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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:38

S'il pouvait vacciner les morts il le ferait ! tout animé par l'appât du gain !

 

_____________________________

 

Albert Bourla évoque les « 19 nouveaux produits » que Pfizer développe: « Le 1er vax maternel, nous vaccinons la mère et la mère transmet des anticorps au fœtus…Donc quand le bébé naît, il a déjà des anticorps et il est protégé pendant les 6 premiers mois de sa vie. »
 
Albert Bourla évoque les « 19 nouveaux produits » que Pfizer développe: « Le 1er vax maternel, nous vaccinons la mère et la mère transmet des anticorps au fœtus…Donc quand le bébé naît, il a déjà des anticorps et il est protégé pendant les 6 premiers mois de sa vie. »
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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:35
 
 
Les milliards payés par les contribuables unissent ces deux personnes. Rassurez-vous, si Madame von der Leyen-Albrecht venait à être détrônée, c’est que la populace aura réussi le jet de caillou à la David face à Goliath!
 
« Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’Etat et des pouvoirs des marchés ». Cette définition nous vient directement du Duce, Benito Mussolini. C’est dire s’il sait de quoi il parle.

Il est indispensable, à l’ère de la financiarisation et du tout-numérique, de rappeler le danger qui découle de l’intrusion des forces économiques et financières dans la sphère publique. 

Un espace business remplace l’espace autrefois public. Le cas de l’Union européenne... L’Union européenne est un cas d’école d’une organisation qui amalgame le pouvoir législatif avec toutes sortes de lobbyistes. Des fortunes sont déversées annuellement dans cette structure supposée représenter les populations. Ce n’est pas par hasard que l’espace qui la représente fut réduit à une réalité de marché, appelée « Marché intérieur ».
Parler du lobbying à Bruxelles nous oblige à parler de Business Europe[6]. Mastodonte du lobbying, cette organisation qui regroupe entre autres Bayer, BMW, Google, Microsoft, Shell, ou Total a tenu 170 réunions de lobbying avec l’élite de la Commission (commissaires, proches collaborateurs, hauts fonctionnaires) entre décembre 2014 et novembre 2017. Il faut dire qu’il revient à la Commission européenne de rédiger les projets législatifs, de veiller à leur mise en œuvre et d’établir l’agenda politique de l’UE. https://lilianeheldkhawam.com/2019/10/23/depossession-la-2eme-contrainte-qui-sabote-les-etats-le-lobbying/

« La stratégie de Coca-Cola, qui a fait l’objet d’une fuite en 2016, montre qu’elle a l’intention de riposter à des mesures d’intérêt général qui iraient contre ses intérêts, comme une éventuelle taxe sur le sucre en Europe. Or justement au cours des prochains mois, les responsables politiques de l’Union européenne doivent examiner par exemple la révision de la législation alimentaire, ainsi que l’importante question de l’étiquetage nutritionnel sur les emballages des denrées alimentaires. Pour foodwatch, ce type de parrainage s’inscrit dans une stratégie de lobbying pour contrer la mise en œuvre de telles mesures. »  
https://lilianeheldkhawam.com/2019/02/28/la-presidence-de-lue-entre-sponsoring-et-corruption-lhk/

La construction de l’UE est basée sur les cendres de l’Etat de droit et public. Elle est régie par, avec et pour une réalité et des principes commerciaux, dont les citoyens sont approchés dans un premier temps en tant que consommateurs, et dans un 2ème en tant que ressources humaines productives.

Toute la stratégie fut basée sur le fait que le marché intérieur est porteur de prospérité et de liberté, deux notions galvaudées et qui font cruellement défaut à l’heure actuelle….

Le marché intérieur est un espace de prospérité et de liberté qui permet d’avoir accès aux biens, aux services, aux emplois, aux débouchés économiques et à la richesse culturelle. Des efforts soutenus sont nécessaires pour poursuivre l’approfondissement du marché unique, ce qui pourrait offrir des avantages considérables aux consommateurs et aux entreprises de l’Union. 
https://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/33/le-marche-interieur-principes-generaux

Une publicité mensongère qui a berné nombre de dirigeants.
L’espace européen est un marché intérieur


De fait, il y a un énorme malentendu. Les populations se croient toujours habitants de Nations publiques et démocratiques, alors qu’il n’en est rien. La chose n’est même pas cachée. Elle est même publique. Voici comment l’espace géographique est compris dans les textes officiels:

Qu’est-ce que le marché intérieur ?

Le marché intérieur désigne un espace sans frontières intérieures dans lequel les marchandises, les services et les capitaux circulent librement et où les citoyens européens peuvent librement vivre, travailler, voyager, faire leurs achats, étudier… Avec près de 448 millions de consommateurs depuis le départ du Royaume-Uni en 2020, il représente un marché considérable, supérieur à celui des États-Unis (340 millions de consommateurs en 2020). Le marché intérieur réalise un des objectifs majeurs à l’origine de la création de la Communauté européenne
https://www.vie-publique.fr/fiches/20404-quest-ce-que-le-marche-interieur

Et ce que l’on appelle la liberté est celle de la libre circulation de 4 entités, qui en réalité sont celles qui sont indispensables au fonctionnement d’une entreprise:
  • des personnes ;
  • des marchandises ;
  • des services ;
  • des capitaux.
 
L’espace européen est un espace économique productif et non étatique national public. Par conséquent, l’euthanasie des personnes âgées avec le Rivotril n’est pas si surprenant. Ces personnes sont devenues inutiles car inutilisables.
Alors notre question en 2016 face à ce modèle implanté en Suisse, mais qui nous arrive de Bruxelles était: Alors les questions pleuvent à ce stade parce que les mots utilisés ici ne sont pas anodins, nous n’en retiendrons qu’une seule: Que va faire cette société des foyers dont la VAB sont déficitaires? Quant aux foyers profitables, ils seront une source de financement captive… Nous avons eu un début de réponse avec la crise de 2020. 
 
Son entité dirigeante, la Commission, est inscrite au Registre du Commerce belge

L’entité dirigeante de l’UE au plan exécutif est la Commission européenne. Il s’agit d’est une entité totalement indépendante des Etats qu’elle représente. Elle est même indépendante du Parlement européen. Pourquoi? Parce qu’elle est enregistrée au RC belge avec un numéro d’entreprise.

L’organe suprême d’une entreprise est son conseil d’administration et en-dessus, on trouve l’Assemblée des actionnaires. Or, ce qui compte, ce ne sont pas les actionnaires, mais ceux qui élaborent les stratégies et qui ont le pouvoir de les mettre en oeuvre. Et aucun parlement ne peut intervenir.

La toute-puissance du président de la Commission européenne

Et pour preuve, voici le rôle du président/e de la Commission européenne:

6. Le président de la Commission:

a) définit les orientations dans le cadre desquelles la Commission exerce sa mission;
b) décide de l’organisation interne de la Commission afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action;
c) nomme des vice-présidents, autres que le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, parmi les membres de la Commission.
Un membre de la Commission présente sa démission si le président le lui demande. Le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité présente sa démission, conformément à la procédure prévue à l’article 18, paragraphe 1, si le président le lui demande. Traité sur l’Union européenne, le texte ICI.
.
Par conséquent, le président de la Commission est tout-puissant! En revanche, les Etats-membres lui sont inféodés puisqu’ils lui ont transféré (et continuent de le faire) des prérogatives qui les mettent en situation de subordination. On nous dit:

Pour accompagner ce processus, des règles en matière de concurrence ont été mises en place : contrôle des ententes et fusions entre entreprises principalement. Selon le traité de Lisbonne, l’établissement de règles de concurrence est une compétence exclusive de l’Union (art. 3 TFUE).

Le marché intérieur, quant à lui, est une compétence partagée entre l’UE et les États membres (art. 4 TFUE). 
 
Une Commission présidée par Ursula von der Leyen. Le pouvoir absolu.

Tout le monde connaît bien sûr la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette citoyenne allemande qui occupe cette fonction-clé depuis le 1er novembre 2019, soit la veille de la crise covidienne.

Au vu de ce qui précède, Mme von der Leyen a une fonction équivalente à celle d’une cheffe d’entreprise. Elle est maîtresse à bord. Elle décide des orientations de la Commission. C’est juste énorme et totalement antidémocratique. Et si cela ne devait pas convenir à un des membres, eh bien, on nous dit que Madame peut lui signifier son congé sans autres autorisations de qui que ce soit: Un membre de la Commission présente sa démission si le président le lui demande.Il suffit d’un Raus et la personne est dehors. Pensez-vous que l’un des membres aura la mauvaise idée de faire de la résistance? Le pouvoir absolu ne saurait être différent.

Malgré le fait que Mme von der Leyen n’ait pas été élue démocratiquement, la Commission qu’elle préside dispose souverainement de la destinée sanitaire des quelques centaines de millions de résidents européens. Elle ne rend de compte à personne! Personne n’a par exemple réussi à convaincre la Commission européenne de transmettre les textos échangés avec M Bourla, président de Pfizer.
 

https://lilianeheldkhawam.com/2022/01/28/quand-on-se-sert-de-sommes-astronomiques-payees-par-le-contribuable-on-se-doit-de-lui-rendre-des-comptes-ca-ne-se-discute-pas/

Quand un espace publique adopte une structure commerciale et un management d’entreprise, le totalitarisme n’est pas loin. Et cela est le cas avec la structure européenne.
Du business opaque de la Commission européenne avec les représentants du marché de la Haute finance….

A part les textos envolés, le mari recruté curieusement à un haut poste par une entité impliquée dans la conception des injections covidiennes, la Commission a payé 31 milliards d’euros au-dessus du coût de production. Sans parler des millions de doses inutilisées par les conspirationnistes.

https://www.theguardian.com/world/2022/jan/28/european-commission-guilty-of-maladministration-over-pfizer-texts-ursula-von-der-leyen-covid-vaccine
 
Les liens familiaux de Mme von der Leyen avec la haute finance…

Ursula von der Leyen est née Albrecht. A part le prestige que la famille princière de son époux peut lui procurer, la présidente est née Albrecht. Et là la chose devient passionnante.

Nous retrouvons la famille de Mme von der Leyen à la 10ème place du classement des familles les plus riches… au monde avec un pactole de 41 milliards. Ils sont propriétaires du groupe Aldi présents dans le monde entier avec plus de 10.000 magasins ouverts depuis 1913.! Rien de moins ! 

 

Top des 10 familles les plus riches du monde ICI


Famille albrecht à télécharger ICI

Et ce n’est pas tout !
… et avec les esclavagistes américains !


Ursula von der Leyen a une arrière-grand-mère américaine d’ascendance principalement britannique, des ancêtres français et italiens plus éloignés, et quelques ascendances dans ce qui est aujourd’hui les États baltes, rattachés alors à l’Empire russe. (source Wikipédia).

L’arrière-grand-père d’Ursula von der Leyen était le négociant en coton Carl Albrecht (en) (1875-1952), qui épousa Mary Ladson Robertson (1883-1960), Américaine issue de la famille Ladson, qui appartenait à l’aristocratie sudiste de Charleston en Caroline du Sud. Ses ancêtres américains ont joué un rôle notable dans la colonisation britannique de l’Amérique du Nord et dans la traite transatlantique.Wikipédia

 
Schéma classique du commerce triangulaire entre l’Afrique, les Amériques et l’Europe. (Wikipédia)

La famille de Madame von der Leyen est une spécialiste de la globalisation des ressources productives bon marché.

L’esclavage moderne a évolué grâce à des entreprises comme Aldi, appartenant à la famille de la présidente de la Commission!

L’arrivée de ces magasins en Suisse avait déclenché un tollé en Suisse à cause principalement de son non respect des conditions de travail dans le pays. C’est une entreprise qui fabrique les travailleurs pauvres et … hautement surveillés! Je vous invite vivement à lire l’article sauvegardé ci-dessous.

Conditions de travail précaires chez Aldi 
 
Télécharger ICI
 
Et maintenant, écoutez-la vous annoncer la suite de la destruction de l’économie sous l’égide de BigTech.
 

Le programme économique qu’elle préconise pompeusement qualifié de Clean Tech Economy est celui du cyberesclavage de l’humanité payée avec un Revenu universel.

Madame la Présidente de la Commission européenne représente les familles esclavagistes qui globalisent le monde en maximisant leurs profits grâce aux compétences de l’humanité.

Nous venons de démontrer que ceux qui tiennent la sphère politique dorment dans le même lit que ceux qui tiennent le gros business. L’humain est pour eux une variable d’ajustement qui doit répondre à leurs propres besoins insatiables. C’est la démonstration que le régime actuel bruxellois doit être qualifié de fasciste selon la définition de Mussolini!

LHK
Présence de Aldi en Chine

https://bohatala.com/joint-business-venture-of-aldi-multinational-company-in-chinas-market/ 
 
Un commentaire :
 
""Thomas | janvier 24, 2023 à 04:07

La famille Ladson/Wragg (ascendants directs d’Ursula Albrecht) :
– James Henry Ladson (1795–1868) était un planteur et homme d’affaires américain de Charleston, en Caroline du Sud . Il était le propriétaire de James H. Ladson & Co., une grande entreprise de Charleston qui était active dans le commerce du riz et du coton et possédait plus de 200 esclaves. Il a également été consul du Danemark en Caroline du Sud, administrateur de la State Bank et a occupé de nombreuses autres fonctions commerciales, religieuses et civiques.

James H. Ladson était un fervent partisan de l’esclavage et en particulier de l’utilisation de la religion pour maintenir la discipline parmi les esclaves. Lui et d’autres membres de l’élite des planteurs et marchands de Charleston ont joué un rôle clé dans le lancement de la guerre civile américaine.James H. Ladson a écrit un traité sur l’esclavage :
« L’instruction religieuse des nègres » (1845) :
« Améliorer le nègre est une tâche beaucoup plus ardue que beaucoup, qui n’ont aucune expérience dans leur enseignement, ne le pensent. Ils sont naturellement ennuyeux et d’un intellect faible, mais possédant généralement de bons souvenirs…. »
https://en.wikipedia.org/wiki/James_H._Ladson

– Le pire ascendant en ligne directe, négrier et esclavagiste d’Ursula est Joseph Wragg. Joseph Wragg (1698 – 1751) était un homme politique et un marchand d’esclaves dans la province de Caroline du Sud. Né à Chesterfield, dans le Derbyshire, dans une famille d’ origine galloise, lui et son frère Samuel Wragg étaient marchands à Londres avant de déménager à CharlesTown, en Caroline du Sud, où tous deux sont devenus des marchands d’esclaves à grand volume. Au départ, Joseph Wragg naviguait lui-même en tant que capitaine de navires négriers. À partir des années 1720, Wragg et Benjamin Savage étaient les principaux transporteurs et commerçants d’esclaves dans les treize colonies, et ils ont été parmi les premiers marchands et armateurs coloniaux à se spécialiser dans la traite des esclaves. Entre 1717 et 1744, Wragg et Savage représentaient 36 navires négriers et l’importation d’environ 10.000 esclaves africains. Par exemple, le 15 mars 1738, Joseph Wragg & Co. a vendu 179 adultes et 175 enfants emmenés d’Angola à bord du navire négrier «Shepherd».
 
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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:34

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:31
 
 

 

 

C’est tout de même copieux et truculent d’avoir la confirmation officielle de l’entre-soi politique dans notre pays.

 

Ainsi pour « vendre » la réforme des retraites et donner les bons éléments de langage aux leaders d’opinions, notre grand timonier du Palais aux lumières allumées reçoit donc secrètement les 10 plus grands éditorialistes, les 10 apôtres du nouveau testament de la retraite à 65 ans.

 

 

Ils devaient donc aller prêcher dans leurs journaux respectifs les paroles de Saint-Mamamouchi 1er et pousser ceux qui travaillent déjà à travailler toujours plus et plus longtemps.

 

Ce dîner dont la scène tenait au Palais dans le plus grand secret a tout de même été dévoilé.

 

Comme dans toutes les « cène  » il se cache toujours un Judas qui pour quelques deniers vend la peau du Mamamouchi.

 

 

Le petit peuple n’a pas envie de se faire crucifier sa retraite à 60 ans, et comme à chaque fois, l’action politique vise à nous imposer ce que l’on ne veut pas, et nous refuser ce que l’on demande.

 

C’est la négation même du service du bien commun.

 

Il n’y a aucune nécessité à cette réforme des retraites.

 

Economiquement, il faudrait plutôt baisser les pensions des retraités actuels qui sont statistiquement plantureuses, disons à partir de 3 000 euros par mois de retraite c’est 10 % de baisse !

 

Et économiquement, il est plus « rentable » de mettre au travail les 6 à 7 millions d’actifs potentiels qui ne travaillent pas et ne cotisent pas.

 

Comme à chaque fois, la communication est mise au service de la manipulation pour faire accepter ce que l’on ne veut pas.

 

Une démocratie saine ne peut pas et ne doit pas fonctionner ainsi.

Charles SANNAT

 

 

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:26

C'est la véritable histoire du mouvement nationaliste ukrainien sous sa forme actuelle, acheté et payé par la Central Intelligence Agency des États-Unis.

Cynthia Chung a publié le chapitre 5 de son livre récemment sorti " L'empire sur lequel le soleil noir ne se couche jamais : la naissance du fascisme international et de la politique étrangère anglo-américaine " sur Substack .

Le chapitre détaille comment le Mouvement nationaliste ukrainien après la Seconde Guerre mondiale a été acheté et payé par la Central Intelligence Agency (« CIA »).

 

 

Elle commence par décrire quelques faits saillants historiques importants - les racines historiques du nationalisme ukrainien. À commencer par la Kievan Rus', une fédération d'Europe de l'Est et du Nord de la fin du IXe au milieu du XIIIe siècle. La Biélorussie, la Russie et l'Ukraine d'aujourd'hui reconnaissent toutes les habitants de Kievan Rus' comme leurs ancêtres culturels. Elle continue d'esquisser l'histoire jusqu'à la fondation de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) en 1929 dans un lieu qui était, à l'époque, situé en Pologne.

L'OUN a assassiné le ministre polonais de l'Intérieur Bronislaw Pieracki en 1934. Parmi les personnes jugées et condamnées en 1936 pour le meurtre de Pieracki, figuraient Stefan Bandera et Mykola Lebed de l'OUN. Tous deux se sont échappés lorsque les Allemands ont envahi la Pologne en 1939. En août 1939, l'Union soviétique et l'Allemagne nazie ont signé le pacte de non-agression, divisant la Pologne. En 1940, l'OUN se scinde en OUN-M dirigé par Andriy Melnyk et OUN-B dirigé par Stefan Bandera.

En juin 1941, lorsque l'Allemagne nazie a envahi l'ouest de l'Ukraine, de nombreux Ukrainiens de l'ouest ont accueilli les envahisseurs nazis comme leurs « libérateurs ». L'OUN-M et l'OUN-B passeront une grande partie de la guerre à collaborer étroitement avec les Allemands.

Huit jours après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, le 30 juin 1941, l'OUN-B proclame la création de l'État ukrainien au nom de Bandera à Lviv et jure fidélité à Hitler. En réponse, les dirigeants et associés de l'OUN-B ont été arrêtés et emprisonnés ou tués sur le coup par la Gestapo. Stefan Bandera et son adjoint le plus proche, Jaroslav Stetsko, ont d'abord été assignés à résidence, puis envoyés au camp de concentration de Sachsenhausen. Mykola Lebed a réussi à se faufiler à travers le filet de la police allemande et est devenu le chef de facto de la direction de l'OUN-B, également connue sous le nom de Banderistes.

L'année suivante, Lebed deviendrait le chef de l'aile terroriste clandestine, l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a continué à fonctionner jusqu'en 1956. En septembre 1944, des officiers de l'armée allemande dans le nord de l'Ukraine ont dit à leurs supérieurs dans les armées étrangères de l'Est que l'UPA était un « allié naturel de l'Allemagne » et « une aide précieuse pour le haut commandement allemand », et Himmler lui-même autorisa l' intensification des contacts avec l'UPA.

Toujours en septembre 1944, les Allemands libérèrent Bandera et Stetsko de Sachsenhausen. 

Cela mène à la seconde moitié du chapitre 5 de Chung, voir ci-dessous. Vous pouvez lire le chapitre complet, avec les références aux sources incluses, ICI .

Par Cynthia Chung

"[Lebed] est un sadique bien connu et un collaborateur des Allemands" - Rapport de 1947 du Corps de contre-espionnage de l'armée américaine (CIC)

En juillet 1944, Mykola Lebed a aidé à l'ancien Conseil suprême de libération de l'Ukraine (UHVR), qui prétendait désigner la nation ukrainienne et un service de gouvernement clandestin dans les Carpates, en opposition à la RSS d'Ukraine. Le parti politique dominant de l'UHVR était le groupe Bandera et l'UPA, qui à partir de ce moment ont servi d'armée de l'UHVR et ont continué à combattre les Soviétiques jusqu'en 1956.

Une querelle a éclaté en 1947 entre Bandera et Stetsko d'un côté pour une Ukraine indépendante sous un parti unique dirigé par Bandera lui-même contre Lebed et le père Ivan Hrynioch (chef de la section politique de l'UHVR) qui étaient contre Bandera à la tête de l'État.

Lors d'un congrès d'août 1948 de la section étrangère de l'OUN, Bandera (qui contrôlait toujours 80% de l'UHVR) expulsa le groupe Hrynioch-Lebed. Il a revendiqué l'autorité exclusive sur le mouvement national ukrainien et a poursuivi ses tactiques terroristes ukrainiennes contre les dirigeants anti-banderistes en Europe occidentale et a manœuvré pour le contrôle des organisations d'émigrés ukrainiens. Cependant, Lebed, qui était devenu proche des Américains à ce moment-là, a été reconnu, avec Hrynioch, comme la représentation officielle de l'UHVR à l'étranger.

La guerre perdue, Lebed a adopté une stratégie similaire à celle de Reinhard Gehlen - il a contacté les Alliés après avoir échappé à Rome en 1945 avec une mine de noms et de contacts d'anti-soviétiques situés dans l'ouest de l'Ukraine et dans des camps de personnes déplacées en Allemagne. Cela l'a rendu attrayant pour le Corps de contre-espionnage (CIC) de l'armée américaine malgré leur admission ci-dessus dans leur rapport de 1947.

À la fin de 1947, Lebed, ne craignait pas qu'il soit assassiné par les Soviétiques à Rome, a été introduit clandestinement avec sa famille par le CIC à Munich, en Allemagne, en décembre 1947 pour sa sécurité.

Norman JW Goda écrit :

À la fin de 1947, Lebed avait soigneusement aseptisé ses activités d'avant-guerre et de guerre pour la consommation américaine. Dans sa propre interprétation, il avait été victime des Polonais, des Soviétiques et des Allemands - il porterait l'affiche "recherchée" par la Gestapo pour le reste de sa vie pour prouver ses références anti-nazies... Il a également publié un 126- livret de pages sur l'UPA, qui relate la lutte héroïque des Ukrainiens contre les nazis et les bolcheviks, tout en appelant à une Ukraine indépendante et plus grande qui représentait les idéaux humains de la liberté d'expression et de la foi libre . L'UPA, selon le livret, n'a jamais collaboré avec les nazis, et il n'y a aucune mention du massacre de Juifs galiciens ou de Polonais dans le livre. Le CIC considérait la brochure comme « le contexte complet sur le sujet.' Le CIC a ignoré le fait que, sous sa propre surveillance, un congrès de l'OUN tenu en septembre 1947 s'était divisé, grâce aux critiques de Lebed sur la démocratisation rampante de l'OUN. Cela a été négligé par la CIA qui a commencé à utiliser Lebed de manière intensive en 1948… En juin 1949… la CIA l'a introduit clandestinement [Lebed] aux États-Unis avec sa femme et sa fille sous la couverture légale de la loi sur les personnes déplacées. [soulignement ajouté]

Le Service de l'immigration et de la naturalisation (INS) a commencé à enquêter sur Lebed et en mars 1950 a rapporté à Washington que de nombreux informateurs ukrainiens ont parlé du rôle de premier plan de Lebed parmi les «terroristes de Bandera» et que pendant la guerre, les banderistes ont été entraînés et armés par la Gestapo et responsables de « Des meurtres en gros d'Ukrainiens, de Polonais et de Juifs [sic]… Dans toutes ces actions, Lebed était l'un des dirigeants les plus importants .

En 1951, les hauts responsables de l'INS ont informé la CIA de ses conclusions avec le commentaire que Lebed ferait probablement face à l'expulsion. La CIA a répondu le 3 octobre 1951 que toutes les accusations étaient fausses et que l'affiche "recherchée" par la Gestapo de Lebed prouvait qu'il "s'était battu avec un zèle égal contre les nazis et les bolcheviks".

Les responsables de l'INS ont par conséquent suspendu l'enquête sur Lebed.

En février 1952, la CIA pressa l'INS d'accorder à Lebed des papiers de rentrée afin qu'il puisse quitter et rentrer aux États-Unis à volonté. Argyle Mackey, commissaire de l'INS, a refusé d'accorder cela.

Le 5 mai 1952, Allen Dulles, alors directeur adjoint de la CIA a écrit une lettre à Mackey déclarant :

Dans le cadre des opérations futures de l'Agence de première importance, il est urgent que le sujet [Lebed] puisse voyager en Europe occidentale. Avant [qu'il] entreprenne un tel voyage, cependant, cette agence doit… assurer son retour aux États-Unis sans enquête ni incident qui attirerait une attention indue sur ses activités.

Qu'y avait-il en Allemagne de l'Ouest ? Le général Reinhard Gehlen , ancien chef du renseignement militaire des armées étrangères de la Wehrmacht, qui avait été commodément autorisé à rentrer en Allemagne de l'Ouest pour établir son  organisation Gehlen  qui formerait plus tard le Bundesnachrichtendienst (Service fédéral de renseignement de l'Allemagne de l'Ouest) en 1956.

Dulles voulait également que le statut juridique de Lebed soit changé en celui de "résident permanent", en vertu de l'article 8 de la loi sur la CIA de 1949. L'INS n'a jamais enquêté plus avant après la lettre de Dulles et Lebed est devenu citoyen américain naturalisé en mars 1957.

Bandera serait également stationné en Allemagne de l'Ouest avec sa famille après la guerre, où il est resté le chef de l'OUN-B et a travaillé avec plusieurs organisations anticommunistes ainsi qu'avec les services de renseignement britanniques. À ce stade, Bandera était devenu trop gênant et il y eut de multiples tentatives, tant américaines que britanniques à partir de 1953, pour faire démissionner Bandera et pour que Lebed représente "l'ensemble du mouvement de libération ukrainien dans la patrie". Bandera a refusé et est devenu un voyou.

On dit que Bandera a été assassiné en 1959 par un agent du KGB à Munich, cependant, on ne peut s'empêcher de noter que c'était un excellent moment et extrêmement bénéfique pour les Américains que Bandera ait été éliminé alors qu'il l'était, compte tenu de ce qu'ils avaient prévu pour l'Ukraine. futur…

Parmi les documents déclassifiés figurent celui du FBI de Hoover, qui possédait un petit trésor de documents d'état-major allemands capturés de 1943 et 1944, qui révélaient l'appréciation allemande du travail de l'UPA tout en mentionnant Lebed par son nom. Il semble que cela n'ait jamais été partagé avec aucune agence ou institution, autre que la CIA, malgré les demandes de l'INS lors de leur enquête sur Lebed.

Fait intéressant, Goda écrit :

L'étendue complète de ses activités [de Lebed] en tant que "ministre des Affaires étrangères" [de l'UHVR] ne sera peut-être jamais connue, mais la surveillance de lui par le FBI donne une idée. En partie,  Lebed a donné des conférences dans des universités prestigieuses telles que Yale sur des sujets tels que la guerre biologique utilisée par le gouvernement soviétique en Ukraine [soulignement ajouté]

Ce qui suit est une indication de ce que Dulles a peut-être appelé le besoin urgent de la rentrée de Lebed en Europe occidentale.

Breitman et Goda écrivent :

En 1947, quelque 250 000 Ukrainiens vivaient… en Allemagne, en Autriche et en Italie, dont beaucoup étaient des militants ou des sympathisants de l'OUN. Après 1947, les combattants de l'UPA ont commencé à traverser la zone américaine, après avoir atteint la frontière à pied à travers la Tchécoslovaquie.

Cependant, Lebed n'était pas seulement nécessaire de toute urgence en Europe, mais aussi aux États-Unis. Une fois aux États-Unis, Lebed a été choisi comme principal contact/conseiller de la CIA pour AERODYNAMIC.

Breitman et Goda écrivent :

La première phase d'AERODYNAMIC impliquait l'infiltration en Ukraine, puis l'exfiltration d'agents ukrainiens formés par la CIA. En janvier 1950, la branche de la CIA pour la collecte de renseignements secrets (Office of Special Operations, OSO) et sa branche pour les opérations secrètes (Office of Policy Coordination, OPC) ont participé [note de l'auteur :  la faction voyou Allen Dulles de la CIA]…Washington était particulièrement satisfait du haut niveau de formation de l'UPA en Ukraine et de son potentiel pour de nouvelles actions de guérilla, et de «l'extraordinaire nouvelle que… la résistance active au régime soviétique se répandait régulièrement vers l'est, à partir des anciennes régions polonaise, grecque». Provinces catholiques… [Cependant] En 1954, le groupe de Lebed a perdu tout contact avec l'UHVR. À ce moment-là, les Soviétiques ont maîtrisé à la fois l'UHVR et l'UPA, et la CIA a mis fin à la phase agressive d'AERODYNAMIC.

À partir de 1953, AERODYNAMIC a commencé à fonctionner par le biais d'un groupe d'étude ukrainien sous la direction de Lebed à New York sous les auspices de la CIA, qui a collecté la littérature et l'histoire ukrainienne et produit des journaux , des bulletins, des émissions de radio et des livres nationalistes ukrainiens à distribuer en Ukraine. En 1956, ce groupe a été constitué en tant que Prolog Research and Publishing Association à but non lucratif. Cela a permis à la CIA de canaliser des fonds sous forme de dons privés ostensibles sans empreinte imposable . Pour éviter les autorités indiscrètes de l'État de New York, la CIA a transformé Prolog en une entreprise à but lucratif appelée Prolog Research Corporation, qui a apparemment reçu des contrats privés.Sous Hrinioch [Hrynioch], Prolog a maintenu un bureau à Munich nommé Ukrainische Geseelschaft fur Auslandsstudein, EV. La plupart des publications ont été créées ici.

Prolog a recruté et payé des écrivains émigrés ukrainiens qui ignoraient généralement qu'ils travaillaient dans une opération contrôlée par la CIA. Seuls les six principaux membres du ZP/UHVR étaient des agents avisés. À partir de 1955, des tracts ont été largués sur l'Ukraine par voie aérienne [,] et des émissions de radio intitulées Nova Ukraina ont été diffusées à Athènes pour la consommation ukrainienne. Ces activités ont donné lieu à des campagnes de publipostage systématiques vers l'Ukraine par l'intermédiaire de contacts ukrainiens en Pologne et de contacts émigrés en Argentine, en Australie, au Canada, en Espagne, en Suède et ailleurs. Le journal Suchasna Ukrainia (L'Ukraine aujourd'hui), des bulletins d'information, un journal en ukrainien pour les intellectuels appelé Suchasnist (Le présent) et d'autres publications ont été envoyés aux bibliothèques, aux institutions culturelles, aux bureaux administratifs et aux particuliers en Ukraine.

La CIA a acheté et payé une marque de nationalisme ukrainien à la Lebed. L'un des bouchers les plus horribles de l'OUN/UPA s'est vu confier le pouvoir de façonner les cœurs et les esprits du peuple ukrainien autour de son identité nationaliste, une identité telle que définie par l'OUN. Il a également façonné l'interprétation historique et culturelle de manière à romantiser davantage le concept de la grande race ukrainienne de Volodomyr le Grand, encourageant un nouveau sentiment de supériorité et une division supplémentaire entre eux et les Biélorusses et les Russes.

Un analyste de la CIA a démontré qu'"une certaine forme de sentiment nationaliste continue d'exister [en Ukraine] et... il y a une obligation de le soutenir en  tant qu'arme de la guerre froide ".

Breitman et Goda continuent :

…Prolog a [aussi] transféré [la prochaine] génération ukrainienne … Prolog était devenu, selon les mots d'un haut responsable de la CIA, le seul « véhicule pour les opérations de la CIA dirigées contre la République socialiste soviétique d'Ukraine et [ses] quarante millions de citoyens ukrainiens. 

Lebed a ouvertement pris ses distances avec le mouvement nationaliste ukrainien de l'antisémitisme manifeste de ses jours banderistes… Plus pour protéger le nom du nationalisme ukrainien, il a publiquement condamné la « diffamation provocatrice » et les « déclarations calomnieuses » contre les Juifs, ajoutant dans un propos particulièrement oublieux notez que « le peuple ukrainien… est opposé à tout et à toute prédication de haine envers les autres.

Lebed a pris sa retraite en 1975 mais est resté conseiller et consultant auprès de Prolog et du ZP/UHVR… Dans les années 1980, le nom d'AERODYNAMIC a été changé en QRDYNAMIC et dans les années 1980 PDDYNAMIC puis QRPLUMB. En 1977, le conseiller à la sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzezinski, a aidé à étendre le programme en raison de ce qu'il a appelé ses « dividendes impressionnants » et « l'impact sur des publics spécifiques dans la zone cible. " Dans les années 1980, Prolog a étendu ses opérations pour atteindre d'autres nationalités soviétiques,  et, ironie suprême, celles-ci comprenaient des juifs soviétiques dissidents . Alors que l'URSS était au bord de l'effondrement en 1990, QRPLUMB a été résilié avec un paiement final de 1,75 million de dollars. Prolog poursuivra ses activités, mais sera autonome financièrement.

En juin 1985, le General Accounting Office a mentionné le nom de Lebed dans un rapport public sur les nazis et les collaborateurs qui se sont installés aux États-Unis avec l'aide des agences de renseignement américaines. Le Bureau des enquêtes spéciales (OSI) du ministère de la Justice a commencé à enquêter sur Lebed cette année-là. La CIA craignait que l'examen public de Lebed ne compromette QRPLUMB et que le fait de ne pas protéger Lebed ne déclenche l'indignation de la communauté émigrée ukrainienne. Il a ainsi protégé Lebed en niant tout lien entre Lebed et les nazis et en arguant qu'il était un combattant de la liberté ukrainien . La vérité, bien sûr, était plus compliquée. Pas plus tard qu'en 1991, la CIA a tenté de dissuader l'OSI d'approcher les gouvernements allemand, polonais et soviétique pour des dossiers liés à la guerre liés à l'OUN.L'OSI a finalement abandonné l'affaire, incapable de se procurer des documents définitifs sur Lebed. [soulignement ajouté]

Mykola Lebed est décédé en 1998 sous la protection de la CIA dans le New Jersey à l'âge de 89 ans. Ses papiers se trouvent à l'Ukrainian Research Institute de l'Université de Harvard.

Et voilà, la véritable histoire du Mouvement Nationaliste Ukrainien sous sa forme actuelle, achetée et payée par la CIA. Ainsi, ce n'est pas un hasard si l'idéologie OUN est aujourd'hui indissociable de l'identité nationaliste ukrainienne occidentale, ni que plusieurs groupes néonazis se sont formés depuis 1991 (depuis l'indépendance de l'Ukraine vis-à-vis de l'URSS) qui considèrent tous l'OUN et Stepan Bandera comme le Père. de leur mouvement.

 

Source

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:17
 
Photo de Tyler Durden
PAR TYLER DURDEN pour zerohedge
MARDI 24 JANVIER 2023 - 16:50

 Le gouvernement ukrainien a confirmé mardi la démission de plusieurs hauts responsables au milieu d'allégations de corruption à grande échelle, dans ce qu'on appelle le plus grand scandale de démission et de corruption de masse depuis le début de l'invasion russe .

Une douzaine de responsables ont démissionné après un énorme bouleversement politique suite à des allégations et des enquêtes sur des affaires allant de la corruption à la mauvaise gestion des fonds d'aide pour l'achat de nourriture, au détournement de fonds, à la conduite de voitures chères alors que les gens ordinaires souffrent dans des conditions de guerre.

Un haut conseiller présidentiel et quatre vice-ministres - parmi ces deux responsables de la défense , ainsi que cinq gouverneurs régionaux ont été chassés de leurs fonctions. Et parmi les gouverneurs régionaux à démissionner figuraient des responsables supervisant des régions qui ont connu des combats intenses, notamment les régions de Zaporizhzhia et de Kherson, où les forces russes ont récemment signalé des gains.

 
Zelensky au Congrès en décembre : l'aide à l'Ukraine est un investissement dans la démocratie et « pas de la charité ». Via Reuters

En référence à l'annonce d'un haut responsable du gouvernement, Oleg Nemchinov, des rapports internationaux détaillent la  liste suivante : 

  • Procureur général adjoint Oleskiy Symonenko

  • Vice-ministre du Développement des communautés et des territoires Ivan Lukeryu

  • Vice-ministre du développement des communautés et des territoires Vyacheslav Negoda

  • Vice-ministre de la politique sociale Vitaliy Muzychenk

  • Et les gouverneurs régionaux de Dnipropetrovsk, Zaporizhzhia, Kyiv, Sumy et Kherson

Et séparément , "le ministère de la Défense avait annoncé plus tôt la démission du vice-ministre Vyacheslav Shapovalov, qui était en charge du soutien logistique de l'armée , à la suite d'accusations selon lesquelles il signait des contrats alimentaires à des prix gonflés". 

Dans cette affaire concernant les contrats alimentaires, Shapovalov est accusé d'avoir signé un accord avec une entreprise inconnue et louche. Dans son rôle de vice-ministre de la Défense, c'est la démission la plus notable et la plus visible. Fondamentalement, il aurait joué un rôle important dans la supervision des milliards de dollars sortant des poches des contribuables américains et européens en tant qu'aide à la défense autorisée.

Il a acheté des rations militaires à des prix gonflés dans ce qui semble être un stratagème pour remplir les poches des entrepreneurs, et impliquant potentiellement des pots-de-vin pour lui-même.

Alors que le ministère de la Défense essaie toujours de minimiser l'importance d'une "erreur technique" - Politico revient sur les détails du scandale : 

Un article du site d'information ukrainien  ZN.UA  a révélé la semaine dernière que le ministère de la Défense avait acheté des vivres hors de prix pour ses troupes. Par exemple, le ministère a acheté des œufs à 17 hryvnias par pièce, alors que le prix moyen d'un œuf à Kyiv est d'environ 7 hryvnias. Selon ZN.UA, un contrat d'approvisionnement alimentaire pour les soldats en 2023 s'élevait à 13,16 milliards de hryvnias (328 millions d'euros).

C'est deux à trois fois plus élevé que les taux actuels pour ces produits alimentaires, selon les rapports. La lettre de démission de Shapovalov indiquait qu'il démissionnait afin "de ne pas constituer une menace pour l'approvisionnement stable des Forces armées ukrainiennes à la suite d'une campagne d'accusations liées à l'achat de services alimentaires".

Il y a aussi le chef adjoint de l'administration Zelensky, Kyrylo Timochenko, qui est accusé de mener une vie somptueuse en temps de guerre . De nombreux reportages actuels des médias grand public enterrent mardi certains des détails clés vérifiés. Par exemple, la BBC écrit simplement que « Timochenko a été impliqué dans plusieurs scandales au cours de son mandat, notamment en octobre de l'année dernière lorsqu'il a été accusé d'avoir utilisé une voiture donnée à l'Ukraine à des fins humanitaires ».

Mais à partir de début décembre, les points de vente ukrainiens locaux, irrités par le style de vie chic des dirigeants ukrainiens à un moment où des dizaines de millions de personnes sont sans électricité au milieu des bombardements aériens russes du réseau électrique national, ont commencé à confirmer que Timochenko conduisait des voitures de sport haut de gamme dans et hors de la capitale, vers et depuis les manoirs dont le coût varie généralement de  10 000 $ à 25 000 $ par mois . 

Chef adjoint du bureau du président Kirill Timoshenko, 34 ans

Ci-dessous, des photos publiées par The New Voice of Ukraine, republiées dans Yahoo News, début décembre de l'année dernière, montrant Timochenko fréquemment au volant d'une Porsche Taycan flambant neuve...

Un média a publié une série de photos intitulée Pas la "loi martiale" de Kyrylo Timochenko, chef adjoint du bureau du président ukrainien

L'argent des contribuables américains au travail en Ukraine...

Comme autre exemple de HSH occidentaux cherchant à minimiser ou à adoucir cette dernière vague de démissions forcées liées à la corruption, l'AFP écrit : « L'Ukraine souffre depuis longtemps d'une corruption endémique, y compris parmi l'élite politique, mais les efforts pour éradiquer la corruption ont été éclipsés par la politique de Moscou. guerre à grande échelle qui a commencé en février." Et pourtant, des responsables comme Timochenko ont été aperçus dans les quartiers de Kiev et des oligarques au volant de voitures de sport de luxe pendant des mois tout au long de la guerre.

De plus, il y a cette ligne risible et embarrassante dans le rapport de l'AFP : "Les alliés occidentaux de Kiev, qui ont alloué des milliards de dollars de soutien financier et militaire, font pression depuis des années pour des réformes anti-corruption , parfois comme condition préalable à l'aide".

D'un gouvernement soi-disant "poussant des réformes anti-corruption pendant des années" à plus de 100 milliards de dollars de défense américaine et d'aide étrangère promis aux coffres de Kiev au cours de l'année écoulée... à maintenant cela depuis le cœur de l'administration Zelensky :

Cela ne s'arrête pas aux voitures chics et chères, mais la controverse s'est même étendue aux vacances de luxe à l'étranger alors que les Ukrainiens souffrent des privations de la guerre chez eux. "Le départ de Symonenko, procureur général adjoint, intervient après que les médias ont rapporté qu'il avait passé des vacances en Espagne cet hiver , utilisant apparemment une voiture appartenant à un homme d'affaires ukrainien." En conséquence, le gouvernement aurait désormais interdit aux hauts fonctionnaires de partir en vacances à l'étranger à la suite du scandale.

Juste avant la vague de démissions, un autre responsable du nom de Vasyl Lozynskiy a été accusé d' avoir reçu des pots-de-vin pour "faciliter" l'achat de générateurs à des prix très élevés. Surtout, Lozynskiy, en tant que sous-ministre de l'Infrastructure et du Développement des collectivités, aurait également été directement impliqué dans la supervision de la distribution de milliards de dollars d'aide humanitaire et d'infrastructure occidentale.

Commentant cela, les médias grand public reconnaissent maintenant tardivement un fait bien connu depuis longtemps , mais qui entraînerait l'« annulation » d'une personne dans le discours public si elle osait le signaler :

"Transparency International a classé l'Ukraine 122e sur 180 dans son classement de la corruption pour 2021 ", écrit maintenant l'AFP ( la deuxième plus corrompue d'Europe, avec la Russie la plus corrompue à 136.)

Et maintenant  , le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov, fait l'objet d'un examen minutieux lié à l'enquête et au scandale croissants. Pendant ce temps, alors que la nouvelle de l'élargissement du scandale fait la une des journaux du monde...

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:08

Les éleveurs de poulet mettent en garde contre un complot visant à empoisonner l'approvisionnement en aliments pour animaux dans le cadre du programme de pénurie alimentaire de l'élite mondialiste

 

Les éleveurs de poulet à travers l'Amérique se sont tournés vers les médias sociaux pour avertir que les aliments pour poulets sont intentionnellement empoisonnés dans le cadre d'un complot mondialiste visant à provoquer une famine mondiale.

 

Dans de nombreuses vidéos virales, les agriculteurs ont documenté l'arrêt brutal de la production de ponte de leurs poules au cours de l'année dernière.

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 19:01

Commençons par trois faits multipolaires interconnectés.

 

 

Premièrement : l'un des principaux enseignements de la fête annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, est lorsque le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, lors d'un panel sur la " transformation de l'Arabie saoudite ", a clairement indiqué que Riyad "envisagerait le commerce des devises ". autre que le dollar américain.

Alors, le pétroyuan est-il enfin à portée de main ? Peut-être, mais Al-Jadaan a judicieusement opté pour une couverture prudente : "Nous entretenons une relation très stratégique avec la Chine et nous jouissons de cette même relation stratégique avec d'autres nations, y compris les États-Unis, et nous voulons développer cela avec l'Europe et d'autres pays".

Deuxièmement : les banques centrales d'Iran et de Russie étudient l'adoption d'une « pièce stable » pour les règlements du commerce extérieur, remplaçant le dollar américain, le rouble et le rial. La foule de la crypto est déjà en armes, réfléchissant aux avantages et aux inconvénients d'une monnaie numérique de la banque centrale (CBDC) adossée à l'or pour le commerce qui sera en fait imperméable au dollar américain militarisé.

 

Une monnaie numérique adossée à l'or

La question vraiment intéressante ici est que cette monnaie numérique adossée à l'or serait particulièrement efficace dans la zone économique spéciale (ZES) d'Astrakhan, dans la mer Caspienne.

 

 

Astrakhan est le principal port russe participant au corridor de transport international nord-sud (INTSC), la Russie traitant des marchandises voyageant à travers l'Iran dans des navires marchands jusqu'en Asie occidentale, en Afrique, dans l'océan Indien et en Asie du Sud.

Le succès de l'INSTC - progressivement lié à une CBDC soutenue par l'or - dépendra en grande partie du refus de dizaines de nations asiatiques, occidentales et africaines d'appliquer les sanctions dictées par les États-Unis à la fois à la Russie et à l'Iran.

 

À l'heure actuelle, les exportations sont principalement des produits énergétiques et agricoles; Les entreprises iraniennes sont le troisième importateur de céréales russes. Viennent ensuite les turbines, les polymères, les équipements médicaux et les pièces automobiles. Seule la section Russie-Iran de l'INSTC représente un business de 25 milliards de dollars.

 

Et puis il y a l'angle énergétique crucial de l'INSTC – dont les principaux acteurs sont la triade Russie-Iran-Inde.

Les achats de brut russe par l'Inde ont augmenté d'année en année d'un facteur énorme de 33. L'Inde est le troisième plus grand importateur de pétrole au monde ; en décembre, il a reçu 1,2 million de barils de la Russie, qui se positionne depuis plusieurs mois devant l'Irak et l'Arabie saoudite comme premier fournisseur de Delhi.

 
 

"Un système de paiement plus juste"

Troisièmement : l'Afrique du Sud occupe cette année la présidence tournante des BRICS. Et cette année marquera le début de l'expansion des BRICS+, avec des candidats allant de l'Algérie, l'Iran et l'Argentine à la Turquie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Naledi Pandor, vient de confirmer que les BRICS veulent trouver un moyen de contourner le dollar américain et ainsi créer « un système de paiement plus juste et non biaisé en faveur des pays les plus riches ».

Depuis des années, Yaroslav Lissovolik, chef du département analytique des activités d'entreprise et d'investissement de la Sberbank russe, est partisan d'une intégration plus étroite des BRICS et de l'adoption d'une monnaie de réserve des BRICS .

 
 

Lissovolik nous rappelle que la première proposition "de créer une nouvelle monnaie de réserve basée sur un panier de devises des pays BRICS a été formulée par le Valdai Club en 2018".

Êtes-vous prêt pour le R5 ?

L'idée originale tournait autour d'un panier de devises similaire au modèle des droits de tirage spéciaux (DTS), composé des devises nationales des membres BRICS - puis, plus loin sur la route, d'autres devises du cercle BRICS+ élargi.

 

Lissovolik explique que le choix des monnaies nationales des BRICS était logique car « elles figuraient parmi les devises les plus liquides des marchés émergents. Le nom de la nouvelle monnaie de réserve – R5 ou R5+ – était basé sur les premières lettres des devises BRICS qui commencent toutes par la lettre R (réal, rouble, roupie, renminbi, rand).

 

Les BRICS disposent donc déjà d'une plate-forme pour leurs délibérations approfondies en 2023. Comme le note Lissovolik, "à plus long terme, la monnaie R5 BRICS pourrait commencer à jouer le rôle de règlements/paiements ainsi que de réserve de valeur/réserves pour le banques centrales des économies de marché émergentes.

Il est pratiquement certain que le yuan chinois sera prédominant dès le début, profitant de son "statut de réserve déjà avancé".

Les candidats potentiels qui pourraient faire partie du panier de devises R5+ incluent le dollar de Singapour et le dirham des Émirats arabes unis.

 

Assez diplomatiquement, Lissovolik soutient que "le projet R5 peut ainsi devenir l'une des contributions les plus importantes des marchés émergents à la construction d'un système financier international plus sûr".

 

Le projet R5 ou R5 + recoupe ce qui est en cours de conception au sein de l' Union économique eurasiatique (EAEU) , dirigée par le ministre de la macro-économie de la Commission économique eurasiatique, Sergey Glazyev.

Un nouvel étalon-or

Dans Golden Ruble 3.0 , son article le plus récent, Glazyev fait directement référence à deux rapports désormais notoires du stratège du Credit Suisse Zoltan Pozsar, ancien du FMI, du département américain du Trésor et de la Réserve fédérale de New York : War and Commodity Encumbrance (décembre 27) et War and Currency Statecraft (29 décembre).

Pozsar est un fervent partisan d'un Bretton Woods III - une idée qui a eu un énorme succès parmi la foule sceptique de la Fed.

Ce qui est assez intrigant, c'est que l'Américain Pozsar cite maintenant directement le Russe Glazyev, et vice-versa, ce qui implique une fascinante convergence de leurs idées.

Commençons par l'accent mis par Glazyev sur l'importance de l'or. Il note l'accumulation actuelle de soldes de trésorerie de plusieurs milliards de dollars sur les comptes des exportateurs russes en devises « douces » dans les banques des principaux partenaires économiques étrangers de la Russie : les pays de l'UEE, la Chine, l'Inde, l'Iran, la Turquie et les Émirats arabes unis.

 

Il explique ensuite comment l'or peut être un outil unique pour lutter contre les sanctions occidentales si les prix du pétrole et du gaz, des aliments et des engrais, des métaux et des minéraux solides sont recalculés :

«Fixer le prix du pétrole en or au niveau de 2 barils pour 1g donnera une deuxième hausse du prix de l'or en dollars, a calculé le stratège du Credit Suisse Zoltan Pozsar. Ce serait une réponse adéquate aux « prix plafonds » introduits par l'Occident – ​​une sorte de « plancher », une base solide. Et l'Inde et la Chine peuvent prendre la place des négociants mondiaux de matières premières au lieu de Glencore ou de Trafigura.

Nous voyons donc ici Glazyev et Pozsar converger. De nombreux acteurs majeurs de New York seront étonnés.

Glazyev établit alors la route vers Gold Ruble 3.0. Le premier étalon-or a fait l'objet de pressions des Rothschild au 19ème siècle, ce qui "leur a donné l'opportunité de subordonner l'Europe continentale au système financier britannique par le biais de prêts d'or". Le rouble doré 1.0, écrit Glazyev, "a fourni le processus d'accumulation capitaliste".

Golden Ruble 2.0, après Bretton Woods, "a assuré une reprise économique rapide après la guerre". Mais ensuite, le "réformateur Khrouchtchev a annulé l'arrimage du rouble à l'or, procédant à une réforme monétaire en 1961 avec la dévaluation effective du rouble de 2,5 fois, créant les conditions de la transformation ultérieure du pays [Russie] en un" appendice de matière première du système financier occidental.

Ce que Glazyev propose maintenant, c'est que la Russie augmente l'extraction de l'or jusqu'à 3 % du PIB : la base d'une croissance rapide de l'ensemble du secteur des matières premières (30 % du PIB russe). Le pays devenant un leader mondial de la production d'or, il obtient "un rouble fort, un budget fort et une économie forte".

 

Tous les œufs de Global South dans le même panier

Pendant ce temps, au cœur des discussions de l'UEE, Glazyev semble concevoir une nouvelle monnaie non seulement basée sur l'or, mais en partie basée sur les réserves de pétrole et de gaz naturel des pays participants.

Pozsar semble considérer cela comme potentiellement inflationniste : cela pourrait l'être s'il en résultait des excès, étant donné que la nouvelle monnaie serait liée à une base aussi large.

Officieusement, des sources bancaires new-yorkaises admettent que le dollar américain serait « anéanti, puisqu'il s'agit d'une monnaie fiduciaire sans valeur, si Sergey Glazyev liait la nouvelle monnaie à l'or. La raison en est que le système de Bretton Woods n'a plus de base d'or et n'a pas de valeur intrinsèque, comme la crypto-monnaie FTX. Le plan de Sergey liant également la monnaie au pétrole et au gaz naturel semble être un gagnant.

Donc, en fait, Glazyev est peut-être en train de créer toute la structure monétaire de ce que Pozsar a appelé, à moitié pour plaisanter, le « G7 de l'Est » : les 5 BRICS actuels plus les 2 suivants qui seront les premiers nouveaux membres de BRICS+.

Glazyev et Pozsar savent mieux que quiconque que lorsque Bretton Woods a été créé, les États-Unis possédaient la majeure partie de l'or de la Banque centrale et contrôlaient la moitié du PIB mondial. C'était la base sur laquelle les États-Unis ont pris le contrôle de l'ensemble du système financier mondial.

 

Aujourd'hui, de vastes pans du monde non occidental accordent une attention particulière à Glazyev et à la volonté d'adopter une nouvelle monnaie autre que le dollar américain, complétée par un nouvel étalon-or qui, à terme, remplacerait totalement le dollar américain.

Pozsar a parfaitement compris comment Glazyev poursuit une formule comportant un panier de devises (comme l'a suggéré Lissovolik). Autant qu'il comprenait la poussée révolutionnaire vers le petroyuan. Il décrit ainsi les ramifications industrielles :

"Étant donné que, comme nous venons de le dire, la Russie, l'Iran et le Venezuela représentent environ 40 % des réserves mondiales prouvées de pétrole, et que chacun d'eux vend actuellement du pétrole à la Chine pour du renminbi avec une forte décote, nous constatons que la décision de BASF de réduire définitivement ses effectifs les opérations de son usine principale de Ludwigshafen et de déplacer à la place ses opérations chimiques vers la Chine était motivée par le fait que la Chine sécurise l'énergie à des prix réduits, et non des majorations comme l'Europe.

La course au remplacement du dollar

L'un des principaux points à retenir est que les principales industries à forte intensité énergétique vont se déplacer vers la Chine. Pékin est devenu un gros exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers l'Europe, tandis que l'Inde est devenue un gros exportateur de pétrole russe et de produits raffinés tels que le diesel, également vers l'Europe. La Chine et l'Inde - membres du BRICS - achètent en dessous du prix du marché auprès d'un autre membre du BRICS, la Russie, et revendent à l'Europe avec un bénéfice considérable. Les sanctions? Quelles sanctions ?

Pendant ce temps, la course à la constitution du nouveau panier de devises pour une nouvelle unité monétaire est lancée. Ce dialogue à distance entre Glazyev et Pozsar deviendra encore plus fascinant, car Glazyev tentera de trouver une solution à ce que Pozsar a déclaré : l'exploitation des ressources naturelles pour la création de la nouvelle monnaie pourrait être inflationniste si la masse monétaire augmente également. rapidement.

Tout cela se passe alors que l'Ukraine – un immense gouffre à un carrefour critique de la Nouvelle Route de la Soie bloquant l'Europe de la Russie/Chine – disparaît lentement mais sûrement dans un vide noir. L'Empire a peut-être englouti l'Europe pour le moment, mais ce qui compte vraiment sur le plan géoéconomique, c'est la façon dont la majorité absolue du Sud global décide de s'engager dans le bloc dirigé par la Russie et la Chine.

 

La domination économique des BRICS+ n'est peut-être pas dans plus de 7 ans - quelles que soient les toxicités pouvant être concoctées par ce grand État voyou nucléaire dysfonctionnel de l'autre côté de l'Atlantique. Mais d'abord, lançons cette nouvelle monnaie.

Pepe Escobar est chroniqueur à The Cradle, rédacteur en chef à Asia Times et analyste géopolitique indépendant spécialisé dans l'Eurasie. Depuis le milieu des années 1980, il a vécu et travaillé comme correspondant étranger à Londres, Paris, Milan, Los Angeles, Singapour et Bangkok. Il est l'auteur d'innombrables livres; son dernier en date est Raging Twenties. Cet article a été initialement publié sur The Cradle .

 

 

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 18:35

#dessin de @na_dessinateur #retraite #francais #effort #politique #gouvernement #lrem #enmarche ...

 

Le gouvernement français a adopté lundi en Conseil des ministres sa réforme des retraites controversée, affichant sa détermination à aller jusqu'au bout sans rien céder sur les principales revendications des syndicats, qui entendent, eux, amplifier la mobilisation contre ce projet phare du président Emmanuel Macron.

 

 

À l'issue du Conseil, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a fermé la porte à tout recul sur le report de l'âge légal de la retraite à 64 ans, au cœur de la contestation.

Revenir sur ce point serait renoncer au retour à l'équilibre du système, a-t-il déclaré.

 
Les deux hommes marchent près d'une voiture, des dossiers dans les mains.

Le ministre du Travail, Olivier Dussopt (à gauche), et le ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Stanislas Guerini, à la sortie du conseil des ministres, lundi

 

Le report de 62 à 64 ans de l'âge légal du départ à la retraite est rejeté unanimement par les syndicats, ainsi que par l'essentiel des oppositions et, selon les sondages, une grande majorité des Français.

Après une première journée de grèves et de manifestations, qui a réuni jeudi entre un et deux millions de personnes dans la rue, et avant la prochaine mobilisation prévue le 31 janvier, Emmanuel Macron et son exécutif s'emploient à relativiser la contestation et réaffirment leur objectif : un débat parlementaire au pas de course pour une entrée en vigueur du projet contesté à l'été.

Le chef de l'État a estimé dimanche avoir déjà fait preuve d'ouverture par rapport au programme pour son second quinquennat qui prévoyait initialement les 65 ans.

Il a dit souhaiter que le gouvernement, avec les parlementaires, puisse encore aménager le texte.

Avant de se montrer plus inflexible : les besoins sont connus, et je crois que là, maintenant, il faut pouvoir avancer.

 

Le président français, Emmanuel Macron, estime qu'il est temps d'aller de l'avant avec sa réforme des retraites, un des projets phares de son gouvernement.

 

Ses ministres se relaient donc pour assurer être prêts au dialogue afin d'enrichir le texte... mais uniquement à la marge.

Chaque fois qu'un amendement nous permettra d'améliorer le texte sans renoncer au retour à l'équilibre en 2030 ni aux fondamentaux de la réforme, évidemment nous y serons ouverts, a simplement dit M. Dussopt, lundi, lors d'un long exposé très technique, sans avancer aucune piste en ce sens.

Pas de quoi convaincre les opposants à la réforme – tous les partis à l'exception de la droite, Les Républicains –, qui réclament inlassablement le retrait pur et simple des mesures d'âges.

La France insoumise (gauche radicale) a promis une opposition déterminée, tandis que le parti d'extrême droite Rassemblement national a proposé un référendum en guise de sortie par le haut.

 

 

 

 

Les syndicats promettent d'autres actions

Les syndicats espèrent pour leur part amplifier encore la mobilisation. On espère faire encore plus fort le 31, a prévenu le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, soulignant que d'ici là, tous les jours il y aura des initiatives dans les entreprises, dans les départements.

Des syndicalistes de l'énergie ont prévenu lundi qu'ils ne s'interdiraient aucune méthode contre la réforme, de la gratuité pour certains clients à de nouvelles baisses de production.

Des opérations de gratuité se précisent, comme à Marseille, dans le sud de la France, où le syndicat entend réduire la facture de commerçants dont les notes d'électricité montent, comme les boulangers.

Certaines de ces actions Robin des bois pourraient concerner des écoles et des hôpitaux dans la semaine, a indiqué Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT.

Quant au leader du syndicat réformiste Laurent Berger, il a déploré la forme retenue par l'exécutif pour examiner son projet de loi : un budget rectificatif à la Sécurité sociale, qui permet de limiter les débats dans le temps et d'utiliser à loisir l'arme du 49.3, qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité et de faire adopter un texte sans passer par le vote parlementaire.

« Vous ne pouvez pas faire passer de façon escamotée ce texte sur les retraites, dans ce climat social. »

La France est l'un des pays européens où l'âge légal de départ à la retraite est le plus bas, sans que les systèmes de retraite soient complètement comparables. C'est 65 ans en Allemagne, en Belgique ou en Espagne, 67 ans au Danemark, selon le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale, un organisme public français.

Le gouvernement a fait le choix d'allonger la durée de travail pour répondre à la dégradation financière des caisses de retraite et au vieillissement de la population.

Il défend son projet en le présentant comme porteur de progrès social, notamment en revalorisant les petites retraites.

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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 20:00
Tucker Carlson explique que Joe Biden a essentiellement été utilisé comme un outil pour mettre en œuvre l'immigration de masse, mais il a atteint la fin de son utilité et le pouvoir derrière lui veut se débarrasser de lui. Carlson dit que le gouvernement américain était complice de la destruction de la frontière. Afin de se protéger, il utilise les documents classifiés de Biden, dont le président est seul responsable, pour se débarrasser de lui.

 

Carlson explique comment les plus hauts niveaux du gouvernement américain se sont débarrassés de Richard Nixon après avoir déclaré que des éléments des agences fédérales travaillaient à saper notre pays et ont suggéré qu'il savait qui avait tué JFK, et laissé entendre que la CIA était directement impliquée dans l'assassinat. Carlson a expliqué comment 4 des 5 cambrioleurs qui ont participé au Watergate travaillaient pour la CIA ; le journaliste clé, Bob Woodward, n'était pas un journaliste, mais il était un officier de la marine du Pentagone ; et la source de Woodward, Mark Felt, le directeur adjoint du FBI, a dirigé le programme «cointelpro» au FBI qui a été conçu pour détruire secrètement les acteurs politiques que les agences fédérales voulaient détruire. Les agences ont également renversé le vice-président élu de Nixon, Spiro Agnew, qui a été inculpé d'évasion fiscale et contraint de démissionner.

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Lien alternatif :   https://www.bitchute.com/video/lS0U38q27V3p/

 

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