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25 juin 2024 2 25 /06 /juin /2024 11:36
Thierry Meyssan et le super-Etat européen
 

 

Nous sommes très mal barrés au sens strict et nos gouvernants nous mènent droit à la tyrannie après ces pseudo-élections européennes. 

Dans un excellent et récent texte Thierry Meyssan rappelle froidement :

« Le professeur de droit Walter Hallstein conçut le « Nouvel ordre européen » que le chancelier Adolf Hitler tenta de réaliser. Son idée était de fédérer les différents États européens autour d’une Allemagne élargie à tous les territoires de peuples germanophones.

Par la force du nombre, Berlin aurait alors gouverné l’Europe. Walter Hallstein n’était probablement pas nazi, mais il fut choisi pour négocier ce projet avec le duce Benito Mussolini. En 1958, il devint le premier président de la Commission européenne, preuve que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient adopté, pour leur compte, le « Nouvel ordre européen », une fois l’Allemagne écrasée. C’est pourquoi, au début de cet article, je notais la ressemblance des intentions du président Macron pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec celles du chancelier Adolf Hitler pour les Jeux de Berlin 1936. Dans les deux cas, il s’agit d’une manipulation de masse au service d’un impossible rêve impérial. »

 

On relira ici mon texte sur De Gaulle et la doctrine Hallstein : comme on sait, après la guerre les nazis ont choisi le parapluie américain pour s’imposer et poursuivre leur unification européenne et leur croisade antirusse. 

Meyssan ajoute que cette Europe atlantiste-totalitaire est politiquement composée de la gauche et du centre-droit (souvenez-vous de la liste Weil et de la liste socialiste en 1979…) :

« Alors que l’Union européenne s’apprête à se transformer en un État unique, son évolution politique prend un pas autoritaire. »

On rassure Meyssan cette fois : l’Europe est depuis longtemps fasciste et techno-totalitaire sous sa verbosité démocratique. C’est une bureaucratie…

Il y aura un débat. Certains partis seront plus égaux que d’autres :

« Cinq d’entre eux débattront en eurovision de leur projet pour présider la Commission européenne. Il s’agit de :

• Walter Baier, Gauche européenne ;
• Sandro Gozi, Renouveler l’Europe maintenant ;
• Ursula von der Leyen, Parti populaire européen ;
• Terry Reintke, Verts européens ;
• Nicolas Schmit, Parti socialiste européen. »

Malgré son avilissement et sa soumission la droite identitaire n’aura pas voix au chapitre :

« Le groupe « Identité et démocratie » n’a pas été invité à ce show. Car les cinq groupes précédents ont une conception particulière de la démocratie. Ils considèrent qu’Identité et démocratie ne joue pas le même jeu qu’eux et donc, refusent de débattre avec lui. »

Il y aura un débat, mais en anglais ! Or :

« Mais aucun État n’a demandé que l’anglais soit une des langues de l’Union. Malte, par exemple, qui a fait de l’anglais l’une de ses deux langues officielles, a préféré que ce soit le maltais qui soit utilisé à Bruxelles. Pourtant, l’anglais est devenu, de facto, la 24° langue de l’Union et la seule commune à tous. Cela n’a évidemment aucun rapport avec le fait que l’UE soit, non pas un projet européen, mais un projet anglo-saxon. »

De toute manière les jeux sont faits : ce sera le banquier d’affaires Goldman-Sachs, le plus dangereux de tous, qui sera imposé pour mener le naïf troupeau à l’abattoir :

« Au demeurant, cet étrange débat importe peu puisque chacun sait que le président de la Commission sera probablement choisi en dehors de ce cénacle : ce devrait être le banquier Mario Draghi. Ce n’est pas impossible puisqu’en 2019, Ursula von der Leyen n’a pas participé à ce débat et est pourtant devenue présidente de la Commission. »

Meyssan insiste : 

« Comprenez bien : certes Mario Draghi a 76 ans, mais c’est l’ancien gouverneur de la Banque centrale européenne. Dans cette fonction, il a tout fait pour que l’euro devienne irréversible. Il est parvenu, « Whatever it takes » (en anglais dans le texte), à le sauver de la crise de la dette souveraine des années 2010. Il n’a résolu aucun problème et a aggravé le gouffre qui sépare les économies des États-membres. D’un point de vue des États-membres, c’est donc un incapable, mais pas de celui des banquiers d’affaire ; une caste qui a toujours été la sienne (il fut le numéro 2 de Goldman Sachs pour l’Europe). »

On a bien avancé sur le libre-échange (dont l’unique mot d’ordre est depuis toujours : tout doit disparaître) :

« Au cours des dernières semaines, l’UE n’a pas avancé d’un iota face aux accords de libre-échange qu’elle a signé en violation de ses règles internes. À ses yeux, il suffit d’attendre pour que le problème disparaisse : d’ici quelques années, les secteurs agricoles touchés auront disparu. »

La Commission est toute-puissante dans tous les domaines (elle va créer son armée, et gare aux russes et aux contestataires) :
« La Commission n’a pas eu de difficulté à s’emparer des questions d’armement. Elle l’avait déjà fait pour les médicaments durant l’épidémie de Covid. Notez bien que la généralisation de ces médicaments n’a pas fait la preuve de son utilité face à la Covid-19. Là n’est pas le problème. Il ne s’agissait pas d’une épidémie dévastatrice, mais d’un prétexte à un exercice de mobilisation dans lequel chaque puissance a montré ce qu’elle pouvait obtenir. De ce point de vue, la Commission a prouvé qu’elle pouvait s’emparer d’un thème qui n’était pas de son ressort et qu’elle pouvait même conclure des contrats gigantesques au nom de ses membres sans leur dévoiler le secret de ses négociations. »

Tout devra disparaître, même nos ambassades :

« Lorsque l’UE sera devenue un État unique, la Commission devrait faire preuve de la même habileté et plus encore, puisque son action ne sera plus entravée par les 27 États-membres. Ils auront disparu. Après cette fusion, le banquier Mario Draghi devrait réaliser des « économies d’échelle ». Par exemple : il est inutile de gaspiller en ambassades pour chaque État-membre, un seul réseau suffit pour l’État-unique. Tant qu’à faire, les privilèges des uns seront mis au service de tous. Par exemple, le siège permanent des Français au Conseil de sécurité des Nations unies reviendra à l’Union. Ou encore, la Bombe atomique française sera remise à la Défense de l’Union. Les États neutres, tel que l’Autriche, auront de toute manière disparus. »

On a mis au pas le seul contestataire, le petit président slovaque (et on a revendiqué l’attentat) :

« Le véritable obstacle à la création d’un État-unique ne peut venir que des États-membres refusant de disparaître. Il réside dans le Conseil des chefs d’États et de gouvernements…Il y a quelques jours, le problème a été réglé : le 15 mai 2024 un individu a tiré cinq coups de feu à bout portant sur lui. Robert Fico a immédiatement été évacué (photo). Il a déjà été opéré deux fois et ses jours ne sont plus en danger. Le débat qu’il animait au sein du Conseil est interrompu. Il ne devrait pas reprendre. »

Meyssan conclue glacialement :

« L’Histoire de l’UE est déjà écrite. Ce qui est merveilleux avec ce projet, c’est qu’au fur et à mesure qu’il s’accomplit, on découvre pourquoi Bruxelles a imposé des règles et des faits qui n’avaient aucun sens lorsqu’ils ont été arrêtés, mais en prennent un désormais. »

Meyssan omet incidemment  l’horreur numérique (euro, contrôle social, vaccins constants et obligatoires sinon…) qui nous attend : voyez l’arrogance insensée du fils Barrot (oh, ces centristes cathos giscardiens…) pour vous faire une idée.

Je rappelle un texte de Trotski que j’avais étudié il y a quelques années. Il se passe de commentaires :

« L’histoire favorise le capital américain: pour chaque brigandage, elle lui sert un mot d’ordre d’émancipation. En Europe, les États-Unis demandent l’application de la politique des “portes ouvertes”… Mais, par suite des conditions spéciales où se trouvent les États-Unis, leur politique revêt une apparence de pacifisme, parfois même de facteur d’émancipation. »

Et on était en 1924… Regardez ce que Trotski ajoute :

« Pendant ce temps, l’Amérique édifie son plan et se prépare à mettre tout le monde à la portion congrue… La social-démocratie est chargée de préparer cette nouvelle situation, c’est-à-dire d’aider politiquement le capital américain à rationner l’Europe. Que fait en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l’Europe ? Ils s’éduquent et s’efforcent d’éduquer les masses ouvrières dans la religion de l’américanisme; autrement dit, ils font de l’américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique. »

On parlait de gauche ? De social-démocratie ? De banques américaines (Davos, c’est elles…) ? 

« En d’autres termes, la social-démocratie européenne devient actuellement l’agence politique du capital américain. Est-ce là un fait inattendu? Non, car la social-démocratie, qui était l’agence de la bourgeoisie, devait fatalement, dans sa dégénérescence politique, devenir l’agence de la bourgeoisie la plus forte, la plus puissante, de la bourgeoisie de toutes les bourgeoisies, c’est-à-dire de la bourgeoisie américaine. »

Et Trotski enfonce le clou :

« Le capital américain commande maintenant aux diplomates. Il se prépare à commander également aux banques et aux trusts européens, à toute la bourgeoisie européenne. »

Et l’interminable guerre euro-américaine contre la Russie permettra de renforcer l’Etat totalitaire européen. 

Je laisserai Tolkien tempêter (lettre du 9 décembre 1943) :

May the curse of Babel strike all their tongues !

 

Sources principales

https://www.voltairenet.org/article220791.html

https://www.voltairenet.org/article220899.html

Des perspectives du développement mondial (Rapport fait par Trotsky, le 28 juillet 1924, à l’assemblée des vétérinaires de Moscou)

https://www.dedefensa.org/article/de-gaulle-face-a-la-doctrine-hallstein

https://www.dedefensa.org/article/trotskiet-la-balkanisation-de-leurope

https://www.dedefensa.org/article/lue-veut-sa-guerre-pour-verrouiller-sa-dictature

Tolkien, le dernier gardien

Du rêve européen au cauchemar mondialiste

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25 juin 2024 2 25 /06 /juin /2024 10:48
La France bientôt mise sous tutelle budgétaire de l’UE ?  Les pleins pouvoirs art. 16, un coup d'Etat préparé de longue date

La stratégie du Choc, est celle de créer un Choc suffisamment puissant pour anéantir toute capacité de réaction de la population.

 

Ici nous avons la conjugaison de plusieurs facteurs :

- fracture sociale entretenue en France,

- situation budgétaire frisant la quasi faillite,

- vol de données de sécurité pour les JO,

- dissolution de l'Assemblée Nationale dans un contexte évènementiel explosif,

- volonté de l'OTAN d'obtenir un conflit contre la Russie,

- reprise en main de l'OTAN de la guerre en Ukraine,

- offensive contre la Crimée,

- instabilité aux USA,

- retrait du droit de véto des pays membres de l'UE,

- rétablissement de la conscription militaire dans de nombreux pays européens

 

 

__________________________________________________________

 

 

_____________________________________________

 

 

Et si Macron s’arrogeait les pleins pouvoirs après le 7 juillet, grâce à l’article 16 ?
Europe : il n’y a désormais plus d’obstacle au saut fédéral
 
Thierry Meyssan et le super-Etat européen
 

 

Nous sommes très mal barrés au sens strict et nos gouvernants nous mènent droit à la tyrannie après ces pseudo-élections européennes. 

Dans un excellent et récent texte Thierry Meyssan rappelle froidement :

« Le professeur de droit Walter Hallstein conçut le « Nouvel ordre européen » que le chancelier Adolf Hitler tenta de réaliser. Son idée était de fédérer les différents États européens autour d’une Allemagne élargie à tous les territoires de peuples germanophones.

Par la force du nombre, Berlin aurait alors gouverné l’Europe. Walter Hallstein n’était probablement pas nazi, mais il fut choisi pour négocier ce projet avec le duce Benito Mussolini. En 1958, il devint le premier président de la Commission européenne, preuve que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient adopté, pour leur compte, le « Nouvel ordre européen », une fois l’Allemagne écrasée. C’est pourquoi, au début de cet article, je notais la ressemblance des intentions du président Macron pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec celles du chancelier Adolf Hitler pour les Jeux de Berlin 1936. Dans les deux cas, il s’agit d’une manipulation de masse au service d’un impossible rêve impérial. »

 

On relira ici mon texte sur De Gaulle et la doctrine Hallstein : comme on sait, après la guerre les nazis ont choisi le parapluie américain pour s’imposer et poursuivre leur unification européenne et leur croisade antirusse. 

Meyssan ajoute que cette Europe atlantiste-totalitaire est politiquement composée de la gauche et du centre-droit (souvenez-vous de la liste Weil et de la liste socialiste en 1979…) :

« Alors que l’Union européenne s’apprête à se transformer en un État unique, son évolution politique prend un pas autoritaire. »

On rassure Meyssan cette fois : l’Europe est depuis longtemps fasciste et techno-totalitaire sous sa verbosité démocratique. C’est une bureaucratie…

Il y aura un débat. Certains partis seront plus égaux que d’autres :

« Cinq d’entre eux débattront en eurovision de leur projet pour présider la Commission européenne. Il s’agit de :

• Walter Baier, Gauche européenne ;
• Sandro Gozi, Renouveler l’Europe maintenant ;
• Ursula von der Leyen, Parti populaire européen ;
• Terry Reintke, Verts européens ;
• Nicolas Schmit, Parti socialiste européen. »

Malgré son avilissement et sa soumission la droite identitaire n’aura pas voix au chapitre :

« Le groupe « Identité et démocratie » n’a pas été invité à ce show. Car les cinq groupes précédents ont une conception particulière de la démocratie. Ils considèrent qu’Identité et démocratie ne joue pas le même jeu qu’eux et donc, refusent de débattre avec lui. »

Il y aura un débat, mais en anglais ! Or :

« Mais aucun État n’a demandé que l’anglais soit une des langues de l’Union. Malte, par exemple, qui a fait de l’anglais l’une de ses deux langues officielles, a préféré que ce soit le maltais qui soit utilisé à Bruxelles. Pourtant, l’anglais est devenu, de facto, la 24° langue de l’Union et la seule commune à tous. Cela n’a évidemment aucun rapport avec le fait que l’UE soit, non pas un projet européen, mais un projet anglo-saxon. »

De toute manière les jeux sont faits : ce sera le banquier d’affaires Goldman-Sachs, le plus dangereux de tous, qui sera imposé pour mener le naïf troupeau à l’abattoir :

« Au demeurant, cet étrange débat importe peu puisque chacun sait que le président de la Commission sera probablement choisi en dehors de ce cénacle : ce devrait être le banquier Mario Draghi. Ce n’est pas impossible puisqu’en 2019, Ursula von der Leyen n’a pas participé à ce débat et est pourtant devenue présidente de la Commission. »

Meyssan insiste : 

« Comprenez bien : certes Mario Draghi a 76 ans, mais c’est l’ancien gouverneur de la Banque centrale européenne. Dans cette fonction, il a tout fait pour que l’euro devienne irréversible. Il est parvenu, « Whatever it takes » (en anglais dans le texte), à le sauver de la crise de la dette souveraine des années 2010. Il n’a résolu aucun problème et a aggravé le gouffre qui sépare les économies des États-membres. D’un point de vue des États-membres, c’est donc un incapable, mais pas de celui des banquiers d’affaire ; une caste qui a toujours été la sienne (il fut le numéro 2 de Goldman Sachs pour l’Europe). »

On a bien avancé sur le libre-échange (dont l’unique mot d’ordre est depuis toujours : tout doit disparaître) :

« Au cours des dernières semaines, l’UE n’a pas avancé d’un iota face aux accords de libre-échange qu’elle a signé en violation de ses règles internes. À ses yeux, il suffit d’attendre pour que le problème disparaisse : d’ici quelques années, les secteurs agricoles touchés auront disparu. »

La Commission est toute-puissante dans tous les domaines (elle va créer son armée, et gare aux russes et aux contestataires) :
« La Commission n’a pas eu de difficulté à s’emparer des questions d’armement. Elle l’avait déjà fait pour les médicaments durant l’épidémie de Covid. Notez bien que la généralisation de ces médicaments n’a pas fait la preuve de son utilité face à la Covid-19. Là n’est pas le problème. Il ne s’agissait pas d’une épidémie dévastatrice, mais d’un prétexte à un exercice de mobilisation dans lequel chaque puissance a montré ce qu’elle pouvait obtenir. De ce point de vue, la Commission a prouvé qu’elle pouvait s’emparer d’un thème qui n’était pas de son ressort et qu’elle pouvait même conclure des contrats gigantesques au nom de ses membres sans leur dévoiler le secret de ses négociations. »

Tout devra disparaître, même nos ambassades :

« Lorsque l’UE sera devenue un État unique, la Commission devrait faire preuve de la même habileté et plus encore, puisque son action ne sera plus entravée par les 27 États-membres. Ils auront disparu. Après cette fusion, le banquier Mario Draghi devrait réaliser des « économies d’échelle ». Par exemple : il est inutile de gaspiller en ambassades pour chaque État-membre, un seul réseau suffit pour l’État-unique. Tant qu’à faire, les privilèges des uns seront mis au service de tous. Par exemple, le siège permanent des Français au Conseil de sécurité des Nations unies reviendra à l’Union. Ou encore, la Bombe atomique française sera remise à la Défense de l’Union. Les États neutres, tel que l’Autriche, auront de toute manière disparus. »

On a mis au pas le seul contestataire, le petit président slovaque (et on a revendiqué l’attentat) :

« Le véritable obstacle à la création d’un État-unique ne peut venir que des États-membres refusant de disparaître. Il réside dans le Conseil des chefs d’États et de gouvernements…Il y a quelques jours, le problème a été réglé : le 15 mai 2024 un individu a tiré cinq coups de feu à bout portant sur lui. Robert Fico a immédiatement été évacué (photo). Il a déjà été opéré deux fois et ses jours ne sont plus en danger. Le débat qu’il animait au sein du Conseil est interrompu. Il ne devrait pas reprendre. »

Meyssan conclue glacialement :

« L’Histoire de l’UE est déjà écrite. Ce qui est merveilleux avec ce projet, c’est qu’au fur et à mesure qu’il s’accomplit, on découvre pourquoi Bruxelles a imposé des règles et des faits qui n’avaient aucun sens lorsqu’ils ont été arrêtés, mais en prennent un désormais. »

Meyssan omet incidemment  l’horreur numérique (euro, contrôle social, vaccins constants et obligatoires sinon…) qui nous attend : voyez l’arrogance insensée du fils Barrot (oh, ces centristes cathos giscardiens…) pour vous faire une idée.

Je rappelle un texte de Trotski que j’avais étudié il y a quelques années. Il se passe de commentaires :

« L’histoire favorise le capital américain: pour chaque brigandage, elle lui sert un mot d’ordre d’émancipation. En Europe, les États-Unis demandent l’application de la politique des “portes ouvertes”… Mais, par suite des conditions spéciales où se trouvent les États-Unis, leur politique revêt une apparence de pacifisme, parfois même de facteur d’émancipation. »

Et on était en 1924… Regardez ce que Trotski ajoute :

« Pendant ce temps, l’Amérique édifie son plan et se prépare à mettre tout le monde à la portion congrue… La social-démocratie est chargée de préparer cette nouvelle situation, c’est-à-dire d’aider politiquement le capital américain à rationner l’Europe. Que fait en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l’Europe ? Ils s’éduquent et s’efforcent d’éduquer les masses ouvrières dans la religion de l’américanisme; autrement dit, ils font de l’américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique. »

On parlait de gauche ? De social-démocratie ? De banques américaines (Davos, c’est elles…) ? 

« En d’autres termes, la social-démocratie européenne devient actuellement l’agence politique du capital américain. Est-ce là un fait inattendu? Non, car la social-démocratie, qui était l’agence de la bourgeoisie, devait fatalement, dans sa dégénérescence politique, devenir l’agence de la bourgeoisie la plus forte, la plus puissante, de la bourgeoisie de toutes les bourgeoisies, c’est-à-dire de la bourgeoisie américaine. »

Et Trotski enfonce le clou :

« Le capital américain commande maintenant aux diplomates. Il se prépare à commander également aux banques et aux trusts européens, à toute la bourgeoisie européenne. »

Et l’interminable guerre euro-américaine contre la Russie permettra de renforcer l’Etat totalitaire européen. 

Je laisserai Tolkien tempêter (lettre du 9 décembre 1943) :

May the curse of Babel strike all their tongues !

 

Sources principales

https://www.voltairenet.org/article220791.html

https://www.voltairenet.org/article220899.html

Des perspectives du développement mondial (Rapport fait par Trotsky, le 28 juillet 1924, à l’assemblée des vétérinaires de Moscou)

https://www.dedefensa.org/article/de-gaulle-face-a-la-doctrine-hallstein

https://www.dedefensa.org/article/trotskiet-la-balkanisation-de-leurope

https://www.dedefensa.org/article/lue-veut-sa-guerre-pour-verrouiller-sa-dictature

Tolkien, le dernier gardien

Du rêve européen au cauchemar mondialiste

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25 juin 2024 2 25 /06 /juin /2024 10:35
l'OTAN prévoit de lancer une attaque sous faux drapeau sur une ville européenne
 
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25 juin 2024 2 25 /06 /juin /2024 10:23

00:00:00 Introduction

00:03:45 Le rôle de la France et la voie gaullienne

00:10:00 Les relations France-États-Unis

00:17:03 Les perspectives sur les États-Unis

00:24:34 La domination américaine contestée

00:26:41 L'Europe doit s'émanciper

00:28:07 Le processus électoral et le chaos politique

00:36:39 La perte d'indépendance française

00:47:51 La perception française des États-Unis

00:49:17 L'impact de la philosophie de Nietzsche

00:51:08 La société américaine et le consumérisme

00:53:12 Les relations franco-américaines vécues

00:57:25 La stratégie américaine en Europe

01:04:14 Le messianisme américain et la mission universelle de la France

01:10:56 Vocation vs Messianisme

01:11:35 L'Allemagne et le Nord Stream 2

01:15:00 Influence américaine et avenir

01:18:09 La France, la religion et la culture

01:35:20 Conflits géopolitiques

01:35:43 L'argent et la guerre

01:36:19 Impact culturel américain

01:37:01 La verticalité du pouvoir en France

01:39:00 Conclusion

Bernard Monot: « Les USA, l’OTAN & leurs larbins supplétifs: Von der Leyen ,Scholz, Macron veulent entraîner l’Europe dans la 3ème Guerre mondiale y compris par un faux drapeau russe, pour cacher le naufrage financier occidental ! »

 

 

L'OTAN, la politique hégémonique des USA sur l'Europe et la France mènent à la guerre

The New-York Times: "Les responsables américains s’attendent à ce que les premières attaques sur le sol russe utilisant des armes US commencent d’ici qq jours."
Les USA,l'OTAN & leurs larbins supplétifs:
@vonderleyen,Scholz, Macron veulent entraîner l'Europe dans la… pic.twitter.com/bQlihM6TEi

— Bernard Monot (@Bernard_Monot) June 2, 2024

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25 juin 2024 2 25 /06 /juin /2024 09:22
Le pétrodollar a pris fin le 9 juin 2024
 

 

La Russie aurait découvert l’équivalent de 511 milliards de barils de pétrole dans l'Antarctique https://t.co/ISuMo92eSz

— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) May 18, 2024

 

______________________________________________

Une autre façon de voir l'actualité :

 

L'énergie est le moyen de contrôle des masses, leur fluctuation dépend du niveau de liberté que veulent nous laisser les élites !

 

ALERTE : La 5ème banque du Japon liquide 63 milliards d'actifs en urgence !

Norinchukin Bank doit éponger 9,5 Mds de $ de perte suite à des résultats désastreux.

Elle va liquider 56% de ses obligations US et UE ! 

C'est 20% de tout ce que possède les banques japonaises !
pic.twitter.com/Td8Jq8xaKw

— MoneyRadar (@MoneyRadar_FR) June 24, 2024

 

 

___________________________________________

 

Un géant bancaire Japonais va vendre 63 milliards $ de bons du Trésor américain – Attendez-vous à des faillites et à des pertes encore plus importantes

 

La crise américaine est générale : immobilier, endettement des ménages, crise de la dette nationale, faillite des petites sociétés, etc.... petit à petit les Brics abandonnent le dollar, ç'est une dédollarisation générale, les USA ne parvenaient a vivre qu'avec la confiance que le monde accordait dans leur monnaie.

Aujourd'hui le dollar est remis en question, les pays Africains rapatrient leur or des USA, ç'est l'abandon du pétro  -dollar.

A l'intérieur se déroule les pré élections, le tout sur fond de guerre en Ukraine !

 

Trump veut s'éloigner de L'OTAN, il y a fort à parier que ce que l'on nomme l'Etat profond agisse avant le terme des élections puisqu'il est en majorité soutenu par les complexes militaro industriels, d'une manière ou d'une autre, l'alerte sur une guerre civile aux USA n'est pas vains mots.

La tentation d'un conflit généralisé permettrait de faire d'une pierre deux coups, reprendre en mains l'intérieur et redynamiser l'économie Américaine en faillite via le biais de la production d'armement et la mobilisation générale ; vous voyez ou je veux en venir :

 

Le Chaos à bon dos, mais il permet aux élites de conserver le pouvoir, regardez ce qui se passe en France, calque de la société Américaine, comme si tout était de la même nature ou même tenue.

On y pressent la main invisible agissante et meurtrière qui sévit depuis des siècles sur le monde et notamment l'Europe enjeu de tous les conflits

 

Je pense qu'il faudra peu de temps pour que les fameux alliés n'abandonnent leur maître quand ils verront sa chûte proche, l'Europe sera vouée à disparaître en temps que sujet soumis de l'oncle Sam ; les peuples reprendront leur liberté et se regrouperont sous une autre forme, comme le fût autrefois l'Union Latine.

 

Soyez sur vos gardes ne tombez pas dans le panneau d'un manichéisme de façade ; ce monde n'est qu'une illusion

 

Henry

 

 

En 1790, la dette publique US n’était que de 70 millions $. En 1980, elle atteignait 1 000 milliards $ → un voyage de 220 ans. Les USA ont désormais dépassé le montant hallucinant de 34 500 milliards $. Il ne faudra pas longtemps avant que la bulle de la dette n’explose !

 

_______________________________________

 

Etats-Unis: Un accord discret en coulisses JUSTE approuvé – 40 000 000 de maisons seront saisies
Les criminels ont pris le contrôle du centre-ville de Los Angeles: visite complète de l’Effondrement en cours…
L’économie américaine va s’effondrer alors que les pays africains rapatrient leurs réserves d’or et de devises des États-Unis
USA… Oh merde, les prêts immobiliers commerciaux CLO s’effondrent…
Etats-Unis: 525 milliards $ de pertes bancaires non matérialisées menacent les banques déjà au bord d’une crise massive
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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 17:20

Macron n'est que le produit dégénéré d'une société libérale le résultat exacerbé d'une éducation et une formation asservie aux diktats d'un mondialisme d'une élite démagogue et inutile.

La France semble sous une emprise comparable à celle des Services Secrets Américains, diffusion du chaos,  déstructuration de la société, corruption, manipulation, asservissement, soudoiement, pressions, destruction des services d'Etat, les rendant incapables de fonctionner normalement, mise sous tension de l'exécutif afin de le tenir dans sa main, tout en favorisant l'expansion des mafias, puisque les services d'ordre sont trop occupés a gérer la contestation, plus le chaos est grand plus les affaires sont bonnes, vente des biens nationaux, des entreprises de pointes à moindre prix, bref un pillage organisé en sous main, une prédation systématique.

Ce type d'agissement est décrit ci-dessous, comme celui de la période Batista à Cuba qui a mené à la Révolution.

Donc la France est aux mains d'une petite mafia qui défie les lois, et s'approprie tous les registres, mais cela n'est pas une attitude isolée elle est celle de l'élite Américaine en plein déclin.

Le terrain était propice, comme avant celui de 1958, mais aussi sous les 3ème et 4ème République, un terreau de Parlementaires et de Partis sans envergure aussi cupides que vénaux. Encore une fois la France est retombée dans un régime partisan ou l'on cultive la cooptation, la soumission et l'asservissement aux intérêts particuliers, mais non ceux de la France.

Alors regardez bien, écoutez bien ce qui suit cela en dit assez long sur la situation qui est une situation fabriquée, calculée, vous devrez voir la vidéo sur la "Démocratie" qui en dit long sur notre acceptation tacite à une hiérarchie verticale devenue complétement inutile.

Henry

Macron un Attila sur la France
Macron un Attila sur la France
Macron un Attila sur la France

Lundi 10 juin, au lendemain de la dissolution, Emmanuel Macron se rend à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) pour y célébrer le 80e anniversaire des massacres de civils par les SS les 9 et 10 juin 1944.

Un grand Patron  à Macron : « Ça va, pas trop dures, ces journées ? », selon le journal Le Monde.

et Macron de répondre : « Mais pas du tout ! Je prépare ça depuis des semaines, et je suis ravi. Je leur ai balancé ma grenade dégoupillée dans les jambes. Maintenant on va voir comment ils s’en sortent… »

 

 

Illégitimité ou vice de procédure concernant les dates des Législatives, mais il s'en fout !

Du point de vue de l'étranger comment est vu Macron ! L'analyse Russe est tout a fait correcte puis celle d'un professeur de politique européenne à l'université de Cambridge au vitriol !

Réactions Françaises sur la duperie des élections

Le Système Macron

Le coup d'Etat mondialiste a suprématie Américaine par le Deep State!

De Gaulle nous avait prévenu :

Macron un Attila sur la France

« Les Américains font croire que ne pas être d’accord avec eux, si vouloir rompre l’alliance atlantique et mettre en danger la liberté de l’Occident. Cuba leur est montée à la cervelle. En Amérique du Sud, en Europe, en Asie, tout le monde en colonne par deux derrière l’Oncle Sam, sinon gare à vous ! (Rire.) Ce serait contraire à la solidarité et à la morale ! Voyons, Peyrefitte, c’est de la rigolade !

 

« Le grand problème, maintenant que l’affaire d’Algérie est réglée, c’est l’impérialisme américain. Le problème est en nous, parmi nos couches dirigeantes, parmi celles des pays voisins. Il est dans les têtes. »

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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 17:15
 

 

 

 

 

Dans cette enquête sous hypnose l'équipe OSOL aborde le sujet de la Démocratie ; est ce un concept archaïque obsolète ! Pour ma part OUI !

Comme il est dit "La Démocratie est une corruption organisée" alors quoi hors des structures habituelles de classement de fonctionnement de sociétés ; existe t il d'autres moyens de vivre ensemble.

Cette vidéo nous donne des indices de sociétés plus justes, plus équilibrées.

On peut dire que le régime hiérarchique vertical des sociétés humaines ne favorise pas l'équilibre, il favorise le culte de soi, de l'égo, l'ambition, la démesure, il attire les personnages les plus psychopathiques possible, il accroit la cupidité, la veulerie, la soumission, la vénalité et cela est d'autant plus vrai quand une démocratie est dirigée par un homme aux multiples soucis psychopathologiques.

Il faut donc rechercher une société avec une hiérarchie plus horizontale, ou les écarts sont nettement moindres. Cette société là ne pourrait trouver son équilibre que dans des communautés ou chacun essaierai de s'adapter au mode de vie du groupe auquel cas il pourrait aller voir un autre groupe. Plus de système du culte du soi, mais un système peut être plus coordonné à une échelle plus humaine.

Ceci va de paire avec le fonctionnement des échanges, des productions mais aussi par un autre système éducatif. La compréhension multiples  conséquences de ses actes.

C'est surtout un travail sur soi, un fonctionnement différent.

Le système dans lequel nous sommes produit un dualisme permanent et il se nourrit et perdure grâce à cela. Il est chaotique par nature, provoque crises et destruction et  n'est donc pas viable en finalité.

Il est temps d'en prendre conscience pour ceux qui sont épris de paix

 

Henry

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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 17:13

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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 17:11
Une « bande » pédocriminelle a sévi pendant des années au cœur de Paris
 
 

Pour décrire sa vie, Inès Chatin use souvent d’un euphémisme, dont on devine aisément qu’il est une défense pour s’épargner l’indicible : «Depuis ma naissance, je n’ai connu que des emmerdes.» Qui oserait nommer ainsi les monstruosités dont cette femme de 50 ans a été victime, et qu’elle n’a trouvé la force de révéler qu’aujourd’hui, quarante ans plus tard ?

Longtemps, seule sa peau s’exprimait, étalant sur ses avant-bras l’éventail de maladies matérialisant les troubles invisibles. Puis, les mots ont jailli, à mesure que le pouvoir de ceux qu’elle présente comme ses bourreaux s’amenuisait, et qu’elle s’éloignait du 97, rue du Bac, adresse maudite du VIIe arrondissement parisien. Comme si sa mémoire acceptait enfin de décoder l’accès au coffre-fort de ses horreurs. Ces derniers mois, Libération a réalisé plus de soixante heures d’entretien avec Inès Chatin, ainsi qu’avec lui qui ont permis de rassembler les fragments de son passé. Un récit terrifiant en surgit, enrichi par une masse d’archives inédites documentant l’univers pédo–criminel d’un noyau de l’intelligentsia parisienne des années 70-80. A l’heure où s’étire la procédure judiciaire née de la publication en 2020 du livre le Consentement de Vanessa Springora, dans lequel elle décrivait la relation d’emprise qu’exerçait sur elle l’écrivain Gabriel Matzneff lors de son adolescence, une autre débute cette fois pour Inès Chatin.

 

A l’automne, cette dernière avait sollicité une audition auprès du parquet de Paris, afin de dénoncer une litanie de sévices sexuels imposés durant son enfance, notamment par Gabriel Matzneff. Lors d’une courte médiatisation, RMC avait alors révélé une lettre adressée à la justice par ses avocats, Marie Grimaud et Rodolphe Costantino, figeant le caractère vertigineux de ses révélations. Inès Chatin y était cependant restée anonyme, simplement désireuse d’obtenir des investigations à l’instar de celles engagées dans le cadre de l’affaire Springora. Et ce malgré la prescription qui s’applique. L’initiative a fonctionné, puisque le parquet de Paris a réagi dès le 23 octobre, avec l’ouverture d’une enquête préliminaire, offrant ainsi aux policiers de l’Office des mineurs (Ofmin) un nouveau cadre de recherche d’autres victimes.

Cercles de pouvoir Car en réalité, et comme va l’exposer Libération dans une série en six épisodes intitulée «Les hommes de la rue du Bac» – publiée dans les jours à venir -, la liste des personnes accusées excède largement l’écrivain aux penchants pédophiles revendiqués. En effet, Inès Chatin témoigne de viols et d’abus commis, de ses 4 à ses 13 ans, par un groupe d’hommes gravitant autour de son père adoptif, Jean-François Lemaire, médecin magouilleur auprès des assurances, fasciné par les cercles de pouvoir et les sociétés secrètes. Perpétrées dans plusieurs lieux, dont l’épicentre était le domicile faceuxmilial du 97, rue du Bac, les violences ont débuté non loin, rue de Varenne, dans un appartement mis à disposition par des amis de Jean-François Lemaire. Des «jeux» sexuels sordides – autre euphémisme, qu’elle utilise devant l’Ofmin – y ont été réalisés sur des enfants, auxquels ont participé de façon certaine, selon Inès Chatin, le fondateur et directeur historique du Point, Claude Imbert, l’écrivain et académicien Jean-François Revel, l’avocat François Gibault, 92 ans aujourd’hui, défenseur en leurs temps de Bokassa et Kadhafi, Gabriel Matzneff et Jean-François Lemaire, son père adoptif. Lors de ces séances, où ces hommes n’étaient pas forcément tous présents en même temps, plusieurs enfants étaient rassemblés et devaient endurer des pénétrations réalisées tour à tour avec des objets métalliques. Ordre était donné de ne jamais ex-primer sa douleur : «Si quiconque pleurait ou manifestait une résistance, c’est sur lui que les hommes se concentraient, insistaient», raconte Inès Chatin, le corps encore bardé de spasmes. Durant ces pratiques sadiques, les hommes «avaient le visage masqué», et portaient «sur eux une sorte de cape ou de manteau».

«Communauté de pensée»

Sans pouvoir les impliquer formellement dans les sévices, Inès Chatin dispose aussi de souvenirs fragmentaires du président de la banque suisse Worms Claude Janssen et de l’architecte italien «à la voix rocailleuse» Ricardo Gaggia. A minima, tous ces hommes partageaient, selon elle, «une communauté de pensée», fondée sur de pseudo-références gréco-romaines, et prônant l’émancipation sexuelle des enfants par l’adulte. Gabriel Matzneff expose ainsi leur doctrine dans les Passions schismatiques, paru en 1977, et rédigé dans son plus pur style provocateur : «Je crois à la fonction socratique de l’adulte. Les anciens Grecs appelaient l’intelligence hegemonikon, qui signifie le guide. Tel Kim, dans le roman de Kipling, chaque adolescent a besoin de rencontrer un aîné qui soit un éducateur, un guide. Aux mères qui agitent hystériquement contre moi l’épouvantail de la police et de la prison, je rétorque toujours, sans me démonter, que pour avoir initié leur progéniture à une sphère infiniment supérieure au marécage familial, et cela dans tous les ordres, on devrait non me punir, mais me décorer.» A mesure que les années passaient, et qu’Inès Chatin grandissait, les «jeux» se sont arrêtés, pour laisser place à des viols commis sur elle seule, par Gabriel Matzneff et Claude Imbert.

De prime abord, on résiste au récit d’Inès Chatin. Comment concevoir qu’une telle violence, une telle folie aient pu exister, initiées par le propre père adoptif de la victime ? C’est une des clés de la mécanique du silence dans laquelle elle s’est longtemps murée. Qui pourrait la croire ? Pourtant, son récit s’adosse aux nombreux documents qu’elle a livrés aux enquêteurs. En effet, depuis plusieurs semaines déjà, les policiers de l’Ofmin décortiquent des semainiers détaillés de Jean-François Lemaire, des livres d’or de dîners mondains organisés rue du Bac, des correspondances inédites entre ces hommes, ainsi que des dédicaces de livres originaux. Ces éléments viennent signer l’extrême proximité de ce groupe d’intellectuels puissants que le «docteur Lemaire» désignait sous le terme «la bande», lors de déplacements communs en Asie du Sud-Est, notamment à Bangkok. Si Inès Chatin est si affirmative sur l’identité de ses tortionnnaires c’est tout simplement parce qu’ils ont peuplé sa vie durant des décennies. Amis fidèles, mentors, compagnons de voyage de Jean-François Lemaire, ils étaient des figures de son quotidien, surgissant pour un déjeuner, un café ou le simple plaisir d’une discussion littéraire. Ils étaient là dès le réveil, au retour de l’école, le dimanche midi. De quoi ancrer chez elle un envahissant panthéon de souvenirs sonores et olfactifs.

Le psychologue Jean-Luc Viaux, chargé de réaliser une expertise de la plaignante, à la demande de ses avocats, décrit en ces termes son traumatisme, écartant l’hypothèse d’une mémoire défaillante : «Mme Chatin n’a pas souffert d’amnésie traumatique concernant ce qu’elle a vécu mais, restée sous emprise, elle a refoulé une partie de ce vécu, ne gardant que quelques données sensorielles, un souvenir global, des événements, quelques images éparses, qu’elle situe difficilement dans le temps [au sens chronologique précis, ndlr]. Un travail thérapeutique pourra lui permettre à terme d’affronter ce vécu et de le reconstituer, pour s’en dégager psychiquement et s’affranchir ainsi de l’emprise et de la place « d’objet » assigné par ses agresseurs.»

Dans le langage d’Inès Chatin, cela donne : «Ces hommes étaient à l’intérieur de ma vie. C’est comme si je leur appartenais autant à eux qu’à Gaston [elle utilise ce prénom comme une digue mentale pour désigner son père adoptif, nous y reviendrons]. Je leur devais le même respect contraint, j’étais forcée à la même intimité. Ils avaient les mêmes droits sur moi.» Parfois, son avocate, Marie Grimaud, se surprend à employer le terme «oncle» pour désigner Gabriel Matzneff, achevant ainsi de dessiner la métaphore d’un inceste collectif, dont Jean-François Lemaire était le seul réel représentant familial. Ne résistant d’ailleurs à aucune indécence, «Gaston» a convié les tourmenteurs de sa fille jusqu’à ses noces, en 1997, avec Geoffroy Ader. Ce descendant d’une autre grande famille, expert en horlogerie, partage depuis sa vie, ses maux, et son combat pour la vérité : «Tous ceux qui s’en prendront à ma femme trouveront un couple sur leur chemin. Notre force, c’est le nous.» Il existe au moins une autre victime identifiée de ces hommes : le grand frère d’Inès Chatin, lui aussi adopté via l’organisme la Famille adoptive française (FAF). De deux ans son aîné, Adrien (1) ne souhaite pas participer pour le moment à la démarche judiciaire entreprise par sa sœur, ni voir son histoire intime racontée dans la presse. Il a toutefois tenu à authentifier le témoignage d’Inès, en paraphant chacune des trois pages du texte dans lequel elle détaille les crimes endurés. Au pied, il a apposé les mots suivants : «Je, soussigné Adrien, m’associe au récit de ma sœur Inès Ader [son nom d’épouse], mais ne souhaite pas être davantage mêlé à son action pour ne pas replonger dans ce passé douloureux.» Les enquêteurs de l’Ofmin disposent de cet écrit, ainsi que du nom de deux autres enfants, victimes selon Inès Chatin des mêmes violences à l’époque.

Mécanique de terreur

Dans cet univers où les hommes régnaient en maîtres incontestés, une autre personne a été la cible de brimades et de soumission : Lucienne Chatin, la mère adoptive d’Inès, descendante d’une grande famille d’industriels lyonnais. «Maman, c’est le plus beau souvenir de mon enfance», confie sa fille, la voix étranglée au moment d’évoquer celle qui n’a pas pu les sauver, elle et Adrien. Dans une mécanique bien huilée de la terreur, Jean-François Lemaire humiliait et battait sa compagne en cas de comportements jugés inappropriés des enfants, parmi lesquels, poser des questions. «Quand on était petits, la conséquence de la parole, c’était les coups, pas sur nous mais sur elle. Si on faisait quelque chose de travers, quoi que ce soit, une mauvaise note à l’école, il y avait des coups sur elle», explique Inès Chatin. Cette dernière s’est donc entraînée à se taire et à rester impassible en toutes circonstances. Pour cela, elle a même inventé une expression : «Pleurer à l’intérieur.» Aujourd’hui encore, elle dit ne jamais trouver les larmes, même lorsqu’elle est contrainte de se remémorer ce qu’il y a de plus noir.

Après des années passées près de Genève, où elle a fondé une famille avec Geoffroy Ader et travaillé comme journaliste et rédactrice dans la com, Inès Chatin regagne Paris en 2016. Le somptueux appartement de la rue du Bac, qui n’était autre que le salon littéraire de la princesse de Salm au début du XIXe siècle, est désormais équipé d’un lit médicalisé pour sa mère. Mais sa dépendance devient trop forte. Les époux Lemaire intègrent l’Ehpad Le Corbusier de Boulogne- Billancourt (Hauts-de-Seine) courant octobre 2020. Inès exige alors que sa mère soit placée dans une autre chambre que celle occupée par Jean-François Lemaire. Pour la première fois, la voilà libérée de son joug. Mieux, la sœur de Lucienne, avec qui elle était très liée, est installée dans la chambre voisine, si bien que «ses journées sont enfin douces». En hommage à sa mère, Inès a supprimé le nom Lemaire de son état civil le 5 août 2022, pour lui substituer celui de Chatin, grâce aux dispositions de la loi Vignal. Ne plus porter Lemaire «était aussi une façon de dénier à Gaston le droit d’être un père», cingle-t-elle.

Parallèlement, elle se lance avec ses proches et Adrien dans la liquidation totale du 97, rue du Bac. Objets, œuvres d’art, livres. Tout ce qui est frappé du sceau de l’infamie doit disparaître. L’appartement sera vendu en 2022, réaménagé de fond en comble par de nouveaux propriétaires, loin des affres du passé. Mais avant, il a suffi de déplacer quelques meubles, d’ouvrir des tiroirs interdits d’accès, pour qu’un nouveau monde s’ouvre. Le secret que les «hommes de la rue du Bac» avaient mis tant de soin à bâtir va se fracasser. Sous les coussins d’un canapé, des cartes postales et des lettres de Matzneff, dont certaines mentionnent nommément Vanessa Springora. Dans les rayonnages les plus hauts des bibliothèques, des ouvrages ouvertement pédocriminels. Enfin, dans une pièce à l’architecture très particulière, reproduisant la cabine d’un bateau, sont dissimulés tous les livres dédicacés par Matzneff, ainsi que le Moine et le Philosophe, un essai publié en 1997 sous forme de dialogue, entre Jean-François Revel et l’un de ses enfants, le bouddhiste Matthieu Ricard.

Et puis, scotchée à l’intérieur du secrétaire personnel de Lucienne Chatin, une mystérieuse enveloppe contenant les pages déchirées d’un pornographique sadomasochiste. Sur les images figurent uniquement des hommes, masqués de noir, et montrés dans des positions obscènes et suggestives. Inès Chatin y perçoit une volonté de sa mère de laisser derrière elle une trace de l’indicible, ce qui va déclencher chez la femme qu’elle est devenue une légitimité nouvelle à poser toutes les questions, y compris les pires. Dans son expertise, le psychologue Jean-Luc Viaux use de cette métaphore pour illustrer la mue brutale d’Inès Chatin : si son existence a longtemps ressemblé «à un couloir parsemé de portes fermées», elle allait à présent toutes les ouvrir.

Enquêtrice acharnée C’est là l’autre aspect hors du commun de la vie d’Inès Chatin. A 47 ans, elle va devenir une enquêtrice acharnée de sa propre histoire, allant même jusqu’à interroger et enregistrer son père adoptif à l’Ehpad, qui reconnaîtra son implication dans les crimes, en justifiera le bien-fondé, et éclaboussera même certains de ses amis. Dans le dédale de la rue du Bac, elle va aussi retrouver les traces de dons effectués par ses parents à l’association la Famille adoptive française. Logiquement, elle en conclut que c’est par l’intermédiaire de cet organisme qu’elle a échoué dans «l’antre du malin» – nom donné au 97, rue du Bac par son mari, Geoffroy. Avec le concours d’une détective privée, elle va d’abord recomposer le puzzle administratif de son adoption, pour s’apercevoir qu’elle est frappée de multiples irrégularités. Comme le démontrera Libération dans l’épisode suivant de cette série, la FAF a laissé prospérer en son sein, au début des années 70, une filière parallèle de recueil d’enfants abandonnés. Inès Chatin est passée par ce circuit détourné, arrivant chez les époux Lemaire de façon particulièrement nébuleuse.

Aujourd’hui, l’une des questions essentielles à ses yeux est justement de savoir si elle a été sélectionnée à dessein par «Gaston», et si oui, sur quels critères. Le fait qu’Inès Chatin soit métisse n’a jamais été neutre dans les sévices sexuels qu’elle a subis. Lors des viols, Gabriel Matzneff semblait même se repaître de cette caractéristique physique, puisqu’il la surnommait «ma petite chose exotique». Via son réseau tentaculaire, le docteur Lemaire a-t-il pu s’arroger des enfants, dont la destinée était de subir des crimes sexuels ? Les premières recherches entre – prises par l’enquêtrice privée permettent de constater la présence du nom de François Gibault, qu’elle met en cause comme agresseur, sur une copie de son jugement d’adopmagazine datée du 2 mars 2000.

L’avocat, qui était aussi le conseil personnel de son père adoptif, est-il la preuve vivante, l’impensable trait d’union entre les drames de sa vie ? Contacté par Libération, François Gibault a répondu via une lettre envoyée par son conseil, Jérémie Assous. Il y assure «n’avoir jamais assisté au moindre acte criminel, et n’aurait pas manqué, si cela avait été le cas, d’y mettre un terme et de les dénoncer immédiatement aux autorités». Il conteste donc «avec vigueur les allégations d’Inès Chatin», dont il estime le récit «inexact». Sur la présence de son nom sur une copie du jugement d’adoption d’Inès Chatin, François Gibault demeure mutique. Joint également, Gabriel Matzneff n’a pas donné suite. La famille Imbert a réagi, elle, par la voix du fils de Claude, l’avocat Jean-Luc Imbert : «Cela me paraît étrange de la part d’Inès Chatin [ils se connaissent de longue date] de jeter le discrédit sur son père adoptif. Pour autant que je le sache, Jean-François Lemaire et son épouse se sont magnifiquement occupés d’elle. Quant à mon père, il aimait les femmes, mais pas les petites filles. On est dans l’époque #MeToo, c’est notre maccarthysme.» Après publication de notre enquête, Jean-Luc Imbert précise : «Il va de soi que je ne puis qu’ajouter que si les faits rapportés sont exacts, ce dont je persiste à vouloir douter, j’en suis accablé et évidemment profondément désolé pour Inès, ne me doutant pas une seconde de l’éventualité que mon père, comme ceux que je connaissais parmi les personnes citées, puissent s’égarer dans de tels comportements aussi abjects qu’inadmissibles.» Enfin, les enfants de Jean-François Revel, Eve et Matthieu Ricard, ainsi que Nicolas Revel, nous ont fait parvenir la déclaration suivante : le récit d’Inès Chatin «faisant état de la participation présumée de notre père, Jean-François Revel, à des actes d’agression sexuelle sur mineur constitue pour nous un choc immense. Face à la gravité des accusations portées, nous souhaitons que la justice qui a été saisie puisse établir ce qui s’est réellement passé, quand bien même ces faits remonteraient à plus de quarante ans et impliqueraient de nombreuses personnes pour beaucoup disparues. C’est l’attente de la victime qui a déposé plainte et dont nous ne doutons d’aucune manière de la sincérité et de la douleur. C’est aussi notre attente car ces accusations nous plongent dans une incrédulité d’autant plus profonde, qu’elles concernent un homme, notre père, dont tout ce que nous savons de sa personnalité comme de son comportement tout au long de sa vie, se situe aux antipodes des actes monstrueux qui lui sont prêtés.»

«Interrompre la reproduction»

Le 14 décembre, l’audition de dépôt de plainte devant l’Office des mineurs fut un premier Everest pour Inès Chatin : «Jusqu’au dernier moment, j’ai pensé ne pas y arriver. Puis j’ai vu les gardes qui surveillent le bâtiment avec des pistolets-mitrailleurs. Là, je me suis dit : « C’est bon, je suis en sécurité, je peux enfin raconter. »» Durant plus de sept heures, elle pave son récit de détails précis, qui ont retenu l’attention des policiers.

A l’égard de ses agresseurs, Inès Chatin n’exprime aucun désir de vengeance. Elle sait de toute façon que Claude Imbert, Jean-François Revel et «Gaston», morts il y a quelques années, se sont déjà échappés. Pour les vivants, elle dit : «Aller en prison n’aurait plus aucun sens. Je veux que la justice les confronte à la gravité de leurs actes. S’en prendre à des enfants est inqualifiable.» Surtout, elle souhaite agir «pour interrompre la reproduction» des comportements pédocriminels, «être un grain de sable», comme a pu l’être Camille Kouchner avec la Familia Grande. Ce livre, autopsie de l’inceste commis sur son frère par son beau-père Olivier Duhamel, a bouleversé Inès Chatin, et l’a convaincue de poursuivre sa quête : «Parler, c’est vivre en paix». Aujourd’hui encore, elle affirme entendre des propos invoquant la permissivité des Grecs et des Romains dans les dîners de la haute société conservatrice. Peu ou prou les mêmes que ceux réitérés par Jean-François Lemaire, parfaitement froid et lucide, lors de leurs entretiens enregistrés depuis l’Ehpad en 2021 : «Si l’adolescent sait qu’il se soumet à des règles condamnées par la société, mais qui apportent finalement une certaine jouissance, euh pourquoi pas ?»

(1) Le prénom a été modifié.

Source : Libé

Vu ici

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17 juin 2024 1 17 /06 /juin /2024 17:10

Lors des cérémonies du débarquement l'un des nibard à Brigitte se fait la malle !

Et pendant ce temps là Macron réaffirme sa virilité en se prenant pour Napoléon lors des revues !

 

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