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Recherche

réf.

19 août 2026 3 19 /08 /août /2026 13:33

Recherches qui permettent de déduire la descendance d’Ansemund (et Quixol) vicomte de Vallespir pour les lignages de Fenouillet, Castelnou et possiblement de Conflent et Peyrepertuse.

 

__________________________

 

 

Contexte historique dans les comtés catalans de 801 à 988 :

 

1. Contexte : la Marche d’Espagne sous les Carolingiens (fin VIIIe – début IXe siècle)


 


 

  • Après les conquêtes de Charlemagne (notamment Barcelone en 801), les comtés catalans (Barcelone, Gérone, Urgell, Cerdagne, Osona, Pallars, Ribagorce) sont intégrés à la Marche d’Espagne, une zone frontalière de l’Empire carolingien face à Al-Andalus.

  • Les comtes sont nommés par les Carolingiens, alternant entre aristocrates francs et élites locales romanisées ou wisigothiques.

genealogie-du-tronc-commun-des-vicomte-de-vallespir-fenouillet-castelnou-liens-avec-le-conflent-et-peyrapertuse-entre-840-et-988

Marche d'Espagne

Septimanie

1. Royaume de Pampelune
2. Comté d'Aragon
3. Comté de Sobrarbe
4. Comté de Ribagorça
5. Val d'Aran
6. Comté de Pallars
7. Comté d'Urgell
8. Comté de Cerdagne
9. Comté de Besalu
10. Comté de Peralada
11. Comté de Ripoll
12. Comté de Barga
13. Comté d'Empuries
14. Comté d'Osona
15. Comté de Gérone
16. Comté de Barcelone

17. Comté de Roussillon
(Rosselló)
18. Comté de Conflent
(Conflent)
19. Comté du Razès (Rasès)
20. Comté de Carcassonne (Carcassona)
21. Comté de Narbonne (Narbona)
22. Comté d'Agde et de Béziers
(Agde-Besiers)
23. Comté de Lodève (Lodeva)
24. Comté de Melgueil
(Melguelh)
25. Comté de Nîmes (Nimes)

 

 

 

Charlemagne gouvernait son empire par l'intermédiaire des comtés, sous l'autorité d'un «compagnon du roi» appelé comes/comitis (ce qui a donné en français «comte» et «comté») à qui il déléguait l'administration locale. Ce dernier était à la fois un administrateur, un juge, un chef militaire et un percepteur d'impôts. Très souvent choisis parmi les membres de la proche famille de Charlemagne, les comtes furent à l'origine d'une aristocratie dont les liens survivront, malgré les frontières, au morcellement de l'empire carolingien. Parmi eux, le comté qui joua le plus grand rôle fut celui de Barcelone.  Le titre de comte était alors révocable, puis avec le temps celui-ci devint héréditaire, ce qui allait donner lieu à des dynasties comtales catalanes. (source : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan.htm)

 


 


2. Affaiblissement carolingien et autonomisation (IXe siècle)
  • À partir des années 840–870 : L’Empire carolingien se fragmente (traité de Verdun en 843, puis déclin des Carolingiens en Francie occidentale). Les comtes catalans, éloignés de la cour, commencent à s’autonomiser :

    • Les charges comtales deviennent héréditaires (ex. : famille des Borrellides à Barcelone).

    • Les comtes s’appuient sur les évêchés et les monastères pour légitimer leur pouvoir.

    • En 862–878, les Borrellides obtiennent la nomination à la tête de plusieurs comtés (Barcelone, Gérone, Osona) sous Charles le Chauve.

  • Processus de féodalisation :

    • Les comtes transforment leur charge en patrimoine familial, s’arrogeant des droits publics (justice, fiscalité).

    • Ils mènent des expéditions vers le sud (ex. : reconquête de Tarragone en 890) pour étendre leur influence.


3. Naissance des principautés catalanes (Xe siècle)
  • Vers 900–950 : Les comtés catalans deviennent des entités politiques quasi indépendantes, bien que théoriquement vassales des Carolingiens puis des rois de Francie occidentale.

    • Quatre principautés majeures émergent, centrées sur :

      • Barcelone (prééminence symbolique et militaire).

      • Gérone.

      • Urgell.

      • Pallars-Ribagorce.

    • Les comtes de Barcelone (comme Wifred le Velu, 870–897) et ses successeurs (Borrell II, 927–992) consolident leur pouvoir en unifiant progressivement les comtés.

  • Alliances et conflits :

    • Les comtes rivalisent entre eux (ex. : querelles entre Borrellides et Guilhemides (descendants de Guillaume de Gellone).

    • Ils collaborent avec les pouvoirs ecclésiastiques (ex. : évêché de Vic) pour renforcer leur légitimité.


4. L’indépendance de fait (seconde moitié du Xe siècle)
  • 987 : La fin de la dynastie carolingienne en Francie occidentale (avènement d’Hugues Capet) accélère l’autonomie catalane. Les comtes ne reconnaissent plus l’autorité des rois francs.

  • 988 : Le comte Borrell II refuse de prêter hommage au nouveau roi capétien, marquant une rupture définitive avec la Francie. Les comtés catalans deviennent de facto indépendants. En fait le serment d’allégeance initial était réservé aux carolingiens et non aux capétiens, usurpateurs du pouvoir légitime si l’on en juge par la réaction du comte catalan. Mais il y a surtout la réflexion que les alliances locales avec les carolingiens puissent être remises en causes par les capétiens, comme ce fût le cas dès le changement dynastique pour la transition mérovingiens puis carolingiens qui changèrent entièrement l’administration précédente. La reprise en mains des capétiens se fera plus tardivement soit par des opérations de mariages et ou par des conflits comme on le verra avec les Plantagenets entre autre dont les rois refusèrent l’allégeance et en plus demandèrent le trône du suzerain. Pour la catalogne on serait plus dans un mouvement légitimiste et indépendantiste dont une partie des comtés de la marche carolingienne retombera dans l’escarcelle capétienne a l’issue de la croisade Albigeoise, puis sous le règne de Louis XIV au moment de la guerre de succession d’Espagne.


 

________________________________________________________________________________________

___________________________


 

Identification d’Ansemund et variants dans les archives (842 - 998)

 

 

Date

Forme dans la source

Personne / identification

Parenté connue

Titre / fonction

Comté / région

Lieu précis

Référence documentaire

Tradition / source

842-08-21

Ansemundo / Ansemundus

Ansemundus

vicecomes, puis juge

Empúries, Peralada, Besalú, Girona

Empúries, église Saint-Martin

Catalunya Carolíngia, V, doc. 19

original non localisé ; copie XIIIe, Cartoral de Carlemany, pp. 12-14

845

Ansemundi / Ansemundus

Ansemundus, identité à vérifier

témoin

corpus pyrénéen

à déterminer

Catalunya Carolíngia, index anthroponymique

source éditée dans le corpus CATCAR

857

Ansemundus

Ansemundus

témoin / laïc à vérifier

Berguedà (?)

à déterminer

CATCAR, index

acte à identifier dans l'édition

870-879

Ansemundus / Ansemundo

Ansemundus, abbé de Banyoles

abbé de Sant Esteve de Banyoles

Besalú

Banyoles

dossier 870-879

plusieurs actes ; voir ci-dessous

878

Ansemundus

même abbé de Banyoles

abbé, requérant auprès du roi

Besalú / Peralada

Troyes

acte de Louis le Bègue, 878

original perdu ; tradition diplomatique

879-06-26

Ansemundus

même abbé

abbé, demandeur au plaid

Besalú / Peralada

Castelló d’Empúries

Catalunya Carolíngia V, dossier du jugement

original perdu ; plusieurs copies/transcriptions

883-12-19

Ansemundus

Ansemundus distinct ou continuateur à établir

témoin

Girona

à déterminer

CATCAR, index

acte original selon index

889-11-04

Ansemundus

Ansemundus du Biterrois

épouse Columba ; frère Giscalfredus

noble propriétaire

Béziers

Cuminiano / Comiurano, Saint-Geniès

Livre Noir de Béziers, n° 6 selon l'étude

tradition du cartulaire ; acte étudié par Magnou-Nortier

898-04-17

Ansemundus

Ansemundus

à identifier

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

898-04-25

Ansemundus

probablement même milieu que précédent, mais identité non démontrée

témoin / noble selon contexte

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

906-02-19

Ansemundus

Ansemundus de l'entourage de Montolieu

scribe, souscripteur

Carcassonne

territoire carcassonnais

TELMA/IRHT, charte n°2369

original conservé

923

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

926

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Girona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

928

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Peralada

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

941-05-18

Ausemundus / Ansemund

Ansemund, seigneur de Camélas

épouse Quíxol ; 7 enfants

seigneur du château de Camélas

Roussillon, Vallespir, Cerdagne, Besalú

Camélas et nombreux alleux

CC VI, doc. 259

original perdu ; copie XVIIIe, ADPO, Fonds Fossa n°50

945

Ansemundus

à identifier

clerc / témoin probable

Osona / Manresa

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

946

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

947

Ansemundus

à identifier

témoin

Manresa

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

951

Ansemundus

à identifier

témoin

Besalú

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

953

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

954

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

955

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona / Roussillon

à déterminer

CATCAR

occurrence indexée

957

Ansemundus

Ansemundus archilevite

archilevite de Vic

Vic / Osona

Vic, puis Montserrat

acte de dotation de Sainte-Cécile, 957

copie XVIIIe ; édition Ramon Ordeig

957

Ansemundus

autre occurrence à examiner

à déterminer

Besalú / Conflent

CATCAR

occurrence indexée

959

Ansemundus

à identifier

à déterminer

Berguedà, Manresa, Ripoll, Urgell

CATCAR

occurrences multiples

960

Ansemondo

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

962

Ansemundo

à identifier

témoin

Occitanie

CATCAR

occurrence indexée

965

Ansemundus

à identifier

témoin

Barcelona

CATCAR

occurrence indexée

966

Ansemundus

à identifier

témoin

Manresa

CATCAR

occurrence indexée

967

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

969

Ansemundus

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

978

Ansemundus

au moins une occurrence ecclésiastique

sacer / scribe dans un acte

Besalú/Girona

à déterminer

CATCAR V

acte à confronter au dossier de Vic

986

Ansemundo

à identifier

témoin

Vallespir

CATCAR

occurrence indexée

997

Ansemundo

à identifier

témoin

Empúries

CATCAR

occurrence indexée

998

Ansemundo

à identifier

témoin

Osona

CATCAR

occurrence indexée

Les occurrences 842–998 proviennent de l'index anthroponymique de Catalunya Carolíngia ; celui-ci est particulièrement utile pour éviter de manquer les formes Ausemundus et Ansemundo qui ne ressortent pas avec une recherche limitée à « Ansemundus ». (Publicacions IEC)



1. Le dossier de 842 : très solide, et probablement un personnage de haut rang

Le 21 août 842, à Empúries, un tribunal présidé par Gotmar, évêque de Girona, et Alaric, comte d'Empúries, entend une affaire relative aux droits épiscopaux sur les terres de Girona, Besalú, Empúries et Peralada.

La liste des juges donne explicitement :

Ansemundo vicecomiti

C'est donc un Ansemundus vicomte, et non simplement un témoin quelconque. (reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

Le document est particulièrement important pour votre hypothèse parce que son espace politique englobe exactement plusieurs des territoires que vous cherchez :

Empúries → Peralada → Besalú → Girona.

L'original n'est pas localisé ; la tradition principale est le Cartoral de Carlemany, pp. 12-14, copie du XIIIe siècle. L'édition moderne est signalée comme Catalunya Carolíngia, V, doc. 19.

(reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

https://publicacions.iec.cat/repository/pdf/00000336/00000046.pdf


2. L'Ansemundus abbé de Banyoles : 870-879

Ici, nous avons une identification beaucoup plus sûre, car plusieurs documents convergent.

En 879, Ansemundus est explicitement présenté comme :

abbé du monastère de Sant Esteve de Banyoles, situé dans le territoire de Besalú.

Il défend devant le tribunal de Castelló d'Empúries les possessions du monastère contre Obtared, abbé de Sant Policarp de Rasès.

Les biens litigieux sont dans le territoire de Peralada :

  • Sant Joan Sescloses ;

  • Sant Cebrià de Pineda ;

  • Sant Fruitós de la Vall de Santa Creu ;

  • Sant Pere de Rodes. (portalgironi.cat)

Le document est capital parce qu'il fournit un pont documentaire concret entre Besalú, Empúries, Peralada et Razès.

L'original est perdu ; les principales traditions sont :

  • Villanueva, Viage, XIV, ap. XXV, p. 314-317 ;

  • Monsalvatje, Noticias, XI, n° XXXVIII ;

  • Constans, Diplomatari, n° 13 ;

  • Catalunya Romànica, VIII, p. 52. ( portalgironi.cat)

Et surtout, en 878, Ansemundus se rend auprès de Louis le Bègue à Troyes avec l'évêque Teuter de Girona pour obtenir confirmation des possessions de Banyoles. Le précepte royal mentionne expressément les dépendances de Banyoles en Besalú et Peralada. (Caro)

Acte royal de Louis le Bègue, 878 — CARO

Jugement de Castelló d’Empúries, 879

Conséquence généalogique

Cet Ansemundus ne peut pas encore être identifié avec certitude avec l'Ansemundus de Camélas de 941.

Il existe cependant une continuité géographique remarquable :

Ansemundus 842 — Empúries / Peralada / Besalú

Ansemundus 870-879 — Banyoles / Besalú / Peralada / Rasès

Ansemund 941 — Roussillon / Vallespir / Cerdagne / Besalú

Cela justifie pleinement une recherche prosopographique approfondie.


3. L'Ansemundus de Carcassonne, 906

Celui-ci est à séparer provisoirement des deux précédents.

Le 19 février 906, un acte concernant l'exécution du testament d'Acfred, comte de Carcassonne, en faveur de Montolieu porte la souscription :

Signum Ansemundus

puis :

Ansemundus qui hanc scripturam scripsi...

Il est donc le scribe de l'acte, et également souscripteur. (Telma)

Cette pièce est exceptionnelle parce qu'il s'agit d'un parchemin original conservé, aujourd'hui à la BnF, Collection de Languedoc, t. 194, n° 3.

L'IRHT lui attribue le n° 2369 dans Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France. (Telma)

Notice IRHT et fac-similés de l'original de 906

C'est une piste Carcassonne–Razes particulièrement importante

Mais attention : être le scribe de l'acte ne signifie pas être parent du comte Acfred.

Il faut donc classer cet Ansemundus comme :

Ansemundus de l'entourage documentaire de Carcassonne, 906 — identité familiale non démontrée.


4. 889 à Béziers : Ansemundus et son « frère » Giscalfredus pour la villa Cuminiano ouvre la porte au réseau aristocratique Melgueil, Lodève, Nîmes. (peut être en lien avec les barons de Ganges)

Le 4 novembre 889, un Ansemundus, son épouse Columba et Giscalfredus, probablement son frère, vendent à l'évêque de Béziers leur cinquième partie de Cuminiano/Comiurano et de l'église Saint-Geniès.

Le texte dit qu'ils tenaient ces biens de leurs parents, lesquels les avaient eux-mêmes reçus de Charles le Chauve. (OpenEdition Books)

L'étude de l'aristocratie septimanienne rapproche cet Ansemundus de la lignée de Faugères, dans l'environnement de Lunas et du Biterrois. (OpenEdition Books)

Je le classerais donc actuellement :

Ansemundus de Béziers/Faugères, 889 — probablement distinct du groupe catalan.

C'est une distinction importante : le même nom ne suffit absolument pas à établir une filiation Carcassonne → Catalogne.


5. Le dossier extraordinaire de 941 : Ansemund de Camélas

C'est le document qui mérite la plus grande attention.

Le 18 mai 941, Ansemund, seigneur du château de Camélas, et son épouse Quíxol disposent de leurs biens en faveur de leurs enfants.

Le texte porte sur des biens situés explicitement dans :

  • le comté de Roussillon ;

  • le Vallespir ;

  • le comté de Cerdagne ;

  • le comté de Besalú. (Enciclopèdia.cat)

L'original a disparu, mais une copie du XVIIIe siècle subsiste aux Archives départementales des Pyrénées-Orientales, Fonds Fossa, n° 50. (Enciclopèdia.cat)

La référence publiée est :

Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, 18 mai 941. (repositori.udl.cat)

Les enfants

L'acte donne notamment :

  • Sunieffredo, clerc ;

  • Sentilles / Sentill ;

  • Mirone ;

  • Riculfo ;

  • Suniario ;

  • Olibane ;

et une fille Ranlo est également signalée dans l'analyse du testament. (repositori.udl.cat)

C'est extrêmement intéressant pour la prosopographie, car les noms Sunifred, Miró, Sunyer, Oliba et Riculf sont précisément ceux qui circulent dans les familles comtales de Cerdagne, Besalú, Roussillon et Barcelone.


5.1. La question essentielle : qui est Quíxol ?

C'est ici que la recherche devient vraiment intéressante.

Quíxol

941 : Quíxol

→ probablement Quixilona

→ morte 22 février 945

filia Wifredi comitis. (Publicacions IEC)

Une étude de Martí Aurell examine précisément ce document de 941 et les liens de Quixilona avec la famille de Guifred le Velu.

Une hypothèse ancienne identifiait Quíxol, épouse d'Ansemund, à une fille de Delà, comte d'Empúries, et de son épouse Quíxol.

Mais Aurell estime plus vraisemblable qu'elle soit Quixilona, fille de Guifred I le Velu. Il rapproche notamment :

  • son décès en 945 ;

  • une inscription funéraire la donnant comme fille du comte Wifred ;

  • la vente de ses biens en 941 ;

  • les noms des fils d'Ansemund et Quíxol ;

  • et surtout la géographie des biens en Cerdagne, Besalú et Roussillon. (repositori.udl.cat)

L'hypothèse n'est pas certaine, mais elle est beaucoup plus intéressante historiquement que les généalogies en ligne qui donnent directement Quíxol comme fille de Delà sans démonstration documentaire.


 

Le dossier Quíxol / Quixilona est particulièrement intéressant

L'acte du 18 mai 941, CC VI, doc. 259, donne la forme Quíxol pour l'épouse d'Ansemund et énumère les six fils :

Sunieffredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario et Olibane

La copie de l'acte est conservée sous forme de copie du XVIIIe siècle ; l'original est perdu. (Enciclopèdia.cat)

Mais Martí Aurell propose une identification capitale :

Quíxol, épouse d'Ansemund = Quixilona, fille de Guifred Ier.

La preuve indépendante est une inscription funéraire :

Chixiloni Deo dicata, filia Wifredi comitis

Elle donne sa mort au 22 février 945. Aurell estime que l'identification avec la Quixilona d'Ansemund est plus vraisemblable que l'ancienne hypothèse qui faisait de Quíxol une fille de Delà d'Empúries. (Repository UDL)

Mais il faut conserver le niveau de preuve

Identification

Niveau

Quíxol épouse d'Ansemund

certain en 941

Quixilona morte en 945 = épouse d'Ansemund

probable, non démontré

Quixilona = fille de Guifred Ier

certain pour la défunte de 945

Quíxol d'Ansemund = fille de Guifred Ier

hypothèse historiographique forte

Quíxol = fille de Delà d'Empúries

ancienne hypothèse, moins convaincante selon Aurell

L’élément qui renforce Aurell est justement l’onomastique des enfants : Sunifred, Miró, Sunyer, Oliba et Riculf appartiennent au stock de noms des familles comtales de Cerdagne/Besalú/Roussillon. (Repository UDL)



 

5.2. Ansemund : disparition presque complète après 941

Les formes dans le dossier roussillonnais apporte un élément important :

Ansemund / Ansemon / Ansemun / Ansemundo / Ausemund

Ansemund de Camélas n'est plus attesté personnellement après l'acte de 941.

La documentation spécialisée le considère comme connu essentiellement par cet acte. (Enciclopèdia.cat) Cela ne veut pas dire qu’il soit décédé ; il a pu entrer dans un ordre monastique par la suite.


7. Les biens de 941 : un véritable « réseau patrimonial »

Le testament permet de suivre la famille dans plusieurs zones.

Vallespir

Montboló est explicitement mentionné parmi les biens d'Ansemund et Quíxol en 941. (Enciclopèdia.cat)

Roussillon

Camélas, Oms, Llotes et d'autres biens appartiennent au patrimoine familial.

Pour Llotes, la documentation indique explicitement :

en 941, Ansemund et Quíxol disposent de leur alleu de Llotes au profit de leurs enfants.

Et en 1008, l'un des descendants dispose encore d'un bien à Llotes provenant de cet héritage. (Enciclopèdia.cat)

Camélas → Castellnou

L'importance de Camélas est confirmée par la généalogie seigneuriale ultérieure : Ansemund est considéré comme l'ancêtre de la lignée des Castellnou ; son petit-fils Guillem devient vicomte de Vallespir puis la famille prend le nom de Castellnou. (Enciclopèdia.cat)


8. 957 : un autre Ansemundus ecclésiastique, à Vic

Il faut encore distinguer l'Ansemundus de 941 de l'Ansemundus archilevite de Vic.

L'acte de dotation/consécration de Sainte-Cécile de Montserrat en 957 porte parmi les souscripteurs :

Ansemundus archilevita...

Une étude prosopographique de la cathédrale de Vic l'identifie comme :

Ce personnage est donc solidement documenté dans le milieu capitulaire de Vic, et non comme seigneur de Camélas.

Étude prosopographique de la cathédrale de Vic — PDF

L'acte de 957 est également transmis par une copie du XVIIIe siècle, l'original ayant disparu. (Enciclopèdia.cat)


9. Ce que les sources permettent déjà de conclure

Je proposerais actuellement cette reconstruction à trois niveaux de certitude :

Groupe A — Empúries/Besalú, IXe siècle

Ansemundus, vicomte, 842

⬇ probablement milieu aristocratique d'Empúries/Besalú

Ansemundus, abbé de Banyoles, 870-879

Mais la filiation entre les deux n'est pas démontrée.

Le fait qu'un même nom apparaisse à 842 et vers 870-879 dans la même aire est suggestif, mais insuffisant.


Groupe B — Carcassonne/Béziers

Ansemundus de Carcassonne, 906

et

Ansemundus de Béziers, 889

doivent pour l'instant être traités comme deux lignées distinctes du groupe catalan.

Leur proximité géographique et l'onomastique commune justifient une recherche complémentaire, mais aucune filiation directe n'est établie.


Groupe C — Camélas/Vallespir, Xe siècle

Ansemund + Quíxol, 941

est un personnage exceptionnellement bien caractérisé par son patrimoine :

Camélas → Roussillon → Vallespir → Cerdagne → Besalú.

C'est ce groupe qui donne naissance à la future aristocratie de Castellnou/Vallespir, et probablement aussi à la lignée de Fenollet. (Enciclopèdia.cat)


10. Une piste particulièrement prometteuse : 941 → 1000

Le meilleur test généalogique n'est peut-être pas de chercher directement un « Ansemundus père de X », mais de suivre chacun des sept héritiers de 941.

Par exemple :

Ansemund + Quíxol (941)
Sentill
Guillem I, vicomte de Vallespir/Castellnou
Castellnou

et parallèlement :

Ansemund + Quíxol
Pere I ?
Fenollet

L'Enciclopèdia Catalana considère précisément que les patrimoines de la future famille Fenollet autour de Camélas correspondent aux biens répartis par Ansemund en 941, et que les deux lignages présentent une onomastique commune. (Enciclopèdia.cat)

Cela donne un axe de recherche beaucoup plus solide que de simplement aligner les occurrences du nom.


11. Et surtout : Ripoll, Cerdagne et Foix

Pour votre objectif initial, je ne considère pas encore la piste Foix comme démontrée.

Le corpus CATCAR montre des occurrences dans Ripoll, Urgell/Cerdagne, Besalú, Vallespir et Empúries, mais il faut ouvrir les actes individuels avant de transformer une occurrence d'Ansemundus en lien généalogique. L'index montre par exemple des mentions en Ripoll en 959, en Vallespir en 986, et en Empúries en 997. (Publicacions IEC)

Autrement dit :

Ripoll : piste réelle.
Cerdagne : piste très forte autour de 941.
Vallespir : extrêmement forte.
Roussillon : extrêmement forte.
Empúries/Besalú : très forte dès 842.
Carcassonne/Razès : réelle mais probablement autre branche.
Foix : à démontrer par les actes, pas seulement par l'onomastique.



12. Sources primaires / éditions à conserver comme « noyau dur »

Voici les références que je considérerais comme les plus importantes pour poursuivre le dossier :

  1. 842 — Empúries, Ansemundus vicecomes
    Catalunya Carolíngia, V, doc. 19 ; Cartoral de Carlemany, pp. 12-14. (reconstruirelcomunal.suportmutu.org)

  2. 878 — précepte de Louis le Bègue pour Banyoles
    Recueil des actes de Louis II le Bègue, Louis III et Carloman II, n° 23. (Caro)

  3. 879 — jugement de Castelló d'Empúries
    Catalunya Carolíngia / Constans, Diplomatari, n° 13. (portalgironi.cat)

  4. 889 — Ansemundus + Columba + Giscalfredus, Béziers
    Livre Noir de Béziers, n° 6 / étude Magnou-Nortier. (OpenEdition Books)

  5. 906 — Ansemundus, scribe de l'acte de Montolieu
    IRHT/TELMA, Charte n° 2369, original conservé à la BnF. (telma)

  6. 941 — Ansemund + Quíxol, Camélas
    Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, 18 mai 941 ; copie ADPO, Fonds Fossa n° 50. (repositori.udl.cat)

  7. 957 — Ansemundus archilevita, Vic/Montserrat
    Acte de Sainte-Cécile de Montserrat ; prosopographie de Vic, RP-18. (Déposit Digital UB)

  8. 1008 — héritage de Llotes
    document permettant de suivre la transmission d'un des biens de 941. (Enciclopèdia.cat)

Corpus numérique Catalunya Carolíngia — Institut d'Estudis Catalans

Corpus des chartes originales antérieures à 1121 — IRHT/TELMA


 


 

______________________________________________________________________________________________________________________________

_________________________


 

ACTE DE DONATION D’ANSEMUND ET QUIXOL A LEURS SEPT ENFANTS DU 18 MAI 941, domaines, alleux...


 

. Le point de départ : Ansemund + Quíxol, 18 mai 941

L'acte du 18 mai 941, Catalunya Carolíngia, VI, doc. 259, est notre acte fondateur.

Ansemund est seigneur du château de Camélas. Avec son épouse Quíxol, il attribue ses biens à leurs sept enfants : six fils et une fille. Les biens se trouvent dans les comtés de :

  • Roussillon ;

  • Vallespir ;

  • Cerdagne ;

  • Besalú.

L'original est perdu ; nous disposons d'une copie du XVIIIe siècle conservée dans le fonds Fossa, APO/ADPO, n° 50. (Enciclopèdia.cat)

Les six fils sont :

  1. Sunieffredo / Sunifred, clerc ;

  2. Sentilles / Sentill ;

  3. Mirone / Miró ;

  4. Riculfo / Riculf ;

  5. Suniario / Sunyer ;

  6. Olibane / Oliba ;

et la fille :

  1. Ranlo.

Cette liste est donnée explicitement par Martí Aurell à partir de l'acte de 941. (repositori.udl.cat)


 

Acte fondateur : 18 mai 941

L'acte de 941 donne six fils et une fille :

Sunieffredo clerico, Sentilles, Mirone, Riculfo, Suniario et Olibane, plus Ranlo. Les biens sont répartis dans le Roussillon, Vallespir, Cerdagne et Besalú. (Repository UDL)

Le patrimoine comprend notamment :

  • Camélas ;

  • Llotes ;

  • les Illes ;

  • Montescot ;

  • Sant Feliu d'Amunt ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa ;

  • Oms ;

  • Montboló ;

  • Buçac ;

  • Camp Cerdà ;

  • Uixes ;

  • Gosag.

Les biens sont des alleux, donc des propriétés libres, ce qui est capital pour suivre leur transmission. (Enciclopèdia.cat)



 

les six fils sont bien repris à Camélas vers 970

Un index onomastique généalogique donne les entrées suivantes :

  • Miró de Cameles — VV.970

  • Oliba I de Cameles — V.994

  • Ranlo de Cameles — VV.970, épouse Isarn I de Conflent

  • Riculf de Cameles — VV.970

  • Sunifred de Cameles — VV.970, clerc

  • Sunyer de Cameles — VV.970

  • Sentill de Cameles.

(Benasque)

C'est exactement la liste des enfants de 941, à l'exception de Ranlo qui est une fille.

Cela ne constitue toutefois pas encore un acte primaire disant « Miró, fils d'Ansemund ». L'index doit donc être utilisé comme instrument de repérage, pas comme preuve finale.

Mais il donne une direction de recherche beaucoup plus précise : les six enfants ne sont pas des noms fantômes ; la tradition documentaire/généalogique les suit à Camélas vers 970.



 

DETAIL DES ENFANTS DANS LA SUCCESSION


 


 


 

1. 941 → Sentill : le lien est certain


 

Le lien :

Sentill → fils d'Ansemund

est explicitement repris par les sources documentaires et historiques.

La Catalunya Romànica indique sans ambiguïté que :

Sentill, fils d'Ansemund, seigneur du château de Camélas, fut le père de Guillem.

Le dossier de 991 va nous permettre de passer de la simple généalogie rétrospective à un acte familial contemporain. (Enciclopèdia.cat)


 

991 : l'acte qui verrouille la branche Sentill

 

C'est le document le plus important après 941.

Le 9 novembre 991, Sentill et son épouse Adelaida donnent à leur fils Udalgar une série d'alous constituant son héritage.

La référence est :

Catalunya Carolíngia, VI, doc. 607, 9 novembre 991.

Le texte donne :

  • Teulís / Tevolici ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Volpillera ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa ;

dans le comté de Roussillon et le Vallespir. (Publicacions IEC)

Le point généalogique essentiel est la formule :

Ego Sintilles et uxor mea Adaliz ... donatores sumus tibi filio nostro, nomine Udalgario.

Autrement dit :

Sentill + Adelaida → Udalgar.

Et l'édition précise :

Sentill, fils d'Ansemon, seigneur du château de Camélas, fut père de Guillem ; son frère Udalgar fut archiprêtre d'Elne. (Publicacions IEC)
Schéma désormais certain
Ansemund + Quíxol

      Sentill + Adelaida

        ├── Udalgar
        └── Guillem I

Pour Udalgar, la filiation est documentée directement.

Pour Guillem, elle sera confirmée par plusieurs actes.


1. 1. Udalgar (fils de Sentill) : la branche ecclésiastique

L'acte de 991 nous donne Udalgar comme fils de Sentill et d'Adelaida.

Il reçoit son héritage personnel comprenant notamment Teulís. (Enciclopèdia.cat)

Ensuite, il entre dans l'Église.

Il apparaît :

  • vers 1000 comme prêtre ;

  • en 1009 comme archiprêtre d'Elne ;

  • en 1011 et 1022 dans des actes de consécration ;

  • en 1027 comme juge à Cuixà ;

  • en 1030 encore dans une assemblée judiciaire. (Enciclopèdia.cat)

Ainsi :

ANSEMUND

 SENTILL ─── ADELAIDA

 UDALGAR

   └── carrière ecclésiastique
       prêtre → archiprêtre d'Elne

C'est une branche parfaitement documentée :


 

L'acte du 9 novembre 991, Catalunya Carolíngia VI, doc. 607, dit explicitement :

Ego Sintilles et uxor mea Adaliz... donatores sumus tibi filio nostro, nomine Udalgario.

Donc :

Sentill + Adelaida → Udalgar.

L'édition ajoute explicitement :

Sentill, fils d'Ansemon, seigneur du château de Camélas, fut père de Guillem ; le frère de Guillem, Udalgar, fut archiprêtre d'Elne. (Publicacions IEC)
Le patrimoine transmis en 991

Udalgar reçoit des biens à :

  • Teulís ;

  • Sant Feliu d'Avall ;

  • Volpillera ;

  • Rellà ;

  • Polig ;

  • Vallicrosa.

Ils se trouvent dans le Roussillon, Vallespir et la Ribera. (Publicacions IEC)

Branche Udalgar
Ansemund

   │

 Sentill ── Adelaida

   │

 Udalgar

   │

 archiprêtre d'Elne

Udalgar est ensuite attesté dans le milieu ecclésiastique d'Elne au début du XIe siècle. (OpenEdition Books)




 

1.2. Guillem I (fils de Sentill) : le futur vicomte de Castellnou

Le même Sentill et la même Adelaida ont un autre fils :

Guillem.


 

Un Guillem, fils de Sentill, apparaît comme vicomte dès 1003

Il est attesté le 8 décembre 1006 dans l'acte d'élection d'Adalbert, abbé de Sant Genís de Besalú.

Il signe :

Vuilielmus vicecomes

donc Guillem, vicomte. (Enciclopèdia.cat)

Puis en 1018, il se désigne comme :

vicecomes Asperiensis

et en 1021 :

vicescomite de Castro Novo.

C'est un jalon capital.

Pourquoi ?

Parce qu'en 1006 il est déjà vicomte, alors que son père Sentill n'est pas présenté comme tel dans l'acte de 991.

On voit donc probablement la transformation :

seigneurie patrimoniale de Camélas → fonction vicomtale de Vallespir → Castellnou.


 

Donc l'évolution est :

Ansemund

   │

 Sentill

   │

 Guillem I

   │

 vicomte de Vallespir

   │

 vicomte de Castellnou

Les sources spécialisées sont très nettes sur cette filiation. (OpenEdition Books)

Le château de Castellnou est documenté à partir de 993 et est construit vers 988-990, sur une portion méridionale de l'ancien territoire de Camélas. (Enciclopèdia.cat)

Conclusion

Ansemund → Sentill → Guillem I = filiation établie.


 


 


Le document de 1012 apporte une preuve supplémentaire

Même si nous dépassons votre limite de 1008, cet acte est très utile pour contrôler la reconstruction.

Le 18 février 1012, Guillem signe :

Wilelmus, filius Sentille

soit :

Guillem, fils de Sentill. (Enciclopèdia.cat)

Cela confirme directement :

Sentill

Guillem

et élimine pratiquement tout doute sur la filiation.



 


 

1.3. Pere I de Fenollet : probablement un autre fils de Sentill

Voilà le point le plus délicat.

Pere I de Fenollet, premier vicomte de Fenollet, apparaît vers 1000.

L'acte fondamental est la donation du 23 février 1000 :

Bernat I Tallaferro, comte de Besalú, donne le monastère de Sant Pau de Monisat / Sant Pau de Fenolhet à Saint-Michel de Cuixà.

Pere signe comme témoin avec Arnau, vicomte de Conflent. (Enciclopèdia.cat)

La Catalunya Romànica dit :

Pere I est fils de Sentill et d'Adelaida, et frère de Guillem I.

Mais la formulation historiographique est prudente : « probablement ». (Enciclopèdia.cat)


 


 

Pourquoi l'hypothèse est forte ?

Parce que les Fenollet possèdent justement des biens autour de Camélas, héritage qui correspond aux biens distribués par Ansemund en 941. (Enciclopèdia.cat)


Le document patrimonial de 1008 est la pièce maîtresse qui confirme le lien

Le 16 mars 1008, Pere I de Fenollet effectue une permutation avec une femme nommée Odda.

Il échange des biens situés à :

  • Illa ;

  • Llotes ;

contre des possessions à :

Et c'est ici que nous avons la connexion patrimoniale la plus forte avec Ansemund.

En 941 :

Ansemund + Quíxol → leurs enfants → alleu de Llotes

En 1008 :

Pere I de Fenollet → possède Llotes et le transmet dans une permutation.

La source sur Llotes précise explicitement que Pere disposait en 1008 de l'alou qui lui venait de ses parents, et mentionne également sa part d'héritage à Illa. (Enciclopèdia.cat)

C'est extrêmement important.

Nous avons :

941
Ansemund + Quíxol

        └── distribution de Llotes aux enfants


                     Pere I ?


1008
Pere possède Llotes
comme bien provenant de ses parents

C'est la meilleure preuve patrimoniale en faveur de la descendance Ansemund → Pere.


 

Llotes devient le « marqueur ADN » de la famille

C'est probablement le meilleur fil conducteur de toute la reconstruction.

941

Llotes fait partie du patrimoine d'Ansemund et Quíxol. (Enciclopèdia.cat)

951

On retrouve Llotas dans une transaction de Sunifred, comte de Cerdagne, avec Cuixà. Le document de 951 montre que Llotes continue à être un espace patrimonial important dans le même secteur. (Publicacions IEC)

1008

Pere I de Fenollet possède un alou à Llotes et l'échange avec Odda. (Enciclopèdia.cat)

Donc :

Ansemund 941 → Llotes → Pere 1008

est une chaîne patrimoniale beaucoup plus convaincante que la seule répétition du nom.

Le document de 1008 est ici très intéressant : Pere échange une partie de son patrimoine de Llotes et Illa contre des biens situés notamment dans le comté de Razès. (Enciclopèdia.cat)

Donc, même si nous ne pouvons pas encore prouver une ascendance directe :

Ansemund de Camélas → Pere de Fenollet → Razès

est maintenant une connexion documentaire réelle vers le Razès en 1008.


 

Pere I est très probablement petit-fils d'Ansemund par Sentill ; la continuité patrimoniale de Llotes fournit un argument indépendant particulièrement fort, mais il manque encore un acte explicitant la transmission entre Sentill et Pere.

 
Pour la raison que : il faut être plus prudent sur l'idée que Llotes aurait été attribué directement à Sentill en 941.

Les sources consultées disent seulement que Llotes faisait partie de l'ensemble patrimonial distribué entre les sept enfants ; elles ne suffisent pas, dans les extraits accessibles, à établir que Sentill en était précisément l'attributaire.

C'est justement pourquoi l'acte de 941 doit être repris ligne par ligne.

Cette distinction est essentielle :

Pere possède Llotes en 1008

Sentill possédait nécessairement Llotes en 941

Pere est nécessairement héritier de Sentill par Llotes seul.

La conclusion actuelle doit donc rester :

preuve patrimoniale forte, mais chaîne successorale incomplète.


 




 

*. Sentill meurt vers 991

Les sources donnent Sentill † après 991. L'acte du 9 novembre 991 est donc probablement l'un des derniers documents le concernant directement.

La chronologie traditionnelle est :

Ansemund → Sentill → Guillem I.

La Catalunya Romànica donne :

  • Ansemund : † après 941 ;

  • Sentill : † après 991 ;

  • Guillem I : † après 1028. (Enciclopèdia.cat)




 

2. 967 : une piste pour Sunifred

Un acte du 25 août 967, Catalunya Carolíngia, VI, doc. 448, est le testament du levita Sunifred.

Il lègue notamment :

  • à Sainte-Marie d'Arles : son alleu de Palaldà ;

  • à Saint-Michel de Cuixà : ses biens de Montboló ;

  • à la cathédrale d'Elne : ses biens de Malloles ;

  • et à son fils Arimany, entre autres biens, des possessions à Brullà, Tatzó d'Avall, La Roca, Elna, etc. (Publicacions IEC)

C'est extrêmement intéressant car Montboló faisait partie du patrimoine attribué par Ansemund et Quíxol en 941.

La Catalunya Romànica propose donc que le Sunifred de 967 puisse être le Sunifred, premier fils d'Ansemund, clerc en 941. (Enciclopèdia.cat)

L'acte de 941 dit :

Sunieffredo clerico.

Or un Sunifred lévite, en 967, dispose de ses biens avant un pèlerinage et lègue notamment :

  • Montboló ;

  • Palaldà ;

  • Malloles ;

et une partie de ses biens à son fils Armany/Arimany.

L'étude de Catalunya Romànica indique explicitement que ce Sunifred de 967 pourrait être le fils d'Ansemund de 941. (Enciclopèdia.cat)

Le rapprochement patrimonial est intéressant :

Montboló apparaît dans le patrimoine d'Ansemund en 941, puis un Sunifred lévite en dispose en 967. (Enciclopèdia.cat)

Arbre provisoire
Ansemund + Quíxol

     Sunifred
     clericus 941

     Sunifred
     levita 967 ?

     Armany

Niveau : B+ / probable.


3. Mais il existe un autre fils : Oliba

Le cas d'Oliba est particulièrement intéressant.

L'acte de 941 le donne comme sixième fils d'Ansemund et Quíxol. (repositori.udl.cat)


En 993/994, un Oliba vicecomes apparaît parmi les grands du Vallespir lors d'un plaid tenu au Castellnou devant la comtesse Ermengarde, veuve d’Oliba Cabreta

Une étude prosopographique récente propose que cet Oliba soit précisément le fils d'Ansemund. (OpenEdition Books)

La Catalunya Romànica dit également que le premier titulaire du nouveau château fut un Oliba (993), probablement le septième fils d'Ansemund. (Enciclopèdia.cat)

Oliba I de Cameles — V.994, vicari Vallespir. (Benasque)

Et nous avons effectivement un Oliba vicomte en 994 à Castellnou.

Constant résume la démonstration de Ponsich :

l'un des fils d'Ansemund, Oliba, serait le vicomte Oliba cité en 994 parmi les proceres du Vallespir.


un autre Oliba vicomte de Peyrepertuse pourrait entrer en concurrence. (OpenEdition Books) et ou ce dernier est il aussi vicomte de Peyrepertuse, ce qui pour ma part serait logique puisqu’il est dans la sphère d’influence de la vicomté de Fenouillet, ç’est une portion de celle ci.

Niveau de preuve

Oliba 941 = Oliba vicomte 993/994 : probable, mais pas démontré.

Cela donne toutefois un scénario très séduisant :

Ansemund + Quíxol

        ├── Sentill
        │    ├── Udalgar
        │    └── Guillem I

        └── Oliba ?
             └── Oliba vicecomes, 993/994 ?

4. Ranlo : la piste Conflent/Urgell

C'est probablement la branche féminine la plus intéressante.

En 941, Ranlo est la fille d'Ansemund et Quíxol.

Le testament lui impose certaines restrictions patrimoniales, probablement afin que les biens ne sortent pas du lignage par mariage. La Catalunya Romànica propose que cette Ranlo puisse être la même personne que :

Ranlo, vicomtesse de Conflent, épouse d'Isarn, et mère de :

  • Sal·la, archidiacre puis évêque d'Urgell ;

  • Bernat, vicomte de Conflent. (Enciclopèdia.cat)

Et nous avons un acte extraordinaire en 974 :

Ranlo, Guisclamundus sacerdos, Guadamir et Esclua, comme exécuteurs testamentaires d'Isarn, vicomte de Conflent, donnent deux alleux à ses fils :

  • Sallane, archidiacre d'Urgell ;

  • Bernard, vicomte de Conflent.

Le premier alleu est Pi, en Cerdagne ; le second Aiguatèbia, dans le Conflent. (Publicacions IEC)

Schéma possible
Ansemund + Quíxol

        │

      Ranlo ?

        │

      Isarn

        │

   ┌────┴─────┐

 Sal·la     Bernat

 Urgell     Conflent
Mais ici je suis plus prudent

Le document de 974 prouve :

Ranlo + Isarn → Sallà + Bernat.

Il ne prouve pas que cette Ranlo soit la fille d'Ansemund.

La source historique considère cette identification comme une possibilité, pas comme un fait acquis. (Enciclopèdia.cat)

Verdict

Ranlo → Isarn → Sallà/Bernat : certain pour le couple de 974.

Ranlo de 974 = fille d'Ansemund : hypothèse sérieuse, non démontrée.

Ranlo 941 = Ranlo vicomtesse de Conflent : hypothèse, pas preuve.

Cela pourrait ouvrir une autre branche très importante vers Cerdagne–Conflent–Urgell.


 

5. Enfant n°3 Mirone.

Le nom est extrêmement intéressant parce qu'il appartient au stock onomastique des familles comtales de Cerdagne/Besalú/Roussillon. Aurell souligne précisément que Miró, avec Sunifred et Sunyer, est un nom caractéristique du groupe comtal guifredien. (Repository UDL)

Mais je n'ai pas trouvé, dans le corpus consulté jusqu'à 1020, un acte qui dise clairement :

Miró, fils d'Ansemund

puis qui permette de suivre une épouse ou des enfants.

Le résultat généalogique indexé qui donne un « Miró de Camélas » vers 970 est insuffisant comme preuve primaire ; il faut retrouver l'acte correspondant dans Catalunya Carolíngia avant de l'intégrer à l'arbre. (Benasque)

Verdict

Miró : fils certain d'Ansemund en 941 ; descendance 941-1020 non établie.


6. Enfant n°4 — Riculf

Même situation.

Le testament donne :

Riculfo.

Le nom est particulièrement intéressant historiquement : Aurell remarque que Riculf appartient à l'onomastique ancienne des familles comtales de Besalú, Cerdagne et surtout Roussillon. (Repository UDL)

pas trouvé actuellement d'acte permettant de construire une chaîne :

Riculf → épouse → fils/fille → biens

avant 1020.

L'index généalogique donne bien un Riculf de Camélas vers 970, mais, là encore, cela demande vérification dans le document original/édition avant d'être considéré comme une identification. (Benasque)

Verdict

Riculf : fils certain d'Ansemund ; descendance non démontrée.


7. Enfant n°5 — Sunyer

Le testament donne :

Suniario.

C'est encore un prénom très significatif.

Aurell relève précisément que Sunyer fait partie des noms caractéristiques du stock onomastique des comtes issus de Guifred. (Repository UDL)

Mais attention à une difficulté énorme : le Xe siècle compte plusieurs Sunyer/Suniarius de très haut rang.

Le Sunyer qui devient évêque d'Elne à la fin du Xe siècle, par exemple, appartient au milieu comtal d'Empúries-Roussillon et ne doit absolument pas être assimilé automatiquement au fils d'Ansemund.

J'ai trouvé un Sunyer de Camélas vers 970 dans un index généalogique secondaire, mais pas encore le document primaire qui établisse son identité et sa descendance. (Benasque)

Verdict

Sunyer : fils certain en 941 ; descendance non démontrée.


Reconstruction acte par acte, 941-1008

Date

Acte

Personne

Ce que l'acte apporte

Filiation

18-05-941

CC VI, doc. 259

Ansemund + Quíxol

Répartition des biens entre 7 enfants

acte fondateur

18-05-941

même acte

Sunifred

fils, clerc

certain

18-05-941

même acte

Sentill

fils

certain

18-05-941

même acte

Miró

fils

certain

18-05-941

même acte

Riculf

fils

certain

18-05-941

même acte

Sunyer

fils

certain

18-05-941

même acte

Oliba

fils

certain

18-05-941

même acte

Ranlo

fille

certain

25-08-967

CC VI, doc. 448

Sunifred levita

possède notamment Montboló ; fils Arimany

identification avec fils de 941 possible

09-11-991

CC VI, doc. 607

Sentill + Adelaida

donnent Teulís, Rellà, Polig, etc. à leur fils Udalgar

Sentill → Udalgar certain

09-11-991

même acte

Udalgar

reçoit son héritage

certain

993

plaid de Castellnou

Oliba vicecomes

premier titulaire associé à Castellnou

Oliba 941 probable

23-02-1000

donation Sant Pau de Monisat

Pere I

premier témoignage sûr de Pere ; futur Fenollet

descendant d'Ansemund probable

1003

documentation vicomtale

Guillem I

apparaît comme vicomte

Sentill → Guillem

08-12-1006

élection de l'abbé de Sant Genís

Vuilielmus vicecomes

Guillem est explicitement vicomte

certain

16-03-1008

permutation

Pere I + Odda

Pere possède Llotes + Illa et les échange contre Torrelles/Razès

fort indice de transmission familiale

Les actes de 991, 1000, 1006 et 1008 sont particulièrement importants pour passer de la généalogie hypothétique à la reconstruction patrimoniale. (Publicacions IEC)


Ce que nous pouvons maintenant dessiner

Je proposerais trois branches issues d'Ansemund, avec trois degrés de certitude.

BRANCHE A — Castellnou : certaine
ANSEMUND + QUIXOL

      SENTILL + ADELAIDA

        ├───────────────┐
        │               │
     UDALGAR         GUILLEM I
        │               │
 archiprêtre          vicomte
   d'Elne            de Vallespir

                    Castellnou

Certitude généalogique : très forte.

La filiation Sentill → Udalgar est donnée par l'acte de 991 ; Sentill → Guillem est confirmée par les actes postérieurs, notamment celui où Guillem se dit filius Sentille. (Publicacions IEC)


BRANCHE B — Fenollet : très probable
ANSEMUND + QUIXOL

      SENTILL

        └── PERE I ?

             ├── vicomte de Fenollet, vers 1000

             └── Llotes + Illa, 1008

Certitude : probable, mais pas au niveau de la branche Guillem/Udalgar.

C'est néanmoins renforcé par la continuité patrimoniale de Llotes. (Enciclopèdia.cat)


BRANCHE C — Oliba : probable
ANSEMUND + QUIXOL

       OLIBA ?

        └── Oliba vicecomes, 993/994 ?
            Castellnou

Certitude : moyenne.

Les sources spécialisées considèrent l'identification comme probable, mais signalent la possibilité d'une confusion avec Oliba de Peyrepertuse. (OpenEdition Books)


 


 

Verdict généalogique au 1008

À la date du 16 mars 1008, je considère la reconstruction suivante comme la plus défendable :

                         ANSEMUND
                    seigneur de Camélas

                    +      QUIXOL

       ┌───────────┬───────┼────────┬────────┬─────────┐
       │           │       │        │        │         │
   SUNIFRED     SENTILL   MIRÓ    RICULF   SUNYER    OLIBA
       │           │                                  │
    Arimany?       │                             Oliba
                   │                            vicecomes?
             + ADELAIDA

          ┌────────┴────────┐
          │                 │
       UDALGAR          GUILLEM I
          │                 │
   archiprêtre d'Elna    vicomte

                       CASTELLNOU

                   ┌────────────────

                PERE I ?

             vicomte de Fenollet

             Llotes + Illa

              permutation
                 1008

                 Razès
Niveau de certitude
  • Ansemund → Sentill : certain

  • Sentill → Udalgar : certain

  • Sentill → Guillem I : certain

  • Ansemund → Oliba vicomte 993 : probable

  • Ansemund → Pere I : très probable

  • Sentill → Pere I : probable, mais pas directement démontré

  • Ansemund → Sunifred 967 : possible/probable, mais identification concurrente

  • Ansemund → Ranlo vicomtesse de Conflent : hypothèse

  • Quíxol = fille de Guifred I : hypothèse historiographique forte, pas certitude

Le point le plus remarquable est que la chaîne patrimoniale Ansemund 941 → Llotes → Pere 1008 vient maintenant corroborer indépendamment la tradition généalogique qui fait de Pere un proche parent de Guillem I. (Enciclopèdia.cat)

Sources primaires à conserver

Le volume VI de Catalunya Carolíngia est ici la source de travail fondamentale : il contient le diplomataire des comtés de Roussillon, Conflent, Vallespir et Fenollet et a été édité par Pere Ponsich, révisé par Ramon Ordeig i Mata, en 2006. (Publicacions IEC)

Catalunya Carolíngia, vol. VI — PDF de l’Institut d’Estudis Catalans

SENTIL DE CAMELES

Une chaîne documentaire particulièrement robuste :

941

Ansemund + Quíxol → Sentill. (Repository UDL)

991

Sentill + Adelaida → Udalgar. (Publicacions IEC)

vers 1000

Pere I de Fenollet, fils de Sentill selon la tradition prosopographique. (Enciclopèdia.cat)

1003

Guillem I, fils de Sentill, apparaît comme vicomte. (OpenEdition Books)

1006

Guillemus vicecomes, à Sant Genís de Besalú. (OpenEdition Books)

1008

Pere I → Llotes + Illa → échange avec Odda → Razès. (Enciclopèdia.cat)

C'est donc déjà une double descendance aristocratique :

                     ANSEMUND

                        │

                     SENTILL

                    + ADELAIDA

                        │

          ┌─────────────┼─────────────┐

          │             │             │

       UDALGAR       GUILLEM I      PERE I

          │             │             │

     Elne/Église    CASTELLNOU     FENOLLET

                                      │

                                    RAZÈS

                                    1008

Et cela explique pourquoi les sources considèrent les familles Castellnou et Fenollet comme issues d'un même noyau aristocratique de Camélas. (Enciclopèdia.cat)



 


 

Pourquoi l'onomastique devient ici une vraie preuve auxiliaire

Aurell fait une observation remarquable.

Dans la descendance de Guifred Ier apparaissent :

  • Sunifred

  • Miró

  • Sunyer

  • Oliba

  • Riculf

et ce sont précisément les noms des fils d'Ansemund et Quíxol en 941, avec Sentill comme nom distinctif.

Il en conclut que l'onomastique suggère un lien avec la famille de Guifred, que ce soit par Ansemund ou par Quíxol. (Repository UDL)

Mais il ne faut pas transformer l'onomastique en acte de filiation.

Je classerais donc :

Personne

941

Correspondance vers 970

Filiation

Sunifred

fils

Sunifred de Camélas, clerc

probable

Miró

fils

Miró de Camélas

probable mais à documenter

Riculf

fils

Riculf de Camélas

probable mais à documenter

Sunyer

fils

Sunyer de Camélas

probable mais à documenter

Oliba

fils

Oliba vicomte, 993/994

probable

Sentill

fils

Sentill 991

certain

Ranlo

fille

Ranlo vicomtesse, 974

possible/probable


Un élément qui renforce considérablement la cohérence : le patrimoine

Le véritable test n'est pas seulement le prénom.

Il faut suivre les alleux.

En 941, le patrimoine d'Ansemund comprend notamment :

Camélas, Llotes, Montescot, Sant Feliu, Rellà, Polig, Vallicrosa, Oms, Montboló, Buçac, Camp Cerdà, Uixes, Gosag. (Enciclopèdia.cat)

Or :

  • Sunifred 967 → Montboló ;

  • Sentill/Udalgar 991 → Rellà, Polig, Vallicrosa, Sant Feliu d'Avall, Teulís ;

  • Pere 1008 → Llotes + Illa ;

  • la famille de Castellnou possède ensuite Camélas, Sant Feliu, Teulís, etc. (Enciclopèdia.cat)

Ce n'est donc pas seulement une répétition de prénoms.

Nous avons une continuité territoriale et patrimoniale extrêmement forte.



 

Arbre révisé au meilleur niveau de preuve

                         GUIFRED I ? 

                     Quixilona († 945)

                             ?

ANSEMUND ─────────────── QUIXOL
seigneur de Camélas           │
          │                   │
          └───────────────────┘

       ┌────────────┼─────────────────────────────┐
       │            │          │        │          │
   Sunifred      SENTILL      Miró    Riculf     Sunyer
      │             │
  Armany?      + Adelaida

             ┌──────┼─────────┐
             │      │         │
          Udalgar Guillem    Pere?
             │      │         │
           Elna  Castellnou Fenollet

                         Llotes, 1008

                            Razès

                    Oliba

              Oliba vicecomes ?
                 993/994

                    Ranlo

                    Isarn

               ┌──────┴──────┐
             Sallà         Bernat
             Urgell        Conflent

Les branches en ? restent explicitement des hypothèses.


 

____________________________________________________________________________________________________________________________

 


 

Actes mentionnant les noms Ansemond / Ansemund / Ansemundus (et variantes)

Documents entre 800 et 1000 — Languedoc, Catalogne, Septimanie et régions voisines


Note préliminaire

Le célèbre Ansemundus (Ansemond), noble goth de Septimanie, comte de Nîmes, Maguelone, Agde et Béziers (752–754), qui livra ces cités à Pépin le Bref en 752 et fut assassiné devant Narbonne en 754, est antérieur à la période demandée. Il n'est pas inclus dans la liste principale, mais il est mentionné rétrospectivement dans des sources postérieures (notamment le Chronicon Anianense).

Les actes ci-dessous sont ceux où le nom apparaît dans des documents datés entre 800 et 1000.

Actes principaux (800–1000)

1. 19 mai 844 — Aspiran et Lignan (pagus de Béziers)

Élément

Détail

Forme du nom

Hansemundus (variante Ransemundus dans le témoin A)

Rôle

Prêtre (presbyter), nommé parmi les Hispani établis à Aspiran et Lignan

Acte

Précepte du roi Charles le Chauve confirmant aux Hispani la quasi-propriété des villas d'Aspiran et d'Albinian (Lignan) dans le comté de Béziers

Lieu d'émission

Monastère Saint-Sernin de Toulouse

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis a Catalunya, doc. XVI, p. 336 ; HGL, t. 2, n° 110, col. 228

URL

publicacions.iec.cat ; archive.org (HGL)


 

Les autres personnes nommées dans le même précepte : Ranemirus, Aurifolio, Elias, Mirabilis (presbyter), Cicila.


2. 4 juillet 870 — Attigny (palais)

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus / Ansemundo

Rôle

Abbé du monastère de Sant Esteve de Banyoles

Acte

Précepte du roi Charles le Chauve, donné à la requête de l'abbé Ansemund, confirmant ce qui avait été accordé à l'abbé Pere (son prédécesseur) en faveur du monastère de Banyoles

Région

Catalogne (monastère en territoire de Besalú) ; acte émis à Attigny (France)

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis, p. 456–457 ; notitia conservée dans un manuscrit du XVIIIe s. de l'Arxiu de la Casa Missió de Banyoles

URL

publicacions.iec.cat


 


3. [Septembre] 878 — Troyes

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Abbé de Banyoles

Acte

Précepte du roi Louis II le Bègue, donné à la requête de l'abbé Ansemund, concédant au monastère de Banyoles l'immunité et la libre élection abbatiale, et confirmant ses possessions (Santa Maria de Romània, Sant Martí de Campmajor, Sant Julià, Sant Miquel, etc.)

Datation

Le document porte la date du 29 mai 878 (indiction X), mais la datation est discutée ; Ramon d'Abadal proposait septembre 878

Région

Catalogne (monastère de Banyoles, territoire de Besalú) ; acte émis à Troyes

Source

Catalunya Carolíngia, vol. II, Els diplomes carolingis ; Flórez (1819) ; Villanueva, Viage literario (1850)

URL

publicacions.iec.cat ; cecbanyoles.cat


 


4. 26 juin 879 — Castelló d'Empúries

Élément

Détail

Formes du nom

Ansemundus, Ansemundo, Asemundo (latin) ; Ansemon, Ansemund (catalan)

Rôle

Abbé de Sant Esteve de Banyoles, partie dans le litige

Acte

Jugement (mall públic) présidé par l'évêque Teuter de Girona et le comte Delà d'Empúries, tranchant le litige entre l'abbé Ansemund de Banyoles et l'abbé Obtared de Sant Policarp de Rasès, concernant la possession des cellules de Sant Joan Sescloses, Sant Cebrià de Pineda, Sant Fruitós et Sant Pere, dans le territoire de Peralada

Région

Catalogne (comtés de Girona, Besalú, Empúries, Rasès) ; le document mentionne aussi rétrospectivement le synode d'Attigny (874) et le concile de Troyes (878)

Source

Catalunya Carolíngia V, Els comtats de Girona, Besalú, Empúries i Peralada, doc. 52, p. 92–94 ; Villanueva, Viage, XIV, ap. XXV, p. 314–317 ; Constans, Diplomatari, n° 13, p. 179–182

URL

portalgironi.cat ; cecbanyoles.cat


 

Document original perdu ; connu par les transcriptions de Villanueva (1850), Alsius, Montsalvatje, Morera et Constans.


5. 4 novembre 889 — Béziers

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus

Rôle

Vendeur, avec son épouse Columba et Giscafredus

Acte

Vente à Agilbert, évêque de Béziers, du cinquième de la villa de Cuminiano (Caminiano) et de son église dédiée à Saint-Geniès. Les biens provenaient de leurs parents, qui les tenaient du roi Charles le Chauve. Prix : 25 sous. L'acte est daté de la deuxième année du règne du roi Eudes

Lieu

In territorio Bitirense (pagus de Béziers) ; villa de Cuminiano, localisée dans la viguerie de Lunas (et non à Combejean comme on l'a dit)

Source

Livre Noir de Béziers (Cartulaire du Chapitre de Saint-Nazaire), n° 6, p. 4–6 ; HGL, t. V, n° 10, col. 81 ; Doat, t. 61, fol. 6 r°

URL

gallica.bnf.fr (Livre Noir) ; books.openedition.org


 

Témoins : Sisuldus presbiter, Geirardus presbiter, Teudericus, Lenssinrius, Giran, Cevdas presbiter, Goldaldus, Teveterias, Bernardus presbiter (scribe).


6. c. 888–950 — Biterrois

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemond

Rôle

Mentionné parmi l'aristocratie locale biterroise, liée aux abbés, chanoines, évêques et vicomtes de Béziers, particulièrement à l'évêque Réginard

Acte

Actes intégrés dans le cartulaire du chapitre de Béziers (Livre Noir), dans le réseau des alleutiers locaux

Lieu

Biterrois (région de Béziers)

Source

Article de Claudie Duhamel-Amado, In regno Septimanie, in comitatu et territorio biterrensi (HAL-SHS, halshs-00360289)

URL

shs.hal.science


 

Mention secondaire non isolée à un acte précis ; peut désigner un réseau de personnes plutôt qu'un acte individuel.


7. 7 mai 955 — Comté de Rosselló, villa d'Illa

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundo (ablatif)

Rôle

Propriétaire voisin (son verger sert de limite de propriété)

Acte

Donation par le moine Odiló au monastère de Sant Miquel et Sant Germà de Cuxà d'un alleu dans le comté de Rosselló, dans la villa d'Illa (Insula), avec un mans et un demi-jardin. Le jardin d'Ansemundo forme la troisième borne

Région

Roussillon / Conflent (monastère de Cuxà)

Source

Catalunya Carolíngia VI, Els comtats de Rosselló, Conflent, Vallespir i Fenollet, doc. 350, p. 328

URL

publicacions.iec.cat


 


8. 17 juin 957 — Entre Rosselló et Conflent (villa Illa)

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemundus

Rôle

Signataire / témoin

Acte

Donation par Suniefred et son épouse Leudeherga au monastère de Cuxà d'un alleu situé entre Rosselló et Conflent, dans la villa Illa, au lieu dit Coxano

Région

Roussillon / Conflent

Source

Catalunya Carolíngia VI, Els comtats de Rosselló, Conflent, Vallespir i Fenollet, doc. 372, p. 341

URL

publicacions.iec.cat


 


9. 19 octobre 957 — Sant Esteve de Banyoles

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Donateur (frère d'Oliba)

Acte

Donations (terres, vignes, maisons) lors de l'acte de consécration de la nouvelle église de Sant Esteve de Banyoles. Les donations concernent des biens à Deovota, Borgonyà, Porqueres, Puigpalter et Vall-llobera

Région

Catalogne (comté de Besalú)

Source

Catalunya Carolíngia V, Els comtats de Girona, Besalú, Empúries i Peralada, doc. 325, p. 293–295. Original conservé à la Biblioteca de Catalunya

URL

cecbanyoles.cat


 


10. Documents 653 et 654 — Comtés d'Urgell, Cerdagne et Berga

Élément

Détail

Forme du nom

Asemundus

Rôle

Non précisé (non accessible dans les extraits PDF disponibles)

Acte

Deux documents du volume VIII de la Catalunya Carolíngia (comtés d'Urgell, Cerdanya et Berga)

Datation

IXe–Xe siècle (le volume couvre les documents antérieurs à l'an mil)

Région

Urgell, Cerdagne ou Berga

Source

Catalunya Carolíngia VIII, Els comtats d'Urgell, Cerdanya i Berga, index des anthroponymes, p. 1011

URL

publicacions.iec.cat


 


11. Document 608 — Comtés d'Urgell, Cerdagne et Berga

Élément

Détail

Forme du nom

Seimundus (variante renvoyant à Asemundus selon l'index)

Rôle

Non précisé

Acte

Document du volume VIII de la Catalunya Carolíngia

Datation

IXe–Xe siècle

Région

Urgell, Cerdagne ou Berga

Source

Catalunya Carolíngia VIII, index des anthroponymes, p. 1047 (entrée Seimundusv. Asemundus)

URL

publicacions.iec.cat


 


Hors période (juste après l'an mil)

12 juin 1012 — Territoire de Barcelona

Élément

Détail

Forme du nom

Ansemund

Rôle

Vendeur, avec son épouse Orúcia

Acte

Vente à Olibá Suder d'une vigne dans le territoire de Barcelona, terme del Cogoll antic, pour 5 uncies et 4 mancusi d'or

Région

Catalogne (comté de Barcelona)

Source

Pergamins municipals de Barcelona, pergamins de l'époque du comte Ramon Borrell, n° 100

URL

ddd.uab.cat


 


Personnage antérieur à 800 (exclu de la liste principale)

Ansemundus, comte goth de Nîmes (752–754)

Noble goth de Septimanie, comte de Nîmes, il livra en 752 les cités de Nîmes, Maguelone, Agde et Béziers au roi Pépin le Bref. Il fut tué en 754 devant les portes de Narbonne par un de ses domestiques, Ermen(i)ard, mandaté par un parti de Goths hostiles à l'alliance franque. Il est mentionné dans le Chronicon Anianense et dans de nombreuses sources postérieures, mais les actes le concernant sont antérieurs à 800.

Sources : Wikipedia (fr) ; Chronicon Anianense


Sources et corpus consultés

Corpus

Description

URL

Histoire générale de Languedoc (HGL)

Dom Devic et Dom Vaissète, 5 volumes (1730–1745), éd. augmentée par Du Mège et Paya (Toulouse, 1840–1846)

archive.org

Catalunya Carolíngia (vol. I–VIII)

Institut d'Estudis Catalans, 1926–2020. Recueil d'environ 5 000 documents des IXe–Xe siècles

iec.cat ; catcar.iec.cat

Livre Noir de Béziers

Cartulaire du Chapitre de Saint-Nazaire de Béziers (816–1209), éd. J. Rouquette (1918)

gallica.bnf.fr

Cartulaire du Chapitre de Notre-Dame de Nîmes

213 chartes (834–1156)

archive.org

Pergamins municipals de Barcelona

2 688 documents (885–1908)

ajuntament.barcelona.cat

Duhamel-Amado, In regno Septimanie

Étude de l'aristocratie biterroise (fin IXe–fin Xe s.)

shs.hal.science

Duhamel-Amado, Les vicomtes de Béziers et d'Agde

Étude des vicomtes du Biterrois

books.openedition.org

Centre d'Estudis Comarcals de Banyoles

Monestirs i territori (Quadern 33)

cecbanyoles.cat

Portal Gironí d'Història i Genealogia

Transcription du jugement de 879

portalgironi.cat

Foundation for Medieval Genealogy

Catalan nobility, Toulouse nobility

fmg.ac


 


Note méthodologique

Ce dépouillement est provisoire. Les corpus suivants ont été consultés partiellement :

  • Catalunya Carolíngia vol. VI (Rosselló, Conflent, Vallespir, Fenollet) : deux mentions trouvées (docs. 350 et 372).

  • Catalunya Carolíngia vol. VIII (Urgell, Cerdanya, Berga) : l'index signale les docs. 653, 654 (forme Asemundus) et le doc. 608 (forme Seimundus), mais les textes complets n'étaient pas accessibles en ligne.

  • Catalunya Carolíngia vol. VII (comté de Barcelona) : non dépouillé intégralement.

  • Cartulaires d'Elne, Cuxà, Arles-sur-Tech, Ripoll : non dépouillés.

  • TELMA / Chartae Galliae (CNRS) : non accessible par recherche directe sur le nom.

Les noms de famille germaniques en Ans- peuvent présenter de nombreuses variantes graphiques (Anse-, Ansem-, Asem-, Hansem-, Ransem-, Seim-), ce qui rend la recherche exhaustive difficile sans accès aux index imprimés complets.


 

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13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 17:25

Un petit tour du côté du Gnosticisme, c'est un peu long mais ça vaut le coup, vous vous interrogez sur la nature de notre vie sur terre, le pourquoi du comment, pourquoi existons - nous, et ce qui nous arrive. C'est suite à la découverte en 1945 en Egypte de documents gnostiques des premiers siècles après Jésus Christ que l'on a pu redécouvrir cet enseignement du Christ a ses disciples, pas celui que l'on enseigne en général, celui qui était caché. Ils offrent une multitude de réponses a nos interrogations et en ceci c'est très actuel. 

Si vous êtes curieux, n'avez pas d'a priori, écoutez cette vidéo, même en plusieurs fois, franchement c'est intéressant !

Bon visionnage.

 

Henry

 

_______________________________________________

 

1945, Égypte… Dans les sables du désert, non-loin du célèbre temple d’Abydos, des paysans découvrent dans des jarres plusieurs Codex vieux de plus 1.700 ans… Toute une bibliothèque de textes religieux rédigés dans un vieux dialecte copte, qui vont éclairer d’un jour nouveau tout ce que l’on croyait savoir des premiers temps du Christianisme. Évangiles de Philippe, de Thomas, de Marie-Madeleine, Livre secret de Jean, Apocalypse de Pierre… Nous sommes bien dans un univers chrétien, mais c’est une toute autre histoire et une toute autre vision du monde qui se déroule ici sous nos yeux… Surtout dans ces deux textes remarquablement curieux que sont la Pistis Sophia et l’Hypostase des Archontes, où est reprise la Genèse biblique, mais pour raconter une toute autre histoire… Et qui sont donc ces Archontes, ce terme d’origine grec qui semble ici désigner le gouvernement invisible de notre Monde ? Et de même ces personnages ici centraux – Sophia-Nuréa, Ialdabaôth, le Démiurge,… – qu’aucun Évangile ni même l’Ancien Testament ne mentionne (en tout cas sous ce nom), et dont les Gnostiques font les véritables créateurs de notre univers matériel ?

  • * * * * * * *

La Gnose et le Gnosticisme… Voilà très longtemps que je voulais traiter le sujet. Voilà deux grands objets historiques particulièrement malmenés depuis quelques années, autour desquels se cristallisent bien des fantasmes et surtout une immense confusion… Certains vont jusqu’à voir en eux la matrice directe du Satanisme, du Mondialisme, du Transhumanisme, du projet (au demeurant bien réel) de Nouvel Ordre Mondial, et même de la GPA… Tout cela, nous allons le voir, n’est effectivement pas sans lien, mais à vrai dire pas exactement celui que beaucoup croit et propage à tort et à travers – et sachant que rien n’est plus important que d’être rigoureux et au plus proche du vrai possible… Dans cet épisode consacré au Gnosticisme – ce mouvement chrétien des premiers siècles qui a constitué l’un des deux grands courants / versants du Christianisme primitif –, nous allons revenir en profondeur sur ce que ce dernier est (et n’est pas) fondamentalement, sa cosmogonie, ses grands principes théologiques, sa philosophie spirituelle, mais aussi son déploiement dans l’espace et le temps, ses possibles survivances et résurgences à l’échelle de l’Histoire, ainsi que sa remarquable modernité et réapparition conceptuelle récente au sein de la pop’culture. Nous verrons aussi en quoi le Gnosticisme se différencie – conceptuellement et historiquement – de la Gnose, avec laquelle il est trop souvent confondu et amalgamé. Nous explorerons et discuterons aussi ici l’importance historique de cette dernière, ce qu’elle aussi est et n’est pas, mais surtout son caractère axiologiquement neutre (comme toute connaissance) et le fait que comme tout outil, tout se joue au niveau de l’intention de celui qui l’emploie. Nous nous intéresserons aussi ici aux origines du Gnosticisme et de la pensée gnostique, en lien avec le contexte de l’époque (et en particulier le message de Jésus et la naissance du Christianisme). Nous chercherons à savoir d’où une vision du monde aussi radicale a pu émerger, et discuterons aussi des conséquences spirituelles et matérielles de la vision du monde gnostique. Un sacré programme donc, pour lequel j’ai fait appel au confrère Éric de la chaîne Le Tentacule, un excellent connaisseur des textes de Nag Hammadi et un passionné lui aussi de l’histoire du Gnosticisme et du proto-Christianisme (ainsi comme moi que de bien d’autres choses). Encore merci à lui pour ce bel échange !

Une enquête par hypnose regressive, celle ci offre une vision nouvelle ! Faut il un arrêt brutal de la Matrice, un Choc,  une réinitialisation pour nous retrouver nous, nous même, mais aussi nous et la nature. Etes vous prêt !

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22 avril 2026 3 22 /04 /avril /2026 16:35

J'ai trouvé cette vidéo, dont je partage totalement la vision ; il est difficile d'exprimer aisément la situation du monde dans le lequel nous vivons, ici Icaros apporte un point de vue que je qualifierai de lumineux ; en effet il nous décrit le déroulement des évènements comme un plan déjà préparé que des acteurs politiques appliquent sans état d'âme avec les variations théatrales dignes d'un match de catch. 

Il évoque avec maints détails le script que nous avons eut a subir avec ces acteurs qui forcent les traits tout procédant a des manoeuvres inverses à leurs discours, le tout évidemment relayé par des médias à la solde du système. Un système international binarisé à l'exces pour agir sur les consciences. 

Il souligne le caractère de l'escroquerie eschatologique des élites qui n'ont aucune profondeur spirituelle. Elles déroulent un narratif ésotérique de pacotille pour servir des intérêts supérieurs, ç'est ainsi que le messianisme israélite devrait se retrouver sacrifié en même temps que l'hégémonie anglo-américaine pour des raisons de nouvel âge et non pas de nouvel ordre mondial.

Pour finaliser l'opération, il envisage un pacte final avec la Bête, un pacte que l'on nous proposerait, il pressent l'utilisation de la divulgation extra terrestre ou la fin de la maladie. Je pense pour ma part que ce sera l'Intelligence Artificielle et le crédit social, ç'est à dire qu'après avoir détruit les religions, de nous avoir pressurés matériellement, après avoir créer les conditions du chaos par des guerres, des défaillances monétaires et financières ils offriront la sécurité matérielle moyennant l'abandon de notre souveraineté individuelle, notre renoncement a notre liberté pour être domestiqués, surveillés, parqués, soignés.

Souvenez vous de ce que je viens d'écrire nous en sommes très proches ! Est ce que votre être dans sa complexité multidimentionnelle et spirituelle doit être sacrifiée pour un peu de confort, un minima s'entend puisque les parasites s'entendront toujours pour vous réduire a l'état de servitude. 

Regardez cette vidéo elle est essentielle !

Henry

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5 avril 2026 7 05 /04 /avril /2026 11:01

Je vous propose cette excellente vidéo synthèse de plusieurs épisodes sur la religion hébraïque et base de la gnose.

Ici Arnaud Breton aborde rapidement l'évolution du monothéisme hébreu,  en passant par le polythéisme puis l' unification des deux dieux principaux Adonaï et Yahweh sous la dénomination du dernier, bien qu'il fussent très différents.

Ensuite il évoque le monde judéen et ses  courants religieux, influencés par les  dominations étrangères.

Les  Sadducéens (grands prêtres), les pharisiens, les esseniens et les zélotes sont les mouvements contemporains de la période du Christ. 

Parmis ces mouvements celui des Esseniens ou se détache la figure de Jean le Baptiste comme chef religieux puis celle de Jésus descendant de la lignée Davidique.

Donc bon visionnage, ç'est toujours instructif !

 

Henry

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:40
Le choc pétrolier pour la Japon va t il provoquer une crise de la dette jusqu'aux USA

AVERTISSEMENT 8-9 avril : Un Hiroshima financier 8.0 se profile

 

En juin dernier, dans notre numéro GEAB intitulé Hiroshima 8.0, nous anticipions un effondrement cathartique de la dette mondiale, amorcé par le Japon à l'automne 2025.

Le mécanisme implacable que nous avions alors identifié et décrit entre désormais dans une phase d'accélération…

Le conflit en Iran vient de lever le dernier verrou, le Japon, principal banquier du monde, étant contraint de rapatrier massivement ses capitaux pour financer son choc énergétique. Les dernières ventes d'obligations d'État japonaises à 2,25 % confirment ce tournant historique.

Dates critiques : 8-9 avril 2026 Les prochaines adjudications d'obligations du Trésor américain (à 10 et 30 ans) s'annoncent comme l'épicentre de la crise. Avec des Primary Dealers déjà saturés (taux d'absorption de 24 % le 24 mars) et le retrait des acheteurs – notamment des investisseurs japonais – lors des récentes adjudications, nous assistons à un « échec des enchères », le moment où la dette américaine ne trouve plus preneur à des prix raisonnables.

De la dette à la crise bancaire mondiale Une vente aux enchères ratée début avril provoquerait une onde de choc immédiate. La forte hausse des taux américains (choc de VaR) dévaluerait instantanément les portefeuilles obligataires des banques du monde entier.

Pour couvrir leurs pertes, elles seraient contraintes de liquider des actifs (actions, immobilier, or), entraînant un gel des prêts interbancaires. Ce serait le passage d'une crise de liquidité souveraine à une insolvabilité bancaire généralisée.

À l'abri ! Avant le 8 avril, nous conseillons vivement à nos lecteurs de réduire drastiquement leur exposition aux obligations américaines à long terme et au dollar.

Privilégiez le franc suisse (CHF) comme bouclier monétaire, car c'est la seule grande devise capable de résister à la dévaluation compétitive que la Fed et la BoJ devront initier pour sauver leurs banques.

Combinez ce coussin de liquidités suisse avec des actifs tangibles (or physique, matières premières) pour vous prémunir contre le risque d'hyperinflation monétaire.

Plus d'informations dans le prochain numéro. Ce scénario pourrait être évité si la paix revenait au Moyen-Orient, ce que nous jugeons peu probable.

Un compte rendu sera publié dans le prochain numéro de GEAB (prévu pour le 15 avril). En attendant, relisez notre numéro de juin (GEAB 196 – ci-dessous) pour comprendre la situation.

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:39
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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:35
Journalistes, ministres, artistes : la liste secrète des locataires VIP du logement social parisien

Ce dimanche 22 mars 2026, les Parisiens sont appelés à trancher entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour le second tour des municipales. Le logement, thème central de la campagne, se résume souvent à des promesses creuses : plus de transparence, plus de logements, plus de justice. Pourtant, un tweet posté il y a quelques jours a rappelé une vérité gênante : à Paris, le logement social reste un privilège réservé à une élite discrète.

À Paris, obtenir un HLM relève du miracle… sauf si vous êtes journaliste, ministre ou copain du maire.

Un tweet qui en dit long

Le 18 mars, un internaute a balancé une bombe : « Des centaines de journalistes bénéficient d’un logement social de la Ville de Paris pour quelques centaines d’euros par mois. La liste est aussi secrète que celle des codes nucléaires. » Le message, vu près de 300 000 fois, a relancé un débat vieux de trente ans. Exagération ?

L’héritage Chirac : quand le piston devenait une politique publique

Dès 1995, Libération révélait l’existence de locataires « privilégiés » au sein de la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) et de Paris Habitat. Parmi eux, des journalistes, des ministres, des artistes, tous logés à des tarifs dérisoires dans des quartiers huppés. Jean-François Kahn, fondateur de L’Événement du jeudi, en était. Ghislaine Ottenheimer, ex-rédactrice en chef de Challenges, a même confirmé en 2011 sur le plateau du Petit Journal : « À l’époque, c’était facile d’obtenir un appartement sous Chirac. » Un système bien rodé : on attribue des logements intermédiaires (PLS) ou classiques, parfois transmissibles à vie, à ceux qui comptent. En échange, on s’assure leur bienveillance.

L’opacité, une tradition parisienne

Aujourd’hui encore, les listes d’attribution restent jalousement gardées. Aucun contrôle, aucune transparence. Les Parisiens en attente depuis dix ans peuvent en témoigner : pendant qu’ils patientent, d’autres, mieux introduits, s’installent. Et quand Le Point ou Mediapart révèlent quelques noms, c’est toujours par accident.


À lire aussi :Scandale pédocriminel à Paris : 75 agents recrutés par la mairie ont violé des enfants du périscolaire, et Audrey Pulvar ose parler de simples « dysfonctionnements »


Un parc social sous tension

Emmanuel Grégoire promet 60 000 nouveaux logements. Rachida Dati parle de rénovation massive. Mais aucun ne propose de lever le voile sur les 200 000 HLM existants. Pendant ce temps, Paris Habitat, premier bailleur social de France, est secoué par un scandale de surfacturation. Les travaux de rénovation auraient été gonflés de 50 %. Une plainte en diffamation a été déposée par Paris Habitat (le bailleur social de la Ville de Paris) contre Le Parisien. Preuve que l’opacité reste la règle.

Un vote pour la transparence ?

Ce dimanche, les Parisiens ne choisissent pas seulement un maire. Ils décident aussi de l’avenir d’un parc immobilier public immense. Publier la liste des attributions des vingt dernières années ne déclencherait peut-être pas une révolution. Mais ce serait un début.

Car tant que cette liste restera secrète, le soupçon de clientélisme planera. Et les promesses de « plus de logements pour tous » continueront de sonner faux.

par Yoann

Source : Le Média en 4-4-2

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:30

Le frère d'Olivier Marleix (décédé de manière curieuse) remet en actualité l'affaire Alstom

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:12

Edouard PHILIPPE/ l’amnésie collective des poissons rouges, son grand espoir pour 2027

@Red_Pill_Report
Bilderberg a tranché, ce sera lui.

Il battra péniblement Mélenchon au 1er tour grâce à Smartmatic, comme Macron a sorti Mélenchon en 2022 grâce à Smartmatic.

Les castors feront barrage contre le RN, la machine à perdre les élections, l’assurance vie du système.

Ce socialiste déguisé en homme politique de droite, Macroniste pur jus, sera élu prochain président pour continuer à détruire ce qu’il reste du pays grâce au vote LFI.

Rappel de quelques unes des médailles à son actif :

  • L’éborgneur des gilets jaunes
  • Le bourreau des anciens avec le Rivotril
  • Explosion des impôts
  • 800 Milliards de dettes à son actif
  • Fermeture de Fessenheim
  • Rabotage des allocations chômage
  • Construction de la taxe Carbone
  • Migrants importés par centaines de milliers
  • Mise en place du 80km/heure
  • Fou rire devant Notre-Dame en feu

Vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale.

 

@Red_Pill_Report

Bilderberg a tranché, ce sera lui. Il battra péniblement Mélenchon au 1er tour grâce à Smartmatic, comme Macron a sorti Mélenchon en 2022 grâce à Smartmatic.

Les castors feront barrage contre le RN

Ce socialiste déguisé en homme politique de droite, Macroniste pur jus, sera élu prochain président pour continuer à détruire ce qu’il reste du pays grâce au vote LFI. Rappel de quelques unes des médailles à son actif : * L’éborgneur des gilets jaunes * Le bourreau des anciens avec le Rivotril * Explosion des impôts * 800 Milliards de dettes à son actif * Fermeture de Fessenheim * Rabotage des allocations chômage * Construction de la taxe Carbone * Migrants importés par centaines de milliers * Mise en place du 80km/heure * Fou rire devant Notre-Dame en feu Vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale.

La presse subventionnée totalement mobilisée dans l’opération RIVOTRIL, elle a choisi pour vous Edouard Philippe, le pire et les poissons rouges vont tout gober

 

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 18:07

Christophe Barbier voit toujours la paille fascisante dans l’oeil du voisin mais jamais la poutre dans le sien, il appelait à la délation pendant le covid.

.@Beatrice_Rosen
Édito fallacieux de Christophe Barbier qui voit toujours la paille fascisante dans l’oeil du voisin mais jamais la poutre dans le sien, lui qui appelait à la délation et à envoyer des « brigades » chez les « récalcitrants » pendant le covid.

Mais sur le fond, il oublie de dire:
-le seul drapeau reconnu dans notre constitution est le drapeau tricolore. (Les décrets concernant les écoles peuvent être perçus comme propagande pour biaiser les cerveaux en formation des petits écoliers français)

-Nous sommes contributeurs nets, et donc donnons plus que nous recevons à l’UE (donc le passage sur les régions qui devraient alors rendre l’argent est caduque)

-Et enfin pas un président anti-UE n’a été élu PRÉCISÉMENT parce que c’est un sujet tabou dans les débats médiatiques, et que tous ceux qui sont anti-UE en sont exclus et vilipendés.

-il ne mentionne pas la trahison sur le référendum de 2005, que Hollande a enlevé l’anonymat des maires pour les signatures à la présidentielle, et le fait que même sans débat médiatique, 33% des Français se prononcent en faveur d’une sortie de l’UE.
Et évidemment, que tous les pro-UE sont contre un nouveau référendum sur le sujet.
👉🏼C’est beau ces grands démocrates !

Cet édito n’est donc pas seulement biaisé, il est totalement militant et fait de la mésinformation.

Et sans contradicteur, bien évidemment, on n’en attendait pas moins chez LCI.

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