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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 10:13
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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 10:07
L'homme de main de Macron encore pris la main dans le sac ! (casseroles en lien)

 

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La police confirme les liens qu’entretient Alexandre Benalla avec des oligarques russes
 
 
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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 10:05
L’armée n’arrive plus à recruter de soldats

C’est un reportage de France Info que vous pouvez écouter (source ici) et qui est assez édifiant sur l’état de l’armée française, sur notre capacité à recruter des soldats et de manière générale sur notre possibilité même d’aller faire la guerre, au moment même où nos dirigeants montrent des muscles que nous sommes loin, bien loin d’avoir.

 

Faire la guerre.

C’est une activité hélas vieille comme le monde. Toute personne douée du sens de survie sait que la guerre est un ultime recours et que lorsque l’on s’y lance, c’est le plus motivé qui l’emporte, que la guerre est un combat à mort, elle est existentielle.

Faire la guerre.

Cela nécessite une grosse motivation, le sens du sacrifice, l’effort, l’engagement total.

Il n’y a pas de place pour les menteurs, les pétochards ou les « cocheurs » de cases Excel en chaussures de ville aux bouts pointus qui donneraient l’assaut aux positions russes en trottinettes électriques la charge étant menée par Anne Hidalgo (je vous laisse imaginer la scène dans les plaines ukrainiennes).

Voilà, peu ou prou l’état de notre armée… et de notre population.

N’imaginez pas un seul instant que je sois dans la critique de nos militaires, valeureux, qui sont sacrifiés, bien souvent bien loin de chez eux, pour des guerres que nous perdons depuis 70 ans systématiquement.

Vous comprenez l’idée générale j’espère.

Une armée. Faire la guerre.

D’accord mais pour quoi faire ?

Disons nous les choses telles quelles doivent l’être.

Un « non » pays n’a qu’une « non » armée. 

J’aimais mon pays, mais qu’est devenu mon pays ? Vais-je mourir pour ce qu’il en reste et ce que l’on nous en promet ?

J’aimais l’Europe mais vais-je me sacrifier pour sauver Kiev contre la Russie, la Russie qu’aucune armée à travers l’histoire, de Napoléon à Hitler n’a su vaincre ?

Vais-je me sacrifier pour Bruxelles ?

Pour l’Otan ou Joe Biden le mort vivant ?

Pour Macron, qui est tellement pétochard qu’il a renoncé à visiter Kiev le jour de la Saint-Valentin… remarquez il pouvait pas, il fallait qu’il invite son amoureuse Brigitte au Mac-Do je suppose.

Pour quoi vais-je me sacrifier ?

Pour quelle idée ? Pour quelle vision qui me dépasse et qui me transcende ?

En fait, de vous à moi, pour qui dois-je mourir ?

Si c’est pour Macron c’est à mourir… de rire ! Mais en semblant, pas pour de vrai.

Une crise des vocations…

« Alors qu’Emmanuel Macron prône le réarmement de la société française, des milliers de soldats manquent à l’appel, notamment dans l’armée de Terre. Pour la première fois en dix ans, en 2023, il a manqué environ 2 500 soldats au plus gros recruteur français. C’est le chef d’état-major lui-même qui a tiré la sonnette d’alarme, en automne dernier.

L’armée de Terre par exemple – en gros 120 000 personnes – doit recruter chaque année entre 15 000 et 16 000 soldats. L’an dernier a été compliqué, reconnaît le général Bruno Louisfer, sous-directeur du pôle recrutement jeunesse de l’armée de Terre : « On a eu un premier semestre très difficile à l’instar de beaucoup de recruteurs, qu’ils soient du privé ou du public. Et puis un deuxième semestre beaucoup plus satisfaisant. Mais le retard pris au premier semestre ne nous a pas permis d’atteindre nos objectifs en 2023. »

1ère mauvaise nouvelle pour l’armée française.

Elle manque de soldats parce que personne n’a envie d’aller se faire tuer pour rien ou pour pas grand-chose.

Mourir, c’est déjà pas marrant.

Mourir pour rien c’est carrément con.

Mourir parce que les armées sont transformées en « milices » privées veillant avant tout aux intérêts de quelques grandes multinationales c’est encore pire et nous touchons le fond.

Le militaire devient mercenaire… le salaire de la peur en moins.

Absurde.

Quand il n’y a pas de sens à l’engagement, il n’y a plus d’engagement !

C’est la même chose avec le consentement à l’impôt ! Les citoyens finissent par aller se faire taxer ailleurs. Alors les Etats, forcent les gens à payer les impôts quand il n’y a plus assez de volontaires.

A l’armée cela s’appelle la conscription et le service obligatoire. Ne vous leurrez pas, l’Etat finira par y être contraint si nos politiques souhaitent poursuivre sur la voie funeste du sentier de la guerre et ne veulent pas aller fumer le calumet de la paix.

Deuxième mauvaise nouvelle pour l’armée française

« Autre problème : des jeunes veulent s’engager mais n’ont pas toujours, au départ, les critères physiques requis, à cause de la sédentarité ou du manque de sport. C’est le constat du capitaine Milena, cheffe de section à l’École Nationale des sous-officiers à Saint-Maixent L’École, dans les Deux-Sèvres. « Ce sont des niveaux très faibles. Que ce soit sur des choses très basiques comme des pompes, de la course à pied et après même la natation ou le grimper de corde. Là ou on pourrait se dire que des jeunes qui ont le projet de s’engager dans l’armée se prépareraient physiquement, au moins sur la course à pied et les pompes, on a quelques désillusions », juge-t-il. »

Et oui… non seulement on manque de recrues, mais les recrues qui arrivent sont nulles.

En mathématiques on le savait déjà, en français pas mieux, mais maintenant les jeunes ne savent plus courir.

C’est une évidence que découvre l’armée, et elle n’est pas au bout de ses peines et c’est parti pour durer car chez les plus jeunes c’est déjà l’effondrement physique.

Dans mon petit club de foot dans mon petit coin de Normandie, nous avions des dizaines de gamins chaque week-end pour pousser la balle. Nous en avons chaque année de moins en moins. Pire. A partir de 13 ans, dans notre petite ville de 10 000 habitants, nous avons même du mal à former une équipe de 11 gosses à partir de 12/13 ans. Faut dire qu’il fait froid, qu’il pleut et que c’est fatigant. Le canapé c’est mieux et les consoles aussi…

Nous préparons des générations de larves qui ne vont pas faire trembler le Kremlin si vous voyez ce que je veux dire. A partir de la 6ème les gosses reçoivent le « smartphone » cadeau empoisonné de leurs parents, et nous les perdons. C’est la chute rapide. Ils se mettent à frotter l’écran avachis dans un canapé à « swipper » les vidéos débiles de Tik-Tok toute la journée, avec la bénédiction du politburo chinois qui se marre du tour de con qu’il joue à notre jeunesse et à l’affaiblissement qu’il provoque volontairement. Car c’est une guerre et nous la perdons.

3ème mauvaise nouvelle pour l’armée… 

« Dans la Marine, l’objectif a été atteint l’an passé mais l’équilibre reste fragile d’après le capitaine de Corvette François Sechet, responsable RH pour l’Île-de-France, le Centre-Val de Loire et les Outremers. « Ce serait mentir que de dire que c’est très facile de recruter 4 200 jeunes par an. C’est un combat de tous les instants, parce que les jeunes que l’on recrute nous, notamment dans la Marine, ce sont des jeunes qu’on va chercher à partir du niveau bac. Ça nécessite de se remettre en question régulièrement, d’être vraiment à l’écoute de la jeunesse française, de leur présenter comment ils peuvent trouver un vrai épanouissement chez nous », explique le capitaine de Corvette.

Les militaires se fixent toujours cet objectif : 6 000 postes doivent être créés d’ici à 2030. Pour y parvenir, l’armée investit plus d’argent dans les méthodes de recrutement, avec notamment une présence massive sur les réseaux sociaux ou le recours à des influenceurs pour promouvoir les métiers et le matériel de guerre. « C’est aussi une façon de montrer à notre public qu’on est accessibles. Ce n’est pas parce qu’on est en treillis qu’on est inaccessibles, explique le général Bruno Louisfert. Les jeunes que nous avons sont des jeunes de leur époque. Donc ils vivent avec TikTok, Instagram, dans nos rangs. Ça permet de donner l’idée aux jeunes de se dire : ‘ah mais je ne pensais pas à ça, je croyais que ce n’était pas fait pour moi, il faudrait quand même que je me renseigne.’ Après il faut aussi démystifier les choses, tout le monde n’a pas vocation à être commando parachutiste, il y a beaucoup d’autres métiers dans l’armée de Terre. »

Voici que l’armée cède à l’époque et à l’ambiance.

Elle développe sa « marque employeur » (je me marre), parle carrière et épanouissement (je me bidonne), et tout le tralala des cabinets de conseils remplis de consultants pétochards et « cocheurs » de cases Excel en chaussures de ville au bout pointus qui viennent bosser au ministère de la défense… en trottinettes électriques évidemment.

On ne rentre pas dans l’armée parce que l’on a vu un clip sur Tik Tok !

On rentre dans l’armée pour protéger son pays, sa famille et sa maison.

On rentre dans l’armée en sachant que l’on risque de mourir.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas quelques petites astuces pour améliorer le recrutement, mais certainement en communiquant sur l’épanouissement en treillis hahahahahaha…. franchement.

Pourquoi accepte-t-on de mourir ?

Soit parce que l’on y est forcé par un camarade commissaire politique qui va vous tirer dans le dos, soit parce que, le patriotisme, l’amour de son pays, de sa terre, de son peuple et de sa culture mérite votre sacrifice suprême, celui de votre vie.

Tout le reste c’est des âneries de boîtes de conseils, et au premier coup de canon les « soldats » partiront en courant la queue entre le jambe.

Aimer son pays est du fascisme depuis maintenant 40 ans. Forcément, c’est dur de recruter pour l’armée !

Il y a bien une 3ème raison pour laquelle on peut accepter de mourir. Le pognon !

En Irak un mercenaire touchait 12 000 dollars pas mois. Loin de la solde du bidasse de base chez nous. Forcément, côté candidats, il y a plus de volontaires.

Si l’on veut une armée payée au prix d’une solde de soldat, alors il faut une nation à défendre, une patrie, une doctrine, un peuple, une vision, une souveraineté.

Si l’on veut détruire les nations, le patriotisme et le nationalisme pour faire émerger les Etats-Unis d’Europe, alors la crise des vocations dans l’armée française sera durable et profonde et de plus en plus grave, c’est aussi prévisible que normal.

L’armée doit comprendre qu’elle n’existe déjà plus, parce qu’elle est l’armée d’une nation qui est en train de disparaître.

Pour survivre l’armée devra soit participer au fait de refaire nation, nationalisme et patriotisme, soit, accepter de devenir une entreprise privée de mercenaires et de miliciens au service non pas d’un pays, d’une nation et d’une population appelée peuple, mais d’un client capable de payer.

Je ne suis pas certain qu’à l’état major le problème ait été posé ainsi, et pourtant c’est bien cela le vrai sujet de fond, c’est bien à cela qu’il faut apporter une réponse « marketing », ceux qui parlent « d’épanouissement » n’ont strictement rien compris, ou plus vraisemblablement, ne veulent surtout pas comprendre, ils sont donc condamnés à apporter les mauvaises réponses.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 09:58

Ce qui caractérise les élites mondiales ç'est leur mégalomanie, ils se croient tellement au-dessus de leurs peuples qu'ils en commettent des bévues monumentales. Nous le voyons avec Macron qui fait passer ou veut faire passer des lois de plus en plus attentatoires aux libertés, mais qui dans le même temps s'arroge des pouvoirs sans limite et décide sans mesure par exemple du devenir de notre puissance de frappe nucléaire, même si celui ci est de son ressort. Vous verrez Trudeau qui lui a fait bloquer les comptes bancaires des manifestants lors de la loi d'urgence etc...

Ils sont gonflés à mort, soit par des stupéfiants, et ils deviennent eux mêmes stupéfiants, ou on les a conditionnés de telle manière qu'ils soient devenus ce qu'ils sont ; ç'est à dire des êtres malfaisants sans foi, ni loi, sans Dieu, mais avec un maître unique l'argent.

Henry

 

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Le journaliste indépendant Tucker Carlson a averti que les membres du Forum économique mondial (FEM) sont « très dangereux » parce qu’ils « se prennent pour Dieu. »

Lors du Sommet des gouvernements mondiaux (WGS) qui s’est tenu à Dubaï, Tucker Carlson a mis en cause les élites mondialistes.

 

Sans le citer nommément, Carlson a fait référence à des commentaires antérieurs faits lors de l’événement par le fondateur et président du FEM, Klaus Schwab.

Comme Slay News l’a précédemment rapporté, Schwab a également pris la parole lors du FEM et a dévoilé les projets du FEM en matière d' »humanocratie »

Schwab a décrit une « fusion » inquiétante entre les êtres humains et la technologie de l’intelligence artificielle (IA) qui, selon lui, fait partie de l’agenda du FEM pour un « nouveau monde » qui « assurera la transition de l’humanité vers une nouvelle ère. »

Selon Schwab, les plans du FEM pour le « nouveau monde » impliquent une « fusion entre nos dimensions physiques, numériques et biologiques. »

Schwab a déclaré qu’une fois le projet mis en œuvre à l’échelle mondiale, une « nouvelle ère » d' »humanocratie » s’ouvrirait.

 

REGARDEZ :

 

Carlson a fustigé l’agenda transhumaniste du FEM.

Faisant référence aux commentaires de Schwab, Tucker a ensuite fustigé ceux qui croient qu’ils sont Dieu et « peuvent créer un être humain meilleur grâce à la technologie ».

Lors d’une discussion au sommet, où Carlson a parlé de son interview virale avec le président russe Vladimir Poutine, l’ancien présentateur de Fox News a déclaré que l’humilité est un signe de sagesse.

Il a averti que les transhumanistes tels que Schwab et ses alliés du FEM, qui pensent qu' »ils sont Dieu », sont « très dangereux » et « feront tuer beaucoup de gens. »

« La sagesse naît de la reconnaissance du fait que l’on n’est pas Dieu », a-t-il déclaré.

« Aux États-Unis, nous avons eu une période où nous avons eu ce débat sur la question de savoir si certaines religions étaient bonnes et d’autres mauvaises.

« Je vais vous dire ce que j’en pense, et ce n’est pas une opinion tranchée. C’est un point de vue sincère », a ajouté Carlson.

« Je ne divise pas le monde entre musulmans, juifs, chrétiens ou bouddhistes.

« Je divise le monde entre ceux qui croient qu’ils sont Dieu et ceux qui savent qu’ils ne le sont pas », a poursuivi Carlson sous les applaudissements de la foule.

« Et les seules personnes en qui j’ai confiance font partie de la seconde catégorie, car c’est le début de la sagesse. »

« Lorsque vous savez que vous n’êtes pas Dieu, que vous ne pouvez pas apporter tous les changements que vous souhaitez, que vous ne pouvez pas prévoir l’avenir, que vous n’êtes pas omnipotent, vous êtes beaucoup plus à même de prendre de bonnes décisions. »

« Des décisions sages et humaines », a-t-il souligné.

« En revanche, lorsque vous pensez avoir le pouvoir de façonner le monde et les autres, comme nous l’avons entendu ce matin à travers le biohacking, a-t-il déclaré en faisant référence aux déclarations de Schwab.

« Lorsque vous pensez pouvoir créer un être humain meilleur grâce à la technologie, vous êtes très dangereux parce que vous ne comprenez pas vos propres limites, et vous ferez tuer beaucoup de gens », a-t-il déclaré.

REGARDEZ :

 

Au cours de l’événement, Schwab a prononcé un discours dédié dans lequel il a exposé les projets du FEM aux dirigeants du monde entier.

Le chef du FEM a fait cette annonce lors d’un discours sur le thème du transhumanisme intitulé « Les civilisations de demain : Construites pour échouer ou pour s’élever ? »

Schwab a vanté les mérites d’une nouvelle « ère intelligente », portée par ce qu’il a décrit à plusieurs reprises comme une « quatrième révolution industrielle ».

Il y a une centaine d’années, nous sommes passés de la société agricole à la société industrielle, mais aujourd’hui, nous parlons d’une transition vers ce que j’appellerais « l’ère de l’intelligence » », a déclaré Schwab.

Il a ajouté que « l’humanité bénéficiera de beaucoup plus d’opportunités et de possibilités » grâce à cette fusion avec la technologie.

« Nous ne voulons pas utiliser la quatrième révolution industrielle pour en faire une bureaucratie froide ; nous ne voulons pas entrer dans une technocratie ; nous voulons entrer dans ce que j’appellerais une « humanocratie » ».

REGARDEZ :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 09:43
ATTENTION : réunion d'urgence des 40 représentants du secteur bancaire européen alors que le BCE prévient d'un risque inattendu sur le secteur !
On sait qu'il y a un effondrement des banques régionales aux USA, ou la crainte également d'une propagation systémique est évoquée.
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Sommet avec 40 des représentants les plus influents du secteur bancaire européen
 
 
ALERTE – La Crise sans fin des banques régionales américaines

 

La crise bancaire du printemps 2023 fut, avant tout et surtout, marquée par la faillite de trois banques régionales américaines. Ces types de banques, d’autant plus vulnérables aux conditions de marché et n’étant pas systémiques, connaissent encore aujourd’hui des difficultés financières susceptibles de mener à de nouvelles faillites. Le pouvoir gigantesque et singulier donné par les pouvoirs publics américains aux plus grands établissements bancaires et financiers ne peut qu’aggraver cette situation.Les temps à venir risquent d’être troubles pour les banques régionales américaines. Après des faillites en cascade au début de l’année 2023, et la réduction de la note de crédit de plusieurs banques par diverses agences de notation, leurs bénéfices n’ont cessé de se dégrader. Leurs résultats du dernier trimestre 2023 en témoignent. Ainsi notamment de KeyBank qui a connu une baisse de 90% sur un an, de Citizens Financial Group avec une baisse de 70%, et de PNC Financial Services, de plus de 40%. Nombreuses d’entre-elles chutent en bourse. Par exemple, la banque régionale américaine New York Community Bank, qui avait racheté Signature Bank lors de sa faillite au printemps dernier, a vu son titre perdre 40% après la publication de ses résultats. Ces banques, qualifiées de « régionales » par leur poids financier, dont la valeur des actifs est comprise entre 10 et 100 milliards de dollars, sont particulièrement dépendantes de la conjoncture.

La chute de leurs bénéfices est, en premier lieu, la conséquence de l’augmentation des taux d’intérêts par la Réserve fédérale américaine. Ces hausses entraînent, depuis deux ans déjà, une dépréciation des obligations qu’elles détiennent dans leur bilan (notamment des obligations d’états qui demeurent très liquides), et de lourdes pertes qui génèrent des fuites des dépôts au profit des plus grandes banques. Ces mouvements de capitaux sont exacerbés par l’absence de garantie des dépôts situés chez ces banques régionales, mais aussi par les rendements proposés qui restent globalement plus faibles que chez d’autres établissements. De plus, la numérisation des moyens de paiement et l’émergence des systèmes de paiement instantané intensifient ce phénomène, comme l’a montré le cas de la Silicon Valley Bank. Sa faillite a eu lieu en seulement dix heures, après 42 milliards de dollars de retraits de ses déposants, conduisant à des fuites de liquidités vers des banques disposant d’une garantie de soutien quoi qu’il en coûte par le gouvernement américain, telles que JP Morgan ou Bank of America (dont les profits ont atteint, d’ailleurs, des records sur le dernier trimestre 2023).

Pour contrecarrer cette situation, dans un contexte bancaire concurrentiel et une demande accrue des ménages pour des rendements élevés face à l’inflation, les banques régionales sont contraintes d’augmenter les intérêts qu’elles proposent. Cette hausse a un prix, très coûteux, qui impacte leurs bénéfices. D’autant que la composition de leurs revenus, davantage tirés par les dépôts de leurs clients que les banques systémiques, les obligent à accroître continuellement les rendements proposés.

Leur forte exposition à l’immobilier commercial (environ quatre à cinq fois plus importante que les plus grandes banques) aggrave cette situation puisque le secteur est en proie à de grandes difficultés. Aux États-Unis, les prix de l’immobilier commercial ont chuté de 11% depuis mars 2022, soit la baisse la plus importante jamais connue pendant un cycle de resserrement monétaire. Et tout porte à croire que cette situation perdura puisque, d’un côté, le travail à distance séduit de plus en plus de salariés (laissant des bureaux inoccupés), et d’autre part, car 1.200 milliards de dollars de dettes immobilières commerciales arriveront à échéance d’ici 2026 aux États-Unis alors que les taux d’intérêts devraient rester élevés pour plusieurs années et que le taux de défaillance ne cesse d’augmenter.

Dans le même temps, la situation économique américaine, marquée par une croissance économique qui ralentit malgré tout avec une hausse de 3.3% sur le dernier trimestre 2023, affecte aussi lourdement les résultats des banques régionales. La hausse de plus de 30% des faillites aux États-Unis entre 2022 et 2023 et la multiplication des défauts de paiement les incitent à épargner davantage qu’auparavant. Et l’apparition de nouvelles réglementations accentue ce phénomène, puisque la FDIC (organisme qui gère le fonds de garantie des dépôts dans le pays) demande aux banques d’augmenter leurs réserves afin de payer des frais visant à indemniser les déposants non assurés. Ces nouvelles réglementations, liées à la modification du modèle de perte de crédit, prennent désormais en compte le contexte bouleversant des taux d’intérêts élevés et les incertitudes futures basées sur des prévisions. Pour éviter le même scénario qu’en mars 2023, jugé avec recul comme l’une des pires crises bancaires de l’histoire moderne américaine, avec en termes d’actifs, trois faillites puis importantes que les vingt-cinq qui ont eu lieu en 2007-2008, les organismes de surveillance américains cherchent à prendre les précautions nécessaires. Mais ces mesures font toutefois fi des mouvements longs qui ont rendu ces banques, aujourd’hui comme hier, plus que jamais vulnérables.

La dévitalisation des banques régionales est avant tout liée aux politiques monétaires qui se sont succédé ces dernières décennies, favorisant toujours le plus riche (peu importe son activité et utilité), tant d’un point des ménages, que des entreprises, banques en premier lieu. Les baisses successives de taux d’intérêts et les liquidités abondantes ont accentué la conséquence principale du système-dette : la concentration des richesses. Par extension, le pouvoir s’est concentré dans les mains d’une minorité d’acteurs, permettant à ces derniers de prendre toujours plus de risque au détriment des autres. Cette inégalité structurelle n’a cessé de permettre aux plus grandes banques de racheter dans des montants symboliques des banques de moindre taille et très fragiles, comme l’a montré le rachat de First Republic Bank par JP Morgan, et de la Silicon Valley Bank par First Citizens Bank. Depuis 2008, le nombre de banques a ainsi diminué d’environ 40% aux États-Unis, et de plus de 80% depuis 1980.

La monnaie n’étant autre chose que de la confiance qui se concentre, et s’échange, elle se déplace dès lors vers les plus grandes banques (qui seraient d’ailleurs les premières à utiliser le dollar numérique de banque centrale lors de son instauration dans les années à venir)

Dans ce contexte, le risque de faillite s’accroît pour de nombreuses banques régionales. La chute de leurs bénéfices lors du dernier trimestre 2023 laisse craindre, à tout moment, l’irruption d’un épisode semblable voir plus tragique que celui de mars dernier. D’autant que si la demande de prêt diminue davantage sous l’effet de la hausse des taux d’intérêts, leurs bénéfices baisseront en conséquence. La dégradation de l’activité économique et la menace d’une récession aux États-Unis au cours de l’année à venir incitent, de plus, les banques à sélectionner et à restreindre leurs clients pour éviter de subir des défauts de paiement en cascade qui les fragiliseraient davantage. Malgré d’éventuelles baisses de taux par la Fed, les pressions auxquelles elles font aujourd’hui face ne vont pas disparaître mais, au contraire, s’accentuer dans un environnement global incertain.

Face à cette situation, les autorités publiques auraient tout intérêt, pour assurer la stabilité et la durabilité nécessaires, à décentraliser le système bancaire. Dans un premier temps, ils devraient accorder plus de pouvoir aux banques régionales, mais aussi aux plus petites banques, dont l’apport total pour l’économie réelle est majeur puisqu’elles distribuent, au total, près de 40% des prêts dans le pays. Cela doit non seulement passer par un soutien financier, mais aussi par la création et la multiplication de nouvelles banques intermédiaires ainsi que des caisses d’épargne, dans tous les états américains. Parallèlement, cette transition doit s’accompagner de mesures politiques visant à contraindre les plus grandes banques à financer des activités réellement utiles et productives, et à pénaliser les investissements destructifs. Enfin et surtout, cette décentralisation ne pourra perdurer que par un changement profond de la politique monétaire, libérée progressivement du système-dette et des maux qu’il génère, et par un retour à une création monétaire limitée qui stimule continuellement les échanges.

Si rien n’est fait en ce sens, alors le statu quo continuera à concentrer naturellement les richesses et le pouvoir dans les mains d’une minorité de banques, qui ne finira par distribuer des crédits qu’aux gagnants de ce même système. En 2023, par exemple, la banque systémique Goldman Sachs n’a cessé de renoncer à prêter aux consommateurs dits « ordinaires » pour augmenter les prêts (+12% sur un an) à ses clients privés qui détiennent en moyenne 60 millions de dollars auprès de la banque. Ainsi, les inégalités ne cesseront de s’accentuer jusqu’à mener, comme l’histoire l’a toujours montré, à des désordres des plus tragiques.

Source: or.fr

 

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Les banques canadiennes tombent
 
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15 février 2024 4 15 /02 /février /2024 08:02
L’étrange piratage de 33 millions de numéros de sécurité sociale
 
 
On commence par les faits, résumés par France 3 Régions :

Les pirates ont attaqué deux sociétés chargées du tiers-payant, Viamedis et Almerys. Ce sont elles qui font le lien entre la sécurité sociale et les mutuelles. Ces entreprises ont informé la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) d’une attaque informatique fin janvier. Les données de plus de 33 millions de personnes sont compromises : des informations comme l’état civil, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale, le nom de l’assureur santé et les garanties du contrat.
Mais les données les plus sensibles telles que les informations bancaires, médicales, les remboursements santé, les coordonnées postales, les numéros de téléphone et les courriels « ne seraient pas concernées par la violation », selon la Cnil.

 

Vu le degré d’honnêteté et d’efficacité de la CNIL, qui est à l’image du médiateur de l’énergie ou des banques radicalement inutile, on peut commencer à se faire du souci. Si vous avez un numéro de sécu et une mutuelle, alors il est probable que vos données sont « dans la nature ». La question, c’est quel genre de nature... Et ce ne sont pas les médias mainstream qui vous le diront !

Ce genre de piratage n’est pas anodin, et il n’est pas sûr qu’il provienne des Russes ou des Chinois, nos deux grands ennemis selon Biden, Leyen et Macron. Notre petit doigt nous dit, en vertu du cui bono, que ce genre de données, votre historique de soins, de pathologies, votre carte sanitaire en un mot, intéresse prodigieusement le Big Pharma – mais aussi le Big Tech (les GAFAM) –, qui investit énormément dans le secteur de la santé.

C’est le marché non seulement du siècle, mais de l’avenir. Car aujourd’hui, on l’a vu avec le sida dans les années 80, le H1N1 dans les années 2010 et le covid dans les années 2020 (une pandémie bidon tous les 10 ans maintenant), on fabrique de nouvelles maladies pour agrandir le marché. Le capitalisme, dont le profit est victime de l’entropie, a besoin de nouveaux marchés, et dans le domaine de la santé, y a pas mieux qu’une petite maladie inventée, mentale ou physique, virale ou autre.

Alors, pour savoir de quoi les gens souffrent, par exemple les Français, il suffit de payer une bonne petite équipe de hackers qui vont fournir un fichier gigantesque qui vaudra des milliards, des dizaines ou des centaines de milliards d’euros. On accuse le Big Parma, mais il faut des complicités, soit dans l’administration de la Sécu ou des sociétés de tiers-payant, soit au ministère. Depuis quatre ans, on a vu à quel point le politique était lié au Big Parma, on imagine alors une coprod, un braquage en interne...
Bien sûr, tout ceci n’est que supputations, mais on ne voit pas à qui d’autre peut profiter ce vol. Un petit génie de la Camorra ? Allons...

Dans la même veine, il y a 16 ans très exactement, le 25 février 2008, le groupe Lagardère rachetait le site soi-disant féminin Doctissimo pour 138 millions d’euros. Mais ce n’était pas le côté féminin qui intéressait Lagardère, c’était le superfichier de dizaines de millions de Français qui avaient laissé leur trace, c’est-à-dire leurs questions, leurs angoisses et leur CV de « malades », sur le site.

Et c’est pas fini : Doctissimo était la création de Laurent Alexandre, le transhumaniste fou, et de Claude Malhuret, l’ancien ministre des Droits de l’homme (on ne rit pas) qui a injurié les résistants à la tyrannie sanitaire, les antipass et les antivax, pendant 3 ans.
Malhuret est aujourd’hui sénateur, on le revoit en janvier 2022 défendre le menteur pathologique Olivier Véran, alors en poste à la Santé. La Santé du Big Pharma, entendons-nous.

La violence et la bêtise des propos de Malhuret sont à mettre en face des révélations actuelles sur l’inefficacité – voire la dangerosité – des pseudo-vaccins, ce que les antivax clamaient depuis 2021 et qui est aujourd’hui prouvé.

Cet ex-gauchiste devenu ultralibéral, proche de BHL, a été pendant 11 ans le directeur du développement éthique de Korian, la chaîne d’Ehpad qui a défrayé la chronique avec le scandale de la maltraitance sur des personnes âgées. Et ça donne des leçons...

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 19:43

Hier soir, je regardais pour la nième fois "Le loup de Wall Street" vous savez ce courtier licencié de chez LF ROTSCHILD, qui monte sa propre boite et pille,  ç'est un euphémisme, américains moyens puis riches pour engranger des commissions phénoménales, le tout dans univers d' excès de drogues en tout genre, impliquant évidemment sexe à profusion et malversations, comptes offshore et compagnie et au final ennuis avec le fisc etc...

Et ce fût comme une évidence, Jordan Belfort est au pouvoir et se gave à ne plus savoir quoi avaler, avec sa bande de joyeux drilles, tout aussi délurée que lui.... et vraiment la comparaison m'a parue assez juste, ça collait pile poil au personnage et vous qu'en pensez vous !

Et à la fin comme disait le père de Belfort "tout se paie un jour, car ç'est obscène !"

Henry

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 19:43

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 19:40

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 19:35
Nouvelle crise bancaire en vue !
 

 

 

Cette semaine, dans ce nouveau JT du Grenier Normand, je voulais revenir sur cette nouvelle crise bancaire que l’on sent monter et venir et qui risque de secouer les marchés financiers ces prochaines semaines.

Si l’on peut tous échapper à une crise boursière en n’ayant pas d’action, si nous pouvons tous échapper à une crise obligataire en n’ayant pas d’obligation, il est très difficile d’échapper aux inquiétudes liées à une crise bancaire puisque nous avons tous… un compte en banque !

 

Pourquoi y-a-t-il des crises bancaires ?

Simple et les raisons ne sont pas si nombreuses que cela pour tout vous dire !

Soit :

Les clients de la banque n’arrivent plus à rembourser leurs crédits (coût du risque).

La banque spécule pour son compte propre, se trompe, et accumule des pertes importantes.

Les fonds propres de la banque diminuent soit en raison des pertes, soit parce que les fonds propres sont placés dans des actifs qui perdent eux-mêmes de la valeur.

Nous avons ces trois conditions qui sont réunies simultanément. Nous sommes donc à peu près certains qu’une nouvelle crise bancaire va avoir lieu.

La seule question sera son niveau de gravité et les modalités d’intervention des banques centrales et des autorités politiques et économiques pour maîtriser, endiguer ou atténuer les effets de cette nouvelle crise bancaire.

 

Charles SANNAT

ALERTE – La Crise sans fin des banques régionales américaines

 

La crise bancaire du printemps 2023 fut, avant tout et surtout, marquée par la faillite de trois banques régionales américaines. Ces types de banques, d’autant plus vulnérables aux conditions de marché et n’étant pas systémiques, connaissent encore aujourd’hui des difficultés financières susceptibles de mener à de nouvelles faillites. Le pouvoir gigantesque et singulier donné par les pouvoirs publics américains aux plus grands établissements bancaires et financiers ne peut qu’aggraver cette situation.Les temps à venir risquent d’être troubles pour les banques régionales américaines. Après des faillites en cascade au début de l’année 2023, et la réduction de la note de crédit de plusieurs banques par diverses agences de notation, leurs bénéfices n’ont cessé de se dégrader. Leurs résultats du dernier trimestre 2023 en témoignent. Ainsi notamment de KeyBank qui a connu une baisse de 90% sur un an, de Citizens Financial Group avec une baisse de 70%, et de PNC Financial Services, de plus de 40%. Nombreuses d’entre-elles chutent en bourse. Par exemple, la banque régionale américaine New York Community Bank, qui avait racheté Signature Bank lors de sa faillite au printemps dernier, a vu son titre perdre 40% après la publication de ses résultats. Ces banques, qualifiées de « régionales » par leur poids financier, dont la valeur des actifs est comprise entre 10 et 100 milliards de dollars, sont particulièrement dépendantes de la conjoncture.

La chute de leurs bénéfices est, en premier lieu, la conséquence de l’augmentation des taux d’intérêts par la Réserve fédérale américaine. Ces hausses entraînent, depuis deux ans déjà, une dépréciation des obligations qu’elles détiennent dans leur bilan (notamment des obligations d’états qui demeurent très liquides), et de lourdes pertes qui génèrent des fuites des dépôts au profit des plus grandes banques. Ces mouvements de capitaux sont exacerbés par l’absence de garantie des dépôts situés chez ces banques régionales, mais aussi par les rendements proposés qui restent globalement plus faibles que chez d’autres établissements. De plus, la numérisation des moyens de paiement et l’émergence des systèmes de paiement instantané intensifient ce phénomène, comme l’a montré le cas de la Silicon Valley Bank. Sa faillite a eu lieu en seulement dix heures, après 42 milliards de dollars de retraits de ses déposants, conduisant à des fuites de liquidités vers des banques disposant d’une garantie de soutien quoi qu’il en coûte par le gouvernement américain, telles que JP Morgan ou Bank of America (dont les profits ont atteint, d’ailleurs, des records sur le dernier trimestre 2023).

Pour contrecarrer cette situation, dans un contexte bancaire concurrentiel et une demande accrue des ménages pour des rendements élevés face à l’inflation, les banques régionales sont contraintes d’augmenter les intérêts qu’elles proposent. Cette hausse a un prix, très coûteux, qui impacte leurs bénéfices. D’autant que la composition de leurs revenus, davantage tirés par les dépôts de leurs clients que les banques systémiques, les obligent à accroître continuellement les rendements proposés.

Leur forte exposition à l’immobilier commercial (environ quatre à cinq fois plus importante que les plus grandes banques) aggrave cette situation puisque le secteur est en proie à de grandes difficultés. Aux États-Unis, les prix de l’immobilier commercial ont chuté de 11% depuis mars 2022, soit la baisse la plus importante jamais connue pendant un cycle de resserrement monétaire. Et tout porte à croire que cette situation perdura puisque, d’un côté, le travail à distance séduit de plus en plus de salariés (laissant des bureaux inoccupés), et d’autre part, car 1.200 milliards de dollars de dettes immobilières commerciales arriveront à échéance d’ici 2026 aux États-Unis alors que les taux d’intérêts devraient rester élevés pour plusieurs années et que le taux de défaillance ne cesse d’augmenter.

Dans le même temps, la situation économique américaine, marquée par une croissance économique qui ralentit malgré tout avec une hausse de 3.3% sur le dernier trimestre 2023, affecte aussi lourdement les résultats des banques régionales. La hausse de plus de 30% des faillites aux États-Unis entre 2022 et 2023 et la multiplication des défauts de paiement les incitent à épargner davantage qu’auparavant. Et l’apparition de nouvelles réglementations accentue ce phénomène, puisque la FDIC (organisme qui gère le fonds de garantie des dépôts dans le pays) demande aux banques d’augmenter leurs réserves afin de payer des frais visant à indemniser les déposants non assurés. Ces nouvelles réglementations, liées à la modification du modèle de perte de crédit, prennent désormais en compte le contexte bouleversant des taux d’intérêts élevés et les incertitudes futures basées sur des prévisions. Pour éviter le même scénario qu’en mars 2023, jugé avec recul comme l’une des pires crises bancaires de l’histoire moderne américaine, avec en termes d’actifs, trois faillites puis importantes que les vingt-cinq qui ont eu lieu en 2007-2008, les organismes de surveillance américains cherchent à prendre les précautions nécessaires. Mais ces mesures font toutefois fi des mouvements longs qui ont rendu ces banques, aujourd’hui comme hier, plus que jamais vulnérables.

La dévitalisation des banques régionales est avant tout liée aux politiques monétaires qui se sont succédé ces dernières décennies, favorisant toujours le plus riche (peu importe son activité et utilité), tant d’un point des ménages, que des entreprises, banques en premier lieu. Les baisses successives de taux d’intérêts et les liquidités abondantes ont accentué la conséquence principale du système-dette : la concentration des richesses. Par extension, le pouvoir s’est concentré dans les mains d’une minorité d’acteurs, permettant à ces derniers de prendre toujours plus de risque au détriment des autres. Cette inégalité structurelle n’a cessé de permettre aux plus grandes banques de racheter dans des montants symboliques des banques de moindre taille et très fragiles, comme l’a montré le rachat de First Republic Bank par JP Morgan, et de la Silicon Valley Bank par First Citizens Bank. Depuis 2008, le nombre de banques a ainsi diminué d’environ 40% aux États-Unis, et de plus de 80% depuis 1980.

La monnaie n’étant autre chose que de la confiance qui se concentre, et s’échange, elle se déplace dès lors vers les plus grandes banques (qui seraient d’ailleurs les premières à utiliser le dollar numérique de banque centrale lors de son instauration dans les années à venir)

Dans ce contexte, le risque de faillite s’accroît pour de nombreuses banques régionales. La chute de leurs bénéfices lors du dernier trimestre 2023 laisse craindre, à tout moment, l’irruption d’un épisode semblable voir plus tragique que celui de mars dernier. D’autant que si la demande de prêt diminue davantage sous l’effet de la hausse des taux d’intérêts, leurs bénéfices baisseront en conséquence. La dégradation de l’activité économique et la menace d’une récession aux États-Unis au cours de l’année à venir incitent, de plus, les banques à sélectionner et à restreindre leurs clients pour éviter de subir des défauts de paiement en cascade qui les fragiliseraient davantage. Malgré d’éventuelles baisses de taux par la Fed, les pressions auxquelles elles font aujourd’hui face ne vont pas disparaître mais, au contraire, s’accentuer dans un environnement global incertain.

Face à cette situation, les autorités publiques auraient tout intérêt, pour assurer la stabilité et la durabilité nécessaires, à décentraliser le système bancaire. Dans un premier temps, ils devraient accorder plus de pouvoir aux banques régionales, mais aussi aux plus petites banques, dont l’apport total pour l’économie réelle est majeur puisqu’elles distribuent, au total, près de 40% des prêts dans le pays. Cela doit non seulement passer par un soutien financier, mais aussi par la création et la multiplication de nouvelles banques intermédiaires ainsi que des caisses d’épargne, dans tous les états américains. Parallèlement, cette transition doit s’accompagner de mesures politiques visant à contraindre les plus grandes banques à financer des activités réellement utiles et productives, et à pénaliser les investissements destructifs. Enfin et surtout, cette décentralisation ne pourra perdurer que par un changement profond de la politique monétaire, libérée progressivement du système-dette et des maux qu’il génère, et par un retour à une création monétaire limitée qui stimule continuellement les échanges.

Si rien n’est fait en ce sens, alors le statu quo continuera à concentrer naturellement les richesses et le pouvoir dans les mains d’une minorité de banques, qui ne finira par distribuer des crédits qu’aux gagnants de ce même système. En 2023, par exemple, la banque systémique Goldman Sachs n’a cessé de renoncer à prêter aux consommateurs dits « ordinaires » pour augmenter les prêts (+12% sur un an) à ses clients privés qui détiennent en moyenne 60 millions de dollars auprès de la banque. Ainsi, les inégalités ne cesseront de s’accentuer jusqu’à mener, comme l’histoire l’a toujours montré, à des désordres des plus tragiques.

Source: or.fr

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