Créée en 1989 par René MONORY, ancien Président du Sénat et ancien ministre, et François DALLE, ancien Président de l’Oréal, reconnue d’utilité publique, la Fondation est aujourd’hui présidée par Jean-Pierre RAFFARIN, ancien Premier Ministre, Membre honoraire du Parlement.
Elle a pour objet de favoriser une prise de conscience et une réflexion prospective sur les transformations fondamentales du monde contemporain, afin d’aider les décideurs français, le gouvernement comme les entreprises ou les leaders d’opinion, à réagir en connaissance de cause.
Elle s’efforce d’apporter un éclairage international sur des sujets stratégiques. Elle facilite les contacts entre jeunes professionnels français et leurs homologues de pays émergents. Elle appuie les efforts des entreprises, notamment celles de taille moyenne ou intermédiaire, dans leurs efforts de pénétration des nouveaux grands marchés.
Elle réunit à cet effet spécialistes et responsables d’entreprises, intellectuels et décideurs politiques et administratifs de sensibilités différentes, dans des cadres de travail appropriés pour des propositions opérationnelles.
Son action se concentre sur trois domaines prioritaires :
comprendre et évaluer l’impact de l’émergence de nouvelles puissances, des technologies de rupture.
stimuler la compétitivité en éclairant et en accompagnant les entreprises, notamment les PME et ETI.
participer à la conception d’une nouvelle gouvernance mondiale, nationale et locale.
Le 27 août, la fondation Prospective et Innovation présidée par Jean-Pierre Raffarin a organisé un colloque au Futuroscope consacré aux relations avec le monde chinois.
La BERD appartient à 73 pays des cinq continents, ainsi qu'à l'Union européenne et à la Banque européenne d'investissement.Ces actionnaires ont chacun apporté un apport en capital, qui constitue notre financement de base.
Chaque actionnaire est représenté individuellement au Conseil des gouverneurs de la BERD, qui exerce l'autorité globale sur la Banque et définit son orientation stratégique globale.Tout en conservant l'autorité globale sur la Banque, le Conseil des gouverneurs a délégué l'exercice de la plupart de ses pouvoirs au Conseil d'administration.Cependant, le Conseil des gouverneurs reste seul responsable de la détermination de la composition de la Banque, des modifications du capital-actions, de la nomination des administrateurs et du président de la Banque et des décisions concernant les états financiers et la détermination des réserves et de l'affectation des bénéfices.
Le Conseil des gouverneurs a élu le gouverneur des Pays-Bas comme président et les gouverneurs de l'Égypte et de la Lituanie comme vice-présidents pour 2023-2024.
While retaining overall authority over the Bank, the Board of Governors delegates most powers to the Board of Directors, which is responsible for approving the EBRD's country, sector and thematic strategies, policies and operations.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement ou BERD (en anglais, European Bank for Reconstruction and Development : EBRD) est une organisation internationale chargée de faciliter le passage à une économie de marché dans les pays d'Europe centrale et orientale. Créée à Paris le , à la suite d'une idée de François Mitterrand, elle a été inaugurée le . Son siège est situé à Londres.
Rôle et moyens
Elle émet des emprunts sur le marché international qui lui servent à financer ou cofinancer des investissements (soit par des prêts, soit par des prises de participation) favorisant la transition vers une économie de marché dans les pays de l'Europe centrale et orientale (PECO), dans les pays de l'ex-URSS et en Mongolie.
Contrairement aux autres institutions financières internationales, le mandat de la BERD se limite aux pays « qui s’engagent à respecter et mettent en pratique les principes de la démocratie pluraliste, du pluralisme et de l’économie de marché, de favoriser la transition de leurs économies vers des économies de marché, et d’y promouvoir l’initiative privée et l’esprit d’entreprise »1. Les activités de la Banque sont donc extrêmement limitées en Biélorussie, en Ouzbékistan et au Turkménistan, dont les régimes autoritaires ne remplissent pas ces critères. Cependant, malgré certaines critiques de pays européens sur l'Etat de droit en Russie, la banque ne limite pas ses activités dans cette dernière.
(Note de l'éditeur : Cet article reflète le point de vue de l'auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a animé une conférence de presse dans la matinée du jeudi 7 mars 2024, à Beijing, en marge des Deux Sessions, au cours de laquelle il a déroulé les grandes lignes de la diplomatie chinoise et répondu à des préoccupations d'ordre national et international. Le rôle des Nations Unies, la question de Taiwan, les relations sino-américaines, sino-russes, sino-européenne et la gouvernance mondiale, le Sud global sont, entre autres, les points sur lesquels le chef de la diplomatie chinoise a livré la position de la Chine.
À propos de la gouvernance mondiale, Wang Yi a littéralement martelé que tous les pays, grands ou petits, méritent leur place à la table. Il ne saurait y avoir de seconde zone où certains États devraient être relégués ou se contenter de consulter le menu pendant que les autres se régaleraient à la table. Les règles de jeu doivent être les mêmes pour tous afin que le monde se porte mieux et que les énergies fédèrent dans un élan commun face aux défis communs qu'affrontent l'humanité. « Il ne faut non plus que ceux qui ont le plus gros poing aient le dernier mot, et encore moins que certains pays soient automatiquement à la table alors que d'autres ne puissent que rester sur le menu. La multipolarisation ne signifie pas la division du monde en blocs, et encore moins la fragmentation ou le désordre », a soutenu le ministre chinois des Affaires étrangères.
Face aux crises sociopolitiques et les bouleversements climatiques qui sévissent un peu partout, l'humanité est plus que jamais interpellée sur sa responsabilité à œuvrer pour un monde plus inclusif, à l'écoute de toutes les parties. Le temps des hégémonies écrasantes devrait faire place à un élan de coopération multipolaire et inclusive. C'est dans cette vision plurielle et diversifiée que le consensus peut se dessiner autour des grandes préoccupations qui étreignent toute la planète. Le temps des héros solitaires imposant leurs vues au reste du monde est anachronique et contreproductif dans la configuration actuelle de la planète. C'est pourquoi Wang Yi a insisté sur le rôle central que les Nations Unies devraient jouer dans l'architecture de la gouvernance mondiale.
Certes, l'ONU n'est pas exempte de critiques face à certaines situations de crises où sa voix a de la peine à s'imposer. Toutefois, elle demeure l'organisation à l'échelle mondiale, au regard de sa charte, qui pourrait ouvrir les possibilités d'une cohabitation plus harmonieuse entre tous les États. C'est dans cette perspective que le chef de la diplomatie chinoise a insisté sur la nécessité de réformer les Nations Unies pour s'adapter à la nouvelle réalité du développement politique et économique international et renforcer la représentation et la voix des pays en développement.
En un mot comme en mille, seule cette volonté commune de tendre vers des positions qui prennent en compte les intérêts de tous pourrait sortir le monde des postures de tranchées. Pour qu'advienne un monde réconcilié avec lui-même, l'alternative qui mérite d'être soutenue et promue demeure le strict respect des règles fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Tant que la valse des deux poids deux mesures sera toujours entretenue par certaines puissances au gré de leurs intérêts égoïstes, l'avènement d'un monde stable et pacifique ne sera qu'un éternel vœu pieux. Il faut donc impérativement soutenir les initiatives en faveur d'une gouvernance mondiale vertueuse reposant sur une éthique de la responsabilité collective. Il y va de l'intérêt de tous, petits ou grands.
En tout cas, la Chine a fait l'option de maintenir des relations stables avec les grandes puissances, de conjuguer des efforts avec ses voisins pour progresser et travailler à la revitalisation avec le Sud global. Osons espérer que cela inspirera d'autres nations.
(Photo : VCG)
Source : travail sur investigation de Mme. Sylvie Charles Citoyenne
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Un rapport d’Europol dévoile que des organisations étrangères ont de longue date visé l’Hexagone. Le pays est un des plus concernés en Europe, à l’instar de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie ou de Malte.
Les organisations criminelles françaises restent principalement actives dans le domaine du trafic de stupéfiants, un secteur où leur niveau – encore considéré comme intermédiaire au regard de structures bien plus étoffées comme la Mocro Maffia néerlandaise ou la’Ndrangheta calabraise – les cantonne à la réception puis à la distribution de la marchandise. En revanche, selon un rapport d’Europol sur les 821 groupes criminels les plus menaçants du continent, des organisations étrangères ont de longue date pris le pays pour cible dans trois domaines particuliers, qui placent la France parmi les Etats les plus concernés, à l’instar de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie ou de Malte.
L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains avait, quant à lui, relevé, à la même période, un phénomène de « mutation durable » marqué par une prostitution « logée » dans 80 % des cas – par opposition à la prostitution de voie publique –, et en grande partie numérisée, via des sites ou des annonces sur Internet.
Deuxième point d’inquiétude pour les pouvoirs publics : le trafic de migrants, assuré par de véritables filières structurées, dont les plus actives sont essentiellement d’origine irako-kurde ou iranienne. Le nombre de démantèlements réalisés par des services d’enquête – 325 pour la seule année 2022 – donne une idée de l’ampleur.
Equipes itinérantes
Enfin, un phénomène moins connu place la France à la première place des pays concernés : les cambriolages et vols organisés, perpétrés à l’occasion de véritables campagnes d’une durée variable, de plusieurs jours à quelques semaines. Particulièrement notables dans l’est de la France, ces « faits sériels » sont souvent la marque d’équipes itinérantes – souvent composées de jeunes femmes issues de la communauté rom de Serbie – visant pavillons et maisons d’habitation de particuliers, avec un mode opératoire attaché à la multiplication de butins intermédiaires (matériel informatique ou bijoux, petites sommes d’argent immédiatement accessibles) plutôt qu’aux « gros coups ».
L'agence de police européenne a dévoilé un premier bilan global du crime organisé où les gangs les plus menaçants du continent sont cartographiés. La France y apparaît surtout pour héberger des criminels et accueillir des activités liées au trafic de drogue.
Le siège d'Europol, l'agence européenne de police criminelle, se situe à La Haye, aux Pays-Bas. (photo d'illustration) (VINCENT ISORE / MAXPPP)
Cette vaste étude réalisée par Europol est une première. Elle détaille les activités des groupes criminels européens les plus dangereux, ainsi que leur organisation et leur mode d'action. "Nous possédons désormais une image inédite de réseaux actifs et dangereux qui menacent la sécurité intérieure de l’Union", a affirmé Catherine de Bolle, la cheffe de l'agence européenne de police, en présentant le rapport à Bruxelles vendredi 5 avril.
Plus de 800 réseaux criminels considérés comme les plus dangereux ont été recensés. Cela représente 25 000 suspects et 112 nationalités différentes. "C'est un environnement international", a déclaré la patronne d'Europol. Ces gangs "sont agiles, sans frontières et destructeurs. […] Aucun État membre n'est à l'abri", a-t-elle ajouté.
D'après ce rapport, près de la moitié des groupes criminels européens est impliquée dans le trafic de drogue. Et une grande majorité des groupes (86%) infiltre des activités légales pour camoufler ces trafics. Bien qu'aucun groupe ne soit nommé, les mafias italienne ou albanaise sont reconnaissables à leur poids et à leurs activités tentaculaires. Concernant la France, les réseaux criminels purement français ne sont pas les plus nombreux en Europe, néanmoins ils sont surtout impliqués dans le trafic de drogue. L'Hexagone est aussi la cible de nombreuses activités criminelles venues d'autres pays.
Les Français surtout impliqués dans le trafic de drogue
Les réseaux criminels composés majoritairement de Français sont très actifs dans le trafic de drogue, en particulier de cocaïne et de cannabis, selon le rapport d'Europol. On retrouve aussi des Français impliqués dans les escroqueries, le racket et le trafic d'êtres humains. Ces criminels agissent en France mais aussi dans une quinzaine de pays.
La France, cible du trafic de drogue et de vols
Des réseaux criminels venus d'autres pays européens, voire extra-européens, agissent en France. Les plus actifs sont ceux qui font du trafic de drogue. La France n'est pas le seul pays concerné, il y a aussi la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne… D'après l'étude d'Europol, le trafic de drogue dans l'Hexagone est surtout orchestré par des criminels albanais, originaires des Balkans, ressortissants des pays baltes mais aussi, en dehors de l'Europe, de Turquie et du Maroc.
La France subit aussi des cambriolages, des vols de véhicules et de la traite d'êtres humains. Ces crimes sont surtout réalisés par des réseaux roumains. Le pays est aussi la cible de réseaux criminels pour de l'exploitation sexuelle, des crimes environnementaux et de la contrefaçon.
Une menace transfrontalière
Cette cartographie publiée par Europol est un "message adressé aux réseaux criminels, qui est : 'Vous ne pouvez plus vous cacher'", d'après la cheffe de l'agence européenne de police. Mais le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a pour sa part souligné que ces gangs représentent "une menace omniprésente" qui n'épargne pas, selon lui, le Parquet européen créé il y a deux ans pour justement lutter contre la criminalité transfrontalière dans l'Union européenne.
Source : sur travail d'investigation de Mme. Sylvie Charles Citoyenne