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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 17:58

Macron est il en train de céder devant la Jurisprudence puisqu'il évoque la réintégration des soignants non-vaccinés. Comme quoi patience et longueur de temps font plus que haine ni que rage. Mais aussi faut il tenir !

Selon le droit européen, la campagne de vaccination contre le COVID est un essai en vie réelle qui ne peut être imposé à aucun être humain. Ce point avait été rappelé le 13 janvier 2022 sans que le Conseil constitutionnel ne déjuge Emmanuel Macron dans sa volonté d’« emmerder » ceux qui refuseraient de participer à une telle expérimentation. Un tribunal français vient de confirmer le 1er mars 2022 que la vaccination obligatoire est une atteinte aux droits humains fondamentaux. Quelles conséquences pour les Français mais aussi pour le Gouvernement ?

© Tingey Injury Law Firm on Unsplash

C’est un énorme caillou qui s’est glissé dans la chaussure d’Emmanuel Macron et d’Olivier Véran le 1er mars 2022 avec cette décision rendue par le conseil des prud’hommes d’Alençon en faveur d’une infirmière salariée d’un Ephad qui refusait de se faire vacciner pour raison médicale : « La législation européenne l’autorisait à refuser ce traitement dans la mesure où à ce stade il doit être considéré comme un médicament expérimental. »

Comme le prévoit la loi, elle a donc probablement été licenciée sans percevoir la moindre indemnité, en abandonnant à l’administration ses congés et en renonçant à son droit à bénéficier des minima sociaux, d’un congé de reconversion et de la possibilité d’exercer son métier en libéral. Voici en effet ce que racontait une infirmière anesthésiste à propos des conditions d’éviction des soignants ayant refusé l’injection le 15 septembre 2021 :

Exit les applaudissements à 20 heures, bienvenue dans le monde d’après. Les raisons de cette mort économique et sociale sur ordonnance : le refus de prendre le moindre risque pour sa santé après avoir survécu à un cancer au prix de traitements particulièrement lourds. Au-delà du caractère infiniment inique de cette sanction compte tenu de l’incapacité du vaccin à remplir l’objectif au nom duquel ces soignants ont été sacrifiés, on en mesure la profonde perversité lorsqu’on sait que les médecins alertent sur l’explosion des cancers postvaccinaux, notamment la reprise des cancers quiescents, que l’on croyait stabilisés ou guéris.

À la faveur du COVID, Emmanuel Macron et Olivier Véran ont donc fait table rase de tous les principes qui régissaient la médecine depuis Hippocrate : la prudence n’est plus une raison pour esquiver une injection expérimentale basée sur une technologie encore jamais utilisée sur des individus sains à des fins de prévention, et encore moins dans le cadre d’une vaccination.

Ce que dit le droit européen

Pourtant, les instances européennes avaient clarifié un point qui semblait couler de source depuis le départ : l’objectif de la campagne de vaccination mondiale étant de finaliser, en vie réelle, l’évaluation de la sécurité des injections contre le COVID, elle s’apparente à un essai clinique à grande échelle dans lequel aucun être humain ne peut être enrôlé sous la contrainte. Cette formulation peut paraître excessive pour ce qu’elle révèle de l’éthique du chef de l’État et du ministre des Solidarités et de la Santé, mais c’est pourtant la traduction exacte de la réalité à laquelle sont confrontés les Français depuis le 12 juillet 2021.

La vaccination contre le COVID est un essai clinique exigeant le consentement des participants selon le règlement [UE] no 536/2014

Le conseil des prud’hommes d’Alençon n’a donc fait qu’appliquer la loi en obligeant l’Ehpad Les Laurentides (Tourouvre-au-Perche) à se mettre en conformité avec le droit européen et en condamnant l’établissement à réintégrer l’infirmière qui contestait la légalité de son licenciement. Comme nous l’expliquions dans un précédent article, la Commission européenne a en effet rappelé, le 13 janvier 2022, le caractère expérimental de la vaccination contre le COVID et l’obligation qui en découle de respecter « les principes des bonnes pratiques cliniques », notamment le recueil écrit du consentement des participants (Directive 2001/20/CE, Art. 3, § 2, e), au même titre que pour « tous les essais cliniques qui relèvent d’une autorisation de commercialisation d’un médicament dans l’UE ».

Ce rappel de la Commission européenne faisait suite à une demande d’arbitrage adressée par les Parlementaires, face au déni des autorités sanitaires concernant le caractère expérimental des injections conféré par la conditionnalité de l’AMM et le risque auquel leur inoculation forcée expose les citoyens depuis presque huit mois :

« D’après les données de décembre 2021 du site ClinicalTrials.gov des National Institutes of Health des États-Unis, la date de fin de l’étude clinique (phases 1, 2 et 3) estimée par Pfizer/Biontech pour le vaccin Comirnaty est le 2 mai 2023(1), et celle prévue pour le vaccin ARNm-1273 de Moderna est le 27 octobre 2022(2). Selon la même source, cette date est le 14 février 2023 pour le vaccin AstraZeneca(3) et le 2 janvier 2023 pour le vaccin Janssen(4)
Compte tenu du fait que ces vaccins en phase d’étude clinique sont sous autorisation conditionnelle de mise sur le marché dans l’Union, la Commission peut-elle confirmer que les dispositions du règlement (UE) nº 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain (notamment en ce qui concerne le consentement éclairé) restent applicables aux quatre vaccins susmentionnés tant que les essais cliniques se poursuivent, même après une autorisation de mise sur le marché conditionnelle, conformément au règlement (CE) nº 726/2004 du 31 mars 2004 établissant des procédures communautaires pour l’autorisation et la surveillance en ce qui concerne les médicaments à usage humain et à usage vétérinaire, et instituant une Agence européenne des médicaments ?
 »

Commission européenne, Question prioritaire avec demande de réponse écrite  P-005425/2021

La Commission européenne a donc confirmé le 13 janvier 2022 que le règlement (UE) nº 536/2014 du 16 avril 2014 encadrant les essais cliniques s’appliquait également aux vaccins contre le COVID.

Le règlement [UE] no 536/2014 est entré en vigueur il y a plus de sept ans

La juridiction française a ainsi pris acte de l’objection fondamentale que le caractère conditionnel de l’AMM oppose à la volonté de vacciner au forceps l’ensemble des Français, quoi qu’il leur en coûte, mais elle a choisi d’aller plus loin que la Commission européenne.

De manière surprenante, en effet, la Commission a considéré que le règlement européen du 16 avril 2014 (Règlement [UE] No 536/2014) qui rappelle « les principes des bonnes pratiques cliniques » s’appliquerait à la vaccination contre le COVID à compter du 31 janvier 2022, alors que le règlement prévoit une date d’entrée en vigueur « le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne ». Or le règlement a été publié au Journal officiel de l’Union européenne le 27 mai 2014 (JO L 158 du 27.5.2014, p. 1-76), la Commission s’étant contentée de préciser le 13 janvier 2022, sur l’insistance des Parlementaires, que rien ne permettait en effet d’exclure les injections contre le COVID de la qualification d’« essai clinique ».

Sur quelles bases s’est donc appuyé le Conseil constitutionnel pour considérer que le consentement des personnes vaccinées n’était pas nécessaire ? A fortiori, comment a-t-il pu méconnaître l’objection que représente le règlement européen puisque sa décision (Décision n° 2022-835 DC) est intervenue le 21 janvier 2022, soit huit jours après la publication de la réponse de la Commission européenne ? À quel titre a-t-il pu considérer que le fait d’imposer à des citoyens des injections répétées en dehors de tout schéma vaccinal limitant leur nombre, serait une réponse proportionnée face à un risque que les scientifiques avaient déjà assimilé à celui de contracter un simple rhume pour une majorité de Français, sans aucun bénéfice pour la plupart d’entre eux, alors que ces injections sont toujours encadrées par une AMM conditionnelle ?

Ce qu’implique concrètement une autorisation de mise sur le marché conditionnelle

En supposant que le règlement européen ne puisse être retenu que pour les vaccinations postérieures au 31 janvier 2022, Emmanuel Macron et Olivier Véran peuvent-ils invoquer une interprétation subjective de la loi par le conseil des prud’hommes, qui a considéré que les implications de ce règlement avaient une valeur rétrospective dans le contexte actuel ?

Sur le plan éthique, en tout cas, cette position n’est pas tenable et si les Sages ont choisi de l’ignorer, les raisons sont sans doute à trouver du côté d’un possible conflit entre les intérêts du président du Conseil constitutionnel et ceux du cabinet McKinsey, dont le directeur France est à la fois celui qui pilote la stratégie vaccinale française et le fils de celui le fils qui a validé la constitutionnalité du passe.

Il suffit au contraire de savoir ce qu’est une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle pour comprendre que les injections de vaccin contre le COVID sont une atteinte majeure à l’intégrité physique des personnes auxquelles elles sont aujourd’hui imposées conformément au souhait, ou de manière plus perverse, au « désir » du chef de l’État. On se souvient qu’il avait affirmé le 12 juillet 2021 qu’elles le seraient à terme pour l’ensemble de la population, malgré un cadre légal qui ne demandait visiblement qu’à être enfreint.

Les données de sécurité des vaccins ne sont pas connues à ce jour, on ignore même si elles seront un jour

Cette AMM a en effet été accordée sur la seule base des déclarations d’efficacité, de sécurité et d’innocuité des laboratoires, c’est-à-dire sur l’autoproclamation d’un « rapport bénéfice-risque positif […] dans l’immunisation active pour prévenir la maladie COVID-19 » (page 13 de l’AMM délivrée pour vaccin Pfizer). Les données cliniques permettant de confirmer l’efficacité et la sécurité des vaccins à court terme ne seront disponibles au mieux que dans deux ans (décembre 2023) pour Pfizer, soit à l’issue de l’essai clinique initial en cours, l’AMM précisant qu’« Il est probable que le demandeur sera en mesure de fournir des données complètes » (page 14).

C’est donc un immense saut dans l’inconnu que le Gouvernement propose depuis plus d’un an aux Français puisque la sécurité des injections est tout au plus une promesse faite par les laboratoires dont on rappelle qu’ils ont inclus dans les contrats une cause mentionnant qu’ils ignorent tout de leurs effets à long terme sur la santé mais qu’ils ne sauraient être tenus responsables d’éventuels dommages dans la mesure où les États en ont été dûment informés :

« L’acheteur reconnaît que les effets à long terme et l’efficacité du vaccin ne sont actuellement pas connus et qu’il peut y avoir des effets indésirables du vaccin qui ne sont actuellement pas connus. »

Contrat albanais Pfizer

Il n’est toutefois pas nécessaire de se référer aux contrats pour comprendre que la notion de « risque » est indissociable de la précocité de la mise sur le marché des vaccins, l’un des trois critères d’octroi de l’AMM étant que « Les avantages pour la santé publique de la disponibilité immédiate l’emportent sur les risques inhérents au fait que des données supplémentaires sont encore nécessaires » (page 14).

On peut se demander sur ce principe ce que le Pr Karine Lacombe, interrogée le 14 mars 2022 par un journaliste du Figaro sur le refus du Gouvernement de réintégrer les soignants malgré la levée du passe vaccinal et la fermeture de dizaines de services d’urgences sur le territoire national par manque de personnel hospitalier, ne comprend pas (ou feint plus exactement de ne pas comprendre) dans le refus de milliers de soignants de se faire vacciner avec un produit expérimental dont le statut même de vaccin est contesté par des millions de scientifiques, y compris le président du Conseil scientifique :

Pr K. Lacombe, Public Sénat, 14 mars 2022

L’AMM précise par ailleurs on ne peut plus clairement que la collecte des données de sécurité se poursuit en parallèle de la campagne de vaccination, l’objectif de la pharmacovigilance étant précisément de les compléter (page 14) :

« Quatre études sur des sujets pédiatriques sont prévues conformément au plan d’investigation pédiatrique. Une étude chez les femmes enceintes est également prévue dans l’UE. Une étude de sécurité de surveillance active post-approbation pour surveiller la sécurité dans le monde réel de la communauté (étude C4591010) sera menée dans l’UE à l’aide d’une collecte de données primaires qui surveille une cohorte de vaccinés et évalue le risque d’effets indésirables d’intérêt particulier (AESI). […] Ces études permettront de déterminer l’efficacité du vaccin dans un contexte réel et contre une maladie grave, et dans des groupes raciaux, ethniques et d’âge spécifiques. »

Agence européenne des médicaments, Rapport d’évaluation Comirnaty© Pfizer, p. 14
Les bénéfices revendiqués dans l’AMM n’ont jamais été atteints

Pour autant, la prudence suggérée par l’AMM était-elle une précaution inutile ? Peut-on légitimement le considérer au vu de la performance des vaccins et des données de pharmacovigilance dont nous disposons aujourd’hui, à l’heure d’injecter une 4e dose aux personnes de plus de 80 ans et d’inciter toujours plus agressivement les parents à vacciner les enfants ?

Lorsqu’on relit l’AMM un peu plus d’un an après le début de la campagne de vaccination, nous serions plutôt incités à parler de « tromperie aggravée » ou d’« accident industriel » que de miracle vaccinal. Car si le miracle était d’avoir réussi à découvrir en 42 jours un vaccin efficace et sûr, qui aura été injecté pour la première fois moins de trois mois après sa sortie d’usine, la lecture du cahier des charges de l’AMM ne peut que laisser perplexe.

L’AMM a en effet été accordée sur la base d’une efficacité de 95 % contre la maladie, c’est-à-dire d’une prévention contre « les formes légères et graves de COVID-19 » (page 14) , avec pour prétention « d’empêcher de nouvelles vagues pandémiques et de réduire considérablement la mortalité due à la maladie » (page 14), à raison d’une fréquence de deux doses (page 58), complétées éventuellement d’un booster administré après un délai de six mois minimum.

On rappellera en effet que, alors que la souche la plus létale du SARS-CoV-2 est celle qui sévissait lors de la première vague, l’évolution naturelle d’un virus étant de perdre de sa virulence au cours du temps, la vaccination n’a eu aucun impact sur la mortalité globale puisque le nombre de personnes décédées du COVID s’élevait à 123 805 au 31 décembre 2021, soit un an après le déploiement des vaccins (139 949 au 10 mars 2022) versus 64 464 au 31 décembre 2020 (source : Our World in Data).

Nombre de morts cumulés du COVID depuis le 1er mars 2020 (source : Our World in Data)

L’objectif d’une immunité robuste et durable est par ailleurs clairement affirmé dans l’AMM :

« Par l’immunisation avec le produit à ARN modifié (ARN mod) BNT162b2, codant pour la protéine S, l’intention est de déclencher une production forte et relativement durable d’anticorps neutralisants de virus de haute affinité. »

Agence européenne des médicaments, Rapport d’évaluation Comirnaty© Pfizer, p. 41

L’écart entre les performances du vaccin, constatées en pratique, et les garanties apportées par les fabricants pose donc la question de l’intégrité des allégations contenues de l’AMM, notamment celles qui concernent les risques.

Le vaccin est injecté depuis plus d’un an à des populations pour lesquelles il n’a jamais été testé

À mille lieues de ces principes élémentaires de prudence, l’empressement du ministre de la Santé et la détermination du président de la République à vacciner chaque adulte ou enfant de plus de 5 ans ont pourtant fait oublier un élément fondamental : le vaccin a-t-il été testé sur l’ensemble des populations aujourd’hui soumises au passe vaccinal ?

Plusieurs d’entre elles ont été considérées comme prioritaires, à commencer par les personnes âgées (non représentées dans l’essai clinique), les personnes fragiles ou personnes immunodéprimées et, de manière particulièrement inquiétante, les femmes enceintes ou allaitantes. Pourtant, elles figurent explicitement dans la liste des publics pour lesquels le vaccin n’a jamais été évalué aux côtés d’un ensemble d’éléments manquants (page 124) :

« Informations manquantes :
• Utilisation durant la grossesse et l’allaitement
• Utilisation chez les personnes immunodéprimées
• Utilisation cher les personnes fragiles avec comorbidités, dont : bronchite pulmonaire obstructive chronique (BPCO), diabète, maladie neurologique chronique, troubles cardio-vasculaires
• Utilisation chez les patients atteints de troubles auto-immuns ou inflammatoires
• Interaction avec d’autres vaccins
• Données de sécurité à long terme
• Données de cancérogénicité et de génotoxicité 
» (p. 50)

Agence européenne des médicaments, Rapport d’évaluation Comirnaty© Pfizer, p. 124

Peut-on donc décemment être surpris, comme semble l’être le Pr Karine Lacombe (on précisera qu’elle faisait déjà le même constat au mois de juillet), que le profil des patients hospitalisés soient aujourd’hui pour l’essentiel des personnes immunodéprimées, en échec vaccinal et vaccinées contre les recommandations des laboratoires, comme le mentionne la base de données Claude Bernard ? Ou faut-il au contraire s’inquiéter qu’elle insiste aujourd’hui, malgré l’absence d’étude clinique, sur la nécessité d’une quatrième dose pour les personnes âgées ou immunodéprimées, dites « fragiles » :

Pr K. Lacombe, Public Sénat, 14 mars 2022

Ou faut-il au contraire s’inquiéter qu’elle insiste aujourd’hui, malgré l’absence d’étude clinique, sur la nécessité d’une quatrième dose pour les personnes âgées ou immunodéprimées, dites « fragiles » :

Pr K. Lacombe, Public Sénat, 14 mars 2022
Les laboratoires n’ont jamais caché qu’ils ignoraient les risques vaccinaux

Les récentes déclarations des PDG de Pfizer et de Moderna sont-elles de nature à rassurer ? Dans cette interview datée du 10 décembre 2021, où Stéphane Bancel (Moderna) explique comment il a enfreint la procédure d’agrément imposée par la Food & Drug Administration (FDA), il répond à demi-mot à cette question :

« Si vous vouliez avoir des données scientifiques parfaites de 10 ans de recul et de sécurité, il faut attendre 10 ans, il n’y a pas de miracle. C’est une question de balance bénéfice-risque. C’est bien sûr une question personnelle. »

Stéphane Bancel, 10 décembre 2021

La confession d’Albert Bourla (Pfizer) est quant à elle particulièrement troublante puisqu’il reconnaît aujourd’hui s’être lancé dans la confection de son vaccin COVID et dans l’aventure de l’ARN messager sans la moindre expérience de cette technologie, utilisée pour la première fois dans le cadre d’une vaccination et dont les scientifiques qui en ont fait la promotion n’ont eu de cesse de nous expliquer qu’elle était parfaitement maîtrisée :

Olivier Véran soutient que les essais sont terminés

Olivier Véran peut-il décemment ignorer le cadre dans lequel la vaccination est conduite depuis plus d’un an et se satisfaire d’avoir fait plier un certain nombre de Français qui refusaient de se faire injecter un produit expérimental ? Pour information, voici la date de fin des essais cliniques pour les quatre vaccins en vigueur au début de la campagne :

Aucun ministre de la Santé ne peut bien évidemment prétendre avoir imposé ces injections en pensant que le vaccin était pleinement homologué, mais le fait qu’Olivier Véran ait explicitement menti aux Français en affirmant que les essais étaient terminés et que soutenir le contraire relèverait d’une « fakenews » pose un énorme problème aujourd’hui tant sur le plan éthique que médical puisque, jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas annuler les effets d’un vaccin ou revenir sur une vaccination que l’on regretterait.

On se souvient en effet de sa saillie médiatique, quelques jours avant l’annonce, par Emmanuel Macron, de la vaccination obligatoire « d’abord pour les soignants » et à terme pour tous :

Olivier Véran pourra-t-il affirmer demain qu’il ignorait que les essais cliniques sont encadrés par une législation complexe dont le règlement européen n’est qu’un minuscule fragment ou est-ce parce qu’il le sait qu’il a choisi d’opter pour un dispositif ne permettant ni de contester individuellement la violation du consentement ni de débattre publiquement de cette question ?

Il a en effet été interpellé en d’innombrables occasions sur le fait que le caractère obligatoire de la vaccination, un temps réfuté pour des raisons politiques (il s’agissait de ne pas « braquer » le législateur et de présenter le passe sanitaire comme un moyen de lutte contre l’épidémie afin de se doter d’un fichier numérique), avant d’être revendiqué puis d’être inscrit parmi les devoirs constitutionnels dont dépend désormais le maintien de la citoyenneté, enfreignait une dizaine de textes ou d’articles de loi :

La résolution 2361 du Conseil de l’Europe, même si elle n’a aucune valeur contraignante, a notamment rappelé, le 27 janvier 2021, que la vaccination contre le COVID ne peut en aucun cas être imposée aux citoyens de l’Union européenne en raison notamment des risques qu’elle comporte pour la santé :

« L’assemblée parlementaire demande instamment aux États membres et à l’Union européenne de : “s’assurer que les citoyens sont informés que la vaccination n’est PAS obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ne souhaite pas le faire personnellement” et “de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner” »

Résolution 2361 du Conseil de l’Europe, le 27 janvier 2021

L’épaisseur de ce cadre donne une idée de la gravité du mensonge commis par le ministre des Solidarités et de la Santé, notamment en raison de son atteinte à l’article premier du Code de Nuremberg, rédigé au lendemain de la guerre afin d’empêcher que l’horreur des expériences nazies ne se reproduise, en particulier les expérimentations de traitements et de vaccins conduites dans les camps, et dont l’objectif était plus généralement de préciser « les conditions auxquelles doivent satisfaire les expérimentations pratiquées sur l’être humain pour être considérées comme “acceptables” »  :

« Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir : qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision. »

Code de Nuremberg, article 1 (1947)

Si la décision du conseil des prud’hommes instaure donc une jurisprudence qui force demain le Gouvernement à réintégrer l’ensemble des soignants suspendus de manière illégale, une question reste entière : comment les millions de Français qui se sont fait vacciner en pensant que leur consentement n’était pas nécessaire pourront-ils contester cette manipulation ?

Les conséquences d’une telle décision de justice pour les Français

À travers cette question juridique qui embolisera inévitablement les tribunaux lorsque les Français auront réalisé l’ampleur de la manipulation dont ils ont été victimes, c’est plus profondément l’extrême perversité du « passe » qui se manifeste puisqu’il ne laisse aucun espace pour dénoncer ce viol de leur consentement.

Nous n’avons jamais été dupe de l’opportunité qu’il représentait de contourner une obligation vaccinale tacitement légalisée par un Conseil constitutionnel parfaitement conscient de s’engouffrer dans un trou de souris et de l’exploiter jusqu’à l’indécence. Mais la difficulté à laquelle seront confrontés les Français lorsqu’ils voudront demain contester les conditions de leur vaccination finit de nous convaincre que le choix du passe sanitaire n’a jamais été dicté par le pragmatisme et l’efficacité sanitaire invoqués par Olivier Véran :

La décision rendue par le conseil des prudhommes d’Alençon, si elle constitue une victoire pour l’ensemble des soignants suspendus soulève in fine deux questions.

Comment comprendre que le Gouvernement ait souhaité convaincre les Français de se faire vacciner librement si ce n’est pour ne pas avoir à assumer demain le coût d’éventuels dommages induits par les injections ?

S’il s’en défend en prétendant que ces dommages seront pris en charge par l’État au même titre que dans le cadre d’une vaccination obligatoire, il existe en la matière un vide juridique. Le rejet de l’amendement proposé par le sénateur Alain Houpert visant à officialiser cette équivalence est un signal très noir, tout comme le budget dérisoire alloué par l’Office National d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) qui suffit à clore la question : les Français ne seront jamais indemnisés en cas d’effets secondaires.

La seconde question posée par cette décision de justice est non moins inquiétante. Comment entendre qu’Emmanuel Macron ait décidé le 4 janvier 2022 de sortir de sa réserve et de s’aventurer sur un terrain où il n’a aucune compétence pour menacer des millions de Français et imaginer un dispositif consistant à les affamer économiquement, les assigner à résidence et les priver de soins au motif qu’ils refusent de participer à une expérimentation médicale et – peut-être est-ce le point le plus effrayant de cette opération – à dissimuler à ces quelque 50 millions de bons citoyens qu’ils se sont fait enrôler à leur insu ?

Car qu’on ne s’y trompe pas, Emmanuel Macron sait parfaitement que l’obligation vaccinale est illégale, inutile et, surtout, inhumaine, et c’est en parfaite connaissance de cause qu’il a répété, droit dans les yeux le 16 mars 2022, à une soignante en pleurs, que le Gouvernement ne réintégrerait pas les soignants suspendus :

Le site lepointcritique.fr ne se fixe pour mission que d’informer le public. Il n’a donc en aucun cas vocation à se substituer ni à un avis ni à un diagnostic médical, encore moins à conseiller ses lecteurs sur l’usage ou le non-usage d’un médicament.

Source : Le Point Critique

 

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André Bercoff: « Les syndicats qui sont censés protégés les travailleurs n’ont pas défendu une seule fois les 15 000 soignants suspendus. »

 

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Soignants non vaccinés : “Je veux la reconnaissance que tout cela a été inhumain”, à Besançon, une soixantaine de "suspendus" portent plainte au pénal
 

 

Infirmière, psychologue, médecins... L’obligation vaccinale imposée aux soignants depuis le 15 septembre 2021 a laissé un certain nombre de personnels sans travail, leur contrat suspendu. Certains ont retrouvé un autre emploi. D’autres espèrent une réintégration. En Franche-Comté, certains ont, en attendant, décidé de se battre, en déposant plainte au pénal.

 

La plupart des soignants ont fait le choix de la vaccination, par conviction, ou du fait de l'obligation vaccinale imposée par le gouvernement. Pour d'autres, se faire vacciner contre le covid-19 n'était pas envisageable. Ils ont été suspendus de leurs fonctions.

7 mois et demi. Sans pouvoir exercer son travail au CHU de Besançon. Zoé* infirmière n’a rien oublié du 15 septembre 2021. L'incrédulité de la suspension a pris fin quand son facteur lui a fait signer le recommandé de sa lettre de suspension. Elle ne croyait pas que cet hôpital en mal de personnels puisse mettre sur la touche les siens parce qu'ils n'adhéraient pas à la vaccination. Aujourd’hui, cette infirmière poursuit son combat au pénal. “J’espère qu’on sera entendus avec cette plainte massive après cette période d’oubli. Il y en a plein qui pensent qu’on est soit réintégré, soit indemnisé, soit déjà dans d’autres boulots avec des allocations alors qu’on a rien de tout cela” confie-t-elle. Après avoir contracté le covid-19 (qui équivaut à être vacciné), cette infirmière effectue pour l’instant des missions d’intérim. Elle n’a pas retrouvé son poste au CHU de Besançon. “Cela va faire 7 mois et demi, ça va mieux, mais j’ai encore énormément de colère de l’injustice” ajoute la soignante.

Nous l’appellerons Elisa*. Elle recevait des patients en libéral. Son refus de se faire vacciner l’a contraint à dévisser un jour elle-même sa plaque de professionnelle. Un moment violent, douloureux. Dès le lendemain de sa suspension, elle s’est mise en quête de travail. Elle a trouvé dans la grande distribution. Intérimaire. Puis CDI. Avec des petites payes à trois chiffres qui l’ont mené à fréquenter la banque alimentaire. “Aujourd’hui, je sais ce que c’est de vivre en tant que travailleur pauvre, de faire un travail, très difficile. Je suis très reconnaissante des personnes qui m’ont permis de retrouver du travail malgré mon âge, malgré mon histoire” confie-t-elle. Celle qui a fait des études pour devenir psychologue, ne désespère pas de reprendre à terme son activité normale. Elle explique “ne pas regretter son choix, ne pas regretter par rapport à l’expérience qu’elle est en train de vivre”. Elisa* a elle aussi porté plainte au pénal.

Ces deux dossiers sont entre les mains de Me Anne-Sylvie Grimbert et Me Fabien Stucklé, avocats à Besançon. Ils ont déposé plainte contre X au pénal auprès des procureurs de Besançon, Vesoul et Lons-le-Saunier. Une procédure lancée pour une soixantaine de soignants de tous profils, infirmiers, aides-soignants, médecins, psychologues, secrétaires médicales, ostéopathes…

Ces soignants non vaccinés ont été suspendus après la loi du 5 août 2021 qui prévoit l’obligation vaccinale contre le covid-19 pour pouvoir exercer une activité dans le milieu médical ou dans un Ehpad par exemple.

Leur plainte s’appuie sur deux arguments, l’abus d’autorité, et l’extorsion de consentement, car ces soignants n’ont plus eu de libre de choix sur le vaccin du covid-19.

On a besoin de nos soignants, et dans le même temps, on leur demande de ne pas venir travailler, il a quelque chose qui ne va pas.

Me Anne-Sylvie Grimbert, avocate à Besançon

“Il y a des soignants qui depuis le 15 septembre 2021 ne travaillent plus. Certains ont traversé la rue comme disait Mr Macron pour chercher un autre emploi, dans un rayon de charcuterie, ou en horticulture. Ils n’ont droit à rien pendant cette période-là. On se passe de la compétence de ces gens-là, et de leur expérience. Et ces gens-là, on les cloue au pilori, ils n’ont plus rien pour survivre alors qu’on se souvient que ces gens-là, on nous a demandé de les applaudir au premier confinement” explique Me Anne-Sylvie Grimbert.

L’avocate est consciente que la procédure peut prendre, des mois, voire des années. Elle s’insurge contre cette loi du 5 août 2021 toujours en vigueur et de la violence qu’elle a entraîné contre les soignants. “En tant qu’avocate, quand j’ai lu la loi, je me suis dit que ce n’est pas possible. Il faut vraiment qu’on se réveille en tant que juriste pour critiquer cette loi, dire qu’on est allé beaucoup trop loin. La France est un des très rares pays au monde à avoir été aussi loin dans la violence faite à nos soignants. Il faudra rendre des comptes un jour” estime l’avocate.

Cette dernière ne perd pas espoir. “On a quelques décisions de Conseil de prudhommes qui ordonnent la réintégration de soignants même s’ils ne sont pas vaccinés. Les lignes bougent, c’est notre travail de juriste de continuer” confie Me Grimbert.

En France, à ce jour, le masque et le pass sanitaire (présentation d'une preuve vaccinale, d'un test négatif ou d'un certificat de rétablissement) seront toujours exigés dans "les établissements de santé, les maisons de retraite, les établissements accueillant des personnes en situation de handicap qui sont particulièrement fragiles", de même que "l'obligation vaccinale, qui s'applique aux soignants".

En déplacement dans les Hautes-Pyrénées, vendredi 29 avril, le nouveau président de la République a été interrogé sur la réintégration des soignants suspendus. «Quand on ne sera plus en phase aiguë [de l'épidémie, ndlr], on le fera», a indiqué le chef de l'État au Français qui l'interrogeait. «Vis-à-vis des autres soignants qui se sont fait vacciner, qui ont fait l'effort aussi, déontologique, qui a été porté par les ordres médicaux, on ne peut pas, alors qu'il y a encore des cas, réintégrer tout de suite», s'est-il justifié. «On est aujourd'hui en train de continuer à descendre» la courbe des cas, mais il est encore trop tôt, a semblé indiquer Emmanuel Macron. «Si ça continue de baisser dans les prochaines semaines, on ira dans cette direction», a-t-il ajouté, lors de ce déplacement.

*Les prénoms ont été modifiés

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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 17:38
 

 

Généraux français qui s’OTANisent. Généraux italiens qui protestent.

Dans un court fil twitter posté ce jour, le Colonel Jacques Hogard, que les lecteurs du Courrier des Stratèges connaissent par l’entretien qu’il a accordé à notre titre, écrit:

 

“#Ukraine️ On me rapporte que lors d’une inspection récente du 5ème RD à Mailly, le général #Collet IAT aurait déclaré que « l’armée devait être convaincue que non seulement il fallait se préparer au combat mais que la guerre était inévitable avec la Russie » !

 

Si ces propos sont exacts, il s’agit là d’une déclaration aussi grave qu’irresponsable. Le rôle des chefs militaires n’est pas d’être de dociles va-t-en-guerre inféodés à l’@NATO! Ces déclarations sont inadmissibles.

 

 

Ce général aurait également déclaré que les Russes auraient perdu 20000h en 2 mois d’opérations en Ukraine! De 2 choses l’une, soit ce général a de très mauvaises sources, soit il agit comme un agent de propagande de l’OTAN et du régime de #Zelensky. Ça manque de sérieux tout ca!”

 

Nous avions déjà signalé hier l’Ordre du Jour du Chef d’Etat Major des Armées, le Général Thierry Burkhard, daté du 22 avril dernier, où l’on peut lire: “Ce que nous apprend la guerre en Ukraine, c’est que nous avons changé d’époque, d’échelle et d’enjeux. Chacun doit faire le nécessaire pour s’y préparer. Le moment venu, nous n’aurons pas le droit de ne pas être au rendez-vous.” Et nous demandions: Simple posture ou bien évocation d’un potentiel engagement français plus marqué? La déclaration du Général Collet fait pencher la balance du côté d’un engagement français plus marqué.

 

Alors, y a-t-il une politique officielle qu’on nous cacherait? Le Président de la République qui briguait encore, il y a quelques jours, sa réélection, aurait-il oublié d’avertir les Français qu’il voulait les entraîner dans une guerre contre la Russie sans les avoir prévenus quand il en avait l’occasion?

 

On imagine bien, en effet, que le résultat de l’élection n’aurait pas été le même dans ce cas !

 

Il y a malgré tout une grosse incohérence dans les propos rapportés du Général Collet. Le chiffre de 20 000 soldats russes blessés graves et tués représenteraient des pertes absolument gigantesques puisqu’on peut estimer que les Russes ont massés 200 000 hommes aux frontières de l’Ukraine avant le 24 février mais n’en ont utilisé qu’entre 80 et 100 000 pour la bataille elle-même (hors troupes des deux républiques sécessionnistes de Lougansk et de Donetsk).  On serait donc à plus de 20% de pertes. C’est un taux d’attrition que l’armée russe ne pourrait pas soutenir sans que l’on ait observé des mouvements de troupes et de recrutement beaucoup plus importants. Et l’on pense bien que les Occidentaux ne se seraient pas privés de montrer des images satellites.  Par conséquent, de deux choses l’une, soit le chiffre avancé par le Général Collet est exact et l’armée russe ne représente pas un danger pour le reste de l’Europe. Soit le chiffre est pris à la propagande ukrainienne et OTANienne et il contribue à un aveuglement général sur l’armée russe. Et dans ce cas, il est pour le moins imprudent de lancer l’armée française dans une aventure à l’issue incertaine contre une armée russe redoutablement efficace, (une fois effectués les ajustements tactiques du début de la guerre, comme Scott Ritter l’explique dans l’article récent que nous citions hier).

 

En tout cas, on opposera aux déclarations de certains hauts gradés français, celles de ces généraux italiens qui ont pris position ces derniers jours. Comme le rapportent plusieurs médias:

 

Le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne et actuel président de la fondation ICSA, a déclaré à propos du conflit en Ukraine : « La neutralité ? Je suis tout à fait d’accord avec cela. Et je pense qu’avant de mettre à exécution les menaces d’extension du conflit à l’OTAN de part et d’autre, nous devons faire en sorte que ce conflit se termine. Et de ce point de vue, je ne vois personne qui s’engage, au contraire, je vois toute une série de pyromanes qui font exactement le contraire ».

 

Il a ajouté : « Tout d’abord, notre pays devrait tout faire, et je ne vois pas qu’il le fait, pour que le conflit puisse se terminer. Quand je dis « tout faire », je veux dire que nous devons nous mettre d’accord avec d’autres pays européens, notamment la France et l’Allemagne, sur une position commune vis-à-vis des pays belligérants menés par les États-Unis, pour qu’ils cessent leurs manoeuvres, pour qu’ils favorisent un cessez-le-feu et des négociations, même au risque de perturber nos relations avec les États-Unis ».

 

 C’est un conflit dont nous devons essayer de nous tenir à l’écart le plus longtemps possible », a déclaré Marco Bertolini, lieutenant général de l’armée italienne à la retraite (…)  « Dans le milieu catholique, il y a toujours eu un débat pour savoir si une guerre est juste ou non. Beaucoup de théologiens en ont discuté, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, et ont dit quels étaient les critères d’une guerre juste ou injuste. – se souvient le lieutenant-général qui commandait les forces spéciales. – Je pense que pour qu’une guerre soit considérée comme juste, elle doit avant tout être « notre » guerre. Et celle-ci ne l’est pas ».”

 

 

 

La bataille d’Ukraine

En nous appuyant sur la synthèse de Soutfront.org:

 

Le principal événement des opérations militaires en Ukraine au cours de la journée écoulée a été le bombardement massif d’installations militaires et d’infrastructures d’importance stratégique en Ukraine. Dans la soirée du 3 mai, des missiles de croisière russes ont frappé des cibles dans diverses régions de l’ouest et du centre de l’Ukraine, où étaient envoyées des fournitures militaires étrangères. Au moins six sous-stations ferroviaires et d’autres objets d’importance stratégique ont fait l’objet de frappes de missiles dans la soirée. Selon le directeur des chemins de fer ukrainiens, les dégâts sont importants. En conséquence, 14 trains ont été retardés. Il n’y a pas eu de victimes parmi les cheminots et les passagers à la suite des frappes.

 

L’un des missiles russes a endommagé la gare de Volovets en Transcarpathie. Les voies ferrées de la région sont utilisées pour le ravitaillement militaire de la Pologne et de la Roumanie. Il s’agit de la première attaque dans la région depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine. L’infrastructure ferroviaire de la région de Lviv a beaucoup souffert. Les forces armées de la Fédération de Russie ont frappé en même temps plusieurs stations de traction et sous-stations électriques près de la ville. Le maire local a confirmé les dommages causés à deux sous-stations électriques, à la suite desquels l’électricité a été partiellement coupée dans la ville. Selon diverses informations, les cibles étaient les sous-stations “Sknilov-transit”, “Kleparov-transit” et “Podbortsy-T”.

 

Dans le sud de l’Ukraine, dans la région d’Odessa, le maire de la ville d’Artsyz a confirmé une frappe de missile sur la ville. La cible était probablement la gare ferroviaire locale.

 

Des tirs de missiles ont également été signalés dans d’autres régions ukrainiennes. La défense aérienne fonctionnait à Kiev, des attaques ont été signalées dans les régions de Dnepropetrovsk, Kirovograd, Cherkasy et Ternopil, des explosions ont été entendues à Vinnitsa. Certains des missiles ont été interceptés.

 

Sur les lignes de front de l’est et du sud de l’Ukraine, la situation reste quasiment inchangée.

 

Dans la région de Kharkov, l’armée ukrainienne continue de renforcer son groupement, rassemblant davantage d’armes et de forces. Après une tentative infructueuse d’attaque du village de Cosaque Lopan, l’armée ukrainienne poursuit le bombardement massif de cette localité. Au nord-est de la ville de Kharkiv, l’armée ukrainienne poursuit ses tentatives de briser la défense russe et d’éloigner les forces russes des autoroutes, ce qui constitue une menace pour les arrières et les approvisionnements russes.

 

Dans la zone située au sud d’Izioum, la bataille se poursuit à la périphérie de Liman, que les forces de la République de Lougansk ont récemment atteint par l’est. Le village est bloqué par les troupes russes et les unités des forces armées des républiques sécessionnistes depuis l’est et le sud-est. La bataille pour le contrôle du village approche. Dans les zones des villages de Iatskovka et Roubtsi, près du réservoir d’Oskol, environ un millier de militaires de l’armée ukrainienne restent encerclés.

 

Aucun changement n’a été signalé dans la région de Severodonetsk. Les combats se poursuivent dans la zone industrielle de la périphérie sud de Rubejnoïe.. À Popasnaïa, les alliés russes continuent de repousser l’ennemi hors des rues de la ville et de sa périphérie au prix de violents combats.

 

Dans la région de Donetsk, les fronts d’Avdiivka et de Marïinka restent inchangés. La même situation est signalée dans la région d’Ougledar. Les forces armées de la République de Donetsk n’ont pas encore pénétré dans la ville elle-même.

 

Le matin du 4 mai, une explosion a eu lieu à la suite du bombardement du dépôt pétrolier de Makeïevka. 

 

À Marioupol, plus de 126 civils ont pu quitter les installations d’Azovstal jusqu’à présent. Les assiégés ne veulent toujours pas se rendre. 

 

Le 3 mai, une autre attaque terroriste contre le centre de télévision et de radio de Mayak a été empêchée en Transnistrie. Un quadrocoptère équipé de deux kilos d’explosifs a été abattu. La situation dans la région reste tendue. La menace d’une invasion de la Transnistrie par des forces ukrainiennes, moldaves ou d’autres forces étrangères persiste et le restera jusqu’à la percée des troupes russes dans la région.

 

 

 

Redressement spectaculaire du rouble face à l’euro

 

 

 

 

+ Explication intéressante des insultes proférées par le gouvernement ukrainien vis-à-vis du Chancelier allemand Scholz, qu’ils ont traité de “pâté de foie inconsistant”: lors de la rencontre de Ramstein autour du secrétaire américain à la Défense, “la partie allemande a exprimé des doutes quant à l’opportunité de fournir des armes à l’Ukraine, arguant que les armes occidentales modernes risquent très probablement de tomber entre les mains non seulement de l’armée russe et de ses alliés, mais aussi de terroristes, et même de refaire surface plus tard dans une autre partie du monde.Selon les représentants allemands, cela est dû au fait que l’armée ukrainienne est incapable de contenir les troupes russes et qu’elle est rongée par la corruption. En outre, les Allemands ont soudainement commencé à différencier les troupes régulières ukrainiennes de l’armée des volontaires, considérant ces derniers comme des formations peu fiables et douteuses“. Cela a provoqué la colère du président ukrainien, histrion enivré de son succès médiatique en Occident et qui fait un caprice à la moindre contrariété.

 

+ Autre exemple du déchirement de l’Union Européenne entre idéologie et principe de réalité:selon les propositions de la Commission, l’UE sanctionnerait le pétrole russe, en interdisant les importations de brut dans les six mois et de produits raffinés d’ici la fin de l’année 2022. Une dérogation spéciale a été élaborée pour la Slovaquie et la Hongrie, leur donnant jusqu’à la fin de 2023 pour “se mettre en conformité”, en raison deleur dépendance vis-à-vis du pétrole russe. “Ce n’est malheureusement pas suffisant”, a déclaré  Karol Galek, vice-ministre slovaque de l’économie en charge de l’énergie. “Nous attendons au moins trois ans”.Une raffinerie clé nécessite du pétrole russe lourd et les approvisionnements alternatifs ne seront pas viables selon le calendrier proposé, a-t-il expliqué. D’ici à la fin de 2025, l’abandon du pétrole russe devrait être possible : “C’est à ce moment-là que nous pourrons rendre l’oléoduc plus solide. Et de changer la technologie”. Mais même ce délai serait serré, a-t-il ajouté. M. Galek a souligné que la proposition actuelle ne nuirait pas seulement à l’approvisionnement énergétique de la Slovaquie, mais aussi à celui de l’Autriche, de la République tchèque et de l’Ukraine. “Cela va détruire notre économie européenne”, a-t-il déclaré.

 

+ François Asselineau jubile sur son compte twitter. lui qui a toujours dénoncé à la fois l’OTAN et l’UE, constate que le rouble est à son plus haut face à l’euro: ‘EURO EST PASSÉ SOUS LA BARRE DES 70 ROUBLES La chute de l’euro vis-à-vis du rouble se poursuit de jour en jour. Ce 4 mai 2022 à 18h00 GMT il cotait : 1 EUR”= 69,9758 RUB Il a même atteint un plus bas à 67,89 RUB à 16h00 GMT LE ROUBLE EST AU PLUS HAUT/€ DEPUIS PLUS D’UN AN” 

 

Pourquoi croyez-vous que Vladimir Poutine tienne autant à ce que les euros d’achat du gaz soient changés en roubles?

 

 

 

Les Américains sont en train de perdre des pièces importantes sur le “Grand échiquier” eurasiatique

 

 

 

 Extraits d’un article de Matthew Ehret paru dans The Cradle. Il est urgent de commencer à comprendre le basculement géopolitique en cours:

 

Alors qu’il est facile de se perdre dans l’essaim de faits chaotiques, de clips sonores, d’interprétations narratives et d’autres bruits, il est vital de garder à l’esprit les forces historiques plus larges qui façonnent notre époque en crise.

 

Il y a deux semaines, dans une importante interview exclusive pour The Cradle, l’influent économiste russe Sergey Glaziev a exposé les termes et les principes de fonctionnement rapidement mis en ligne par les principaux États membres du Grand Partenariat Eurasien.

 

Glaziev a exposé les principes fondamentaux sur lesquels reposera le nouveau système économique post-dollar américain. Bien qu’une unité commune soit convenue, elle ne sera pas basée sur une monnaie particulière comme dans l’ordre de Bretton Woods, mais plutôt sur un panier de monnaies locales liées plus profondément à un ensemble de produits réels tels que l’or et d’autres métaux précieux, les céréales, les hydrocarbures, le sucre, etc.

 

La vraie science, pas l’économie de casino ! 

 

La différence entre ce système et les défuntes structures économiques anglo-américaines est que la conception de Glaziev est basée sur des processus réels, tangibles et mesurables définissant la valeur économique entre les participants de l’alliance multipolaire.

 

Ce nouveau paradigme de la valeur contraste fortement avec le système de taux de change flottants de l’après-1971, caractérisé par une spéculation effrénée et une augmentation hyperbolique des dettes impayables, qui ont soutenu des décennies de malversations économiques occidentales.

 

Alors qu’un système justifie l’augmentation des flux monétaires en son sein par une logique de casinos spéculatifs dépourvue de toute amélioration mesurable des pouvoirs productifs du travail, le système eurasien opposé décrit par Glaziev est très différent. Ce système multipolaire justifie la croissance économique, l’investissement et le profit par des activités liées à l’amélioration des conditions de vie des populations par des pratiques liées au progrès agro-industriel et scientifique.

 

Ceux qui sont prêts à faire des recherches noteront que c’est ironiquement ainsi que l’Occident s’est comporté lorsqu’il était encore en croissance industrielle au cours du 19e siècle et de la première moitié du 20e siècle. Malheureusement, deux générations d’une logique de société de consommation post-industrielle ont détruit cet héritage antérieur. (C’est nous qui soulignons. CdS)

 

Glaziev n’est pas n’importe quel théoricien. Il est le ministre russe chargé de l’intégration et de la macroéconomie de l’Union économique eurasiatique (UEE) et l’un des principaux stratèges de la commission Union économique eurasiatique-Chine pour une nouvelle architecture financière. En tant que tel, ses propos ne sont pas purement académiques, mais constituent une force active de la grande stratégie qui empêche même les idéologues monétaristes de la Banque centrale russe de dormir la nuit.

 

Dans tous ses entretiens et écrits récents, M. Glaziev a également indiqué clairement que les principes de ce nouveau système sont déjà opérationnels sous la forme de l’approche unique de la Chine en matière de finance et de relations internationales, décrivant récemment la Chine dans les termes suivants :

 

“L’ensemble du système bancaire chinois appartient à l’État, il fonctionne comme une seule institution de développement, orientant les flux de trésorerie pour accroître la production et développer de nouvelles technologies. Aux États-Unis, la masse monétaire est utilisée pour financer le déficit budgétaire et est réaffectée aux bulles financières. En conséquence, l’efficacité du système financier et économique américain est de 20 % – là, seul un dollar sur cinq atteint le secteur réel, et en Chine, près de 90 % (c’est-à-dire la quasi-totalité des yuans créés par la Banque centrale de la RPC) alimentent les contours de l’expansion de la production et assurent une croissance économique ultra-haute”.

 

À travers l’Asie du Sud et l’Asie centrale, l’alliance sino-russe a été transformatrice, Moscou fournissant une assistance militaire et de renseignement stratégique pour empêcher les changements de régime dirigés par l’Occident au cours des sept dernières années, comme nous l’avons vu dans le cas de la Syrie depuis 2015, de la Turquie en 2016, et plus récemment du Kazakhstan en 2022.

 

Cependant, la Russie ne dispose pas de la liberté économique nécessaire pour mener à bien la construction de mégaprojets en raison de l’emprise persistante (pour l’instant) du FMI sur son économie – c’est là que la Chine intervient. Pékin a pu utiliser son vaste appareil bancaire d’État pour fournir des investissements à long terme pour la reconstruction de toutes les nations malmenées par la mondialisation depuis des générations.

 

Le “Tunxi” va transformer l’Asie occidentale ! 

 

Alors que l’initiative phare de la Chine, Belt and Road (BRI), évolue à un rythme rapide depuis qu’elle a été dévoilée en 2013, elle n’offre nulle part autant d’espoir que dans les régions de l’Asie de l’Ouest et du Sud-Ouest qui ont souffert de la manipulation anglo-américaine pendant des générations et dont les populations ont soif de progrès économique.

 

Avec l’accord global de Tunxi du 1er avril 2022 signé par les ministres des affaires étrangères de la Russie, du Pakistan, de la Chine, de l’Afghanistan, de l’Iran, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, les projets BRI d’Asie du Sud-Ouest et d’Asie centrale ont pris une nouvelle énergie.

 

Parmi les nombreuses initiatives du Tunxi visant à intégrer l’Afghanistan dans la BRI tout en amplifiant l’influence de la BRI dans les régions environnantes, nous constatons qu’une priorité élevée est accordée aux projets énergétiques, aux transports/à la connectivité, à l’intégration, à l’agriculture, aux télécommunications et à l’intégration avec les nations environnantes. Parmi ses 72 points, l’accord stipule

 

“La Chine soutient l’extension du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) et du Corridor économique Chine-Asie centrale-Asie occidentale à l’Afghanistan, et est prête à promouvoir la synergie entre l’initiative “la Ceinture et la Route” et les stratégies de développement de l’Afghanistan, et à soutenir le bon fonctionnement des services de trains de marchandises Chine-Afghanistan, afin d’aider l’Afghanistan à mieux s’intégrer dans le processus d’intégration économique régionale”.

 

Les principaux projets comprendront le chemin de fer Khaf-Herat, qui sera achevé et prolongé vers les pays d’Asie centrale via la ligne ferroviaire Mazar-e-Sharif, ainsi que le port de Chabahar en Iran.

 

Le vice-ministre iranien des transports, Abbas Khatibi, a souligné que ce projet sera bientôt relié à la Chine et à d’autres nations régionales en déclarant : “En plus de relier le réseau ferroviaire iranien à l’Europe, le nouveau chemin de fer Khaf-Herat reliera les ports du sud du pays aux pays d’Asie centrale, au Caucase, à l’Irak et même à la Chine.” (…)

 

 

Si l’alliance Russie-Chine est solide, d’autres nations parmi les 148 qui ont jusqu’à présent signé des accords de coopération avec la BRI sont sur un terrain plus fragile. C’est dans ces zones plus faibles que des efforts sont déployés pour desserrer le tissu de l’alliance eurasienne par tous les moyens possibles.

 

Tel a été le cas au Pakistan, où le Premier ministre Imran Khan a été renversé le 10 avril par le Département d’État américain. Cela a jeté le doute sur le niveau d’engagement du nouveau gouvernement envers les projets CPEC et BRI, tels qu’ils ont été décrits à Tunxi et dans d’autres endroits, ainsi qu’envers les accords de sécurité pro-eurasiens plus larges conclus par l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ces dernières années. Au moins pour l’instant, le nouveau gouvernement pakistanais de Shehbaz Sharif a promis de maintenir le CPEC au rang de priorité nationale.

 

Quelle que soit l’issue du conflit qui se déroule en Ukraine, des manœuvres militaires des États-Unis en Asie-Pacifique ou des efforts plus larges visant à déstabiliser les alliés de la Russie, de l’Iran et de la Chine (RIC), le fait est que l’ordre actuel tel que nous le connaissons est en phase terminale de déclin, tandis qu’un nouveau système économique émergera d’une manière ou d’une autre...”

 

Si nous bouclons notre réflexion du jour, nous comprenons que ce qui fait le plus défaut à Paris, c’est une vision d’ensemble. On peut bien laisser des généraux français s’emballer et imaginer une implication beaucoup plus forte de la France dans la bataille d’Ukraine. Dans tous les cas cela signifie qu’à l’Elysée on n’a pas la vision globale de ce qui se passe en Eurasie avec l’émergence d’un couple sino-russe – que cela nous plaise ou non, nous l’avons bien cherché.

 

La puissance militaire russe avec la puissance économique chinoise: le cauchemar de Henry Kissinger réalisé ! Sans oublier l’Inde, le Pakistan, le Kazakhstan….Au coeur de l’Eurasie, surtout depuis le retrait américain d’Afghanistan, on profite du grand basculement provoqué par la guerre pour faire émerger une nouvelle réalité géopolitique.

Source

 

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La révolte de généraux italiens : « ce n’est pas notre guerre, disons NON aux USA »

Le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne

Des voix s’élèvent en Italie pour dénoncer les incendiaires et appeler à la paix.

On pense évidemment chez nous aux déclarations de l’opportuniste Bruno Lemaire ou à Macron qui déverse SANS CONSULTER LE PEUPLE des moyens considérables (armes, argent, hommes…) sur le champ de bataille, démontrant par là-même qu’il est tout sauf un agent de la paix.

Quel Français, de Bretagne, d’Auvergne ou de Corse a un problème personnel avec les Russes au point de vouloir que la France entre en guerre contre ce pays ?

Les pacifistes de tous horizons doivent s’entendre et ne pas attendre passivement comme des lapins pris dans les phares d’une voiture.

La Russie est un état souverain et surtout une puissance NUCLEAIRE : cette guerre n’est pas la nôtre.

Résumé des positions de trois intervenants dans le débat :

Le général Leonardo Tricarico (photo), ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne et actuel président de la fondation Icsa, déclare à propos du conflit ukrainien :

« La neutralité ? Je suis entièrement d’accord. Et je crois qu’avant de mettre à exécution les menaces des deux côtés pour aggraver le conflit dans l’OTAN, nous devons faire en sorte que ce conflit prenne fin. Et de ce point de vue, je ne vois l’engagement de personne, je vois au contraire toute une série d’incendiaires qui font exactement le contraire ».

Il ajoute : « Tout d’abord, notre pays devrait tout faire, et je ne vois pas qu’il le fasse, pour que le conflit prenne fin. Quand je dis tout faire, je veux dire se mettre d’accord avec les autres pays européens, notamment la France et l’Allemagne, sur une position commune vis-à-vis des pays bellicistes menés par les États-Unis, pour qu’ils arrêtent, pour qu’ils favorisent une trêve et des négociations, même au risque de perturber les relations avec les États-Unis.

Le général Marco Bertolini

« C’est un conflit dont nous devons essayer de rester à l’écart le plus longtemps possible », déclare Marco Bertolini, général à la retraite de l’armée italienne et maintenant chef du département de la défense des Fratelli d’Italia :

La guerre a commencé avec l’intervention de la Russie, qui n’appartient pas à l’OTAN, en Ukraine, qui n’appartient pas à l’OTAN : il s’agit d’un affrontement entre deux pays européens qui n’ont rien à voir avec l’OTAN et rien à voir avec l’Italie. Je ne pense pas que nous puissions discuter de la neutralité ou de quoi que ce soit d’autre. »



Le professeur Alessandro Orsini (mis au pilori pour avoir remis en cause les responsabilités de l’OTAN dans la crise ukrainienne).


Alessandro Orsini, directeur de l’Observatoire pour la sécurité internationale de l’Université Luiss  déclare  que l’Italie devait rester neutre, sauf si la Russie devait frapper un pays de l’OTAN.

 Le général Tricarico poursuit : 

« Et lorsque l’article 5 du traité de l’Atlantique sera déclenché, selon lequel la solidarité atlantique est activée, alors il sera possible de discuter de s’en tenir aux concepts fondateurs de l’OTAN, qui stipulent que tout est volontaire, et à ce moment-là l’Italie pourra dire si elle veut être solidaire ou rester à l’écart »conclut  le général Tricarico – et elle pourra le faire après un large débat au niveau de l’opinion publique et institutionnel. Ce n’est pas une décision facile à prendre instinctivement.

Le général Marco Bertolini

« Mais« , ajoute le général à la retraite, « jusqu’à présent, la Russie n’a rencontré aucun pays de l’OTAN, car l’Ukraine n’est pas membre de l’alliance, et même l’allusion à une telle possibilité ne fait qu’aggraver les esprits et réduire les chances de réconciliation, ce que je considère comme essentiel. Je répète : indispensable » .


Quant à la question de savoir si la guerre en cours ces derniers mois est une guerre juste ou injuste, le raisonnement du général Bertolini est sans appel :

« Dans la sphère catholique, il y a toujours eu un débat pour savoir si la guerre est juste ou non. De nombreux théologiens en ont discuté, St Augustin, St Thomas d’Aquin, disant quels sont les critères d’une guerre juste ou injuste. – rappelle le général qui commandait les forces spéciales. – Je crois que pour qu’une guerre soit considérée comme juste, elle doit d’abord être « notre » guerre. Et celle-ci ne l’est pas ».

D’après Vox

Source : Résistance républicaine

 

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Alexandre Juving-Brunet, ex-capitaine de gendarmerie: « Je dis à tous les généraux va-t-en guerre : cessez de protéger les intérêts de l’OTAN ! Vous n’êtes financés que pour servir le peuple français, stop et fin, le reste c’est de la trahison »

 

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Florian Philippot: « – Sondage ce matin: 72% des Français craignent l’extension de la guerre à la France ! – 72% qui ont tout compris: Macron veut la guerre ! Les militaires de plateaux télé veulent la guerre ! L’OTAN et l’UE veulent la guerre ! »

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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 17:30
 

ALERTE INFLATION – Pour Dominique Schelcher, président de Système U, les prix dans les magasins pourraient « potentiellement DOUBLER »

 

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La bombe de Michel-Edouard Leclerc sur Cnews : «L’inflation actuelle n’est pas liée à la guerre en Ukraine, c’est de la spéculation» #Ukraine #Inflation #Spéculation C'est plus clair comme ça ?

— Nicolas Vidal (@nicolasputsch) May 4, 2022

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:56
Jean Lassalle: « Peut-être que le vaccin Johnson m’a flingué l’oreillette droite qui allait très bien…je verrai si je porte plainte ou pas…Des regrets ? S’il s’avère que c’est vrai oui !…D’après des médecins d’Ambroise Paré, de Cochin »
 

Jean Lassalle: « Peut-être que le vaccin Johnson m’a flingué l’oreillette droite qui allait très bien…je verrai si je porte plainte ou pas…Des regrets ? S’il s’avère que c’est vrai oui !…D’après des médecins d’Ambroise Paré, de Cochin »

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Jean Lassalle quitte l’Assemblée nationale. Député depuis le 16 juin 2002 au sein du groupe politique Libertés et Territoires, il a annoncé ce lundi 2 mai qu'il ne sera pas candidat aux élections législatives qui auront lieu le 12 et 19 juin prochain, rapporte France Bleu. Lors d’une conférence de presse, Jean Lassalle a justifié sa décision par la “situation nationale”, fustigeant une élection présidentielle “jouée d’avance”. Le futur ex-député béarnais a également déclaré qu’il allait subir une opération à cœur ouvert. 

Jean Lassalle, qui a partagé sa “très forte émotion” de quitter l’hémicycle, a, par ailleurs, fait savoir qu’il était en discussion avec son frère Julien Lassalle, berger, pour que ce dernier reprenne le flambeau.

 

Un opposant aux mesures sanitaires

 

Qualifié "d'adepte du covido-scepticisme" par une partie de la presse, l'ex-candidat à la présidentielle s'est illustré au cours de la crise du Covid-19 par sa remise en cause de la stratégie politique du "tout-vaccin", affirmant que les autorités sanitaires manquaient de recul sur les injections. Il avait également relayé le documentaire Hold-up en novembre 2020, s'interrogeant sur la gestion de la crise sanitaire, mais aussi sur l'influence des groupes financiers "dans la marche du monde".

 

Au mois de février, Jean Lassalle rapportait des problèmes cardiaques, liés, selon des médecins consultés, à la vaccination contre le Covid-19. "J’ai été vacciné avec du Johnson et j’ai des médecins qui s’interrogent sur le fait de savoir si cela n’a pas abimé mon cœur", expliquait-il sur RTL, le 11 février. Affirmant s’être fait vacciner en juillet 2021 à l’Assemblée nationale, il ajoutait avoir reçu une seconde dose de vaccin… mais, cette fois, avec "du Moderna"

Interrogé sur Europe 1 le 4 avril, le député des Pyrénées-Atlantiques dénonçait un profond manque de débat au sein de notre société, arguant que la France est une "dictature molle". D'après lui, celle-ci "s'est imposée à nous et tue impitoyablement en silence".

 

Une enquête ouverte après son abstention au second tour

 

Si son problème de santé semble être l’une des raisons de son retrait, Jean Lassalle fait aussi l’objet d’une enquête pénale ouverte par le parquet de Pau suite à son abstention médiatisée devant l’urne du second tour des élections présidentielles. Le Conseil constitutionnel a annulé les suffrages de la commune de Lourdios-Ichère, suite à sa mise en scène relayée sur les réseaux sociaux. 

Jugeant que ces poursuites sont des "infractions au Code électoral concernant les atteintes à la sincérité des scrutins", l'ex-candidat à la présidentielle, qui a recueilli 3,13% des voix au premier tour de l’élection, assure qu’il se battra "corps et âme" pour défendre "son honneur".

Avec une personnalité atypique et proche de ses habitants, la vie politique de Jean Lassalle aura longuement fait parler de lui : grève de la faim en 2006 dans la salle des Quatre colonnes, chant béarnais devant l’hémicycle de l’Assemblée nationale, ou encore combat médiatisé de 39 jours pour s’opposer à la délocalisation de l’usine japonaise Toyal de la vallée d'Aspe.

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:52

 » La guerre est un racket », écrivait le major-général américain Smedley Butler en 1935. Il expliquait :  » Un racket est mieux décrit, je crois, comme quelque chose qui n’est pas ce qu’il semble être pour la majorité des gens. Seul un petit groupe « de l’intérieur » sait de quoi il s’agit. Elle est menée au profit d’un très petit nombre, aux dépens du très grand nombre. Hors de la guerre, quelques personnes font d’énormes fortunes. »
L’observation du général Butler décrit parfaitement la réponse des États-Unis et de l’OTAN à la guerre en Ukraine. La propagande continue de dépeindre la guerre en Ukraine comme celle d’un Goliath non provoqué pour décimer un David innocent à moins que les États-Unis et l’OTAN ne fournissent des quantités massives d’équipements militaires à l’Ukraine pour vaincre la Russie. Comme c’est toujours le cas avec la propagande, cette version des événements est manipulée pour apporter une réponse émotionnelle au profit d’intérêts particuliers.

Un groupe d’intérêts particuliers profitant massivement de la guerre est le complexe militaro-industriel américain. Le PDG de Raytheon, Greg Hayes, a récemment déclaré lors d’une assemblée des actionnaires que « tout ce qui est expédié en Ukraine aujourd’hui, bien sûr, sort des stocks, soit ceux du DOD, soit ceux de nos alliés de l’OTAN, et c’est une excellente nouvelle. Finalement, nous devrons les reconstituer et nous verrons un avantage pour l’entreprise. »

Il ne mentait pas. Raytheon, ainsi que Lockheed Martin et d’innombrables autres fabricants d’armes profitent d’une aubaine qu’ils n’ont pas vue depuis des années. Les États-Unis ont engagé plus de trois milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine. Ils appellent cela de l’aide, mais c’est en fait du bénéfice pour des entreprises : Washington envoie des milliards aux fabricants d’armes pour des armes envoyées à l’étranger.

Selon de nombreux témoignages, ces cargaisons d’armes comme le missile antichar Javelin (fabriqué conjointement par Raytheon et Lockheed Martin) sont détruits dès leur arrivée en Ukraine. Cela ne dérange pas du tout Raytheon, au contraire. Plus la Russie fait exploser d’armes en Ukraine, plus de nouvelles commandes affluent du Pentagone.Les anciens pays du Pacte de Varsovie, désormais membres de l’OTAN, sont également impliqués dans l’arnaque. Ils ont découvert comment se débarrasser de leurs armes de fabrication soviétique vieilles de 30 ans et recevoir des remplacements modernes des États-Unis et d’autres pays occidentaux de l’OTAN. Alors que beaucoup de ceux qui sympathisent avec l’Ukraine applaudissent, cette masse d’armes de plusieurs milliards de dollars fera peu de différence sur le terrain. Comme l’a dit l’ancien officier du renseignement de la marine américaine Scott Ritter dans le Ron Paul Liberty Report la semaine dernière : « Je peux dire avec une certitude absolue que même si cette aide arrive sur le champ de bataille, elle n’aura aucun impact sur la bataille. Et Joe Biden le sait.« 

Ce que nous voyons, c’est que les Russes capturent des tonnes d’armes modernes des États-Unis et de l’OTAN et les utilisent même pour tuer davantage de soldats ukrainiens. Quelle ironie. De plus, quels types d’opportunités seront offertes aux terroristes de tous poils, avec des milliers de tonnes d’armes mortelles de haute technologie flottant en Europe ? Washington a admis qu’il n’a aucun moyen de suivre les armes qu’il envoie à l’Ukraine et aucun moyen de les garder hors des mains des méchants.

La guerre est un racket, bien sûr. Les États-Unis se sont ingérés en Ukraine depuis la fin de la guerre froide, allant jusqu’à renverser le gouvernement légitime en 2014 et ont planté les graines de la guerre à laquelle nous assistons aujourd’hui. Le seul moyen de sortir d’un trou est d’arrêter de creuser. Ne vous attendez pas à cela de sitôt. La guerre est trop profitable pour beaucoup de gens aux Etats-Unis et en Europe.


Cet article a été publié par l’Institut RonPaul .

Ron Paul

Ronald Ernest « Ron » Paul (né le 20 août 1935) est un médecin, auteur et homme politique américain qui a été pendant de nombreuses années représentant des États-Unis pour le Texas. Il a été trois fois candidat à la présidence des États-Unis, en tant que libertaire en 1988 et en tant que républicain en 2008 et 2012.

Source : Numidia Liberum

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:48
PaSiDupes: France: le délit d'opinion menace-t-il les ...
 
La plus haute juridiction administrative a donné son feu vert au fichage, par la police et la gendarmerie, des opinions politiques, appartenances syndicales et données de santé.

Une décision qui risque de faire réagir. La police et la gendarmerie pourront ficher les opinions politiques, appartenances syndicales et données de santé au nom de la sûreté de l'État, a confirmé lundi le Conseil d'État, rejetant les requêtes de syndicats qui dénonçaient la "dangerosité" de ces fichiers. La plus haute juridiction administrative a considéré que les trois décrets contestés, qui élargissent les possibilités de fichage, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'opinion, de conscience et de religion ou à la liberté syndicale.

Le Conseil d'État avait été saisi en référé (procédure d'urgence) par plusieurs centrales syndicales dont la CGT, FO ou la FSU, mais aussi le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France, classés à gauche, qui dénonçaient le "spectre du Big brother en 2021".
Identifiants, photos et commentaires postés sur les réseaux sociaux y seront aussi listés

Les décrets, publiés le 4 décembre après un avis favorable du Conseil d'État, autorisent policiers et gendarmes à faire mention des "opinions politiques", des "convictions philosophiques et religieuses", et de "l'appartenance syndicale" de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des "activités".

Identifiants, photos et commentaires postés sur les réseaux sociaux y seront aussi listés, tout comme les troubles psychologiques et psychiatriques "révélant une dangerosité particulière". Outre les personnes physiques, les "personnes morales", telles que les associations, sont également visées.
Darmanin réfute toute volonté de "créer un délit d'opinion"

Auparavant limités aux hooligans et aux manifestants violents, ces fichiers recenseront désormais aussi les données des personnes soupçonnées d'activités terroristes ou susceptibles "de porter atteinte à l'intégrité du territoire ou des institutions de la République", une notion "floue" selon ses détracteurs.

Face à l'émoi à gauche et parmi les défenseurs des libertés, le ministre de l'Intérieur a à plusieurs reprises réfuté toute volonté de "créer un délit d'opinion" ou une surveillance de masse. L'attaque des décrets devant le Conseil d'État est intervenue dans un contexte d'accusations répétées de dérive autoritaire du gouvernement - notamment avec les restrictions imposées dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire et la proposition de loi Sécurité globale.

En 2008, le fameux fichier baptisé "Edvige", qui prévoyait notamment de recenser des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique, avait suscité un tel tollé qu'il avait été retiré.
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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:44

Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le ...

 

En juillet dernier, le Conseil des ministres a approuvé l'avant-projet de loi modifiant la loi sur la sécurité nationale, défendant la nécessité qu'en cas de nouvelle crise, l'État puisse disposer des ressources nécessaires pour en atténuer son impact.

 

Avec cette nouvelle loi sur la sécurité, le gouvernement pourra disposer de toutes les ressources disponibles des administrations publiques concernées dans ce type de situation, réglementer la production industrielle de l'Espagne en fonction de la situation et d'autres mesures. Le problème avec cette mesure est qu'elle accorde au gouvernement le pouvoir absolu de prendre des décisions sans qu'elles soient approuvées par le Parlement par arrêté royal, n'ayant besoin que d'établir une situation de crise.

 

Selon les informations auxquelles 'El País' a eu accès, cette réforme envisage une réserve stratégique des biens considérés comme essentiels, pour garantir les droits et libertés, le bien-être des citoyens, la fourniture des services essentiels et des ressources de première nécessité. et stratégique. Cela signifie que le gouvernement peut réquisitionner temporairement certains biens qu'il juge nécessaires pour faire face à l'hypothétique situation de crise, tels que des composants électroniques, des machines de haute technologie, etc.

 

En outre, le texte met en avant des secteurs tels que la cybersécurité, la sécurité économique et financière, le maritime, l'aérien et l'outre-mer, l'énergie ou encore la santé.

 

Mais la règle va plus loin, et dans l'article 28, elle reconnaît que le Gouvernement pourrait réquisitionner des biens privés et exiger la disponibilité de "ressources humaines et matérielles" publiques ou privées pour faire face à la crise, même si celle-ci sera temporaire et moyennant des indemnités. L'inclusion des « biens privés » comprend les dépôts bancaires des citoyens.

 

« Suivant les directives du Conseil national de sécurité ou de l'autorité fonctionnelle, ils peuvent procéder à la réquisition temporaire de tous types de biens, ainsi qu'à l'intervention ou l'occupation temporaire de ceux qui sont nécessaires et, le cas échéant, à la suspension des activités. Ceux qui, à la suite de ces actions, subissent des dommages dans leurs biens et services - continuent-ils - auront le droit d'être indemnisés conformément aux dispositions des lois », dit le point 3 de l'article 28 du projet.

 

En outre, ce même article détermine que dans ce type de situation, les personnes ont "le devoir de collaborer personnellement et matériellement" au cas où les autorités exigeraient cette aide et "toute personne, à partir de l'âge de la majorité, sera obligée à l'accomplissement de ses devoirs personnels prestations exigées par les autorités compétentes.

 

Le gouvernement a l'intention d'expliquer l'avant-projet aux autonomies et aux mairies dans le cadre de la conférence sectorielle pour les questions de sécurité nationale, car ce sont deux organisations qui interviennent dans la mise en œuvre de ces mesures et dans la préparation des ressources matérielles et humaines pour faire face la crise hypothétique.

Source

Ce sont des mesures que l'on ne prend qu'en temps de guerre, quelque-chose d'énorme arrive... Préparez-vous !

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:42

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 18:31

Non content d'endetter la France pour plusieurs décennies, il rachète la dette pourrie de ses amis qui l'ont mis en place !

 

Macron, le gnome qui voulait être calife à la place du ...

 

Notre lecteur Mr Lostek, qui baigne dans les obligations souveraines nous a écrit avec beaucoup de surprise : «Emmanuel Macron a acheté pour 112 milliards de dollars de dette américaine entre décembre 2020 et décembre 2021»

 

Le même Macron a expliqué aux Français qu’il n’y avait pas d’argent magique, en particulier pour les pauvres, les hôpitaux, les écoles, les handicapés, les APL, etc.


Le plus drôle est que Bercy a acheté 112 milliards de dollars, techniquement, en TAUX NÉGATIFS !

Seuls des fous achèteraient un produit financier qui ne rapporte rien !

Et il ajoute : «Notre encours de bons US pourris est de 224 MILLIARDS de dollars ! Voilà où passe l’argent des Français avec ce salopard, sur les bons conseils de McKinsey et Bain & Company»...

Vous comprenez maintenant pourquoi Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont sibyllinement titré leur livre sur Macron "Le traître et le néant" ?

Vous avez bien l’adjectif (et substantif) « traître » à la Une !

PS: notez qu’un substantif qui désigne avant tout la substance (!) «sert à décrire et/ou définir la nature d'une chose quand elle occupe un rôle primordial dans la compréhension d'une phrase».

 

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 17:57

La bombe de Michel-Edouard Leclerc sur Cnews : «L’inflation actuelle n’est pas liée à la guerre en Ukraine, c’est de la spéculation» #Ukraine #Inflation #Spéculation C'est plus clair comme ça ?

— Nicolas Vidal (@nicolasputsch) May 4, 2022

 

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Pénuries alimentaires dans
SIX MOIS -
Les mondialistes nous disent ce qui se passera ensuite

de Brandon Smith | Alt-Market.us

L'agenda de la grande réinitialisation proposé par le chef du WEF, Klaus Schwab, n'est qu'un exemple des nombreuses discussions cachées à la vue des mondialistes concernant leurs projets d'utiliser le déclin économique et social comme une "opportunité" pour établir rapidement un nouveau système mondial basé sur le socialisme et technocratie.

À la mi-2007, la Banque des règlements internationaux (la banque centrale des banques centrales)  a publié une déclaration  prédisant une « Grande Dépression » imminente causée par une implosion du marché du crédit.

La même année, le Fonds monétaire international a également  publié des avertissements  sur les «malheurs des subprimes» conduisant à des conflits économiques plus larges. J'ai commencé à écrire une analyse économique alternative seulement un an plus tôt en 2006 et j'ai immédiatement pensé qu'il était étrange que ces institutions mondialistes massives avec une influence considérable sur le monde financier commencent soudainement à ressembler beaucoup à celles d'entre nous dans le mouvement pour la liberté.

 

C'était il y a 16 ans, tant de gens qui lisent ceci ne s'en souviennent peut-être même pas, mais en 2007, les médias alternatifs avaient déjà mis en garde contre un crash déflationniste imminent sur les marchés américains et le logement depuis un certain temps. Et, sans surprise, les médias grand public ont toujours été là pour nier toutes nos préoccupations en tant que « pessimiste » et « théorie du complot ». Moins d'un an plus tard, les premières entreprises inondées de produits dérivés ont commencé à annoncer qu'elles étaient au bord de la faillite et tout a sombré.

La réponse des médias ? Ils ont fait simultanément deux affirmations très bizarres : "Personne n'aurait pu le voir venir" et "Nous avons vu cela venir à un kilomètre". Les journalistes grand public se sont efforcés de se positionner comme les devins du jour comme s'ils disaient depuis le début que l'accident était imminent, mais il n'y avait qu'une poignée de personnes qui l'ont réellement appelé et aucun d'entre eux n'était dans le MSM. Le fait que la BRI et le FMI avaient publié leurs propres « prédictions » bien avant le krach a également été ignoré ; les médias ont fait comme s'ils n'existaient pas.

Dans les médias alternatifs, nous surveillons TRÈS attentivement les déclarations et les aveux ouverts des mondialistes parce qu'ils ne sont pas dans le domaine de l'analyse des menaces ; ils sont plutôt dans le domaine de la synthèse des menaces. C'est-à-dire que si quelque chose va très mal dans le monde sur le plan économique, les banquiers centraux et les élites monétaires aspirant à une seule autorité économique centralisée pour le monde sont TOUJOURS impliqués dans ce désastre.

Pour une raison quelconque, ils aiment nous dire ce qu'ils s'apprêtent à faire avant de le faire.

L'idée que les mondialistes créent artificiellement des événements d'effondrement économique sera bien sûr critiquée comme une "théorie du complot", mais c'est un FAIT. Pour plus d'informations sur la réalité du sabotage financier délibéré et sur l'idéologie de "l'ordre hors du chaos" des globalistes, veuillez lire mes articles  "Fed One Meeting Away From Creating A Doomsday Sinkhole"  et  "What Is The Great Reset And What Do The Globalists Really Want" ?'

L'  agenda de la grande réinitialisation  proposé par le chef du WEF, Klaus Schwab, n'est qu'un exemple des nombreuses discussions cachées à la vue des mondialistes concernant leurs projets d'utiliser le déclin économique et social comme une "opportunité" pour établir rapidement un nouveau système mondial basé sur le socialisme et technocratie.

 

Le principal problème pour discerner ce que les mondialistes planifient n'est pas de découvrir des agendas secrets - Ils ont tendance à discuter ouvertement de leurs agendas si vous savez où chercher. Non, le problème est de séparer les aveux de la désinformation, les mensonges de la vérité. Cela nécessite de faire correspondre les livres blancs et les déclarations mondialistes aux faits et aux preuves disponibles dans le monde réel. Examinons spécifiquement le problème de la pénurie alimentaire en détail…

Pénuries alimentaires en six mois

Il y a une semaine, il y a eu un torrent de communiqués de presse d'institutions mondiales mentionnant tous exactement la même préoccupation : des pénuries alimentaires dans les 3 à 6 prochains mois. Ces déclarations correspondent très étroitement à mes propres estimations, car j'ai régulièrement mis en garde contre les dangers imminents de l'inflation entraînant un rationnement alimentaire et des perturbations de la chaîne d'approvisionnement.

Le FMI, la BRI, la Banque mondiale, l'ONU, la Fondation Rockefeller, le Forum économique mondial, Bank of America et même Biden lui-même prédisent tous une crise alimentaire majeure à court terme, et ce n'est pas une coïncidence si les politiques de ces mêmes institutions et les actions des politiciens fantoches qui travaillent avec elles sont à l'origine de la crise qu'elles prédisent maintenant. C'est-à-dire qu'il est facile de prévoir une catastrophe au moment où vous l'avez créée.

L'affirmation est que l'invasion de l'Ukraine par la Russie en est la principale cause, mais c'est une distraction par rapport au vrai problème. Oui, les sanctions contre la Russie finiront par réduire l'approvisionnement alimentaire, mais les mondialistes et les médias ignorent délibérément la plus grande menace, qui est la dévaluation de la monnaie et l'inflation des prix créées par les banques centrales qui injectent des dizaines de billions de dollars dans des plans de relance pour soutenir entreprises partenaires « trop grandes pour échouer ».

Rien qu'en 2020, la Fed a créé plus de 6 000 milliards de dollars à partir de rien et les a lâchés dans l'économie par le biais de programmes de protection sociale. Ajoutez cela aux nombreux billions de dollars que la Fed a imprimés depuis le krach du crédit en 2008 - Cela a été une fête de destruction du dollar sans escale et maintenant le public commence à en ressentir les conséquences. Heureusement pour les banquiers centraux que le covid a frappé et que la Russie a envahi l'Ukraine, car ils peuvent désormais rejeter tout le blâme pour la calamité inflationniste qu'ils ont conçue sur la pandémie et sur Poutine.

L'inflation a atteint des sommets en 40 ans aux États-Unis bien avant que la Russie n'envahisse l'Ukraine, mais considérons les ramifications de cette guerre et comment elle affecte l'approvisionnement alimentaire.

L'invasion russe perturbe certainement la production céréalière ukrainienne, qui représente environ 11 % du marché mondial total du blé. La Russie conserve également une part de marché de 17 % et, ensemble, ces deux pays alimentent une grande partie des pays du tiers monde et de certaines parties de l'Europe avec 30 % des exportations de blé et d'orge, 19 % des exportations de maïs, 23 % des exportations de canola et 78 % du tournesol. exportations.

Ce sont les sanctions contre la Russie  qui posent problème  bien au-delà de l'Ukraine, car la Russie produit également environ 20 % de l'ammoniac mondial et 20 % de l'approvisionnement mondial en potasse. Ce sont des ingrédients clés des engrais utilisés dans l'agriculture industrielle à grande échelle. Les agriculteurs estiment une flambée des prix globale d'environ 10 % sur les marchés alimentaires, mais je pense que c'est très prudent. Je vois déjà des augmentations de prix globales d'au moins 20 % par rapport à il y a six mois, et je m'attends à ce qu'il y ait encore 30 % de hausses de prix avant la fin de cette année. En d'autres termes, nous envisageons une augmentation moyenne de 50 % en 2022.

Les données officielles sur l'inflation du gouvernement et l'IPC ne sont pas fiables. Doublez les chiffres qu'ils donnent et vous serez beaucoup plus proche de la vérité. Le taux d'inflation utilisé  par Shadowstats.com , calculé à l'aide de méthodes autrefois appliquées par le gouvernement américain dans les années 1980 avant qu'il « ajuste » ses modèles pour masquer les données, soutient ma position jusqu'à présent.

Les experts agricoles américains s'attendent à ce que la Chine comble le vide là où les approvisionnements russes disparaissent, mais c'est une erreur de faire cette hypothèse.

Quelque chose de bizarre se passe en Chine

La répression de la Chine contre les infections à covid a atteint des niveaux si bizarres que je dois poser la question : leurs confinements concernent-ils vraiment le covid, ou cachent-ils autre chose ?

Le taux de mortalité du covid en Chine est impossible à calculer avec précision car ils n'ont jamais publié de données appropriées pouvant être confirmées. Cependant, presque partout ailleurs dans le monde, nous constatons un taux médian de mortalité par infection de 0,27 % pour le covid ; ce qui signifie que plus de 99,7 % des personnes dans le monde en moyenne n'ont rien à craindre de mourir du virus. Mais en Chine, le PCC agit comme s'il s'occupait de la peste noire. Pourquoi?

Les fermetures ont entraîné des pénuries alimentaires dans tout le pays, car les chaînes d'approvisionnement se sont tendues et la fabrication reste fermée dans de nombreux cas. L'histoire dont beaucoup d'occidentaux n'entendent pas grand-chose, cependant, est le fait que les exportations chinoises ont essentiellement été gelées. C'est très important, donc je pense qu'il faut y mettre l'accent - Plus  de 1 porte-conteneurs SUR 5 DANS LE MONDE  sont désormais bloqués dans les ports chinois en raison de leurs fermetures covid. C'est incroyable.

Pourquoi la Chine ferait-elle cela à cause d'un virus dont nous savons tous qu'il n'est pas dangereux pour la grande majorité des gens ? Pourquoi instituer le pire confinement du pays à ce jour et affamer leur propre peuple alors que la majorité des gouvernements occidentaux ont maintenant renoncé à leur campagne de peur pandémique et au programme de vaccination forcée ?

Je suggérerais la possibilité que la Chine soit déjà engagée dans une guerre économique dont de nombreux Américains et Européens ne se rendent même pas compte. Cela peut être un test bêta pour un arrêt des exportations vers les États-Unis et l'Europe, ou il s'agit d'un arrêt progressif qui est censé devenir permanent. Le goulot d'étranglement sur le commerce peut également être un précurseur d'une invasion chinoise de Taiwan.

Taïwan est en fait plus  dépendant et étroitement lié  à l'économie chinoise que beaucoup de gens ne le pensent. La Chine est le plus gros acheteur des exportations de Taïwan et ces exportations représentent 10 % du PIB de Taïwan. Taïwan compte des centaines de milliers de travailleurs et d'hommes d'affaires qui se rendent régulièrement en Chine pour travailler, un autre facteur économique qui est désormais mis à rude épreuve par les fermetures. De plus, Taïwan compte plusieurs sociétés qui exploitent leurs usines en Chine continentale, qui pourraient toutes être fermées en raison des fermetures de covid.

Tout ce que je dis, c'est que si j'étais la Chine qui prévoyait d'envahir Taïwan dans un avenir proche, je pourrais envisager d'utiliser le covid comme couverture pour endommager d'abord leur économie et perturber leur modèle d'exportation. Les communistes voient la population comme une utilité qui peut être sacrifiée si nécessaire, et la Chine est parfaitement disposée à causer des souffrances à court terme à son peuple si cela signifie des gains à long terme pour le parti. Au-delà de cela, si je devais m'engager secrètement dans une guerre économique avec l'Occident, quel meilleur moyen que d'immobiliser 20 % des cargos du monde et de perturber les chaînes d'approvisionnement au nom de la protection du pays contre une "pandémie ?"

La ligne du bas? Ne comptez pas sur la Chine pour répondre aux besoins d'exportation d'ingrédients d'engrais ou de quoi que ce soit d'autre alors que les sanctions contre la Russie se poursuivent.

Inflation contre offre contre contrôle

Ce ne sont pas seulement les organisations mondialistes qui parlent des pénuries alimentaires entrantes ; le PDG de la société alimentaire internationale Goya a  également récemment averti  que nous étions au bord d'une crise alimentaire. Comme je l'ai noté dans le passé, l'inflation conduit au contrôle des prix par le gouvernement, le contrôle des prix conduit à un manque d'incitations à la production (profits), le manque de profits conduit à une perte de production, la perte de production conduit à des pénuries et les pénuries conduisent à un rationnement gouvernemental ( contrôle sur toutes les grandes sources de nourriture).

Comme nous l'avons vu avec presque tous les régimes autoritaires de l'histoire moderne, le contrôle de l'approvisionnement alimentaire est essentiel pour contrôler la population. Il n'est dépassé en tant que préoccupation stratégique que par le contrôle de l'énergie (dont nous verrons également des pénuries dès que l'Europe sanctionnera le pétrole et le gaz russes et commencera à manger les approvisionnements d'autres exportateurs). Le problème alimentaire touche plus près de chez nous parce que nous pouvons voir les effets immédiatement sur nos portefeuilles et sur nos familles. Il n'y a rien de pire pour de nombreux parents que la perspective que leurs enfants aient faim.

Les médias grand public ignorent une fois de plus toute menace économique potentielle, en particulier ils nient la notion de pénurie alimentaire comme une source d'inquiétude. Je dis, pourquoi écouter un groupe de personnes qui se trompent toujours sur ce genre d'événements ? Si quoi que ce soit, je prendrais au moins au sérieux les paroles des mondialistes en ce qui concerne l'effondrement économique ; après tout, ce sont eux qui profitent le plus de ces catastrophes et qui ont aussi le plus d'influence lorsqu'il s'agit de déclencher une crise.

La préparation d'aujourd'hui ne coûte rien demain. Le manque de préparation aujourd'hui coûte TOUT demain. Le choix pour quiconque a un cerveau est simple - Préparez-vous à la fin de la nourriture abordable et facilement disponible avant la fin de cette année.

 

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Et comme par hasard ! Les usines alimentaires US flambent inopinément ! Le FBI alerte sur des cyberattaques qui ont la propriété fabuleuse incendiaires ! On aura tout vu et tout entendu !

 

Le FBI met en garde contre des cyberattaques ciblées contre des usines alimentaires après une mystérieuse vague d'incendies

La cyberdivision du FBI a  publié  la semaine dernière un avis avertissant de l'augmentation des menaces de cyberattaques contre les coopératives agricoles, qui survient à un moment où une curieuse série d'incendies et d'explosions endommage les principales usines de transformation des aliments à travers le pays. 

"Les acteurs du ransomware peuvent être plus susceptibles d'attaquer les coopératives agricoles pendant les saisons critiques de plantation et de récolte, perturbant les opérations, causant des pertes financières et ayant un impact négatif sur la chaîne d'approvisionnement alimentaire", indique l'avis, ajoutant les  attaques de ransomware de 2021 et du début de 2022 contre les coopératives agricoles. pourrait affecter la saison de plantation en cours  "en perturbant l'approvisionnement en semences et en engrais".

L'agence a averti : « Une perturbation importante de la production céréalière pourrait avoir un impact sur l'ensemble de la chaîne alimentaire, puisque les céréales ne sont pas seulement consommées par les humains mais également utilisées pour l'alimentation animale... En outre, une perturbation importante de la production céréalière et de maïs pourrait avoir un impact sur le commerce des matières premières. et les actions."

 

L'avertissement du FBI intervient alors que "près de deux douzaines d'installations de transformation alimentaire à travers le Canada et les États-Unis" ont connu une "chaîne d'incendies, d'accidents d'avion et d'explosions", selon  The Western Standard . 

 

Les incidents les plus récents étaient des incendies dans deux usines de transformation des aliments basées dans l'Oregon. Le premier, lundi soir, un incendie a détruit le siège social et les entrepôts communs d'Azure Standard. La seconde a été une explosion mardi dans une usine de Shearer's Foods. 

Les détectives d'Internet ont rassemblé une compilation de gros titres montrant une série d'incendies dans des usines de transformation des aliments à travers le pays au cours de la dernière année. 

 

Un détective met en lumière les récents incendies d'entrepôts affectant les chaînes d'approvisionnement alimentaire dans une série de tweets. 

Tout cela se produit alors que le conflit ukraino-russe a perturbé la chaîne d'approvisionnement alimentaire mondiale. Les prix des denrées alimentaires sont à des niveaux record, et la Fondation Rockefeller vient de publier son  échéancier  sur le début d'une "crise alimentaire massive et immédiate" - disent-ils, "dans les six prochains mois".

 

 

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L’Occident peut-il utiliser la guerre pour enrayer son déclin et le passage à un nouvel ordre monétaire mondial ?
 

 

 

Un échec en Ukraine pourrait bien signifier la désintégration de l’UE et de l’OTAN...

 

Parfois, les changements révolutionnaires s’insinuent furtivement en nous ; nous ne prenons conscience de la bifurcation majeure que lorsque nous la remarquons, dans le rétroviseur. C’est particulièrement vrai lorsque ceux qui ont été les premiers à appuyer sur la gâchette n’appréhendent pas pleinement – eux-mêmes – ce qu’ils ont fait.

 

 

Qu’est-ce qui a été fait ? Dans un moment de précipitation instinctif, quelques membres de l’équipe Biden ont décidé de tirer parti de leur plan pour faire chuter la valeur du rouble. Ils ont donc eu recours à la ruse consistant à saisir les réserves en dollars, en euros et en bons du Trésor de la Banque centrale de Russie.

 

Ils étaient tellement sûrs que leur plan bloquerait complètement les efforts de la Russie pour sauver un rouble en perdition, qu’ils n’ont même pas pris la peine de consulter la Réserve fédérale ou la BCE. Ces dernières ont publiquement désapprouvé l’action entreprise.

 

Ce qui a suivi, c’est le déclenchement par inadvertance de la disparition progressive du système financier occidental. Les « faucons » russophobes de Washington ont stupidement déclenché un conflit avec le seul pays – la Russie – qui possède les matières premières nécessaires pour diriger le monde et pour déclencher le passage à un système monétaire différent.

 

Cet événement monétaire va-t-il également modifier la dynamique géopolitique ? Bien sûr, c’est déjà le cas.

 

En saisissant ses réserves, Washington a en fait dit à Moscou : les dollars vous sont interdits ; vous ne pouvez absolument rien acheter avec des dollars. Alors à quoi bon détenir des dollars ? La conclusion de la manœuvre américaine et européenne était inévitable : la Russie vendrait son gaz en roubles.

 

Mais c’est là que survient un twist machiavélique : en jouant sur les deux tableaux de l’équation, c’est-à-dire en liant le rouble à l’or, puis en liant les paiements énergétiques au rouble, la Banque de Russie modifie fondamentalement l’ensemble des hypothèses de travail du système commercial mondial (c’est-à-dire en remplaçant les dollars fiduciaires nominaux par une monnaie solide adossée à des matières premières).

 

Mais attention, la Banque centrale de Russie a fait deux choses d’importance géostratégique : elle a à la fois ajouté un « plancher » de prix et (moins remarqué), en a supprimé un autre. La Banque a ajouté un plancher au prix de l’or – en promettant d’acheter de l’or à un taux fixe.

 

Cependant, en insistant sur le paiement dans sa monnaie nationale, la Russie a commencé à supprimer le plancher imposé par les États-Unis en 1971 au prix du dollar, ce qui obligeait les pays du monde entier à vendre leurs monnaies nationales (ce qui les affaiblit) pour acheter des dollars (pour payer l’énergie). En bref, bien que le porte-parole russe, Dmitri Peskov, ait déclaré que la Russie procéderait avec prudence, cette décision rompt la surévaluation structurelle accordée au dollar.

 

Les producteurs d’énergie du Moyen-Orient voient clairement où cela mène : la Russie, en liant le rouble à l’or et l’énergie au paiement en roubles, lance un processus visant à lier le prix du pétrole au prix de l’or. C’est la révolution tranquille. L’or devient provisoirement la monnaie de réserve neutre, en attendant le développement d’une monnaie plus importante.

 

C’est donc le troisième point : la rupture avec les échanges de matières premières basés sur le papier américain que l’Occident manipule pour maintenir les prix des matières premières et de l’or à un niveau bas est amorcée. Cela donne potentiellement un tout nouvel horizon à l’OPEP+, par exemple.

 

Voici l’essentiel : si les bons du Trésor et les dollars détenus par la Fed de New York sont évités, qu’est-ce qui deviendra la réserve de valeur naturelle ? Les matières premières, bien sûr. Pourquoi est-ce si révolutionnaire ? Parce que dans une ère de perturbation de l’approvisionnement, de perturbation alimentaire et de guerre, l’Occident n’aura plus accès aux matières premières « bon marché » .

 

Peut-être que les membres de l’équipe Biden auraient dû prendre la peine de consulter la Réserve fédérale, car ironiquement, non seulement ils ont effrayé les autres détenteurs étrangers de bons du Trésor américain et de dollars de réserve, lorsqu’ils ont saisi les réserves russes, mais ils l’ont fait juste au moment où l’inflation intérieure américaine est en train de monter en flèche et où les obligations sont de toute façon boudées.

 

Après quarante ans d’existence, les bons du Trésor américain sont aujourd’hui considérés comme des « risques sans rendement ». (Risques dus à la crainte que l’inflation rende les taux obligataires encore plus négatifs sur le marché réel. Déjà, le rendement des bons du Trésor à 2 ans explose à la hausse. Mais si la Fed veut sérieusement combattre l’inflation, les taux d’intérêt doivent aller beaucoup plus haut).

 

Comme on pouvait s’y attendre, la ruée vers les matières premières (pour toutes ces raisons : menace de guerre, perturbation de l’approvisionnement, sanctions contre la Russie) a fait flamber les prix des matières premières. Les prix élevés des matières premières ont un impact sur tous les autres prix et se répercutent partout, mais nulle part ailleurs autant qu’aux États-Unis, où une construction financiarisée très lourde repose sur une base minuscule de garanties de matières premières. Et où l’administration est coincée entre Scylla, la peur de l’inflation, et Charybde, le krach boursier en cas de hausse des taux d’intérêt.

 

Cette trajectoire de crise économique et de déclin de la légitimité de l’Occident, présagée par l’évolution de l’ordre monétaire mondial, la menace d’hyperinflation, les pénuries alimentaires, les rayons vides, la pauvreté due à l’inflation, la flambée des prix du chauffage et de l’essence, peut-elle être inversée par une « victoire américaine » dans le conflit ukrainien ?

 

Ce que « Bucha » nous dit, c’est que l’Occident est dans une frénésie de « tout ou rien » pour prouver qu’il peut gagner cette guerre. Un échec en Ukraine pourrait bien signifier la désintégration de l’UE et de l’OTAN. La cohésion bricolée au sein de ces alliances ne survivra pas au traumatisme de la défaite. Et « Bucha » nous dit que l’Occident est prêt à aller chercher une « victoire » dans une guerre imaginaire, même au prix d’une perte stratégique sur le terrain en Ukraine.

 

Le désespoir de l’Occident est également révélé par le fait que l’Europe imite l’Ouroboros (le symbole antique d’un serpent qui dévore sa propre queue et se dévore lui-même) : en évitant délibérément les produits russes moins chers, Bruxelles s’expose à une spirale inflationniste incontrôlable et à la relégation de l’Europe dans un marigot économique, sa base manufacturière devenant totalement non compétitive en raison des coûts énergétiques élevés.

 

Le président de l’Atlantic Council, think-tank étasunien, un « idéologue de l’unipolarité » , Frederick Kempe, a écrit la semaine dernière qu’« une victoire ukrainienne, avec un Occident fort et uni derrière elle, obligerait à repenser l’engagement et la compétence des États-Unis et à changer la trajectoire de la politique étrangèreLa question n’est pas de savoir ce que serait le nouvel ordre mondial, mais plutôt de savoir si les États-Unis et leurs alliés peuvent, grâce à l’Ukraine, inverser l’érosion des acquis du siècle dernier, ce qui constituerait un premier pas vers l’établissement du premier ordre mondial véritablement « global » «  [c’est nous qui soulignons].

 

L’importance de l’Ukraine réside dans le fait que le monde (au-delà de l’Europe occidentale et des États-Unis) l’observe attentivement. Dans la plupart des cas, les pays refusent catégoriquement de se joindre aux condamnations envers la Russie. La froideur de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis à l’égard de Biden est un signe de cette réorientation politique. Ces deux pays ont refusé d’accueillir une visite de Biden, voire de répondre à ses appels téléphoniques, tout en refusant de cesser de collaborer étroitement avec la Russie sur les niveaux de production et les prix du pétrole.

 

D’une manière ou d’une autre, les « plaques » géopolitiques se sont déjà déplacées. Un dirigeant régional l’a résumé succinctement : à la suite de l’initiative russe sur le rouble, « nous ne craignons plus les sanctions ; nous avons vu d’autres pays survivre » .

 

Alastair Crooke

 

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

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