« Vous, en Europe, vous êtes dans une éclipse de l'intelligence. Vous allez souffrir. Le gouffre est profond. Vous êtes malades. Vous avez la maladie du vide. Le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel : le juridisme sans âme, l'humanisme rationaliste, l'abolition de la vie intérieure… Toutes vos élites ont perdu le sens des valeurs supérieures. Elles ont oublié que le premier droit de l'homme, c'est le droit de ne pas encombrer son âme avec des futilités…
Cependant, le gouffre s'ouvrira à la lumière. De petites lucioles dans la nuit vacilleront au loin. Il y aura des hommes qui se lèveront, au nom de la vérité, de la nature, de la vie. Ils exerceront leurs enfants à penser différemment, à remettre l'esprit au-dessus de la matière. Ils briseront la spirale du déclin du courage. Ainsi viendra l'éclosion des consciences dressées. Aujourd'hui les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest. »
extrait tiré de la conférence sur le "Déclin du courage" en 1978 à Harvard
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Le Déclin du courage, par Alexandre Soljenitsyne, Harvard (juin 1978)Communisme et capitalisme, frères ennemis mais frères
Devant la prestigieuse assemblée des enseignants de Harvard, le Prix Nobel rescapé du Goulag soutient que les sociétés soviétique et occidentale moderne ne diffèrent pas de nature. Toutes deux se fondent sur l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu et ambitionnent de réaliser son bonheur par le seul changement de système social. Toutes deux génèrent une « pensée unique », l’une du Parti, l’autre de l’opinion. De la société communiste sans loi, l’Occident se distingue par son détestable légalisme source d’égoïsme et de lâcheté. Non, pas de progrès de l’homme sans prise en compte de sa dimension spirituelle.
Table des matières
Constat du déclin du courage en Occident
L’œil critique d’un observateur extérieur
Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327e anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.
Il y a trois ans, aux États-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors… Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies.
Lâcheté des élites politiques et intellectuelles
Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société.
Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place.
Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?
Idéologie de la liberté et perte du sens du bien commun
La liberté promise et les biens matériels aboutissent à un « bonheur pauvre »
Quand les États occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’indépendance.)
Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un État assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.
L’obsession de la possession et du confort suscite inquiétude et dépression
Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.
L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs.
Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ?
Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ? Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.
Le légalisme ou la « lettre » de la loi, ou la loi sans la légitimité
Une société fondée sur la lettre de la loi engendre la médiocrité
La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime.
Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux. J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines.
La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.
Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.
Opinion, presse, Parlements paralysent toute action utile au bien commun
Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’État qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.
Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs.
Une liberté destructrice et irresponsable
Liberté de la violence et du mal
D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal…
L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleures conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi…
Presse libre ou presse bavarde, irresponsable et esclave du courant dominant de l’opinion
La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? … Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ?
S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.
Étant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’État touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information…
Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.
Liberté ou asservissement général à l’opinion, à la pensée unique ?
Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom.
Aux États-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes… peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux…
La société occidentale moderne n’est pas un bon modèle
Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique.
Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse.
J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en œuvre, je ne me prononcerai pas en faveur d’une telle alternative…
Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne.
On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre.
Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.
Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’État. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point. Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?
L’autonomie, ou la raison du déclin
L’autonomie humaniste, fondement de la modernité
Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ?
Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse.
Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières.
Elle est devenue la base de la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.
De l’humanisme au culte de l’homme et de son bien être physique
Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen-Âge en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle.
Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre.
Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’État et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé.
Du matérialisme à l’égoïsme, à la misère morale et à l’impasse politique
De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.
Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.
Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice.
Les États devinrent sans cesses plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société.
Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXe siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXe siècle.
L’humanisme matérialiste, creuset unique des sociétés libérale et communiste
L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. »
Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique.
Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. À première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste…
Un même principe d’autonomie : « l’homme est la mesure de toute chose »
Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes.
Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.
Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts.
Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.
Une même maladie : le rejet de toute vie intérieure et progrès moral
Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure.
À l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds,
à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.
Assumer notre nature physique mais surtout spirituelle
Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.
Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société.
— Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ?
— N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ?
— Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ?
— A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?
Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-Âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.
Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter… toujours plus haut.
L'annonce de la découverte de l'ARNm en 1961 a été un moment de grande effervescence scientifique. Avant ce point de repère, il y avait eu des observations antérieures de cet intermédiaire d'ARN de courte durée mais vital, contribuant toutes à la compréhension de la façon dont les gènes créent l'ARNm et de son rôle dans la production de protéines.
Essentiellement, l'ARNm transmet des instructions génétiques de l'ADN de la cellule aux ribosomes, permettant l'assemblage de protéines spécifiques basées sur ces instructions.
Peu de temps après la découverte, les scientifiques se sont lancés dans des expériences sur la façon d'utiliser l'ARNm pour faciliter le processus de guérison du corps. En 1990, ils ont injecté de l'ARNm naturel (non modifié) dans le muscle squelettique d'une souris, ce qui a entraîné la production d'une protéine que la souris ne produirait pas naturellement.
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le programme de régulation des gènes d'individus en bonne santé a été largement manipulé.
Contrairement aux informations antérieures, les injections de COVID-19 à base d'ARN ont été produites à l'aide d'ARN modifié, et non d'ARN messager (ARNm).
Ces risques ne concernent pas seulement les injections et rappels actuels de COVID-19, mais, à moins que nous n'agissions maintenant, également tous les futurs vaccins à base d'ARN.
L'ARNm et l'ARNmod sont distincts
L'ARNm est d'origine naturelle, résidant dans nos cellules pendant une courte période et étant relativement délicat. Il représente un type d'ARN spécifique chargé de transmettre des instructions ou des « messages » de nos gènes, aidant à la production de protéines, les composants fondamentaux de nos cellules. Il est continuellement généré dans le cadre des processus cellulaires normaux, complétant sa fonction une fois que les messages sont délivrés et finalement décomposés dans le corps.
Lorsque l'ARN d'une source externe pénètre dans nos cellules (comme l'ARN viral), ces cellules peuvent synthétiser des protéines virales.
Bien que nous ayons été informés que les injections de COVID-19 contiennent de l'ARNm, un vaccin reposant sur l'ARNm "naturel" ne durerait pas assez longtemps pour déclencher une réponse immunitaire avant d'être éliminé par notre système immunitaire.
Pour rendre l'ARNm viable pour un usage médical régulier, les scientifiques ont dû le modifier artificiellement pour améliorer à la fois son efficacité et sa durée de vie, ce qui a donné un modARN.
modRNA a été conçu pour une viabilité prolongée et une traduction maximale. Alors que l'ARNm affiche un modèle d'expression spécifique à la cellule, l'ARNmod peut infiltrer presque tous les types de cellules.
Cependant, il est vite devenu évident que le transfert d'ARNm naturel était inefficace. Alors qu'il fonctionnait en principe, il se dégradait rapidement et s'avérait inefficace à des fins thérapeutiques.
Cette prise de conscience a incité l'exploration d'ARNm synthétiques ou artificiellement modifiés. À l'origine, cette recherche visait à reprogrammer et à éliminer les cellules cancéreuses, le seul objectif du modRNA avant la pandémie de COVID-19.
modARN
Comment l'ARN est-il modifié ? Pour le dire simplement, l'un des quatre composés de l'ARN subit une modification (par exemple, l'uridine nucléosidique naturelle est modifiée pour créer de la méthyl-pseudouridine synthétique/artificielle). Le modARN résultant possède les caractéristiques suivantes :
Stabilité accrue (il présente une durée de vie plus longue dans le corps).
Immunogénicité réduite (il déclenche une moindre stimulation du système immunitaire inné).
Efficacité accrue (le modRNA produit plus de protéines par rapport à une quantité équivalente d'ARNm).
Notamment, le modRNA contient une séquence de gène viral. Une fois qu'il pénètre dans une cellule, le modRNA réquisitionne la machinerie cellulaire et la reprogramme pour générer une protéine virale, telle que la protéine de pointe.
Peut-être le plus étonnant, lors du développement des vaccins et des rappels COVID-19, les scientifiques savaient déjà que la livraison ciblée de modRNA était impossible. Le modRNA ne peut pas être délivré de manière sélective à des cellules spécifiques. En conséquence, il attaque des cellules parfaitement saines, franchissant des barrières naturelles comme la barrière hémato-encéphalique.
La production continue d'une protéine virale artificielle épuise l'énergie de la cellule, perturbe son métabolisme et altère la capacité de la cellule à remplir ses fonctions vitales pour l'ensemble de l'organisme.
Pour aggraver les choses, le système immunitaire détruit ensuite les cellules produisant des protéines virales.
Malgré ces inconvénients importants, Pfizer-BioNTech et Moderna ont procédé à la production à grande échelle de «vaccins» COVID-19 utilisant le modARN.
Infection naturelle vs injection d'ARNmod : comment le corps réagit-il ?
La protéine de pointe est largement reconnue comme nocive pour notre corps.
Dans le cas d'une infection naturelle, notre système immunitaire protège les cellules de notre corps contre le virus en produisant des anticorps spécifiques, qui peuvent également fournir une immunité croisée contre les variantes du virus.
Cependant, avec l'injection de modARN, notre système immunitaire ne peut pas empêcher les nanoparticules lipidiques de délivrer le modARN dans toutes les cellules, pas seulement celles qui possèdent le récepteur approprié pour la liaison du virus, comme on le voit dans les infections naturelles.
Distinguer le virus du vaccin
Certains ont affirmé que la réponse du corps au vaccin modARN reflète sa réponse au virus réel, mais c'est faux.
Examinons le virus naturel et comment notre corps y réagit :
L'ARN du virus agit comme un modèle, contenant des instructions pour tous les composants nécessaires à la production d'un nouveau virus, pas uniquement la protéine de pointe.
L'ARN du virus est enveloppé dans une enveloppe protéique, conduisant à la production de divers anticorps par notre système immunitaire, qui peuvent conférer un certain niveau d'immunité croisée pour combattre les variantes du virus.
La majorité des virus respiratoires sont empêchés de pénétrer dans notre corps par le système immunitaire présent dans les muqueuses buccale et nasale. Le virus n'injecte pas son ARN dans les vaisseaux sanguins mais se lie à des récepteurs spécifiques sur les surfaces cellulaires et injecte directement l'ARN dans les cellules.
Il est crucial de souligner que seules des cellules spécifiques avec les récepteurs appropriés à leur surface peuvent être infectées.
Le rôle de notre système immunitaire est d'éliminer les cellules infectées par le virus, empêchant la réplication virale et l'infection de nouvelles cellules. Une fois la bataille gagnée (généralement en quelques jours), notre système immunitaire arrête le processus.
Maintenant, explorons la réponse du corps à l'injection de modARN ("le vaccin") :
Le vaccin contient du modARN exclusivement pour la protéine de pointe, ce qui n'entraîne aucune immunité croisée de la vaccination.
Contrairement au virus, le vaccin-modRNA n'a pas d'enveloppe protéique et est plutôt encapsulé dans une nanoparticule lipidique.
Les nanoparticules lipidiques ne nécessitent pas de récepteurs pour l'entrée dans les cellules ; leur composition lipidique leur permet de fusionner de manière transparente avec la membrane cellulaire.
Le système immunitaire génère des anticorps pour combattre les antigènes, y compris les agents pathogènes (virus, bactéries), les particules étrangères (spores fongiques, allergènes) ou toute substance provoquant une réponse immunitaire spécifique. Cependant, les nanoparticules lipidiques transportant le modARN manquent de ces antigènes, ce qui leur permet d'échapper à l'avis du système immunitaire spécifique et de déclencher une inflammation non spécifique. Par conséquent, cette dynamique conduit à une recrudescence de l'activité du système immunitaire, entraînant une production croissante d'anticorps contre la protéine de pointe. Chaque dose de rappel subséquente de nanoparticules lipidiques délivre une quantité croissante de modARN, perpétuant la production continue de nouvelles protéines de pointe.
Les vaccins sont administrés dans le muscle, mais l'injection directe dans une cellule musculaire est presque impossible en raison de la différence de taille entre la grande seringue et la petite cellule. Souvent, les seringues perforent par inadvertance les vaisseaux sanguins, provoquant le dépôt du vaccin dans l'espace intercellulaire entre les cellules musculaires. Le liquide dans cet espace intercellulaire, connu sous le nom de liquide lymphatique, finit par fusionner avec le sang en raison de l'apport sanguin abondant dans les muscles.
Le vaccin et le modARN de rappel continueront à produire des protéines de pointe pendant des semaines, voire des mois, un écart significatif par rapport à une infection naturelle, car notre machinerie cellulaire (par exemple, l'enzyme RNase) ne peut pas dégrader le modARN artificiel. Les chercheurs ont découvert que les cas graves de COVID-19 étaient parfois liés à un dérèglement du système immunitaire (appelé «tempête de cytokines») plutôt qu'à la présence du virus lui-même.
Mauvais profil d'innocuité du modARN
Les premières études précliniques ont suscité l'optimisme concernant les avantages des injections à base d'ARN. Cependant, lorsqu'elle a été testée sur des humains, la capacité à induire une réponse immunitaire s'est avérée moins efficace que prévu sur la base d'expérimentations animales.
Une revue Nature de 2018 (lire ci-dessous) a souligné que "des essais récents sur l'homme ont démontré des réactions modérées et, dans de rares cas, graves au site d'injection ou systémiques pour différentes plateformes d'ARNm".
En conséquence, l'attention s'est portée sur le modRNA.
L'ARNmod injecté peut entraîner une thrombose , pouvant entraîner un accident vasculaire cérébral, un infarctus du myocarde ou une embolie pulmonaire, et peut également contribuer à la formation de caillots sanguins dans les vaisseaux sanguins.
L'analyse des bases de données en libre accès de divers pays, dont les États-Unis, l'Europe et le Royaume-Uni, révèle que ces risques se sont matérialisés par des effets secondaires réels chez les personnes ayant reçu des injections de COVID-19.
Rapport confidentiel sur les décès liés au COVID-19
En juin 2023, en réponse à une demande du Freedom of Information Act, des rapports auparavant confidentiels de BioNTech à l'Agence européenne des médicaments (EMA) ont été publiés, rendant publics certains de ces effets indésirables. Les rapports comprenaient des données recueillies sur une période de six mois de décembre 2021 à juin 2022, ainsi que des données cumulatives depuis décembre 2020 ( pdf ).
Les données ont révélé 3 280 décès au sein d'un groupe de 508 351 personnes qui ont reçu le vaccin au cours d'une période combinée comprenant des essais cliniques et après la commercialisation. Ces décès, ainsi que des dizaines de milliers d'événements indésirables graves, sont survenus lorsque les fabricants de vaccins ont affirmé que les injections à base d'ARNmod étaient sûres.
Les vaccins COVID-19 n'ont jamais été fabriqués avec de l'ARNm
L'idée de programmer n'importe quelle cellule de notre corps pour produire continuellement une grande quantité d'une protéine virale est illogique et va à l'encontre des principes des infections virales naturelles, conduisant à une activation excessive du système immunitaire.
Mandater des injections de modARN basées sur des gènes, commercialisés sous forme de vaccins, pour des individus en parfaite santé est à la fois contraire à l'éthique et dangereux.
Effectivement Macron a abandonné notre indépendance énergétique au profit d'un certain Bill Gates, ce n'est pas une théorie complotiste, écoutez, regardez bien ! C'est bien une trahison , com...
Effectivement Macron a abandonné notre indépendance énergétique au profit d'un certain Bill Gates, ce n'est pas une théorie complotiste, écoutez, regardez bien ! C'est bien une trahison , comme si ce monsieur était là pour liquider le pays !
Henry
Nucléaire : le CEA abandonne son réacteur de 4e génération Astrid qui a déjà coûté 738 millions
Le journal "Le Monde" explique l'abandon en cours du projet Astrid par son coût élevé - estimé entre 5 et 10 milliards d'euros -, dans un contexte de prix de l'uranium relativement bas et de ressources abondantes, et par "une absence d'appui politique". Le prototype devait être construit sur le site de Marcoule (Gard), la cellule de vingt-cinq personnes qui coordonnait le programme a été fermée... au printemps.
Le Commissariat français à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est en train d'abandonner le projet de prototype de réacteur nucléaire à neutrons rapides Astrid en raison de son coût trop élevé et d'absence de soutien politique, rapporte le quotidien Le Monde vendredi.
L'objectif de cette nouvelle génération de réacteurs, refroidis au sodium, est d'utiliser l'uranium appauvri et le plutonium comme combustibles, autrement dit de réutiliser les matières radioactives issues du parc français actuel et en grande partie stockées sur le site de La Hague (Manche) exploité par Orano (ex-Areva).
Alors que le prototype Astrid devait être construit sur le site de Marcoule (Gard), une source interne au CEA citée par Le Monde indique que la cellule de vingt-cinq personnes qui coordonnait le programme a été fermée au printemps et que l'organisme de recherche "n'y consacre plus de moyens ni d'énergie".
Un coût élevé, estimé entre 5 et 10 milliards d'euros
Le CEA a de son côté déclaré dans un communiqué qu'il poursuivait ses travaux dans le cadre de la convention de programme d'étude qui s'achève fin 2019.
"Cependant, la construction du réacteur prototype, n'est pas programmée à court ou moyen terme. Dans le contexte énergétique actuel, la perspective d'un développement industriel des réacteurs de 4e génération n'est en effet plus envisagée avant la 2e moitié de ce siècle", a-t-il ajouté.
L'organisme de recherche a aussi rappelé que, conformément à ses engagements auprès des pouvoirs publics, il proposerait d'ici à la fin de l'année au gouvernement un programme de recherche révisé sur la 4e génération de réacteurs nucléaires pour 2020 et au-delà, qui permettra notamment de "maintenir les compétences développées sur les réacteurs rapides au sodium".
Le Monde explique l'abandon en cours du projet Astrid par son coût élevé - estimé entre 5 et 10 milliards d'euros -, dans un contexte de prix de l'uranium relativement bas et de ressources abondantes, et par "une absence d'appui politique".
Selon des chiffres de la Cour des comptes cités par le quotidien, près de 738 millions d'euros ont été investis dans le projet à fin 2017, dont près de 500 millions proviennent du grand emprunt du Programme d'investissements d'avenir.
TerraPower, société fondée par Bill Gates, et Pacific Corp, une société appartenant au groupe de Warren Buffet, ont annoncé la construction d'un réacteur nucléaire de nouvelle génération ...
Le projet Astrid a été lancé par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) en 2010, avant d'être abandonné en catimini par le gouvernement en 2019. Retour sur un projet qui divise.
Les événements du Niger étant la suite logique de la catastrophique politique africaine de la France - de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron sans oublier naturellement François Hollande -, il f...
"Uranium Niger : SOMAÏR et COMINAK, ces sociétés valorisent le potentiel uranifère du pays en exploitant des gisements (mine a ciel ouvert ou souterraine)."
La crise couve depuis l'exploitation des mines d'uranium par AREVA, en effet sur les exploitations le personnel local était largement contaminé au radium, le personnel encadrant Français ne l'était pas car il avait des mesures de protections, il n'y avait pas de reconnaissance de contamination du personnel local, ni de soins. Voilà le dossier. Donc il ne faut pas s'étonner du fait de la contestation grandissante et de la colère des Nigérians mais aussi des pays voisins vis à vis de la France.
Les multinationales profitent sans contraintes des travailleurs locaux sans aucun encadrement, on le voit également pour les mines de métaux rares ou travaillent les enfants Africains. Ensuite ç'est aux Etats de parer au feu quand la situation dégénère.
Les attaques terroristes contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger se poursuivent de plus belle. Dans les trois pays, les événements violents ont augmenté de 36%, l'année écoulée, avec 2 73...
Il faudrait être suffisamment sot pour ne pas voir ce que le libéralisme forcené produit de meurtrier, on en a un exemple pour ce qui concerne la crise des opioïdes ; en effet le fentanyl a produit depuis son autorisation de mise sur le marché par la FDA plus de 500 000 morts, mais également les génériques ou parfois faux traitement produits en Chine. L'avidité commerciale n'a pas de limite et pas de frontières
Fentanyl : quel est cet opioïde qui fait des ravages aux États-Unis ?
Responsable du décès par overdose accidentelle du rappeur Coolio à l’âge de 59 ans, le fentanyl est considéré comme « la menace la plus meurtrière en matière de drogue » outre-Atlantique.
Des comprimés de Fentanyl déguisés en Oxycodone, saisis par les autorités américaines.
OPIACÉS - C’est un des opioïdes qui fait le plus de mal aux États-Unis, et dont le nom se fait tristement connaître tant dans les actualités que dans la pop culture : le fentanyl. On a ainsi appris, jeudi 6 avril, que le rappeur Coolio, retrouvé mort en 2022, avait été tué par une overdose de cet analgésique de synthèse. Créé pour être un antidouleur plus puissant que la morphine, le fentanyl a été détourné de son usage initial pour devenir une drogue dont l’usage peut être mortel.
Le fentanyl est souvent vendu sous la forme de contrefaçon de médicaments distribués sur ordonnance. Relativement simple à fabriquer et vendu à bas coût sur le marché noir de la drogue, le fentanyl est l’un des stupéfiants les plus consommés outre-Atlantique. Il est aussi hautement addictif qu’il est dangereux.
Fin 2022, l’Agence américaine anti-drogue (DEA) rappelait ainsi : « C’est un opiacé artificiel [...] 50 fois plus puissant que l’héroïne. Seulement deux milligrammes de fentanyl, la petite quantité qui tient sur la pointe d’un crayon, sont considérés comme une dose potentiellement mortelle ».
Plus de 100 000 morts par overdose en 2021
Pourtant, sa consommation est de plus en plus répandue. Cet usage charrie avec lui des chiffres alarmants : les opioïdes de synthèse comme le fentanyl seraient responsables des deux tiers des 108 000 morts par overdose officiellement recensées en 2021 aux États-Unis.
Et pour cause, près de 60 % des médicaments contrefaits contenant du fentanyl en contiennent des doses potentiellement mortelles, selon les tests menés alors par la DEA. De quoi être considéré par l’agence américaine comme « la menace la plus meurtrière en matière de drogues dans le pays ».
Toujours selon l’institution américaine de lutte contre la drogue, en 2022, la quantité de fentanyl saisie aux États-Unis aurait suffi pour tuer l’ensemble de la population américaine, et plus encore : 379 millions de doses potentiellement létales, pour 331,9 millions d’habitants. De quoi aggraver la crise des opioïdes qui sévit partout dans le pays et qui semble n’épargner personne : chez les 18-45 ans, les overdoses seraient devenues la première cause de décès évitables sur tout le territoire.
Comment se fait il qu'en février 2021 Pfizer renonce à 1,38 milliards de clients en Inde parce que l'entreprise ne présentait pas les garanties nécessaires d'innocuité vaccinale et que l'Europe qui a 743 millions d'habitants accepte ce vaccin sans aucune garantie, mais également renonçant à tout remboursement des complications par les entreprises pharmaceutiques productrices de vaccins.
" Responsables mais pas coupables" par contrat avec les Etats
« Quel pourcentage des bénéfices Moderna alloue-t-il pour aider les personnes qui ont été blessées par le vaccin ? » – « Zéro. Les blessures causées par les vaccins sont indemnisées, c’est le problème de votre gouvernement pas le nôtre «
AUSTRALIA – Moderna mauling by Senator Rennick.
“What % of profits does Moderna allocate to help people who have been injured by the vaccine?"
Zero. Vaccine injuries are indemnified, it’s your government’s problem not ours👀
Les autorités indiennes à Pfizer : “Vous pouvez soit perdre 1,38 milliards de clients, soit permettre qu’une enquête indépendante soit menée pour déterminer si vos produits sont sûrs et immunogènes.“
Pfizer a choisi de renoncer aux 1,38 milliards de clients. Plus exactement, l’Inde a refusé à Pfizer la permission de distribuer son vaccin sans que des scientifiques indiens ne le vérifient. Pfizer a décidé de perdre un marché de 1,38 milliards plutôt que de permettre cela ! Pour quelles raisons ? Pourquoi le principe de précaution ne s’applique pas en France, alors qu’en Inde, ils appliquent ce principe de précaution ? Se dirige t-on en France vers un nouveau scandale sanitaire comme l’affaire du sang contaminé … ?
Les faits : Pfizer en lnde
Pfizer Inc. a annoncé vendredi qu’il avait retiré une demande d’autorisation d’utilisation d’urgence de son vaccin COVID-19 en Inde, après avoir échoué à satisfaire la demande de l’autorité de réglementation des médicaments concernant une étude locale de sécurité et d’immunogénicité.
Cette décision signifie que le vaccin ne sera pas disponible à la vente dans les deux pays les plus peuplés du monde, l’Inde et la Chine, dans un avenir proche. Les deux pays mènent leurs campagnes de vaccination avec d’autres produits.
Contrairement à d’autres entreprises menant de petites études en Inde pour des vaccins développés à l’étranger, Pfizer avait demandé une exception en invoquant les autorisations qu’elle avait reçues ailleurs sur la base d’essais réalisés dans des pays comme les États-Unis et l’Allemagne.
Les responsables indiens de la santé disent qu’ils demandent généralement des essais dits de transition pour déterminer si un vaccin est sûr et génère une réponse immunitaire chez les citoyens. Les règles indiennes prévoient toutefois la possibilité de renoncer à ces essais dans certaines conditions.
BioNTech et Pfizer les premiers à se poser sur le marché indien
La société américaine, qui a été le premier fabricant de médicaments à demander une autorisation d’urgence en Inde pour son vaccin mis au point avec l’entreprise allemande BioNTech, a pris cette décision de retrait après une réunion avec l’organisme central de contrôle des médicaments (CDSCO) mercredi.
L’organisme de réglementation des médicaments a déclaré sur son site Web que ses experts ne recommandaient pas le vaccin en raison des effets secondaires signalés à l’étranger, qui font toujours l’objet d’une enquête. Il a également déclaré que Pfizer n’avait proposé aucun plan pour générer des données sur la sécurité et l’immunogénicité en Inde.
“Sur la base des délibérations de la réunion et de notre compréhension des informations supplémentaires dont le régulateur pourrait avoir besoin, la société a décidé de retirer sa demande pour le moment”, a déclaré Pfizer dans un communiqué.
“Pfizer continuera à s’engager avec l’autorité et soumettra à nouveau sa demande d’approbation avec des informations supplémentaires dès qu’elles seront disponibles dans un avenir proche.”
Pfizer avait demandé l’autorisation pour son vaccin en Inde à la fin de l’année dernière, mais le gouvernement a approuvé en janvier deux vaccins beaucoup moins chers – l’un de l’Université d’Oxford/AstraZeneca et l’autre développé en Inde par Bharat Biotech avec le Conseil indien de la recherche médicale.
Les deux sociétés avaient demandé l’approbation de leurs vaccins après Pfizer, et leurs essais sont en cours en Inde. La société locale Dr. Reddy’s Laboratories Ltd effectue des essais pour le vaccin russe Sputnik V, qui devrait être approuvé ce mois-ci ou le mois prochain.
Reportage de Krishna N. Das ; reportages supplémentaires par Anuron Kumar Mitra ; édition par Raju Gopalakrishnan et Jason Neely.
Source Reuters : Traduction Thierry Jirkovsky Tv Languedoc
NDLR : L’Inde a sa propre version moins chère. Pfizer sait que même si son vaccin ne présente pas un pourcentage plus élevé de blessures liées aux vaccins, il devra toujours faire payer plus cher la dose pour compenser les procès potentiels. Une fois qu’il aura fait cela, les agences de santé choisiront toujours les vaccins locaux.
Alors en pesant le pour et le contre dans la balance, Pfizer a fait son choix. Celui que l’on ne permette à personne d’analyser leur produit et d’éventuellement de bloquer leur rente financière à vis avec la complicité aveugle des autorités européennes.
L’Inde a sa propre version moins chère. Pfizer sait que même si son vaccin ne présente pas un pourcentage plus élevé de blessures liées aux vaccins, il devra toujours faire payer plus cher la dose pour compenser les procès potentiels. Une fois qu’il aura fait cela, les agences de santé choisiront toujours les vaccins locaux.
Pfizer a retiré sa demande d'autorisation d'utilisation d'urgence de son vaccin Covid-19 en Inde, a déclaré la société vendredi 5 février 2021.La société américaine, qui a été le premier...
Des médecins pédocriminels pas inquiétés par l'Ordre !
Dr Bernard Coadou médecin généraliste qui dénonce les pratiques douteuses de l'#OrdreDesMedecinsil cite des exemples des médecins pédocriminels pas inquiétés par l'ordre! l'Ordre ose radier des médecins qui prescrivent l'Ivermectine ou l'HCQ et ferme les yeux sur les Dr pédoph!! pic.twitter.com/zvpc3zTywd