Pour lire l’enquête du Nouvel Obs, cliquez ici : Le Nouvel Obs
Violaine des Courières :"Les actionnaires se fichent de l’entreprise dans laquelle ils investissent"
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« La République des consultants ». Telle est l’expression utilisée par les journalistes du Nouvel Obs pour décrire le recours excessif de l’Etat français aux cabinets de conseil privés pour la gestion du pays. Constamment sollicités par l’Etat, ces cabinets ont fini par se substituer aux fonctionnaires publics relégués désormais au second plan.
Mais, ce n’est pas le seul problème souligné par l’enquête du Nouvel Obs. En effet, d’après le journal français, l’Etat, sous Macron, a dépensé un pognon de dingue pour obtenir les conseils de cabinets privés internationaux dont McKinsey, dont le rôle dans la campagne de vaccination a soulevé une vive polémique en France.
Ainsi, d’après les données fournies par Le Nouvel Obs, en 3 ans, plus de 500 commandes ont été passées. Un phénomène qui va s’accélérant et qui ne manque d’indisposer de hauts fonctionnaires de l’Etat. Le phénomène va en s’accélérant. Il s’accompagne d’un dysfonctionnement profond de nos services publics, qui ont perdu leur sens pour les fonctionnaires et sont en totale déconnexion avec les besoins des gens, s’insurge le magistrat Arnaud Bontemps
Les données sont hallucinantes. En effet, d’après le Nouvel Obs, « dans une note publiée en avril, un groupe de hauts fonctionnaires estime à 163 milliards d’euros les services que l’Etat externalise sous forme de délégation de service public (120 milliards) ou d’achats de prestations intellectuelles (43 milliards). 43 milliards d’euros, près de 6 % du budget de l’Etat et des collectivités locales !
Le média français poursuit : « cette donnée, si spectaculaire soit-elle, ne nous a pas été démentie par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques. Mais le gouvernement connaît-il seulement le chiffre exact ? Aucune étude officielle n’a jamais été réalisée sur ce sujet. Une opacité dont la Cour des Comptes s’est émue dans plusieurs rapports ».
Pour lire l’enquête du Nouvel Obs, cliquez ici : Le Nouvel Obs
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Le 30 janvier, le Parlement européen a discuté des politiques de censure, de la désinformation et des fausses informations. Il a ensuite publié une vidéo de la réunion, intitulée « L’impact de la désinformation, de la mésinformation et de la propagande sur la démocratie pendant la pandémie : extraits de l’audition publique. »
L’eurodéputé socialiste français Raphael Glucksmann a déclaré que la désinformation était une menace pour la démocratie et a proposé de sévir contre les campagnes d’influence étrangères.
« Nous ne devrions pas essayer d’interdire les opinions », a-t-il déclaré.
Cependant, il a ajouté : « Ce que nous devrions faire à coup sûr, c’est nous assurer que les gens puissent se forger leur propre opinion sans être soumis à des interférences étrangères et à des régimes étrangers, autocratiques… [rendant] notre démocratie dysfonctionnelle. »
« Des centaines de milliers ou des millions de nos concitoyens croient que la terre est plate ou que le vaccin vous donne la 5G dans le bras, [et] alors cela devient notre problème en tant que législateurs », a-t-il déclaré.
Lire aussi : Le Forum économique mondial déclare que la « désinformation » est l’un des principaux « risques mondiaux »
Source : Reclaim The Net
Bruno Martini, le président de la Ligue nationale de handball, fait l'objet d'une enquête préliminaire. Il est poursuivi pour "corruption de mineurs" et "enregistrement d'images pédopornographiques", révèle Franceinfo ce mercredi 25 janvier.
Des révélations qui pourraient détonner en plein Mondial. D'après Franceinfo, le président de la Ligue nationale de handball, Bruno Martini, fait l'objet d'une enquête préliminaire pour "corruption de mineurs" et "enregistrement d'images pédopornographiques", ont appris nos confrères de source judiciaire.
À 52 ans, l'ancien handballeur international français a été interpellé et placé en garde à vue ce lundi 23 janvier, avant d'être déféré dès le lendemain soir au tribunal de Paris. Il a été laissé libre en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Images et vidéos à caractère sexuel
D'après nos confrères, les faits reprochés à Bruno Martini remonteraient à l'été 2020, avec la plainte d'un jeune garçon de 13 ans. Après s'être rendu auprès de la police aux côtés de sa mère, ce dernier a expliqué avoir été approché par un homme sur un réseau social, qui l'aurait amené à échanger plusieurs images et vidéos à caractère sexuel. Cet homme lui aurait même payé un taxi et arrangé un rendez-vous dans le but de se rencontrer. Ce n'est qu'au dernier moment que l'adolescent a refusé ses avances.
Après des mois d'enquête, la police a finalement pu identifier Bruno Martini comme étant la personne se cachant derrière ce pseudo. Ils l'ont interpellé lundi matin à son domicile parisien. D'après Franceinfo, ses deux appartements situés à Paris et Montpellier ont été perquisitionnés.
Devant les enquêteurs, Bruno Martini a reconnu avoir approché l'adolescent, mais assure avoir cru qu'il avait plus de 15 ans. L'attend désormais une probable comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Dans ce cas, s'il venait à avouer les faits, il lui sera proposé une peine inférieure à celle encourue de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Bruno Martini, champion du monde 1995 et 2001 avec l'équipe de France de handball, a occupé pendant onze ans le poste de manager général du Paris Handball devenu Paris Saint-Germain en 2012, avant de prendre les rênes de la Ligue nationale de handball.
Source: La Dépêche
Constat ou prémonition !
La justice française a récemment prononcé un non-lieu dans l’affaire dite du chlordécone, ce pesticide cancérogène qui a détruit la vie de plusieurs centaines de personnes en Martinique et en Guadeloupe pendant 20 ans.
Pourtant, en juillet 2021, une étude de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) enfonçait Agnès Buzyn, ex ministre de la Santé et Jérôme Salomon, ex directeur général de la Santé. Ces derniers ont été poursuivis pour faux témoignage dans cette affaire.
« Agnès Buzyn et Jérôme Salomon à nouveau sur la sellette. En effet, près d’un mois après la révélation du média Lecourrier-du-soir.com qu’Agnès Buzyn, ex ministre de la Santé et Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, sont visés par une plainte adressée au Procureur de la République de Paris dans une affaire d’empoisonnement, les choses se compliquent pour eux.
Feedback. Dans la plainte déposée par l’UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe), le collectif exigeait de l’Etat français qu’il assume sa responsabilité dans l’affaire dite du Chlordécone, un pesticide commercialisé par l’Etat français entre 1972 et 1993 et qui a empoisonné les populations martiniquaises et guadeloupéennes durant 20 ans.
« Buzyn et Salomon au banc des accusés »
Les conséquences de la commercialisation de ce pesticide ont été dévastatrices, comme l’explique le média MrMondialisation.org : 95% des Martiniquais et 92% des Guadeloupéens ont été empoisonnés, provoquant un taux très élevé du cancer de la prostate chez cette population. Dans la plainte, l’UGTG avait visé Agnès Buzyn et Jérôme Salomon, les accusant d’avoir menti sous serment devant la commission d’enquête parlementaire.
D’ailleurs, dans un communiqué publié sur le site officiel de l’UGTG et intégralement lu par Lecourrier-du-soir.com, on pouvait lire : « Madame BUZYN, ancienne ministre de la santé, Monsieur GUILLAUME, ministre de l’agriculture, Monsieur SALOMON, Directeur général de la santé, et Monsieur FERREIRA, Directeur général de l’alimentation ont menti, sous serment, devant la Commission d’enquête parlementaire pour tenter de disculper l’Etat. »
« Une présomption forte entre chlordécone et 6 maladies graves »
Le communiqué poursuit : « aussi, une plainte a été déposée contre Mme BUZYN et M GUILLAUME devant la Cour de justice de la République pour faux témoignage dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire. Une troisième plainte a été déposée contre Messieurs SALOMON et FERREIRA devant le procureur de la République de Paris pour faux témoignage dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire. »
Ce communiqué a été publié le 5 juin et le 3 juillet 2021, le média France TV Info révèle la publication d’une étude réalisée par des chercheurs de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) qui confirme « une présomption forte » de lien entre plusieurs produits phytosanitaires (dont le chlordécone) et 6 maladies graves.
« Se basant sur plus de 5300 documents, le groupe de chercheurs multidisciplinaire conclut à ‘un niveau de présomption fort’, entre l’exposition au chlordécone et le risque de survenue de cancer de la prostate. En Guadeloupe et en Martinique, la prostate tumorale, la plus fréquente, est la première cause de décès chez les hommes. Le taux d’indice de décès de ce cancer est deux fois plus élevé que dans l’Hexagone », révèle le média français.
Pour lire le communiqué de l’UGTG, cliquez ici : UGTG
On vous vend le Nouvel Ordre Mondial à Davos avec force sourire et effets de manches, mais on omet de vous dire que les instigateurs ont quelques soucis financiers !
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Après BlackRock début janvier, les fonds immobilier KKR et Blackstone bloquent le retrait du dépôt de leurs clients particuliers pour ne pas s’effondrer. Voilà des clients qui vont regretter de ne pas avoir une épargne sur livret.
Après #BlackRock début janvier, les fonds #immobilier #KKR et blackstone bloquent le retrait du dépôt de leurs clients particuliers pour ne pas s'effondrer
— Arnaud Berger (@ChezGreenBerger) January 24, 2023
=> Voilà des clients qui vont regretter de ne pas avoir une #épargne sur livret https://t.co/Rjud0D6zPp
Vidéo à enregistrer et sauvegarder d’urgence car risque de censure.
Expérience en direct où un journaliste assiste à des essais de réaction des produits des différentes sociétés sur son propre sang.
Les modifications sont immédiates et il ne faut plus s’étonner des caillots dépourvus de sang qu’on voit dans les autopsies, en particulier avec Pfizer
Source : Youtube
Udo Ulfkotte, ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung (l’un des plus grands quotidiens allemands), révèle qu’il a travaillé pour la CIA. Il affirme que tous les médias les plus importants sont contrôlés par la CIA et que celle-ci oeuvre à une guerre avec la Russie… Fatigué de tromper ses lecteurs et effrayé par la guerre qui s’annonce, il a décidé de parler.

La plupart des journalistes occidentaux, affirme Udo Ulfkotte, travaillent pour une agence de renseignement. Ils sont d’abord invités, puis achetés, soudoyés par des organisations transatlantiques et deviennent peu à peu des « agents non officiels sous couverture ».
“Je pense que c’est particulièrement le cas pour les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation bien plus étroite avec leur service de renseignement. C’est le cas, très certainement, avec les journalistes israéliens et bien sûr les journalistes français… C’est également le cas avec les journalistes australiens, néo-zélandais, taïwanais, bref, de beaucoup de pays.”
“Les médias américains et allemands essaient d’amener la guerre en Europe, en Russie. C’est le point de non-retour et je vais dire ce que j’ai à dire… Ce que j’ai fait dans le passé est mal, manipuler les gens, construire une propagande contre la Russie. Ce n’est pas juste ce que mes collègues font également, ce qu’ils ont fait dans le passé, parce qu’ils sont corrompus pour trahir le peuple, pas seulement en Allemagne, mais partout en Europe… J’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas voir une fois de plus cette situation se produire, car une guerre ne vient jamais toute seule, il y a toujours des gens qui poussent à la guerre et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes également… Nous avons trahi notre lectorat, nous avons juste toujours poussé pour la guerre… J’en ai assez, j’en ai ras-le-bol de toute cette propagande. Nous vivons dans une république bananière et non pas dans un pays démocratique où nous aurions la liberté de la presse.”
Lire l’intégralité de l’article traduit par Résistance 71
Source originale : http://www.infowars.com/leading-german-journalist-cia-media-pushing-for-world-war/
Traduction :
Source : Olivier Demeulenaere
Note de la rédaction de PG : Udo Ulfkotte est un journaliste, essayiste et romancier allemand, né le 20 janvier 1960 à Lippstadt en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et mort le 13 janvier 2017.
En 2014, il affirme sur Russia Today qu’il travaillait à la fois pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung et pour la CIA, faisant de la propagande pour les États-Unis et l’Union Européenne. Ulfkotte est mort d’une crise cardiaque le 13 janvier 2017. (Source Wikipédia)
Suite Affaire Pellerin (article Mediapart)
FRANCE – ENQUÊTE
Pascale Pascariello et Antton Rouget 26 janvier 2023 à 17h27
Le député Emmanuel Pellerin, visé en septembre dernier par une enquête en lien avec sa consommation de cocaïne, a été prévenu des investigations en cours, pourtant censées rester secrètes. L’élu des Hauts-de-Seine affirme que l’information lui a été transmise par Thierry Solère qui lui aurait dit la tenir du ministère de la justice. Le conseiller politique du président de la République et Éric Dupond-Moretti démentent.
C’est un coup de fil qui risque de faire basculer l’affaire Pellerin dans une nouvelle dimension. Le député des Hauts-de-Seine Emmanuel Pellerin qui s’est retrouvé en septembre dernier au cœur d’une enquête judiciaire portant sur des faits liés à sa consommation de cocaïne, a été prévenu d’investigations judiciaires en cours, pourtant censées rester confidentielles s’agissant d’une enquête pénale couverte par le secret.
En octobre dernier, le député et avocat, qui fut membre de la commission « affaires publiques » du Conseil de l’ordre du barreau de Paris, a même affirmé, dans un courrier consulté par Mediapart, que l’information lui avait été confiée par une « source autorisée de l’exécutif », laquelle aurait été rancardée par la « Chancellerie », c’est-à-dire le ministère de la justice.
Le courrier est d’une précision chirurgicale sur la fuite. Le coup de téléphone lui a été passé le « 13 septembre 2022 », à « 23 h 07 », est-il écrit dans ce document à en-tête de l’Assemblée nationale. La date ne peut qu’interpeller : la veille, le 12 septembre, une des ex-femmes d’Emmanuel Pellerin était justement auditionnée par la brigade territoriale de protection de la famille (BPF) des Hauts-de-Seine dans le cadre d’une enquête, ouverte trois jours plus tôt, en lien avec la consommation de cocaïne du député. Le dossier a été classé avec célérité, le 26 septembre, sans même que l’élu soit auditionné (voir notre précédent article).
Interrogé par Mediapart, Emmanuel Pellerin a d’abord refusé de donner le nom de son informateur. Après plusieurs relances, le parlementaire a fini par livrer l’identité de sa fameuse « source autorisée de l’exécutif » : il s’agit de son ami d’enfance, Thierry Solère, actuel conseiller du président de la République Emmanuel Macron.
C’est 23 heures et c’est la Chancellerie qui vient de l’appeler, ça, j’en suis certain.
Le député Emmanuel Pellerin
Emmanuel Pellerin assure avoir été prévenu sans en avoir fait la demande. Selon son récit, les informations qui lui ont été transmises portaient sur une enquête pour « harcèlement », en réalité inexistante, alors que des investigations, bien réelles celles-ci, venaient d’être ouvertes à Nanterre pour « provocation à l’usage de produits stupéfiants ».
Emmanuel Pellerin est formel sur l’origine de la fuite : « Je me rappelle très bien des mots “la Chancellerie” », déclare-t-il à Mediapart, avant d’insister : « C’est 23 heures et c’est la Chancellerie qui vient de l’appeler [Thierry Solère – ndlr], ça, j’en suis certain. » Des confidences confirmées par un courrier du mois d’octobre qui ne peuvent aujourd’hui que jeter le soupçon sur l’existence de manigances au sommet de l’État, dont le député ne semble même pas mesurer la gravité.
Les liens entre Emmanuel Pellerin et Thierry Solère ne sont pas que personnels. Ils sont également professionnels et politiques. Le premier a un temps été l’avocat du second, poursuivi dans le cadre d’une vaste enquête portant notamment sur des soupçons de détournements de fonds publics. Début 2022, Thierry Solère a ensuite adoubé Emmanuel Pellerin pour qu’il soit investi à sa place par la majorité présidentielle dans sa circonscription des Hauts-de-Seine et prenne ainsi sa succession à l’Assemblée nationale.
Thierry Solère a par ailleurs déjà été mis en cause dans le passé pour avoir été le destinataire, par la Chancellerie, d’informations confidentielles sur une enquête judiciaire en cours. En mai 2017, l’élu avait reçu une note confidentielle, transmise par le ministre de la justice de l’époque, le socialiste Jean-Jacques Urvoas, sur une enquête judiciaire le concernant personnellement. L’ex-ministre a depuis été condamné, en 2019, pour violation du secret professionnel, ce qui lui vaut le statut de premier garde des Sceaux condamné par la Cour de justice de la République (CJR). Thierry Solère, qui a toujours affirmé qu’il n’avait « rien demandé » à Jean-Jacques Urvoas, est, lui, mis en examen pour recel de cette violation.
Thierry Solère et le ministère de la justice contestent toute transmission d’information
Questionné par Mediapart, Thierry Solère a d’abord affirmé n’avoir jamais échangé avec son ami et successeur Emmanuel Pellerin sur sa situation personnelle, qu’il dit avoir ignorée jusqu’à nos révélations. « Je n’ai jamais prévenu Emmanuel Pellerin. La Chancellerie m’aurait prévenu de quoi ? Je ne sais pas qui vous raconte ça, mais c’est absolument faux », assure le conseiller élyséen.
Qui raconte cela ? Emmanuel Pellerin lui-même. « Emmanuel vous raconte ça ?!, s’étrangle Thierry Solère. Pas du tout ! Vous voyez la Chancellerie m’informer, moi, des enquêtes sur des parlementaires ? » Le conseiller élyséen poursuit : « J’étais au courant de problèmes avec son ex-femme, que je connais, je lui en ai parlé, mais je n’ai été destinataire d’aucune information sur une enquête derrière, ni par la Chancellerie ni par quelque autre canal que ce soit. »
Également sollicitée par Mediapart, la Chancellerie se montre tout aussi « formelle » : « Ni le garde des Sceaux ni son cabinet n’ont eu de remontée d’information concernant cette affaire. » La direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) du ministère, destinataire des informations sur les enquêtes sensibles (dont celles concernant les responsables publics), n’a pas été prévenue par le parquet général de Versailles, qui affirme n’avoir été avisé de l’existence de l’enquête de Nanterre que ce 25 janvier à la faveur des révélations de Mediapart.
La question demeure donc : l’information a-t-elle pu remonter par un autre canal, judiciaire ou policier par exemple ? Le ministère de la justice l’affirme : « Depuis deux ans et demi que le garde des Sceaux est en poste, il ne s’est jamais affranchi du secret de l’enquête. »
À lire aussi Le député Pellerin : la cocaïne en toute impunité
À en croire son courrier d’octobre dernier, Emmanuel Pellerin pense que l’information sur une procédure le visant a pu être donnée par Me Antoine Vey, ancien associé du ministre de la justice Éric Dupond-Moretti. Problème : si Me Vey a bien conseillé une ex-femme du député Pellerin dans le cadre d’un contentieux personnel, celui-ci n’avait pas le moindre lien avec une procédure pénale et encore moins avec l’affaire de la cocaïne.
« Je ne peux pas empêcher les personnes de penser que j’échange sur des dossiers avec mon ancien associé, ce qui n’est pourtant pas le cas », rétorque Me Vey auprès de Mediapart. « Mais, en l’occurrence, je ne vois pas bien de quoi j’aurais parlé puisque aucune procédure n’était en cours », souligne sur le ton de l’évidence l’avocat.
Qu’a fait Emmanuel Pellerin de l’information qui lui a été transmise ? A-t-il tenté de prendre attache avec les autorités judiciaires ? Le député et le procureur de Nanterre, qui entretiennent des relations institutionnelles classiques, affirment tous les deux qu’ils n’ont jamais évoqué le dossier ensemble.
L’élu n’aurait pas non plus tenté de se rapprocher du service d’enquête : « Concernant la police, ça risque de réveiller un dossier qui dort naturellement. C’est la raison pour laquelle je ne suis pas allé au-delà. »
Réagissant à nos révélations, le parquet de Nanterre a annoncé au Parisien avoir ouvert, jeudi 26 janvier, une nouvelle enquête pour usage de produits stupéfiants à l’encontre du député. Le parti Renaissance doit pour sa part statuer sur le sort d’Emmanuel Pellerin, qui risque l’exclusion, lors du bureau exécutif qui se réunira lundi 30 janvier.
De son côté, le parlementaire a présenté, dans un communiqué de presse, ses excuses « pour l’image dégradante que [son] comportement a renvoyé ». Il a annoncé sa mise en retrait de son groupe politique et a indiqué qu’il se tenait à disposition de la justice.
Source : Mediapart
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