de Louhansk. En échange les combattants étrangers de toutes origines doivent quitter le territoire ukrainien avec leur équipement. Une zone privée de toute arme lourde est également créée sur 15 km de part et d’autre de la ligne de contact. Dans les faits la ligne de contact devient une ligne retranchée et si les GTIA quittent l’Ukraine, les Russes continuent d’équiper et d’encadrer les forces séparatistes afin de consolider leur position et de dissuader le gouvernement ukrainien de tenter à nouveau une offensive.

 

La guerre devient larvée avec des violations fréquentes du cessez-le-feu. La situation politique se dégrade à la fin de l’année, avec l’organisation d’élections législatives le 2 novembre dans les deux républiques séparatistes, entrainant le 2 décembre l’annulation du «statut spécial» accordé lors du protocole de Minsk aux deux provinces russophones. Le 26 décembre, les pourparlers sont suspendus. Les accrochages se multiplient et font place à la mi-janvier à de violents combats autour de l’aéroport de Donetsk. 

Le 14 janvier 2015, une nouvelle offensive russe est lancée. La pression est exercée sur l’ensemble du front qui est désormais continu depuis le nord de Louhansk jusqu’à Marioupol, mais avec un effort particulier au centre sur deux objectifs : l’aéroport de Donetsk et la poche de Debaltseve.

Les procédés tactiques n’ont guère changé depuis septembre, hormis que les forces ukrainiennes sont beaucoup plus retranchées ce qui rend les combats plus difficiles et plus longs. L’aéroport de Donetsk est assailli selon les mêmes procédés que pour celui de Louhansk en septembre. La position est alors tenue depuis fin mai par les forces ukrainiennes qui maintiennent un cordon logistique depuis leurs positions principales au nord. Les combats sont incessants autour de l’aéroport malgré les accords de Minsk, mais les forces rebelles sont aussi impuissantes à s’en emparer que l’armée ukrainienne à la dégager.

Le déblocage intervient avec l’arrivée d’au moins un GTIA russe. Comme à Louhansk en septembre, la position est d’abord soumise à l’«artillerie d’écrasement» des mortiers d’écrasement de 240 mm, suivie d’une série de petites attaques où les sections de chars de bataille russes servent de fer de lance. Les forces ukrainiennes sur place, surnommées «cyborgs» du fait de leur résistance acharnée lancent plusieurs contre-attaques qui permettent le 17 et le 18 de reprendre une partie des positions perdues dans les infrastructures aéroportuaires. L’attaque de dégagement par une brigade blindée depuis le sud de la zone échoue en revanche complètement, entravée dans son propre champ de mines. Dès lors, devant le rapport de forces, l’issue ne fait plus de doute et le 21 janvier 2015 l’aéroport est pris après 242 jours de siège. Cette victoire est essentiellement symbolique, l’aéroport, ravagé et toujours sous la portée de tir de l’artillerie ukrainienne étant inutilisable.

Dès le lendemain, les combats commencent autour de la poche de Debaltseve au centre du Donbass. Ce sera le combat le plus important de la guerre. Debaltseve est un nœud routier et ferroviaire stratégique pris par les rebelles en avril 2014 et repris par les parachutistes ukrainiens en juillet. La poche forme une enclave entre les deux républiques séparatistes. Elle est tenue par l’équivalent d’une petite division comprenant environ 6000 hommes solidement retranchés. Comme désormais toujours, il s’agit cependant d’un ensemble hétéroclite avec une brigade d’assaut par air, une brigade mécanisée, un bataillon de défense territoriale et plusieurs bataillons de volontaires, dont un, le Djokhar Dudayev, composé de Tchétchènes.

Preuve du nouveau ralentissement des opérations par le renforcement des défenses, les forces russes et rebelles sont obligées de déployer jusqu’à 19000 hommes, c’est-à-dire la presque totalité de leur capacité de manœuvre. On trouve donc là aussi une longue liste d’unités irrégulières, dont la brigade Prizark et ses volontaires internationaux ou la Garde nationale cosaque qui en forme la plus grande part, avec peut-être 7000 hommes. Il y a aussi plusieurs unités russes avec au moins deux GTIA, un groupement de forces spéciales et pour accroître encore la puissance de feu face aux nouvelles défenses, trois groupements d’artillerie autonomes. 

 

La position est investie sur ses trois côtés le 22 janvier et deux groupements d’attaque sont formés au nord et au sud chacun autour d’un GTIA pendant que la poche est frappée par l’artillerie. Commence alors une nouvelle bataille d’usure, avec le bombardement permanent des positions ukrainiennes et des assauts périphériques centrés sur les deux points d’appui placés de part et d’autre de l’entrée du saillant. Les combats sont très violents, mais cette fois les points d’appui résistent bien. On assiste à plusieurs combats limités entre chars. L’emploi d’au moins un avion d’attaque Su-25 russe sur les positions ukrainiennes est signalé.

Le 2 février, les forces rebelles et russes marquent une pause opérationnelle, tandis que la Russie engage des renforts pour essayer d’emporter la décision avant la fin des nouvelles négociations de Minsk. Il y a alors plus de 10000 soldats russes en Ukraine, hors Crimée.

 

Les combats reprennent le 8 février, avec des frappes d’artillerie d’une ampleur inédite dans cette guerre. L’évènement décisif survient le lendemain, lorsque les forces russes et rebelles s’emparent de la position clé de Vuhlehisrk sur la face ouest du saillant et percent jusqu’au village de Lohvynovo au centre du saillant. L’autoroute M3, axe logistique du saillant est coupée. Pendant plusieurs jours, les combats se concentrent autour de Lohvynovo, que les forces ukrainiennes s’efforcent de reprendre à tout prix. On y assiste même le 12 février au plus violent combat de chars de la guerre. La 5e brigade de chars qui forme le corps du GTIA russe perd 8 T-72 B3 contre 4 t-64 ukrainiens, une des rares succès ukrainiens dans ce type de combat. Les efforts ukrainiens sont cependant vains, tandis que les renforts russes continuent de franchir la frontière, avec une cinquantaine de chars et une quarantaine de LRM repérés dans une seule journée.

 

Les forces hybrides ne parviennent pas à réduire la poche avant l’entrée en vigueur des nouveaux accords de Minsk le 15 février à minuit, mais le combat continue quand même. L’assaut final est donné le 16. Détail qui témoigne de la supériorité russe également dans le champ électronique, l’attaque est précédée d’envoi de SMS sur les téléphones portables des soldats ukrainiens leur conseillant de se constituer prisonniers. Dans le même temps, la station russe R-330Zh Zhitel présente dans la zone brouille le réseau de commandement ukrainien. Les Russes concentrent sur la poche la majeure partie des moyens de feux les plus lourds dont ils disposent, guidés par drones. Tout le front est de la poche s’effondre et la ville de Debaltseve est investie.

Devant le désastre imminent, l’état-major ukrainien planifie une opération de repli du saillant pour la nuit du 17 au 18 février, mais les ordres passent difficilement et la retraite bascule dans un grand désordre. Les unités ukrainiennes éclatées en petites colonnes sont harcelées dans leur repli et leurs pertes sont considérables, comme souvent lorsque les dispositifs sont disloqués. Ce désastre suscite une vive polémique, notamment entre milices de volontaires et l’état-major. Semen Semenchenko, créateur du bataillon Donbass, propose même de former une armée autonome.

Le 18 février, la plus grande bataille de la guerre est terminée.

Etude complète disponible ici sur Amazon ou sur demande par mail.
 
 

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Qui est Dmitry Yarosh, conseiller du commandant en chef des armées ukrainiennes

 

Qui est Dmitry Yarosh, conseiller du commandant en chef des armées ukrainiennes

Le 2 novembre 2021, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nommé le nazi Dmitro Yarosh, fondateur de l’Armée des volontaires ukrainiens, conseiller du commandant en chef des armées ukrainiennes, le général Valerii Zaluzhnyi.

Yarosh est membre depuis très longtemps des réseaux stay-behind de l’Alliance atlantique. Il était déjà chargé par la CIA de coordonner les groupuscules nazis et islamistes contre la Russie, en 2007 durant la seconde guerre de Tchétchénie, lorsqu’il les réunit à Ternopol (ouest de l’Ukraine). Il joua un rôle central dans les événements de l’EuroMaïdan, en 2014, à la tête du « Secteur Droit » [1].

Yarosh fut député et candidat à l’élection présidentielle. Gravement blessé en 2015, il avait été contraint de se retirer plusieurs années.

Dmitro Yarosh a dirigé le Bataillon Azov du colonel Andrey Biletsky et un groupe de jeunes combattants étrangers pour pilonner la frontière du Donbass durant la Conférence sur la Sécurité de Munich (18 au 20 février 2022). Il devrait intégrer quelques jihadistes venus d’Idleb (Syrie).

[1« La CIA coordonne nazis et jihadistes », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 19 mai 2014.

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 19:45
 
 
 
 
 

La cocaïne submerge la France et l’Europe, détruisant les populations qui la consomment et les quartiers où elle est vendue. La coke est devenue une cause majeure de la criminalité. Dans un rapport de 2018, le Bureau des Nations unies pour la drogue et le crime (UNODC) estime que 192 millions de personnes dans le monde ont consommé du cannabis et 125 millions de la cocaïne et de l’héroïne. C’est un faible pourcentage par rapport à la population mondiale, mais c’est un chiffre en hausse et qui structure toute une géographie des flux de la criminalité. Les trafiquants ont toujours un coup d’avance par rapport aux policiers et ils parviennent à réorganiser leurs réseaux et leurs flux après chaque coup de filet ou arrestations. La vente de drogue se mêle aux luttes politiques et aux guerres pour tenir des territoires qui échappent au pouvoir, menaçant la viabilité même des États. Le Mexique est ainsi désormais un pays quasi perdu, corrompu et déstructuré par les cartels de la drogue, dont l’argent permet d’acheter policiers et fonctionnaires pour œuvrer en toute tranquillité, et armes lourdes pour tenir les territoires et combattre les concurrents. Les cartels de la drogue mexicains sont, en bien des régions, les véritables maitres du pays. Le Mexique est classé comme étant le deuxième pays le plus violent, derrière la Syrie en guerre (278 899 homicides depuis 2006 dont 80% des morts en 2020 étaient liés à la criminalité et au trafic de drogue soit 28 328 décès). L’Europe comprend deux États mafieux qui peuvent se muer en narco-État, le Kosovo et l’Albanie, menaçant l’équilibre et la stabilité de leurs voisins.

 

La France championne d’Europe

 

La France n’échappe pas à la vague de la poudre blanche. Consommation et criminalité connaissent une hausse constante depuis les années 2000, avec la difficulté inhérente à toute étude de la criminalité qui fait que les données sont parcellaires et qu’il est difficile d’appréhender la réalité du phénomène puisque celui-ci étant informel il est par nature caché. Les confinements n’ont pas ralenti la consommation de drogue et n’ont guère fragilisé les réseaux bien implantés. Un rapport de 2020 de l’INSEE estime que le trafic de drogue en France représente un chiffre d’affaires de 3.2 milliards d’euros pour 900 000 consommateurs annuels de cannabis et 600 000 de cocaïne. La France, pays du vin, de la bonne chère et de la gastronomie est aussi la championne d’Europe de la consommation d’antidépresseur et de cocaïne. Cette donnée témoigne d’un grave problème social dans le pays, d’autant que la cocaïne n’est plus la drogue des riches, des beaux quartiers et des publicitaires à la mode, mais qu’elle est devenue un produit consommé par des personnes beaucoup plus modestes et aux revenus plus faibles que les consommateurs des années 1990. La route de la coke passe désormais par les campagnes et les petites villes de province, minant des personnes déjà vulnérables et déstructurant les tissus humains. Cet étalement de la zone de chalandise de la cocaïne complexifie encore davantage la lutte contre les réseaux, la gendarmerie ne disposant pas des moyens nécessaires à une telle lutte.

 

Le même rapport de l’INSEE estime que 22% des 15-34 ans et 40% des 15-65 ans ont consommé du cannabis au cours de l’année précédent la réalisation de l’étude. La consommation de cocaïne concerne essentiellement la tranche d’âge des 18-25 ans. Compte tenu des ravages causés par cette drogue et des conséquences sociales et sanitaires lourdes c’est une bombe à retardement qui se prépare.

 

Si la consommation est en hausse, c’est aussi que les trafiquants ont su faire évoluer leurs modes de vente afin d’une part de déjouer la répression policière et d’autre part de s’adapter aux nouvelles tendances, notamment par la vente à domicile : diminution des points de deal, compliqués à tenir et aisément repérables par la police et augmentation de la vente mobile. Les vendeurs viennent à domicile livrer quelques grammes, en détournant les noms de la vente directe pour se prénommer « Uber shit », « Ubercoke » ou encore « Allo weed ». Des vendeurs plus mobiles, donc moins faciles à intercepter, qui peuvent ainsi toucher des territoires plus vastes et sécuriser leurs livraisons. D’où le fait que la coke quitte les banlieues et les centres-villes pour concerner dorénavant les espaces ruraux. Ce sont ainsi près de 300 000 personnes qui vivent de façon directe de la drogue en France, drainant avec elles tout un large écosystème qui s’accomplit dans le blanchiment d’argent.

 

Infiltration française

 

70% des arrivées de drogue sur le territoire français viennent par la mer. Le Havre est devenu l’une des portes d’entrée principales de la cocaïne en France. Les dockers sont en première ligne et subissent les menaces des trafiquants. D’après Christophe Cornevin (Le Figaro, 26/12/2021), 19 dockers ont été enlevés en France et 26 attaques ont été recensées dans le port du Havre. Toujours d’après Christophe Cornevin, les dockers ripoux se font rémunérer entre 10 et 20 000€ pour fournir des badges d’accès aux trafiquants afin de permettre le déchargement des paquets de drogue insérés dans les bateaux depuis les ports de départ. En 2020, 7,7 tonnes de cocaïne ont été saisies par les douanes au Havre. Les deux autres grandes portes d’entrée sont Dunkerque et Marseille. Résultat de cette hausse de la consommation en Europe et aux États-Unis, depuis 2018 la production de cocaïne a été multipliée par 4 en Colombie. En février 2020, le port de Marseille a vu une saisie record de 3,3 tonnes de cocaïne.

 

Grâce aux « mules » qui transportent de petites quantités de cocaïne, l’axe Cayenne-Orly représente près de 15% des flux de drogue arrivant en France. Un travail important pour les douanes françaises qui doivent repérer et arrêter les passeurs. 500 mules ont été interpelées en 2020 ; reste à savoir la proportion que représentent les personnes arrêtées par rapport à celles qui sont passées.

En dépit des moyens alloués par l’État et du contrôle des flux financiers, les routes de la coke ne tarissent pas.

 

Coke en Europe

 

En Europe, c’est Anvers qui est le premier port d’entrée de la cocaïne. En 2020, ce sont 65 tonnes de cocaïne qui ont été saisies dans ce port. Entre janvier et septembre 2021, les saisies sont montées à 80 tonnes. Si les estimations de la police des stups sont justes, à savoir qu’il faut multiplier par 10 le tonnage des saisies pour approcher le tonnage qui est passé, cela donne une idée de l’ampleur des flux qui entrent en Europe. À cela s’ajoute le fait que la cocaïne entrante est généralement de bonne qualité et qu’elle peut donc être coupée et diluée pour fournir un produit moins bon, mais en plus grand nombre.

Délaissant parfois les ports, trop surveillés et donc trop risqués, les trafiquants passent par l’Afrique, via le golfe de Guinée et s’allient aux mafias du Nigéria qui ajoutent le trafic de drogue au trafic de migrants. L’Espagne est également en première ligne, parce que plus proche de la Colombie et partageant une langue commune.

 

À l’échelle européenne, les trafics de drogue se sont complexifiés afin d’échapper aux contrôles et de mieux répondre à la demande. Si la criminalité est la face sombre de la mondialisation, elle s’organise néanmoins selon les principes économiques du marché avec réponse à la loi de l’offre et de la demande et adaptation constante aux clients. Le Mexique est désormais un pays tenu par les cartels, souvent plus riches et plus armés que les autorités politiques locales, favorisant la corruption à haute échelle et la pénétration de plus en plus forte des bandes criminelles. La drogue corrompt, au sens propre, c’est-à-dire qu’elle dissout les sociétés en détruisant les consommateurs et en fortifiant les groupes criminels qui en vivent et qui répandent ensuite la terreur et la destruction. Rien n’est jamais trop tard, mais la lutte contre les chemins de la coke devrait être une urgence vitale.

 

 

Auteur: Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique. Il est directeur d'Orbis. Ecole de géopolitique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l'influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L'Europe ébranlée (2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la Monarchie de Juillet : La parenthèse libérale. Dix-huit années qui ont changé la France (2018).

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 19:22

Antony Fauci, bill Gates et BIg Pharma par Robert F. Kennedy Jr. préfacé par le Pr. Peronne.

 

"Bill Gates, Big pharma font une guerre globale aux démocraties et à la santé publique" :  C'est l'autre titre du nouveau livre de Robert F. Kennedy Jr. aux USA   (le titre en est le vrai Antony Fauci) ; le Pr. Peronne en est le préfacier en France. En effet Antony Fauci est loin d'être connu du grand public, mais ç'est de lui que provient toutes les directives occidentales en matières de santé. 

 

Fauci est l'éminence grise tout puissante qui agit de concert avec Big Pharma, il a à sa disposition tout un réseau d'influence et de rétorsion similaires à des sociétés mafieuses.

 

 

BEST OF de l’Entretien essentiel du Pr Christian Perronne, ancien chef de service d’infectiologie de l’hôpital de Garches.

Il venait présenter le nouveau livre de Robert Kennedy Jr.

Article et entretien complet : https://www.francesoir.fr/videos-le-d…

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 19:09

 

Vous trouverez plusieurs liens qui dans les deux années venues certaines études et médecins avaient prévenus de ces effets et cela était considéré comme du complotisme

 

 

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Le CDC et Pfizer ont récemment publié un avertissement public concernant les « caillots sanguins ».

Le 10 février dernier, le CDC a publié un avertissement normalisant l’idée que les jeunes adultes et les athlètes en bonne santé développent des caillots sanguins.

Bien sûr, personne n’a jamais entendu parler de ce phénomène fréquent avant les vaccins COVID.

« #DYK [ savez-vous ] que n’importe qui peut développer un caillot de sang ? Que vous soyez un athlète ou un fan, ne laissez pas un caillot de sang gâcher le grand match de ce week-end. Apprenez à protéger votre santé : https://bit.ly/2lOpGEB » , a tweeté le CDC

Le CDC a omis de mentionner sur son site Web les vaccins COVID-19 comme l’un des facteurs pouvant augmenter ce risque.

Source : France Média Numérique

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 19:02

Chute des actions Moderna après la vente du patron Bancel ...

 

La semaine dernière, l'action de Moderna a plongé de 72 % par rapport à un sommet historique de clôture de 484 $ le 9 août 2021. Le crash fait suite à un rapport du CDC qui a déclaré que les injections de rappel Moderna et Pfizer avaient perdu une efficacité substantielle après environ quatre mois. De plus, quatre dirigeants de Moderna, dont le PDG milliardaire Stéphane Bancel, ont vendu un total de 23 281 actions pour environ 3,6 millions de dollars la semaine dernière, ce qui était un signal d'alarme pour les autres investisseurs. Plus de 140 milliards de dollars de la capitalisation boursière de l'entreprise, qui s'élève désormais à moins de 57 milliards de dollars. Les experts se demandent si les vaccins seront une source de revenus durable dans les années à venir.

Les actions de Moderna ont chuté lundi alors que les fabricants de vaccins Covid-19 ont entraîné une baisse turbulente du marché, poussant le stock à son plus bas niveau en près d'un an après des résultats d'étude décevants et une multitude de ventes des principaux dirigeants de l'entreprise ajoutées aux préoccupations qui en ont fait un des actions les plus performantes de l'année dernière se sont effondrées de plus de 70 %.

Faits marquants

Les actions de Moderna ont chuté de 13% lundi pour atteindre un creux de 10 mois de moins de 140 $, faisant chuter les actions de plus de 30% au cours du mois dernier au milieu d'une vente largement centrée sur les entreprises de technologie et de soins de santé dont la valeur a explosé au cours de la pandémie.

La déroute a été particulièrement mauvaise pour les actions liées à Covid-19 ces dernières semaines, déclare l'analyste de Bank of America Geoff Meacham, qui souligne que le géant pharmaceutique Pfizer, en baisse de 2% lundi, a également été pris dans le pétrin malgré la promesse de son Covid pilule antivirale après avoir averti dans son rapport sur les résultats du quatrième trimestre que les ventes de vaccins ralentiraient cette année.

Avec la chute des cas de Covid par rapport à des sommets historiques, les experts se demandent de plus en plus si les vaccins seront une source de revenus durable dans les années à venir, et ajoutant aux inquiétudes, une étude publiée vendredi par les Centers for Disease Control and Prevention a montré que Moderna et Pfizer les injections de rappel ont perdu une efficacité substantielle après environ quatre mois.

Les pertes récentes de Moderna font également suite à une série de dépôts réglementaires publiés vendredi soir qui montraient que quatre dirigeants de Moderna, dont le PDG milliardaire Stéphane Bancel , ont vendu 23 281 actions combinées pour environ 3,6 millions de dollars la semaine dernière.

Constituant la majorité des ventes totales, Bancel a déchargé 19 000 actions pour environ 155 $ chacune pour un produit net d'environ 3 millions de dollars avant impôts dans le cadre d'un plan commercial qui a aidé l'homme de 49 ans à vendre plus de 2 millions d'actions au cours de la pandémie.

 

Dans un communiqué, un porte-parole de Moderna a déclaré que Bancel "avait personnellement investi dans chacun" des cycles de financement de l'entreprise avant son introduction en bourse en 2018 et restait propriétaire de 21,8 millions d'actions ordinaires de Moderna.

Lire l'article complet ici…

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 18:28

Ou serait ce pour dissimuler les accidents vaccinaux et les décès.

 

Ainsi vont les démocraties, les USA puis l'Ecosse dissimulent les données au grand public. C'est l'un des signe de la désagrégation complète de ce qu'on peut appeler les démocraties occidentales. Les dernières nouvelles que ce soit au Canada, aux USA ou bien en Europe le démontrent très bien !

 

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https://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2022/02/preuves-de-linefficacite-des-vaccins-417x470.png

 

 

 

Rapport : Les CDC ont caché les données du COVID aux Américains pour « prévenir l’hésitation à se faire vacciner »
 
 

Les données ne sont « pas encore prêtes pour les heures de grande écoute ».

 

Le New York Times a rapporté le week-end dernier que les CDC ont choisi de ne pas publier d’énormes quantités de données sur le COVID et de les garder secrètes, par crainte que ces informations ne provoquent une « hésitation vaccinale » au sein de la population américaine.

Le rapport indique que les données retenues comprennent des informations sur les rappels, les hospitalisations, les analyses des eaux usées, ainsi que des informations essentielles sur les infections et les décès dus au COVID, ventilées par âge, race et statut vaccinal.

La justification de la rétention de ces informations ? La crainte que les données soient « mal interprétées » et conduisent à une « hésitation vaccinale », selon le rapport.

En d’autres termes, ces données ne cadraient pas avec le discours selon lequel tout le monde doit être vacciné et boosté, quelles que soient son identité et sa situation.

 

Le rapport note :

« Kristen Nordlund, porte-parole des C.D.C., a déclaré que l’agence a mis du temps à publier les différents flux de données « parce qu’en fin de compte, elles ne sont pas encore prêtes pour le prime time ». Elle a ajouté que la « priorité de l’agence, lorsqu’elle recueille des données, est de s’assurer qu’elles sont exactes et exploitables ».

Ahhh, la plèbe n’est pas prête à connaître la vérité.

« Une autre raison est la crainte que les informations soient mal interprétées, a déclaré Mme Nordlund. »

Les données ont été retenues pendant plus d’un an, note le rapport :

…les C.D.C. recueillent régulièrement des informations depuis le lancement des vaccins Covid l’année dernière, selon un fonctionnaire fédéral qui connaît bien la question. L’agence a été réticente à rendre ces chiffres publics, a déclaré le fonctionnaire, car ils pourraient être interprétés à tort comme une inefficacité des vaccins.

 

 

 

 

Comme nous l’avons déjà signalé, la directrice des CDC, Rochelle Walensky, admet que les conseils de l’agence sur le COVID ont été basés sur ce que le gouvernement pensait que les gens accepteraient.

« Cela avait vraiment beaucoup à voir avec ce que nous pensions que les gens seraient capables de tolérer », a avoué sans ambages Mme Walensky lors d’une interview en décembre.

 

Le mois dernier, Walensky a également reconnu, pour la première fois seulement, que plus de 75 % des décès liés au COVID concernaient des personnes « qui présentaient au moins quatre comorbidités » et étaient « mal en point au départ ».

 

Les commentaires ont ensuite été modifiés par les médias pour faire croire qu’il y avait eu moins de décès liés à des comorbidités.

Pendant plus de deux ans, les CDC ont également fondé ses recommandations sur les tests PCR, dont ils ont récemment admis qu’ils produisaient des quantités massives de faux positifs.

 

 

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L’Écosse cesse de publier les données relatives aux décès et aux hospitalisations en fonction du statut vaccinal, car elles suscitent le scepticisme en ligne
 

Le gouvernement met fin à sa transparence dans le but de réduire les échanges en ligne.

 

L’Écosse ne publiera plus les chiffres de Covid, c’est-à-dire les données sur les décès et les hospitalisations, car le gouvernement affirme que cela alimente le scepticisme à l’égard des vaccins sur les médias sociaux.

 

Public Health Scotland (PHS) a déclaré que « les taux de cas, les taux d’hospitalisation, les taux de décès sont des statistiques très simples », et a accusé les sceptiques du vaccin en ligne de mal interpréter les données « de manière inappropriée et parfois délibérée ».

« Ce qui se passe, c’est que les gens regardent ces données simples et essaient de faire des déductions sur la vaccination, sur l’efficacité des vaccins, de manière inappropriée et parfois délibérée », a déclaré un porte-parole du Special National Health Service Health Board lors d’une conférence de presse.

Il y a tellement de mises en garde et ils sortent certains chiffres qui ne devraient pas être utilisés », a-t-il ajouté. Désormais, les organismes de santé publique écossais s’occuperont « beaucoup plus de l’efficacité du vaccin et essaieront de faire comprendre aux gens à quel point le vaccin est efficace ».

Le PHS a ajouté qu’il considérait que « le point le plus important de toute l’analyse est de comprendre si les vaccins sont efficaces contre l’infection et contre l’apparition d’une forme grave de la maladie, et c’est là qu’interviennent les études sur l’efficacité des vaccins, dont la méthodologie est complètement différente ».

Les études sur l’efficacité des vaccins qu’ils mèneront « utilisent la modélisation, nous comparons les personnes qui ont eu un test négatif à celles qui ont eu un test positif et nous les faisons correspondre sur leurs comorbidités sous-jacentes. »

 

« C’est une méthode complètement différente qui est beaucoup plus robuste et c’est ce sur quoi nous voulons que les gens se concentrent », ont-ils affirmé.

Source :  Reclaim The Net

 

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 14:11
 

La protéine Spike se transmet-elle sexuellement d’un vacciné à un non vacciné ? Réponse du Dr Benoit Ochs: « Obligatoirement oui ! »

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 14:06
Commandes pour big pharma, bilan sur les vaccinations, opacité des contrats big pharma et 4ème dose
 
L’autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire (HERA) lance l’offensive et présente son premier plan de travail à 1,3 milliard d’euros. Au programme, coopération en matière vaccinale et développement des plateformes de données de santé et d’essais cliniques. Mais qui a voté pour l’HERA ?
European Health Union featured image
 

Le pilier du futur de l’Union Européenne de la santé

Le nouveau joujou de l’UE a été créé en septembre 2021 « pour renforcer la réaction et la préparation de l’UE en cas d’urgence sanitaire ». Son développement tire surtout profit de l’effet d’aubaine formidable du Covid, comme l’explique très bien notre Olivier Véran national, décidément dans tous les plans.  

  pic.twitter.com/s1b7FKlzhc

 

Les objectifs de l’HERA

L’agence européenne se décline en 3 objectifs :  

Prévenir les urgences sanitaires transfrontières futures et s’y préparer par le biais des essais cliniques, ainsi que des plateformes de données ;

Détecter les menaces futures pour la santé, avec notamment « la mise en place d’un système ultramoderne de détection des menaces sanitaires et de renseignement en temps réel en la matière » ;

Et surtout, Réagir aux menaces pour la santé:

  • assurer la fourniture en temps utile de vaccins contre la COVID-19 aux États membres de l’UE, y compris en vaccins adaptés aux variants si nécessaire;
  • acheter des traitements contre la COVID-19 pour les États membres de l’UE;
  • renforcer les capacités nationales de détection et d’évaluation scientifique des variants;
  • assurer la fourniture de vaccins dans le monde entier.
 

Un budget qui ne fait pas dans la demi-mesure

Le budget s’élève à 1,3 milliard d’euros le budget de fonctionnement de cette nouvelle Autorité va absorber la moitié du budget UE de la santé.

En effet, le budget global de l’HERA s’élève à 6 milliards d’euros pour la période 2022-2027, dont une partie proviendra du complément NextGenerationEU (le fameux plan de relance qui va nous rapporter moins que notre contribution, et qui est en fait un agenda plus politique qu’économique).

 

Mais qui a voté pour l’HERA ?

Il importe surtout de rappeler qu’en matière de santé, l’Union européenne n’a pas de compétence directe mais a surtout une compétence d’appui aux États membres. Personne n’a demandé aux citoyens européens s’ils voulaient renforcer la compétence UE en matière de santé !

De plus , L’HERA n’est pas une Autorité indépendante mais une émanation de la Commission européenne, à ce titre le Parlement européen – soit un semblant de lien avec la démocratie – n’aura pas de droit de regard sur son fonctionnement.

 

En somme les citoyens ont juste le droit de payer pour se faire piquer.

Source

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 13:37
On peut se poser une question et ç'est peut être la Cour de Justice Américaine qui y répondra : Les vaccinations amoindrissent elles les armées et par là même le pays !
 

Liste des 8 accusations :

  • Chef d’inculpation 1. 18 U.S.C § 2331 §§ 802- Actes de terrorisme perpétré sur le territoire intérieur et ayant entraîné la mort de citoyens américains.
  • Chef d’inculpation 2. 18 U.S.C § 2339 – Complots en vue de commettre des actes de terrorisme.
  • Chef d’inculpation 3. 15 U.S.C §1-3 – Complots en vue de commettre une activité commerciale
    criminelle.
  • Chef d’inculpation 4. 18 U.S.C § 175 – Financement et création d’une arme biologique.
  • Chef d’accusation 5. 15 U.S.C. §8 – Manipulation du marché et répartition.
  • Chef d’accusation 6. 18 U.S.C § 1001 – Mensonges auprès du Congrès.
  • Chef d’accusation 7. 15 U.S.C. §19 – Directions imbriquées.
  • Chef d’accusation 8. 18 U.S.C § 2384 – Atteinte à la sureté de L’État.

et d'autre part il en découlera cela était il prémédité.

 

En tout cas une certitude, une armée amoindrie peut elle être effective en cas de conflit !

 

 

 

Covid-19: les armées américaines ont débuté une campagne ...

 

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Auteur(s): FranceSoir
 

Au cours d’une audition au Sénat organisée par Ron Johnson, l’avocat Thomas Renz, qui représente des clients attaquant les obligations vaccinales, a présenté les chiffres issus de la base de données d’épidémiologie médicale de la défense, qui montrent un explosion des pathologies des militaires américains pour l’année 2021, année où la vaccination a été mise en place dans tout le pays.

Lundi 24 janvier, le sénateur républicain Ron Johnson organisait une nouvelle audience au Sénat intitulée "COVID 19 : Une seconde opinion" (document contenant une version courte de 38 minutes et une version longue de 5 heures). Une audition qui a permis à un groupe de médecins et d'experts médicaux d’offrir un point de vue différent sur la réponse à la pandémie, l'état actuel des connaissances en matière de traitements précoces et hospitaliers, l'efficacité et la sécurité des vaccins. L’occasion de faire un bilan de ce qui a bien ou mal fonctionné, ce qui devrait être fait maintenant et ce qui doit être envisagé à long terme. Plusieurs médecins et scientifiques de très grande renommée dont Peter McCullough, Pierre Kory, Robert Malone, Richard, Urso, Pierre Kory, Ryan Cole ou Theresa Parks y ont contredit le discours officiel en témoignant de très nombreuses anomalies.

Mais le témoignage le plus choquant est venu de l’avocat Thomas Renz, avocat de l'Ohio.

Rappelant les alertes lancées par les docteurs Theresa Long, Samuel Sigoloff et Peter Chambers, trois membres de l’armée américaine qui ont révélé l'importance des effets secondaires après la vaccination, il est venu exposer des données de facturation médicale - passage obligé pour tout diagnostic médical dans l’armée - provenant de la base de données d’épidémiologie médicale de la défense (DMED). Ce système informatique de la Direction de la surveillance de la santé des forces armées (AFHSB) qui permet d’interroger à distance des données médicales anonymes du personnel militaire est un programme de surveillance épidémiologique conçu dans le but de détecter les épidémies, mais également l’ensemble des pathologies afin de s'assurer que les soldats sont opérationnels. Par conséquent, au-delà de la question de santé publique, il s'agit de sécurité nationale.

Voir aussi: Theresa Long, médecin de l’armée américaine, alerte sur la vaccination contre le Covid-19

Que révèle cette base de données ?

Une augmentation très importante des pathologies au cours de l’année 2021

Détaillant toutes les données qu’il prévoit d’utiliser pour l’ouverture d’une commission d’enquête nationale qui devrait se tenir devant un tribunal fédéral, l’avocat Thomas Renz annonce des chiffres très inquiétants pour l’année 2021, en établissant une comparaison avec les chiffres des années précédentes dont il fait une moyenne sur cinq ans, de 2016 à 2020.

Toute pathologies confondues, le nombre de maladies enregistrées était en moyenne de 2 millions par an, un nombre qui variait peu d’une année à l’autre. L’année 2021 a marqué un tournant puisque ce chiffre est passé à 21,5 millions pour les 11 premiers mois de l’année, ce qui représente une augmentation de 941%, alors que l’année n’était pas encore terminée. Cette explosion de la mortalité n’a pas eu lieu en 2020, année du Covid, mais en 2021, année de la vaccination de masse, les membres de l’armée américaines étant vaccinés à hauteur de 96 %. Il est important de comprendre que ces chiffres ne représentent pas le nombre de personnes individuelles diagnostiquées avec diverses affections, mais le nombre total de codes de diagnostic renseignés. Une personne souffrant de maladie auto-immune va consulter plusieurs fois avec de multiples visites en ambulatoire ou hospitalisation, et ainsi accumuler plusieurs données de facturation médicale.

L’incidence des fausses couches dans l’armée a connu une augmentation de 300 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Celle-ci était de 1499 cas par an tandis qu’au cours des 10 premiers mois de l’année 2021, elle était de 4182. Un chiffre qui interroge, au regard des discours relayés par certains membres de la santé publique qui affirment que le Covid expose les femmes à un risque plus élevé de fausses couches.

Outre ces diagnostics, l’avocat est également revenu sur les problèmes neurologiques croissants, indiquant une augmentation de plus de 1048 % des pathologies neurologiques qui affectent les militaires, passant d’une moyenne de 82 000 par an à 863 000.

Par ailleurs, d’autres chiffres non mentionnés au cours de cette audience ont été confiés au sénateur Johnson, chiffres qu'il a indiqués dans sa lettre au Secrétaire de la défense Lloyd J Austin, le 1er février 2022.

Mais l'ensemble des pathologies ont été enregistrées par Thomas Renz dans un document qu'il met à disposition en ligne.

- Une augmentation de 2191% de l’hypertension
- Une augmentation de 894% des tumeurs malignes de l’œsophage
- Une augmentation du 680% de la sclérose en plaques
- Une augmentation de 624% des tumeurs des organes digestifs
- Une augmentation de 551% du syndrome de Guillain-Barré
- Une augmentation du cancer du sein de 487%
- Une augmentation de 487% des tumeurs démyélinisantes
- Une augmentation de 474% des tumeurs malignes des glandes endocrines
- Une augmentation de 472% de l’infertilité féminine
- Une augmentation de 468 % des embolies pulmonaires.
- Une augmentation des migraines de 452%
- Une augmentation du dysfonctionnement ovarien de 437%
- Une augmentation du cancer des testicules de 369 %
- Une augmentation de la tachycardie de 302 %
- Une augmentation de 269 % des infarctus du myocarde
- Une augmentation de 291 % des paralysies de Bell
- Une augmentation de 156 % des pathologies congénitale des enfants de militaires

Le cancer longuement évoqué lors de l’audition au Sénat

Regrettant que peu de personnes s’intéressent à l’augmentation de cette pathologie, Thomas Renz remercie Ryan Cole, venu témoigner au cours de cette séance de ce qu’il avait observé en tant qu’anatomo-pathologiste et de ce que certains de ses collègues oncologues et radiologues lui avaient rapporté ; des patients dont les cancers étaient contrôlés connaissent à nouveau une progression rapide tandis que certaines pathologies présentent des formes étranges plus difficilement identifiables.

Étayant les propos du docteur Cole, le sénateur Johnson raconte avoir été joint par des soignants qui ne veulent pas se faire vacciner après avoir observé la reprise rapide de certains cancers en rémission chez leurs patients.

Selon la scientifique Theresa Parks, ce phénomène pourrait s’expliquer par la dérégulation immunitaire que ces injections pourraient provoquer notamment au niveau de la protéine P53, un anti-oncogène qui se lie à l’ADN pour favoriser l’expression de gènes pour réparer les dommages cellulaires. Cette protéine, dont le rôle est d'empêcher les cellules endommagées de se transformer en cellule cancéreuse, pourrait interagir avec la protéine Spike vaccinale, et ne plus de jouer son rôle de catalyseur de tumeur notamment en induisant l'apoptose (suicide des cellules).

Voir aussi : Covid-19 : Spike, ARN et "vaccins"… Et si on lançait les études préalables ?

Si ce phénomène était avéré, cela expliquerait l’augmentation de près de 300 % des diagnostics de cancers, passant d’une moyenne de 38 700 cas sur les cinq dernières années pour atteindre les 114 645 au cours de 11 premiers mois de l’année 2021.

La bataille des chiffres

Les augmentations du nombre de certaines pathologies avaient été révélées par des lanceurs d’alerte et consignées par l’avocat Thomas Renz. Cependant, depuis la révélation de ces données par Thomas Renz mais également par l’avocate des droits de l’homme Leigh Dundas qui collabore avec lui sur ce dossier, les chiffres ont été changés en fin d’année. Ainsi, les écarts spectaculaires entre les années 2016-2020 et les 10 ou 11 premiers mois de l’année 2021 ont simplement disparu.

Suite à ces changements, ces lanceurs d’alerte, qui avaient pris soin de se filmer en consultant la base de données, en ont informé leurs avocats qui ont présenté les chiffres originaux et les modifications apportées depuis.

Voici quelques exemples :

 


Immédiatement après la diffusion de ces chiffres, Jeff Cercone, contributeur à Politifact, a commis un "fact-check" (une vérification des faits) expliquant que les chiffres de 2016 à 2020, massivement sous-évalués en raison d’une défaillance informatique, étaient erronés, donnant à tort l’impression que cela a explosé en 2021.

S’il est curieux que personne ne se soit rendu compte de ce bug auparavant, il est encore plus surprenant d'observer que ces changements n’ont concerné que les pathologies pour lesquelles le vaccin aurait pu être la cause d’événements indésirables. En effet, des pathologies comme la maladie de Lyme n’ont fait l’objet d’aucun ajustement.

 

Suite à ces événements, le sénateur Johnson s’est emparé du dossier en écrivant une lettre au secrétaire de la Défense Lloyd Austin, le 24 janvier 2022, suite aux allégations selon lesquelles les données auraient été falsifiées, lui demandant de conserver tous les documents se rapportant aux données enregistrées dans le DMED.

Le 1er février 2022, dans un nouveau courrier, le sénateur du Wisconsin lui demande d’expliquer ces hausses de diagnostics enregistrées et de l’informer des actions du DoD pour enquêter sur la cause profonde de l’augmentation de toutes ces pathologies. Par ailleurs, il lui demande d’expliquer pourquoi et quand ces données ont été changées et d’identifier les personnes qui ont pris l’initiative d’opérer ces modifications.

Si aucune vérité n'a été établie pour le moment, il faudra faire toute la lumière sur le changement soudain de ces données en suivant les interrogations et l'enquête menées par les avocats Thomas Renz et Leigh Dundas et portées par Ron Johnson, afin de savoir s'il y a eu malversations ou pas. Si la falsification des chiffres venait à être avérée, la bataille juridique pour établir la responsabilité vaccinale pourrait prendre des décennies dans un pays qui depuis 1986, a mis en place un système de lois offrant une grande protection aux entreprises pharmaceutiques.

Auteur(s): FranceSoir

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