3 janvier 2008
4
03
/01
/janvier
/2008
23:00
Chant du début XVème siècle "Quant la doulce jouvencelle" - anonyme - Manuscrit d'Oxford, interprété par l'ensemble Astéria au château de Germolles à la mi avril 2007.
Le ténor Eric Redlinger accompagne au luth Sylvia Rhyne qui amène au duo sa voix cristalline de soprano.
Eric Redlinger fût formé à la Schola Cantorum de Bâle, durant cette période il compléta sa science musicale par des recherches d'archives sur des sources originales. Après avoir obtenu son diplôme au collège Middlebury il entreprend des études de musicologie au conservatoire de Francfort, tout en complétant ses recherches archivistiques mais cette fois ci au niveau européen. Il vit à New-York.
Sylvia Rhyne imprégnée de musique classique, d'opéra et de danse dès sa prime jeunesse, se prend de passion pour la musique ancienne au collège Carleton ou elle obtient son diplôme de musique. Elle entreprend une carrière dans le music hall, notamment à Broadway, puis dans le cinéma.
Après leur rencontre ils travaillent plusieurs morceaux de la fin du Moyen - Age dans Central Park ; pour aboutir à un ensemble harmonieux, à la fois, clair et doux pour nous transporter avec délices avant la Renaissance.
Published by Henry
-
dans
Musiques
1 janvier 2008
2
01
/01
/janvier
/2008
14:10
Virelai "Douce Dame Jolie" de Guillaume de Machaut
Virelai Monophonique remarquablement interprété avec la prononciation en vieux français (vieux françois):
Le lai est une forme fixe de la poésie apparu au XIIe siècle, virer c'est tourner ; ce qui évoque à la fois danse et refrain. Il est composé d'un nombre variable de strophes à deux rimes ayant pour trait commun un vers servant de refrain.
Guillaume de Machaut (1300-1377) est le plus célébre auteur et compositeur du XIVème siècle et marque incontestablement la production artistique européenne. Il entre au service de plusieurs grands féodaux parmi lesquels figuraient Bonne de Luxembourg, Charles II de Navarre, Jean de Berry et Charles duc de Normandie futur Charles V.
Sources: Manuscrits de Guillaume de MachautA B C E & G
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.
Qu'adès sans tricherie
Chierie
Vous ay et humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans villain pensement.
Helas! et je mendie
D'esperance et d'aïe;
Dont ma joie est fenie,
Se pité ne vous en prent.
Douce dame jolie.
Mais vo douce maistrie
Maistrie
Mon cuer si durement
Qu'elle le contralie
Et lie
En amour tellement
Qu'il n'a de riens envie
Fors d'estre en vo baillie;
Et se ne li ottrie
Vos cuers nul aligement.
Douce dame jolie.
Et quant ma maladie
Garie
Ne sera nullement
Sans vous, douce anemie,
Qui lie
Estes de mon tourment,
A jointes mains deprie
Vo cuer, puis qu'il m'oublie,
Que temprement m'ocie,
Car trop langui longuement.
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.
Published by Henry
-
dans
Musiques
30 décembre 2007
7
30
/12
/décembre
/2007
11:24
Pierre de Ronsard (1524-1585) - "Ode au plaisir" par Jacques Marchais : un texte du XVIème siècle contemporain des guerres de religions qui sévissent en France et remarquablement interprété et trop méconnu!
Il y est question d'Anacréon :
Poête lyrique grec (-550 à -464) qui célèbre l'amour et les banquets. Les athéniens le voient inspiré par Dionysos.
Durant ses multiples périples et péripéties d'artiste il compte parmi ses amis Xanthyppe père de Périclès.
Ode Anacréontique :
LA COUPE
Prends ce bloc d’argent, adroit ciseleur.
N’en fais point surtout d’arme belliqueuse,
Mais bien une coupe élargie et creuse
Où le vin ruisselle et semble meilleur.
Ne grave à l’entour Bouvier ni Pléiades,
Mais le chœur joyeux des belles Mainades,
Et l’or des raisins chers à l’oeil ravi,
Et la verte vigne, et la cuve ronde
Où les vendangeurs foulent à l’envi,
De leurs pieds pourprés, la grappe féconde.
Que j’y voie encore Evoé vainqueur,
Aphrodite, Éros et les Hyménées,
Et sous les grands bois les vierges menées
La verveine au front et l’amour au cœur !
Le genre Anacréontique est réapproprié au XVIème siècle par Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay et Clément Marot puis au XVIIIème c'est Voltaire qui s'en empare.
Published by Henry
-
dans
Musiques