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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 17:46

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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 17:49

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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 17:47

https://www.businessbourse.com/wp-content/uploads/2020/04/euro-enflam%C3%A9-535x470.jpg

 

De nombreux d’investisseurs vendent à découvert l’euro qui pourrait chuter à 0,90 selon un article de Bloomberg

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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 17:42

https://planetes360.fr/wp-content/uploads/2021/08/riche-morale-experiences-une-750x536.jpg

 

Depuis quarante ans, une élite veut liquider la France. Depuis 2017, cette élite est au pouvoir.

Olivier Marleix a été l’un des premiers hommes politiques à dénoncer les mœurs d’une certaine élite, au moment de la vente d’Alstom. C’est à cette occasion qu’il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.
Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l’appétence pour l’argent ont définitivement supplanté l’intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d’en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 18:11
Désormais l'euro, mais les monnaies Occidentales s'effondrent vis à vis du dollar, l'euro n'a jamais été aussi bas depuis sa création
https://www.boursorama.com/bourse/devises/taux-de-change-euro-dollar-EUR-USD/
regardez sur 10 ans (ç'est - 18 % de sa valeur), il dévisse également vis à vis de la Livre sterling, mais aussi par rapport au Franc Suisse.

 

 

Le rouble se maintient face au
dollar et a l'euro
https://www.boursorama.com/bourse/devises/taux-de-change-dollar-rouble-USD-RUB/Voir sur 10 ans et trois mois environ.
L'effondrement de l'euro ç'est le prix des matières premières plus chères, l'inflation, l'augmentation du poids de la dette par les intérêts.
https://www.francetransactions.com/actus/news-finances/alerte-sur-la-dette-publique-de-la-france-bruno-le-maire-tire-le-signal-d.html
Il en résulte quoi, après une politique erratique monétaire, stratégique européenne qui n'obéit qu'a des pressions étrangères, qui cède à chaque obstacle, qui est incapable de donner des objectifs, des directions claires hors lobbying ; nous avons un gouffre devant nous, un gouffre de la dette, une ruine bancaire et interbancaire, une incapacité a rembourser les dettes sinon par le biais de la captation des biens privés qu'ils soient bancaires, financiers et peut être terrestres, par le biais de l'hypothèque.
Nous sommes littéralement les otages d'une élite incapable qui n'a pour justification que sa propre pérennité, se fichant littéralement des états, des citoyens envers lesquels ils doivent rendre des comptes.  L'amoncèlement  de signes précurseurs  de l'imminence d'un cataclysme financier est en approche. Il ne faudra pas compter sur ceux qui ont créés et ont été à l'origine de ces problèmes pour les résoudre. 
Liste de l'inflation par pays de la zone europe depuis début 2022 https://fr.tradingeconomics.com/country-list/inflation-rate?continent=europe Vous remarquez que la France est en peloton de tête derrière le Liechtenstein, la Suisse et les îles Féroé, ne se foutrait on pas de notre figure. On vous répétera que nous avons des Mozart de la finance, comme nous avons un Mozart  à la tête de l'Etat qui nous joue la flute enchantée depuis plus de 5 ans.
Le dollar va grimper et récupérer le plus de placement sur son sol avant l'effondrement final, car ç'est inéluctable. Aucune issue, aucun moyen d'y échapper.
Alors réfléchissez bien à la suite, je ne conseillerai aucun placement car je n'ai aucune action nulle part contrairement aux propos lénifiants des médias, qui sont sous la tutelle de multinationales. Je n'ai rien à vous vendre, ne brigue aucun poste et ne vit d'aucun subside ou sinécure consécutifs à la lâcheté, la veulerie d'un opportuniste, j'ai passé l'âge ! Je laisse ça aux illusionnés à l'insu de leur plein grès, piégés dans leur enfer futur.

 

 

 

 

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Le marché haussier de 39 ans des prix des obligations est désormais terminé. De nombreux débiteurs, tant souverains que privés, feront faillite et les taux obligataires atteindront des niveaux inimaginables à mesure alors que les prix des obligations s’effondreront.

 

 

Le marché haussier de 39 ans des prix des obligations (marché baissier des taux d’intérêt) est désormais terminé. En fait, il s’est terminé en 2020 à 0,5%, après avoir chuté de 15,5 % en 1981.

Je m’attends à ce que les taux dépassent le niveau de 1981 avec l’implosion du plus grand marché de la dette de l’histoire.

De nombreux débiteurs, tant souverains que privés, feront faillite et les taux obligataires atteindront des niveaux inimaginables à mesure alors que les prix des obligations s’effondreront.

Cette implosion des marchés obligataires aura évidemment des répercussions majeures sur le système et les marchés financiers, les banques et autres institutions financières faisant défaut.Après plus d’une décennie de lutte pour faire remonter l’inflation à 2%, les banquiers centraux comme Yellen et Lagarde ont reçu le choc de leur vie lorsque l’inflation officielle a rapidement dépassé 8%, l’inflation réelle se situant probablement autour de 20-25 % pour la plupart des gens.

Les dirigeants des banques sont restés dans le déni pendant de nombreuses semaines, qualifiant cette inflation de « transitoire ».

Les dirigeants de la Fed et de la BCE ont cette étrange capacité à ne pas voir ce qu’ils n’ont pas prévu. Et comme ils ne prévoient jamais une seule tendance du marché correctement, ils prennent inévitablement la mauvaise route.

Ils auraient plus de succès s’ils se contentaient de lancer les dés. Au fil du temps, ils auraient alors au moins 50% de chances d’avoir raison. Au lieu de cela, ils ont tout faux à 100%.

Comme je le dis et le répète, les banques centrales ne devraient pas exister. Les lois de la nature, de l’offre et de la demande feraient un bien meilleur travail pour réguler les marchés. Sans les banques centrales et leurs manipulations, les marchés s’autocorrigeraient au lieu de connaître les pics et les creux extrêmes que les banques créent. 

L’absurdité de la manipulation désastreuse des banques centrales est clairement exposée sur les marchés du crédit. Pendant des années, le crédit a bondi alors que les taux étaient proches de zéro ou négatifs.

Il est évident pour tout étudiant en économie qu’une forte demande de crédit entraînerait un coût élevé de l’emprunt. Ce sont les conséquences évidentes de l’offre et de la demande dans un marché libre et non manipulé.

L’inverse serait évidemment aussi le cas. S’il n’y a pas de demande de crédit, les taux d’intérêt baisseraient et stimuleraient la demande.

Je me demande ce qu’ils enseignent aux étudiants en économie aujourd’hui, puisqu’aucun marché ne fonctionne correctement à cause des manipulations flagrantes. Je suppose que notre société woke est en train de réécrire les livres en économie, tout comme elle l’a fait en histoire.

Source: or.fr

 

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Egon Von Greyerz: « Ma prévision de longue date d’une chute de 90% des actions en termes réels n’a pas changé,… mais les conditions sont bien pires aujourd’hui ! »
 

La bulle générale est sur le point d’exploser. Elle n’a existé que grâce à la bienveillance des banques centrales qui ont créé la manipulation la plus parfaite des instruments qu’elles contrôlent, à savoir l’impression monétaire et les taux d’intérêt.

L’argent gratuit a permis de tripler la dette mondiale au cours de ce siècle pour atteindre 300 000 milliards $, avec un coût d’intérêt pratiquement nul.

Cela a été un véritable cadeau du ciel pour les investisseurs, qu’ils soient gros ou petits. Tout ce que les investisseurs ont touché a augmenté et à chaque correction du marché, une nouvelle manne a été produite.

Pour les investisseurs, c’était toujours « Pile je gagne, Face je gagne ».

Ce Shangri-La des marchés a fait de tout le monde un gourou de l’investissement. Même un idiot pouvait devenir riche.

En parlant à des amis investisseurs aujourd’hui, ils peuvent être légèrement déstabilisés mais ne voient aucune raison pour que la tendance haussière à long terme ne se poursuive pas. Greenspan, Bernanke, Yellen et Powell ont été leurs meilleurs amis et l’objectif principal de la Fed est de garder les investisseurs heureux et riches. C’est pourquoi la plupart des investisseurs ne bougent pas, malgré des baisses de 20% ou plus sur l’ensemble des marchés. Ils le regretteront.

Ainsi, la plupart des investisseurs comptent être sauvés une fois de plus. Mais ils ne réalisent pas que cette fois-ci, c’est vraiment différent.

Comme nous le savons, ce n’est PAS le fait que les banquiers centraux aient fait une volte-face en augmentant les taux et en transformant l’assouplissement quantitatif en resserrement qui a entraîné l’effondrement des marchés d’investissement.

Non, ces génies qui dirigent les banques centrales ne voient jamais rien venir avant qu’il ne soit trop tard. L’inflation qui frappe le monde de plein fouet était évidente pour beaucoup d’entre nous depuis un certain temps, mais manifestement pas pour les responsables de la politique monétaire. Ils ne sont manifestement pas payés pour anticiper les choses avant qu’elles ne se produisent.

Le graphique ci-dessous montre le Dow Jones depuis 1970. En 1982, le marché haussier actuel de 40 ans a commencé. Depuis, les investisseurs ont vu leurs portefeuilles d’actions multipliés par 46.

Il y a eu quatre corrections majeures de 35% à 55%. Je me souviens bien de la première, en octobre 1987. C’était le lundi noir et j’étais à Tokyo pour la cotation de Dixons au Japon, la société britannique du FTSE 100 dont j’étais le vice-président. Le marché s’est effondré de 23% le 19 octobre et, sur une période de 12 jours, le Dow Jones a perdu 40%.

Ce n’était pas le meilleur moment pour une entrée à la Bourse de Tokyo.

Si l’on regarde l’année 1987 dans le graphique ci-dessous, la chute massive de l’époque est à peine visible.Un autre facteur technique très important sur ce graphique est la divergence baissière sur l’indice de force relative – RSI (Relative Strength Index). Depuis 2018, j’ai souligné que le RSI sur ce graphique trimestriel a atteint des points hauts plus bas, alors que le Dow atteignait de nouveaux sommets. Il s’agit là d’un signal très baissier qui se traduira inévitablement par une chute importante du Dow.

Ma prévision de longue date d’une chute de 90% des actions en termes réels n’a pas changé. Cette chute n’est pas plus importante que celle de 1929-1932, mais les conditions sont bien pires aujourd’hui, tant sur les marchés de la dette que dans l’ampleur mondiale des bulles. Un simple retour aux planchers de 2002 et 2009 impliquerait une chute de 80 % depuis le sommet.

Le Wilshire 5000, qui représente toutes les actions américaines, a perdu 11 000 milliards $, soit 23%, depuis le début de l’année 2022 (voir le graphique ci-dessous). Des milliers de milliards de dollars supplémentaires ont été perdus sur les marchés obligataires.

Source: or.fr

 

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 18:03

Source

 

 Nous avons maintenant bien dépassé la crise corona de 2020, et la plupart des restrictions dans le monde ont été abrogées ou assouplies. Cependant, les conséquences à long terme des politiques corona arbitraires et destructrices sont toujours là - en fait, nous sommes maintenant au milieu de l'inévitable crise économique.

Proclamer le grand krach et la crise économique de 2022 n'est à ce stade pas particulièrement prémonitoire ou perspicace, comme les commentateurs le prédisent depuis des mois. La cause est encore quelque peu obscure, car le journalisme financier et économique se concentre toujours sur tout ce que la Réserve fédérale annonce. Mais l'importance des mouvements de la Fed est grandement exagérée. La Fed ne peut pas fixer les taux d'intérêt à volonté ; il ne peut pas générer un boom ou une récession à volonté. Il ne peut qu'imprimer de l'argent et créer l'illusion d'une plus grande prospérité, mais finalement, la réalité se réaffirme.

 
 

Le véritable moteur de la crise actuelle est l'inflation monétaire. En 2020 , j'ai (avec beaucoup d'autres) souligné le rôle de la politique monétaire inflationniste dans la crise corona. Alors que l'inflation des prix à la consommation en est maintenant la conséquence la plus apparente, les dommages réels se sont produits dans la structure du capital de l'économie. C'est la cause de la crise actuelle.

Un cycle économique, en quelque sorte

Alors que pour la plupart des gens, la conséquence la plus évidente de l'inflation corona était les paiements de transfert qu'ils recevaient du gouvernement, la véritable action s'est produite dans le secteur des entreprises. Grâce à divers stratagèmes, l'argent nouvellement créé a été acheminé vers le secteur productif depuis la Fed via le Trésor. Le résultat a été un cycle économique classique d'expansion insoutenable se terminant par une dépression inévitable.

L'effet immédiat de l'afflux d'argent facile a été double. Premièrement, cela a caché certaines des distorsions économiques causées par les confinements et autres restrictions. Depuis qu'ils ont reçu des fonds publics pour compenser les pertes de revenus et couvrir les coûts plus élevés, les hommes d'affaires ont maintenu des lignes de production qui auraient vraiment dû être fermées ou modifiées d'une manière ou d'une autre en raison des fermetures. Deuxièmement, l'argent facile a incité les capitalistes à faire de nouveaux investissements malsains, car ils pensaient que l'argent supplémentaire signifiait une plus grande disponibilité de capital.

 
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Ces investissements étaient malsains non pas parce que le gouvernement a rapidement fermé à nouveau le robinet d'argent : ils étaient malsains parce que les ressources réelles n'étaient pas là ; les gens n'avaient pas épargné plus pour les rendre disponibles. L'offre de facteurs de production complémentaires n'avait pas augmenté, ou pas autant que le suggérait l'augmentation de l'argent disponible pour l'investissement. Au fur et à mesure que les entreprises se développaient et augmentaient la demande de ces facteurs complémentaires, leurs prix augmentaient donc. Pour maintenir le boom, les entreprises ont commencé à emprunter plus d'argent sur le marché, ce qui a fait grimper les taux d'intérêt. Mais il n'y a pas de crédit bon marché disponible à ce stade, car il n'y a pas eu d'injections supplémentaires d'argent bon marché depuis l'inflation initiale de 2020, de sorte que les taux d'intérêt augmentent rapidement. C'est la véritable explication de lainversion de la courbe des taux : les entreprises se bousculent pour se financer car elles se retrouvent en pénurie de liquidités, puisque leurs prix des intrants augmentent au-dessus de leurs revenus. Ce n'est pas le marché qui dirige la Réserve fédérale ou toute autre cause fantaisiste basée sur les attentes : les taux d'intérêt augmentent parce que les entreprises manquent de capitaux.

Le graphique suivant montre l'augmentation des prix à la production par rapport aux prix à la consommation - une augmentation de près de 40 % depuis le début de 2020 est clairement insoutenable. Le fait que les prix à la consommation n'ont pas augmenté autant est une indication claire que nous avons affaire à un boom des affaires et que les entreprises ne peuvent pas s'attendre à des revenus futurs qui couvriront leurs coûts élevés. Nous ne voyons pas non plus simplement des augmentations des prix du pétrole dues à des perturbations de l'approvisionnement. Les matières premières pétrolières et énergétiques complètent pratiquement tous les processus de production, de sorte que les investissements induits par l'inflation entraîneront une hausse précoce des prix du pétrole et de l'énergie.

Figure 1 : Indices des prix à la production et à la consommation, janvier 2019-mai 2022

Finalement, les taux d'intérêt seront trop élevés et les hommes d'affaires devront abandonner leurs investissements. Beaucoup jetteront des stocks sur le marché à presque n'importe quel prix pour financer leurs dettes, réduiront leurs effectifs et feront probablement faillite. Cela semble déjà se produire, car CNBC signale de nombreux licenciements dans les entreprises technologiques.

 
 

Une conséquence probable de cet effondrement sera une crise bancaire : à mesure que la part des prêts improductifs augmentera, les revenus des banques se tariront et les banques pourraient se trouver dans l'incapacité de respecter leurs propres obligations. Une crise pourrait se développer, conduisant à ce qu'on a appelé la « déflation secondaire » : la contraction de la masse monétaire alors que les dépôts dans les banques en faillite s'évaporent tout simplement. Bien que ce soit un aboutissement à souhaiter ardemment, il est peu probable, pour le moins, que la Réserve fédérale laisse les choses en arriver là. Cela nous amène à une question centrale : que fait la banque centrale en ce moment ?

 

  

La Fed en contraction

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la Fed poursuit réellement une politique de resserrement. Pas nécessairement celle qu'ils ont officiellement annoncée – ils ne réduisent en fait pas leur bilan, mais néanmoins une politique extrêmement restrictive.

 

Il convient de souligner que la Fed est vraiment un poney à un tour: tout ce qu'elle peut faire est de créer de l'argent, directement ou indirectement en donnant aux banques les réserves nécessaires à l'expansion du crédit bancaire. Tout ce qui concerne la fixation des taux d'intérêt est secondaire, voire sans importance : le marché fixe toujours et partout les taux d'intérêt. Les banques centrales ne peuvent influencer les taux d'intérêt qu'en imprimant de l'argent, vous l'aurez deviné.

 
Figure 2 : M2 (milliards de dollars), janvier 2019-avril 2022

Alors que la Fed était très inflationniste en 2020, comme le montrent les figures 2 et 3, elle a depuis inversé le cap et est devenue non seulement conservatrice, mais carrément restrictive. Autrement dit, non seulement le taux de croissance a ralenti, mais il y a eu une baisse réelle, bien que faible, de la quantité de monnaie au début de 2022.

Figure 3 : M2 (variation en pourcentage), janvier 2019-avril 2022

Cette contraction n'est pas immédiatement évidente si l'on ne regarde que le bilan global de la Fed, car depuis mars 2021, la Fed a augmenté de manière agressive le montant des accords de prise en pension (reverse repos) qu'elle détient (ou doit, techniquement). Dans une opération de prise en pension, la Fed vend temporairement une obligation à une banque (tout comme elle achète temporairement une obligation à une banque dans une opération de mise en pension). Cela aspire les réserves du système, tout comme les dépôts ajoutent des réserves au système. De pratiquement zéro en mars 2021, le montant des prises en pension est passé à 2 421,6 milliards de dollars au 15 juin, réduisant le montant des réserves disponibles du même montant. Le bilan de la Fed n'a pas diminué grâce à une comptabilité simple : l'obligation sous-jacente à l'opération de pension est toujours enregistrée au bilan de la Fed. Les banques, quant à elles, profitent de cette transaction même si leurs réserves sont temporairement réduites, gagnant 0,8 % pratiquement sans risque (la Fed a augmenté le taux d'attribution des prises en pension à 1,55 % le 15 juin et l'augmentera probablement dans un proche avenir à mesure que le taux du marché ne cesse d'augmenter).

 
Figure 4 : Accords de prise en pension, mars 2021-juin 2022

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas une politique qui alimentera l'inflation – en fait, l'inflation sera réellement transitoire si la Fed poursuit sa politique actuelle. C'est quelque peu ironique, car la Fed a augmenté ses avoirs en obligations indexées sur l'inflation, suggérant que ses économistes eux-mêmes ne croient pas au récit transitoire. Bien sûr, il est possible que la Fed se prépare simplement pour le prochain cycle de politique inflationniste.

 

Ce qui est certain, c'est que la Fed neutralise désormais son inflation antérieure. La grande inflation de 2020 est d'abord allée au compte du Trésor américain à la Fed, puis aux clients privilégiés du gouvernement. Au fur et à mesure que le gouvernement puisait dans son compte, l'argent allait dans les banques et était déposé à la Fed sous forme de réserves. À ce stade, l'inflation aurait pu s'accélérer. Les banques avaient déjà plein de réserves et auraient pu accorder du crédit en plus du raz-de-marée de réserves supplémentaires qui affluaient vers elles. Cela se serait probablement produit lorsque le taux d'intérêt du marché a commencé à augmenter, sinon plus tôt, mais en aspirant les réserves des banques, la Fed limite le potentiel inflationniste des banques. L'expansion du crédit est toujours possible, car les banques maintiennent un ratio réserves/dépôts historiquement élevé d'environ 20 % et sont depuis 2020 libérées de toute obligation de réserve légale. Mais en réduisant les réserves dans le système, la Fed empêche effectivement cette évolution. Après avoir culminé à plus de 23 %, le taux de réserve a régulièrement diminué depuis septembre 2021, atteignant 19 % en avril, comme le montre la figure 5. Étant donné que les opérations de prise en pension se sont poursuivies en mai et juin, la contraction monétaire observée au premier trimestre est probable. en cours, même s'il faudra attendre des chiffres plus récents sur la masse monétaire pour le confirmer.

 
Figure 5 : Ratio des réserves des banques, mai 2020-avril 2022

Que se passe-t-il maintenant ?

Quoi qu'il arrive ensuite, une chose est claire : la crise est déjà là. Les baisses des marchés boursiers et le chaos des marchés financiers sont vraiment des épiphénomènes, même s'ils font la une des journaux. Le mal est déjà fait. Et pendant que je me suis concentré ici sur l'ère covid, nous nous dirigions déjà vers la crise en 2019 - le coronavirus vient de fournir une excuse pour une dernière gigantesque frénésie inflationniste.

Cela signifie que ce ne sont pas simplement les mauvais investissements des deux dernières années qui doivent être éliminés, c'est la destruction de capital accumulée des quinze dernières années qui devient maintenant apparente. Combien de capital a été gaspillé dans les start-ups technologiques qui n'avaient aucune chance de réaliser un profit ? Comme le souligne cet article de The Atlantic , d'énormes quantités de capitaux ont été investies dans des projets technologiques destinés au mode de vie urbain branché de la génération Y - et maintenant qu'ils ne peuvent plus couvrir les coûts d'exploitation avec des injections sans fin de capital-risque, les prix grimpent en flèche et les entreprises licencient des travailleurs. . Le boom de la construction touche également à sa fin, car il est peu probable que la demande de logements reste élevée à mesure que les taux hypothécaires augmentent.

 

Selon toute vraisemblance, la Fed ne maintiendra pas le cap. La pression de la finance et du gouvernement est susceptible de la forcer à revenir à l'inflation, mais cette inflation ne peut pas empêcher le buste. Comme l'a souligné Ludwig von Mises, vous ne pouvez pas dissimuler la crise économique avec une nouvelle injection de papier-monnaie ; la crise se jouera quoi que la banque centrale décide de faire. Ce que la Fed peut faire, c'est continuer à financer le gouvernement et à renflouer le système financier lorsqu'il est sous pression. Les deux seront très inflationnistes.

 

Nous ne devrions pas féliciter la Fed de s'être abstenue de gonfler la masse monétaire pour le moment - après tout, son imprudence antérieure a causé les problèmes au départ - mais espérons que la Fed maintiendra le cap pour l'instant. 1 Plus un nouveau cycle d'inflation est retardé, plus la purge du mal-investissement et de la finance du monde des clowns sera radicale. Une inflation élevée est également possible, peut-être même plus probable, compte tenu des pressions politiques. Dans ce cas, Weimar, nous voilà !

  1. Les chiffres du 15 juin suggèrent que la Fed pourrait faire marche arrière : elle a acheté pour 20 milliards de dollars de prêts hypothécaires et vendu pour 8,6 milliards de dollars de bons du Trésor américain, augmentant le bilan de 14,1 milliards de dollars au total. Les dépôts ont continué de baisser, chutant de 100 milliards de dollars, mais l'accumulation de prises en pension s'est fortement inversée de mardi à mercredi (13-14 juin) et a chuté de près de 60 milliards de dollars. S'il s'agit d'un véritable renversement de politique, la contraction est déjà terminée ; cependant, le montant a légèrement augmenté jeudi.

Kristoffer Mousten Hansen est assistant de recherche à l'Institut de politique économique de l'Université de Leipzig. Il a obtenu son doctorat à l'Université d'Angers et est un ancien chargé de recherche de l'Institut Mises. Cet article a été initialement publié sur le Mises Institute .

 

 

 

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 17:14

Infographic: Who Has The Highest Debt in the EU? | Statista

 

Qui a la dette la plus élevée de l’UE ?

En moyenne, les pays de l’Union européenne avaient une dette publique brute d’environ 88 % du PIB en 2021.

Toutefois, comme le détaille Katharina Buchholz de Statista ci-dessous, cette moyenne masque de réelles différences entre les pays de l’UE.

 

Alors que la Grèce avait une dette publique de 193 % l’année dernière, l’Estonie arrive en dernière position du classement avec une dette de seulement 18 % en équivalent PIB.

 

Vous trouverez d’autres infographies sur Statista

L’importance de la dette grecque est bien connue, mais un certain nombre d’autres pays ont également accumulé une dette supérieure à leur propre PIB.

La dette italienne, par exemple, est importante, puisqu’elle représente 151 % du PIB. Le Portugal, en troisième position, a une dette de 127 % du PIB. Point positif, ces trois pays avaient des dettes encore plus élevées en 2020 et les ont réduites malgré la pandémie de coronavirus en cours.

Il reste à voir comment les pays s’en sortent avec le double fardeau de Covid-19 et de la guerre en Ukraine en 2022.

Les pays qui, au contraire, ont augmenté leur dette entre 2020 et 2021 sont l’Allemagne (hausse de 0,6 point de pourcentage à 69,3 % du PIB), la Roumanie (hausse de 1,6 point de pourcentage à 48,8 % du PIB), la Bulgarie (hausse de 0,4 point de pourcentage à 25,1 % du PIB) et la République tchèque (hausse de 4,2 points de pourcentage à 41,9 % du PIB).

Aube Digitale

Olivier Berruyer: « Ayant joué avec le feu de la planche à billets, la BCE se retrouve face à une inflation qui risque d’entrainer le retour de la crise des dettes souveraines, et une grave crise financière. »

 

« Endettement de la France, la côte d’alerte est atteinte selon Bruno le Maire ! »

 

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 18:51

il s’agit du CDS(Credit Default Swap) à 5 ans concernant le Credit Suisse, qui reflète le coût de l’assurance contre un défaut de paiement est en forte hausse. la guerre mondiale financière commence à créer des tensions dans le système… Les investisseurs s’inquiètent du risque de contrepartie.

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 16:42

 

Ouvrez les yeux, le mur approche !

 

 

Le krach financier est inéluctable et proche

 

 

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La dette publique remonte à 114,5% du PIB et se rapproche des 3000 milliards €

 

 

ESTAMPE.......DESIGN.... | Peinture japonaise, Fond d'écran abstrait ...

 

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Le Japon est au bord de l’effondrement systémique. Plus l’inflation mondiale s’accélère, plus la banque centrale japonaise imprime. Le Yen et les marchés financiers japonais perdent toute sorte d’ancrage basé sur les fondamentaux.

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La Chine est-elle « discrètement » en train de vendre ses Treasuries ? Les avoirs de la Chine en bons du Trésor américain ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis mai 2010…

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Charles Gave: « L’inflation, c’est la volonté du gouvernement, en faisant baisser la valeur de la monnaie pour rembourser leurs dettes. »

 

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Les faillites augmentent de nouveau dans la construction et concernent surtout les TPE

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Egon Von Greyerz: « La crise (bulle) de 2008 s’était limitée à l’Immobilier; aujourd’hui, nous sommes dans une bulle de tout, des marchés boursiers, des marchés obligataires surgonflés et du marché immobilier hors de prix en passant par l’art survalorisé, avec des dirigeants célèbres surpayés et avec un marché du véhicule d’occasion extrêmement cher »

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 16:22

 

L'ancien n°2 de Wall Street annonce un "tsunami" financier - Capital.fr

 

L’effondrement a été délibérément déclenché pour des motifs politiques par la banque centrale. La situation n’est pas différente aujourd’hui, car il est clair que la Fed américaine agit avec l’arme des taux d’intérêt pour faire s’effondrer ce qui est la plus grande bulle financière spéculative de l’histoire humaine, une bulle qu’elle a elle-même créée. Les krachs mondiaux commencent toujours à la périphérie, comme le Creditanstalt autrichien de 1931 ou la faillite de Lehman Brother, en septembre 2008.

La décision du 15 juin de la Fed d’imposer la plus forte hausse de taux en près de 30 ans, alors que les marchés financiers sont déjà en plein effondrement, garantit désormais une dépression mondiale, voire pire.

 

 

L’ampleur de la bulle de « crédit bon marché » que la Fed, la BCE et la Banque du Japon ont créée en achetant des obligations et en maintenant des taux d’intérêt proches de zéro, voire négatifs, depuis 14 ans, dépasse l’imagination. Les médias financiers couvrent le tout avec des reportages quotidiens absurdes, alors que l’économie mondiale est préparée, mais pas à la soi-disant « stagflation » ou récession. Ce qui s’annonce dans les mois à venir, à moins d’un revirement spectaculaire de la politique, c’est la pire dépression économique de l’histoire à ce jour. Merci à la globalisation et à Davos.

 
Globalisation
 

Les pressions politiques à l’origine de la globalisation et de la création de l’Organisation mondiale du commerce à partir des règles commerciales du GATT de Bretton Woods, à la suite de l’accord de Marrakech de 1994, ont fait en sorte que la fabrication industrielle avancée de l’Occident, plus particulièrement des États-Unis, puisse fuir à l’étranger, « s’externaliser », pour créer une production dans des pays à très bas salaires. Aucun pays n’a offert plus d’avantages à la fin des années 1990 que la Chine. La Chine a rejoint l’OMS en 2001 et, depuis lors, les flux de capitaux en provenance de l’Occident vers le secteur manufacturier chinois ont été stupéfiants. Il en a été de même pour l’accumulation de la dette chinoise en dollars. Aujourd’hui, cette structure financière mondiale fondée sur une dette record commence à s’effondrer.

 

Lorsque Washington a délibérément permis l’effondrement financier de Lehman Brother en septembre 2008, les dirigeants chinois ont réagi par la panique et ont offert des crédits sans précédent aux gouvernements locaux pour construire des infrastructures. Certaines de ces infrastructures étaient partiellement utiles, comme un réseau de trains à grande vitesse. D’autres étaient carrément du gaspillage, comme la construction de « villes fantômes » vides. Pour le reste du monde, la demande sans précédent de la Chine en acier de construction, en charbon, en pétrole, en cuivre et autres était la bienvenue, car les craintes d’une dépression mondiale s’éloignaient. Mais les mesures prises par la Fed et la BCE après 2008, ainsi que par leurs gouvernements respectifs, n’ont rien fait pour remédier aux abus financiers systémiques des grandes banques privées de Wall Street et d’Europe, ainsi que de Hong Kong.

 

La décision prise par Nixon en août 1971 de découpler le dollar américain, la monnaie de réserve mondiale, de l’or, a ouvert les vannes des flux monétaires mondiaux. Des lois toujours plus permissives favorisant la spéculation financière incontrôlée aux États-Unis et à l’étranger ont été imposées à tout bout de champ, depuis l’abrogation de la loi Glass-Steagall par Clinton, à la demande de Wall Street, en novembre 1999. Cela a permis la création de mégabanques si grandes que le gouvernement les a déclarées « trop grosses pour faire faillite ». C’était un canular, mais la population y a cru et les a renflouées avec des centaines de milliards d’euros, tirés de l’argent des contribuables.

 

Depuis la crise de 2008, la Fed et les autres grandes banques centrales mondiales ont créé un crédit sans précédent, appelé « helicopter money« , pour renflouer les grandes institutions financières. La santé de l’économie réelle n’était pas un objectif. Dans le cas de la Fed, de la Banque du Japon, de la BCE et de la Banque d’Angleterre, un total de 25 000 milliards de dollars a été injecté dans le système bancaire par le biais de l’achat d’obligations, ainsi que d’actifs douteux comme les titres adossés à des créances hypothécaires, au cours des 14 dernières années.

 
La folie quantitative
 

C’est là que les choses ont commencé à vraiment mal tourner. Les plus grandes banques de Wall Street, telles que JP MorganChase, Wells Fargo, Citigroup ou, à Londres, HSBC ou Barclays, ont prêté des milliards à leurs grandes entreprises clientes. À leur tour, les emprunteurs ont utilisé les liquidités, non pas pour investir dans de nouvelles technologies de fabrication ou d’exploitation minière, mais plutôt pour gonfler la valeur des actions de leurs sociétés, ce que l’on appelle des rachats d’actions, faites pour « maximiser la valeur pour les actionnaires ».

 

BlackRock, Fidelity, les banques et d’autres investisseurs ont adoré ce tour de manège gratuit. Entre le début de l’assouplissement de la Fed en 2008 et juillet 2020, quelque 5 000 milliards de dollars ont été investis dans ces rachats d’actions, créant ainsi le plus grand rallye boursier de l’histoire. Tout s’est financiarisé dans le processus. Les entreprises ont versé 3 800 milliards de dollars de dividendes entre 2010 et 2019. Des entreprises comme Tesla, qui n’avaient jamais réalisé de bénéfices, ont pris plus de valeur que Ford et GM réunis. Les crypto-monnaies comme le bitcoin ont atteint une valorisation de la capitalisation boursière supérieure à 1 000 milliards de dollars, fin 2021. Avec l’argent de la Fed qui circule librement, les banques et les fonds d’investissement ont investi dans des domaines à haut risque et à haut profit comme les junk bonds ou la dette des marchés émergents dans des endroits comme la Turquie, l’Indonésie ou, oui, la Chine.

 

L’ère d’assouplissement monétaire post-2008 et de taux d’intérêt zéro de la Fed a conduit à une expansion absurde de la dette du gouvernement américain. Depuis janvier 2020, la Fed, la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne et la Banque du Japon ont injecté un total de 9 000 milliards de dollars de crédit à taux quasi nul dans le système bancaire mondial. Depuis un changement de politique de la Fed en septembre 2019, cela a permis à Washington d’augmenter la dette publique d’un montant stupéfiant de 10 000 milliards de dollars en moins de 3 ans. Puis la Fed a de nouveau secrètement renfloué Wall Street en achetant 120 milliards de dollars par mois d’obligations du Trésor américain et de titres adossés à des hypothèques, créant ainsi une énorme bulle obligataire.

 

Une administration Biden imprudente a commencé à distribuer des milliers de milliards de dollars de soi-disant fonds de relance pour combattre les blocages de l’économie. La dette fédérale américaine est passée d’un niveau raisonnable de 35 % du PIB en 1980 à plus de 129 % du PIB aujourd’hui. Seul l’assouplissement quantitatif de la Fed, l’achat de milliers de milliards de dollars de dette publique et hypothécaire américaine et les taux quasi nuls ont rendu cela possible. Aujourd’hui, la Fed a commencé à dénouer cette situation et à retirer des liquidités de l’économie par le biais d’un resserrement monétaire, ainsi que par des hausses de taux. C’est délibéré. Il ne s’agit pas d’une erreur d’appréciation de l’inflation par la Fed.

 
L’énergie est le moteur de l’effondrement
 

Malheureusement, la Fed et les autres banques centrales mentent. Le relèvement des taux d’intérêt n’a pas pour but de ralentir l’inflation. Il s’agit de forcer une réinitialisation globale du contrôle des actifs mondiaux, de la richesse, qu’il s’agisse de l’immobilier, des terres agricoles, de la production de matières premières, de l’industrie et même de l’eau. La Fed sait très bien que l’inflation ne fait que commencer à se propager dans l’économie mondiale. Ce qui est nouveau, c’est que ce sont les mandats d’énergie verte à travers le monde industriel qui sont à l’origine de cette crise de l’inflation pour la première fois, ce qui est délibérément ignoré par Washington, Bruxelles ou Berlin.

 

Les pénuries mondiales d’engrais, la flambée des prix du gaz naturel et les pertes d’approvisionnement en céréales dues à la sécheresse mondiale, à l’explosion des coûts des engrais et du carburant ou à la guerre en Ukraine, garantissent qu’au plus tard au moment de la récolte de septembre-octobre, nous subirons une nouvelle explosion mondiale des prix de l’alimentation et de l’énergie. Toutes ces pénuries sont le résultat de politiques délibérées.

 

De plus, une inflation bien pire est certaine, en raison de l’insistance pathologique des principales économies industrielles du monde, menées par l’agenda anti-hydrocarbures de l’administration Biden. Ce programme est illustré par la stupéfiante absurdité du secrétaire américain à l’énergie qui a déclaré « achetez donc des voitures électriques » en réponse à l’explosion des prix de l’essence.

 

De même, l’Union européenne a décidé d’éliminer progressivement le pétrole et le gaz russes, sans substitut viable, alors que sa principale économie, l’Allemagne, s’apprête à fermer son dernier réacteur nucléaire et à fermer davantage de centrales au charbon. En conséquence, l’Allemagne et d’autres économies de l’UE connaîtront des pannes d’électricité cet hiver et les prix du gaz naturel continueront de s’envoler. Au cours de la deuxième semaine de juin, en Allemagne, les prix du gaz ont encore augmenté de 60 %. Le gouvernement allemand, contrôlé par les Verts, et l’agenda vert « Fit for 55 » de la Commission européenne continuent de promouvoir l’énergie éolienne et solaire, peu fiable et coûteuse, au détriment des hydrocarbures, bien moins chers et fiables, assurant ainsi une inflation sans précédent liée à l’énergie.

 
La Fed a débranché l’imprimante
 

Avec la hausse de 0,75 % des taux d’intérêt de la Fed, la plus importante depuis près de 30 ans, et la promesse d’autres hausses à venir, la banque centrale américaine a maintenant garanti l’effondrement non seulement de la bulle de la dette américaine, mais aussi d’une grande partie de la dette mondiale, d’une valeur de 303 000 milliards de dollars. La hausse des taux d’intérêt, après presque 15 ans à 0%, signifie l’effondrement de la valeur des obligations. Les obligations, et non les actions, sont le cœur du système financier mondial.

 

Les taux hypothécaires américains ont doublé en cinq mois pour dépasser les 6 %, et les ventes de logements étaient déjà en chute libre avant la dernière hausse des taux. Les entreprises américaines ont contracté une dette record grâce aux années de taux ultra bas. Environ 70 % de cette dette est classée juste au-dessus du statut de « junk ». Cette dette des entreprises non financières s’élevait à 9 000 milliards de dollars en 2006. Aujourd’hui, elle dépasse 18 000 milliards de dollars. Désormais, un grand nombre de ces entreprises marginales ne seront pas en mesure de reconduire l’ancienne dette en empruntant la nouvelle, et des faillites suivront dans les mois à venir. Le géant des cosmétiques Revlon vient de déclarer faillite.

 

Le marché hautement spéculatif et non réglementé des crypto-monnaies, mené par le bitcoin, s’effondre à mesure que les investisseurs réalisent qu’il n’y a pas de solution de sauvetage. En novembre dernier, le monde des crypto-monnaies était évalué à 3 000 milliards de dollars. Aujourd’hui, elle est inférieure à la moitié de cette somme, et l’effondrement se poursuit. Avant même la dernière hausse des taux de la Fed, la valeur des actions des mégabanques américaines avait perdu quelque 300 milliards de dollars. Maintenant que la poursuite de la vente panique en bourse est garantie à mesure que l’effondrement économique mondial s’amplifie, ces banques sont préprogrammées pour une nouvelle crise bancaire grave au cours des prochains mois.

 

Comme l’a récemment noté l’économiste américain Doug Noland, « Aujourd’hui, il existe une « périphérie » massive chargée d’obligations de pacotille « subprime », de prêts à effet de levier, de prêts « buy-now-pay-later », de titrisations de voitures, de cartes de crédit, de logements et de panneaux solaires, de prêts de franchise, de crédits privés, de crédits cryptographiques, de DeFi, etc. Une infrastructure massive s’est développée au cours de ce long cycle pour stimuler la consommation de dizaines de millions de personnes, tout en finançant des milliers d’entreprises non rentables. La « périphérie » est devenue systémique comme jamais auparavant. Et les choses ont commencé à se briser ».

 

Le gouvernement fédéral va maintenant trouver que le coût des intérêts de sa dette record de 30 000 milliards de dollars est beaucoup plus élevé. Contrairement à la Grande Dépression des années 1930 où la dette fédérale était presque nulle, aujourd’hui le gouvernement, surtout depuis les mesures budgétaires de Biden, est à la limite. Les États-Unis sont en train de devenir une économie du tiers monde. Si la Fed n’achète plus des milliers de milliards de dette américaine, qui le fera ? La Chine ? Le Japon ? Peu probable.

Dégonfler la bulle
 

Avec la Fed qui impose désormais un resserrement quantitatif, retirant des dizaines de milliards d’obligations et d’autres actifs chaque mois, ainsi qu’en augmentant les taux d’intérêt directeurs, les marchés financiers ont commencé à se désendetter. Il sera probablement saccadé, car des acteurs clés comme BlackRock et Fidelity cherchent à contrôler l’effondrement à leurs fins. Mais la direction est claire.

 

À la fin de l’année dernière, les investisseurs avaient emprunté près de 1 000 milliards de dollars en dette marginale pour acheter des actions. Et ce, dans un marché en hausse. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit, et les emprunteurs sur marge sont obligés de donner plus de garanties ou de vendre leurs actions pour éviter le défaut de paiement. Cela alimente l’effondrement à venir. Avec l’effondrement des actions et des obligations dans les mois à venir, c’est l’épargne-retraite privée de dizaines de millions d’Américains dans des programmes comme le 401-k qui s’envole. Les cartes de crédit, les prêts automobiles et autres dettes de consommation aux États-Unis ont explosé au cours de la dernière décennie pour atteindre le chiffre record de 4 300 milliards de dollars à la fin de 2021. Les taux d’intérêt sur ces dettes, en particulier les cartes de crédit, vont grimper au-delà du niveau déjà élevé de 16 %. Les défauts de paiement sur ces prêts vont monter en flèche.

 

En dehors des États-Unis, ce que nous allons voir maintenant, alors que la Banque nationale suisse, la Banque d’Angleterre et même la BCE sont obligées de suivre la hausse des taux de la Fed, c’est la boule de neige mondiale des défauts de paiement, des faillites, dans un contexte d’inflation galopante que les taux d’intérêt des banques centrales ne pourront pas contrôler. Environ 27 % de la dette mondiale des entreprises non financières est détenue par des sociétés chinoises, pour un montant estimé à 23 000 milliards de dollars. Les entreprises américaines et européennes en détiennent 32 000 milliards de dollars supplémentaires. Aujourd’hui, la Chine est au cœur de sa pire crise économique depuis 30 ans et il y a peu de signes de reprise. Avec les États-Unis, le plus grand client de la Chine, qui entrent dans une dépression économique, la crise de la Chine ne peut que s’aggraver. Cela ne sera pas bon pour l’économie mondiale.

 

L’Italie, dont la dette nationale s’élève à 3 200 milliards de dollars, a un ratio dette/PIB de 150 %. Seuls les taux d’intérêt négatifs de la BCE ont empêché l’explosion d’une nouvelle crise bancaire. Maintenant, cette explosion est préprogrammée malgré les paroles apaisantes de Lagarde, la patronne de la BCE. Le Japon, avec un niveau d’endettement de 260%, est la pire de toutes les nations industrielles, et se trouve bloqué dans le piège du taux zéro avec une dette publique de plus de 7 500 milliards de dollars. Le yen est en train de chuter sérieusement, ce qui déstabilise toute l’Asie.

 

Le cœur du système financier mondial, contrairement à la croyance populaire, n’est pas les marchés boursiers. Ce sont les marchés obligataires ; obligations d’État, d’entreprises et d’agences. Ce marché obligataire a perdu de sa valeur en raison de l’inflation galopante et de la hausse des taux d’intérêt depuis 2021 aux États-Unis et dans l’Union européenne. Au niveau mondial, ce marché représente quelque 250 000 milliards de dollars d’actifs, une somme qui perd encore de la valeur à chaque hausse des taux d’intérêt. La dernière fois que nous avons connu un renversement aussi important de la valeur des obligations, c’était il y a quarante ans, à l’époque de Paul Volcker, avec des taux d’intérêt de 20 % pour « juguler l’inflation ».

 

À mesure que le prix des obligations baisse, la valeur du capital des banques chute. Les plus exposées à une telle perte de valeur sont les grandes banques françaises et la Deutsche Bank dans l’UE, ainsi que les plus grandes banques japonaises. Les banques américaines comme JP MorganChase seraient à peine moins exposées à un effondrement majeur des obligations. Une grande partie de leur risque est cachée dans des produits dérivés hors bilan et autres. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé en 2008, les banques centrales ne pourront pas refaire une autre décennie de taux d’intérêt nuls et d’assouplissement quantitatif. Cette fois-ci, comme l’ont fait remarquer des initiés comme l’ancien directeur de la Banque d’Angleterre Mark Carney, il y  déjà trois ans, la crise sera utilisée pour forcer le monde à accepter une nouvelle monnaie numérique de banque centrale, un monde où tout l’argent sera émis et contrôlé de manière centralisée. C’est aussi ce que les gens du WEF de Davos entendent par leur Grande Réinitialisation. Ce ne sera pas bon. Un tsunami financier planifié à l’échelle mondiale vient de commencer.

 

William Engdahl

 

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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