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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:10

 

tournois.jpg

Les tournois (image ci-dessus) préfigurent les combats, les violentes charges en lice, lance calée sous le bras, ne sont que la reproduction colorée et festive des charges offensives du Proche Orient.

 

Les joutes montrent les capacités du chevalier à conduire sa monture tout en gardant l'allure et l'équilibre au galop ; le destrier dans sa lancée développe au maximum la puissance de frappe du cavalier, ce dernier fait corps avec le cheval,l égèrement courbé en avant lance calée en direction de l'écu adverse, au moment du contact. Les chevaliers sont parfois désarçonnés ou projetés hors de leur monture par la violence du choc. Les pointes des lances doivent se briser sur l'objectif suivant les règles, mais les accidents sont nombreux, généralement s'en suivent des combats au corps à corps a armes égales ; ainsi les sélectionnés doivent-ils se soumettre à plusieurs combats journaliers. Il faut une constitution robuste, une bonne résistance physique et des entrainements réguliers pour conserver l'avantage, la natation fait partie de ces exercices car elle soulage les efforts musculaires et osseux, en particulier la colonne vertébrale qui est très sollicitée en équitation.

Ces manifestations sont très prisées de la gente féminine, car souvent c'est en leur honneur que le chevalier risque les meurtrissures, certains ont voulu voir en la lance un symbole phallique et en l'écu le sexe féminin.

 

Ces opérations de communication et de prestige avant l'heure glorifient le passé, la chevalerie des romans, mais légitiment aussi le pouvoir féodal  et sa hiérarchie. La croissance démographique permet aux jeunesses en quête d'idéal et de fortune de s'engager dans ces aventures apparemment pleines de promesses que sont les croisades... et au pouvoir de se débarrasser des plus belliqueux.

Voir : "Traictié de la forme et devis d'ung tournoy" du roi René d'Anjou

 

 

 percheron-libre-de-droits.jpg

 

Les chevaux :

 

 

 


 

Les chevaux viennent d'Europe, beaucoup meurent durant le voyage, la chaleur les épuisent, ce sont en général des chevaux de traits lourds (type percheron, renommés suite à la victoire de Charles Martel en 732 pour la puissance de la charge). On retrouve des races de Bretagne aux chevaux petits, trapus, nerveux; de Normandie ou les haras étaient très développés et très tôt ; des brabants, des frises, des castillonsardennais, boulonnais , du nord de l'Europe, d'Angleterre ; puissants, mais lents, formant en ligne un front compact, terrible, hérissé de lance.

 

Ce sont des chevaux en général débonnaires, faciles à dresser, résistants à la tâche, adaptés aux climats tempérés à froid, ils mesurent de 1m50 au garrot pour les plus petits à 1m80 pour les plus grands, ils pésent de 500 kgs à 1 tonne, généralement les plus forts et plus grands sont réservés pour la charge ; en effet la puissance de frappe de la lance est démultipliée par le poids et la vitesse de l'animal capable de briser n'importe quelle ligne sur terrain favorable même lorsque l'ennemi est numériquement très supérieur en nombre (bataille de Mongisard le 24 novembre 1177 remportée par Beaudoin IV avec 400 chevaliers contre 26000 turcs d'après Michel le Syrien) soit 10 ans avant Hattin.

 

Mais ces chevaux sont peu adaptés au terrain sablonneux, dans lequel ils s'enfoncent, ou rocailleux, qui blesse les sabots, les mulets et ânes servent au transport des hommes et du matériel.

- Conquête de la Syrie et de la Palestine par Saladin - Imâd ad-Dîn en 1190 identifiait - "les montagnes, impraticables par les chevaux francs à des citadelles" -

 

Morphologiquement ils sont issus de races faites pour le trait, les efforts puissants comme le débardage, car la déforestation et le déffrichage sont courants durant cette période en Europe, ils peuvent tirer deux fois et demie leur poids. Leur structure osseuse n'est pas adaptée de manière permanente pour les terrains accidentés et leur physiologie correspond au climat tempéré européen ou l'eau et les paturages sont abondants.

La course a un développement d'une durée plus longue, lourd dont la puissance s'accroit avec la distance mais nécessite énormément d'énergie ; l'ossature et la musculature ne sont pas façonnées pour des volte-face. Ce cheval excelle dans l'assaut de ligne si bien même que le grondement terrible des sabots sur le sol lors de la charge préludait tel un orage à la dévastation.

 

- Chronique d'Ernoul et de Bernard le Trésorier - "Les Musulmans craignaient particulièrement cette force et hésitaient à attaquer quand elle était trop nombreuse" -

 

Les montures ici soulignent mieux l'écart entre les deux civilisations, l'essence même de leur fonctionnement. Le cheval et l'homme sont indiscociables depuis des siècles, leur quotidien et l'image de l'homme se reflètent dans l'animal. Les lettrés, souvent écclésiastiques, portent peu d'intéret aux équidés, la noblesse, les chevaliers sont généralement peu ou pas instruits ce qui explique la rareté des ressources sur le sujet. Le cheval est moins accessible qu'au Moyen et Proche-Orient, les populations y sont plus sédentaires, cependant avec les conquêtes de Guillaume de Normandie, les conflits ibériques entre chrétiens et musulmans, puis les croisades ; les puissants, dont certaines abbayes, ressentent la nécessité de fournir à leur armées des montures plus adaptées, une lente sélection s'opére alors dans les harras.

 

Dans les Etats latins les croisés s'orientent vers les chevaux locaux dit « Turcoman » très appréciés pour leur grandeur, leur robustesse et leur adaptabilité au terrain.

 

Les destriers chevaux de combat sont à l'opposé du palefroi, cheval de parade, rare et coûteux provenant d'Espagne, de 0Lusitanie ou bien du Magreb (barbe du mot berbère) puis du Moyen Orient et avec lesquels des croisements s'opèrent déjà pour modifier les races occidentales.

 

Alexandre 1er roi d'Ecosse en 1121 fit un leg à l'Eglise de Saint André d'un cheval arabe ramené de croisade, plus tard Richard Coeur de Lion achète deux coursiers orientaux à Chypre, à leur exemple les barons vassaux s'empressent de développer les haras - Le Cheval normand au moyen âge par Ephrem Houel inspecteur général honoraire des Haras 1881 -

autres parties :

Textes originaux :
- Ibn' Al Athir,
- Guillaume de Tyr;

Etudes :
- Etat de l'armée  musulmane,
- Etat de l'armée franque,
- Chevaux arabes et cavalerie.

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 14:45

louis-XIV-en-majest--.jpgHistoire de la ville de Niort : situation du Bas Poitou au moment de la révocation de l'Edit de Nantes :

"il a été reconnu qu'au moyen des privilèges de noblesse, cy devant accordés aux maires, eschevins et conseillers des villes de Poitiers, Niort, ... il se commet de grands abus, en ce que la plupart de ceux qui parviennent aux dites charges, ne pouvant satisfaire à la dépense qu'il convient de faire ... sont obligés d'abandonner leur commerce et profession ordinaire et de quitter les villes pour résider à la campagne qu'ils peuplent de quantité de pauvres nobles à la surcharge de nos sujets taillables, pour à quoi remédier, nous avons révoqué et révoquons les dits privilèges pour l'avenir ». 
La noblesse d'échevinage à Niort. Bulletin Soc. Stat., H. Proust.1882-1884, tome V, p. 450.
 

Corruption au niveau des attributions des charges d'eschevins sur la ville de Niort : 

30 juin
1673. - Distribution des places d'échevins et pairs vacantes dans le corps de ville. Le maire prend par droit de chaire la place d'échevin vacante; la première qui sera vacante est promise à Pierre Rousseau, sur la recommandation du duc et de la duchesse de Navailles. La place de pair d'Augier. maire, monté échevin, est donnée à Pierre MOREAU, sieur de la Richardière, premier consul de la juridiction des marchands de la ville; il paiera trente livres pour son entrée. Le procureur du roi présente à cette occasion des remontrances au sujet des abus commis par les fils d'échevins. qui ne prennent les places de leurs pères que pour en faire un commerce honteux et les vendre à beaux deniers comptants... Le corps de ville décide sur ce sujet qu'il sera fait un règlement, que les fils d'échevins devront demander la place trois jours après le décès de leur père et la garder trois ans avant de pouvoir la résigner »
- Ephémérides - Bardonnet Mém. Soc. Stat.,p.342
_______________________________________________________________________________________Par 


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Arrêt du Conseil d'Etat du roi Louis XIV du 18 juillet 1681, ce dernier montre sa toute puissance face à la corruption, mais est-ce bien là le véritable fond d'une affaire qui est commune. Il est vrai que les abus sont patents, mais curieusement ces libéralités toujours reconduites et dont la corruptabilité ne se découvre qu'a la fin de plusieurs siècles d'exercices de métier de gouvernant est bien étonnante. J'y verrai plutôt l'abandon d'une pièce du jeu d'échec, Niort ne réprésentant plus aucun intérêt économique ou stratégique notoire pour les raisons qui seront démontrées ensuite. Si la ville commerce encore avec la Belle Province ( Québec) pour les peaux notamment et ce depuis le début en 1608 ; elle n'est plus considérée comme une place de développement économique, comme Nantes ou Bordeaux, pour le principe du nouveau commerce des esclaves ; plus rentable ; de la nouvelle construction de Rochefort (comme base de construction navale au milieu de marais) qui mobilise l'énergie du Poitou tout entier. Niort aussi bien que La Rochelle ou bien Fontenay-Le-Comte, font partie d'une coalition protestante virulente depuis 1534, date à laquelle Calvin se rendit à Poitiers ; période qu'il consacra à la prédication avec notamment les étudiants de la ville. Sa prédication fit effet d'autant plus facilement qu'elle touchait un secteur ou le commerce d'exportation était florissant ; à Fontenay-Le-Comte venaient de s'installer des imprimeurs. Létude des Lettres et textes antiques fut vulgarisée, mais également l'étude des textes bibliques et leur interprétation accessible à tous. La bourgeoisie, la noblesse du Poitou, d'Aunis et Saintonge,  adhérérent rapidement à cette nouvelle religion ; notamment sous l'instigation de Jean de Saint Gelais Abbé de Saint Maixent et Evèque d'Uzes (suite d'Arnaud de Saint Gelais (abbé de 1509-1512), puis son neveu Jacques de Saint Gelais (1512-1528) - la famille de Saint Gelais comptant parmis les plus anciennes du bas Poitou) 
Louis XIII en 1621 fait abandonner La Rochelle par Niort moyennant une assurance de paix après les exils de 1608 (départ de 60 navires pour le Québec de La Rochelle) et les guerres de religions qui ravagèrent l'intérieur des terres d'une façon dramatique, sans escompter un quelconque appui maritime. En 1681 Louis le "Grand" vide l'intérieur des possibles contestations et velléités à l'encontre de sa politique. La Cour comptait se régaler des restes du labeur des industries des détracteurs de la foi officielle, sans n'avoir que l'effort d'intriguer à leur perte ; même le mémoire de Vauban sur l'issu de cette désastreuse politique est écarté. Ces années 1681-1685 sont des années terribles en métropole, elles fourniront le prétexte de guerre aux ligues étrangères, appuyés par les nouveaux exilés de France. A ceci s'ajouteront la famine, les épidémies et une période de désordre climatique. Le Soleil, "roi des astres",  aura allumé les brandons d'un feu qui couvera un siècle et qui surgira pour embraser toute l'Europe.

Et pour faire bonne mesure je joins le lien suivant www.histoiredevendee.com/ch20.htm#PRÉLUDES%20DE%20LA%20SAINT-BARTHÉLEMY.%20-%20BATAILLE%20DE%20MONTCONTOUR%20(3%20Octobre%201569).%20-%20REPRISE%20DE%20NIORT%20ET%20DE%20LUSIGNAN.%20-%20FONTENAY%20ÉVACUÉ%20PAR%20LES%20PROTESTANTS%20(11%20Octobre%201569).%20-%20MARANS%20PRIS%20ET%20REPRIS%20PAR%20LES%20DEUX%20PARTIS.%20-%20AFFAIRE%20DE%20LILE-DELLE.%20-%20GUÉ-DE-VELLUIRE,%20BEAUVOIR,%20ETC

Déjà à quelques kilomètres la vue change, et pourtant on est toujours sur le même terrain!!!! C'est de bonne guerre!!!!

 

«On voyoit que les cavaliers n'estaient logez que chez ceux de notre religion et qu'ils n'en partaient qu'après avoir entièrement ruiné leurs hostes... un jour, au bourg de Fressine, un seul cavalier, dans moins de deux heures fit changer trois des meilleures familles »
- Journal de Jean Migault, Maître d'école (1681-1688). Weiss et Clouzot.Paris, 1910, p. 67.

dragonnades-2.jpg

«1688, - Le 27 février de la mesme année, sur l'avis donné à M, Foucault, intendant de cette province, que les nouveaux convertis, au prejudice des defenses portées par les declarations du Roy, faisoient une assemblée proche le château de Granry, mon dit sieur se transporta sur les lieux, avec deux compagnies de dragons, et ayant surpris ces seditieux dans le délit, qui d'abord firent quelques resistances de peu de durée, parce qu'ils furent obligés de prendre la fuite, qui de ça, que de là, dans un étrange désordre de confusion, M. l'Intendant en fit arrester un grand nombre, dont cinq des plus coupables furent condamnés d'estre pendus, et qui estant conduits au lieu où leur sentence fut exécutée, firent amande honorable à Dieu et au très-saint Sacrement devant le grand portail de nostre église; quarente autres furent condamnés aux galères, et le château de Granry, démoli rez terre, On tient que cette assemblée estoit composée d'environ dix-huit cent personnes, qui se prometoient d'en faire une autre, et bientost beaucoup plus nombreuse, si celle-cy n'avoit pas esté rigoureusement réprimée »

- L'Abbaye de St-Maixent, Richard T, XVIII. p, 419.

 




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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 12:28

 

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Histoire de la Ville de Niort : 


Quelques dates  (sans aucun commentaire, cela se suffit à lui même) :

- 2 février 1671 : nouveaut traité secret entre la France et l'Angleterre contre les provinces unies de Hollande,
- mars 1672 : début du conflit avec la Hollande,
- février l'Angleterre rompt le traité,
- 1676-1677 : la Hollande est défaite à Agosta et Cassel, elle perd la Guyane,
- 4 juin M. de Vauban est nommé Commissaire aux fortifications,
- 25 octobre 1679 : traité secret entre le Brandebourg et la France,

- novembre 1680 : Interdiction de mariages entre protestants et catholiques,
- 18 mars 1681 M. de Louvois fait donner les premières dragonnades en Poitou,
- 30 août 1682 : Interdiction de réunion pour les protestants,
- 9 octobre 1683 : Mariage secret entre Louis XIV et Madame de Maintenon (née à Niort, née d'Aubigné),
- mars 1685 Ordonnance coloniale ou "Code noir" qui fixe les régles de l'esclavage,
- 18 octobre 1685 : Révocation de l'Edit de Nantes,
-  8 novembre 1685 : Edit de Postdam par lequel le grand électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume, organise l'accueil des exilés protestants.

- 9 juillet 1686 : Création de la Ligue d'Augsbourg, réunissant, les états d'Allemagne, la Bavière et la Suède contre la France. La guerre durera jusqu'en 1697
- 17 mai 1689 : l'Angleterre se joint à la Ligue d'Augsbourg
- janvier 1695 : création de l'impôt par capitation (par tête) pour financer l'effort de guerre contre la Ligue, jusqu'en décembre 1697,
- 11 mai 1700 : Création de la Loterie Royale,
- mars 1701 : Rétablissement de l'impôt par capitation,
- septembre 1701 : première émission de papier de monnaie ou "billet",
- 14 octobre 1710 : création d'un nouvel impôt de guerre "le Dixième" supprimé en 1717,
- 1er septembre 1715 mort de Louis XIV, après avoir vu disparaître le Grand Dauphin en 1711, le Dauphin en 1712, Charles de France en 1714. Sa succession directe se résume à son aiière-petit-fils alors âgé de quatre ans.

 Louis-XIV-bataille-de-Tournai.jpg

ARREST DU CONSEIL D'ESTAT DU ROY 
PORTANT RÉDUCTION DU NOMBRE DES ESCHEVINS ET OFFICIERS DE L'HOTEL COMMUN DE LA VILLE DE NYORT, ET RÉGLEMENT SUR CE SUJET.

(Du 18 juillet 1681 .)

Extrait des registres du conseil d'estat du roy.

LE ROY estant en son conseil, ayant esté informé que la maison de ville de Nyort est composée de cent officiers; sçavoir d'un maire, de douze eschevins, de douze autres eschevins appellez conseillers, et de soixante seize pairs; et que ce grand nombre d'officiers tourne non-seulement à la charge des autres habitans de ladite ville, au moyen des privileges et exemptions dont ils jouissent: mais aussi à cause des brigues continuelles qui arrivent dans ledit hôtel de ville. Et Sa Majesté voulant, pour le bien de ladite viIle deNyort, reduire les officiers dudit hôtel de ville au nombre qui est absolument necessaire , et regler en même lernps toutes choses sur ce sujet, afin qu'il n'en arrive pas de desordre: Sa Majesté estant en son conseil, a ordonné et ordonne ce qui ensuit.

Qu'à l'avenir, à commencer du jour et datte de la publication du present arest et réglement, il n'y aura en ladite ville de Nyort qu'un maire et six eschevins, et que ledit maire sera élu tous les ans par le maire qui se trouvera en charge, et par les six eschevins qui seront tenus, comme il est, et a de coutume de nommer trois personnes pour ladite charge de maire, lesquelles trois personnes seront prises de tous les bons habitans de ladite ville, excepté les petits marchands et artisans; que l'une des trois personnes sera choisie par le senéchal de Poitou, ou en son absence, par le lieutenant general de la ville, sans que l'un desdits eschevins élisans puisse étre élu maire, ni même d'un an aprés être sorti d'eschevinage, ni que le maire sortant de mairie puisse être élu eschevin qu'après deux ans, et qu'il ne puisse être continué, que pour des causes extraordinaires dont il sera fait mention dans l'acte de l'élection; laquelle en ce cas devra être faite tout d'une voix, et être approuvée par Sa Majesté.

Que les eschevins seront trois ans eschevins, dont tous les ans il en sortira deux de charge, et qu'il en entrera deux autres nouveaux, qui seront élus d'entre tous les bons habitans de la ville; comme le maire, par le maire, et les six eschevins : et qu'aprés êtrR sorti de l'eschevinage, il ne poura être élu de trois ans eschevin.

Que les nouveaux eschevins prendront les dernieres places, et monteront successivement aux premieres; et les deux plus anciens sortiront de l'eschevinage pour faire place aux nouveaux, sans que les habitans de ladite ville faisant profession de la religion prétendue réformée puissent être élus esdites charges de maire et eschevins : mais seulement ceux faisans profession de la religion catholique, apostolique et romaine.

Que le maire pourra porter l'épée, ainsi qu'il est accoutumé, et que les eschevins seront revétus de robes semblables à celles des juges-consuls, avec cette distinction qu'ils porteront sur l'épaule un roquet d'escarlatte.

Que les elections et installations seront faites aux jours accoutumez, à la reserve de celle qui sera faite le lendemain de la publication du present arrest.

Que le procureur de la police, le secretaire dudit hôtel de

ville, receveurs, et autres menus officiers demeureront dans leurs offices, tant qu'il sera jugé par le maire et les six eschevins, qui en pourront élire d'autres en leurs places, dans le temps des élections seulement.

Que les baux des revenus dudit hôlel de ville, et de tous les ouvrages publics dudit Nyort , seront faits devant le maire et les six eschevins, et qu'ils seront signés au moins de quatre d'entr'eux, avec le maire.

Que ladite ville de Nyort sera, pour ce qui regarde la police, separée en six quartiers, dont chacun aura soin d'un quartier, et que tous lesdits qnartiers seront donnez tous les ans à chaque eschevin, dans le temps des elec!ions , aprés qu'elles auront été faites; lesquels quartiers Seront assignés par le maire aux eschevins , et que lesdits eschevins rapporteront au corps de ville, une fois au moins toutes les semaines, les affaires du quartier dont ils auront le soin, dans lesquels ils seront obligez de taire la visite chaque semaine.

Que le maire aura toujours la police generale Sur toute la ville, comme il a eu jusques icy; et que lorsqu'il ira faire la visite dans un quartier, il sera accompagné de l'eschevin à qui ce quartier sera assigné.

Que ledit maire rendra son compte trois mois aprés qu'il sera sorti de charge, au plus tard, par devant le maire nouveau et les six eschevins.

Qu'en cas que le maire vienne à déceder pendant son année de mairie, le premier eschevin en fera les fonctions jusques au temps de l'election et que pareillement si un eschevin vient à mourir dans l'année, quelqu'autre eschevin prendra le soin de son quartier, par la destination du maire, jusques au temes de l'election, que l'on élira à toutes les places vacantes par mort, ou autrement, entre les maire et eschevins qui se trouveront en place.

Que toutes les affaires de la maison de ville passeront par l'avis des maire et six eschevins; et que s'il arrive quelque affaire publique qui interesse toute la ville, ils pourront convoquer les habitans pour prendre leurs avis: et qu'au surplus il en sera usé comme par le passé.

Et d'autant que Sa Majesté estime important à son service, et au bien de ladite ville, de choisir pour la premiere fois les maire et eschevins dudit Nyort , elle a pour cette fin choisi et nommé, sçavoir pour ladite charge de maire le sr MARSAULT de la Cailletiere, president en l'élection de Nyort; et pour celle d'eschevins, les sieurs Jean FRANCE doyen des conseillers, Charles GUYOT avocat du roy. Christophle AUGIER de la Terraudiere avocat, Isaac MAROT procureur du roy, Pierre DAGUlN sieur de Beauregard , et Laurens CHEBROU , comme personnes desquelles Sa Majesté a receu des temoignages de leur probité, et de leur zèle à son service, et ainsi qu'au bien et avantage de ladite ville; desirant à l'égard dudit sieur MARSAULT de la Cailletiere, pour des considerations importantes à son service, qn'il exerce ladite charge de maire pendant deux ans, et ce sans tirer à conséquence. Veut Sa Majesté que le present arrest et réglement soit à ['avenir gardé; observé et executé en ladite ville de Nyort, selon sa forme et teneur: Enjoint pour cette fin Sa Majesté au gouverneur et ses lieutenans generaux en Poitou; comme aussi à l'intendant de la justice, police et finances en ladite province, de tenir la main chacun comme il appartiendra, à l'execution du present arest. Fait au conseil d'Estat du roy Sa Majesté. y estant, tenu à Versailles le dix-huitiéme juillet mil six cent quatrevingt-un. Signé, LE TELLIER.

LOUIS, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre: à notre amé et féal conseiller d'Eslat, Me des requêtes ordinaire de notre hôtel, intendant de la justice, police et finances en Poitou, le sieur DE MARILLAC, salut. Voulant que l'arrest de ce jourd'huy, donné en notre conseil d'Estat, nous y étant, cy attaché sous le contre conseill de notre chancellerie, portant réduction du nombre des eschevins et officiers de ville, et autres menus officiers dans leurs offices, tant qu'il sera jugé par le maire et les six éschevins, qui en pourront élire d'autres en leurs places, dans le temps des élections seulement.....Enjoint pour cette fin Sa Majesté au gouverneur et ses lieutenants généraux en Poitou ; comme aussi à l'intendant de la justice, police et finances en ladite province, de tenir la mains chacun comme il appartiendra, à l'exécution du présent arest. Fait au conseil d'Estat du roy Sa Majesté. y estant, tenu à Versailles le dix-huitiéme juillet mil six cent quatrevingt-un. Signé, LE TELLIER.


Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:50

La ville de Niort, de part sa position stratégique sur les axes Poitiers-La Rochelle, Poitiers/Saintes/Bordeaux, Limoges/Nantes fût assez tôt dotée d'une conséquente ceinture de remparts, puis enfin d'une seconde...

 

Pour renforcer le verrou plusieurs forteresses contrôlaient les axes précités, en amont et en aval de la ville. Nous en verrons quelques unes. Le système défensif se déployaient sur un premier rayon de 20 kms environ puis 10, ainsi c'est au moment des guerres de religions que le second cercle fut rasé pour établir une sorte de contre marche, afin d'empêcher les armées de se positionner à proximité de la ville.

 

On comprends dès lors l'importance et le rôle stratégique qui sont mis en relief durant les campagnes militaires des guerres de religions pour la ville de Saint Maixent, tenir cette ville revenait toujours a maintenir une base pour des offensive contre la cité de Niort. C'est sous Richelieu et Louis XIV que cette place prend son essort et c'est également l'explication de la localisation de régiments dans cette ville.

 

Donc le château qui nous concerne "Cherveux" fût à l'origine une motte castrale appartenant à la famille des Lusignans. Cette famille vraisemblablement l'une des plus ancienne du Poitou, s'illustra très tôt pour son esprit d'indépendance et sa vélléité à toute autorité royale. Son ancienneté et ses alliances familiales firent hisser les Lusignans aux fonctions les plus hautes dans les Etats Latins d'Orient.

 

Lorsque l'empire des Plantagenêts s'effondre, le Poitou retombe dans l'escarcelle royale capétienne, les Lusignans partent en guerre contre leur suzerain. En 1242 Saint Louis confisque   à Hugues XI de Lusignan six fiefs ,suite à la défaite de Taillebourg,  et remet la citadelle à son frère Alphonse de Poitiers(époux également de la fille du Comte de Toulouse - les deux meurent sans enfants et les domaines des Comtés de  Toulouse et Poitou vont directement à la couronne-).

 

Entre temps Hugues fait son serment d'allégeance, va combattre au côté de Louis IX en Egypte ou il meurt en 1249. Le château est restitué aux descendants de la famille de Lusignan. En 1303 il passe aux Mello, puis Craôn et enfin Châlons.

Durant la guerre de cent ans cette place imposante est de nouveau enlevée en 1363 par les troupes anglaises d'Edouard III, ce dernier le donne à son Sénéchal de Poitou Guillaume Felton.

 

Du Guesglin avant de s'emparer de Niort par ruse, fait tomber Cherveux en 1369. Il est alors restitué a Amaury de Craon, et enfin c'est Guy de la Trémoille d'une illustre famille du Poitou qui acquiert le château. Il cumule les postes de premier Chambellan, Ministre et Gouverneur du royaume sous Charles VII.

Louis de la Trémoille le cède à la famille d'Estissac, il change de mains plusieurs fois pour aboutir dans celles de famille Chenin (curieusement c'est aussi le nom d'un cépage ancien)

Louise Chenin l'apporte en 1470 par mariage à Robert de Conningham qui devient dés lors seigneur de Cherveux.

 

Robert de Conningham est capitaine de la très prestigieuse "Carde écossaise" du roi Charles VII puis Louis XI, en effet depuis près de 400 ans la "Old alliance" (vieille alliance) entre le royaume d'Ecosse et de France est effective par le biais de cette garde d'élite au service de la couronne. Tout comme les régiments Suisses plus tardivement, ainsi que ceux de Pologne.

 

Conningham s'illustre notamment durant la campagne de reconquête de la Normandie en 1450, et de la ville de Bayonne en 1451. Il est impliqué dans un complot contre le roi mais est réhabilité par la "French court" (Justice) en 1461. Louis XI reconnait ses mérites et lui accorde la Capitainerie de la Garde avec 50 lances fournies

 

Conningham family

 

Conningham fait doté Cherveux d'une architecture médiévale défensive impressionnante, et luxueuse pour l'époque. La construction s'opére en une seule fois.


 

 

Cherveux est transmis de succession en succession pour aboutir dans les mains des Puyguyon et de la famille de Saint Gelais - vieille famille des environs de Niort -

Louis de Saint Gelais est amiral de la flotte protestante sous le futur Henry IV, il est naturellement l'un des chefs de la région du Poitou, car il connaît les lieux. Il s'empare habilement de la ville de Niort ou il trouve 2 ans de blés pour nourrir la ville et les armées. Il obtient le commandement général de la province. Henry IV lorsqu'il accède au trône le nomme Lieutenant Général. C'est donc en ce sens que Saint Gelais fait fortifier la place pour la rendre redoutable.

 

Mme. Redien propriétaire du château se fera un plaisir de vous guider au cours de cette inoubliable visite. Un des rares vestiges défensif encore debout de la région et qui mérite que l'on y prête toute l'attention nécessaire. Le propriétaire propose ausi des chambres d'hôtes et parfois de la cuisine médiévale.

 

Il est fort probable que la vie de Robert de  Conningham ait inspiré Walter Scott en 1823 pour sa nouvelle historique "Quentin Durward"

 

Il en résulte donc de ce fait un excellent film du réalisateur Richard Thorpe en 1955 : "The adventures of Quentin Durward" avec avec Robert Taylor, Kay Kendall, Robert Morley, George Cole.

 

Une série télévisée franco-allemande en 1971 "Quentin Durward" par Gilles Grangier

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 23:00

Chant du début XVème siècle "Quant la doulce jouvencelle" -  anonyme - Manuscrit d'Oxford, interprété par l'ensemble Astéria au château de Germolles à la mi avril 2007.





Le ténor Eric Redlinger accompagne au luth Sylvia Rhyne qui amène au duo sa voix cristalline de soprano.

Eric Redlinger fût formé à la Schola Cantorum de Bâle, durant cette période il compléta sa science musicale par des recherches d'archives sur des sources originales. Après avoir obtenu son diplôme au collège Middlebury il entreprend des études de musicologie au conservatoire de Francfort, tout en complétant ses recherches archivistiques mais cette fois ci au niveau européen. Il vit à New-York.

Sylvia Rhyne imprégnée de musique classique, d'opéra et de danse dès sa prime jeunesse, se prend de passion pour la musique ancienne au collège Carleton ou elle obtient son diplôme de musique. Elle entreprend une carrière dans le music hall, notamment à Broadway, puis dans le cinéma.

Après leur rencontre ils travaillent plusieurs morceaux de la fin du Moyen - Age dans Central Park ; pour aboutir à un ensemble harmonieux, à la fois, clair et doux pour nous transporter avec délices avant la Renaissance.

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 14:10

Virelai "Douce Dame Jolie" de Guillaume de Machaut



Virelai Monophonique remarquablement interprété avec la prononciation en vieux français (vieux françois):

Le lai est une forme fixe de la poésie apparu au XIIe siècle, virer c'est tourner ; ce qui évoque à la fois danse et refrain. Il est composé d'un nombre variable de strophes à deux rimes ayant pour trait commun un vers servant de refrain.

Guillaume de Machaut (1300-1377) est le plus célébre auteur et compositeur du XIVème siècle et marque incontestablement la production artistique européenne. Il entre au service de plusieurs grands féodaux parmi lesquels figuraient Bonne de Luxembourg, Charles II de Navarre, Jean de Berry et Charles duc de Normandie futur Charles V.


Sources: Manuscrits de Guillaume de MachautA B C E & G


Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.


Qu'adès sans tricherie
Chierie
Vous ay et humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans villain pensement.
Helas! et je mendie
D'esperance et d'aïe;
Dont ma joie est fenie,
Se pité ne vous en prent.
Douce dame jolie.

Mais vo douce maistrie
Maistrie
Mon cuer si durement
Qu'elle le contralie
Et lie
En amour tellement
Qu'il n'a de riens envie
Fors d'estre en vo baillie;
Et se ne li ottrie
Vos cuers nul aligement.
Douce dame jolie.


Et quant ma maladie
Garie
Ne sera nullement
Sans vous, douce anemie,
Qui lie
Estes de mon tourment,
A jointes mains deprie
Vo cuer, puis qu'il m'oublie,
Que temprement m'ocie,
Car trop langui longuement.
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 11:24

Pierre de Ronsard (1524-1585) - "Ode au plaisir" par Jacques Marchais : un texte du XVIème siècle contemporain des guerres de religions qui sévissent en France et  remarquablement interprété et trop méconnu!



Il y est question d'Anacréon :

Poête lyrique grec (-550 à -464) qui célèbre l'amour et les banquets. Les athéniens le voient inspiré par Dionysos.
Durant ses multiples périples et péripéties d'artiste il compte parmi ses amis Xanthyppe père de Périclès.

Ode Anacréontique :

LA COUPE

Prends ce bloc d’argent, adroit ciseleur.
N’en fais point surtout d’arme belliqueuse,
Mais bien une coupe élargie et creuse
Où le vin ruisselle et semble meilleur.
Ne grave à l’entour Bouvier ni Pléiades,
Mais le chœur joyeux des belles Mainades,
Et l’or des raisins chers à l’oeil ravi,
Et la verte vigne, et la cuve ronde
Où les vendangeurs foulent à l’envi,
De leurs pieds pourprés, la grappe féconde.
Que j’y voie encore Evoé vainqueur,
Aphrodite, Éros et les Hyménées,
Et sous les grands bois les vierges menées
La verveine au front et l’amour au cœur !


Le genre Anacréontique est réapproprié au XVIème siècle par Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay et Clément Marot puis au XVIIIème c'est Voltaire qui s'en empare.
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:49

 

Histoire de la ville de Niort :

 

Louis XIII crée le régiment royal de Niort ainsi que douze compagnies le 26 juin 1621 au camp de Saint Jean d'Angély. Il est bien noté que catholiques et protestants sont admis. Ces Compagnies comme énumérées une partie ci-dessous servent à la défense de la région et des côtes (notamment en Charente Maritime actuelle et Vendée) suivant le besoin (1674), le détail en est donné pour la composition, lors d'une revue (un médecin est toujours attaché à l'Etat-Major).

 

 

Nous sommes avant la révocation de l'Edit de Nantes qui à lieu en Octobre 1685, mais les premières dragonnades effectives ont lieu dès 1679. Dès ces jours les dragons du roi (Louis XIV) logeront chez les protestants, seront nourris à leurs frais et certains devront abjurer leur foi, d'autres seront conduits aux galères. M. de Vauban dans son "Mémoire pour la défense des huguenots" démontre inéluctablement les conséquences calamiteuses de cette révocation. Il s'en suivra une guerre civile par intermédiaire, ou les protestants en exil soutiendront la coalition étrangère contre Louis XIV. Le mémoire de M. de Vauban, ne sera pas lu par le roi, car il ne lui sera pas présenté. La cour soutenant des hommes plus jeunes, plus en vue, futiles, moins sages et pas forcément plus compétents, mais qui avaient l'heurt de plaire aux esprits qui semblent faire de la météorologie de salon.

 

Le 6 juillet 1414 Jean de Berry, comte de Poitou, Estampes, Boulogne, Auvergne avait lui par lettres exemptés maire, éschevins, bourgeois et habitants de la ville de Niort de Ban et arrière Ban (servir à l'Ost du roy - participer à la levée des troupes en cas de guerre) :

"Que nozdiz bourgeois et habitans, ne aucun d'eulx vous ne vous molestiez, ne empeschiez, ne souffrez estre molestiez, ne empeschiez en corps ne en biens, pour non servir ne envoier pardevers mondit seigneur...." (1)

 

Cette dispense ne s'accorde plus qu'aux maire, eschevins et conseillers de Niort le 28 novembre 1551, et enfin à quelques personnes, car les guerres de religions commencent. ( contresigné par Gauvaing échesvin) (2)

 

r--giment-Louis-XIII-1.jpg 

 

"LE roy desirant establir quelque ordre pour la garde et la conservation de la ville de Nyort, par le moyen duquel tous ses subjects tant catholiques que de la religion pretandue reformée y soient admis, et s'estant faict representer le roolle des principaux hahitans de ladite vine, veult et ordonne qu'il soit estably douze compagnies soubz la charge de douze capitaines, lieutenans et enseignes cy dessus desnommez.

Mandons au sieur de Parabere, gouverneur de ladite ville, de prendre et recevoir leur serment, et ensuite les establir et ordronner à la garde des portes de ladife ville, et leur commander ce qu'ils auront il faire pour la seureté et Conservation d'icelle, tenant la main il ce qu'ils vivent et se comportent ensemblernent en toute union, amitié et concorde. Faict au camp de St. .Jean d'Angely Je 26 juin 1621. Signé Louys et plus bas, PHELlPPEAUX.

 

 

Depuis ce temps là ledit regirnent s'est toujours maintenu suivant son establissement et les officiers en ont esté renouvelIez de temps en temps, ayans non seulement esté employés pour la garde de la ville, mais encore pour servir au dehors soit pour aller en party comme j'on fit pendant les guerrescivilles des princes contre les ennemis de l'estat, sur lesquels on fit des prisonniers et du butin, soit pour aler servir sur es costes de la province, comme il est arrivé l'année 1674.

Monsieur le duc DE LA VIEUVILLE gouverneur de Poitou ayant ordonné un détachement de 500 hommes d'infanterie dudit regiment avec leurs officiers qui sont allés servir sur lescosts avec un zele extraordinaire pour le service du roy, dont Monsieur Je duc de la Vieuville a témoigné estre tres-satisfait par diverses lettres qu'il en a escrites au S. de la Terraudiere maire, pur les soings duquel la chose a esté conduite, et a donné une attestation publique du service qu'ils ont rendu, en la forme qui suit.

Le Duc DE LA VIEUVILLE, pair de France, chevallier d'honneur de la reine, gouverneur et lieutenant generaJ pour le roy du haut et bas Poictou, Chastelleraudois et Loudounois.

Certiffions à tous qu'il appartiendra que les cinq cens hommes destachés du regimcnt de Nyort pour le service du roy par nos ordres pour la deffence des costes de Poictou, et commendés par les sieurs de la Voute France, de la Fontenelle, Migau1t, Villepain Marot, de Luns Guyot, el

la Brosse Chebrou, capitaines; Jacques Fradet, Pierre Chehrou, Gabriel Hugueteau et Jean Gresseau, lieutenans, et ledit Chebrou ayde-major; Louis Madien, Jacques Gorrin et Jean Bidault soubs

lieutenans, avec 20 sergents et 20 caporaux, ont bien et fidellement servi Sa Majesté dans l'isle de Bouin, aux Sables d'Olonne et ailleurs, et bien vcscu en tous les endroits de leur passage et lieux de garnison, en foy de quoy nous avons signé ces presentes de nostre main, icelles fait signer à nostre secretaire et apposer le seau de nos armes. Aux Sables le dernier juillet 1614. Signé le duc DE LA VIEUVILLE, et plus bas par Monseigneur, TACONNET , et scellé des armes dudit Seigneur.

Et au paravant, sçavoir le 13 dudit mois de juillet, ledit détachement avoit passé en reveue à Beauvoir sur' mer devant Monsieur DE MARILLAC intendant de Poitou, qui en fit dresser un estat en la forme qui suit :

 r--giment-Louis-XIII-2.jpg

REVEUE DES CINQ COMPAGNIES DÉTACHÉES DU RÉGIMENT D'INFANTERIE DE NYORT, A LEUR PASSAGE A BEAUVOIR SUR MER, POUR ALLER EN L'ISLE DE BOUIN.

 

COMPAGNIE DE LA VOUTE.

Capitaine présent, trois chevaux,

Lieutenant present, un cheval, Sous-lieutenant present, un cheval, Quatre sergens, deux chevaux,

Cent trois soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE FONTENELLE.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present ,un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheyal, Quatre sergens presens, deux chevaux,

Cent soldats. et un tambour.

 

COMPAGNIE DE VILLEPAIN.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present, deux chevaux,

Sous-lieutenant, un cheval,

Quatre sergens, deux chevaux,

Cent soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE LUNS.

Capitaine present, trois chevaux,

Lieutenant present, un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheval,

Quatre sergens presens, deux chevaux,

Cent soldats et un tambour.

 

COMPAGNIE DE LA BROUSSE.

Capitaine present, trois chevaux ,

Lieutenant present, un cheval,

Sous-lieutenant present, un cheval,

Quatre sergens , deux chevaux ,

Cent cinq soldats et le tambour.

 

ESTAT MAJOR.

Major VILLEPAIN , troisiéme capitaine suprâ.

Ayde-major, lieutenant dudit troisiéme capitaine.

Chirurgien present.

 

La revue cy-dessus a esté faite par nous RENÉ DE MARILLAC, chevallier seigneur d'Olinville, conseiller du roy en ses conseils, maistre des requestes ordinaire de son hostel, commissaire départy pour l'execution des Ordres de Sa Majesté en la generalité de Poictiers, dans laquelle rcveue nous avons trouvé tous les officiers et soldats cy dessus presens et effectifs. Fait audit Beauvoir les an et jour que dessus. Signé DE MARILLAC, et plus bas par Monseigneur, DUPONT."

 

Sources : Thrésor de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1886 2ème édition, chez Clouzot à Niort, p.119, 120,121, 122.

 

1) ibid. p. 61,

2) ibid. p. 62.


Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:34

Marie-de-Medicis-r--gente.jpg

Histoire de la ville de Niort

 

Par ce document, l'arrêt de la Cour des aides confime les lettres patentes des privilèges accordés par Henry III ; sous la régence de Marie de Médicis pour Louis ( Louis XIII, qui ne deviendra majeur légalement que le 20 octobre 1614 à l'âge de treize ans)

Par cet arrêt il est définit la nature des droits et prérogatives de manière générale, pour les maires, eschevins (douze), conseillers (douze) et  pairs de la ville de Niort (soixante quinze), notamment l'exemption d'impôt (taille)  le renouvellement de titre et la transmissibilité de ces droits aux "enfants males" issus de mariage "loyal" (fait devant la loi) dans la mesure ou ceux-ci reprennent la charge et vivent dans  la ville de Niort, auxquels cas ils se voient perdre ces dits privilèges :

 

 

"VEU par la cour les lettres patanles du roy données on mois de juin dernier mil six cens dix, signées LOUIS et sur le reply par le roy la royne regente sa mere presante , PHELYPEAUX obtenues par les maire, eschevins, conseillers, pairs, manans et habitans de la ville de Nyort en Poictou par lesquelles et pour les causes y mentionnées, sa Majesté leur a continué et confirmé, tous et chascungs les privilleges, prerogatives, préeminances, franchises, droictz, uz et coustumes à eux donnez et concedez par ses predecesseurs roys, mesmes par le feu roy dernier deceddé, ainsy qu'ilz sont contenus et declarez par toutes les Lettres de. ses predecesseurs et pour en jouir comme ilz en ont ci-devant bien et deuhement jouy et usé, jouissent et usent à présent, ainsy que plus au long le contiennent lesdites lettres, les precedantes lettres desd. Privilleges, mesmes celles dudit deffunct roy dernier deceddé du mois d'aougst 1591 (Henry III) , la sentence des commissaires deputez pour le regallement des tailles du 22 may 1599 par laquelleauroit esté ordonné que lesditcz maire, eschevins et douze conseillers jurez de lad. ville et leurs enfans masles procréez et à procréer en loial mariage, et leur lignée masculine qui vivront noblement et qui au l'oient servy et serviroient le roy en personne quand les nobles du pays seroient mandez, ou que par vieillesse ne le pouroient plus servir et non aultrement, demeureroient quittes et exempts des tailles, et sans prejudice des aultres privilleges à eulx conceddez par leurs lettres de chartres du mois de novembre 1461. Requeste aux fins aux la veriffication desdites lettres, conclusions du procureur general du roy, et tout consideré; la cour a ordonné et ordonne que lesdites lettres seront registrées au greffe de ladite cour, pour en jouir par lesdits impetrans sellon qu'ils en ont bien et deuehment jouy par cy-devant, et à la charge que le maire, douze eschevins et douze conseillers de ladite ville, leurs enfants masles procréez en loial mariage qui vivent et vivront noblement, du jour qu'ilz auront esté appellez esdites charges, serviront le l'oyen armes continuellement en personne quand les nobles du pays seront mandez, sinon que par vieillesse ou maladie ilz ne peussent servir et non aultrement, et que ceux des dessusdictz qui ne vivront noblement, ains continueront leur profession roturiere ,demeureront contribuables aux tailles et aydes, sans qu'ilz puissent acquerir à eux et leurs enfants de leur chef, tiltre de noblesse, sans prejudice neantmoings de leurs privilleges en aultres choses, et outre, à la charge que ceux qui seront cy-après pourveus esdites charges, ne pourront transmettre à leurs enfans lesd. privilleges, sinon et en cas qu'ils meurent vestus et saisis desdites charges, lesquelles ilz ne pourront resigner à aultres personnes que originaires de ladite ville,en quoi faisans, les resignans demeureront privez de leurs privilleges. Prononcé le 3 de septembre 1610. Signé, BAUSSAN."

 

Extrait des Registres de la Cour des Aydes.

 

Sources : Thésors de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1866 2ème édition chez Clouzot à Niort p.50,51 et 52


Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:00

  Louis-XIII-enfant.jpg

Histoire de la Ville de Niort :

 

Reconduction par lettre patente des privilèges accordés par les rois successifs. Il y a une vague énumération des anciennes lettres patentes, mais chaque roi à son avènement confirmait les anciennes chartes.  

Le 13 mai 1610 Marie de Médicis est couronnée reine de France à la basilique de Saint Denis, le 14 mai 1610 Henry IV est assassiné de deux coups de couteau par Ravaillac rue de la Ferronnerie à Paris. Louis XIII lui succède, il préside dès cette même année  un lit de justice qui nomme sa mère Marie de Médicis régente.

Dès 1611 Maximilien de Béthune, duc de Sully, en désacord avec la politique menée par la régente, démissionne de sa charge de Surintendant des Finances et de son poste de Conseil du Roi.

 

"LOUIS, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre; à tous presens et à venir Salut. Sçavoir faisons, que nous avons rereue l'humble supplication de noz chers et hien-amez les maire, eschevins, conseillers, pairs, manans et habitans de nostre ville de Nyort, en nostre pays de Poictou, contenans que de longtemps et mesmement du regne de Philippes Auguste 1204 il leur auroit, en consideration de leur grande fidellité et affection au service de ceste couronne, esté accordé, conceddé, donné et octroyé plusieurs beaux et notables privilleges, libertez, prerogatives, préeminences, franchises et libertez, droictz, uz et coustumes à plain speciffiez par les lettres patentes en forme de chartres des roys noz predecesseurs Charles VIII, Louys IX, Philippes III, Louys X, et autres nosdits predecesseurs et par eulx confirmez de temps en temps jusques aux roys Henry III, nostre tres-honnoré seigneur et oncle, et Henry IV aussy nostre tres-honnoré seigneur et pere, derniers deceddez que Dieu absolve, lesquels ont esté verifiez où besoing a esté et du contenu lesdits exposans ont bien et deuement jouy et usé, jouissent et usent encores à present etc. Avons à iceulx exposans maire, eschevins, conseillers et pairs, manans et habitans de nostredite ville de Nyort continué et confirmé, continuons et confirmons par ces presentes tous et chascungs lesdits privilleges, prerogatives, préeminences, franchises, droictz, uz et coustumes àeulx donnez et conceddez et octroyez, et depuis continuez et confirmez par nosd. predecesseurs roys, mesmernent par le feu roy dernier deceddé nostre tres-honnoré seigneur (Henry IV) et pere ainsiqu'ilz sont contenuz et declarez par toutes lesdites lettres. Voulons et nous plaist qu'ilz en jouissent et usent

plainement et paisiblement en la mesme forme et maniere qu'ils en ont cy-devant bien et deuement jouy et usé, jouissent et usent encores à present. Sy donnons en mandement, etc. Donné à Paris on moys de juin l'an de grace mil six cens dix et de nostre regne le premier, Signé Louys et sur le reply par le roy la royne regente sa mere presente, Signé PHELYPEAUX, et à costé visa contentor. Signé LE CLER, et scellé du grand sceau de cire verte à lacqs de soye rouge et verte à queue pendante, et au dos Registrata, et a coté est écrit:

Registrées en la cour des Aydes ouy le procureur general du roy pour jouir par les impetrans selon qu'ilz en ont ci-devant bien et deuement jouy aux charges portées par l'arrest de ladite cour du jourd'huy à Paris le troisiesme jour de septembre mil six cens dix. Signé Dupuy.

Registrées en la chambre des comptes ouy le procureur general du roy, pour jouir par les impetrans de l'effect et contenu en icelles comme ilz en ont cy-devant bien.et deuement jouy et usé, jouissent- et usent à présent suivant l'arrest de ce faictz le douziesme jour d'aoust mil six cens dix. Signé BOURLON." 

 

 

Sources : Thrésors de la ville de Nyort, Augier de la Terraudière, 1866 2ème édition chez Clousot à Niort. p.49,50.

Arrêt de la Cour des Aydes : Confirmation de la Lettre patente de 1610 sous la régence de Marie de Médicis,

Lettre de création d’un régiment royal de la ville de Nyort par Louis XIII le 16 juin 1621,
Arrêt du Conseil du Roy Louis XIV portant sur la réduction des échevins et officiers de la ville de Nyort le 18 juillet 1681,
Mythe du dragon de Nyort par M. D’Orfeuille, Saint Maixent an 7 de la République,
Parallèles entre le dragon de Niort et l’Hydre de Lerne, symbolisme des Hercules de la ville de Niort,
Etude sur les Poulpes, calamars, pieuvres et Hydres mythiques

Récit des opérations militaires en Bas Poitou durant les guerres de religions 1562-1622 (archives nationales de l’armée de terre),
Situation générale en Bas Poitou au XVIIème siècle,
Effets de la Révocation de l’Edit de Nantes ou Edit de Fontainebleau 1685,
Bref historique de la ville de Niort,
Chartes originales de la ville de Nyort, par Aliènor d’Aquitaine en 1203 et confirmées par ses successeurs,

Lettre patente de confirmation des privilèges par le roi Louis XIII, au Maire, échevins et pairs de la Ville de Nyort en 1610,

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