Le Général Vincent DESPORTES est spécialiste de la réflexion stratégique, il a dirigé l’École de guerre, et est également docteur en histoire. Il est aujourd’hui professeur des universités associé à Sciences Po et enseigne la stratégie à HEC.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, il propose une analyse à contre courant du conflit, qui lui a valu un traitement médiatique indigne de son expérience. Olivier Berruyer lui offre sur Élucid un espace libre d’expression, afin qu’il puisse nous partager ses analyses éclairantes, et sa vision des différentes stratégies à l’œuvre en Russie, en Europe, en Ukraine et dans l’OTAN.
L’actualité étant ce qu’elle est, voici trois nouveaux documents qui donnent un nouvel éclairage sur la situation actuelle.
1 – Une analyse (4 pages) très argumentée et donc pertinente, de Stratediplo qui traite de la légalité des referenda à venir en Ukraine.
Son titre : Referenda en Novorussie
2 – Mes réflexions personnelles sur la situation actuelle en Ukraine (3 pages) transmise hier à plusieurs officiers de haut rang (retraités) dans le cadre d’échanges d’informations et d’idées.
3 – Une vidéo qui nous vient des USA et qui nous donne la dernière analyse du colonel US Doug MacGregor sur la nouvelle situation.en Ukraine.
Vidéo en anglais mais qui peut être sous titrée en français avec un réglage.
Des tentatives généralisées de corruption dans le système de Santé acceptées ou pas.
1ère réunion du Conseil Scientifique officiel : Pdt Macron entre avec le patron de Gilead qui pose un tas de boîtes de Remdesivir sur la table et dit : « le traitement de le Covid ce sera ça! »
Quand les décisions ne sont pas imposées despotiquement
_____________________________________________
La Santé en bande organisée - Dissimulations, menaces et barbouzeries : le monde du médicament et ses arrangements entre amis
Pressions, menaces, petits arrangements entre amis, méthodes de barbouzes : ce livre aux frontières du polar et de l’enquête journalistique éclaire les recoins obscurs de la gestion de la santé publique en France et dévoile les coulisses de l’affaire du Mediator.
Pendant onze ans, le Pr Christian Riché, alias « Monsieur Rungis », a été une source de la journaliste Anne Jouan. Expert à l’Agence française du médicament depuis sa création en 1993 suite au scandale du sang contaminé, il dévoile dans ce livre, de l’intérieur, le fonctionnement d’une institution censée assurer la sécurité sanitaire mais au sein de laquelle certains sont souvent plus préoccupés par leurs liens avec l’industrie pharmaceutique et leurs propres intérêts.
« Monsieur Rungis » – qui a aidé le Dr Irène Frachon dans son combat pour faire interdire le Mediator – détaille ainsi son audition musclée par l’Inspection générale des affaires sociales, pas vraiment intéressée par sa vérité. Il confie comment l’Agence a maltraité la lanceuse d’alerte. Mais explique aussi que tous les scandales n’ont pas leur héroïne et que de nombreuses histoires ne sont jamais arrivées jusqu’au grand public : la roulette russe avec un lot de produits sanguins contenant des fractions du virus du Sida ; la demande pour modifier un rapport afin de satisfaire un industriel ; le « On peut s’arranger » d’un laboratoire face aux graves effets secondaires d’un médicament. Ou encore la sollicitation d’experts pour retarder l’interdiction d’un herbicide toxique…
Tout est ici raconté.
Les inspecteurs de l'IGAS n'ont pas de grandes compétences scientifiques, ils ne se sont même pas déplacés à l'IHU !
DE NOUVELLES PREUVES DES DERIVES POLITICO MAFIEUSES DES AUTORITES DE SANTE
Von der Leyen remet un prix a Bourla mais elle en reçoit un de Bill Gates …Tout va très bien dans ce petit monde mais…
Progressivement la vérité fait son chemin . Il faut se tourner vers Pascal Praud et mieux vers les revues scientifiques. Vous apprendrez ainsi que le Lancet finit par admettre les thèses dites complotistes sur l’origine sino américaine du virus avec ses papas , Fauci et Baric
Ne l’appelez plus jamais COVID mais FAUXI 19 ce formidable poison offert par l’empire du Bien au reste du monde . A moins que ce ne soit l’empire du Milieu….Mais c ‘est un des deux ou les deux associés
Notre amie Heléne Bannoun a décrit le scénario bien huilé qui se poursuit depuis 20ans
Hier Von der Leyen a reçu le Prix Global Goalkeeper 2022 de Bill et Melinda Gates récompensant un leader qui a fait progresser la réalisation des objectifs au profit du progrès pour tous. Au sujet du Covid « Vous Bill, vous nous aviez prévenus dans une video en 2015 »!
Hier Von der Leyen a reçu le Prix Global Goalkeeper 2022 de Bill et Melinda Gates récompensant un leader qui a fait progresser la réalisation des objectifs au profit du progrès pour tous.
Au sujet du Covid « Vous Bill, vous nous aviez prévenus dans une video en 2015 » Édifiant ! pic.twitter.com/lqXB5TrlWs
le 19/09/22 : « l’OMS est aujourd’hui partagée entre le pouvoir de Pékin, le lobby pharmaceutique et celui des financements privés, notamment de la Fondation Bill Gates (…). j’estime que l’OMS se rend complice de cette dérive politico-mafieuse ».
@MagazineNexus pour m’avoir donné la parole dans ce numéro. On y parle de censure, de corruption, du fonctionnement des médias, de l’OMS, de l’UE, de Bill Gates, du « Conseil scientifique Covid-19 » et quelques autres sujets encore
1ère réunion du Conseil Scientifique officiel : Psdt Macron entre avec le patron de Gilead qui pose un tas de boîtes de Remdesivir sur la table et dit : « le traitement de le Covid ce sera ça! »
Martine Wonner nous raconte comment s'est déroulée la première réunion du conseil scientifique.
Incroyable ces révélations.
Écoutez bien ! pic.twitter.com/4aqmDLZqq7
La présentation du livre « santé en bande organisée » sur @CNEWS chez @PascalPraud qui affirme que les effets secondaires du Covid sont sousestimés. Il a plusieurs témoignages de médecins qui dise que tel personne a des effets secondaires mais qu’on ne veuille pas l’entendre !pic.twitter.com/Ty2KPtWDcP
l’hydroxychloroquine lorsqu’elle est administrée en phase précoce de la maladie (durant les 7 premiers jours), ne peut être remise en cause. « Elle fonctionne, les preuves sont accablantes
l’hydroxychloroquine lorsqu’elle est administrée en phase précoce de la maladie (durant les 7 premiers jours), ne peut être remise en cause. « Elle fonctionne, les preuves sont accablantes »
DE LA FABRICATION DU VIRUS DE LA COVID AU NOUVEAU MEGA VACCIN COVID GRIPPE VARIOLE UNE MEME LOGIQUE LE FRIC
Moderna 2022 : la société a annoncé lors d’un séminaire d’employés la semaine dernière qu’elle développait un méga-vaccin à ARNm qui combine le vaccin contre la grippe, le vaccin contre le covid et le vaccin contre la variole du singe. Une mise à jour logicielle globale pour votre système d’exploitation biologique.
L’idée vient de loin , du papa du covid:
Professeur Ralph Baric 2008 « Notre objectif est de développer une plateforme vaccinale utilisant des coronavirus… qui vaccinerait simultanément les enfants contre ces 3 pathogènes humains majeurs (VRS, Grippe & Rougeole) … »
Professor Ralph Baric 2008
"Our goal is to develop a vaccine platform using coronaviruses… that simultaneously vaccinated children against these 3 major human pathogens (RSV, Influenza & Measles)…" pic.twitter.com/2xwtpto56h
Le gouvernement chinois tout-puissant et l’État bureaucratique tentaculaire des États-Unis – qui ne rendent compte à pratiquement personne – sont responsables de la plus grave catastrophe de l’histoire moderne. En France JC Perez et Hélène Banoun ont fait un travail … Lire la suite CES MEDECINS FOUS QUI ONT FABRIQUE LA COVID
l’incident qui a fait 20 millions de morts, une création américaine ou sino américaine?
En France JC Perez et Hélène Banoun ont fait un travail superbe . Plus personne ne peut nier la fabrication de la covid (Voir le document de 29 pages en fin de publication)
En 2015-2017, des scientifiques et des spécialistes des politiques scientifiques se sont dits préoccupés par le fait que l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) menait et envisageait des recherches qui posaient un risque inacceptable d’accident de laboratoire et de pandémie ( https://nature.com/articles/nature.2017.21487… ; https://nature.com/articles/nature.2015.18787… ),
En 2017-2018, WIV a construit un nouveau coronavirus chimérique de type SRAS qui était capable d’infecter et de se répliquer dans les cellules des voies respiratoires humaines et qui avait une croissance virale 10 000 fois supérieure et une létalité 4 fois supérieure chez des souris conçues pour afficher des récepteurs humains sur des cellules.
En 2018, dans une proposition de subvention du NIH, WIV et ses collaborateurs ont proposé de construire davantage de nouveaux coronavirus chimériques de type SRAS, en ciblant des chimères qui remplacent le gène de pointe naturel par de nouveaux gènes de pointe codant pour des pointes qui ont des affinités de liaison plus élevées avec les cellules humaines.
Toujours en 2018, dans une proposition de subvention DARPA, WIV et ses collaborateurs ont proposé de construire de nouveaux coronavirus « consensuels » de type SRAS de chauve-souris et d’insérer des séquences du site de clivage de la furine (FCS) à la frontière du gène de pointe S1-S2 du SRAS de chauve-souris- comme les coronavirus,
En 2017-2019, WIV a construit et caractérisé de nouveaux coronavirus de type SRAS au niveau de biosécurité 2, un niveau de biosécurité manifestement inadéquat pour travailler avec des agents pathogènes pandémiques potentiels améliorés et manifestement inadéquat pour contenir un virus ayant les propriétés de transmission du SRAS-CoV-2
En 2019, un nouveau coronavirus de type SRAS ayant un pic avec une affinité de liaison élevée pour les cellules humaines et ayant un FCS à la frontière du pic S1-S2 – un virus ayant les propriétés énoncées dans les propositions de subvention WIV NIH et DARPA 2018 –émerge à la porte de WIV.
SRAS-CoV-2 est le seul des plus de 100 coronavirus connus de type SRAS qui contient un FCS. C’est une caractéristique qui n’exclut pas une origine naturelle, mais qui s’explique plus facilement par une origine de laboratoire. D’autant plus que l’insertion du FCS avait été explicitement proposée en 2018.
En 2020-présent, WIV et ses bailleurs de fonds/collaborateurs d’EcoHealth Alliance ont retenu des informations, déformé des faits et entravé l’enquête…
« La Commission souligne que… des virus apparentés ont été collectés sur des chauves-souris et conçus par un laboratoire de l’Institut de virologie de Wuhan en collaboration avec des partenaires américains dans les années qui ont précédé l’épidémie. Ce simple fait met le laboratoire de Wuhan sous suspicion. »
« De plus, le SRAS-CoV-2 contient une caractéristique dangereuse appelée site de clivage de la furine qui ne se trouve dans aucun autre virus de ce type (les sarbecovirus). »
« L’année dernière, un document a fait surface montrant que des scientifiques de Wuhan et d’ailleurs envisageaient en 2018 d’insérer exactement un tel site de clivage de furine dans des sarbecovirus nouvellement découverts pour tester leur virulence dans des cellules humaines. »
« La Commission souligne… un point crucial qu’aucune enquête indépendante, transparente et scientifique n’a été menée concernant la bio-ingénierie des virus de type Sars qui était en cours avant l’épidémie de Covid-19… ‘ »
« ‘… Les cahiers de laboratoire, les bases de données, les enregistrements de courrier électronique et les échantillons d’institutions impliquées dans de telles recherches n’ont pas été mis à la disposition des chercheurs indépendants.’ »
Environ 20 millions de personnes sont mortes à cause de… virus nouveau pour… l’espèce humaine. .les cahiers et les bases de données de ce laboratoire n’ont jamais été mis à disposition »
La raison pour laquelle d’éminents scientifiques occidentaux [et administrateurs scientifiques] ont donné dans des e-mails privés en 2020 pour ne pas vouloir discuter d’une éventuelle origine du virus en laboratoire était qu’il pourrait nuire à « l’harmonie internationale ». Qu’est-il arrivé à la recherche de la vérité ? »
« La Commission Lancet… a conclu que » l’origine du virus reste inconnue « et que » des retombées naturelles et de laboratoire sont en jeu et nécessitent une enquête plus approfondie « »
MORALE
Les vax ne protègent ni de la contamination, ni de la transmission, ni des covids graves, ni des longs. Ils facilitent même la contamination en cas d’anticorps facilitants. La spike produite ou injectée est 1 poison. Vacciner les femmes enceintes et les enfants est un crime.C’est le secret de Polichinelle … les faux vax sont légions … des médecins militaires – respect – ont protégé leurs troupes, de nombreux toubibs n’ont plus confiance et se faux-vaccinent, eux et leurs familles …La honte doit seulement être pour ceux qui ont forcé à la vax (politiques corrompus, Diafoirus des plateaux en graves conflits d’intérêts, journaleux achetés) et ceux qui se font payer grassement (420 euros la matinée) pour vacciner coussins et plantes vertes.
Jean pierre G professeur d’immunologie
Le début de mon intervention à l'UER
Mécanismes biologiques des effets indésirables des vaccins Covid pic.twitter.com/6HUoVyM4x0
Après l'Agence européenne du médicament (EMA), c'est au tour de la Haute Autorité de santé (HAS) ce mardi 20 septembre, d'autoriser les vaccins nouvelles générations contre le Covid-19 adapt...
Au cours du mois de mars 2021, la présidente de la Commission a mené les négociations préliminaires ayant pour objet un contrat avec Pfizer/BioNTech. Il s'agit du seul contrat pour lequel l'éq...
La Cour des Comptes européenne a publié un rapport d'audit sur l'achat de vaccins par la Commission présidée par Ursula von der Leyen. La députée Virginie Joron, qui avait initialement demand...
Elite pédophile très représentée au sein de la famille royale Anglaise ! Révélations à venir !
En second vous trouverez une vidéo sur les nombreuses affaires de pédophilies qui entachent la famille royale Anglaise, ce qui corrobore les propos de Gérard Fauré.
Celle-ci vient d'être censurée sur Youtube, aussi j'ai trouvé un autre lien !
Une autre vidéo qui démontre que l'on peut utiliser du sang d'enfants pour rajeunir, ce qui confirme bien la théorie de l'adrénochrome.
Suite des divulgations de Natacha Rey, la découverte de documents compromettants sur le couple Macron et plus particulièrement Mme qui ont été saisis chez Trump, et l'on reparle du coffre des Macrons que Benalla avait fait disparaître avec ses documents, ça fait beaucoup de coïncidences.
Mais une question demeure, s'il y a documents explosifs à l'encontre de Macron et que ceux ci soient connus aux USA, alors s'ils ne sont pas divulgués, ç'est qu'ils servent de moyens de pressions, d'où certainement la pléthore de cabinets de conseils Américains aux manettes de l'Etat et la liquidation de l'Etat Français a tous les niveaux !
N'oublions pas que dans l'affaire Epstein la CIA et le Mossad étaient les proxenetes, ce sont eux qui tiraient les ficelles et faisaient par leurs pratiques chanter les acteurs des petites fiesta organisées. C'est ainsi que dans certains pays on préfére "installer" des personnages avec de grosses casseroles car ils vous obéiront au doigt et à l'oeil.
Merci de faire un don à la chaîne Jeanez Marre https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_donations&business=B9TDQ3PPD45RL&lc=CA&item_name=faire%20un%20don%2... Une mort qui profite à qui ? Cet ...
Il manque des portions aussi je vous propose d'aller sur le lien à la suite du texte merci !
_________________________________________________
« Un revenu de base universel (UBI) est un système où un gouvernement verse à tous les individus un salaire fixe, quels que soient leurs moyens. Il garantit une certaine somme d'argent de l'État sans aucune obligation de travailler »
Dans cet article, écrit ThreadsIrish, je ne vais pas approfondir les raisons économiques car je ne suis pas assez qualifié pour discuter de ce point de vue. Cependant, je vais examiner les pays qui le mettent en œuvre et qui sont ceux qui, dans les coulisses, le poussent.
Alors que vous lisez la fin du fil de discussion de ThreadsIrish ci-dessous, ainsi que les points soulevés par ThreadIrish, il convient de rappeler l'expérience de John Calhoun sur l'univers 25 que nous avons précédemment écrite à propos de ICI , qui a montré que «l'utopie», où tous les besoins sont satisfaits sauf l'espace, un conduit à l'effondrement de la société et la mortalité massive de la population jusqu'à l'extinction.
Cinq mois plus tard, il était passé à 325 € avec The Irish Times l' a qualifié de "bond sismique" où quelque 2 000 artistes se verront garantir ce montant de salaire hebdomadaire.
En Irlande, il est présenté comme « de l'argent pour rien » et « sans poser de questions ». C'est exactement la même chose lorsque l'argent de congé était payé.
Quand dans l'histoire du temps y at-il déjà eu un "repas gratuit" (j'y reviendrai plus tard dans l'article).
Même l'un des économistes les plus connus d'Irlande qui écrit pour The Irish Times pense que c'est une bonne idée. Dans un article de 2017, David McWilliams a lancé l'idée sur son propre blog. C'était le même gars qui était un grand fan de l'argent de congé en 2020.
McWilliams était également un jeune leader mondial, mais maintenant obtenu son diplôme pour devenir membre du Forum économique mondial ("WEF").
Par coïncidence, son propre podcast du 2 mars 2021 s'intitulait "Building Back Better". Où avons-nous déjà rencontré cela ?
Juste de l'autre côté de la mer d'Irlande au Royaume-Uni, un document a été publié sur le site Web du Parlement britannique en juin 2022 intitulé « Les mérites potentiels d'un revenu de base universel ».
Ils prennent évidemment l'idée d'UBI très au sérieux et la font avancer rapidement. Les liens avec le parlement britannique et les anciens parlementaires britanniques ne s'arrêtent pas là. Ce fauteur de guerre en chef et ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Tony Blair, est également impliqué, comme le montre ce tweet de Tascha Labs.
Blair est membre du WEF , a été financé par la Fondation Bill & Melinda Gates pour des dizaines de millions et pousse une identification numérique depuis des années.
C'est cet institut qui sera impliqué dans les « recommandations de politique publique pour le revenu de base universel ».
Nous pouvons maintenant voir comment UBI s'associe aux monnaies numériques de la banque centrale (« CBDC »). Les points sont tous reliés.
Apparemment, « les Britanniques ont fourni le revenu de base universel avec une marge de 20 points » selon un sondage du New Statesman réalisé en juillet 2022.
Le Pays de Galles a cependant une longueur d'avance dans les enjeux UBI. En février, The Guardian rapportait :
«Les jeunes quittant la prise en charge se verront offrir 1600 £ par mois pendant deux ans à partir du mois suivant leur 18e anniversaire. Cela équivaut à 19 200 £ par an.
Une somme non négligeable.
Le pays qui est le plus loin sur la piste avec UBI est le Canada. Le projet de loi S-233 est : « Loi visant à élaborer un cadre national pour un revenu de base garanti suffisant ».Il dit: "Chaque personne devrait avoir accès à un revenu de base suffisant."
Vous ne serez pas surpris d'apprendre que le Forum économique mondial est un grand fan d'UBI. Ils le poussent depuis 2016.
Dans une vidéo de 2021 au plus fort de la pandémie, ils en ont fait l'éloge.
Sous-titres de la vidéo :
Cette ville de Californie a testé le revenu de base universel et a trouvé un résultat surprenant. Stockton a donné à 125 personnes 500 $ par mois sans obligation de travailler et de les étudier pendant un an pour voir ce qui s'est passé.
Après 12 mois, le taux d'emploi à temps plein a bondi de 12 %, les participants travaillant plus, pas moins. Ils ont également déclaré se sentir moins anxieux et déprimés et passer plus de temps de qualité avec nos enfants.
Certains ont aidé les membres de la famille à payer les soins médicaux. D'autres ont le temps d'étudier. L'argent a amélioré leurs relations sociales leur permettant de payer des luxes comme des repas au restaurant.
Le projet espérait montrer que la pauvreté résulte d'un manque d'argent et non de caractère. Les chercheurs affirment que les paiements permettent aux gens de se fixer des objectifs, de faire des choix et de prendre des risques menant à des opportunités de carrière.
Le rapport couvre la période de novembre 2018 à février 2020. Un prochain montrera comment ils se sont comportés pendant la pandémie. Ce n'est pas la première expérience avec le revenu de base universel.
Depuis 2017, la Finlande payait 20 000 chômeurs 560 dollars par mois. Après deux ans, les bénéficiaires étaient plus heureux, en meilleure santé et plus confiants pendant la pandémie, de nombreux pays ont versé des paiements en espèces aux personnes les plus pauvres, notamment les États-Unis, l'Inde et l'Espagne.
Les détracteurs du revenu de base universel disent qu'il est trop désigné de le qualifié de façon permanente. Pensez-vous que le revenu de base universel est une bonne idée.
Donc, voilà. L'UBI est la panacée pour tout - le bonheur, le temps passé en famille, les soins médicaux, les repas au restaurant. Que peut-être demander de plus. Et apparemment, le procès en Finlande a été un énorme succès selon le WEF. Sauf que ce n'était pas le cas.
Selon Business Insider : « L'un des plus grands essais mondiaux sur le revenu de base, un programme de 2 ans en Finlande, a été un échec majeur. Les critiques ont affirmé que le test était erroné dès le départ.
C'est souvent le cas lorsque les résultats de piste ne vont pas comme vous le souhaitez.
UBI tout sonne bien et bon. Qu'est-ce qu'il n'y a pas à aimer dans un revenu de subsistance inconditionnel. Il est toujours présenté comme une éradication de la pauvreté ainsi qu'un filet de sécurité sociale.
On prétend que les gens pourraient dépenser plus, épargner plus et investir plus.
Sauf que ce n'est jamais inconditionnel. Ce que nous demandons demander, c'est "Cui Bono" ou qui en bénéficiera ? La réponse simple est "L'élite".
Il a également prononcé un discours d'ouverture à Harvard où il a déclaré : "Nous avons valu explorer des idées comme le revenu de base universel pour donner à chacun un coussin pour essayer de nouvelles choses."
Université de Harvard : Discours de lancement du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, Harvard Commencement 2017,
25 mai 2017 (33 minutes)
Sauf qu'il ne sera pas utilisé pour de « nouvelles choses ».
Bien sûr, le WEF a soutenu Zuckerberg, membre du WEF, après son discours étudiant.
Zuckerberg n'est cependant pas le seul. En 2021, Elon Musk a déclaré que nous avions besoin de l'UBI car « à l'avenir, le travail physique sera un choix ».
Sam Altman qui a co-fondé OpenAI (intelligence artificielle) avec Musk est d'accord.
« Envisager un monde dans lequel lui et ses binômes AI-CEO deviennent si immensément puissants qu'ils mettent toutes les entreprises non-IA (employant des personnes) en faillite et tous les travailleurs américains au chômage. Si puissant qu'un pourcentage des revenus d'OpenAI (et de ses paires) pourrait financer l'UBI pour chaque citoyen américain.
D'autres entrepreneurs de très haut niveau qui ont approuvé UBI sont Pierre Omidyar (fondateur d'eBay), Andrew Ng, Bill Gross et Ray Kurzweil.
Ce que Bill Gross avait à dire sur le socialisme était particulièrement intéressant et préoccupant, qu'il faudrait « s'y habituer » avec UBI.
J'aurais dû justifier que Zuckerberg, Altman, Omidyar, Ng et Gross soient tous membres du WEF, tout comme certaines de leurs sociétés respectives, tout comme le partenaire commercial de Kurzweil à l'Université Singularity, Peter Diamandis.
Allez comprendre…
Un fil conducteur semble se dessiner chez tous les partisans de l'UBI. L'IA supprimera des emplois et les gens auront besoin d'UBI pour survivre. Si cela ressemble à l'agenda poussé par le WEF et la quatrième révolution industrielle, c'est parce que c'est le cas. C'est ce qu'ils disaient en 2017 : lisez ' Pourquoi nous pourrions tous avoir un revenu de base '
Pour ne jamais rater une occasion, le WEF a publié en avril 2020 un article 'L' UBI est la réponse aux inégalités révélées par le COVID-19 '. C'était seulement un mois après le début des fermetures. Encore une fois, ils semblaient savoir ce qui allait se passer.
Dans le même temps, ils ont publié un rapport intitulé « The Future of Jobs ». Ils ont affirmé que 85 millions d'emplois seront supprimés d'ici 2025, mais 97 millions seront créés.
UBI semble être la solution parfaite du point de vue du WEF. Ils préféreraient de loin que les gens soient assis à la maison, boivent de la bière, regardent Netflix (tout comme dans les blocages de Covid).
Si nous revenons sur les 2,5 dernières années, les petites entreprises et les entrepreneurs ont été ciblés pendant les fermetures de Covid. Beaucoup ont perdu leur emploi.
De plus, avec le conflit entre l'Ukraine et la Russie, nous voyons maintenant les coûts de l'énergie exploser. Naturellement, cela se répercutera sur les consommateurs, nous verrons donc également le prix des aliments augmenter.
Beaucoup de gens ont du mal à joindre les deux bouts et à mettre de la nourriture sur la table. C'est là qu'intervient UBI. Selon toute vraisemblance, de nombreuses personnes le réclameront et feront tout ce qu'il faut pour le recevoir.
C'est la dialectique hégélienne. Problème Réaction Solution.
Après les fermetures et le canular plandémique, les entreprises ont été et continueront d'être détruites par le canular climat/guerre. Ils ne veulent pas que les gens gagnent leur propre argent ou emploient d'autres personnes. Ils veulent que tout le monde dépende d'un revenu de base universel à la demande du gouvernement mondialiste.
Avec la hausse des prix de l'énergie et des prix des denrées alimentaires sur le point de grimper à des niveaux exorbitants, quel meilleur moment pour apporter le "repas gratuit" de l'UBI, sauf qu'il n'existe pas de " repas gratuit".
Alors, comment cela fonctionnerait-il en réalité. Au cours des 2 dernières années, nous avons vu des vaccins et des passeports vaccinaux utilisés pour accéder à des pubs, des restaurants, etc.
Si vous ne prenez pas votre vaccin et votre rappel, votre UBI pourrait être suspendu. Votre UBI sera lié à votre identifiant numérique qui, à son tour, sera connecté à votre pointage de crédit social. Votre pointage de crédit social vous permet de participer à la société.
Vos libertés civiles et vos droits seront liés à votre pointage de crédit social. Si vous critiquez le gouvernement, vous ne recevrez pas votre UBI qui se présentera sous la forme d'une monnaie numérique. Votre compte bancaire pourrait être fermé en appuyant sur un bouton.
Tout cela semble probablement très tiré par les cheveux, mais vous n'avez pas besoin de chercher bien loin pour voir que la fermeture de comptes bancaires et l'arrestation de personnes se sont déjà produites lorsque des camionneurs ont manifesté au Canada.
L'avenir ne semble pas rose à moins que les gens ne commencent à comprendre la situation dans son ensemble.
"A Universal Basic Income (UBI) is where a government pays all individuals a set salary regardless of their means. It guarantees a certain amount of money from the state without any requirement to ...
Nous avons précédemment signalé des données officielles en 2021 qui montrent une association temporelle entre les augmentations apparentes de la « surmortalité » parmi les différents groupes d'âge et le temps que chacun a été exposé aux « vaccins génétiques » COVID-19 ( ici et ici ).
Ces données étaient bien en vue dans le domaine public, étant basées sur les données officielles de près de 30 pays principalement européens diffusées sur le portail euroMOMO .
Aujourd'hui, un an plus tard, il est presque impossible de cacher le fait que dans de nombreux pays industrialisés qui sont passés à plein régime à des mesures de contrôle intenses, depuis les confinements , les masques , la surveillance génétique et les « vaccins génétiques », les gens meurent à des taux étonnamment élevés.
Les piqûres ou les rappels peuvent être un facteur, mais il en va de même pour un tas d'autres choses, comme le fait de ne pas obtenir de soins médicaux opportuns et appropriés, le stress psychosocial et la privation, ainsi qu'une gamme d'autres cofacteurs potentiels.
Les excès apparents actuels de décès par rapport à ceux auxquels on aurait pu s'attendre sont particulièrement inhabituels étant donné qu'ils se sont produits pendant l'été de l'hémisphère nord, lorsque les décès sont normalement au plus bas – et il est difficile d'attribuer la responsabilité à un virus invisible qui, à tous égards, a perdu la virulence sous sa forme actuelle.
Selon The Guardian , même le département britannique de la sécurité sanitaire affirme que les vagues de chaleur estivales n'ont expliqué qu'environ 7% de la surmortalité en juillet en Angleterre et au Pays de Galles.
Nous devons nous demander ce qui se passe réellement.
Les statistiques nous trompent-elles ou y a-t-il quelque chose de inquiétant qui n'est pas signalé ?
Dans ce dernier cas, combien d'efforts sont déployés pour essayer de découvrir les causes de ces décès – et combien sont, ou pourraient être, évitables ?
De la mortalité non ajustée à la surmortalité - la mesure imparfaite mais peut-être la meilleure dont nous disposons?
Chez Alliance for Health International, nous suivons les mortalités dans différents pays, en particulier les « surmortalités », depuis deux ans et demi (par exemple ici et ici ).
Pour ceux qui auraient besoin de le rappeler, « surmortalité » est un terme utilisé en épidémiologie et en santé publique qui fait référence au nombre de décès toutes causes confondues, au-delà de ce que l'on aurait pu s'attendre à voir sous « normal » (en l'occurrence le plus récent). conditions pré-pandémiques).
Les données directes sur la mortalité toutes causes confondues ne sont pas une bonne mesure en soi car elles ne tiennent pas compte de la taille de la population (qui est à son tour affectée par le taux de natalité, le taux de mortalité, l'immigration et l'émigration) ou la structure par âge dans un pays donné.
Les pays dont les structures d'âge sont les plus lourdes, comme de nombreux pays industrialisés, auront des taux de mortalité attendus beaucoup plus élevés que ceux peuplés principalement de groupes d'âge plus jeunes, tels que les pays dits «moins développés».
Si une crise, comme la COVID-19 , amène les femmes à donner naissance à moins d'enfants (en raison des conditions de la crise, des impacts sur la fécondité ou de toute autre cause), les données de mortalité non ajustées pour 100 000 habitants sembleront augmenter, mais cette augmentation apparente est un artefact statistique.
Des facteurs tels que l'âge, la taille de la population, l'origine ethnique et le statut socio-économique peuvent bien sûr être standardisés ou ajustés, mais vous n'obtenez toujours pas une vue d'ensemble de ce qui se passe à l'échelle de la population, nationale ou internationale, car vos ajustements vous ont forcé à en regardant des segments spécifiques de la population.
La surmortalité est largement reconnue comme l'un des marqueurs les plus importants des changements de mortalité liés à la crise.
En effet, il compare les mortalités pour une taille et une structure de population données dans la crise à celles qui seraient attendues dans le même pays, dérivées généralement de la moyenne des quelques dernières années sans crise (souvent 5).
Le fait que cette mesure ne soit pas affectée par des choses comme comment ou pourquoi les décès dus au COVID-19 sont enregistrés sur les certificats de décès, et qu'elle soit spécifique à la démographie particulière et à la structure par âge du pays en question, l'a amenée à devenir largement considérée comme un marqueur robuste - voire un étalon-or - pour évaluer l'impact de la crise du COVID-19.
Si seulement c'était si simple.
Différents pays communiquent leurs propres données à des fréquences différentes – ou pas du tout.
Différents groupes de chercheurs utilisent également différentes méthodes et paramètres statistiques pour dériver la surmortalité, ceux-ci n'étant souvent pas rapportés avec suffisamment de détails pour vraiment comprendre comment ils ont trouvé leurs chiffres.
Echouant ainsi dans l'important principe de rapport scientifique qui dit que d'autres scientifiques devraient être en mesure de reproduire les mêmes résultats avec les mêmes données.
Ce qui me dérange particulièrement, c'est que ceux qui signalent une surmortalité n'expliquent pas exactement où et comment ils ont obtenu leurs données de comparaison hors crise.
Comme l'indiquent à juste titre les scientifiques allemands Christof Kuhbandner et Matthias Reitzner dans leur récente étude préliminaire sur les décès excessifs en Allemagne entre 2020 et 2022 (voir ci-dessous) :
"Alors que le nombre de décès toutes causes confondues observés est un nombre fixe et clairement défini, l'estimation des décès habituellement attendus est relativement complexe et implique plusieurs choix de modèles et de paramètres mathématiques et qui peuvent conduire à de grandes différences dans les valeurs estimées."
Totalité des preuves
Ainsi, comme toutes les statistiques, les données sur la surmortalité peuvent encore induire en erreur.
Mais avant de jeter cette métrique dans le bac de recyclage le plus proche, rendons hommage à un autre principe scientifique - c'est-à-dire, surtout lorsque l'incertitude abonde (yip, c'est nous sur cette question, les amis), réservant toute conclusion jusqu'à ce que la totalité des preuves disponibles ait été évalué.
Cela signifie essentiellement ne pas sélectionner vos données, mais plutôt examiner toutes les données et analyses plausibles, les interpréter et ensuite seulement en tirer des conclusions.
C'est pourquoi j'ai laissé entendre plus tôt qu'il devient maintenant très difficile de cacher le fait qu'il se passe quelque chose de inquiétant avec la mortalité toutes causes confondues ou la surmortalité.
Nous savons maintenant, grâce à de multiples sources de données officielles de différents pays, que les décès liés au COVID-19 ne sont pas vraiment un problème à l'heure actuelle, comme le manque de virulence des souches d'Omicron en circulation (ce qui pourrait changer compte tenu de la pression de sélection qui est susceptible de s'ensuivre alors que davantage de personnes optent pour la "vaccination génétique" cet automne).
Gardez à l'esprit que même ces « décès liés au COVID-19 » (tels qu'ils sont suivis à l'échelle mondiale via Our World in Data, voir Fig. 1) ont souvent surestimé considérablement les décès, car le COVID-19 n'a dans la majorité des cas pas été identifié comme la principale cause de décès.
Au contraire, il n'était associé qu'aux décès, ayant été déterminé au moyen d'un test PCR défectueux dans, disons, un mois après le décès.
Oui, une personne tuée dans un accident de moto qui est décédée 27 jours après avoir reçu un test d'antigène COVID-19 faussement positif serait inscrite dans le dossier officiel comme un "décès COVID-19".
Figure 1. Décès confirmés par million d'habitants dans certains pays. Crédit : Notre monde en données
Plusieurs sources, toutes pointant vers une augmentation inattendue des décès en 2022
Voici cinq sources importantes qui incluent des données spécifiques à un pays, à une région et mondiales que la plupart des scientifiques réputés (une caractérisation de plus en plus délicate), je crois, considéreraient comme étant de haute qualité et approchant le seuil de « totalité des preuves » , que nous pensons brosser un tableau assez complet du paradoxe de la surmortalité auquel nous sommes actuellement confrontés.
1. Données sur la surmortalité pour l'Angleterre, de l'Office for Health Improvement and Disparities (Royaume-Uni)
La première chose à noter est l'augmentation relative de la surmortalité au cours des trois étés successifs (Fig. 2).
Figure 2. Surmortalité en Angleterre entre février 2020 et août 2022. Notations rouges ajoutées par l'auteur. Source : Bureau pour l'amélioration de la santé et les disparités . La méthodologie est donnée dans un lien dans le deuxième paragraphe de l'introduction dans le document ci-dessus.
Plus que cela, lorsque vous explorez les données de cette source du Bureau pour l'amélioration de la santé et les disparités, vous constatez que certains des excès les plus importants par rapport aux décès attendus se sont produits dans les deux groupes d'âge les plus jeunes, les 0 à 24 ans et les 25 à 49 ans.
De plus, il existe peu de différences dans les décès en fonction du niveau de privation, qui pourraient avoir été causés par une alimentation inadéquate ou de mauvaise qualité ou par des effets sur le mode de vie.
Les ethnies ont également eu une influence, les ethnies blanches et mixtes étant les plus touchées, tandis que les ethnies noires et asiatiques ont été les moins touchées.
Ce schéma, qu'il soit ou non une coïncidence, suit le schéma de l'adoption du "vaccin" COVID-19 - le gouvernement de Johnson poussant fort mais sans succès pour que les ethnies noires et asiatiques soient moins "hésitantes".
Il y avait également quelques différences dans la région, et il est intéressant de noter que la faible absorption du «vaccin» COVID-19 et la ville très polluée de Londres avaient la surmortalité la plus faible de toutes les régions.
En bref - avec une méthodologie différente, intéressante et transparente - voici quelques-unes des principales conclusions :
En 2020, il n'y avait pas de surmortalité significative apparente.
La surmortalité a commencé à augmenter à partir d'avril 2021 pour des raisons autres que la mortalité causée ou associée au COVID-19.
Presque tous ces décès en excès se sont produits dans les tranches d'âge comprises entre 15 et 79 ans - n'incluant donc pas les membres les plus âgés et les plus fragiles de la société qui se sont historiquement avérés les plus susceptibles de succomber à des infections respiratoires.
3. EuroMOMO — données régionales sur la surmortalité provenant principalement d'Europe
Les lecteurs et les sympathisants d'Alliance for Health International ont été amenés si souvent par nous sur le site Web euroMOMO .
C'est l'affaire - nous devons continuer à regarder car chaque fois que nous regardons, nous arrivons à voir un instantané dans le temps. Nous ne commençons à avoir une image plus complète de ce qui se passe que lorsque nous voyons tous les instantanés réunis dans notre "album de crise COVID".
La surmortalité dans le groupe d'âge le plus jeune dans les 28 pays/régions de l'euroMOMO se poursuit en 2022 et est profondément inquiétante car elle inclut les plus jeunes et les plus vulnérables de la société entre 0 et 14 ans.
Mais il y a une tendance notable aux excès qui se sont produits à un moment où Omicron a causé peu de mortalité, dans un certain nombre de pays.
Regardons ces données de deux manières via la section graphiques et cartes du site euroMOMO.
Tout d'abord, faites défiler jusqu'à la "Carte des scores z par pays" (les scores z étant la surmortalité spécifique utilisée par euroMOMO sur la base d'une méthode publiée), puis déplacez le curseur temporel pour voir les dernières semaines au cours de l'été de 2022.
"Houston...", ou devrais-je dire, "... Ursula von der Leyen , nous avons un problème, même si vous ne voulez pas en parler."
Ci-dessous (Fig. 3) est une capture d'écran d'un seul moment de la semaine 29 (troisième semaine de juillet) où vous pouvez voir des surmortalités élevées en Angleterre, en France, en Allemagne et en Italie, avec des excès très élevés en Espagne.
Comme indiqué précédemment, cela ne peut pas être simplement un effet de canicule.
Figure 3. Surmortalités (sous forme de z-scores) en Europe au cours de la semaine 29 (18-24 juillet) 2022. Crédit : EuroMOMO .
Deuxièmement, consultez les données sur l'âge sous la rubrique Surmortalité (Fig. 4). Vous verrez des excès marqués dans les groupes d'âge 0-14 et 15-44 ans en 2022, ceux qui ont été comparativement touchés par les premières vagues pandémiques en 2020.
Ceci est particulièrement inquiétant car l'effet n'est même pas dilué par les pays qui n'avaient pas de graves fardeaux de COVID-19 (par exemple une grande partie de la Scandinavie).
Figure 4. Décès excédentaires pour tous les groupes d'âge et les deux groupes d'âge les plus jeunes dans les cohortes complètes de l'euroMOMO (y compris les 28 régions/pays partenaires). Crédit : EuroMOMO .
Vous pouvez même le regarder d'une troisième manière, via les graphiques de pays en bas de la page, qui vous montreront les hausses que nous avons vues via la "Carte des z-scores par pays".
4. Notre monde en données — données nationales et mondiales sur la surmortalité
J'ai longtemps été perplexe face à la surmortalité - cette statistique très robuste se trouve à la fin de toutes les diverses statistiques que Our World in Data, soutenue par Johns Hopkins et la Fondation Gates, ont rassemblées dans le segment "explorateur de données" pour moins la rubrique "coronavirus" pour notre plus grand plaisir.
Je suis également intéressé par le fait que les pays par défaut ont récemment été trois pays dont les données officielles ne montrent pas de surmortalité significative à l'heure actuelle, à savoir la Russie, le Mexique et l'Afrique du Sud.
Et voilà, lorsque nous ajoutons quelques pays supplémentaires - certains dont nous avons parlé ci-dessus, nous constatons la même tendance à la hausse de la surmortalité (Fig. 5).
Figure 5. Surmortalité dans certains pays sur la base des données officielles analysées par Our World in Data. Crédit : Notre monde en données
5. L'algorithme d'apprentissage automatique The Economist pour les données nationales et mondiales sur la surmortalité
La dernière source de données que je vais aborder concerne les données sur la surmortalité extraites de l'algorithme d'apprentissage automatique à la pointe de la technologie développé par The Economist.
La méthodologie unique utilisée prend en compte plus de 100 variables, elle élimine celles qui n'ont pas beaucoup d'influence, elle estime les données de pays, de régions et de données démographiques similaires où les données manquent et semble s'efforcer de nous donner une image aussi complète que les données disponibles et les estimations scientifiques le permettent.
La première chose à remarquer à propos du tracker de The Economist est que les décès en excès pendant la période pandémique sont bien plus élevés que les décès officiels.
Le nombre officiel de morts est actuellement cité à 6,5 millions – les algorithmes de The Economist triplent environ ce chiffre, suggérant un nombre de morts plus probable et réel compris entre 16 et 27,2 millions .
Il semble probable que si ces estimations sont plus réalistes, beaucoup d'entre elles ne seront pas directement attribuables à un virus.
Les décès cumulés estimés dans le monde offrent une image pessimiste, de nombreuses régions du monde des États- Unis , la plupart de l'Amérique du Sud, la Russie, l'Europe de l'Est, l'Italie, la Grèce, l'Inde et l'Afrique du Sud connaissant tous beaucoup plus de décès que ce à quoi on aurait pu s'attendre dans l'absence de pandémie et les mesures déployées ostensiblement pour protéger la santé publique (Fig. 6).
Figure 6. Surmortalité cumulée mondiale évaluée de mars 2020 à aujourd'hui. Crédit : L'Économiste .
Cette perspective cumulative, bien sûr, ne nous montre pas ce qui se passe maintenant.
Ici (voir le rectangle mettant en évidence «l'été nordique 2022» sur la figure 7), nous pouvons voir le schéma de surmortalité discuté précédemment, dans la fourchette de surmortalité de 0 à 25%, pour de nombreux pays (pas tous), qu'ils soient du nord ou du sud hémisphère, en particulier ceux dont les ensembles de données sont plus complets (Fig. 7).
Figure 7. Outil de suivi de la surmortalité montrant des pays sélectionnés et un schéma presque entièrement cohérent de surmortalité (mis en évidence par des rectangles rouges ; notre ajout) affiché en orange clair ou foncé. Crédit : The Economist Suivi de la surmortalité COVID-19 .
Lorsque l'on compare les surmortalités de l'été nordique de 2022 avec celles de 2021 et 2020, nous voyons les schémas les plus attendus qui ont été largement associés à des vagues discrètes et quelque peu saisonnières d'infection par le SRAS-CoV-2 frappant les pays à des moments différents.
L'hémisphère sud semble être davantage affecté pendant son propre hiver, qui correspond à l'été de l'hémisphère nord.
Cette tendance semble s'être dissipée à l'été 2022, mais plutôt que de revenir aux mortalités pré-pandémiques de référence conformément à la récente perte de virulence du SRAS-CoV-2, une surmortalité significative est toujours constatée, quel que soit l'hémisphère.
Qu'est-ce qui tue des gens ?
"Ils" - y compris l'establishment scientifique et médical traditionnel, les gouvernements et une grande partie des médias - sont en grande partie muets lorsqu'ils essaient de démêler ce qui se passe.
Lorsqu'ils reconnaissent le paradoxe des surmortalités maintenant que la pandémie est considérée par la plupart comme largement terminée ou dans une accalmie temporaire avant un autre assaut cet automne dans l'hémisphère nord, la seule chose que vous trouvez cohérente est l'absence de toute mention du rôle possible de ces infernaux « vaccins génétiques ».
Cela ne devrait pas être une surprise étant donné l'extraordinaire suppression d'informations sur le discours scientifique autour de ces produits de modification génétique, comme l' ont rapporté Ety Elisha, Josh Guetzkow et leurs collègues dans la revue à comité de lecture HEC Forum qui a été informé par la libération forcée Des données de Pfizer qui révèlent à quel point les régulateurs savaient sur le manque d'efficacité et les dommages importants lorsqu'ils ont délivré une autorisation d'urgence en 2020.
Parmi ceux qui reconnaissent les surmortalités, le professeur Devi Sridhar, titulaire de la chaire de santé publique mondiale à l'Université d'Édimbourg, est typique dans son incapacité à considérer les «vaccins» comme un déterminant possible de l'augmentation actuelle des décès.
Dans un récent article du journal The Guardian , financé par Gates , le COVID-19 était toujours sous les feux de la rampe en tant que déterminant clé, malgré le peu de preuves à l'appui.
Selon les propres mots du professeur Sridhar :
« Il s'agit probablement d'un mélange de facteurs : le COVID nous rend plus malades et plus vulnérables à d'autres maladies (la recherche suggère qu'il peut contribuer à retarder les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et la démence) ; une population vieillissante; un été extrêmement chaud; et un service de santé surchargé, ce qui signifie que des gens meurent faute de soins médicaux en temps opportun.
Quelle est la véritable combinaison de facteurs contributifs ?
Franchement? Nous ne savons pas ! Mais nous pourrions ajouter quelques points supplémentaires à la liste du professeur Sridhar qui pourraient valoir la peine d'être examinés, si des chercheurs sont intéressés (mais qui les financera ?) :
Suicide.
Solitude.
Dépression et anxiété.
Manque de but ou de sens dans la vie.
Régimes alimentaires inappropriés.
Mode de vie inapproprié.
Rupture des relations sociales.
Manque d'accès en temps opportun à des services de santé efficaces.
Absence de diagnostic précoce d'affections ou de maladies graves mettant la vie en danger.
Les méfaits à court, moyen et long terme des « vaccins génétiques ».
Augmentation des maladies auto-immunes déclenchées par les « vaccins génétiques ».
Augmentation de la prévalence des maladies infectieuses due à une immunité compromise due à l'isolement social et aux «vaccins génétiques».
Amélioration des maladies chroniques par un système immunitaire dérégulé et une inflammation systémique persistante, déclenchée par une exposition répétée aux «vaccins génétiques» COVID-19.
Traitement sous-optimal de la maladie COVID-19 (par exemple remdesivir).
Utilisation inappropriée des ventilateurs mécaniques.
Placement injustifié d'avis DNR ("ne pas réanimer") sur les résidents des foyers de soins.
Utilisation injustifiée de sédatifs puissants (par exemple le midazolam) connus pour contribuer aux décès dans les maisons de retraite.
Même ceci est une liste partielle, complémentaire à celle du professeur Sridhar.
Cependant, à la lumière de ce que nous savons maintenant des méfaits du «vaccin génétique» COVID-19, leur omission en tant que contributeurs potentiels à la surmortalité clairement évidente dans de nombreux pays est une grave – et probablement délibérée – surveillance scientifique.
Un oubli qui tue et blesse probablement des gens, inutilement.
La société a normalement des moyens de faire face aux oublis délibérés de cette nature, par le biais des tribunaux et du système pénal.
C'est peut-être encore à venir ?
S'il y a un sentiment que j'ai à propos de toute rétribution, c'est que dans les années à venir, cette omission et cette violation des droits de l'homme et de la vie humaine seront perçues pour ce qu'elles sont par la majorité, et pas seulement par une minorité croissante.
Macron et son gouvernement se sont payés un plan social à pas cher en suspendant le personnel soignant et les personnels de la sécurité civile (pompiers). Leur refus a été sanctionné pour la plupart par une baisse nette de revenus, car ils ne pouvaient exercer leur profession nulle part, voire un arrêt de revenu.
Ce qui dans un état de droit est absolument scandaleux.
Je tiens à souligner que l'acquiescement à ce type de comportement patronal (puisque l'Etat es patron dans ce cas de figure) ç'était la porte ouverte à la liquéfaction de la structure hospitalière ainsi que celle de la sécurité civile.
On dirait que Macron est là pour liquider les services publics Français afin de les revendre à bas prix à l'étranger quand la situation le permettra
Il faut faire bloc ç'est tout ! Après il sera trop tard pour venir pleurer ! Aussi faut il avoir des c.... au cul !
En 1997 Biden déclarait déjà que la seule chose qui pourrait provoquer une réponse russe "vigoureuse et hostile" serait que l'OTAN s'étende jusqu'aux Etats baltes.
En ne respectant pas les accords de Minsk, la réaction de Poutine était prévisible et prévue depuis longtemps...
Même si ce texte tout à fait important a été publié dans un site russe et traduit par Marianne, son auteur dont nous avons déjà publié un texte hier est une intellectuelle australienne qui ...
Charles Gave en 2016 sur BFM Business, l'irremboursabilité de la dette Italienne, qui visiblement agaçe sur le plateau télé, évidemment tout va toujours bien, il faut cacher les problèmes sous le tapis. En 2016, en 2022 la situation est nettement plus détériorée.
Tour sur l'économie Américaine en lien, car trop d'articles, cliquez sur le lettrage en Orange sur chaque article zerohedge
Les Taux de la dette US ne cessent de monter, impossible de trouver des devises de secours, le marché de l'immobilier s'effondre depuis 7 mois consécutif.
Le Yen s'effondre, aucune transaction sur la dette obligataire du jamais vu depuis 1999.
Charles Gave – 2016:Et je vous signale que la Grèce est en train d’entrer à nouveau en récession alors que j’ai entendu dire qu’on avait réglé le problème souverain en Europe. Rien n’est réglé en Europe !
la dette des banques en Italie, c’est 22 % du PIB italien. Comment voulez-vous que ce soit remboursé ? L’industrie italienne s’est endettée, elle est incapable de rembourser compte tenu du taux de change, ce qui est un phénomène secondaire de l’euro et donc le système bancaire italien aujourd’hui, est en faillite !
Charles Gave: « On a imprimé de l’argent comme des fous ! L’inflation ce n’est pas la hausse des prix mais la baisse de la valeur de la monnaie et c’est une volonté des gouvernement car sans ça, ils ne pourront pas rembourser leurs dettes »
Nous l'annonçons depuis des années maintenant, nous sommes de plus en plus proches d'une crise économique systémique catastrophique bien plus grave que celle des Subprimes de 2007-2008. Les ...
Les marchés obligataires se sont tendus, mardi, les investisseurs s’inquiétant des risques d’une forte hausse des taux d’intérêt en Europe et aux Etats-Unis.
Le taux d’intérêt de la dette française au plus haut depuis neuf ans
Le taux des obligations françaises à dix ans a atteint 2,5 %, une première depuis septembre 2013. https://t.co/FwEGFUUdjG
COUP FATAL POUR L’ECONOMIE AMERICAINE : Inflation, récession et crise du logement…La Fed et les Banques Centrales savent très bien qu’elles sont en train de tuer l’économie ! Mais plus rien ne les arrête !!!
Je vais rajouter des documents sur la période, notamment sur la collaboration entre les puissances occidentales, que ce soit en France ou a l'étranger qui ont permis au IIIème Reich de se construire et de faire la guerre.
Il y a toujours l'Histoire officielle et celle que l'on tait, celle qui compromet, qui dérange, ainsi on retrouve dans cette politique d'avant guerre des relents de ce qui est nommé aujourd'hui Nouvel Ordre MOndial, à l'époque dans un discours de 1941 Eugène Schueller (L'Oréal) parlait de l'ancien Ordre et du Nouvel Ordre ; même syntaxe, même antienne, nous voilà donc aux sources d'une opération qui se réédite avec l'onction des puissances financières, comme ce fût le cas avant le second conflit mondial
Beaucoup de nos compatriotes ignorent les tenants et aboutissants de notre véritable Histoire de France. En cette période troublée par la guerre Russie/Ukraine qui en réalité est une guerre OTAN/Russie et contre l’Europe, il est temps de se remémorer, ou de découvrir pour certains, ce qui a été la réalité de notre Histoire.
Il y a ceux qui savent et ceux qui ignoraient ces « détails » de la véritable Histoire de notre pays. Peut-être auront-ils après cette lecture une vision différente des évènements dramatiques qui se passent pas très loin de chez nous…Mais qui quand même nous concernent tous.
Extraits de l’excellent livre C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte sélectionnés et annotés par François Asselineau.
Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?
C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87
Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963
En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944.
À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. »
Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. Naturellement, je vais me les casser aussi.
« La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. »
Alain Peyrefitte (l’air candide) : « Croyez-vous, mon Général, que les Français comprendront que vous ne soyez pas présents aux cérémonies de Normandie ?
Charles-de-Gaulle (sévèrement) : – C’est Pompidou qui vous a demandé de revenir à la charge ? (Je ne cille pas). Eh bien, non ! Ma décision est prise ! La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué d’Alger à Londres, le 4 juin, il m’a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. Et il m’a annoncé le débarquement, sans qu’aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement.
Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie).
Il m’a crié de toute la force de ses poumons : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Il me l’a déjà dit. Ce souvenir est indélébile.)
« De Gaulle, dites-vous bien que quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! » (Winston Churchill)
« Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! »
Charles-de-Gaulle : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne !
Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.
NOTE : AMGOT = « Allied military government for occupied territories », gouvernement militaire allié pour les territoires occupés
NOTE : Comme le révèlent leurs coloris et leur graphisme – très voisins de ceux du dollar – ces billets libellés en francs furent imprimés aux États-Unis, de février à mai 1944, par le Bureau of Engraving and Printing, qui est normalement chargé d’imprimer les dollars américains et les autres documents officiels du gouvernement fédéral. Étant fabriqués aux États-Unis, c’est le papier, l’encre, la matière, la présentation et le format des dollars américains qui servirent de référence.
Dès les premiers jours suivant le débarquement du 6 juin 1944, les armées américaines commencèrent à distribuer ces billets de banque pour remplacer les billets français émis durant l’Occupation.
Dès le 14 juin 1944, le Commissaire de la République François Coulet, présent en Normandie, fut confronté à cette circulation de monnaie, qui était d’ailleurs mal accueillie par la population. Il recommanda aux banques de les encaisser et de ne pas les remettre en circulation.
Dès le 27 juin 1944, le général de Gaulle – arrivé entretemps sur le sol français – tapa du poing sur la table en dénonçant cette « fausse monnaie », et en en interdisant la circulation, dès son installation au pouvoir au sein du Gouvernement provisoire de la République française. Cette interdiction alla de pair avec l’effondrement du projet de commandement militaire imposé à la France(AMGOT).
Charles-de-Gaulle : « C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-préfets, mes comités de libération !
Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là !
« Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !
« M’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non ! »
Charles-de-Gaulle : « En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre première armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance.
Charles de Gaulle commémore le débarquement de Provence le 15 août 1964 : cf. extrait d’actualités disponible sur le site de l’INA : http://www.ina.fr/video/CAF94058797
Charles-de-Gaulle : – Et je commémorerai la libération de Paris, puis celle de Strasbourg, puisque ce sont des prouesses françaises, puisque les Français de l’intérieur et de l’extérieur s’y sont unis, autour de leur drapeau, de leurs hymnes, de leur patrie ! Mais m’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non !
« Les Français sont déjà trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquille, qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance ! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve, qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres ! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes !
Allons, allons, Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! Je n’ai aucune raison de célébrer ça avec éclat. Dites-le à vos journalistes. »
Il reprend : « Ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre, les Anglais, les Canadiens, les Américains, les Polonais, Sainteny et Triboulet seront là pour les honorer dignement. »
NOTE : Sainteny et Triboulet étaient respectivement Ministre des anciens combattants et Ministre de la coopération en 1964.
13 mai 1964
Espérant que le général aura oublié sa vive réplique, ou en tout cas aura oublié que c’est à moi qu’il l’a adressée, je remets la question sur le tapis, 10 mois et demi plus tard, le 13 mai 1964.
« Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie 20 ans après, que faisaient-il alors ? Il ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s’est passée sans eux. Elle s’est passée d’eux. »
Alain Peyrefitte : « Ne craignez-vous pas, si nous ne devons pas du moins quelques explications, que votre absence du 6 juin en Normandie soit mal interprétée ?
Charles-de-Gaulle : – Mais je vous l’ai déjà dit ! Il n’a jamais été question que j’y aille ! Je ne suis pas allé pour le cinquième anniversaire ; ni pour le dixième ; ni pour le quinzième. Pourquoi voulez-vous que j’y aille pour le vingtième ? Et j’ai demandé au Premier ministre de ne pas y aller non plus. D’ailleurs, le Premier ministre anglais n’y va pas. Johnson ira pas non plus. Pourquoi irions-nous ?
(Évidemment, Wilson et Johnson n’y vont pas, parce que De Gaulle n’y va pas.)
Alain Peyrefitte : – Eisenhower et Montgomery doivent y aller.
Charles-de-Gaulle : – Ce sont des acteurs, qui se font payer cher à la télévision. »
Finalement, Eisenhower et Montgomery, après avoir annoncé leur participation, ne sont pas venus.
10 juin 1964
Après le Conseil du 10 juin 1964, le Général laisse percer encore son agacement :
« Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie 20 ans après, que faisaient-il alors ? S’étaient-ils battus pour que la France recouvre sa liberté, pour qu’elle contribue à sa délivrance ? Que faisaient-ils pendant la guerre ? Il ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s’est passée sans eux. Elle s’est passée d’eux. »
Et lui, il a dû se battre pour que le débarquement ne se passe pas complètement de la France libre. S’il a prononcé son discours de Bayeux le 16 juin 1946, ce ne fut pas pour commémorer le débarquement du 6 juin, mais son débarquement sur les talons des Américains, le 16 juin 1944 à Bayeux.
Il recule son fauteuil, cale son dos. Il a envie de parler.
« Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? »
Charles-de-Gaulle : « Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? Ce qu’ils voulaient, c’était glisser vers le nord le long de la mer, pour détruire les bases des V1 et des V2, prendre Anvers et, de là, donner l’assaut à l’Allemagne. Paris et la France ne les intéressaient pas. Leur stratégie, c’était d’atteindre la Ruhr, qui était l’arsenal, et de ne pas perdre un jour en chemin.
Churchill avait demandé à Eisenhower d’essayer de libérer Paris pour Noël. Il lui avait dit : « Personne ne pourra vous en demander davantage. »
Eh bien si, nous étions décidés à demander davantage ! Le peuple de Paris s’est soulevé spontanément et il aurait été probablement écrasé sous les décombres, comme le peuple de Varsovie, s’il n’avait pas été soutenu. Mais il y avait des hommes qui, trois ans plus tôt, à Koufra, s’étaient juré de libérer Paris, puis Strasbourg. Ce sont eux qui ont libéré Paris avec son peuple.
NOTE : Leclerc et sa colonne, qui venaient du Tchad pour rejoindre la Tunisie en guerroyant, avaient fait, dans l’oasis de Koufra, le serment de ne pas déposer les armes avant d’avoir libéré Paris et Strasbourg.
« Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. »
Charles-de-Gaulle : « Mais nous n’avions pas l’accord des Américains. Quand j’ai vu que l’insurrection parisienne allait être écrasée par une division allemande intacte qui arrivait de Boulogne-sur-Mer, j’ai donné l’ordre à Leclerc de foncer. C’est ainsi que nous avons évité à Paris le sort de Varsovie. Nous avons obligé les Anglo-Saxons à changer de stratégie. Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. Ce qu’ils voulaient, c’était en finir avec Hitler, en essuyant le moins de pertes possibles. Ce qu’ils voulaient épargner, c’était le sang des boys, ce n’était pas le sang, les souffrances et l’honneur des Français.
« Effectivement, si les Anglo-Saxons avaient pu mener leur stratégie jusqu’au bout, ils auraient peut-être réussi à frapper l’Allemagne au cœur plus vite. De toute façon, Hitler aurait fini par être battu, et la France aurait fini par être libérée. Mais si les Français étaient restés passifs, et si nous n’avions pas eu de part à la défaite d’Hitler, c’est au bout du compte lui qui aurait vaincu la France. »
Ce que Roosevelt et les américains voulaient vraiment faire de la France en 1944
« Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! »
(Franklin Roosevelt, Président des États-Unis, le 23 novembre 1942, devant les émissaires de Charles de Gaulle à la Maison Blanche)
NOTE : Pour comprendre quels étaient les objectifs de Franklin Roosevelt, et des cercles dirigeants américains, quant à l’avenir de la France après le débarquement, il est utile de relire un passage essentiel des Mémoires de Guerre.
Nous sommes en novembre 1942. Les Anglo-Américains viennent de réaliser le débarquement en Afrique du nord française (Opération Torch), d’ailleurs sans en avoir prévenu le chef de la France Libre. […]
En revanche, une décision fait scandale, aussi bien au sein des Français Libres réfugiés à Londres que parmi l’opinion publique britannique : le général américain Eisenhower, bien entendu avec le plein accord du président Roosevelt, a décidé de maintenir l’Amiral Darlan, l’un des dauphins de Pétain, au pouvoir à Alger. En somme, Darlan a retourné sa veste et les Américains l’en récompensent en le maintenant dans ses fonctions à la tête de l’Afrique du nord française !
Sitôt la nouvelle connue, Charles de Gaulle décide d’envoyer deux émissaires à Washington pour protester avec la dernière énergie auprès du président Rososevelt. Lequel les reçoit et leur livre une vision de la France d’après-guerre proprement scandaleuse. C’est ce célèbre passage des Mémoires de Guerre :
Il n’en faut pas davantage pour que le Président Roosevelt surmonte, à l’égard de Darlan, les scrupules démocratiques et juridiques que, depuis plus de deux années, il opposait au général de Gaulle. Par son ordre, Clark reconnaît le haut-commissaire et entame avec lui des négociations qui aboutissent, le 22 novembre, à un accord en vertu duquel Darlan gouverne et commande, pourvu qu’il donne satisfaction à ses vainqueurs anglo-saxons.
Sans doute, le Président fait-il publier une déclaration affirmant que les arrangements politiques conclus entre Eisenhower et Darlan ne sont « qu’un expédient temporaire. » Mais recevant, le 23, André Philip et Tixier et s’irritant de leurs protestations, il leur crie : « Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! »
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, Tome 2, l’Unité, 1942-1944, chapitre « Tragédie » Page 48 (édition Plon)
On voit donc bien la collusion qu’il y avait entre les autorités américaines et les autorités du régime de Vichy. Le président Roosevelt et les cercles dirigeants américains voulaient disposer, au sortir de la guerre, d’une France domestiquée. C’était finalement un conflit d’impérialisme entre les Américains et les Allemands, rien d’autre.
Et Roosevelt souhaitait promouvoir les pétainistes contre de Gaulle parce qu’il savait parfaitement qu’ils seraient infiniment plus dociles, pour obéir à Washington comme ils obéissaient à Berlin, plutôt que le Fondateur de la France Libre, dont l’intransigeance sur l’indépendance de la France était déjà légendaire.
Cette vision stratégique de ce que devait devenir la France d’après-guerre selon Washington a été confirmée et précisée par Charles de Gaulle, vingt ans après les événements. Toujours à Alain Peyrefitte, dans un autre passage capital de l’ouvrage C’était de Gaulle. Passage que voici :
C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), page 52
Palais de l’Élysée, 17 juin 1964
« Roosevelt était un type qui voulait dominer l’univers et, bien entendu, décider du sort de la France. Alors, de Gaulle, ça l’embêtait ; il ne le trouvait pas assez souple. »
Charles-de-Gaulle : « Roosevelt était un type qui voulait dominer l’univers et, bien entendu, décider du sort de la France. Alors, de Gaulle, ça l’embêtait ; il ne le trouvait pas assez souple. Il pensait que le jour où les Américains auraient débarqué en France, si le Maréchal était encore là, il n’aurait rien à leur refuser ; ce qui était bien vrai.
Ensuite, Vichy étant devenu vraiment impossible, il a laissé tomber Vichy. Il a essayé de se rattraper sur Giraud.
Puis, voyant que ça ne donnait rien, il a essayé de se rabattre sur Herriot. Il a même tenté de fabriquer un gouvernement à Paris au moment où j’allais y entrer, avec Laval, Herriot. Tout ça été manigancé avec Otto Abetz [Représentant de Hitler à Paris sous l’Occupation] et avec Allen Dulles, qui était à Genève pour le compte de la CIA. »
Alain Peyrefitte : – Allen Dulles
Charles de Gaulle : – Oui, c’est ça. D’abord moi, en arrivant à Paris, j’aurais foutu ce gouvernement au [trou][…]. Vous pensez, à l’époque, Herriot, Laval et Abetz ça ne pesait pas lourd. Mais Roosevelt se figurait qu’Herriot assurerait la continuité avec la IIIe et Laval avec Vichy, et que tout ça allait apparaître comme la République.
Seulement, Hitler, ça l’a exaspéré quand il a su ça. Il a dit : « De quoi, de quoi ? Laval, Herriot, et tout ceux-là ? » Alors, il a fait savoir à Laval de s’en aller à Sigmaringen, il l’a fait dire aussi au Maréchal, il a désavoué Abetz, il a fait remettre Herriot dans sa prison. Il a tout nettoyé.
Le gouvernement que Roosevelt (ci-dessus) voulait imposer aux Français en 1944 : Pierre Laval et Édouard Herriot (ci-dessous) !
L’opération avait été préparée en concertation avec le chef de la CIA Allen Dulles et l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz…
NOTE : Le Président Roosevelt refusa toujours de reconnaître la légitimité de la France Libre, préférant maintenir une ambassade auprès de Pétain et du régime de Vichy jusqu’en novembre 1942, puis usant des manœuvres les plus tortueuses pour tenter d’écarter Charles de Gaulle du pouvoir et installer, à sa place, des dirigeants plus malléables.
Ainsi, en août 1944, soit plus de deux mois après le débarquement de Normandie, le Président Roosevelt espérait encore installer au pouvoir à Paris Édouard Herriot – homme politique radical de la IIIe République – et Pierre Laval – la figure la plus honnie de la Collaboration, avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté par alliance. Ce projet scandaleux, minutieusement décrit par de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, avait été ourdi par une étroite concertation entre le chef de la CIA Allen Dulles, l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz et le dauphin de Pétain.
Allen Dulles (1893 – 1969) fut le premier directeur civil de la Central Intelligence Agency (CIA), du 26 février 1953 au 29 novembre 1961, et l’un des sept membres de la commission Warren chargée d’enquêter sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.
Il était également le frère cadet de John Foster Dulles, Secrétaire d’État des États-Unis du gouvernement Dwight Eisenhower, de 1953 à 1959, et actionnaire principal de la United Fruit Company, société bananière influente dans les républiques bananières d’Amérique latine.
Allen Dulles est un personnage des plus controversés : sa carrière au sein de l’État américain ne cessant d’être émaillée de conflits d’intérêts personnels et familiaux plus ou moins importants, dus à sa participation à la vie de grands groupes industriels internationaux ainsi qu’à la carrière de son frère John Foster Dulles qui travailla lui aussi pour ces grands groupes.
Otto Abetz (1903 – 1958), francophone et francophile, représenta l’Allemagne en France en 1938 et en 1939, d’où il fut expulsé le 30 juin 1939 comme présumé espion. Le 8 juillet 1940, à la suite de l’armistice entre la France et l’Allemagne, il fut de nouveau envoyé en France. Nommé ambassadeur de l’Allemagne le 3 août 1940, il conserva ce poste jusqu’en 1944 et travailla à mettre en place une politique de collaboration. En juillet 1949, le tribunal militaire de Paris le condamna à 20 ans de travaux forcés pour crimes de guerre, en particulier pour son rôle dans l’organisation de la déportation des juifs de France vers les camps de la mort. Il fut libéré en avril 1954.
Charles de Gaulle : « Bohlen [L’ambassadeur des États-Unis en France] se comporte envers moi comme Roosevelt il y a vingt ans. Il reçoit en permanence des députés, des sénateurs, des journalistes, et il les monte contre nous. Je n’en ignore rien. Ils font tous ça, les Américains.
NOTE : Charles E. Bohlen (1904 – 1974) fut ambassadeur des États-Unis en France de 1962 à 1968. Très hostile à de Gaulle, Charles E. Bohlen avait des liens de parenté proches avec Alfried Krupp von Bohlen und Halbach, héritier des aciéries Krupp, l’un des principaux fabricants d’armes de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, criminel nazi reconnu coupable de pillage et de crime contre l’humanité le 31 juillet 1948, et condamné à douze ans d’emprisonnement et à la confiscation de ses biens.
Charles de Gaulle : « Roosevelt, c’était pareil, il ne traitait qu’avec des gens qui étaient mes ennemis. Il avait autour de lui, à Washington, des types comme Chautemps.
Alain Peyrefitte : – Et Saint John Perse.
Charles-de-Gaulle : – Oui, Léger qui avait été limogé par Paul Reynaud. Et d’autres du même tonneau, avec qui Roosevelt prenait le thé. Ils le montaient contre moi, en remâchant leurs échecs. Seulement, ça continue. Alors, Bohlen ne voit que nos adversaires, les Mitterrand et les Maurice Faure.
NOTE : Camille Chautemps, ministre d’État du Front populaire, successeur de Léon Blum de juin 1937 à mars 1938 à la tête du gouvernement, fut vice-président du Conseil des gouvernements Édouard Daladier, puis du gouvernement Paul Reynaud. Ardent partisan de l’Armistice et très hostile à de Gaulle, il fit partie du gouvernement de Philippe Pétain jusqu’au 12 juillet 1940. En novembre 1940, chargé d’une mission officieuse, il partit pour Washington, et choisit d’y demeurer jusqu’en 1944.
NOTE : Alexis Léger, secrétaire général du Quai d’Orsay 1933 à 1940, artisan de la rencontre de Munich (et grand poète sous le pseudonyme de Saint-John-Perse) avait été mis en disponibilité par Paul Reynaud, Président du Conseil, le 20 mai 1940. Il s’était ensuite réfugié aux États-Unis.
Charles de Gaulle : « Churchill, lui non plus, n’admettait pas qu’on ne plie pas. Au lieu de trouver des gens de caractère qui lui auraient tenu tête, il s’entourait de gens qui étaient couchés par terre.
« Je me rappelle un soir, quand j’ai rencontré Roosevelt pour la première fois, au Maroc. Roosevelt voulait m’obliger à me soumettre à Giraud. J’ai envoyé Roosevelt faire foutre, poliment mais fermement. Alors, Churchill m’a fait une scène invraisemblable. Je l’ai mal pris, et je lui ai dit : « Qu’est-ce que ça veut dire : On ne vous comprend pas ? Vous n’êtes pas digne de votre charge ! » Je l’ai très mal traité.
Alors, le dernier jour, on s’est réuni autour de Roosevelt pour se dire adieu. Churchill, devant tout le monde, a commencé à me refaire une scène en me disant : « Vous n’avez pas suivi le Président. » Il piquait une lèche éhontée à Roosevelt, et c’est Roosevelt qui, à la fin, a trouvé que ça suffisait et lui a imposé silence. Il a dit : « Maintenant, il faut que ces deux généraux se serrent la main devant les photographes. »
« La politique de Roosevelt, c’était exactement celle qu’ont aujourd’hui les Américains dans le Sud-Est asiatique. Ils ne peuvent pas en imaginer d’autre. Des marionnettes, c’est ça qu’ils veulent en face d’eux. »
La marionnette nommée Général Giraud, promue par Roosevelt pour tenter de contrer Charles de Gaulle.
NOTE : Cette célèbre et hypocrite poignée de mains entre de Gaulle et le général Giraud, pétainiste passé au service des Américains, fut exigée par Roosevelt lors de l’entrevue des quatre hommes au Maroc en 1942. On distingue Roosevelt (à gauche) et Churchill (à droite) assis à l’arrière-plan, en train de contempler avec satisfaction cette scène de théâtre organisée devant les appareils photos des journalistes de la presse anglo-saxonne.
Le président américain voulait absolument promouvoir Giraud, pour empêcher Charles de Gaulle d’accéder au pouvoir. Car le patron de la Maison Blanche avait parfaitement compris que de Gaulle était le seul homme d’État français, le seul capable de faire échec au projet des États-Unis de vassaliser la France après la fin de la guerre.
En souvenir du Débarquement du 6 juin, il me paraît utile de publier à nouveau le premier chapitre de mon livre – « Le krach de l’euro » – publié aux éditions du Rocher en octobre 2001.
LA FUREUR ET L’ORDRE
Bayeux, le 14 juin 1944. Presque intacte, la ville a été conquise sept jours plus tôt par les troupes alliées. Mais le territoire français libéré ne constitue qu’une modeste tête de pont lorsque, en cette matinée ensoleillée, le général de Gaulle débarque sur le rivage français.
Accueilli par le général Montgomery, qui commande l’ensemble des troupes débarquées, le chef du Gouvernement provisoire de la République française écoute le compte-rendu de la bataille. A l’ouest, les Américains sont à l’offensive en direction de Cherbourg ; à l’est, les Britanniques avancent difficilement vers Caen. Le Général est satisfait de ce que lui dit le vainqueur d’El-Alamein : « lui ayant exprimé ma confiance, je le laisse à ses affaires et m’en vais aux miennes, à Bayeux »[1]. Après le coup d’œil du stratège, c’est le chef d’un gouvernement civil qui vient de parler. Puisque les opérations « vont leur train comme prévu », les affaires politiques doivent être les premières, dans l’ordre des tâches à accomplir.
Pourtant, à cette heure, les soucis de la politique paraissent déplacés. On imagine des intrigues et des conciliabules, alors que la Normandie est en flammes. Ce même matin, les bombes de l’aviation alliée ont fait quarante victimes civiles à Mézidon, et deux cents à Vimoutiers pilonnée sans relâche pendant vingt minutes…
Sur toutes les lignes de front, les combats font rage. Lieutenant d’infanterie en 1914, blessé en août à Dinant, le Général, lorsqu’il va à ses affaires, n’ignore pas l’extrême violence de l’affrontement qu’il a lui-même ordonné dans son discours radiodiffusé le jour du Débarquement.
Ordonner, cela signifie le commandement et la mise en ordre. « Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C’est ainsi que nous avons, depuis quinze cents ans, gagné chacune de nos victoires. C’est ainsi que nous gagnerons celle-là »[2]. Pas de problèmes quant à la discipline : fils et filles des soldats de Bouvines, de Valmy, du Chemin-des-Dames, les combattants de la France libre se battent depuis quatre ans en bon ordre et la furia francese est à la mesure de la fougue générale. Le 8 juin, un commando du 1er Bataillon de fusiliers marins (les célèbres Bérets verts du lieutenant de vaisseau Kieffer) s’empare de Bréville après des combats au corps à corps dans le village en flammes[3]. Le 12 juin, les Canadiens du Regina Rifles en marche vers Caen prennent et défendent avec acharnement Bretteville l’Orgueilleuse contre les Waffen SS qui, comme d’habitude, agissent en criminels : le même jour, à Norrey-en-Bessin, ils exécutent 48 soldats du Queen’s Own Rifles faits prisonniers. Le 13 juin, à la suite d’une avancée hasardeuse d’éléments de la 7ème Division Blindée, les Tigre du 101ème bataillon SS de chars lourds détruisent 25 chars et 28 blindés britanniques à Villers-Bocage – les rescapés étant contraints à opérer une rapide retraite couverte par la Royal Air Force[4].
Bayeux n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres de ces combats furieux. Ce n’est pas dans une ville de l’arrière que le Général pénètre, sous les acclamations. On imagine que l’homme du 18 Juin vient haranguer la foule. Il le fait, place du Château. Puis il visite dans la soirée Isigny et le bourg de Grandcamp, ravagés par la bataille. Charles de Gaulle est assurément un tribun, et un homme attentif aux victimes de la guerre. Mais c’est avant tout le chef du gouvernement provisoire qui a débarqué sur une plage normande pour exercer, au nom de l’autorité légitime qui siège à Alger, la souveraineté française.
La politique, ce n’est pas seulement le discours et la compassion. Et ce n’est certainement pas une mise en scène héroïque qu’il aurait été facile de monter en disposant sur un bout de plage trois douzaines de guerriers farouches. Au contraire : le chef du gouvernement provisoire de la République débarque de La Combattante, navire de guerre battant pavillon français, accompagné d’administrateurs civils. En principe, il aurait du être accueilli, à Bayeux, par une autorité administrative française. Mais le commissaire de la République pour la Normandie, Bourdeau de Fontenay, n’a pu s’échapper de Rouen. « En attendant qu’il puisse apparaître, écrit le Général, je tiens à marquer sans délai, qu’en tout point d’où l’ennemi à fui, l’autorité relève de mon gouvernement ».
Tel est bien l’enjeu du voyage de Bayeux : un « transfert de souveraineté » [5]. Cela suppose la présence symbolique du général de Gaulle, mais aussi, immédiatement, la mise en ordre du territoire libéré. Or, depuis le 7 juin, la ville est administrée par une équipe interalliée : un Canadien, deux Britanniques, deux Américains qui ont pris quelques mesures d’ordre public mais conservé les fonctionnaires municipaux et préfectoraux nommés par Vichy. Cet état de fait n’est pas tolérable. Lorsqu’il s’est adressé à « la nation qui se bat » dans son discours du 6 juin, le Général a indiqué trois conditions pour le bon ordre de la bataille. Deux d’entre elles concernent l’action de la Résistance intérieure, mais « la première est que les consignes données par le Gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés soient exactement suivies ».
Le programme politique du général de Gaulle est simple : la libération de la patrie par les armes implique le renversement des pouvoirs établis en vue du rétablissement immédiat de l’autorité légitime. Ces mots impressionnants trouvent leur traduction concrète et visible lors de la mise en place d’une administration légale. Dès son arrivée sur le sol français, le Général a envoyé à Bayeux, « séance tenante », François Coulet. Celui-ci vient d’être nommé Commissaire de la République pour le territoire normand libéré par un décret publié à Alger le 13 juin. Le nouveau commissaire est accompagné par le colonel de Chevigné, lui aussi venu de Londres et chargé, « à l’instant même », des subdivisions militaires. C’est signifier à l’administration militaire alliée qu’elle n’a pas lieu d’être.
Son existence est d’autant moins justifiée que les premiers représentants de la France Combattante sont à l’œuvre dès le premier jour. Maurice Schumann a débarqué le 6 juin. A Bayeux, deux jours plus tard, il rencontre Raymond Triboulet, secrétaire du Comité Départemental de Libération, avec lequel il organise un groupe franc. C’est assez pour que le Général de Gaulle puisse venir. Mais les alliés ne font rien pour faciliter le voyage et Churchill a tenté de s’y opposer jusqu’au dernier moment. Ces manœuvres dilatoires ont échoué : les Américains et les Anglais ne pourront pas empêcher le rétablissement de la souveraineté française, dès lors que le chef du gouvernement provisoire, qui n’est d’ailleurs pas formellement reconnu, sera en mesure de prendre les décisions qui s’imposent : la révocation du sous-préfet vichyste, remplacé par Raymond Triboulet, et la dissolution du conseil municipal.
Toutes les difficultés ne sont pas aplanies lorsque le général de Gaulle retourne, dans la soirée, à bord de La Combattante. Pendant quinze jours, François Coulet et Raymond Triboulet vont se heurter aux Anglais et aux Américains qui voudraient bien, comme ils l’ont fait à Bayeux dans les premiers jours, traiter la France comme un territoire occupé et militairement administré. Et c’est sur la monnaie que va porter, pour l’essentiel, l’affrontement entre les représentants du gouvernement d’Alger et les militaires anglo-américains.
Par rapport à l’enjeu capital que représente la dure bataille de Normandie, la question de la circulation de billets de banque semble dérisoire. On découvre à quel point elle est décisive en relisant quelques pages trop méconnues de l’histoire de la France libre, à commencer par celles qui s’écrivent la nuit du Débarquement.
Sans négliger la valeur documentaire du Jour le plus long[6], ni l’exactitude de sa mise en images, cet émouvant récit militaire ne peut à lui seul résumer le mouvement de l’histoire. Le magnifique courage de l’ensemble des troupes parachutées ou débarquées sous la conduite du général Eisenhower donne à penser que les chefs d’Etat et de gouvernement alliés sont, dans les jours qui précèdent l’opération, à l’image des soldats qui se préparent à la bataille : tendus par l’anxiété, unis dans l’espérance.
Ce n’est pas faux. Mais le « souffle d’estime et d’amitié » ne passe plus sur les acteurs de l’Histoire dès qu’ils en viennent, dans la soirée du 4 juin, aux affaires politiques. A Porsmouth, où Winston Churchill et Charles de Gaulle se rencontrent, puis au quartier général d’Eisenhower, les violentes altercations et les cris de colère signifient que le conflit politique entre les Etats-Unis, l’Angleterre et la France atteint un de ses points culminants.
La cause immédiate de l’affrontement, dans la nuit du Débarquement, c’est encore le chef de la France libre. Charles de Gaulle est d’autant plus intraitable que ses infériorités politiques, financières et militaires lui interdisent de passer le moindre compromis. Mais cette posture agressive n’est qu’une réponse aux pressions britanniques et aux manœuvres américaines dont la France Combattante est victime.
Pressions britanniques. A Porsmouth, elles sont franches et massives. D’entrée de jeu, Winston Churchill propose un « arrangement » que le Général de Gaulle irait soumettre au président Roosevelt. La réponse est superbe : « Pourquoi voulez-vous croire que j’aie à poser devant Roosevelt ma candidature pour le pouvoir en France ? Le Gouvernement français existe. Je n’ai rien à demander dans ce domaine aux Etats-Unis d’Amérique, non plus qu’à la Grande-Bretagne ». Le chef du gouvernement rappelle alors que la question des rapports entre l’administration française et le commandement militaire, posée neuf mois plus tôt, est restée sans réponse. Or les Anglais et les Américains ont pris leurs propres dispositions, sans même prévenir Alger. De Gaulle poursuit : « Je viens d’apprendre, par exemple, qu’en dépit de nos avertissements, les troupes et les services qui s’apprêtent à débarquer sont munis d’une monnaie soi-disant française, fabriquée par l’étranger, que le Gouvernement de la République ne reconnaît absolument pas et qui, d’après les ordres du commandement interallié, aura cours forcé en territoire français. Je m’attends à ce que, demain, le général Eisenhower, sur instruction du Président des Etats-Unis et d’accord avec vous-même, proclame qu’il prend la France sous son autorité. Comment voulez-vous que nous traitions sur ces bases ? »
Le général de Gaulle donne-là une magistrale leçon de droit public au Premier ministre de Sa Majesté :
– La France libérée et se libérant elle-même, par ses combattants de l’Empire et de la résistance intérieure, s’est donnée un gouvernement légitime, qui se déclare « provisoire » tant que le peuple français ne s’est pas librement prononcé, mais qui n’a pas besoin de la reconnaissance formelle de puissances étrangères pour agir en toute légalité.
– Sa souveraineté s’exerce de plein droit sur tous les territoires libérés, ceux de l’Empire français et, à partir du 6 juin, ceux de la France métropolitaine.
– Ce gouvernement légitime « dispose de l’administration et de la force armée » pour prendre les termes qui figureront dans la Constitution de la 5ème République.
– Le premier acte de souveraineté de ce gouvernement consiste à mettre en circulation la monnaie émise par ses propres services, sous le contrôle de son administration.
Winston Churchill, qui se sait en tort, ne peut rien répondre sur la politique monétaire. Aussi déplace-t-il l’enjeu de la souveraineté vers les rapports de puissances dans une réplique demeurée célèbre : « (…) chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. Chaque fois qu’il me faudra choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt ». La réplique porte loin. Elle éclaire la logique historique et politique dans laquelle s’inscrit, tout au long de la guerre, l’affrontement entre la France libre et les anglo-américains.
Dans cette histoire complexe et tumultueuse[7], la question monétaire revient régulièrement au premier plan. Elle est posée dès juillet 1943 par Maurice Couve de Murville, commissaire aux finances de ce qui est encore le Comité français de Libération nationale (CFLN), qui se préoccupe des moyens de paiement à fournir aux troupes débarquées en métropole. Cette question est inscrite dans le projet d’accord présenté le 7 septembre 1943 par le CFLN aux Anglais et aux Américains : il est notamment prévu que les dépenses des forces alliées en territoire français libéré seront exclusivement payées en billets de banque libellés en francs, émis par le CFLN et fourni par ses soins aux alliés. Mais ceux-ci restent évasifs sur les modalités parce que le président Roosevelt refuse de reconnaître le Comité d’Alger comme « Autorité française compétente » sur les territoires libérés.
Il y a là un net déni de légitimité, qui s’inscrit dans la stratégie politique de Roosevelt : tandis qu’on fait patienter les Français, s’organise aux Etats-Unis un Allied military government in occupiedterritories (AMGOT) chargé d’administrer la France libérée de la même manière que l’Italie : comme un pays vaincu, placé sous l’administration directe des armées victorieuses. C’est bien entendu inacceptable pour le général de Gaulle, qui considère l’AMGOT avec mépris[8] et qui se montre fort mécontent de l’attitude pro-américaine de Jean Monnet qui était alors membre du CFLN, chargé des négociations économiques et financières avec les Etats-Unis. Or le président américain ajoute aux fins de non-recevoir des offenses et des provocations continuelles.
Deux initiatives américaines, particulièrement mal reçues par les Français, auront de graves répercussions en juin 1944.
La première initiative concerne la monnaie. A l’automne de 1943, Jean Monnet et Pierre Mendès-France (nouveau commissaire aux Finances) font admettre aux Américains qu’ils paieront en francs après le débarquement. Encore faut-il fabriquer les billets, et les Américains proposent leur propre projet : sur le papier, un dessin des drapeaux anglais, américains et français avec la mention « Commandement militaire interallié ». Refus des représentants français, qui dénient aux Américains le droit régalien de battre monnaie, et qui veulent voir la mention : « Emis par le CFLN » imprimée en toutes lettres. Refus du président Roosevelt : reconnaître le droit d’émission monétaire au Comité d’Alger, c’est admettre qu’il sera le légitime gouvernement de la France. D’où la décision américaine : les billets de banque seront fabriqués par les Américains, l’autorité émettrice ne sera pas indiquée, mais un rectangle blanc permettra d’inscrire les mots « République française – Trésorerie centrale » après reconnaissance du CFLN par les Alliés.
Le piège est grossier, puisque les Américains n’ont pas l’intention de reconnaître le Comité d’Alger. Jean Monnet y tombe en acceptant la typographie énigmatique de cette « monnaie additionnelle », ce qui permettra à Roosevelt de prétendre que les billets américains ont été acceptés par les Français. Mensonge ! Le général de Gaulle proteste qu’il s’agit là d’une « fausse monnaie » puisque aucune autorité souveraine ne la garantit.
La deuxième initiative prise par Roosevelt en avril 1944 consiste à désigner le général Eisenhower (il n’y tient pas du tout !) comme le futur détenteur de l’autorité civile en France, en lui laissant la liberté de choisir ses collaborateurs parmi les Français. Cette décision est tellement arbitraire et insultante que les Anglais s’y opposent. Ce qui n’empêche pas le président américain de persévérer dans son hostilité au Comité d’Alger, qui est proclamé Gouvernement provisoire de la République française le 26 mai 1944[9]. Les provocations américaines sont tellement blessantes qu’elles aboutissent à une sorte de rupture des relations diplomatiques entre le gouvernement français et les anglo-américains ; elle dure encore lorsque le Général, à l’invitation pressante de Churchill, arrive à Londres le 4 juin et rejoint aussitôt le cabinet britannique près de Porsmouth.
Le rappel de ces faits permet de mieux comprendre la violente nuit du 4 au 5 juin. On pourrait croire que l’imminence du débarquement arrange les affaires politiques. Il n’en est rien. Après leur altercation et la réplique churchilienne sur le « grand large », le Premier ministre britannique et le général de Gaulle se rendent au quartier général d’Eisenhower. Le Commandant en chef n’a pas encore choisi la date de l’opération. Consulté sur ce point, le Général lui en laisse l’entière responsabilité tout en donnant un avis favorable à l’action immédiate. Le chef du gouvernement français va partir lorsque Eisenhower lui tend un texte. Il s’agit d’une proclamation rédigée à Washington que Charles de Gaulle a résumée dans ses Mémoires : le commandant en chef s’adresse en soldat aux peuples norvégien, hollandais, belge et luxembourgeois mais c’est ensuite « sur un tout autre ton qu’il s’adresse à la nation[10] française » : le général américain l’invite à « exécuter ses ordres », décide que « dans l’administration tout le monde continuera d’exercer ses fonctions [les éléments vichyssois aussi], à moins d’instructions contraires » et annonce que « les Français choisiront eux-mêmes leurs représentants et leur gouvernement ». Pas un mot sur le gouvernement qui siège en Algérie et qui dirige les forces françaises au combat.
Le Général déclare à Eisenhower que ce texte est « inacceptable ». Très vite il en propose un autre mais on lui objecte que le « factum » est en passe d’être largué à d’innombrables exemplaires sur le territoire français. De surcroît, on attend du Général qu’il s’exprime à la BBC après le Commandant en chef, ce qui revient à entériner les conceptions politiques américaines. Le Général refuse tout net. Il traite Churchill de « gangster ». Lequel, furieux, convoque le représentant du Général à une heure du matin pour lui signifier que De Gaulle est coupable de « trahison en pleine bataille ». Puis il dicte une lettre à Eisenhower, le mandant de réexpédier le Général à Alger « enchaîné si nécessaire ».
La crise s’apaise à l’heure où les parachutistes américains descendent sur Sainte-Mère-Eglise : le Général parlera à 18 heures. Le chef du gouvernement provisoire a gagné : l’adversaire anglo-américain a cédé, il est humilié. Il y a plus admirable encore. Dès la troisième phrase du discours, les troupes qui sont au combat depuis l’aube sont intégrées dans le plan français de libération : « Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France ! »[11].
Le général de Gaulle a remporté l’épreuve de force qui l’oppose aux Anglais et aux Américains, mais ces derniers continuent de le combattre, et c’est encore une fois sur la politique monétaire qu’ils portent leurs coups. Le 8 juin 1944, Eisenhower annonce l’introduction en France de la fameuse « monnaie additionnelle » qui a été imprimée à Washington pour une valeur de quarante milliards de « francs ». Après protestation en bonne et due forme auprès des chargés d’affaires anglais et américains, le général de Gaulle repart lui-même à l’offensive en accordant, le 10 juin, un entretien à l’Agence française indépendante, sise à Londres. Après avoir déclaré inacceptable la proclamation américaine du 6 juin, il dénonce « l’émission en France d’une monnaie soi-disant française, sans aucun accord et sans aucune garantie de l’autorité française, [ce qui] ne peut conduire qu’à de sérieuses complications ».
Il y aura en effet de sérieuses complications sur les arrières du front de Normandie, jusqu’à ce que les représentants du Gouvernement français soient reconnus comme tels. François Coulet, Pierre Laroque et Raymond Triboulet ont des instructions précises : elles portent sur la manière d’exercer leurs prérogatives administratives face au commandement allié[12] et elles concernent leurs pouvoirs monétaires et financiers. Il s’agit de chasser la fausse monnaie, en refusant d’accepter « ces drôles de dollars décorés d’un drapeau tricolore »[13].
Du point de vue technique, les choses furent très simples : Raymond Triboulet fit ouvrir des comptes distincts dans les quelques agences bancaires de la tête de pont, sur lesquels les « drôles de dollars » furent déposés, mais sans qu’il soit possible d’effectuer des virements sur les comptes en francs. La population eut pour sa part une réaction significative de défiance à l’égard des billets imprimés par les Américains et de traditionnelle rouerie à l’égard de l’administration française : comme la monnaie d’occupation allemande, les « drôles de dollar » étaient acceptés et employés prioritairement au règlement des impôts ! Mais François Coulet, en bon serviteur de l’Etat, ne voulait pas que le fisc se fasse ainsi rouler : il ordonna aux comptables publics de refuser les « billets de l’étranger ». D’où la fureur des généraux alliés, qui se rendent le 19 juin dans ses bureaux. Le Commissaire de la République pour les territoires libérés refuse de les recevoir et leur désigne le bureau de Raymond Triboulet, quelques marches plus bas. L’ancien sous-préfet de Bayeux raconte :
« Grands cris : « Comment ! Vous préférez les billets de Vichy[14] à ceux émis par vos libérateurs ». – « De quel droit émettez-vous des billets ? Il n’y a pas Vichy et de Gaulle, il y a la France, où vous vous trouvez. »
« Je les reconduis ; ils sont furieux, et, comme j’avoue l’avoir fait pour tous mes visiteurs insupportables (qu’on excuse un homme qui n’avait plus la moindre distraction) je néglige de leur signaler deux marches de bois disjointes : l’un des généraux s’écroule. « Sorry ».[15]
L’écroulement physique du général américain annonce la défaite politique de Roosevelt : un dollar d’occupation ne chassera pas le mark d’occupation[16]. La circulation du franc, jointe à la destitution des représentants de Vichy, annonce le rétablissement de la souveraineté française et la reconnaissance du Gouvernement provisoire de la République.
[1] Sauf indications contraires, les citations du général de Gaulle sont extraites de L’Unité, deuxième tome de ses Mémoires de Guerre.
[3] Commandant Kieffer, Les Bérets verts français du 6 juin 1944, Editions France Empire, 1994.
[4] Jacques Henry, La Normandie en flammes. Journal de guerre de Gérard Leroux, Capitaine au régiment canadien de la Chaudière. Editions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1984. Préface de Raymond Triboulet.
[5] L’expression est de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France libre, De l’appel du 18 Juin à la Libération, Gallimard, 1996. cf. pages 843-848 le récit très précis de la journée de Bayeux.
[6] Cornélius Ryan, Le Jour le plus long, Robert Laffont, 1994.
[7] Elle est expliquée avec clarté et précision par Jean-Louis Crémieux-Brilhac, op.cit. p. 681-698.
[8] « On voyait affluer dans cette organisation toutes sortes de théoriciens, techniciens, hommes d’affaires, propagandistes, ou bien de Français d’hier fraîchement naturalisés Yankees ». Mémoires de guerre, L’Unité, Plon, 1956. P. 212.
[9] le GPRF ne sera reconnu de jure que le 23 octobre 1944 par les Anglais, les Russes et les Américains en raison des actions de retardements menées par ces derniers.
[10] C’est nous qui soulignons : les peuples nommés disposent à Londres d’un gouvernement légitime en exil, leur libération est une tâche strictement militaire. S’adresser à la nation française, c’est nier qu’elle puisse être représentée par une autorité légitime, en charge de son histoire et de sa destinée politique. Ces distinctions sont primordiales : au matin du 6 juin, les chefs d’Etat et de gouvernement en exil s’adressent à leur peuple avant le général Eisenhower : Roi de Norvège, Reine de Hollande, Grande-Duchesse de Luxembourg, Premier ministre de Belgique. L’ordre dans lequel se déroule ces interventions n’est pas contesté par le général de Gaulle, en raison du principe de légitimité qui l’inspire. Mais le Politique qu’il est ne peut parler après le Militaire.
[11] Churchill accuse le coup avec une parfaite mauvaise foi lorsqu’il télégraphie à Roosevelt : « Son discours est d’autant plus remarquable qu’il n’a pas un seul soldat dans la bataille en cours ». cf. Crémieux-Brilhac, op.cit. p. 841, note 3.
[12] Quant à l’AMGOT, le mépris des autorités françaises est total. François Coulet note qu’en Italie, « l’essentiel de son action semblait avoir été de traiter avec la Mafia et d’officialiser cette vénérable institution sicilienne ». Vertu des temps difficiles, p. 243-244.
[14] Ce général américain fabule : Vichy a frappé des pièces de monnaie (un franc, deux francs) mais n’a jamais émis le moindre billet de banque. C’était les billets de la troisième République qui circulaient sous l’Occupation
[15] Cf. Raymond Triboulet : Un gaulliste de la IV ème, p. 101. Voir aussi : François-Marin Fleutot, Des royalistes dans la Résistance, Flammarion, 2000.
[16] Pour la France occupée, les Allemands avaient fixé la valeur du mark à 20 francs au lieu de 10 francs.
– See more at: http://www.bertrand-renouvin.fr/le-6-juin-et-la-souverainete-francaise/#sthash.oTNuR3ER.dpuf
Commentaire recommandé
citoyen du monde // 09.06.2014 à 04h23
De Gaulle a été bien inspiré à cette époque. La France a eu une chance inouïe en sa personne. Homme de principe comme la France n’en a jamais eu depuis. La succession d’une pléthore de vassaux depuis a conduit la France, l’Europe et peut être le monde au bord des crises voir d’une guerre. L’ère De Gaulle a été marquée par le refus du Dollar comme devise d’échange, ce qu’il lui a valu mai 68 et la démission.
On comprend mieux maintenant l’image positive qu’avait la France dans le monde et surtout chez les peuples opprimés malgré son passé colonial. Cette politique étrangère qui refuse la domination anglo-saxonne qui voulait dominer le monde, a idéalisé la France auprès de Latino-Américains, des asiatique la Chine en tète et des arabes. Politique conduite de façon sincère par le General, mais réduite et dénigrée aujourd’hui par le sobriquet «politique arabe » de la France sous entendant qu’elle cherche la bienveillance des pétromonarchies. Cet homme était simplement fidele à ses principes qui guidait ses choix et décisions là ou le calcul politique n’est d’aucun secours. Notre élite dirigeante aujourd’hui, y compris dans les entreprises, n’est même pas fideles aux promesse de la veille quand elle n’est pas carrément voyous (affaire bygmalion).