Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Contact : Administrateur@Henrydarthenay.com

  • : Vouillé un peu d'Histoire
  • : Histoire, politique historique comparée, économie, finance, généalogie, techniques Moyen âge,
  • Contact

vous êtes 1784 000 visiteurs 300 000 pages lus et je vous en remercie vues , merci de votre visite

contact :henry.arthenay@hotmail.fr
 
Facebook :
 

Youtube 

 
Crowdbunker 

 
 

Recherche

réf.

17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 16:54

Une dépopulation pour pouvoir installer une société transhumaniste ou les machines remplaceraient les hommes au travail et ou les hommes seraient en nombre limité.

 

On comprends pourquoi l'Ukraine sert de champ d'expérimentation, ç'est une extermination, un génocide organisé de la population Ukrainienne non seulement a fonction de préservation des intérêts hégémoniques Américains, mais également un champ d'expérimentation pour l'instauration d'un pays sous contrôle social a des fins  transhumanistes et une cybernétisation de la société.

 

On peut se poser la question si un dépeuplement par la guerre en Europe est aussi une de leur "solution finale".

 

Henry

 

Partager cet article
Repost0
13 juin 2024 4 13 /06 /juin /2024 09:44

La majorité issue des élections législatives risque très très gros, en effet :

 

Macron par stratégie va laisser une cohabitation s'opérer suite son une incurie totale financière, une gabegie sans précédent.

Il va laisser a cette majorité un terrain miné, miné par la dette, le recul de la note des agences de notation, un déficit abyssal, une économie en miette, un recul de la France au niveau international, une possibilité de Krach boursier, (actions, et obligations) une crise monétaire, un médiocrisation du service public etc...

Mais en plus la probabilité durant les Jeux Olympiques d'un attentat sous faux drapeau, engageant l'Europe dans un conflit ouvert avec la Russie.

Puis également  ceci : après deux mandats Macron ne peut se représenter, mais en démissionnant dans un an date pour date après les élections législatives parce qu'il n'aura pu "supporter" une cohabitation, ou le gouvernement aura été incapable de résoudre la situation qu'il aura volontairement laissé. Il pourra se représenter (car dans ce cas il n'aura pas été au bout de son deuxième mandat).

Il va s'en dire que la période d'un an entre les législatives et sa démission devra être super pourrie, pour qu'il puisse revenir comme sauveur.

 

Du pervers narcissique de haut vol avec l'aide de cabinet de conseil pour une dégringolade type tobogan de la France et des Français.

 

Donc je ne me réjouirais pas trop à l'idée d'une gouvernance future à moins bien sûr que cela soit convenu par avance dans l'ombre moyennant contre parties.

 

Henry

The New-York Times: "Les responsables américains s’attendent à ce que les premières attaques sur le sol russe utilisant des armes US commencent d’ici qq jours."
Les USA,l'OTAN & leurs larbins supplétifs:
@vonderleyen,Scholz, Macron veulent entraîner l'Europe dans la… pic.twitter.com/bQlihM6TEi

— Bernard Monot (@Bernard_Monot) June 2, 2024

 

 

_______________________________

 

Partager cet article
Repost0
13 juin 2024 4 13 /06 /juin /2024 08:53

Le complexe militaro-industriel nous tue tous
 

 

 

Il faut se libérer du monstre qui détruit notre planète et notre avenir

Nous devons parler de ce que font les bombes en temps de guerre. Les bombes déchiquettent la chair. Les bombes brisent les os. Les bombes démembrent. Les bombes font trembler le cerveau, les poumons et d’autres organes si violemment qu’ils saignent, se rompent et cessent de fonctionner. Les bombes blessent. Les bombes tuent. Les bombes détruisent.

 

Les bombes rendent également certaines personnes riches.

 

Lorsqu’une bombe explose, quelqu’un en profite. Et lorsque quelqu’un profite, les bombes font davantage de victimes invisibles. Chaque dollar dépensé pour une bombe est un dollar qui n’est pas dépensé pour sauver une vie d’une mort évitable, un dollar qui n’est pas dépensé pour guérir le cancer, un dollar qui n’est pas dépensé pour éduquer les enfants. C’est pourquoi, il y a si longtemps, le général cinq étoiles à la retraite et président Dwight D. Eisenhower a qualifié à juste titre de « vol » les dépenses consacrées aux bombes et à tout ce qui est militaire.

L’auteur de ce vol est peut-être la force destructrice la plus méconnue au monde. Il est à l’origine de nombreux problèmes majeurs aux États-Unis et dans le monde d’aujourd’hui. Eisenhower a mis en garde les Américains contre cette force dans son discours d’adieu de 1961, en l’appelant pour la première fois « le complexe militaro-industriel » (CMI).

Il faut d’abord savoir que, grâce à la capacité du CMI à détourner le budget fédéral, les dépenses militaires annuelles totales sont bien plus importantes que la plupart des gens ne le pensent : environ 1 500 000 000 000 $ (1500 milliards de dollars). Contrairement à ce que le CMI nous fait croire, ce chiffre incompréhensible est monstrueusement disproportionné par rapport aux quelques menaces militaires qui pèsent sur les États-Unis. 1500 milliards de dollars, c’est à peu près le double de ce que le Congrès dépense annuellement pour tous les objectifs non militaires combinés.

Il n’est pas exagéré de qualifier ce transfert massif de richesses de « vol », puisqu’il est prélevé sur des besoins urgents tels que la lutte contre la faim et la pauvreté, la gratuité de l’université et de la maternelle, la mise en place d’un système de santé universel et la construction d’une infrastructure d’énergie verte pour nous protéger du changement climatique. Pratiquement tous les grands problèmes auxquels s’intéressent les ressources fédérales pourraient être améliorés ou résolus avec des fractions de l’argent réclamé par le CMI. L’argent est là.

L’essentiel de l’argent des contribuables est accaparé par un groupe relativement restreint d’entreprises qui profitent de la guerre, sous la houlette des cinq plus grandes sociétés qui tirent profit de l’industrie de la guerre : Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon (RTX), Boeing et General Dynamics. Au fur et à mesure que ces entreprises engrangent des bénéfices, le CMI sème une destruction incompréhensible à l’échelle mondiale, maintenant les États-Unis enfermés dans des guerres sans fin qui, depuis 2001, ont tué environ 4,5 millions de personnes, en ont blessé des dizaines de millions d’autres et en ont déplacé au moins 38 millions, selon le projet « Costs of War » de l’université de Brown.

La domination cachée du CMI sur nos vies doit cesser, ce qui signifie que nous devons le démanteler. Cela peut sembler totalement irréaliste, voire fantaisiste. Mais ce n’est pas le cas. Et d’ailleurs, nous parlons du démantèlement du CMI, pas de l’armée elle-même. (La plupart des militaires font d’ailleurs partie des victimes du CMI).

Si le profit fait depuis longtemps partie de la guerre, la CMI est un phénomène relativement récent, postérieur à la Seconde Guerre mondiale, qui s’est formé grâce à une série de choix effectués au fil du temps. Comme d’autres processus, comme d’autres choix, ils peuvent être inversés et le CMI peut être démantelée.

La question est bien sûr de savoir comment.

L’émergence d’un monstre

Pour savoir ce qu’il faudrait faire pour démanteler le CMI, il faut d’abord comprendre comment il est né et à quoi il ressemble aujourd’hui. Compte tenu de sa taille et de sa complexité surprenantes, nous avons créé, avec une équipe de collègues, une série de graphiques pour aider à visualiser le CMI et les dommages qu’il inflige, que nous partageons publiquement pour la première fois.

La CMI est née après la Seconde Guerre mondiale, comme l’a expliqué Eisenhower, de la « conjonction d’un immense établissement militaire » – le Pentagone, les forces armées, les agences de renseignement et autres – « et d’une vaste industrie de l’armement ». Ces deux forces, l’armée et l’industrie, se sont unies au Congrès pour former un « triangle de fer » impie ou, selon certains spécialistes, ce qu’Eisenhower appelait initialement et plus précisément le complexe militaro-industriel-congressionnel. Jusqu’à ce jour, ces trois-là sont restés au cœur du CMI, enfermés dans un cycle auto-entretenu de corruption légalisée (qui comporte également beaucoup trop d’illégalités).

Le système de base fonctionne comme suit : Premièrement, le Congrès prélève chaque année des sommes exorbitantes sur les contribuables pour les donner au Pentagone. Deuxièmement, le Pentagone, sur ordre du Congrès, remet d’énormes quantités de cet argent aux fabricants d’armes et à d’autres entreprises par le biais de contrats très lucratifs, leur permettant de réaliser des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. Troisièmement, ces entrepreneurs utilisent ensuite une partie des bénéfices pour faire pression sur le Congrès afin d’obtenir d’autres contrats du Pentagone, que le Congrès est généralement ravi de fournir, perpétuant ainsi un cycle apparemment sans fin.

Mais le CMI est plus compliqué et plus insidieux que cela. Dans ce qui est en fait un système de corruption légalisée, les dons de campagne contribuent régulièrement à augmenter les budgets du Pentagone et à garantir l’attribution de contrats encore plus lucratifs, qui profitent souvent à un petit nombre de contractants dans une circonscription du Congrès ou dans un État. Ces entrepreneurs défendent leur cause avec l’aide d’une armée virtuelle de plus de 900 lobbyistes basés à Washington. Nombre d’entre eux sont d’anciens fonctionnaires du Pentagone, d’anciens membres du Congrès ou d’anciens membres du personnel du Congrès, embauchés par le biais d’une « porte tournante » qui tire parti de leur capacité à faire du lobbying auprès d’anciens collègues. Ces entrepreneurs font également des dons à des groupes de réflexion et à des centres universitaires désireux de soutenir l’augmentation des dépenses du Pentagone, les programmes d’armement et une politique étrangère hyper-militarisée. La publicité est un autre moyen de promouvoir les programmes d’armement auprès des élus.

Ces fabricants d’armes répartissent également leur production entre le plus grand nombre possible de circonscriptions du Congrès, ce qui permet aux sénateurs et aux représentants de revendiquer la création d’emplois. Les emplois du CMI, à leur tour, créent souvent des cycles de dépendance dans les communautés à faibles revenus qui ont peu d’autres moteurs économiques, achetant ainsi le soutien des populations locales.

De leur côté, les contractants se livrent régulièrement à une surenchère légale des prix, surfacturant aux contribuables toutes sortes d’armes et d’équipements. Dans d’autres cas, la fraude des contractants vole littéralement l’argent des contribuables. Le Pentagone est la seule agence gouvernementale à n’avoir jamais fait l’objet d’un audit – ce qui signifie qu’elle ne peut littéralement pas suivre l’évolution de son argent et de ses actifs – et pourtant elle reçoit plus du Congrès que toutes les autres agences gouvernementales réunies.

En tant que système, le CMI garantit que les dépenses du Pentagone et la politique militaire sont dictées par la recherche de profits toujours plus élevés par les entrepreneurs et par les désirs de réélection des membres du Congrès, et non par une quelconque évaluation de la meilleure façon de défendre le pays. L’armée qui en résulte est, sans surprise, de piètre qualité, surtout si l’on tient compte de l’argent dépensé. Les Américains devraient prier pour qu’elle n’ait jamais à défendre les États-Unis.

Aucune autre industrie – pas même Big Pharma ou Big Oil – ne peut rivaliser avec le pouvoir du CMI pour façonner la politique nationale et dominer les dépenses. En fait, les dépenses militaires sont aujourd’hui plus importantes (en tenant compte de l’inflation) qu’au plus fort des guerres du Viêt Nam, d’Afghanistan ou d’Irak, ou, en fait, qu’à n’importe quel moment depuis la Seconde Guerre mondiale, malgré l’absence de menace justifiant de près ou de loin de telles dépenses. Nombreux sont ceux qui réalisent aujourd’hui que le principal bénéficiaire de plus de 22 ans de guerres américaines sans fin au cours de ce siècle a été la partie industrielle du CMI, qui a engrangé des centaines de milliards de dollars depuis 2001. “Qui a gagné en Afghanistan ? les entreprises d’armements privées“, titrait le Wall Street Journal en 2021.

Guerres sans fin, morts sans fin, destruction sans fin

Dans ce titre, « Afghanistan » aurait pu être remplacé par Corée, Viêt Nam ou Irak, entre autres guerres américaines apparemment sans fin depuis la Seconde Guerre mondiale. Le fait que le CMI ait profité de ces guerres n’est pas une coïncidence. Elle a contribué à entraîner le pays dans des conflits avec des pays tels que la Corée, le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos, le Salvador, le Guatemala, le Panama et la Grenade, l’Afghanistan, la Libye, la Somalie et bien d’autres encore.

Ces guerres ont fait des dizaines de millions de morts et de blessés. Le nombre estimé de morts des guerres post-11 septembre en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, en Syrie et au Yémen est étrangement similaire à celui des guerres au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge : 4,5 millions.

Les chiffres sont si importants qu’ils peuvent devenir insupportables. Le poète irlandais Pádraig Ó Tuama nous aide à nous concentrer :

une vie
une vie
une vie
une vie
une vie
parce que chaque fois
est la première fois
que cette vie
a été prise.
Le bilan environnemental

Les dommages causés par la CMI s’étendent à des dégâts environnementaux souvent irréparables, notamment l’empoisonnement des écosystèmes, la perte dévastatrice de biodiversité et l’empreinte carbone de l’armée américaine, qui est plus importante que celle de n’importe quelle autre organisation sur terre. En temps de guerre ou lors des entraînements quotidiens, le CMI a littéralement alimenté le réchauffement de la planète et le changement climatique en brûlant des carburants pour faire fonctionner les bases, faire fonctionner les véhicules et produire des armes.

Les coûts humains et environnementaux du CMI sont particulièrement invisibles en dehors de la zone continentale des États-Unis. Dans les territoires américains et autres « zones grises » politiques, les investissements dans les infrastructures et les technologies militaires reposent en partie sur la citoyenneté de seconde zone des communautés autochtones, qui dépendent souvent de l’armée pour leur subsistance.

Des guerres sans fin à l’intérieur du pays

Si le CMI a alimenté les guerres à l’étranger, elle a également alimenté la militarisation à l’intérieur du pays. Pourquoi, par exemple, les forces de police nationales sont-elles devenues si militarisées ? Au moins une partie de la réponse : depuis 1990, le Congrès autorise le Pentagone à transférer ses armes et équipements « excédentaires » (y compris les chars et les drones) aux forces de l’ordre locales. Ces transferts permettent au Pentagone et à ses sous-traitants de demander au Congrès d’acheter du matériel de remplacement, ce qui alimente encore plus le CMI.

À la recherche de nouveaux profits sur de nouveaux marchés, les sous-traitants vendent de plus en plus leurs produits militaires directement aux équipes d’intervention spéciales et aux autres forces de police, aux patrouilles frontalières et aux systèmes pénitentiaires. Les hommes politiques et les entreprises ont investi des milliards de dollars dans la militarisation des frontières et l’incarcération de masse, contribuant ainsi à l’essor des lucratifs « complexe industriel frontalier » et « complexe industriel carcéral », respectivement. La militarisation intérieure a porté un préjudice disproportionné aux communautés noires, latinos et indigènes.

Une menace existentielle

Certains défendront le complexe militaro-industriel en insistant sur le fait que nous avons besoin de ses emplois ; d’autres en affirmant qu’il maintient les Ukrainiens en vie et protège le reste de l’Europe de la Russie de Vladimir Poutine ; d’autres encore en mettant en garde contre la Chine. Chacun de ces arguments illustre à quel point le pouvoir du CMI repose sur la fabrication systématique de peurs, de menaces et de crises qui contribuent à enrichir les marchands d’armes et autres membres du CMI en les incitant à augmenter toujours plus les dépenses militaires et les guerres (malgré un bilan presque ininterrompu d’échecs catastrophiques dans presque tous les conflits américains depuis la Seconde Guerre mondiale).

L’argument selon lequel les niveaux actuels de dépenses militaires doivent être maintenus pour « l’emploi » devrait prêter à rire. L’armée ne doit pas être un programme d’emploi. Si le pays a besoin de programmes pour l’emploi, les dépenses militaires se sont révélées peu créatrices d’emplois et peu propices à la croissance économique. Les recherches montrent qu’elles créent beaucoup moins d’emplois que des investissements comparables dans les soins de santé, l’éducation ou les infrastructures.

L’armement américain a aidé l’Ukraine à se défendre, mais les fabricants d’armes sont loin d’être des altruistes. S’ils se souciaient vraiment des Ukrainiens, ils auraient renoncé à tout profit, ce qui aurait permis de consacrer plus d’argent à l’aide humanitaire dans ce pays. Au lieu de cela, ils ont utilisé cette guerre, tout comme la guerre génocidaire d’Israël contre Gaza et les tensions croissantes dans le Pacifique, pour gonfler cyniquement leurs profits et leurs cours boursiers de manière spectaculaire.

Si l’on écarte les discours alarmistes, il devrait être clair que l’armée russe a démontré sa faiblesse, son incapacité à conquérir de manière décisive des territoires près de ses propres frontières, sans parler de marcher sur l’Europe. En fait, les armées russe et chinoise ne représentent aucune menace militaire conventionnelle pour les États-Unis. Le budget annuel de l’armée russe est inférieur ou égal au dixième de celui de l’armée américaine. Le budget militaire de la Chine est d’un tiers à la moitié de celui des États-Unis. Les disparités sont bien plus importantes si l’on combine le budget militaire des États-Unis avec ceux de leurs alliés de l’OTAN et d’Asie.

Malgré cela, les membres du CMI encouragent de plus en plus les confrontations directes avec la Russie et la Chine, aidés en cela par la guerre de Poutine et les propres provocations de la Chine. Dans l’« Indo-Pacifique » (comme l’appellent les militaires), le CMI continue de gagner de l’argent alors que le Pentagone construit des bases et des forces autour de la Chine en Australie, à Guam, dans les États fédérés de Micronésie, au Japon, dans les Îles Marshall, dans les Îles Mariannes du Nord, à Palau, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines.

De telles mesures et un renforcement similaire en Europe ne font qu’encourager la Chine et la Russie à renforcer leurs propres armées. (Imaginez la réaction des politiciens américains si la Chine ou la Russie construisaient une seule base militaire à proximité des frontières de ce pays). Si tout cela est de plus en plus rentable pour le CMI, cela accroît le risque d’un conflit militaire qui pourrait dégénérer en une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Chine, la Russie ou les deux, qui pourrait mettre fin à l’espèce.

L’urgence du démantèlement

L’urgence du démantèlement du complexe militaro-industriel n’est plus à démontrer. L’avenir de l’espèce et de la planète en dépend.

La manière la plus évidente d’affaiblir le CMI serait de le priver de sa source de vie, l’argent de nos impôts. Peu de gens ont remarqué qu’après avoir quitté ses fonctions, l’ancien chef du Pentagone de l’ère Trump, Christopher Miller, a appelé à réduire de moitié le budget du Pentagone. Oui, de moitié.

Même une réduction de 30 % – comme cela s’est produit trop brièvement après la fin de la guerre froide en 1991 – permettrait de dégager des centaines de milliards de dollars par an. Imaginez comment de telles sommes permettraient de construire des vies plus sûres, plus saines et plus sécurisées dans ce pays, y compris une transition économique juste pour tout le personnel militaire et les sous-traitants qui perdent leur emploi. Et n’oubliez pas que ce budget militaire resterait nettement supérieur à celui de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de la Corée du Nord réunis.

Bien entendu, il est difficile de songer à réduire le budget du Pentagone, car le CMI s’est emparé des deux partis politiques, ce qui garantit pratiquement l’augmentation constante des dépenses militaires. Ce qui nous ramène à la question de savoir comment démanteler le CMI en tant que système.

En bref, nous travaillons sur les réponses. Avec le groupe d’experts qui a participé à la réalisation des graphiques de cet article, nous explorons, entre autres, les campagnes de désinvestissement et les poursuites judiciaires, l’interdiction des profits de guerre, la réglementation ou la nationalisation des fabricants d’armes et la conversion de certaines parties de l’armée en une force non armée de secours en cas de catastrophe, de santé publique et d’infrastructure.

Bien que beaucoup trop d’entre nous continuent de croire que le démantèlement du CMI est irréaliste, compte tenu des menaces auxquelles nous sommes confrontés, il est temps de réfléchir avec le plus d’audace possible à la manière de réduire son pouvoir, de résister à l’idée inventée que la guerre est inévitable, et de construire le monde que nous voulons voir. Tout comme les mouvements passés ont réduit le pouvoir de Big Tobacco et des barons du rail, tout comme certains s’attaquent aujourd’hui à Big Pharma, Big Tech et au complexe carcéro-industriel, nous devons nous attaquer au CMI pour construire un monde axé sur l’enrichissement des vies humaines (dans tous les sens du terme) plutôt qu’un monde axé sur les bombes et autres armements qui apportent la richesse à une poignée de privilégiés qui tirent profit de la mort.

David Vine et Theresa Arriola

Partager cet article
Repost0
31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 10:01
"Ne pensez pas que la France était résistante"
 
La guerre devient une opportunité pour Macron : d'une part la possibilité de reste au pouvoir ; en effet une déclaration de guerre rend impossible la destitution du Président, mais il y a le recours à l'article 16 qui permet à ce dernier d'obtenir les pleins pouvoirs :

 

Que disent les Constitutionnalistes :

 

Le recours à l’article 16 de la Constitution, qui confie les pleins pouvoirs au président de la République pour faire face à une situation de crise. L’article dispose que «lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.» Par extension, pointe Didier Maus, «on pourrait imaginer que le Président prolonge son mandat au nom des mesures indispensables à la sécurité nationale», toujours en modifiant l’article 6. Ce qui supposerait quand même de faire évoluer la jurisprudence du Conseil sur le sujet, puisqu’il découle d’une décision de 1992 que le Président de la République ne peut pas engager ou poursuivre une révision de la Constitution lorsqu’il exerce ses pouvoirs exceptionnels en application de l’article 16.

Quoi qu’il en soit, dans le cas présent, l’article 16 reste «inapplicable car il implique que la France soit directement concernée», poursuit le constitutionnaliste. A l’heure actuelle, donc, et malgré sa gravité et ses implications (géo) politiques, «la crise ukrainienne n’est pas une circonstance de nature à vicier l’élection présidentielle». Un avis partagé par Bastien Thomas, qui estime qu’«un conflit russo-ukrainien n’affectant pas le fonctionnement régulier des pouvoirs publics français, ni l’intégrité du territoire national, ne justifie pas de reporter l’élection». (toujours par le Constitutionnaliste)

Mais qu'en est il si la Russie déclare la guerre à la France (puisque Poutine a prévenu qu'une agression intermédiaire Française en constituait le cas), donc on revient en cas de conflit direct à la solution de l'application de l'article 16 des pleins pouvoirs *(voir la réponse de Medvedev qui confirme ce que j'avance à la suite)

La Constitution décodée rappelle que ce scrutin est «un acte démocratique fondamental qui sert à désigner notamment le chef des armées qu’est le président de la République». Ce qui lui fait dire qu’«il est nécessaire que cet instant démocratique puisse se dérouler au moment où il est prévu, afin de conférer à ce Président [celui nouvellement élu ou reconduit, ndlr] toute la légitimité dont il a besoin pour intervenir dans cette crise européenne majeure.»

source

 

Mais également la possibilité de subtilisation de l'épargne Française sous prétexte d'économie de Guerre pour éponger ou effacer les dettes des mandats Macron avec le danger de nous mettre dans la guerre effectivement.

Les comptes publics de la France, tout comprendre en une image !

 

Cela permet également d'instaurer un régime autoritaire puisque les pleins pouvoirs peuvent anéantir toute contestation (exit l'affaire Mme., les affaires financières, magouilles, tripatouillages etc... que trimbale le parti Renaissance, (avec son corollaire la Renaissance des Borgias)

 

Vous voyez que des avantages pour lui et ses compagnons mais que des désavantages pour nous tous.

 

Henry.

 

_______________________________________________

Reuters :  le 6/6 Macron annoncerait l’entrée en guerre de la France contre la Russie la semaine prochaine
 
* REPONSE DE MEDVEDEV au sujet de frappes sur le sol Russe
Guerre d'Ukraine : L’annonce explosive serait imminente, des "centaines d’instructeurs français" bientôt déployés
 

Lundi, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrsky avait annoncé avoir signé les documents nécessaires à la venue d’instructeurs militaires français en Ukraine pour former des soldats avant de tempérer ses propos.

 

 

Paris pourrait annoncer l’envoi de personnel militaire en Ukraine pour former des soldats à l’occasion de la visite du président Volodymyr Zelensky en France la semaine prochaine, malgré les inquiétudes de certains alliés et les critiques de la Russie, ont indiqué trois sources diplomatiques.

La France espère par ailleurs créer et diriger une coalition pour former les soldats ukrainiens, ont précisé les diplomates, même si certains de ses partenaires de l’Union européenne (UE) craignent que cela n’entraîne un conflit direct avec la Russie.

Selon les sources, la France enverrait dans un premier temps un nombre limité de personnels pour évaluer les modalités d’une mission avant d’envoyer plusieurs centaines d’instructeurs.

"Préparatifs très avancés"

La formation serait axée sur le déminage, la maintenance des équipements opérationnels et l’expertise technique nécessaire à l’emploi des avions de combat qui seront fournis par l’Occident, ont indiqué les diplomates. Paris financerait, armerait et entraînerait également une brigade motorisée ukrainienne.

"Les préparatifs sont très avancés et on pourrait s’attendre à quelque chose la semaine prochaine", a déclaré une des sources. Volodymyr Zelensky est attendu en France le 6 juin dans le cadre des commémorations du D-Day, qui marquent le 80e anniversaire du débarquement allié en Normandie.

Il s’entretiendra avec le président français Emmanuel Macron à Paris le lendemain. Lundi, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrsky avait annoncé avoir signé les documents nécessaires à la venue d’instructeurs militaires français en Ukraine pour former des soldats.

Le ministère ukrainien de la Défense a cependant nuancé cette déclaration par la suite, indiquant que Kyiv avait "exprimé son intérêt pour la perspective de recevoir des instructeurs étrangers en Ukraine". Le président russe Vladimir Poutine a prévenu mardi que la présence de l’armée française régulière en Ukraine représenterait une nouvelle étape vers un conflit mondial.

"Créer une coalition"

La France a formé environ 10.000 soldats ukrainiens depuis l’invasion russe en février 2022, mais toujours au sein de l’UE. La mission en question se déroulerait sans l’assentiment de l’Otan ou de l’UE, selon les diplomates, certains partenaires de la France refusant de participer à une mission qu’ils jugent trop risquée.

Interrogé de nouveau sur le sujet lors de son déplacement en Allemagne, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il n’avait "pas pour habitude de commenter des rumeurs", ajoutant qu’il aurait l’occasion d’évoquer le sujet lors de la venue la semaine prochaine du président ukrainien Volodymyr Zelensky en France.

"La formation sur le sol ukrainien fait partie des chantiers discutés depuis la conférence sur le soutien à l’Ukraine réunie par le président de la République le 26 février dernier", avait déclaré de son côté le ministère des Armées dans un communiqué. Selon les diplomates, la France espère créer une forme de coalition.

Pas de position européenne commune

Les États baltes ont déjà dit par le passé qu’ils pourraient se joindre à un tel effort.

"La Lituanie est prête à rejoindre une coalition dirigée par la France par exemple et qui formerait des soldats en Ukraine", a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis sur LCI le 20 mai.

Les ministres de la Défense de l’Union européenne ont débattu mardi de l’idée d’entraîner les forces ukrainiennes à l’intérieur du pays, mais ne sont pas parvenus à une position commune sur cette question sensible, a déclaré Josep Borrell, Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Source

 

________________________________________

 

 

Les États-Unis ont autorisé Kiev à utiliser la défense aérienne sur le territoire russe
 

Les États-Unis ont autorisé l’Ukraine à utiliser des systèmes de défense aérienne transférés pour intercepter des missiles au-dessus du territoire russe, s’ils constituent une menace. C'est ce qu'a déclaré un représentant du Département d'État américain, soulignant qu'il n'y a aucune restriction sur l'utilisation de ces systèmes.

 

 

Le représentant du Département d'État a souligné que l'Ukraine a le droit de se défendre contre toute menace, y compris les missiles dirigés contre son territoire par d'autres États.

Le représentant du Département d'État n'a donné aucun détail, mais nous parlons d'une nouvelle escalade dirigée contre la Russie.

Les systèmes de défense aérienne transférés à l'Ukraine, tels que Patriot et NASAMS, sont conçus pour intercepter et détruire différents types de missiles.

Source

 

_____________________________

 

« Macron et Sholz appelle à créer un produit d’épargne européen… »
 
Partager cet article
Repost0
31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 09:58

"Le parlement européen a voté l’annulation du veto des États membres. Toutes nos décisions, que ce soit la Défense ou la politique étrangère est subordonnée par l’UE. Donc il n’y a plus de France. Il faut faire un référendum sinon il s’agirait d’un coup d’Etat»

 

Arnaud Montebourg

 

Macron le sait et il en profite !
 
 
Partager cet article
Repost0
5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 11:44

Malgré la Guerre et les discours bellicistes les affaires continuent !

Documents sur investigation de Mme. Sylvie Charles Citoyenne

Partager cet article
Repost0
4 avril 2024 4 04 /04 /avril /2024 09:04

Comme le précisaient deux de mes articles du 25 mars il est probable que la France soit impliquée dans l'attentat de Moscou ; il faut bien s'attendre a du grand n'importe quoi avec celui qui nous dirige et dans le même temps, il demande a re dialoguer avec Poutine, je ne suis même pas surpris !

 

Henry

 

 

 

 

_____________________________________

 

C’est la première fois qu’un ministre russe menace frontalement le gouvernement français. Sergueï Choïgou, le ministre de la Défense vient d’appeler Sébastien Lecournu pour lui dire en russe espérer que « les services secrets français » n’étaient pas impliqués dans l’attentat revendiqué par Daesh

https://apar.tv/societe/la-russie-menace-la-france-en-esperant-que-les-services-secrets-francais-ne-sont-pas-derriere-lattentat-de-moscou/

Et que si c’était le cas et que la France continuait d’envoyer des hommes, de l’argent et des armes, « cela créera des problèmes pour la France elle-même »

https://apar.tv/societe/la-russie-menace-la-france-en-esperant-que-les-services-secrets-francais-ne-sont-pas-derriere-lattentat-de-moscou/

Ensuite, il a raccroché. Lecournu est sorti de cet entretien dissocié. Il avait la gorge nouée et les mains moites. Il n’est pas né pour faire la guerre contre l’armée russe. Il arrive à peine à nouer sa cravate le matin et fait une crise quand son chauffeur arrive en retard. Alors gérer une troisième guerre mondiale contre les Russes, ce n’était pas sa destinée. Macron l’a laissé seul aujourd’hui. Seul en ligne avec le Tout-Puissant ministre de la Défense russe. Et pour la première fois de sa vie, il a vraiment compris ce qu’était la peur. La vraie.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 20:15

La France prépare l’envoi d’un contingent en Ukraine, a accusé le directeur du SVR, Sergueï Narychkine, dans une note intitulée «Macron pousse les Français « au massacre »».

«Selon les données reçues par les services russes de renseignement extérieur, un contingent est déjà en préparation pour être envoyé en Ukraine», a fait savoir Sergueï Narychkine, le directeur des services extérieurs russes (SVR), ce 19 mars. «Au stade initial, cela représentera environ 2 000 personnes», a-t-il ajouté.

«Les dirigeants actuels du pays ne se soucient pas de la mort des Français ordinaires ni des inquiétudes des généraux», a poursuivi l’officiel russe. Ce contingent «deviendra une cible légitime prioritaire pour les attaques des forces armées russes» et «subira le sort de tous les Français qui sont arrivés sur le territoire du monde russe avec l’épée», a-t-il menacé.

Sergueï Narychkine a estimé que Paris était particulièrement préoccupé par le nombre croissant de Français tués en Ukraine, ce nombre ayant déjà, selon lui, «dépassé un seuil psychologiquement significatif».

Depuis le 16 janvier et l’annonce d’Emmanuel Macron de la livraison de 40 missiles Scalp supplémentaires à Kiev, Moscou dénonce l’implication croissante de Paris en l’Ukraine. L’armée russe a revendiqué avoir éliminé 60 combattants étrangers dans une frappe de précision à Kharkov le 17 janvier, dont un «noyau était constitué de mercenaires français». Le Quai d’Orsay a de son côté nié la présence de tels combattants.

«La divulgation de données aussi sensibles peut inciter les citoyens [français] à protester, en particulier dans le contexte de manifestations antigouvernementales massives des agriculteurs à travers le pays», a ajouté le directeur du SVR. Et celui-ci de poursuivre : «Paris cache cependant soigneusement non seulement le nombre de pertes, mais aussi le fait même de l’implication de l’armée française en Ukraine», sans préciser s’il s’agit là d’unités non conventionnelles. Selon le SVR, les autorités françaises seraient confrontées au problème de l’enterrement des morts et au versement d’indemnisations à leurs familles.

«Un recours systématique à la désinformation de masse», selon la Défense française

Le ministère français des armées a répondu sur X que ces informations relevaient «d’un recours systématique à la désinformation de masse largement employée par la Russie» et appelé à «la plus grande vigilance afin d’éviter toute instrumentalisation par ce type de manœuvre».

En France encore, Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, a jugé la possibilité de voir 2000 soldats en partance pour l’Ukraine «monstrueuse». «Les militaires français doivent refuser de suivre cet ordre qui risque de déclencher le troisième guerre mondiale et un carnage pour notre pays», a-t-il ajouté, avant d’indiquer dans un second message ne pas croire aux démentis français.

Rien ne va plus entre Paris et Moscou, mais «tout n’est pas perdu», selon Poutine

Le 26 février, le président français a refusé d’exclure la possibilité d’envoyer des troupes occidentales en Ukraine. Des propos désavoués par l’écrasante majorité des dirigeants européens, notamment par Berlin et Washington. Le 7 mars, Emmanuel Macron a déclaré que la France n’avait «ni limites ni lignes rouges» sur la question de l’aide à Kiev. Selon des révélations du Monde, celui-ci étudierait la possibilité d’un envoi de troupes depuis le mois de juin. «De toute façon, dans l’année qui vient, je vais devoir envoyer des mecs à Odessa» : tels seraient les mots qu’aurait aussi «lâché, d’un air dégagé» Emmanuel Macron le 21 février dernier, jour de la panthéonisation du couple de résistants d’origine arménienne Missak et Mélinée Manouchian, toujours selon Le Monde.

Vladimir Poutine, en retour, a indiqué le 13 mars que la Russie n’aurait pas de «lignes rouges» contre ceux qui n’en ont pas contre elle. Par ailleurs questionné le soir de sa réélection le 17 mars, encore une fois sur les déclarations d’un envoi éventuel de troupes occidentales en Ukraine, le président russe a souligné qu’une telle option pouvait mener à «un pas d’une troisième guerre mondiale», avant de faire remarquer que son homologue français avait déjà apporté des «correctifs», le contingent pouvant ne mener que des missions «secondaires». Et celui-ci de conclure : «La France pourrait jouer un rôle dans la paix, tout n’est pas perdu.»

Source : Morzhed-Hoch

Partager cet article
Repost0
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 20:01
Partager cet article
Repost0
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 19:57
Atlantisme et trahison – Un officier supérieur retraité de la marine nationale s’indigne de la totale vassalisation atlantique de notre pays

Voici ce qu’écrit Claude Gaucherand, amiral 2 S en retraite, à l’égard de la vassalisation totale de notre pays en matière de politique militaire.

 

 

 

TRIBUNE
ATLANTISME ET TRAHISON

Le 30 novembre 2022 une déclaration conjointe d’intention était signée à Washington entre M. Sébastien Lecornu, Ministre des armées de la République Française et M. Lloyd Austin, Secrétaire à la Défense des Etats-Unis d’Amérique.

Cette déclaration que l’on peut consulter sur internet dans son intégralité, en français et en anglais, appelle quelques remarques préalables tant sur la forme que sur le fond.

Pour ce qui concerne la forme, il est à noter plusieurs erreurs d’orthographe et de ponctuation proprement inadmissibles dans un texte d’une telle portée.

Sur le fond, il semble que le sujet traité, proprement politique s’agissant des relations de coopération en matière de Défense, sujet d’ampleur beaucoup plus large qu’une simple coopération entre nos armées respectives, relève pour le moins du Premier Ministre sinon du Président de la République. Touchant à nos rapports avec l’OTAN, la Communauté Européenne, l’Ukraine, la dissuasion nucléaire et le cyberespace, on ne peut qu’être surpris que l’engagement de la France soit ainsi délégué à un simple Ministre des Armées.

Toujours sur le fond, une lecture attentive des cinq feuillets de la déclaration permet de conclure à l’abandon de la souveraineté de notre nation par la signature de monsieur le Ministre des armées, révélateur d’une indéniable servilité d’une France vassalisée et consentante, presque fière de l’être d’un maître aussi puissant, flattée d’en retenir l’attention. Abandon de sa souveraineté portant non seulement sur ses armées mais sur sa défense et sa diplomatie pour dire le moins, remise entre les mains de l’Union Européenne et de l’OTAN dont chacun sait que ces deux entités politiques et militaires, créations des Etats Unis, sont de fait placées sous l’autorité de la Maison Blanche et du Pentagone.

A titre d’illustration, voici un extrait, avec ses fautes de syntaxe, de ladite déclaration en précisant ce que l’on doit entendre par coopération sur tous les théâtres, c’est-à-dire la mise sous le commandement américain des éléments de force que la France engage, chose déjà vécue avec le porte-avions Charles de Gaulle, de quoi faire se retourner le Général dans sa tombe :

Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à I’amélioration de notre coopération sur tous les
théâtres ou nos forces armées sont engagées dans des opérations conjointes, en particulier en
Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, dans les Caraïbes, dans la région lndo-pacifique et le
domaine maritime. Nous devons renforcer notre interopérabilité et consolider notre culture
stratégique et opérationnelle commune par un échange régulier de personnels visant a rendre
plus efficaces nos opérations conjointes.

(…………..).
Nous entendons poursuivre le développement de l’interopérabilité déjà engagée entre chacune
des composantes de nos Armées tant dans ses dimensions opérationnelle que technique, afin
de pouvoir mener des opérations conjointes interarmées, y compris dans des conflits de haute
intensité.

(………)
Sur le fondement de notre coopération historique, nous nous engageons à renforcer le partenariat stratégique OTAN / Union européenne.

Il est bien connu que lorsque l’on est invité à diner avec le Diable, il faut se munir d’une cuillère
à long manche. Mais peut-être que M. Lecornu ne le savait pas.
Sans aucun doute il aurait dû relire ce texte où Georges-Marc Benhamou relate une prise de
position du président François Mitterrand en 1994 au sujet des relations entre la France et les
États-Unis :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, ils sont très durs
les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une
guerre inconnue, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, sans
mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

Sans omettre cette autre déclaration d’un orfèvre en la matière quand, au printemps 2000,
M. Robert McNamara, secrétaire d’Etat américain à la défense de 1961 à 1968, a estimé :

« Les Etats-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans
respect pour les préoccupations des autres, sont devenus un Etat-voyou ».

Qui peut affirmer que François Mitterrand a été un grand Président ? Toutefois personne ne
peut nier sa lucidité quand, toujours selon M. Benhamou, il a déclaré :

« Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura plus que des financiers et des
comptables. »

Ceci explique sans doute l’absence de vision historique de nos dirigeants concernant les
relations de la France avec le monde en général et avec les Etats-Unis en particulier. Mais
n’est-ce pas pour ce motif même qu’ils ont été sélectionnés pour accéder au pouvoir après
avoir été adoubés du titre envié de Young Leader voire de celui de World Young Leader par le
maître de Davos ?

Toutefois cela n’explique pas qu’une telle déclaration n’ait fait l’objet ni d’un débat à
l’Assemblée Nationale ni d’une question écrite ou orale de l’opposition ni d’une réaction de la
commission de la Défense et des forces armées, ni d’article dans les journaux de référence à
l’exception notable du Figaro du 1ier décembre, au lendemain de sa publication.

L’actualité se complaisait alors dans les déboires conjugaux d’un député de l’opposition qui
ont occupé tant le parlement que les médias. On attache de l’importance à ce que l’on peut.
On monte en épingle le dérisoire pour mieux cacher l’essentiel. Alors, est-ce important la
souveraineté de la France ? Pas vraiment. Circulez, il n’y a rien à voir ! Mais comment s’en
étonner quand notre intervention dans le grave conflit entre la Russie et l’Ukraine ne fait
l’objet d’aucune saisie du Parlement !

Ceci se passe au moment où les Atlantistes qui tiennent le haut du pavé, vouent publiquement
aux gémonies sur les plateaux de télévisions, eux-mêmes inféodés à la grande finance, et dans
les journaux à grand tirage appartenant aux mêmes, ceux qui ne partagent pas leur point de
vue de bons serviteurs de l’Empire euratlantique, capitale Washington, sous-préfecture Paris.
Allant jusqu’à leur dénier la qualité de patriotes… Eux, à propos de qui la question se pose
pourtant de savoir si l’on peut être atlantiste sans trahir sa nation.

Charles De Gaulle ne disait-il pas qu’une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts ?

Qui donc ose affirmer sans trahir la vérité que les Etats Unis d’Amérique ont les mêmes
intérêts que la France quand l’actualité démontre chaque jour le contraire à condition de bien
vouloir s’informer et réfléchir et constater leur volonté de nous asservir dans tous les
domaines, économique, culturel, militaire, ceux de la recherche, de la langue, du mode de vie.

Alors, atlantisme ou trahison ? Vous avez dit collaboration ? Cela rappelle de bien mauvais
souvenirs.

Il est grand temps de décoloniser les esprits de nos « élites ».

Claude GAUCHERAND Contre-Amiral (2S)

Ore, le 29 janvier 2023

Sources : Initiative communiste. le Courrier des Stratèges

Partager cet article
Repost0

Pages