L'ex-ministre français de la Culture Jack Lang a exclu mercredi de démissionner de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, plaidant la "naïveté" au sujet de ses liens avec l...
Les dossiers Epstein révèlent une architecture de 20 ans derrière les pandémies utilisées comme modèle économique, avec Bill Gates au centre du réseau.
DR, France-soir
Ndlr : cet article est une traduction et une adaptation en français de l'enquête publiée par Sayer Ji sur Substack, intitulée « BREAKING: The Epstein Files Illuminate a 20-Year Architecture Behind Pandemics as a Business Model—With Bill Gates at the Center of the Network ». Basée sur les documents récemment publiés par le Département de la Justice américain concernant Jeffrey Epstein, cela révèle des liens financiers et structurels entre Bill Gates, Epstein et JPMorgan, impliquant des mécanismes de profit autour des pandémies et des vaccins. Ces révélations soulèvent des questions éthiques sur la philanthropie et le capitalisme de crise, mais restent factuelles et non spéculatives. La rédaction invite à consulter les sources originales pour une vérification indépendante ainsi que cet autre article de Jessica Rose.
Le fil de discussion par courriel qui aborde les livrables et le périmètre
Sayer Ji a donné son accord pour la reproduction de l'article.
Au cœur du système JPMorgan–Gates–Epstein : fonds de dotation, financement des vaccins et architecture des profits prépositionnés
1/🚨 The DOJ just released thousands of pages of Epstein files.
And buried inside them may be one of the biggest bombshells no one is talking about:
The blueprint for a 20-year financial architecture designed to turn pandemics into a profit center.
Le dernier lot de documents Epstein du ministère de la Justice révèle qu'au moment où le monde a été confronté à la COVID-19, le dispositif financier, philanthropique et institutionnel permettant de gérer une pandémie — et d'en tirer profit — était déjà bien en place.
Si les dossiers Epstein ont relancé l'examen de relations spécifiques, leur importance profonde réside dans leur insertion dans une chronologie beaucoup plus longue et largement inexplorée. Les documents publics, les initiatives institutionnelles et les instruments financiers indiquent que les fondements conceptuels de la préparation aux pandémies, en tant que catégorie financière et de sécurité gérée, ont commencé à se dessiner à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avec la convergence croissante des capitaux philanthropiques, de la gouvernance sanitaire mondiale et du financement des risques. Après la crise financière de 2008, ce cadre s'est rapidement développé – s'étendant aux marchés de la réassurance, aux déclencheurs paramétriques, aux structures de financement conseillées par les donateurs et aux simulations mondiales – des années avant que la COVID-19 ne révèle cette architecture au grand jour.
Ce que cette enquête examine – et ce qu’elle n’examine pas
Cette enquête ne porte pas sur les origines de la COVID-19 elle-même. Elle examine plutôt les dispositifs déjà en place avant son apparition. À partir de courriels internes, d'accords financiers, de SMS et de documents de planification – notamment pour la période 2011-2019, durant laquelle nombre de ces systèmes sont passés du stade conceptuel à l'opérationnel – il apparaît que les pandémies et les vaccins étaient déjà considérés comme des catégories financières et stratégiques établies. Les instruments d'investissement, les structures de fonds de dotation, les programmes de simulation et les produits de réassurance n'ont pas été improvisés en réponse à la crise ; ils ont été perfectionnés et développés au sein d'une architecture dont les fondements sont antérieurs de plus d'une décennie à l'ère de la COVID-19. Des exercices tels que l'Événement 201 démontrent clairement que les pandémies de coronavirus n'étaient pas des abstractions hypothétiques, mais des scénarios explicitement modélisés et intégrés à la planification financière, philanthropique et politique bien avant l'émergence de la COVID-19.
Résumé exécutif
Les vaccins comme stratégie de financement : des courriels internes de JPMorgan datant de 2011 montrent que Jeffrey Epstein conseillait les plus hauts dirigeants de la banque sur la manière de présenter un fonds de dotation piloté par Gates, insistant pour que la présentation comprenne l’expression « argent supplémentaire pour les vaccins » et ordonnant la création d’une « branche offshore – spécialement dédiée aux vaccins ».
Les pandémies comme source de financement : un échange de courriels datant de 2017 entre Epstein, Gates et Boris Nikolic désigne les « pandémies » comme un « domaine clé » pour les structures de fonds conseillés par les donateurs – trois ans avant la COVID-19.
Simulation de pandémie comme monnaie d'échange professionnelle : une conversation iMessage de janvier 2017 provenant du téléphone d'Epstein montre un associé mentionnant « pandémies (je viens de faire une simulation de pandémie) » comme qualification professionnelle, tout en discutant de placements professionnels au sein du bureau privé de Gates, de Biomatics Capital de Boris Nikolic, de l'équipe de développement des vaccins de Merck et des produits de réassurance contre les pandémies de Swiss Re.
La crise comme actif d'investissement : une note d'information de la Fondation Gates décrit le Fonds mondial d'investissement pour la santé comme un véhicule d'« investissement à impact » visant des rendements de cinq à sept pour cent sur les médicaments et les vaccins, garantis à hauteur de soixante pour cent du capital.
La simulation comme livrable technique : un document de cadrage interne de 2017 du bgC3, le bureau privé de Gates, mentionne la « simulation de pandémie de souches » aux côtés des applications en neurotechnologie et en défense nationale.
Le réseau de préparation aux pandémies : une lettre de la Fondation Gates datant de 2015 confirme la coordination de la préparation aux pandémies avec l’Institut international pour la paix – dirigé par Terje Rød-Larsen, un invité à dîner d’Epstein documenté – tandis qu’Epstein transmet séparément à Rød-Larsen les messages publics de Gates sur les pandémies.
Avant-propos: l’architecture que vous n’étiez pas censé remarquer
On ne construit pas une caserne de pompiers après un incendie. Ce serait une réaction impulsive. Or, les documents ci-dessous révèlent tout autre chose : une caserne construite à côté d’une usine de stockage d’accélérateurs d’incendie, appartenant aux mêmes personnes qui ont rédigé le règlement de construction.
Les courriels, accords, SMS, notes d'information sur les investissements et mémos de cadrage examinés dans ce rapport ne prouvent pas que la COVID-19 ait été fabriquée ou diffusée délibérément. Il s'agit d'une question de preuve distincte. Ce qu'ils démontrent, selon les propres termes des participants, c'est que les pandémies et les vaccins étaient considérés comme des catégories financières et stratégiques permanentes des années avant toute pandémie déclarée, avec des instruments de financement, des cadres juridiques, des stratégies de communication, des portefeuilles de brevets, des programmes de simulation, des produits de réassurance et des exercices de simulation.
Les personnes qui ont bâti ces structures n'étaient pas des responsables de la santé publique réagissant à des menaces émergentes. Il s'agissait de financiers, de stratèges de cabinets privés, de dirigeants de l'industrie pharmaceutique et d'intermédiaires condamnés travaillant au sein des conseils d'administration de JPMorgan, rédigeant des documents de cadrage au sein du cabinet privé de Gates, coordonnant des actions dans des juridictions offshore et facilitant les placements professionnels dans les équipes de vaccination et les unités de réassurance en cas de pandémie.
Cette distinction est importante. La préparation est un bien public. L'alignement préalable des intérêts financiers, du pouvoir et du contrôle du discours autour d'une catégorie de crise anticipée ne l'est pas – et les documents qui suivent montrent avec quelle facilité un tel alignement dérive du service public vers l'exploitation systémique.
La question : JPMorgan s'intéresse à Epstein
Avant les expressions qui allaient plus tard définir cette histoire — « financement des vaccins », « branche offshore », « simulation de pandémie » —, il y avait des interrogations et des questions. Et, cela révèle qui tirait les ficelles.
Le 17 février 2011, Juliet Pullis, cadre chez JPMorgan travaillant sous les ordres de Jes Staley, a envoyé un courriel à Jeffrey Epstein contenant une liste structurée de questions. Elle expliquait que Staley lui avait demandé de les lui transmettre. Ces questions provenaient de « l'équipe JPM qui élabore des propositions pour Gates ».
Source : Fil de discussion par courriel intitulé « Re : de Jes » daté du 17 au 18 février 2011. ( EFTA00904739–40 )
Les questions étaient précises et opérationnelles : Quels sont les objectifs des commanditaires ? L’anonymat est-il important ? JPMorgan devrait-elle fournir des conseils ou intervenir dans la mise en œuvre ? Qui gère les investissements : le principal financeur ou les donateurs individuels ? Qui gère les subventions ? Quelle plateforme technologique est prévue ?
Il ne s'agit pas d'une simple démarche. Une grande banque de Wall Street demande à un délinquant sexuel condamné de définir la structure d'un fonds caritatif lié à Gates . JPMorgan n'offrait pas à Epstein un siège à la table des décisions ; elle lui demandait de concevoir la table elle-même.
La réponse d'Epstein, envoyée le soir même, est d'une remarquable fluidité. Il décrit un fonds de dotation de JPMorgan doté d'un « conseil d'administration exceptionnel, divisé en comité d'investissement et de distribution ». Il fait référence au Giving Pledge – le programme Gates-Buffett par lequel les milliardaires s'engagent à donner plus de la moitié de leur fortune – et note que plus de soixante milliards de dollars avaient déjà été promis. Puis il repère l'opportunité :
« La suite est incertaine. Ils ont tous un conseiller fiscal, mais n'ont aucune idée de comment s'en débarrasser. »
Il décrit la relation du fonds avec la banque en des termes qui vont bien au-delà d'un simple rôle de conseil : « JPM serait un élément essentiel. Pas un conseiller… un opérateur, un garant de la conformité. » Il envisage la banque non pas comme un consultant proposant des options, mais comme la colonne vertébrale opérationnelle du véhicule, prenant en charge la conformité, l'administration et l'exécution des investissements.
La réponse de Jes Staley à tout cela a tenu en deux mots : « Nous devons parler. »
La phrase qui devrait vous glacer le sang
Cinq mois plus tard, en juillet 2011, Epstein envoya un courriel interne à Jes Staley, avec Boris Nikolic, principal conseiller scientifique et technologique de Bill Gates, en copie. Ce courriel décrivait le fonds de dotation proposé en des termes plus élaborés. Une phrase, dissimulée dans le langage opérationnel, mérite d'être lue attentivement :
« Une proposition cloisonnée qui permettra à Bill d'obtenir plus d'argent pour les vaccins. »
Source : Courriel intitulé « GATES… » daté du 26 juillet 2011 ( EFTA01860211.pdf )
Pas « plus de recherche ». Pas « capacité d'urgence ». Pas « résilience du système de santé publique ». De l'argent. Pour les vaccins. Voilà le langage de la création de capital, pas celui de la charité.
Les questions du PDG, les réponses du condamné
Trois semaines plus tard, le 17 août 2011, Mary Erdoes, PDG de JPMorgan Asset and Wealth Management, a envoyé un courriel directement à Epstein, contenant une deuxième série de questions structurées en vue d'une réunion à venir. Elle écrivait depuis Maroon Bells, dans le Colorado, où elle était en vacances, et avait mis Jes Staley en copie.
Ses questions étaient précises : Quel rôle jouera la Fondation Gates vis-à-vis des autres donateurs ? Quel est le profil des donateurs potentiels, notamment leur situation fiscale ? L’anonymat est-il important ? La mise en commun des investissements est-elle un élément essentiel ? Quel est le montant potentiel du financement ? Quel est le calendrier de lancement ?
Source : Courriel intitulé « Re : Questions » daté du 17 août 2011. ( EFTA01256269 )
La réponse d'Epstein, envoyée en quelques minutes, est sans appel. Aucune intervention de la fondation sur les investissements. Les donateurs choisissent entre des portefeuilles personnalisés ou des compartiments prédéfinis – un concept de fonds commun de placement. Le fonds serait « initialement composé principalement d'investisseurs américains », mais, ajoute-t-il : « Toutefois, nous devons être prêts à disposer d’une antenne à l’étranger, notamment pour les vaccins. »
Il prévoit des « milliards de dollars » au cours des deux premières années et « des dizaines de milliards d'ici la quatrième année ». Selon lui, ce calendrier « dépend uniquement de la capacité de JPM à s'organiser, à gérer les aspects juridiques et la structure, à assurer une présence en ligne et à recruter du personnel ». Le principal obstacle n'est ni Gates, ni les donateurs, mais la capacité de la banque à mettre en œuvre ce qu'Epstein a déjà conçu.
Le fonds serait pérenne et assorti de mécanismes de succession. Il ne s'agirait pas d'un programme de réduction des dépenses thématiques, ni d'une initiative à durée déterminée. Ce serait un instrument permanent, conçu pour survivre à ses créateurs.
Il ajoute que le fonds aurait « accès aux cibles actuelles de la Fondation » tout en « recherchant de nouvelles opportunités assorties de critères de réussite ». Dans un simple courriel, Epstein a esquissé un véhicule à vocation mondiale, flexible grâce à son implantation à l'étranger, à durée illimitée et bénéficiant d'un accès direct au vivier de la Fondation Gates.
La PDG de la division de gestion d'actifs de JPMorgan, qui gère 2 000 milliards de dollars, n'a pas demandé au service de conformité d'examiner la situation. Elle n'a pas non plus signalé la source. Elle a exigé des réponses avant le 31 – et les a obtenues le soir même, d'un homme dont la signature électronique indiquait : « Ceci appartient à Jeffrey Epstein. »
Ou certains membres de l'élite politique Française peut être de la Macronie demandent des conseils à Jeffrey Epstein tenancier de bordel pédophile patenté sur des idées disruptives pour relancer Macron afin qu'il puisse accéder à la Présidence de l'Europe, voire plus ; voilà comment se mène la politique Française, dans les couloirs des bouges de luxe, entre maquereaux et clients ; ça vole très très haut !
« Les comptes de la société, non déclarée, détenue par Jeffrey Epstein et Caroline Lang ont été crédités de 1,4 million de dollars ! » « Interrogé par Mediapart, la fille de l’ancien ministre avoue ne pas avoir déclaré au fisc français cette société dans les îles Vierges ! » « D’après un document disponible sur le site du ministère de la Justice des États-Unis, Jeffrey Epstein a signé 2 jours avant sa mort une sorte de testament financier dans lequel il demandait de léguer en cas de décès de très substantielles sommes d’argent à ses proches. Parmi ceux-ci : Caroline Lang, à qui 5 millions de dollars étaient promis. L’ancien ministre français et Epstein avaient l’habitude de se voir à Paris, à Avignon ou au Maroc ! » (cf : https://mediapart.fr/journal/international/020226/les-intenses-liens-financiers-de-jeffrey-epstein-avec-la-famille-lang)
guycarlier
@guycarlier2013
·
j’apprends avec stupéfaction que des médisants laissent entendre que Jack Lang serait mêlé aux saloperies Epsteiniennes . Les bras m’en tombent. Comment peut-on salir ainsi cet être de pureté préoccupé, uniquement des choses de l’esprit.. c’est bien simple, il est quasiment puceau..
Jack Lang est mentionné 680 fois dans les Epstein Files. Est-qu’il y aura une chronique enflammée sur France Inter ? Un double page du Monde ? Un complément d’enquête ? Un plateau C dans l’air ? Une diatribe d’acteur aux Césars ?
L’île Epstein fait référence à Little St. James Island (souvent appelée « l’île d’Epstein » ou « Pedophile Island » dans les médias et les discussions en ligne), une petite île privée dans les Îles Vierges américaines, au large de St. Thomas. Elle appartenait à Jeffrey Epstein, le financier condamné pour des crimes sexuels et décédé en 2019. L’île est devenue tristement célèbre en raison des allégations de trafic sexuel et d’abus impliquant des mineurs.
Jack Lang a signé une pétition en 1977 dans Le Monde (et reprise dans Libération), qui défendait trois hommes incarcérés pour des relations sexuelles avec des mineurs de 12 et 13 ans
Cette ignoble pétition a été signée par toute l‘élite intellectuelle de gauche : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Bernard Kouchner. Elle arguait que les mineurs étaient consentants et critiquait la loi pour ne pas reconnaître leur capacité à consentir, tout en dénonçant une « disproportion » entre les faits et la qualification de « crime ».
Le saviez-vous? En 2018 Jack Lang a diné avec Epstein à Paris au 22 Avenue Foch .
👀Jack Lang a reçu un don d’Epstein de 58.000 $ pour financer un film.
🛑Jack Lang a déclaré que Jeffrey Epstein etait une personne « charmante et courtoise »
‼️⁉️En 2018 Epstein était reconnu comme délinquant sexuel depuis 10 ans
Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand, est toujours depuis 2013 le président de l’Institut du monde arabe à Paris.
Budget : 25 millions d’euros.
Il écrit ici à Jeffrey Epstein :
« Cher Jeffrey, Hier, nous avons passé une journée fabuleuse, un moment merveilleux en ta compagnie. Ton amitié, le magnifique avion et ton extraordinaire générosité nous ont profondément touchés. As-tu apprécié la visite chez Majorelle ? Sincèrement, Jack Lang. »
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Bill Gates réagit vivement après la publication de nouveaux documents Epstein qui laissent entendre qu’il aurait attrapé une MST auprès de femmes russes et qu’il aurait prévu de donner discrètement des antibiotiques à son épouse de l’époque, Melinda.
Début 2025, lors d’une interview au Wall Street Journal, Gates avait déjà expliqué qu’Epstein l’avait « manipulé » et qu’il regrettait amèrement cette relation.Dans un email (apparemment rédigé par Epstein à son propre usage), celui-ci reproche à Gates d’avoir « choisi d’ignorer et de jeter aux orties leur amitié ». Il ajoute : « Pour en rajouter une couche, tu es ensuite venu, les larmes aux yeux, me supplier de supprimer les messages concernant ta MST, ta demande d’antibiotiques à te procurer en douce pour les donner à Melinda, ainsi que la description de ton pénis. »
La Fondation Bill & Melinda Gates a rapidement répondu à ces allégations :
« Ces accusations, provenant d’un menteur patenté et aigri, sont totalement absurdes et parfaitement inventées. Ces documents ne prouvent qu’une chose : la frustration d’Epstein de ne plus avoir de relation avec Gates, et jusqu’où il était prêt à aller pour le piéger et le salir. »
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“Comme une famille” : les liens explosifs entre Epstein et le cercle rapproché de Jack Lang
Des échanges mails montrent Jeffrey Epstein se sentant faire partie de la famille Lang, avec des liens tissés sur des années en France, au Maroc et aux États-Unis, questionnant les alliances des élites culturelles.
En 2014, Epstein prête sa villa de luxe à Caroline Lang et discute de deals en aparté avec Jack Lang, révélant un monde de privilèges occultes et intrigants.
En 2018, Epstein finance secrètement un film flatteur sur Jack Lang, un portrait hagiographique resté inédit après les scandales, soulevant des questions éthiques.
Face aux accusations, la famille Lang adopte le déni, affirmant Epstein avait payé sa dette à la société, mais les détails cachés incitent à creuser plus profond.
Jack Lang n’a pas seulement croisé la route de Jeffrey Epstein. Les liens se sont tissés sur plusieurs années, impliquant plusieurs membres de la famille, à travers des échanges de mails et des rencontres en France, au Maroc et aux États-Unis. Epstein lui-même évoquait une réelle proximité : dans des messages, il disait se sentir « faire partie de la famille ». Des correspondances révélées récemment mettent en lumière un réseau étroit de relations entre l’ancien ministre de la Culture et le financier américain, au cœur du scandale sexuel.
Ces connexions ne relèvent pas du hasard. Elles dessinent les contours d’un monde où certaines élites culturelles françaises fréquentent des figures controversées, bénéficiant de réseaux d’influence discrets. Voyages partagés, messages chaleureux : ces éléments interrogent la cohérence morale de personnalités publiques se réclamant des valeurs républicaines et financées par l’État.
🔴 FLASH | Jack Lang est mentionné 680 fois dans les dossiers Epstein divulgués. (Géotales)pic.twitter.com/ybuydNVKS4
Villas de luxe prêtées et arrangements en aparté : les Lang dans l’intimité d’Epstein
En 2014, Jeffrey Epstein met à disposition sa villa de Palm Beach au profit de Caroline Lang. Des rendez-vous en tête-à-tête avec Jack Lang apparaissent dans les échanges, évoquant un « deal » aux contours flous, sans détails précis. Ces arrangements menés en dehors des circuits officiels illustrent les privilèges dont bénéficient certains milieux de pouvoir, habitués à voyager, séjourner et négocier loin des regards.
Au printemps 2015, l’ancien ministre et son épouse Monique reprennent contact avec Epstein autour d’un projet immobilier de prestige à Marrakech. Ils s’intéressent au riad Ksar Massa, une propriété mise en vente à 5,4 millions d’euros. Jack Lang affirme avoir seulement relayé le prix demandé par le vendeur et dit ne plus avoir de souvenirs précis concernant ce dossier.
Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand, est toujours depuis 2013 le président de l'Institut du monde arabe à Paris.
Budget : 25 millions d'euros.
Il écrit ici à Jeffrey Epstein :
Le mécène Jeffrey Epstein finance discrètement un film élogieux sur Jack Lang
En 2018, une fondation liée au financier verse près de 58 000 dollars à une association dirigée par des proches de Jack Lang. Cette somme sert à produire un film à tonalité hagiographique intitulé Jack Lang, la traversée du siècle. Le documentaire dresse un portrait très favorable de l’ancien ministre et met en avant sa carrière, sans évoquer les zones d’ombre.
Mais l’affaire Epstein éclate peu après. Le documentaire est alors mis de côté et ne sera jamais diffusé. Il s’agit d’un financement resté discret, provenant d’un mécène devenu hautement controversé.
🚨ALERTE INFO
Un email daté du 2 septembre 2013 envoyé par Jack Lang refait surface dans le cadre des déclassifications Epstein.
L'ancien ministre français de la Culture et président de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, y exprime son enthousiasme à l'idée de voyager… pic.twitter.com/yddWSWB9R2
Face à ces relations controversées, la famille Lang a apporté plusieurs réponses jugées évasives par ses détracteurs. Caroline Lang reconnaît avoir eu connaissance, dès 2008, de la condamnation d’Epstein en Floride pour prostitution de mineures, tout en minimisant la portée de cette affaire. Elle affirme avoir cru, à l’époque, à sa version selon laquelle il avait « payé sa dette ».
De son côté, Jack Lang, ancien ministre devenu président de l’Institut du monde arabe, dit avoir été surpris par l’ampleur des révélations. Selon lui, Epstein apparaissait avant tout comme un mécène intéressé par l’art et la culture. Les révélations postérieures à 2019 l’auraient laissé « stupéfait ». Certains observateurs évoquent néanmoins une forme d’amnésie sélective.
Ce qui est formidable en France, ç'est que les véritables scandales sortent mais entre 15 et 20 ans après qu'ils aient eut lieu ; et l'on sort les grands artifices de : révélations explosives....
Caroline Lang contrainte de partir : les révélations sur Jeffrey Epstein éclaboussent le clan Jack Lang
🔥 Les essentiels de cette actualité
Caroline Lang, fille de Jack Lang, démissionne de son poste au SPI après seulement trois semaines, suite à des révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein.
Des documents judiciaires révèlent une société offshore créée aux Bahamas avec Epstein en 2016, une connexion remontant à 2012.
Elle insiste n’avoir reçu aucun bénéfice et se retire pour éviter de nuire au syndicat, suscitant des questions sur ces liens occultes.
Jack Lang assume publiquement les fréquentations passées avec Epstein, vu comme un philanthrope à l’époque.
Lundi 2 février, Caroline Lang, 64 ans, fille de Jack Lang, quitte ses fonctions de déléguée générale du Syndicat de la Production Indépendante (SPI), à peine trois semaines après sa nomination. En cause : des révélations de Mediapart, fondées sur des documents judiciaires américains, la reliant à Jeffrey Epstein, financier au centre d’un vaste scandale de criminalité sexuelle. Dans sa déclaration, elle explique :
Il y a trois semaines, j’ai été nommée déléguée générale du Syndicat de la Production Indépendante (SPI). Je ne souhaite en aucun cas que cette situation puisse fragiliser ou nuire au syndicat. En conséquence, j’ai décidé de me retirer de mes fonctions.
Cette démission intervient alors que d’anciennes connexions avec une entité offshore liée à Epstein refont surface. Dans les milieux culturels parisiens, la priorité semble être de contenir l’impact du scandale.
🚨🇫🇷 ALERTE INFO | Caroline Lang, fille de Jack Lang, DÉMISSIONNE du Syndicat des producteurs indépendants après la révélation de la création, en 2016, d’une société offshore aux îles Vierges avec Jeffrey Epstein. Elle apparaît également dans le testament financier du… pic.twitter.com/jrYXG82c4A
Une société offshore aux Bahamas liée à Epstein dès 2016
Au cœur de ces révélations figure une structure offshore créée en 2016 aux Bahamas, en partenariat avec Jeffrey Epstein. La relation remonte à 2012, lors d’une première rencontre où Caroline Lang décrivait Epstein comme une simple « connaissance » et un « mécène généreux ». À l’époque, son projet de monter un fonds destiné à faciliter l’achat d’œuvres d’art lui avait semblé légitime, une pratique courante dans certains milieux de l’élite culturelle parisienne.
Caroline Lang affirme toutefois n’avoir perçu « aucune rémunération, ni aucun bénéfice de ce fonds ». Elle indique avoir démissionné de toute fonction liée à cette structure lorsque les crimes d’Epstein ont été rendus publics. Cette chronologie soulève des interrogations sur la durée de ces liens et l’absence de remise en question antérieure.
Jack Lang assume ses relations passées avec Epstein
Jack Lang, 86 ans, a réagi publiquement après le retrait de sa fille. L’ancien ministre de la Culture affirme avoir entretenu des liens avec Jeffrey Epstein à une époque où, selon lui, rien ne laissait supposer que le financier américain se trouvait au cœur d’un réseau criminel.
Cette prise de position contraste avec la discrétion de sa fille. Alors que Caroline Lang a choisi de se retirer pour préserver le SPI, Jack Lang souligne que ces relations remontent à une période où Epstein était encore perçu comme un philanthrope respectable.
En résumé : ceux qui consomment beaucoup les médias mainstream traditionnels (TV publique suisse, etc.), qui s’identifient à des partis progressistes/centristes-gauche (Verts, Libéraux), et qui ont une confiance modérée dans l’État sont plus enclins à adhérer pleinement à des claims faux mais alignés avec le narratif dominant. Les plus résistants sont souvent ceux qui se tournent vers des sources alternatives, et paradoxalement, une éducation plus élevée semble protéger contre cette forme de misinformation.
Une étude en préprint sur ResearchGate par le chercheur suisse Felix Schläpfer, intitulée Qui croit à la désinformation alignée avec les récits dominants des médias grand public ?, met en évidence un phénomène sous-estimé : la désinformation qui s’aligne sur les discours institutionnels et médiatiques traditionnels. Basée sur un échantillon représentatif de 1 590 répondants en Suisse alémanique, cette étude démontre que jusqu’à 50 % de la population accepte pleinement des affirmations fausses ou trompeuses sur des enjeux géopolitiques et sanitaires majeurs, tels que la guerre en Ukraine ou la pandémie de COVID-19. Ces résultats interrogent non seulement la vulnérabilité du public, mais aussi les mécanismes cognitifs, les bulles informationnelles et les enjeux de pouvoir qui entravent l’émergence de la vérité.
l’auteur identifie 20 affirmations fausses ou trompeuses, basées sur des preuves vérifiables et indépendantes – y compris des corrections officielles par des autorités publiques. Par exemple, une affirmation comme « L’invasion russe de l’Ukraine est une guerre d’agression non provoquée » est qualifiée de trompeuse
ici, ce sont les consommateurs assidus de médias traditionnels qui sont les plus vulnérables, suggérant que les mainstream media sont une source majeure de désinformation. Schläpfer conclut que les médias traditionnels, dépendants de sources alignées sur les États-Unis, propagent une désinformation systématique, appelant à des mesures réglementaires pour améliorer la transparence des sources, afin de protéger la « formation libre de la volonté politique et le vote impartial » inscrite dans la Constitution suisse. De son point de vue, la désinformation diminuerait avec un sourcing non-mainstream.
Schläpfer classe ces statements comme de la misinformation alignée avec les narratifs dominants des médias mainstream suisses/européens (SRF, NZZ, Blick, etc.), c’est-à-dire des claims faux ou hautement trompeurs mais fréquemment relayés ou implicites dans la couverture médiatique dominante (sans contrepoints équilibrés). Les astérisques (*) indiquent les statements qu’il considère comme particulièrement alignés/misleading dans le sens pro-occidental/NATO.Sur l’Ukraine (panel du haut) :
Pour U1 : « Unprovoked aggression » (l’agression non provoquée de la Russie contre l’Ukraine en 2022)
Formulation exacte dans l’enquête (d’après les graphiques et le contexte) : quelque chose comme « L’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 était une agression non provoquée » (ou équivalent en allemand suisse).
Pourquoi l’auteur la considère misleading :
Il la marque d’un astérisque (*) comme l’une des affirmations les plus alignées avec le narratif dominant suisse/européen (SRF, NZZ, etc.), qui présente systématiquement l’invasion comme totalement injustifiée et sans contexte provocateur préalable.
Dans sa perspective (et celle de nombreux analystes critiques qu’il cite implicitement via la littérature sur la désinformation mainstream), cette formulation est trompeuse car elle occulte ou minimise plusieurs éléments factuels antérieurs à février 2022 :
L’expansion progressive de l’OTAN vers l’Est malgré des assurances informelles données à Gorbatchev en 1990 (sur lesquelles il y a débat historique, mais des documents déclassifiés US montrent des promesses verbales non tenues).
Le non-respect effectif des accords de Minsk I et II (2014-2015) par les deux parties, avec des violations documentées des deux côtés (OSCE rapports), et une interprétation ukrainienne qui rendait Minsk II inapplicable sans concessions majeures.
Le coup d’État/révolution de Maïdan en 2014 (soutenu par des acteurs occidentaux selon des fuites comme celles de Victoria Nuland), perçu par Moscou comme un changement de régime hostile.
Les bombardements continus dans le Donbass (2014-2022) par les forces ukrainiennes, causant des milliers de morts civils selon l’ONU/OSCE, et la reconnaissance russe des républiques séparatistes juste avant l’invasion.
Schläpfer argue que qualifier cela d’« unprovoked » (non provoqué) est une simplification extrême qui ignore ces facteurs cumulatifs de tension géopolitique sur 30 ans. C’est un framing narratif dominant dans les médias mainstream suisses (et occidentaux), qui évite souvent de contextualiser ces éléments pour maintenir une vision binaire « agresseur vs victime innocente ». Il considère donc U1 comme misleading (trompeur) plutôt que strictement faux, car l’invasion est bien une agression, mais le qualificatif « unprovoked » est contestable et sert un narratif partisan.
Les affirmations les plus acceptées (fort accord « fully/rather agree ») sont celles alignées avec le narratif mainstream occidental :
U1 : « Unprovoked aggression » (Russie agresseur non provoqué) → ~47-50 % fully agree (même en excluant NR/DNK).
U2 : Russie menace toute l’Europe → ~50 % fully agree (très stable).
Les affirmations alternatives ou nuançant le narratif (souvent considérées comme « pro-russes » ou fact-checkées comme fausses par les médias mainstream) ont beaucoup moins d’accord :
U3 : Expansion NATO pas une menace → seulement ~19-20 % fully agree.
U7 : Minsk II était un effort sérieux → ~14 % fully agree (incl. NR/DNK), monte à 26 % en excluant.
U8 : USA n’ont jamais promis de ne pas étendre l’OTAN → ~11 % fully agree.
U9 : Nord Stream saboté par USA (main suspect) → ~8 % fully agree.
U10 : « Ghost of Kiev » (légende du pilote ukrainien) → très faible accord (~6 % fully agree).
En excluant les « don’t know/no response » (NR/DNK), les pourcentages d’accord augmentent légèrement pour les claims pro-occidentaux, mais les claims critiques restent faibles.Sur les autres sujets (panel du bas) :
Pour V1 : « Covid-19 origin probably natural » (l’origine du Covid-19 est probablement naturelle)
Formulation : « L’origine du SARS-CoV-2 est probablement naturelle / zoonotique » (pas de lab-leak).
Pourquoi l’auteur la considère misleading :
Marquée d’un astérisque (*) comme alignée sur le narratif mainstream dominant (OMS initiale, médias comme Le Monde, SRF, NYT pendant 2020-2022).
Schläpfer s’appuie sur l’évolution du débat scientifique depuis 2021-2025 :
Preuves croissantes pour l’hypothèse lab-leak (ou au moins recherche gain-of-function à Wuhan) : proximité du Wuhan Institute of Virology (WIV) avec le marché de Huanan, recherches sur des coronavirus de chauves-souris financées partiellement par les NIH via EcoHealth Alliance, accidents de labo documentés en Chine, absence de hôte intermédiaire identifié malgré des années de recherche.
Rapports US (FBI, Département de l’Énergie, CIA avec low/moderate confidence) penchent vers lab-leak ; même l’OMS en 2021-2023 a réévalué et qualifié lab-leak de « possible » (pas improbable).
Critiques sur la suppression initiale de cette hypothèse (emails Fauci, The Lancet letter 2020 qualifiée de « Proximal Origin » avec conflits d’intérêts).
Dans les médias mainstream suisses/européens, l’origine naturelle a longtemps été présentée comme le consensus quasi-unanime (et reste souvent le framing par défaut en 2026), tandis que le lab-leak était marginalisé comme « conspirationniste ». Schläpfer voit cela comme un cas classique de misinformation institutionnelle : affirmer « probablement naturelle » comme fait établi alors que les preuves sont au mieux équilibrées (50/50 ou incertaines selon de nombreux experts indépendants en 2025-2026). C’est donc misleading car cela sous-estime la plausibilité sérieuse de l’origine en labo.
V3 : Chine opère un système de crédit social (souvent exagéré dans les médias).
V6 : Trump a collaboré avec la Russie en 2016 → ~14-19 % fully agree.
Claims plus « conspirationnistes » ou anti-mainstream ont un accord faible : ex. V8 (inspecteurs US ont trouvé des ADM en Irak) ~6-8 % fully agree ; V10 (pas de lien CIA/Oswald) faible.
Globalement, l’accord est plus élevé pour les narratifs dominants (U1/U2, V3/V4) que pour les contre-narratifs, même si beaucoup restent dans le neutre ou le désaccord.Interprétation dans le cadre du preprintCes graphiques illustrent que, dans l’échantillon suisse alémanique :
Une part significative (souvent 40-70 % cumulé « fully + rather agree ») adhère à des affirmations que l’auteur qualifie de misinformation mainstream (exagérations, omissions, framing biaisé en faveur de l’OTAN/USA/Ukraine).
L’accord est plus fort pour les claims pro-occidentaux sur l’Ukraine que pour les contre-arguments (Minsk, promesses OTAN, Nord Stream, Ghost of Kiev).
Cela renforce la thèse principale : la susceptibilité à la désinformation n’est pas seulement du côté des « anti-mainstream » (comme souvent étudié), mais aussi — et fortement — chez ceux qui consomment beaucoup les médias traditionnels suisses et s’identifient à des partis centristes/prog (Verts, libéraux), avec une confiance modérée dans les institutions.
Le papier argue que ces résultats montrent un biais systémique dans la couverture médiatique suisse (et par extension occidentale), où certains faits nuancés ou alternatives sont marginalisés, menant à une adhésion plus large à des versions simplifiées/misleading.
U2 : « Russia threat for all of Europe » (La Russie est une menace pour toute l’Europe)
→ Très haut accord (~50 % fully agree).
Pourquoi misleading : Exagération du narratif dominant post-2022. Schläpfer voit cela comme une peur amplifiée sans preuves solides d’une menace existentielle contre l’UE entière (pas d’attaques directes ailleurs, armée russe enlisée en Ukraine). C’est un framing alarmiste relayé massivement par les médias mainstream pour justifier aides militaires et sanctions, mais contesté par des analystes réalistes (ex. : pas de capacité/logistique pour une invasion large).
U3 : « NATO expansion no threat » (L’expansion de l’OTAN n’est pas une menace)
→ Accord faible (~19-20 % fully agree).
Pourquoi misleading : Affirmation alignée mainstream (OTAN défensive, pas agressive). Schläpfer la considère trompeuse car elle ignore les préoccupations sécuritaires russes documentées (promesses non tenues de 1990, élargissement perçu comme encerclement). C’est un claim normatif pro-OTAN qui minimise le rôle des tensions géopolitiques.
U4 : « Revolution of the people » (Maïdan 2014 = révolution du peuple)
→ Accord modéré/faible.
Pourquoi misleading : Simplification romantique du narratif occidental (soulèvement populaire pur). Omet le rôle d’acteurs externes (soutien US/UE via Nuland, snipers controversés, coup d’État aspect selon Moscou et certains observateurs neutres).
U5 : « UK/USA did not obstruct peace » (Royaume-Uni/USA n’ont pas entravé la paix)
→ Accord faible.
Pourquoi misleading : Contredit des rapports (ex. : Boris Johnson aurait dissuadé Kiev de signer un accord Istanbul 2022 ; rôle US dans le rejet de Minsk). Aligné sur le narratif « Russie seule responsable de l’échec des négociations ».
U6 : « Economic crisis unrelated » (Crise économique ukrainienne non liée au conflit)
→ Accord moyen.
Pourquoi misleading : Ignore l’impact cumulé des sanctions, guerre du Donbass et corruption post-Maïdan sur l’économie pré-2022.
U7 : « Minsk II serious effort » (Minsk II était un effort sérieux)
→ Accord faible (~14-26 %).
Pourquoi misleading : Présente Minsk comme viable et sincère côté occidental/ukrainien. Schläpfer note que les violations étaient bilatérales, et que l’Ukraine a refusé des concessions clés (autonomie Donbass), rendant l’accord inapplicable.
U8 : « USA never promised » (USA n’ont jamais promis de ne pas étendre l’OTAN)
→ Accord faible.
Pourquoi misleading : Contredit des documents déclassifiés (assurances verbales à Gorbatchev 1990 par Baker et autres). C’est un point de débat historique, mais le narratif mainstream nie toute promesse formelle pour discréditer la narrative russe.
U9 : « Nordstream main suspect » (USA principal suspect du sabotage Nord Stream)
→ Très faible accord (~8-14 %).
Pourquoi misleading : Inversé ! Le narratif dominant accuse la Russie ; Schläpfer classe ce claim comme non-aligné (alternative), donc pas misleading dans le sens mainstream. (Note : les astérisques sont sur les pro-mainstream ; U9 n’en a pas toujours dans les graphs, mais contexte implique que le claim inverse est dominant.)
U10 : « Ghost of Kiev » (Le Fantôme de Kiev existait)
→ Très faible (~6-16 %).
Pourquoi misleading : Légende propagande ukrainienne relayée initialement par médias mainstream (pilote abattant des dizaines d’avions russes). Débunkée rapidement (même par sources ukrainiennes), mais exemple de désinformation pro-ukrainienne acceptée temporairement.
Panel Divers (V2 à V10)
V2 : « Vaccines prevented transmission » (Vaccins COVID empêchaient la transmission)
→ Accord moyen/faible (~18-19 % fully).
Pourquoi misleading : Affirmation forte des autorités et médias 2021 (Pfizer, CDC, EMA). Rétrospectivement (2023-2026), consensus : vaccins réduisent symptômes/graves, mais pas transmission de façon significative (surtout Omicron). Exemple classique de sur-promesse institutionnelle.
V3 : « China operates social credit system » (Chine opère un système de crédit social totalitaire)
→ Haut accord (~36-44 %).
Pourquoi misleading : Exagération médiatique. Le système existe mais est fragmenté (local/provincial, pas un score unique Orwellien comme souvent décrit). Framing anti-Chine dominant.
V4 : « China publishes embellished statistics » (Chine publie des stats embellies)
→ Accord élevé.
Pourquoi misleading : Vrai dans certains cas, mais appliqué de façon sélective (même critiques sur stats occidentales ignorées). Renforce narratif sinophobe.
V5 : « Russia and China sabotage sea cables » (Russie/Chine sabotent câbles sous-marins)
→ Accord moyen.
Pourquoi misleading : Spéculations médiatiques sans preuves solides (accusations récurrentes post-2022). Omet sabotage potentiel d’autres acteurs.
V6 : « Trump 2016 collaborated with Russia » (Trump a collaboré avec Russie en 2016)
→ Accord moyen.
Pourquoi misleading : Mueller report n’a pas trouvé conspiration criminelle ; Steele dossier discrédité. Narratif dominant démocrate/médias mainstream 2017-2019.
V7 : « Epstein/secret service conspiracy theory » (Théorie conspiration Epstein/services secrets)
→ Accord moyen.
Pourquoi misleading : Souvent présenté comme farfelu, mais liens documentés (vols, listes clients). Aligné sur minimisation mainstream.
V8 : « US Iraq inspectors found WMD » (Inspecteurs US ont trouvé ADM en Irak)
→ Très faible.
Pourquoi misleading : Faux historique (pas d’ADM trouvées). Exemple inverse : claim pro-Bush relayé avant guerre, mais debunké.
V9 : « Only military can prevent Iranian bomb » (Seule option militaire contre bombe iranienne)
→ Accord moyen.
Pourquoi misleading : Framing hawkish (Netanyahu, GOP, médias conservateurs), ignore diplomatie (JCPOA).
V10 : « No contacts CIA/Harvey Oswald » (Pas de liens CIA/Oswald)
→ Faible.
Pourquoi misleading : Débat historique (documents déclassifiés suggèrent contacts possibles). Narratif officiel Warren Commission.
En résumé : Schläpfer cible les claims qui simplifient en faveur du narratif occidental/institutionnel (pro-OTAN, pro-vax institutionnel, anti-Russie/Chine), souvent au prix de nuances ou de faits contraires. Les accords élevés sur U1/U2/V3 montrent que ces versions « mainstream » sont plus crues que les contre-narratifs.
En janvier 2022, lors d’un entretien resté célèbre, Emmanuel Macron affirmait sa volonté délibérée d’« emmerder » les Français non vac**nés. Face à cette déclaration, l’association Réaction 19, forte de ses 10 000 adhérents, a lancé une offensive juridique.
Aujourd’hui, la justice a franchi un pas décisif en autorisant l’ouverture d’un procès impliquant 500 parties civiles contre le chef de l’État. Alors que les grands médias gardent un silence total sur cette affaire, Mike Borowski était présent au tribunal pour saisir l’invisible. Il a notamment interpellé l’avocat personnel du couple Macron, l’homme qui plaide habituellement dans les dossiers les plus sensibles de l’Élysée.
Cette investigation exclusive révèle les arguments de Maître Maud Marian et de Me Carlo Brusa face à une défense macroniste acculée. L’enjeu de cette procédure dépasse le simple cadre de l’insulte présidentielle. Selon toute vraisemblance, une condamnation, même symbolique, pourrait créer une jurisprudence historique. Le président de la République pourra-t-il désormais être poursuivi par les citoyens pour ses actions et ses mots ? Les coulisses de ce procès pourraient bien marquer le début d’une dépossession de l’impunité pour la caste au pouvoir. Mike Borowski revient sur ce procès contre Emmanuel Macron sur GPTV Investigation.
Actuellement le pillage de l'économie Française par les USA se poursuit par la vente des fleurons de l'industrie Française, le rachat du pétrole de schiste aux USA a des prix prohibitifs, l'imposition de taxes douanières, la destruction de notre potientel d'industrie militaire, énergétique et également l'agriculture afin de favoriser l'ouverture du marché Sud Américain en majorité tenu par des multinationales Américaines.
C'est une politique de réassurance de la sauvegarde Américaine à nos dépens, en conclusion les USA se servent des colonies européennes comme variable d'ajustement de leur gestion calamiteuse de leur dette et du dollar ni plus ni moins. Macron a été cet agent liquidateur et promoteur du maintien des USA dans la continuité économique tout en affaiblissant le pays.
Selon Willem Middelkoop, fondateur du Commodity Discovery Fund, le système monétaire basé sur le dollar s'effondre. Il annonce une réinitialisation monétaire imminente (un cycle de 90 ans) et ...
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Mes chères impertinentes, chers impertinents, Vous avez du entendre ces derniers temps que le dollar s'effondrait en raison de la gestion calamiteuse du méchant Donald Trump qui serait très mauvais
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La vente de LMB Aerospace, fabricant corrézien de ventilateurs pour Rafale et sous-marins nucléaires, à un groupe américain a déclenché une vive polémique. Le gouvernement assure que la production restera en France et que l’État conservera un contrôle stratégique.
Le gouvernement a officialisé cette semaine la vente de LMB Aerospace, entreprise corrézienne française dans la fabrication de ventilateurs pour moteurs militaires et civils, à la société américaine Loar Group.
Ces ventilateurs équipent notamment l’avion de combat Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les hélicoptères Tigre, le char Leclerc et le porte-avions Charles de Gaulle.
Cette décision, qui intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de réarmement, a rapidement provoqué une vague de critiques.
Plusieurs responsables politiques dénoncent ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la souveraineté industrielle et militaire française.
Du côté de l’extrême droite, le président du RN, Jordan Bardella, a dénoncé sur X une "grande braderie", soulignant que "le réarmement de la France est une nécessité vitale".
Dominique de Villepin, ancien premier ministre sous Jacques Chirac, a aussi ironisé sur X : "Si quelqu’un comprend les critères de souveraineté du gouvernement, qu’il veuille me les expliquer !"
Même son de cloche à gauche avec la députée LFI Aurélie Trouvé qui a qualifié la vente de "suicidaire"."Un industriel stratégique pour la défense et l'aéronautique française passe donc entre les mains des USA de Trump," a-t-elle écrit sur son compte X.
Interrogé sur TF1 ce vendredi, le ministre de l’Économie Roland Lescure a défendu l’opération, affirmant que LMB Aerospace resterait "une pépite corrézienne qui exporte dans le monde entier des ventilateurs permettant de refroidir des moteurs dans des navires et des avions, militaires ou civils".
Il a précisé que l’entreprise emploie 70 salariés et réalise "50 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 20% en France et 80 % à l’étranger, notamment aux États-Unis".
Bercy assure que l’État conservera un droit de veto sur toute décision stratégique et que des conditions "extrêmement strictes" encadrent la cession. Selon le gouvernement, cette approche permet de sécuriser la production en France tout en renforçant le contrôle de l’État sur les activités stratégiques.
Biogaran est effectivement un acteur majeur : il représente environ 30 % des ventes de médicaments génériques en France (plus d'une boîte sur huit délivrée en pharmacie), avec un chiffre d'a...
La politique Macronienne ç'est l'usage retors de la parole et des actes, ç'est la nature profonde et intrinsèque de ce mouvement, le fameux "en même temps" comme la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche. Tout est interprétable de manière inversée, ç'est l'usage du mensonge de manière permanente, la torsion de la vérité, l'inversion accusatoire bref la perfidie à l'état pur.
Tout n'est que bile et venin sous des apparences de miel et de lait.
Ce n’est pas seulement les mineurs qu’ils veulent bloquer sur les réseaux : c’est nous tous qu’ils veulent ficher avec notre carte d’identité.
Vérification d’âge → contrôle d’identité → censure massive.
Bienvenue dans le pass numérique version 2026 !
Portefeuille numérique européen (EUDI Wallet / France Identité upgradée). C’est LA question que beaucoup posent en 2026 : est-ce que ce truc va nous libérer des galères numériques ou, au contraire, nous coller une laisse high-tech ?Le discours officiel (Commission UE + France) : « C’est pour ta liberté ! »Contrôle total
En gros, ils vendent ça comme un super-pouvoir : toi qui contrôles ton identité au lieu que ce soit Google, Meta ou un service random qui te pompe tout.Les critiques & risques réels (et ils sont pas anodins)Beaucoup d’asso de protection des données, cryptographes, ONG (Epicenter.works, EDRI, etc.) et experts disent : attention, danger pour la liberté individuelle.Surveillance de masse potentielle via métadonnées : Même si les données perso restent privées, chaque fois que tu présentes un « preuve » (âge, diplôme, etc.), il y a des traces : quand, où (via ton téléphone ?), avec qui (quel service ?). Si tout converge (banque, santé, transports, RS, etc.), ça peut créer un profil ultra-détaillé de ta vie sans que tu t’en rendes compte.
Risque d’abus par l’État : En cas de crise (sécurité, terrorisme, troubles sociaux), un gouvernement pourrait pousser à l’obligation déguisée (ex. : accès aux services publics seulement via wallet). Ou forcer des backdoors. Certains parlent déjà de « panoptique numérique » si 80 % des gens l’utilisent d’ici 2030.
Exclusion & inégalités : Pas tout le monde a un smartphone récent, des compétences numériques, ou veut/biometrie. Si ça devient « la norme », les plus fragiles (seniors, précaires, ruraux) risquent d’être exclus. Et en cas de vol/coercition (violence conjugale, etc.), « sole control » peut virer en vulnérabilité.
Interopérabilité = tracking transfrontalier : Super pour voyager, mais imagine : un jour, tes mouvements, achats, interactions santé/emploi se lient facilement entre pays. Critiques parlent de « frontière numérique » ou de surveillance renforcée (surtout avec des deals comme l’accès US à certaines biométries européennes en 2026).
Biométrie & dépendance tech : France Identité utilise déjà biométrie pour le haut niveau de confiance. Si ça s’étend, risque de faux positifs, hacks, ou obligation biométrique (critiqué par des cryptos).
En résumé 2026 : double tranchantLiberté + : Moins de paperasse, moins de fuites chez les intermédiaires privés, vrai contrôle utilisateur si bien implémenté.
Liberté – : Risque de centralisation forcée à terme, métadonnées traçables, dépendance à un outil étatique, exclusion des non-connectés.
Le député Renaissance Paul Midy, rapporteur général du projet de loi numérique veut associer chaque compte sur les réseaux sociaux à une identité numérique dont les autorités pourront avoir accès
Pour rappel en 2023:
Le député Renaissance Paul Midy, rapporteur général du projet de loi numérique veut associer chaque compte sur les réseaux sociaux à une identité numérique dont les autorités pourront avoir accèspic.twitter.com/jieEBvG9HM
Le contrôle des réseaux sociaux en Chine n’est pas directement géré par le système de crédit social (SCS) de manière systématique ou généralisée pour les citoyens ordinaires en 2026. Le SCS reste principalement axé sur la fiabilité économique, judiciaire et administrative (dettes, contrats, fraudes fiscales, respect des lois sectorielles), et non sur une surveillance quotidienne des publications en ligne pour punir les opinions politiques ou les contenus « non conformes ».
Voici un état des lieux clair et actualisé (janvier 2026) sur les liens (ou l’absence de liens forts) entre les deux :Contrôle des réseaux sociaux en Chine : le vrai pilierLe contrôle principal des plateformes comme Weibo, WeChat, Douyin (TikTok chinois), Xiaohongshu, etc., repose sur un arsenal séparé et bien plus puissant :
Censure en temps réel par la Cyberspace Administration of China (CAC) et les plateformes elles-mêmes (responsabilité des intermédiaires renforcée depuis les lois de 2017-2020).
« Clear and Bright » (清朗) campagnes permanentes depuis 2020-2021, intensifiées en 2024-2025 : suppression massive de contenus (plus d’un million de posts retirés début 2025 pour « provocation extrême », « fausses infos », « vulgarité », etc.).
Sanctions directes : suppression de comptes, interdiction de publication, amendes, détention administrative ou poursuites pénales pour « trouble à l’ordre public », « propagation de rumeurs », « atteinte à la sécurité nationale ».
Algorithmes de recommandation obligatoirement alignés sur les valeurs du Parti (depuis 2022-2023).
Surveillance accrue des self-media, live streamers, MCN (agences de contenu) et influenceurs : obligation de licence, notation de crédibilité sectorielle.
Didier Schürch
@DidierSchurch
1/6 🧵 TikTok USDS : Le rêve américain vire au cauchemar de la censure. Depuis le 23 janvier 2026, TikTok n’est plus le même aux USA. Passée sous le contrôle d’Oracle, Silver Lake et MGX, la plateforme vit une transition brutale. Ce n’est plus seulement une question de serveurs, mais de contrôle éditorial. #TikTokUSDS #Censure
2/6 🤖 L’algorithme « reformaté » : Officiellement, l’algorithme est ré-entraîné sur les serveurs d’Oracle pour la sécurité. Officieusement, c’est le grand nettoyage. Depuis vendredi, des milliers de créateurs subissent un « shadowban » massif : portée limitée, vidéos bloquées à 0 vue. Un bug technique ou un choix politique ?
3/6 🚫 Les nouveaux points sensibles : La censure change de camp. Les contenus critiques envers l’administration actuelle ou dénonçant les actions de l’ICE (immigration) disparaissent des flux « Pour Toi ». L’influence de Pékin semble remplacée par un « filtrage patriotique » aligné sur les intérêts des nouveaux propriétaires.
4/6 🛂 Collecte de données inquiétante : Le choc vient aussi des nouvelles CGU. TikTok USDS peut désormais collecter votre statut d’immigration et votre citoyenneté. Une plateforme sociale transformée en outil de profilage pour les autorités ? La ligne rouge est franchie.
5/6 💰 Le poids des nouveaux maîtres : Le contrôle de l’information n’est plus à Pékin, mais se joue entre Austin (siège d’Oracle dirigé par Larry Ellison, soutien affiché de Donald Trump), les fonds de Silver Lake et la puissance financière des Émirats via MGX. TikTok est devenu un actif politique où l’algorithme sert les intérêts de ses propriétaires.
6/6 🇪🇺 Et pour nous ? Cette scission ne concerne pas (encore) l’Europe, mais elle crée un précédent dangereux : un internet fragmenté où chaque puissance modèle « sa » vérité par l’algorithme. TikTok est-il devenu le bras armé de la surveillance domestique ? 📉
la quasi-totalité des enfants de 3-11 ans passe du temps régulièrement devant les écrans.
Il s’agit en premier lieu de la télévision, suivi des consoles.
La télévision reste l’écran le plus présent dans le quotidien des enfants ».
Pourquoi donc les politiques s’attaquent aux RS et non pas à la TV ?!
Tout le monde sait.
Bienvenue dans le monde merveilleux du EUDI où tu peux acheter une bouteille d'alcool tout en prouvant ton identité et en donnant toutes tes données en un clic.
Laetitia Saint-Paul, députée Horizons (groupe centriste, proche d’Édouard Philippe), co-rapporteure (avec le socialiste Alain David) d’un rapport d’information parlementaire sur l’irruption de l’intelligence artificielle dans les ingérences étrangères, publié début décembre 2025.Dans ce contexte de préoccupations croissantes sur les manipulations numériques (ex. : cas roumain 2024, ingérences russes ou chinoises via IA et algorithmes), elle propose une « réserve algorithmique pré-électorale » temporaire avant les scrutins, y compris les municipales de mars 2026 et potentiellement 2027.Ce que ça impliquerait concrètement
Les plateformes (X, TikTok, Meta, etc.) resteraient accessibles : on pourrait toujours publier et consulter les contenus.
Mais les algorithmes de recommandation seraient gelés ou fortement bridés pour les contenus politiques pendant une période (quelques semaines avant le vote, durée à débattre).
Passage forcé à un mode chronologique / non-personnalisé : on ne verrait plus que les posts des comptes suivis, ou du contenu « organique » sans boost algorithmique.
Objectif affiché : empêcher le micro-ciblage massif, la viralité artificielle boostée par IA, les bulles de polarisation amplifiées, et les ingérences étrangères qui exploitent ces mécanismes pour inonder les feeds de désinformation ou de contenus clivants.
Elle présente ça comme une mesure « simple » et proportionnée, comparable au consentement cookies (opt-in pour les recommandations algorithmiques en général, pas seulement en période électorale).Pourquoi certains y voient un « basculement démocratique majeur »C’est précisément l’argument développé par des médias comme Élucid (qui a sorti une vidéo/analyse critique sur le sujet fin janvier 2026) et repris dans de nombreux débats sur X :
Cela revient à invisibiliser massivement les contenus politiques pour la majorité des utilisateurs, qui ne suivent pas des centaines de comptes politiques divers.
Les petits comptes, les lanceurs d’alerte, les opposants non-médiatisés ou les mouvements émergents perdraient énormément en visibilité (pas de viralité organique boostée).
Les médias traditionnels et les partis installés (qui ont déjà des abonnés massifs) en sortiraient relativement avantagés.
Risque de censure indirecte : qui définit ce qui est un « contenu politique » ? Et si ça s’étend à des sujets sociétaux ?
Liberté d’expression et pluralisme : l’algorithme, même problématique, reste un vecteur de découverte d’idées. Le bloquer temporairement, c’est potentiellement réduire la diversité des voix entendues par l’électeur moyen.
Comparaison avec le DSA européen : il impose déjà un fil chronologique optionnel, mais pas une obligation générale ou une suspension forcée.µ
Sans VPN : Tu vas sur un site → il voit « Ah, cet utilisateur est à Paris, IP 82.64.xxx.xxx » → te montre des pubs françaises, bloque du contenu US.Avec VPN (serveur aux USA) : Le site voit « Ah, cet utilisateur est à New York, IP 104.xxx.xxx.xxx » → te donne accès au catalogue US, et personne en France ne sait que t’es sur ce site.C’est pas magique : ça ralentit un peu la connexion (selon le VPN et le serveur choisi), et un mauvais VPN gratuit peut même être pire (logs, pubs, vente de données). Les bons (payants) comme NordVPN, ExpressVPN, Surfshark… sont audités et fiables.
🔴 Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : "Oui le VPN existe, mais si avec ce texte, je réussis à protéger une très large majorité des enfants, nous continuerons."
🗣 Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique. pic.twitter.com/S2BQ9Ddf7G
Un VPN n’est pas un “site” : c’est une brique de sécurité… recommandée par l’État
Un VPN (“réseau privé virtuel”), c’est souvent le dispositif standard pour connecter un salarié, un prestataire ou une administration à un SI à distance.
Et le plus ironique : les autorités françaises recommandent elles-mêmes l’usage des VPN.
La CNIL conseille clairement de mettre en place un VPN pour le télétravail (“éviter l’exposition directe” des services).
Le dispositif public http://Cybermalveillance.gouv.fr recommande de systématiser les connexions via VPN pour sécuriser les accès extérieurs.
Le portail gouvernemental France Num présente le VPN comme un outil de sécurisation des connexions, notamment en télétravail et mobilité.
Donc politiquement, on vendrait : “On interdit ce qu’on recommande”. Niveau cohérence : haute gastronomie.
2) Techniquement : “détecter un VPN” sans tout casser, c’est le jeu du chat et de la souris
Pour “interdire”, il faut détecter et/ou bloquer.
Problème : un VPN moderne peut ressembler à du trafic chiffré banal (souvent sur les mêmes ports et avec les mêmes mécaniques que le web).
Pour le filtrer, il faudrait typiquement :
▫️Bloquer des IP (facilement contournable : nouvelles IP, cloud, rotation),
▫️Bloquer des protocoles (ils se déguisent / s’obfusquent),
▫️Mettre de la DPI (inspection profonde de paquets), ce qui devient un bras de fer technique permanent,
crée d’énormes faux positifs (services pros cassés),
ouvre un boulevard à des débats explosifs sur vie privée et proportionnalité.
Résultat : soit vous bloquez “un peu” (et ça se contourne), soit vous bloquez “fort” (et vous démolissez des usages légitimes).
3) Juridiquement : l’UE vous rappelle qu’Internet n’est pas un menu à la carte
Dans l’UE, l’accès à un internet ouvert est encadré par le règlement (UE) 2015/2120.
Ce texte affirme que les utilisateurs finaux ont le droit d’utiliser des applications et services de leur choix.
Et il impose aux FAI un traitement égal du trafic, en leur demandant de s’abstenir de bloquer, ralentir, restreindre des contenus/applications/services, sauf exceptions strictement encadrées.
Cerise sur le pare-feu : les mesures de gestion du trafic ne doivent pas devenir une surveillance de contenu, et tout traitement de données personnelles doit rester nécessaire et proportionné.
Autrement dit : interdire “les VPN” par blocage généralisé, c’est juridiquement radioactif… et probablement attaquable de partout.
4) Le détail qui tue : interdire les VPN, c’est pénaliser la cybersécurité… des “gentils”
Même si on oubliait le droit et la technique, l’effet concret serait limpide : Les entreprises (et administrations) utilisent le VPN pour réduire la surface d’attaque et sécuriser l’accès distant (exactement l’esprit des recommandations CNIL / Cybermalveillance / France Num).
Un bannissement “efficace” pousserait les usages vers des contournements plus opaques… pendant que les attaquants, eux, ne demanderont pas l’autorisation.
Donc on se retrouverait avec une politique publique du type : “Nous allons compliquer la vie des entreprises, des salariés, des journalistes et des voyageurs… pour embêter 10 minutes ceux qui contournent déjà tout.”
Conclusion (version cynique, mais factuelle)
Interdire les VPN en France, c’est vouloir interdire le chiffrement utile sans dire “j’interdis le chiffrement”.
Techniquement, c’est un chantier sans fin (contournable). Juridiquement, ça frotte fort avec l’internet ouvert européen. Et politiquement, c’est le sommet de l’absurde : l’État interdirait un outil qu’il recommande comme bonne pratique de sécurité.